mercredi, juin 10, 2026
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LFPC: Le général Semengue refuse de désarmer

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Malgré la dissolution de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) entérinée par l’Assemblée générale de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) le 27 août dernier, le général Pierre Semengue n’a pas l’intention de déposer les armes.  » La LFPC est couverte par le récépissé de déclaration d’association… délivrée le 23 mai 2012 et se voit à nouveau contrainte de contester, conformément aux voies de droit,cette énième tentative de violation grave des textes de la Fecafoot« , a écrit le président de la défunte Ligue dans un communiqué de presse. Et joignant l’acte et la parole, le général à la retraite a déposé un recours auprès de la commission dédiée hier 30 août. Recours dans lequel l’ex patron du football professionnel entend faire valoir ses arguments pour faire rétablir l’organe qu’il gérait depuis 2011 dans ses droits.

En convoquant la couverture de la Ligue par un récépissé de déclaration d’association, Pierre Semengue brandit  »l’autonomie » de la LFPC conférée par la loi de 1990 sur la liberté d’association. Autonomie confortée selon lui par la loi de 2018 qui organise les activités physiques et sportives au Cameroun et ses statuts de 2014. Pour indiquer que la Fecafoot n’est pas dans ses droits de dissoudre un organe qu’elle a créée pour diriger le football professionnel et qu’elle croyait avoir placé sous sa tutelle. Faisant constater que  » les tentatives de suspension et de dissolution précédentes soldées par des échecs cuisants n’ont pas servi de leçon  » à ses patrons à Tsinga.

On sait que le TAS avait réhabilité la LFPC en 2019 après sa première suspension par l’exécutif dirigé par Seidou Mbombo Njoya. Mais l’instance dirigeante du football camerounais n’avait pas respecté cette sentence. A son tour, Samuel Eto’o qui a remplacé son  » filleul » à la tête de la Fecafoot, s’est aligné sur les mêmes positions. Après avoir réussi à ramener le général à ses côtés, pour lui confier la gestion du Comité transitoire du football professionnel (CTFC) qu’il a créé pour remplacer le Conseil technique transitoire du football camerounais (CTTC) créé en son temps par son prédécesseur. Après un départ paisible, les relations entre les deux parties se sont détériorées au sujet de la gestion des finances.

Rentrée scolaire : Le gouvernement met en garde les enseignants OTS

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« Le temps n’est (…) pas au chantage, à une certaine surenchère de mauvais aloi, que certains veulent attiser, à travers de nouvelles revendications à la fois intempestives et inopportunes». Dans son mot liminaire à la conférence de presse conjointe des ministères en charge du secteur éducatif et de la gestion du territoire, René Emmanuel Sadi a tenu à interpeller les enseignants sur une éventuelle perturbation de la rentrée scolaire à venir. Faisant allusion à des bruits de menaces de reprise du mouvement On a trop souffert (OTS) qui a perturbé l’année scolaire précédente. Les enseignants en général, et particulièrement ceux du secondaire, avaient arrêté les cours pendants plus d’un mois, pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail. Faisant découvrir à l’opinion nationale et internationale leur misérable situation. Avec des enseignants exerçant pour le compte de l’Etat sans salaire pendant des décennies, des enseignants qui ont terminé leur carrière sans percevoir leurs rétribution, des salaires payés au compte-gouttes, des avancements et reclassements bloqués, des enseignants non logés, réhabilitation des enseignants suspendus en raison de leur absence de leurs postes d’affectation du fait des menaces terroristes dans les régions de l’Extrême nord, du Nord-ouest et du Sud-ouest),…  La dette globale que l’Etat devait à ceux qui sont à la base du développement de la Nation s’élevait à 181 milliards FCFA (frais de rappels, avancements, allocations familiales, et autres primes).

Malgré les menaces et intimidations des autorités étatiques, ces milliers d’enseignants avaient tenu bon, imposant à leurs ministères d’origine et à la Fonction publique de se réveiller pour traiter des centaines de milliers de dossiers en quelques semaines. Mais les revendications des enseignants n’avaient pas intégralement été satisfaites. Du coup, les plus extrémistes qui n’avaient pas pu faire perdurer la grève, entendent relancer le mouvement à l’occasion de la rentrée scolaire. « Le gouvernement est parfaitement conscient de l’enjeu, et entend parachever  sous peu, les mesures individuelles résiduelles qui subsisteraient ici et là», a promis le ministre de la Communication (Mincom), porte-parole du gouvernement.

Garanties

A l’occasion, René Sadi a passé en revue les différents actes posés par le gouvernement, pour résoudre la crise. «Certes tout n’est pas encore parfait, et la satisfaction n’est pas encore totale à date, mais ce qui a été fait mérite d’être salué et apprécié à sa juste valeur », reconnaît-il. Mais « je puis donner l’assurance que le gouvernement continuera sur cette lancée, afin que plus que par le passé, la communauté éducative nationale bénéficie de toute la considération et les attentions qui lui sont dues, en sa qualité de levier stratégique de développement de la Nation », souligne-t-il. En ce qui concerne les enseignants des zones en crise sécuritaire, outre leur reprise en solde, le gouvernement annonce que « pour la nouvelle année, des dispositions particulières ont été prises, afin de  garantir le bon déroulement, non seulement de la rentrée, mais aussi de l’intégralité de l’année scolaire 2022-2023 ». Soulignant au passage que déjà, « le bilan de l’année scolaire 2021-2022 présente des résultats globalement satisfaisants, avec une amélioration appréciable des taux de réussite dans les principaux examens officiels ». Du coup, le porte-parole du gouvernement peut «appeler vivement au sens de responsabilité de citoyenneté et de patriotisme de tous les acteurs et parties prenantes à l’entreprise éducative nationale, pour créer et consolider de concert, les conditions les meilleures pour une rentrée scolaire sereine, à l’abri des perturbations, dans un milieu stable et propice à la transmission et à l’acquisition du savoir ».

En rappel, la rentrée scolaire 2022-2023 est prévue le 5 septembre prochain sur l’étendue du territoire national. Selon les chiffres donnés par le gouvernement au cours de la conférence de presse conjointe de ce 30 août 2022 qui a vu aux côtés des René Sadi, les présences de Laurent Serge Etoundi Ngoa de l’Education de base (Minedub), de Nalova Lyonga des Enseignements secondaires (Minesec) et de Christian Edoa Effa le Secrétaire général du ministère de l’administration territoriale (Minat), la carte scolaire 2022 présente dans le secteur du primaire, plus de 22 mille établissements scolaires dont plus de 14 mille du public et 8000 privés. Et dans le secondaire, en 2021, les chiffres parlent de 3273 établissements dont 2153 publics et 1120 privés. Au service de l’école publique, 90 845 enseignants au primaire et 93 773 au secondaire, au titre de l’exercice budgétaire 2022.

Fécafoot : Samuel Eto’o veut corriger les copies de Joseph Owona et Me Dieudonné Happi

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Ce sont en tout sept textes que l’exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) veut modifier, ainsi que l’a prévu la résolution N°12 de l’Assemblée générale du 27 août 2022. Il s’agit notamment des Statuts, du Code électoral, du Règlement financier, des Statuts types des ligues spécialisées et décentralisées, des Règlements généraux, du Code éthique, du Code disciplinaire et de l’organigramme. A cela, il faudra ajouter certainement le Règlement intérieur qui va de pair avec les Statuts dont il fixe le cadre d’application.

Si les Statuts sont ce qui est à l’origine des multiples annulations des élections à la Fécafoot depuis 2013, il reste que les autres textes n’ont pas toujours été unanimement salués par les acteurs du football. Il en est des Statuts types des ligues spécialisées et décentralisées, du Code électoral et du Code éthique dont l’élaboration a très souvent fait l’objet de polémiques entre les Comités de normalisation et certains acteurs. Par exemple, le Code électoral et le Code éthique ont par le passé, barré la voie à un certain nombre de personnes que l’on annonçait en course par le passé, et qui se sont soit retractées, soit ont été écartés par la Commission électorale. Il est souvent arrivé que les législateurs soient accusés de tailler des textes à la mesure d’un candidat ou contre une autre candidature. Il en est ainsi de la question de la nationalité qui a divisé les acteurs lors de la dernière élection : en l’interprétant, partisans et adversaires y voyaient en filigrane le verrou de la double nationalité. Sous cet angle, les partisans de Samuel Eto’o soupçonnaient Séidou Mbombo Njoya de vouloir l’introduire subrepticement pour écarter notamment Samuel Eto’o qui dispose d’un passeport espagnol. La riposte a consisté à retrouver le passeport italien du président intérimaire pour les mêmes causes. Finalement, Gilbert Schlick, le président de la Commission électorale, a dû s’expliquer et clarifier la situation au cours d’une conférence de presse.

Joseph Owona et Dieudonné Happi en élèves

Cela se passait ainsi dans un contexte où à tort ou à raison, les uns et les autres essaient de se mener des batailles électorales par le truchement des textes. Celui occupant la position de force prenant généralement le dessus. Le vent en poupe, Samuel Eto’o qui a engagé une série d’opérations chirurgicales sans anesthésie, avec une chasse aux sorcières contre ses critiques et les partisans de l’ancien régime depuis qu’il est aux affaires, peut ainsi engager des réformes profondes en vue d’asseoir le cadre légal nécessaire pour sa survie et sa longévité à Tsinga. Dans cette perspective, les textes vantés en son temps par le Pr Joseph Owona, le président du premier Comité de normalisation, sont à réviser. Lui qui avait établi le « premier » organigramme de la Fécafoot, a vu certains des textes qu’il a élaborés, être révisés par Me Dieudonné Happi, son successeur à la normalisation. Tous deux sont d’éminents juristes : le premier est un professeur émérite de Science politique, spécialiste du droit constitutionnel, et le second un avocat de renommée internationale. Mais leurs copies vont être revues et corrigées par leur cadet, voir « gamin » intellectuel.

L’épreuve a même déjà débuté. La résolution 8 de l’AG du 27 août a même déjà adopté un nouvel organigramme à la Fécafoot. Donc aussitôt annoncé, le projet de modification des textes et documents encadrant le fonctionnement de la Fécafoot est entré en vigueur. Signe que la question compte beaucoup pour Samuel Eto’o qui est engagé dans une vaste révolution à la tête de la Fécafoot. Une révolution qui connaît de vives critiques, sur la forme : l’ex « rebelle » des Lions indomptables mettant parfois les textes entre parenthèses pour avancer selon ses plans et motivations.

Fécafoot : Samuel Eto’o veut tailler les textes à sa mesure

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Elu pour un mandat de quatre ans déjà en cours depuis huit mois, Samuel Eto’o n’a pas l’intention de partir dans trois ans et demi de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Au cours de sa réunion du 27 août 2022, l’Assemblée générale de l’instance a décidé d’« une révision à la hausse de la durée du mandat du président de la Fécafoot ». Sans précision. Des sources proches de la fédération parlent de sept ans désormais. Toujours est-il que le mandat du président de la Fécafoot ne sera plus de quatre ans. Ce qui suppose de nouveaux Statuts et règlements intérieurs. Et aussitôt, la même Assemblée a décidé d’« adopter la proposition de modification des dispositions textuelles de la Fécafoot ». Ainsi, la Fécafoot échappera à la limite des mandats aux olympiades telle que prévue depuis des lustres. Ce sera la seule fédération sportive camerounaise à ne pas aligner son mandat aux olympiades. Un projet dont l’échéance n’est pas indiquée. Toujours est-il que si Samuel Eto’o tient à voir cette réforme aboutir, il devra l’engager pendant qu’il tient encore les rênes de la Fécafoot. Et donc ce sera fait avant le terme de son mandat actuel. Lequel ne pourra pas excéder les quatre années prévues par les textes en vigueur. Sur la base du principe de non rétroactivité de la loi.

Le texte a été adopté en présence du colonel Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Lequel Comité assiste déjà impuissant à l’extension infinie des mandats des exécutifs des autres fédérations sportives depuis 2016. Le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) avait retardé la circulaire relative au renouvellement des organes dirigeants des fédérations, au motif de la révision de la loi organisant les activités physiques et sportives au Cameroun. Cette loi a été promulguée par le président de la République en 2018. Mais depuis, seule la Fécafoot dont la situation avait commandé cette révision, a pu tenir ses élections. Deux fois déjà. Mais les autres continuent d’attendre et les impatients piaffent déjà.

Outre la durée du mandat, il est certain que Samuel Eto’o qui a engagé des réformes et autres actes « révolutionnaires », pourra réviser plusieurs autres dispositions des statuts, afin de se donner plus de pouvoirs et de moyens pour mener à bout ses projets et ambitions, sans connaître davantage de freins comme c’est le cas déjà. En l’état des choses, l’homme a connu ses premiers couacs avec Guibaï Gatama, sur l’application des textes. L’élu de l’Extrême nord avait eu le courage là où les autres délégués s’alignent, et d’autres murmurent, de dénoncer la personnalisation du Comité exécutif par son président.

Coopération Cameroun-Arabie saoudite : 6 milliards FCFA pour l’hôpital régional de Mbalmayo

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La ville de Mbalmayo aura bientôt son hôpital régional annexe. Il s’agira d’un établissement d’une capacité d’accueil de 200 lits médicaux, des pavillons, des centres médicaux spécialisés, et des bâtiments d’une superficie totale de 14 000 m². De quoi alléger la surcharge des hôpitaux de Yaoundé et de Douala, envisage-t-on au sein du gouvernement.

Alamine Ousmane Mey, le ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), et Sultan Abdulrahman AL-Marshad, le Président-directeur général du Fonds saoudien de développement (FSD), ont procédé ce vendredi 26 août 2022 à la signature du protocole d’accord de prêt d’un montant de 12 millions de dollars américains (soit six milliards de francs CFA), dans le cadre de la réalisation de ce projet. Cette somme servira à financer le projet en termes de construction et d’équipement.  » Nous voulons saluer la contribution de l’Arabie Saoudite dans la mise en œuvre de la vision 2035 du Chef de l’État », s’est montré reconnaissant le Minepat, d’autant plus que  » nous avons en marge de la signature de ce protocole discuté au sujet des projets de développement qui vont permettre le renforcement de notre résilience, pour notre marche vers l’émergence  », a-t-il confié.

Ce geste de l’Arabie saoudite s’ajoute à d’autres déjà enregistrés dans le cadre de la coopération avec le Cameroun. Depuis 1977, le FSD a fourni déjà préalablement à celui-ci, neuf prêts de financement de développement, d’une valeur d’environ 109 millions de dollars. Des projets rentrant dans des domaines prioritaires tels que les infrastructures, les eaux, les transports et communications, l’éducation et la santé. Et l’avenir s’annonce encore prometteur : » nos réflexions vont continuer et de nouveaux accords vont être signés dans le cadre du développement de notre coopération  », a promis le sultan Abdulrahman AL-Marshad.

Contrebande de véhicules : l’offensive digitale

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Après « Cosmos » et « Cistrack » pour tracer les véhicules circulant sans documents de douane, le gouvernement lance « Transdocs », une application qui traque les faux Certificats d’immatriculation.

Les usagers véreux sont prévenus : face à la persistance du phénomène de la contrebande des véhicules au Cameroun, le gouvernement renforce son offensive digitale. Une nouvelle application vient en effet de voir le jour. Il s’agit de « Transdocs ». Celle-ci a été développée par le ministère des Transports, pour lutter contre la prolifération des faux Certificats d’immatriculation. La plateforme permet, par une simple introduction du numéro de châssis, de vérifier dans la base de données du système de sécurisation des documents de transports, le statut du véhicule immatriculé au Cameroun. 

Traque aux faux Certificats d’immatriculation

Outre la traque aux faux Certificats d’immatriculation, cette solution digitale aide les usagers à vérifier par eux-mêmes le statut de leur véhicule avant toute opération de mutation, duplication et renouvellement d’un Certificat d’immatriculation. « La fonctionnalité est simple : à partir d’un Smartphone ou d’un ordinateur, l’usager se rend sur la plateforme et introduit simplement le numéro de châssis du véhicule. La plateforme va lui communiquer toutes les informations dont il a besoin : le nom du propriétaire du véhicule, le lieu d’immatriculation du véhicule, le numéro d’immatriculation du véhicule et le lieu où la carte grise a été obtenue. Lorsque l’usager met le numéro de châssis sur la plateforme et qu’aucune information n’est publiée, cela signifie que son Certificat d’immatriculation est faux », explique une source au ministère des Transports.

La plateforme Transdocs sera donc également utilisée par les forces de maintien de l’ordre, les équipes de prévention et de sécurité routière du ministère des Transports, les assureurs, les Centres de visite technique et les services de délivrance des plaque d’immatriculation. L’application permettra aussi à l’administration des Douanes de détecter les véhicules ayant bénéficié du statut de transit à l’entrée ou des véhicules non dédouanés mais en circulation sur le territoire nationale. La plateforme fonctionnelle est accessible via le lien www.cartegrise.cm. Elle rentre en effet, dans le cadre de la lutte contre la circulation et la détention des faux Certificats d’immatriculation. Tenez, à titre illustratif, en fin août 2021, la Brigade de gendarmerie de Nlongkak à Yaoundé avait démantelé un réseau de production de cartes grises, plaques d’immatriculation et permis de conduire.

Réformes

L’initiative du ministre des Transports répond donc à un vaste programme de réformes incluant la dématérialisation des procédures et les systèmes d’information en ligne visant à permettre aux usagers de bénéficier d’un accès rapide à l’information. Le lancement de cette application vient donc s’ajouter à une série de solutions digitales mises en œuvre dans l’optique de lutter contre la contrebande des véhicules. En effet, avant l’avènement de Transdocs, l’administration des douanes a déjà mis en œuvre « Cosmos » et Cistrack », deux applications qui permettent entre autres de tracer les véhicules circulant sans documents de douane. Grâce à elles, il est désormais impossible d’immatriculer un véhicule sans son dédouanement préalable.

Crise alimentaire : des pistes pour atténuer la pénurie de blé

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Promotion des produits à base de farines locales sur les marchés, développement de partenariats… Les producteurs camerounais s’organisent pour limiter les risques de famine engendrés par la guerre russo-ukrainienne.

Accompagner les mécanismes de substitution aux importations par la prise d’initiatives visant la promotion de farines locales en vue de remédier à la dépendance aux féculents importés, tel est donc le projet du gouvernement porté par des organisations paysannes. Car, reconnaît-on, « la production de la farine locale demeure artisanale ». En effet, face à la rareté des farines de blé provenant principalement de la Russie et d’Ukraine, faisant passer le prix de la tonne sur le marché mondial de 200 mille F CFA à fin 2021 à 280 mille F CFA en mars 2022, le gouvernement veut renforcer la production et la transformation agricoles conformément à la mise en œuvre de la politique d’import/substitution et de préférence nationale. Il s’agit entre autres du riz, du mais, du soja, du mil, du sorgho, du manioc. L’idée selon le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) qui a présidé  du 23 au 24 août 2022 à Yaoundé, les travaux de l’assemblée générale de la Plateforme des Promoteurs des Farines Locales au Cameroun (Profalcam), instance faitière des acteurs du secteur, vise à poursuivre les investissements dans un vaste programme d’accroissement de la production agricole en vue de satisfaire non seulement les besoins alimentaires des populations, mais également des agro-industries dans une optique de transformation à grande échelle. Tout ceci pour contrer la courbe des importations. « Au regard de la flambée des cours du blé dont le prix de la tonne sur le marché mondial est passé de 200 mille francs CFA en fin 2021 à 280 mille F CFA en mars 2022, l’inflation des prix des produits faits à base de farine de blé, notamment le pain, les pâtes alimentaires, constitue un enjeu à la fois économique, financier et social », a avoué Alamine Ousmane Mey.

En effet, c’est depuis 2017 que l’idée de la mise en place d’une plateforme de promoteurs de farines locales fait son chemin. Ce groupe de travail interministériel élargi à la société civile, chargé de faire des propositions pour la création d’une plateforme des promoteurs de farines locales au Cameroun, a pour mandat d’organiser et structurer le secteur autour d’une instance faitière pouvant regrouper toutes les parties prenantes. « Ce regroupement a pour but de faciliter leur encadrement et d’influer sur le marché, en vue de sortir notre pays de la dépendance des produits venus de l’extérieur », a laissé entendre Zoutene Doufene, directeur général de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. En clair, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les consommateurs et les services du secteur ainsi que les responsables du ministère du Commerce, de l’Agriculture, de l’Industrie…, ont donc adopté la charte du code de bonne conduite de l’instance ainsi que la mise sur pied de son Conseil exécutif permanent. Ainsi, la Plateforme entreprend toute action visant notamment à : la promotion des produits faits à base de farines locales sur les marchés intérieurs et extérieurs, le développement de partenariats avec d’autres structures pour résoudre les différentes problématiques posées au niveau de chaque maillon, l’accompagnement des professionnels du secteur des farines locales dans la commercialisation de leurs produits, etc.

Notons que, selon le Bureau de Mise à  Niveau des Entreprises (BMN), les dépenses d’importations de froment de blé et méteil se chiffrent à 180 milliards de F CFA pour une quantité importée de 953 476 tonnes en 2020, soit une hausse de 30 % en valeur et 12 % en quantité par rapport à l’année précédente.

Agro-industrie : Camvert en phase avec les communautés de Campo et Niété

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Élus locaux, acteurs de la société civile et chefs traditionnels des arrondissements de Campo et Niete ont récemment mené un échange ouvert et constructif avec les responsables de l’agro-industrie Camvert S A. 

Les populations de Campo et Niété, deux communes situées dans le département de l’Océan (région du Sud) ont été imprégnées des réalisations et projets de la société anonyme Cameroun Vert (Camvert SA), qui ambitionne de créer une palmeraie de 50 000 hectares (ha) en vue de produire chaque année 180 000 tonnes d’huile de palme brute et 18 000 tonnes d’huiles de palmistes. C’était pendant un atelier d’évaluation de la mise en œuvre des cahiers de charges pour l’exercice 2021-2022, tenue à Kribi les jeudi 18 et vendredi 19 août derniers.

Ces rencontres ont regroupé les autorités administratives et municipales de Campo et Niété, arrondissements qui abritent la concession foncière provisoire de 40 000 ha de l’agro-industrie. Y ont également pris part, les chefs traditionnels, les représentants des peuples autochtones et les organisations de la société civile de Campo-Ma’an. Objectif : « évaluer la mise en œuvre du projet agro-industriel et des engagements socio-environnementaux de l’entreprise », apprend-on.

Ainsi, l’on découvre plusieurs réalisations sociales menées en faveur des communautés riveraines Iyassa, Mvae, Bulu et Bagyelis de ces deux localités durant le dernier exercice. Entre autres, le reprofilage de la route Lolabe-Campo, longue de 47 km, l’appui aux établissements scolaires par la distribution des kits et fournitures de l’ordre de 40 millions de F CFA, l’appui à la santé et l’appui à l’amélioration des conditions de vies des peuples autochtones Bagyelis et leurs enfants. « Pour Sa Majesté Robert Olivier Ipoua, maire de Campo, la satisfaction est à son comble. Quant au Pr Marthe Abolo, maire de Niété, Camvert tient parole et est digne de confiance », rapporte une source locale.

Vers la construction d’un foyer communautaire 

Pour le compte de l’exercice 2022-2023, une série d’actions sont également planifiées. « En priorité, la construction d’un foyer communautaire pour les populations Bagyelis et la mise en place d’un système de bourses pour leurs enfants qui recevront annuellement un montant de 90.000 FCFA chacun. Il est également prévu la mise en place d’un verger dans chaque arrondissement et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes », a annoncé l’entreprise. Notons que cette rencontre d’évaluation est annuelle. La dernière s’est tenue en juin 2021, toujours dans la ville de Kribi.

Minette KAMDEM : Teint d’Afrique Cosmétiques, rêve de restaurer l’image de la femme africaine

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Qui est Minette KAMDEM ? 

Minette  KAMDEM est une jeune Camerounaise, entrepreneure, épouse et mère qui, à travers sa marque  Teint d’Afrique *Cosmétiques,  rêve de restaurer l’image de la femme africaine,  en s’impliquant activement dans  des sujets tels que l’acceptation de soi et la préservation de l’identité.

Qu’est ce qui caractérise les produits  Teint d’Afrique Cosmétiques?

Teint d’Afrique Cosmétiques est une philosophie, un désir d’authenticité et d’originalité, au-delà d’une simple marque. Nous l’avons voulu ainsi, car il y a tout un travail de sensibilisation derrière ce concept. Ce nom, nous  ne l’avons pas choisi au hasard. J’aurais pu l’appeler Mika Cosmétiques,  mais je ne l’ai pas fait parce que je ne voudrais pas me l’approprier. Nous  l’avons créé  pour toutes les femmes,  et ce nom,  c’est à dessin,  pour que toutes, nous puissions nous reconnaître en lui.

 Quelle est la plus-value de Teint d’Afrique Cosmétiques, dans cet univers féroce du cosmétique, et où il est très difficile de séparer le bon grain de l’ivraie ? 

 L’originalité de Teint d’Afrique Cosmétiques réside dans deux choses :
– La matière première utilisée est issue en grande partie de nos terres. Ce sont des produits que nous connaissons tous : citron, carotte, pomme de terre, charbon, aloe vera, bave d’escargot, beurre de karité, peaux de plantain, noix de coco,  et j’en passe. Vous voyez donc qu’il s’agit  des produits de notre quotidien, et  que nous avons tenu à  valoriser autrement ;
– La qualité des produits finis. Nous avons misé sur une qualité assez hautement remarquable de nos produits. Que ce soit sur la forme (packaging, visuels) que sur le fond (efficacité approuvée par les clients). Nous avons misé sur ces aspects d’une importance qui n’est plus à démontrer,  pour déconstruire le mythe selon lequel ce qui est bon vient seulement d’ailleurs. À travers cette marque, nous comptons élever le niveau du  Made In Cameroon,  que ce soit dans les habitudes de consommation ou  dans des idées préconçues. 

 Vous êtes peu ou prou connus au Cameroun, alors que vous êtes accrédités par des experts,  de fabriquer les meilleurs cosmétiques. Comment comptez- vous vous déployer plus amplement, et quelle est votre stratégie pour gagner en visibilité ? 

Déjà, permettez-moi d’expliquer ce paradoxe avant de vous dire comment nous  comptons nous déployer. Ce paradoxe s’explique par le fait que les médias (dans la plus grande majorité) ne s’y intéressent  pas vraiment. Les gens sont hypocrites. Ne nous trompons pas ; l’humain est conditionné pour être attiré par ce qui tape dans l’œil. Beaucoup disent non à la dépigmentation parce qu’ils veulent embrasser la foule mais très peu sont ceux qui y croient et qui s’en font le  porte-parole. Soit. Les produits non décapants ne rapportent  pas autant l’argent  que  le « djansang ». Tout le monde va profiter d’un événement de foule pour faire son petit show, mais combien sont ceux qui valorisent les personnes ou les marques qui vont dans le sens contraire de ce fléau ? Pour notre déploiement au Cameroun, nous comptons dès cette année,  embrasser la grande distribution, afin de rendre déjà le produit disponible pour un plus grand nombre.  Nous comptons également engager une communication par les médias traditionnels,  si les moyens nous  le permettront,   car jusqu’ici,  nous n’avons fait que du digital à cause des coûts abordables offert par ce secteur.  Nous n’allons pas rentrer dans le fond de notre stratégie,  sinon, cela  ne serait  plus une stratégie.  

Avez-vous prospecté jusqu’ici parmi les célébrités camerounaises pour trouver celles qui pouvaient promouvoir vos produits qui eux, ne sont pas décapants ? 
 
Dans notre communication, nous avons travaillé avec certaines personnalités publiques qui, ont accepté de nous prêter leur image, afin de  porter haut notre philosophie. Je veux citer : l’artiste  Daphne, l’humoriste  Moustik le Charismatik, la très talentueuse actrice  Hortavie Mpondo, la petite Winnie, la blogueuse Binkù la nerveuse… autant de personnes qui ont des abonnés de par le monde et qui,  ont permis de faire connaître notre marque à l’extérieur. Aujourd’hui nous avons environ 22 points de représentation hors du Cameroun, et nous ne comptons pas nous y arrêter. D’ailleurs, étant une marque pleine d’avenir, Teint d’Afrique Cosmétiques offre l’opportunité à toute personne qui le désire,  de devenir revendeur ou franchisé, avec un capital assez abordable. Nous réitérons  que Teint d’Afrique Cosmétiques est la marque leader du futur de la cosmétique au Cameroun. Il faut très vite nous solliciter,  car plus tard il sera peut-être trop tard.  

Un conseil au public sur les produits cosmétiques, notamment aux femmes ? 

Je le dis toujours, tout ce que notre peau « consomme » rentre dans notre organisme. Nous sommes en Afrique,  où on meurt encore de paludisme. Je pense qu’il n’est donc  pas nécessaire de se compliquer la santé avec des produits nocifs. Très souvent, les discours marketing peuvent être trompeurs en rassurant les  consommateurs sur une absence totale de danger. Mais, entre nous, avez-vous déjà vu quelqu’un dire que ce qu’il  vend peut vous causer des ennuis ? Non ! Donc j’invite les consommateurs à être plus vigilants sur la composition des produits cosmétiques. Observez la prolifération en Afrique des maladies  telles que les cancers de la peau, l’acné, l’hypertension artérielle, le diabète  et des imperfections telles que les vergetures,… Vous verrez, en cherchant bien que ces maladies sont  causées en majorité par ce que nous consommons,  aussi bien par la bouche que par la peau. Alors, que chacun à son niveau,  limite les risques en faisant des choix avisés.

Source: Camer be

Crise sécessionniste : No Pity mort (?)

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No Pity est-il mort? Cela semble cette fois-ci vrai. L’annonce est contenue dans un post du ministère de la Défense (Mindef) ce 24 août 2022. Après une rumeur datant de deux semaines sur le même sort. Sur les réseaux sociaux, des sources parlaient d’une blessure contractée par le leader séparatiste qui commande la rébellion armée dans la zone du département du Ngoketunja, région du Nord-ouest. L’on annonçait Clément Mbashi, de son vrai nom, en soins dans un hôpital de la région. Puis des sources ont démenti l’information, assurant que l’homme qui fait perdre le sommeil aux Forces de défense et de sécurité (FDS) à Ndop et dans ses environs, poursuivait ses activités, reclus dans une cachette. Il semble que c’en est terminé. Les hommes du général Dobecreo qui vient de prendre le contrôle des troupes armées dans les régions en crise, ont visiblement mis un terme aux jours de ce jeune d’une trentaine d’années qui avait jusqu’ici refusé de déposer les armes, jurant que Yaoundé ne contrôlera plus jamais les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest (NOSO).

Si l’information est confirmée,ce serait le second poids lourds de cette  »guerre » qui tombe depuis l’arrivée du vainqueur de la secte Boko Haram. Il y a quelques semaines, c’est le  »général » Field Marshall qu tombait sous les balles des FDS, puis ses restes exhibés sur une place publique, afin de rassurer l’opinion de la fin de celui qui s’était déclaré Chef du Lebialem depuis 2019, chassant les chefs traditionnels de leurs territoires.

Ce serait un pas important pour Yaoundé car ces deux figures de la sécession armée étaient des ennemis publics particulièrement recherchés, pour leur puissance et leur aura tant auprès de leurs hommes que des populations de leurs territoires de  »commandement », qui n’avaient pas d’autre choix que de se soumettre à la  »loi » des séparatistes.

Une vidéo tournée par les hommes de Pity
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