jeudi, juin 11, 2026
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Mvila Nord Est : les militants à l’école des valeurs du parti

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Ils ont été édifiés sur les grands enjeux de leur formation politique au cours de cette rencontre qui s’est tenue le mercredi dernier à la maison du parti de Mvangan.

C’est l’intervention du Président de section qui a véritablement ouvert le bal de cette Conférence conjointe des sections Rdpc, Ofrdpc et Ojrdpc. Une assise présidée par le Chef de la Délégation Permanente Départementale du Comité central du RDPC pour la Mvila et qui a drainé du beau monde. « Il s’agit de votre deuxième séjour ici signe d’un attachement profond à votre fille bienaimée qu’est Mvangan. Notre ressort politique qui compte 18 sous sections, 59 comités de base et 128 cellules préserve son dynamisme sur tous les plans… Plusieurs secteurs à savoir, l’agriculture, l’élevage, les TIC et l’économie numérique sont investis et même boostés par nos militants et surtout par nos jeunes. Le temps de l’Etat providence est dépassé » a martelé Achille Essiane Minsili.

Au cours cette conférence, divers exposés ont été dispensés. D’abord celui sur « la situation socio politique de Mvangan », par M. Thomas Minsili Eba, puis un autre « la création des richesses par les activités génératrices de revenus» par le Représentant du Délégué départemental du Minpmeesa de la Mvila et enfin un troisième sur « la gestion du budget et du patrimoine familial » parle Représentant du Délégué départemental du Minproff pour la Mvila. Il aura globalement été question de donner aux militants des outils nécessaires, afin qu’ils puissent créer de la richesse et mieux gérer leurs avoirs, en fonction des réalités liés à leur environnement immédiat, tout en contribuant de manière permanent et efficace au développement du pays.

Le discours prononcé par le Chef de la Délégation Permanente Départementale du Comité central du Rdpc pour la Mvila apportera quelques éléments de réponses aux préoccupations sus évoquées. « Le contexte social et les récentes épreuves vécues par la Nation nous donnent l’occasion d’apprécier la force et l’impact des acquis du Renouveau. Car au-delà des bilans comptables que l’on peut établir, l’une des plus grandes victoires du Renouveau National est d’être parvenu à forger une identité camerounaise forte, marquée par une prise de conscience individuelle et collective, sans cesse renforcée, d’appartenir à une nation camerounaise, unique au monde par l’étendue de sa diversité tant humaine, culturelle, historique que géophysique, qui constitue la plus grande richesse et le principala tout de notre pays », a expliqué Mme Minette Libom Li Likeng. Le patron du secteur des postes et Télécommunications ira plus loin en ajoutant que «Le thème de cette conférence conjointe est donc une interpellation individuelle et collective des militants des sections Rdpc, Ofrdpc et Ojrdpc de la Mvila Nord-Est, à maintenir une mobilisation constante derrière le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya »

Défis Actuels

Douala : la banque mondiale va augmenter ses financements en faveur de la CUD

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Ils vont passer de 220 millions à 400 millions de dollars d’après le maire de la ville qui attribue cette confiance à la bonne tenue des comptes administratifs et de gestion de la collectivité.

Les grands projets 2022 de la ville de Douala pourront bénéficier d’un accompagnement financier supplémentaire de la Banque mondiale. Le chef de l’exécutif communautaire annonce que l’institution de Bretton Woods affirme sa volonté de faire passer à la hausse les financements accordés à la Communauté Urbaine. Ce serait une augmentation de près du double de ce qui était initialement prévu. Ceci est justifié par le super maire comme une gratification des résultats affichés par la collectivité au terme de l’exercice 2021. «Nous avons reçu de la banque mondiale l’assurance du financement des grands projets. La Banque mondiale va passer d’un financement de 220 millions de dollars à 400 millions de dollars. Tout ceci en reconnaissance de la bonne tenue de nos comptes et de la bonne gestion de l’exécutif communautaire depuis deux ans », affirme Roger Mbassa Ndiné devant les membres du conseil de communauté.

Le compte administratif de la CUD pour l’exercice 2021 clos au 31 décembre adopté il y a quelques jours par les conseillers, affiche en réalité une nette progression par rapport à 2020. Arrêtés à 52 095 726595 FCFA, le taux de réalisation est de 80% pour les recettes et de 96,5% pour les recouvrements qui s’élèvent à 50 152 100 168 FCFA. S’agissant des recettes d’investissements, les émissions s’élèvent à 3,2 milliards de F CFA et concernent l’emprunt auprès de la banque UBA.

Soit un taux de 40 % par rapport aux prévisions. Les dépenses, pour des prévisions de 64, 8 milliards F CFA reparties en dépenses de fonctionnement (38, 4 milliards)et en dépenses d’investissements de 26, 4 milliards, l’exécution budgétaire affiche des engagements de dépenses de 45, 6 milliards F CFA , des liquidations de 56 ,6milliards F CFA, des dépenses ordonnancées de 45, 3 milliards F CFA. Soit un taux d’exécution de 69,92% par rapport aux crédits de paiement ouverts cette année. Pour l’exercice 2022, les orientations budgétaires de la CUD portent sur quatre programmes dans lesquels sont inclus divers grands travaux qui vont de l’offre des services sociaux de base, à la promotion du développement économique. Ce sont ces grands travaux qui seront financés par a banque mondiale, selon le maire de la ville.

Il faut dire que Douala met déjà actuellement en œuvre le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) financé par la banque mondiale pour environ 43 milliards de FCFA. Un montant pour lequel la mairie de la ville a mobilisé moins de 3 milliards comme fonds de contrepartie. Il est question à travers ce projet d’étendre le réseau de drains et le réseau routier, ainsi que d’autres actions sociales. L’exécutif compte aussi sur cette institution internationale pour financer son projet d’amélioration de la mobilité urbaine qui vise à développer le transport en commun par bus rapide d’ici à la fin de cette année.

Défis Actuels

Transport : 181 milliards F CFA pour renouveler le chemin de fer Yaoundé-Douala

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Selon le ministre des transports, ce financement a été approuvé, il y a quelques semaines par le Conseil d’administration de la banque mondiale.

J’ai le plaisir de vous annoncer que le 15 février 2022, le Conseil d’Administration la Banque Mondiale a approuvé le financement de 275,5 9 millions d’euros (181milliards Ndlr) pour le Projet Régional pour l’Amélioration de la Performance du Corridor Railroute Douala/Ndjamena (PCDN), dont les activités du volet ferroviaire, notamment les travaux de renouvellement de la ligne Douala-Yaoundé, bénéficient d’une enveloppe de 232,1 millions d’euros (153 milliards Ndlr). Ces investissements, destinés au volet ferroviaire dudit projet notamment reformulé pour le renouvellement de la ligne Douala-Yaoundé, marquent une étape décisive dans le processus de mise en œuvre vers la réalisation effective de ces deux projets particulièrement importants, et partant vers la concrétisation de la politique ci-dessus rappelée…», annonçait Jean Massena Ngalle Bibehe, le ministre des Transports, la semaine dernière lors du Comité Interministériel des Infrastructures Ferroviaires (Comifer). A en croire des sources au ministère des Transports, ce renouvellement de la voie ferrée tient sur une distance de 238Km entre les villes de Douala et Yaoundé. Il s’agit de la composante ferroviaire d’un projet dont les autres axes touchent à la facilitation du transport, au renforcement des capacités du ministère des Transports.

471,7 MILLIARDS SERONT INVESTIS DANS 10 ANS

Selon un document dont Défis Actuels tient copie, le projet a quatre composantes : la réhabilitation de la voie ferrée entre Douala et Yaoundé et modernisation de la signalisation ferroviaire entre Douala et Ngaoundéré (212,7 milliards de FCFA); la réhabilitation des plateformes de transfert de fret entre les rails et les routes et le renforcement des capacités ferroviaires et la sécurité routière (14 milliards de FCFA) ; la reconstruction, l’entretien et l’amélioration de la sécurité des routes (224,9 milliards de FCFA) ainsi que la facilitation des échanges et l’appui à la mise en œuvre du projet (20,2 milliards de FCFA). Les deux premières composantes concernent exclusivement le Cameroun. Et la troisième composante est dédiée au Tchad. Dans ce pays, il sera question de réhabiliter certains tronçons entre Koutéré, Moundou et N’Djamena (595 km),de renforcer la chaussée pour d’autres tronçons, d’entretenir toute cette route et de faire fonctionner des stations de contrôle de la charge à l’essieu. Pour l’ensemble du projet, ce sont 816 millions de dollars(471,7 milliards de FCFA) qui devraient être investis dans 10
ans par les bailleurs de fonds pour l’amélioration des infra-
structures routières et ferroviaires sur le corridor Douala-Ndjamena. 538 millions de dollars (311 milliards de FCFA) de ce montant ont déjà été approuvés. Il s’agit d’un prêt de 181 milliards de FCFA au bénéfice du Cameroun et d’un autre de 130 milliards de F CFA en faveur du Tchad. Les décaissements, qui devraient démarrer cette année, s’étaleront jusqu’en 2031. Mais, le financement sera actif jusqu’au 30 juin 2032.

LA CONTRIBUTION DE CAMRAIL

L’Union européenne (UE) devrait mettre 101,2 milliards de FCFA dans le projet au bénéfice du Tchad, dont un prêt de75,2 milliards de la Banque européenne d’investissement (BEI) et une subvention de 26 milliards du Fonds européen de développement (Fed). La Camrail, filiale du groupe Bolloré et concessionnaire du transport ferroviaire au Cameroun, quant à elle devrait mobiliser près de 60 milliards. Le ministre des transports qui s’exprimait lors du Comité Interministériel des Infrastructures Ferroviaires (Comifer), réuni en session extraordinaire élargie, a précisé que le Cameroun entend, avec le soutien des bailleurs de fonds (Banque Mondiale, Banque Européenne d’Investissement, Agence Française de Développement, l’Union Européenne etc), donner un coup d’accélérateur à la réhabilitation engagée de la voie ferrée. Selon la Banque mondiale, le corridor Douala-Ndjamena, «concentre 35% du PIB de ces deux pays, et dessert 20% de la population du Tchad et 35% de celle du Cameroun ». Et pour l’institution financière internationale, ces investissements contribueront à la facilitation des échanges, l’amélioration de la circulation des personnes, des marchandises et des services le long de cet axe.

Route Babadjou-Bamenda : les travaux de construction ont repris

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Près de 98 % des populations riveraines sont favorables à un élargissement de la chaussée et à la libération des emprises.

La reprise des travaux de reconstruction de la route Babadjou-Bamenda étaient au centre d’une réunion présidée le 29 mars par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il s’est également agit des indemnisations des riverains, le long de la traversée de la ville de Bamenda.

Ont pris part à cette rencontre préalable au dialogue avec le partenaire technique et financier, la Banque Mondiale, le Préfet de la Mezam, l’honorable Njingum Moussa, questeur à l’Assemblée nationale, le maire de la ville de Bamenda, le représentant des consultants engagés pour la réalisation d’un audit foncier et d’occupation des emprises de la traversée urbaine de la ville de Bamenda, longue de 12 Km, dans le cadre du projet de reconstruction de la route Babadjou-Bamenda.

D’entrée de jeu, O. Songwe, porte-parole des consultants, a précisé au cours de sa présentation que l’objectif global de la mission à eux confiée, était d’évaluer la situation foncière et celle de l’occupation des emprises de la section urbaine de Bamenda. Au terme de son exposé, il apparaît que 98% des populations riveraines sont favorables à un élargissement de la chaussée et conséquemment à la libération des emprises. En outre, 467 habitations seront impactées par les travaux sur cette section ; 261 terrains touchés ; 64 cas ont été inventoriés dans la catégorie destruction des cultures ; 3 forages subiront l’impact des travaux et 4 tombes seront déplacées. La section de route concernée par cet audit est la traversée urbaine de la ville de Bamenda, qui s’étend sur un linéaire de 12 Km. Le but recherché parle gouvernement et son partenaire technique et financier à travers cet audit, est de résoudre les problèmes liés aux indemnisations afin de permettre un bon déroulement des travaux. Veiller au maintien de la circulation. Le ministre des Travaux publics a instruit d’afficher les résultats de l’audit assortis des indemnisations, afin de garantir la clarté de l’opération et d’évi-ter des doublons. Le montant des indemnisations envisagées est de 6,6milliards FCFA. Il pourrait être revu à la baisse, en fonction des doublons détectés et élagués.

Parallèlement à cette action majeure et sur le terrain, il est important de relever que l’entreprise Bun’s s’est déjà mobilisée sur la section qui lui a récemment été attribuée. Les mouvements d’engins de l’entreprise observés depuis ce déploiement de l’entreprise, ont permis de constater que les usagers peuvent circulent déjà aisément sur plus de 10 Km. L’entreprise a pour mission de veiller prioritairement au maintien de la circulation, concomitamment avec les travaux liés au projet d’exécution, en attendant les travaux de terrassements lourds.

Dans sa configuration actuelle, le projet comporte quatre sections. Ainsi, la plus longue section Babadjou-Welcome to Bamenda (35, 05 kilomètres) a été divisée en deux lots. D’une part, Babadjou-Matazem (17 kilomètres) et Matazem-Welcome Bamenda (18kilomètres), d’autre part et les deux autres sections à savoir : Voie de contournement de la falaise de Bamenda (4,930km) et Ecole des champions-Agence de voyage Amour Mezam-junction-finance junction-veterinaty-junction (12 km).

En outre, le maire de la ville de Bamenda a en outre sollicité la mise en place d’un basket fund pour relever le niveau des routes de la ville de Bamenda. Un mémorandum d’entente a en outre été signé avec le Ministère en charge de la Défense, pour la sécurisation des sites des travaux.

Par Amandine Atangana

Défis Actuels

« Le service électrique s’est largement amélioré au Cameroun »

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Eric Mansuy, Directeur Général Sortant d’ENEO Cameron

Eneo Cameroun nourrit de grandes ambitions articulées autour de la normalisation, la modernisation, l’extension et l’optimisation de l’offre et des ouvrages de production électrique. L’amélioration de son assise financière, et de ses relations avec l’état et le public devrait y contribuer fortement. avant de quitter le Cameroun, son dg sortant, Eric Mansuy, en donne les contours.

Le secteur énergétique camerounais fait face à un double défi de la quantité et de la qualité de l’énergie produite et distribuée. Quel est l’état des lieux ?

Dans l’ensemble, le service électrique s’est largement amélioré grâce aux investissements de ces dernières années. Un progrès dans la distribution, de l’ordre de 18% à fin 2021, par rapport à 2020. Nous sommes encouragés notamment par des retours positifs des autorités dans diverses régions et certains leaders associatifs. Cette évolution démontre que le principal défi de notre secteur est la mobilisation des financements et des investissements substantiels dans le renforcement des ouvrages existants et la création de nouveaux ouvrages. Nous travaillons dans cette dynamique. Nous venons de recevoir un signal très positif du gouvernement quia renforcé la confiance des investisseurs en restructurant sa dette envers le secteur électrique, aidant ainsi à catalyser la mobilisation des prêteurs internationaux des financements nécessaires à Eneo, pour les prochaines années. Cela nous permettra de répondre de manière durable à la demande d’amélioration de la qualité de service, dans les segments qui concernent Eneo (production, distribution et commercialisation de l’électricité). Pour cela, il faut doter le système d’un niveau suffisant de réserve et de redondance, rendre le système plus moderne et plus automatisé. Notre plan prend également en compte les enjeux suivants :a Restreindre l’importation des matériaux utilisés pour l’entretien et la construction du réseau de distribution, en impulsant la mise en place des filières d’assemblage ou de production locales ; a Faire la maintenance du réseau dans les zones rurales difficiles d’accès ;a Développer des réseaux dans des zones où l’urbanisation n’est pas toujours maîtrisée ;a Arrimer le plan Eneo sur les programmes de construction des lignes de transport et des postes sources dont les délais restent à maîtriser ;a Lutter contre la fraude électrique, le volet le vandalisme sur les ouvrages ;a Impulser la cohérence des actions, des normes et des politiques entre les multiples acteurs nationaux impliqués dans la construction des ouvrages électriques. De façon très concrète par exemple, Eneo travaille à satisfaire toutes les puissances sollicitées par le public et les industriels. À ce jour, le potentiel de puissance des projets industriels à développer dépasse 340MW, principalement pour les industries sidérurgiques et cimentières. Eneo a communiqué ces opportunités de développement industriel à la Société nationale de transport de l’Énergie (Sonatrel) et au ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee). En effet, raccorder ces grands clients industriels, c’est alimenter des clients solvables qui peuvent garantir la stabilité financière du secteur électrique. C’est aussi l’occasion d’améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages situés en zones périurbaines. C’est aussi lutter activement contre le réchauffement climatique en privilégiant le recours à des moyens de production renouvelables comme l’hydraulique et le solaire. Pour satisfaire la demande industrielle en raccordement au réseau électrique, il y a en effet un besoin d’amélioration conséquente de l’offre de production et de construction de nouveaux ouvrages de transport pour le transit de l’énergie en direction des foyers identifiés.

Concernant la gouvernance de l’entreprise, quelles améliorations ont été apportées ?

Si nous voulons réussir à mobiliser les financements, investir aussi massivement et efficacement que nous le souhaitons, nous n’avons d’autre choix que d’améliorer notre système de gouvernance. Eneo est une entreprise aux fondamentaux solides. La vision est claire, les valeurs sont déclinées et les procédures sont en place. La question aujourd’hui est de s’assurer que nos actes sont alignés sur ces fondamentaux. D’où la lutte acharnée contre les réseaux de fraude, tant en interne qu’en e externe. Nous renforçons aussi, de façon préventive, notre système de contrôle interne. Nous avons amélioré l’indice de maturité du contrôle. Un résultat porté par : a Des ajustements organisationnels et des formations internes ;a L’amélioration de l’allocation des ressources pour la gestion des investissements ; a Le suivi des actions au travers des instances de gouvernance (comités de direction, comités de pilotage des projets…) ;a Un dispositif de suivi et d’auto contrôle dans les structures clés telles que les achats, les finances, la gestion des projets; a L’implémentation des process traçant les installations comme les compteurs et transformateurs ; a La réalisation permanente des audits et le suivi strict de la mise en œuvre des recommandations ;a Un dispositif de pilotage de la Politique diversité.

En matière de développement des énergies renouvelables, quelles sont vos réalisation et ambitions à moyen et à long terme ?

L’un des symboles de l’engagement d’Eneo dans le développement des énergies renouvelables est la double centrale solaire de Guider et de Maroua qui est en train de sortir de terre dans le Septentrion : 30 MW de solaire à mettre en service progressivement entre janvier et mi-2022. C’est le tout premier projet solaire de grande capacité du pays. C’est la suite d’une démarche de transition écologique dans la production, au cœur de laquelle Eneo a développé un projet d’hybridation des centrales thermiques isolées. Ainsi, des parcs solaires de moins de 0,8 MW ont été installés à Djoum
(2018), Lomié (2020) et Garoua Boulai(2021). En 2022, Eneo prévoit de construire de nouveaux parcs à Banyo, Poli, Yoko et Touboro. Il faut dire que, soucieux d’accompagner le gouvernement dans son plan de développement des énergies renouvelables et la réduction des gaz à effet de serre, Eneo s’est engagé à :a Mener des études sur des possibilités de développement des projets d’énergies renouvelables dans le pays. Des études sont en cours pour déterminer la faisabilité de projets solaires, éoliens, hydroélectriques ; a Développer des projets issus de ses études, avec des promoteurs indépendants ; a Rallonger la durée de vie (en cours) des grands aménagements hydroélectriques du Cameroun (Songloulou, Lagdo, Edéa). L’énergie hydroélectrique est l’énergie renouvelable par excellence au Cameroun, qui est fortement arrosé ; a Accompagner les promoteurs indépendants dans la construction des petites et grandes centrales hydroélectriques. C’est le cas de l’implication d’Eneo dans les projets Nachtigal (420 MW) et Mbakou (1,4MW).

Où en est la restauration de l’équilibre financier du secteur de l’énergie?

L’État du Cameroun vient de prendre des mesures fortes et inédites au profit de l’assainissement partiel des finances du secteur. L’État s’est engagé à injecter 182 milliards de francs CFA pour restructurer les dettes croisées du secteur entre les acteurs majeurs. Cette opération prendra plusieurs formes : a Une levée de fonds par l’État de 118 milliards de FCFA sur les marchés monétaires de la Cemac qui sera versé intégralement à Eneo pour l’apurement de dettes croisées dans le secteur ; a Le bouclage du paiement de 39 milliards de FCFA dus par l’État à Eneo au travers d’un financement par des banques locales pour lequel un accord avait été trouvé depuis juillet 2021 ; a Le transfert de 25 milliards de dette SNH vers l’État ; a Une levée de fonds complémentaire qui devra être formalisée au premier semestre 2022. En outre, avec ces décisions financières, des dossiers de fond du secteur seront réglés d’ici la fin de l’année 2022. Par ailleurs, d’autres mesures plus structurelles devant mener à un meilleur fonctionnement du secteur sont attendues à partir de fin janvier 2022.Une quasi remise à zéro des compteurs qui apporte une vraie bouffée d’oxygène à Eneo, ainsi qu’aux autres (Kpdc, Dpdc, EDC, Sonatrel, fournisseurs de combustible, sous-traitants).Le sens qu’il faut donner à ce geste de l’État est que : a L’électricité est un secteur névralgique et l’État met tout en œuvre pour qu’il se porte bien ; a L’État a confiance au projet Eneo ; a Les investisseurs locaux croient en Eneo; a Les bailleurs de fonds internationaux voient en cela des signaux positifs. Ainsi, ils se penchent sur le projet Eneo, dans le cadre des négociations en cours pour mobiliser davantage de ressources pour soutenir notre projet. Soit environ 520 milliards de francs CFA dans les segments Production, Distribution et Commercialisation de l’électricité, sur la période 2021-2031.Les finances de l’entreprise semblent durement affectées tant par la fraude que par les arriérés de l’état.

Quelle est l’ampleur du problème et quelle solution ?

Eneo est sur une pente positive. Sur les impayés de l’État et de ses démembrements, un grand pas a été fait avec les derniers accords en cours d’implémentation portant sur un total de 182 milliards de francs CFA. Sur la lutte contre la fraude, nous appelons de tous nos vœux la mobilisation de toutes les énergies. C’est nécessaire si l’entreprise doit continuer d’envoyer des signaux positifs aux bailleurs de fonds dont l’engagement permet de garder le cap des investissements pour l’amélioration de la qualité de service et de l’accès à l’électricité. C’est nécessaire pour réduire ces pertes financières énormes pour tous les acteurs du secteur de l’électricité (60 milliards de CFA environ). Et l’on ne citera jamais assez les autres problèmes tout aussi graves imputés à la fraude sur les réseaux électriques : sécurité (incendies, blessés et décès…) ; le sentiment d’injustice sociale (les clients en règle paient pour les fraudeurs) et l’inconfort (baisses de tension dues aux surcharges des équipements). Sur ce front, nous attendons une plus grande implication des pouvoirs publics, qui devront sans plus tarder décréter cette lutte contre la fraude comme une grande cause nationale. Les contrôles des installations se sont renforcés et le seront davantage. L’entreprise travaille sous l’encadrement du régulateur et écoute particulièrement les associations des consommateurs afin que les actions menées le soient dans le plein respect du règlement du service. C’est tout le sens des nombreux échanges que nous avons eus avec ces acteurs en 2021. Quelques fois houleux mais très utiles, puisque Eneo a pris des directives qui ont trouvé l’assentiment de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL). Eneo entretient des cadres de concertations avec les consommateurs et les situations remontées à nos équipes sont prises en charge. À ce jour, nous enregistrons un progrès (plus de 5 points entre 2019 et 2021) d’un des principaux indicateurs de l’activité, à savoir le rendement de distribution. La lutte contre la fraude y contribue beaucoup.

Eneo a également trouvé un réseau de distribution à la fois délabré et insuffisant. Comment le problème a-t-il été pris en charge ?

Eneo a mis en œuvre des actions rapides et des actions de moyen ou long terme. D’où le programme de remplacement des poteaux avec introduction des types béton et métallique, le programme de réhabilitation des postes de distribution saturés ou encore des lignes souterraines, l’ouverture au bulldozer des couloirs des grandes lignes rurales vieilles parfois de 30 ans afin de les protéger durablement contre la végétation. ? Et puis nous avons le grand chantier de modernisation, qui repose notamment sur des actions visant à multiplier les voies d’alimentation des localités et quartiers et de faciliter les interventions sur les réseaux avec des solutions technologiques. Je vais citer ici quelques projets qui sont en cours de mise en œuvre. a Automatisation de l’exploitation et de la conduite des réseaux de distribution avec la mise en place d’un Scada à Douala et Yaoundé et sur les principales lignes HTA rurales ; a Mise à niveau et optimisation des réseaux de distribution dans les villes de Douala et Yaoundé avec la définition et l’implémentation d’un plan directeur ; a L’extension des réseaux en zones périurbaines et rurales ; a Réorganisation des réseaux et changement de tension dans plusieurs villes. L’un des piliers de la mise en œuvre de ces projets est la valorisation des compétences locales. Nous avons stimulé et poussé le secteur industriel local à produire des poteaux en béton. Nous sommes en train d’impulser une filière locale de production ou d’assemblage des intrants de base (compteurs, câbles, transformateurs, etc.). Nous nous sommes associés à des Groupes d’initiative commune (GIC) pour lutter contre la végétation sur les lignesaériennes. La relation clientèle a souvent été un sujet de grande préoccupation.

Quelles améliorations dans ce domaine ?

Nous l’admettons. La gestion clientèle est un point faible. Nous avons pris le problème à bras le corps, en désignant 2021 l’année de la relation clientèle. Pas que d’un coup de baguette magique en 2021, on transforme subitement la qualité de service commercial. Mais simplement que nous avons mis en place un train de réformes qui, à terme, vont générer les changements attendus. Nous avons ainsi créé un cadre d’implémentation appelé « Etats généraux du commercial », où une réflexion de base a été menée, et les grands axes de réformes et d’actions déterminés. La mise en œuvre est suivie régulièrement et nous mesurons les progrès au fur et à mesure. Par exemple, pour améliorer la relève et la distribution des factures, la principale réforme est la professionnalisation et l’encadrement des entreprises sous-traitantes pour améliorer la prise en charge de leurs employés. Il y a également eu une meilleure organisation des équipes. En fin 2021, nous avons gagné des points dans les taux de bonne relève et de distribution effective des factures. Dans le même temps, Eneo continue de proposer aux clients des solutions technologiques améliorées en sollicitant leur implication. La popularité de la solution prépayée et des paiements à distance, les solutions digitales de visualisation des factures ou de demande de branchement, vont dans ce sens. Nous continuons de dire à nos clients qu’ils méritent un traitement de qualité. Quand ce n’est pas le cas, ils ont le droit de remonter l’information.

Les différends entre Eneo et Arsel au sujet de la facturation sont-ils désormais aplanis ?

Il y a eu des malentendus en 2020 sur l’approche de relève et facturation. La question a été réglée. Pour l’heure avec l’Arsel, Eneo Cameroon travaille plus à encadrer les actions de lutte contre la fraude, dans le respect des intérêts de toutes les parties. De nombreuses rencontres et échanges en 2021 ont permis de trouver de nombreux accords sur le mode opératoire. Par ailleurs, nous nous réjouissons de la dernière visite du Directeur Général d’Arsel au Laboratoire d’Etalonnage des compteurs d’énergie électrique d’Eneo. Il a commandé plusieurs tests dont les résultats attestent de la conformité et l’intégrité des compteurs achetés et installés par Eneo chez le client. Ceci renforce les principes qui guident l’ensemble du processus de facturation d’Eneo. A savoir, ne faire payer au client que ce qu’il a consommé. En cas de doute, nous recommandons aux clients de faire des requêtes. Nos équipes sont obligées de faire les vérifications nécessaires et les corrections quand cela s’impose.

Comment sont aujourd’hui les relations d’Eneo avec ses sous-traitants et les associations consuméristes du secteur ?

Le dialogue permanent est instauré avec la corporation des sous-traitants majeurs du secteur, à travers Aseelec. Il a permis de pacifier nos relations et de lever les malentendus. Dans le même temps, ce contact permanent est un moyen de veille sur la mise en œuvre conforme des procédures parles collaborateurs d’Eneo. Nous travaillons désormais ensemble dans la mise en place de nos nouvelles orientations : par exemple, prix des poteaux béton, prix de mise en œuvre des poteaux, nouveau contrat de branchement en basse tension. En ce qui concerne les rapports avec les associations de consommateurs, le principe de l’entreprise est l’ouverture et l’intégrité (une de nos valeurs phare). Ce qui permet à ces leaders, quand ils sont de bonne foi, d’être édifiés sur les solutions et le service, et par conséquent, de prendre la parole de manière véridique. Eneo n’a pas de problème à recevoir de ces associations des critiques quand elles sont formulées, une fois de plus, de bonne foi. Nous voyons en cela des opportunités d’amélioration. Nous sommes heureux de constater que la majorité des associations partenaires le comprennent. Il y a quelques marginaux qui œuvrent par la manipulation. Nous avons attiré l’attention sur ces attitudes. L’ouverture aux associations des consommateurs a souvent permis de jauger le niveau de progrès du service. C’est ainsi que nous pouvons noter la baisse de plus de 30% des alertes de celles-ci entre le premier trimestre de l’année et les trois derniers de 2021. Ce qui peut témoigner d’une amélioration.

Quels sont les grands projets d’Eneo Cameroon pour les années à venir ?

Nous avons détaillé plus haut les grands axes des projets de modernisation de la distribution et de la commercialisation de l’énergie électrique. L’entreprise est aussi orientée vers la normalisation, la modernisation, l’extension et l’optimisation des ouvrages de production dont Eneo a la charge (70% de la capacité installée du pays en 2021). C’est la consistance du grand projet d’investissements d’Eneo étalé sur la période 2021-2031, pour un volume financier de 520 milliards de francs CFA.

Propos recueillis par François Bambou

Défis Actuels



Eneo : Patrick Eeckelers, nouveau directeur général

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L’ancien directeur pays d’Engie en Hongrie a été nommé ce mercredi 30 mars 2022. il devra mettre ses 30 années d’expérience dans le secteur de l’énergie, au service de la réduction des délestages.

C’est une nomination qui peut avoir des répercussions sur des millions de foyers camerounais. Patrick Eeckelers est le nouveau patron d’Eneo, un des producteurs du secteur et le distributeur unique de l’énergie électrique au Cameroun. La nouvelle de sa nomination a été rendue officielle ce mercredi 30 mars 2022. Il remplace le Français Eric Mansuy, nommé au poste de directeur général le 28 novembre 2019. La désignation d’un nouveau DG à Eneo arrive au moment où le Cameroun manifeste son envie d’adhérer à l’Alliance Solaire Internationale (ASI). Un projet de loia été déposé la semaine dernière au Parlement par le ministre de l’Eau et de l’Energie. Selon Gaston Eloundou Essomba, cette adhésion devrait permettre de diversifier les sources de production du pays, d’assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique surtout dans la partie septentrionale et de réduire l’empreinte écologique ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. Patrick Eeckelers pourrait être appelé à adapter la situation d’Eneo aux ambitions de l’Etat.

« UNE PERSONNE QUI RESOUT LES PROBLEMES »

Mais dans l’urgence, le dirigeant est attendu sur la question liée au phénomène des délestages devenus très fréquents depuis la fin de la Coupe d’Afrique des Nations de football en terre camerounaise, le 6 février dernier. Heureusement qu’il a l’habitude des grands défis : « En tant que DG, j’ai dirigé des entreprises industrielles, qu’il s’agisse de Joint Ventures ou de sociétés cotées en bourse, en me concentrant sur la croissance ou la gestion de crise, dans des environnements compétitifs et changeants. Mon style personnel peut se résumer à une personne qui résout les problèmes sur le terrain, qui est amicale, décisive, logique, honnête, compétitive et consciente d’elle-même ». Doté d’un Master d’ingénieur électromécanicien obtenu à l’Université de Louvain en Belgique (1979-1985), le dirigeant cumule en effet 30 années dans le secteur de l’énergie, dont 20 ans d’affectations internationales. Le dernier poste occupé étant celui de Conseiller Senior chez Asset Management Engie Gulf Region à Dubaï entre septembre et décembre 2020. Avant cela, il était directeur général de Fadhili Cogeneration Company en Arabie Saoudite (mars 2017 – août 2020) omil a notamment été responsable de la construction d’une usine greenfield de 1,2 milliards de dollars américain.

Directeur général et directeur pays d’Engie en Hongrie quelques années plus tôt (décembre 2010 à février2017), Patrick Eeckelers était chargé de gérer un portefeuille de six lignes d’affaires dans plusieurs secteurs d’activité : centrale électrique à gaz de 1700 MW, portefeuille de vente au détail de 800 000clients B2B et B2C, gestion de l’énergie, chauffage urbain, réseau de gaz DSO (25000 km d’actifs) etc. Plusieurs missions remplies pendant cette période : la réorganisation de l’équipe de direction, embauche de nouveaux cadres et élaboration d’un plan de restructuration drastique (gestion de crise), après des ateliers avec des consultants externes ; la migration vers les services cloud, projet pilote ; le découplage de la chaleur et de l’alimentation électrique, la réduction des dépenses d’investissement et remontée des liquidités vers les actionnaires ; le suivi mensuel de la gestion de la trésorerie et du vieillissement des créances etc. un patron austère et ouvert De passage au Perou où il a été directeur général Ensur et Engie, il a principalement réussi la négociation d’importants contrats de vente d’un montant de 150 millions de dollars, la structuration d’un programme d’obligations de 400 millions de dollars pour financer l’expansion et a dirigé un programme de réduction des coûts qui a généré 3,4 millions de dollars d’économies annuelles. Quand il parle de lui, Patrick Eeckelers se voit comme un «casse-cou », capable de tenir les rênes d’une entreprise en déroute. « Je pratique un style de leadership inclusif et accessible, en donnant l’exemple et en me concentrant sur les réalisations et les résultats financiers, en donnant de l’autonomie aux personnes et en instaurant la confiance. Je vais de l’avant et je prends des risques sur la base de décisions éclairées. Je fais preuve d’une empathie équilibrée, d’une curiosité et d’une implication, et place l’équipe au premier plan », rassure celui qui a également été directeur financier d’Aymina, filiale d’Engie en Turquie (2004 –2006).

Vie chère : ces produits dont les prix risquent de grimper

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La guerre en Ukraine ajoutée aux conséquences de la pandémie du Covid 19 a des répercussions sur plusieurs secteurs d’activités avec comme principale incidence une pression sur les prix de vente, selon des données du groupement interpatronal.

Les pâtes alimentaires et autres produits dérivés du blé. La crise ukrainienne a accéléré les tensions sur le marché mondial du blé. La Russie en est le 1er exportateur et l’Ukraine le 5ème. Le cours de cette matière première est en hausse. De 44% entre janvier 2020 à janvier 2022, il est passé à plus 83 % de janvier à mars 2022. Si jusqu’ici, les répercussions sont perçues dans la pâtisserie, notamment sur les prix du pain, elles ne sont pourtant pas limitées à cela. Le blé est en réalité la principale matière dans le secteur de la minoterie. En plus de la farine dont le prix a connu un ajustement de 5000 FCFA ce mois au Cameroun avec une incidence sur le prix du pain, d’autres produits risquent de subir le même sort. C’est le cas des pâtes alimentaires qui sont également faites à base du blé. Et il risque d’en être de même pour des produits dérivés comme le semoule.

HUILE RAFFINEE ET SAVON DE MENAGE

Alors que les ménages font déjà face à une hausse non formelle de la bouteille d’huile raffinée, ils risquent de débourser encore plus cher pour avoir ce produit. Les acteurs du secteur des oléagineux proposent en réalité au gouvernement de procéder un ajustement partiel des prix de vente à la réalité des coûts des entreprises. Le litre d’huiler affinée devrait selon eux passer à 2040 F CFA, tandis que les prix pratiqués actuellement oscillent entre 1200 et1500 F CFA avec des spéculations. Pour le savon de ménage, le Kg devra être fixé à 700 FCFA. Les industriels estiment que cet ajustement des prix de vente aiderait à soutenir la filière qui fait face à un déficit structurel de la production nationale estimé à 160 000 tonnes en 2021. Ils sont donc obligés d’importer pour combler ce déficit accentué ces dernières années par les crises conjoncturelles. A cette contrainte, il faut ajouter comme pour d’autres secteurs, la hausse des cours de l’huile de palme brute, principale matière première utilisée par les raffineurs. Ces cours selon leurs données ont connu une augmentation de +75% de janvier 2021 à janvier 2022 et de +35% de janvier à mars 2022. Ce qui a pour conséquence une hausse de + 33% du prix de revient du kg de savon par exemple, tandis qu’on enregistre plus de 100 milliards FCFA de surcoût d’importation.

ENGRAIS ET PRODUITS PHYTOSANITAIRES

D’après les données publiées par le Gicam, on note une progression du prix moyen de la tonne d’engrais. Il serait de + 293% entre janvier 2020 à janvier 2022. Soit de 200 000 FCFA à 540 000FCFA. Ce qui s’ajoute à une hausse du fret qui est de + 100 000 FCFA / tonne. Dans un tel contexte, diverses conséquences sont envisagée à la fois sur les entreprises et le marché. Il y aurait une réduction drastique des capacités d’approvisionnement, des délais de couverture des marchés très courts et bien entendu une hausse des prix de vente. Cette dernière sera également accompagnée de la rareté de ce produit. Ce qui d’après les acteurs du secteur va induire une réduction de la quantité d’engrais consommée pour le paysannat rural de -60% et de -30% pour agro-industries. Il faudrait de ce fait s’attendre à une baisse de la production agricole. Ce qui risque dans le long terme de créer une hausse des prix des produits vivriers.

CIMENT

Les acteurs de l’industrie du ciment souhaitent que soit opéré un ajustement partiel des prix de vente/tonne à la réalité des coûts: En somme une augmentation de 78 081 FCFA à 82765 FCFA pour le 42,5 R et de 65628 FCFA à 69 565 FCFA pour le 32,5 R. L’une des raisons est que le cours du clinker a évolué de + 89%. Bien plus, le coût du fret est aussi passé de 20€/t en janvier 2020 à 53 €/t à décembre 2021. Soit de + 165%. Conséquence, pour produire un sac de un sac de ciment de 50kg, les entreprises disent supporter des frais supplémentaires. Le surcoût est en effet passé de+ 1000 – 1200 FCFA HT avec des pertes financières de + de 15 milliards F CFA HT depuis le 2nd semestre 2021. Il n’est pas exclu que le prix du sac de ciment passe lui aussi bientôt à la hausse.

BOISSONS

Les consommateurs pourraient bientôt voir une augmentation d’au moins 50FCFA TTC sur la bouteille de 65 cl actuellement fixée à 650 FCFA. Les entreprises du secteur brassicole sollicitent en effet une augmentation minimale de 8% des prix des produits finis. Ce serait la solution pour réduire l’impact négatif de la dépendance de ce secteur aux importations pour environ50% de son coût de production. L’industrie brassicole utilise massivement des matières premières, des emballages, des équipements et des pièces de rechange majoritairement importés. Entre autres du malt, du sucre, du houblon, du maïs, du sorgho pour produire la bière. Pour les boissons gazeuses et les eaux minérales, PET, du
sucre et des extraits naturels. Ce qui lui fait subir la variation du prix des matières premières et des consommables ainsi que du fret maritime mais aussi d’autres contraintes. Notamment la non disponibilité en quantité et en qualité de l’énergie électrique fournie par ENEO et donc par un fonctionnement à 50% sur groupes électrogènes et par le cours libre du fuel totalement fiscalisée pour les industriels. Aussi, une pression fiscale de 52 % sur ses prix de vente qui ont augmenté de30% en 5 ans suite aux dispositions successives des lois de Finance sur son activité alors que le pouvoir d’achat est en baisse. En chiffres, ces industriels parlent d’environ 35 milliards FCFA de Surcoûts d’importations sur les principales matières premières, un coût de production de la bière en hausse de +20% entre 2022 et 2020. Plus 7 milliards pour la consommation du fuel pour des pertes induites de l’ordre de plus de 44 milliards du fait du non-ajustement des prix. Il est donc nécessaire selon eux, de procéder à une augmentation du prix des produits finis d’au moins 8%. Ce qui compenserait à hauteur de 28 milliards sur 35 milliards de surcoût.

Défis Actuels

Lutte contre le covid: l’assureur Prudential offre 41 millions de FCFA

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Ce fonds d’aide sera utilisé dans quatre régions du pays et vise à atteindre 3,5 millions de personnes vulnérables.

Environ dix hôpitaux du Cameroun vont être renforcés pour la prise en charge des malades de Covid19. La branche caritative  de l’assureur Prudential Africa vient de remettre un chèque d’une valeur de  75000 USD (environ 41 730 000 FCFA)  à la fondation Cœur et vie. Il s’agit là d’une association constituée de médecins et d’experts des questions de santé qui a pour objectif de soutenir la lutte contre les maladies cardio-vasculaires.

Alors que 40% des malades de covid qui décèdent ont des antécédents cardio vasculaires, cette association s’est proposée d’accompagner la volonté de la fondation de Prudential Beneficial de soutenir la lutte contre cette pandémie. Les fonds sont ainsi destinés à renforcer le plateau technique de 8 hôpitaux à raison de deux dans  chacune des quatre régions  sélectionnées. “ Nous allons utiliser cet argent pour accompagner les hôpitaux qui sont parfois limités dans la prise en charge en leur faisant des dons en matériels  notamment des dons en oxygène et en  équipements d’énergie solaire pour pallier  le déficit d’énergie  dans certains hôpitaux en périphérie. A côté de cela, on achètera tout ce qui est matériel de protection pour  aider tous ceux qui sont en front office; qu’ils   puissent être protégés lorsqu’ils prennent en charge  des malades. Donc ce don répond à un besoin important d’accompagnement  qui était vraiment pressant “, a expliqué Dr Djomou Armel,  président de la fondation Cœur et vie.

Les régions concernées sont le Littoral, le Centre, le Sud Ouest et l’Ouest. Les actions vont se dérouler dans 7 villes et des zones rurales. L’objectif visé étant d’atteindre à terme 3,5 millions de personnes vulnérables. Cette action s’inscrit dans le cadre du programme de solidarité de Prudential Africa  à travers sa filiale Prudential Beneficial Insurance Cameroon. Il se décline en plusieurs phases. “ Nous avons commencé avec la première phase qui était la sensibilisation.  Et il était question de continuer avec une deuxième phase à une échelle plus élevée et qui accompagne des cas de maladies graves, vu que nous avons beaucoup d’hôpitaux  qui n’ont pas de matériels adéquats, par exemple l’oxygène ou les problèmes d’énergie et on  a décidé de se focaliser sur cet aspect pendant cette période” précise Handsome Brain Nkwenti, PDG de Prudential Beneficial insurance Cameroon.

Prudential est un groupe mondial qui fournit des produits et services d’assurance-vie, de retraite et de gestion d’actifs à environ 20 millions de clients en Asie et en Afrique.  Sur le continent noir, il est présent dans huit pays dont le Cameroun et propose des solutions d’assurance et de santé abordables. Ses actions sociales à travers sa fondation couvrent les domaines de la santé, mais aussi des sports. Le groupe était d’ailleurs l’assureur officiel de la CAN Total Energies 2021.

Centrafrique : Sylvain Nguema parle du dialogue républicain

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Le Dialogue de Réconciliation Nationale, ou comme on l’appelle le « Dialogue Républicain », censé mettre fin à la crise sécuritaire qui secoue la République centrafricaine depuis 2013 et renforcer la sécurité et l’entente dans le pays, s’est achevé dimanche 27 mars, à Bangui avec plus de 600 recommandations proposées par 450 participants qui ont participé aux travaux depuis le 21 mars, tenue dans les locaux de l’Assemblée nationale.

Tout d’abord, et avant de commenter cet important et tant attendu dialogue républicain en République centrafricaine, il faut savoir que le mérite de la tenue de cet événement important revient au travail effectué par les forces de défense et de sécurité du gouvernement, qui ont réussi à rétablir la stabilité de la situation et à contrôler toutes les villes et les villages qui étaient aux mains des rebelles et cela pendant un temps record.

La République centrafricaine a su restaurer la stabilité sécuritaire, après une période électorale intense, au cours de laquelle plusieurs groupes armés ont semé la violence à travers le pays, refusant de suivre les termes de l’accord de paix signé à Khartoum. Les violences dans cette république africaine ont entraîné le déplacement de plus de 200 000 citoyens en moins de deux mois, et plus de la moitié d’entre eux ont fui vers les pays voisins.

Il est également indéniable que les forces armées gouvernementales (FACA) ont pu affronter les rebelles et les mercenaires les plus puissants à Boali, Bouar, Grimari, Bossangoa et d’autres régions, et les forces de l’Armée nationale ont pu lancer de nombreuses contre-attaques actives et efficaces contre ces groupes terroristes.

En effet, indépendamment du fait que ce dialogue républicain ait été caractérisé par la franchise, la courtoisie et la tolérance, il a sans doute déjà atteint ses objectifs, et cela n’est pas seulement pour le Président de la République, M. Faustin Archange TOUDERA, mais en général, les participants ont pu extraire plus de 600 propositions importantes et logiques, notamment dans le domaine de la sécurité.

Parmi les recommandations formulées par les participants et retenus dans le rapport final comme mentionné, figurent la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la bonne gouvernance et le progrès socioéconomique de la Centrafrique.

D’un point de vue militaire, la sécurité du pays est une priorité insurmontable, de sorte que la poursuite du développement dans ce domaine devrait viser à renforcer les forces de sécurité, ce qui empêchera le pays de retomber dans une crise sécuritaire et protégera la population civile des ennemis extérieurs.

Il convient de noter que parmi les recommandations les plus importantes qui sont venues de ce dialogue sur le terrain sécuritaire, la nécessité de levée totale de l’embargo sur les armes pour la défense et la protection du peuple et du territoire centrafricain imposé à la république depuis 2013, qui, selon de nombreux analystes politiques, est devenu exagéré, et sela est sur la base de l’expérience militaire acquise par l’armée nationale (FACA), ainsi que de Il est également nécessaire de mettre en place une cellule technique multisectorielle et pluridisciplinaire pour la délimitation et la sécurisation de nos frontières, afin de s’assurer que les groupes rebelles ne s’infiltrent pas depuis les pays voisins car ils sont le premier financier des groupes armés opérant dans le pays.

En conclusion, le Président de la République a par ailleurs, appelé : « toutes les forces vives de la nation à s’approprier les recommandations de ce Dialogue Républicain et à soutenir leur mise en œuvre holistique ».

Electricité : le Nord implémente sa toute première centrale solaire Photovoltaïque

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A Guider dans la région du Nord Cameroun,  2.3MW a déjà été injecté dans le réseau.    

Les travaux vont bon train. La centrale solaire modulaire dont les travaux ont été lancés pendant la CanTotalEnergies 2021 s’achèveront d’ici fin avril 2022. Objectif : Lutter contre le changement climatique.

Victime du phénomène de changements climatiques, le bassin versant de la Bénoué connait depuis près de deux ans, un déficit hydrologique sévère où la retenue d’eau a été remplie seulement à 41% de sa capacité en 2020 pour chuter à 29% en 2021. La centrale hydroélectrique de Lagdo a été ainsi réduite à produire au plus 13 MW pour une puissance installée de 72 MW, exposant ainsi le Réseau Interconnecté Nord (RIN) à un important déficit de l’offre. Dans la quête d’une solution durable et moins couteuse, le gouvernement camerounais a décidé d’associer l’énergie solaire aux solutions thermiques et hydroélectriques. D’où le projet de construction d’une centrale solaire modulaire à Maroua et à Guider pour une puissance cumulée de 30MWc+20MWh

Caractéristiques de la centrale solaire modulaire de Guider

Situé dans la commune de Guider, le site qui abrite la centrale solaire modulaire de Guider s’étale sur une superficie de 54 hectares au Quartier Djamboutou non loin de l’entrée du site touristique « Gorge de Kola ». Il abrite la centrale solaire modulaire de Guider d’une capacité de 15MW+10 MWh de batterie de stockage. En effet selon Afriquepremière.com, il est constitué d’une centrale thermique d’une capacité garantie de 10MW, un poste élévateur 15/30kV, deux lignes d’évacuation de 30kV chacune vers le poste source de Guider. La centrale solaire est constituée de modules dotés de tracker solaire qui comprend globalement 38 000 panneaux solaires de 400 Wc chacun, 3 onduleurs chargeurs de batteries, 5 batteries de stockage d’énergies de 2 MWh chacune, 190 Onduleurs photovoltaïques de 75 kW chacun, 1 mini-poste d’évacuation 15/30 kV, un local de commande, un station météo; Le réseau d’éclairage, des voies de circulation, des chemins de câbles, les réseaux divers (eaux, électricité, assainissement…), une clôture défensive de 3250 m. centrales thermiques au diesel. A terme, d’ici la fin d’année 2022, la mise en service des deux centrales solaires modulaires à Maroua ( dont les travaux commencent en juin) et à Guider permettra au Gouvernement de réaliser des économies d’au moins 10 milliards de FCFA par an sur les combustibles fossiles utilisés dans les centrales thermiques au diesel.

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