mercredi, juin 10, 2026
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Yabassi : 400 bourses d’excellence scolaire aux élèves méritants

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En tout, ce sont 400 bourses d’excellence scolaire qui ont été remises aux élèves méritants de 20 écoles primaires de l’arrondissement de Yabassi, toutes obédiences confondues ce 21 août 2022. Une action de la fondation Elessa Lothin. Des kits comprenant des livres inscrits au programme scolaire, des cahiers, des trousses, gourdes et autres nécessaires pour la rentrée scolaire 2022-2023. A cette 5ème édition de l’opération, le donateur n’a pas dérogé à sa règle d’orienter sa mission dans le domaine social : « toucher des couches à revenue faibles dans des contrées lointaines ».

Et les bénéficiaires n’ont pas craché sur le geste : « je suis contente d’avoir reçu ce prix aujourd’hui et je remercie la fondation Lothin pour ce prix. Ces livres vont beaucoup m’aider et m’encourager à continuer mes études et à travailler davantage», a salué Lafleur Kifutfaï, élève en classe de CE2. Mieux que les élèves, ce sont les parents qui poussent un ouf de soulagement, en cette veille de rentrée scolaire, dans une contrée qui semble en avoir été sevré depuis quelques temps : « ce don me va très droit au cœur parce que ça fait beaucoup d’années qu’on n’a pas eu ce genre de soulagement dans l’arrondissement de Yabassi », apprécie Olivier Kuisseu, parent d’élève. « Je tire un grand coup de chapeau à la fondation et je prierai pour que dorénavant ils aient beaucoup de moyens et que Dieu leur donne des moyens pour en faire mieux », souhaite-t-ilL’homme invite à l’occasion les enfants n’ayant pas été du partage du fruit des efforts de la fondation Lothin Elessa, à « se mettre plus durement au travail pour défier ceux qui ont reçu aujourd’hui ».

 A la satisfaction du bon samaritain de circonstance : « c’est un sentiment de satisfaction et d’appel à la permanence de cette activité. Figurez-vous le bonheur qu’on donne à 400 familles qu’on ne connaît pas, dans un département dont on n’est même pas originaire. L’avoir fait remplit notre cahier de charges sociales et donne la pertinence à notre concept, être utiles pour les autres », se réjouit Louis Deschamps Lothin Elessa, le président de la fondation Lothin ElessaSurtout que pour cette 5ème édition, la fondation a introduit le  livre dans le kit à offrir aux meilleurs élèves. « Dans cet arrondissement pour des questions d’éducation de base, on en a introduit plus de trois mille qui vont rester de manière permanente ; des générations vont passer et pendant trois ou quatre ans, et l’outil didactique sera présent dans cette zone reculée», entrevoit-il.

Fécafoot : le TAS clos les derniers contentieux électoraux en faveur de Samuel Eto’o

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« Le TAS ratifie la convention conclue entre les parties en date du 31 mars 2022 dont les termes intégrés dans la présence sentence ; dit la procédure arbitrale TAS/2021/A/8456 Babaraye Saïdou et consorts c. Comité exécutif Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est terminée et rayée du rôle du TAS ». Voilà la substance de la sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) sur l’affaire 8456 qui opposait la Fecafoot à 44 membres de l’Assemblée générale de 2009, conduits par Babaraye Saïdou. La même tournure a été adoptée pour l’affaire 8338 qui opposait la Fecafoot au Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) et à un groupe de clubs de football amateur ayant pour tête de file Henri Claude Balla Ongolo.

En clair, le TAS tourne la page des deux affaires qui continuaient de faire planer une épée de Damoclès sur la tête de Samuel Eto’o Fils, élu le 11 décembre 2021 à la tête de la Fecafoot. Les affaires sont éteintes à ce niveau suprême de juridiction. Deux sentences attendues depuis avril dernier. Le TAS n’a cessé de prolonger le délibéré. Jusqu’à ce jour où il a définitivement tranché en faveur de celui qui a annoncé la réconciliation des parties en conflit pour le contrôle du football camerounais.

En face, l’on semble avoir anticipé sur cette issue. Un proche d’Abdouraman Hamadou, président d’Etoile filante de Garoua et figure de proue de la lutte pour le respect des statuts de la fédération dans le cadre des élections à la Fécafoot, rappelle que  » le TAS a dit que ces affaires sont rayées du rôle, et donc qu’on revienne à la décision du CNOSC du 10 juin 2021 qui est devenue définitive ». Laquelle avait annulé les résolutions consacrant le corps électoral aux niveaux des ligues départementales, et avait reconnu l’Assemblée générale de 2009 comme la seule pouvant reprendre les rênes de la Fecafoot après l’annulation de l’élection de Seidou Mbombo Njoya. On se souvient que ce dernier n’avait pas respecté cette sentence et avait poursuivi son bail à Tsinga sans faire appel de ladite sentence. Avant d’être battu aux dernières élections qu’il avait organisées. Longtemps avant, Abdouraman Hamadou avait avisé qu’il mène le combat depuis 2013.

Yaoundé/Biyem-Assi: Une femme décapitée dans un hôtel

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Le corps d’une femme adulte enfoui dans une valise. Des traces de sang et de blessure sont visibles. Une machette neuve posée à côté. C’est l’arme qui a servi à ôter la vie à Marie France Mbeya dont le corps a été retrouvé dans cette valise à la suite d’une fouille des vigiles de l’hôtel Le Medzang, selon des informations rendues publiques par le lanceur d’alertes Paul Chouta, à travers sa page Facebook Le TGV de l’information et  »confirmées » par des témoins et voisins de cet établissement de loisirs sis entre le Marché des Acacias et le lycée de Biyem-Assi dans le 6ème arrondissement de la ville de Yaoundé.

A en croire le le lanceur d’alertes, Désiré Beyanga est l’auteure du crime sur la personne de Marie France Mbeya présentée comme sa belle-sœur âgée de 57 ans. Acte posé  » pour se faire de l’argent ». Selon les témoignages rapportés par Le TVG de l’information,  » Désiré Beyanga, aurait fait venir sa belle sœur à l’hôtel dimanche dernier. C’est une fois dans la chambre d’hôtel qu’elle va lui ôter la vie. Hier lundi dans la nuit, aux environs de 22h, elle reviendra à l’hôtel avec une valise contenant une machette. Elle va découper la victime en morceaux et la dissimuler dans une la valise  ». La suite indique que  » c’est au moment de sortir de l’hôtel qu’un employé se rendra compte qu’elle a du mal à transporter ladite valise. Il va lui proposer de l’aider à faire descendre la valise au rez-de-chaussée elle va refuser. C’est ainsi qu’il va suspecter quelque chose de louche et fera appel à ses collègues qui viendront l’obliger de montrer ce qu’elle transporte. Elle va essayer dans un premier temps de les mentir que c’est la nourriture. Mais, ils vont arracher la valise et découvrir qu’il s’agit d’un être humain  ».

Les témoignages rapportent que Désiré Beyanga avait une dette de 4 millions dans une réunion, qu’elle ne parvenait pas à rembourser.
 » Elle s’est abonnée dans sur une page sur Facebook…, on lui a promis cinq cent millions de FCFA si elle déposait le corps de quelqu’un dans un lieu qu’on lui avait indiqué  ».

Au cours d’une descente sur les lieux, les forces de maintien de l’ordre ont appréhendé la suspecte qui se trouve actuellement à la compagnie de gendarmerie d’Efoulan. Le corps sans vie de Marie France Mbeya a été déposé à la morgue de l’hôpital Central de Yaoundé.

Crime : Une jeune fille assassinée à Bafia

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Elle ne mettra pas à profit le baccalauréat technique qu’elle vient de décrocher. Pire, sa famille ne la reverra plus jamais. Christelle Ndemgne Simo a été retrouvée morte jeudi dernier en ténue d’Eve dans un caniveau de l’école maternelle du quartier résidentiel de la ville de Bafia. « j’ai appris le décès de Christelle par un morguier qui a reconnu le corps de Christelle et est venu alerter la famille ; il nous a demandé où est Christelle, on lui a dit qu’on ne la voit pas depuis hier ; il nous a demandé de venir regarder le corps qui est à la morgue si ce n’est pas celui de Christelle», raconte Olivier Kuaté, l’oncle de la défunte, au micro d’Equinoxe. « Il connaissait Christelle et passait souvent ici à la maison avec elle », précise-t-il. « Christelle était avec moi mercredi à 20h… le matin on l’attendait pour aller vendre la banane ; sa mère court à l’intérieur pour vérifier elle n’est pas là. On commence à la chercher. Le lendemain vendredi, elle n’est pas toujours là. J’avais un palu très douloureux, le morguier arrive ici et m’informe que mon enfant est à la morgue…», témoigne monsieur Simo, le géniteur de la défunte.

Mais rien à se mettre sous la dent pour le moment, de ce qui s’est passé, ni des circonstances du décès. Les premiers éléments d’enquête issus de l’autopsie font état de traces de sévices corporelles et de violence sexuelle. « Elle a été copieusement violée ; mais je vous assure qu’on n’a rien enlevé sur elle. Mais son corps a été piquée comme si on l’a poignardée (Sic)», confirme Olivier Kuaté. Seules les enquêtes ouvertes par les autorités compétentes pourront lever un pan de voile sur ce qui s’est passé. Entre temps, la famille est inconsolable.  

Yaoundé : le Directeur général d’Eneo arrêté et brutalisé par la police

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Le ton utilisé pour raconter les faits suffit pour mesurer l’ampleur de la situation. Dans un courrier au vitriol, signé par David Alderton,  le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings et adressé au Premier ministre, l’Actionnaire majoritaire d’Eneo Cameroun se dit inquiet suite à l’interpellation du directeur général d’Eneo par la Police judiciaire.

Selon David Alderton qui signe la lettre, Patrick Eeckelers, le directeur général d’Eneo a été interpellé mercredi 17 aout dernier par les officiers de  la Police judiciaire, alors qu’il prenait son petit déjeuner à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Une interpellation jugée hors de procédure. Monsieur Patrick Eeckelers « a été invité sur un ton impérieux et sans ménagement à suivre ces officiers de police judiciaire (qui n’ont pas pris la peine de décliner leur identité) y compris sur recommandation des responsables du Hilton, Monsieur Patrick Eeckelers n’a même pas eu le temps de récupérer sa pièce d’identité », déplore le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings.

Capturé, le directeur général d’Eneo a été conduit à la police judiciaire dans un taxi banalisé. Y étant il a été retenu pendant plusieurs heures où il a selon les mots contenus dans la lettre, subit de « diverses menaces, y compris celle d’être mis en cellule ».                 Dans sa correspondance, David Alderton dénonce vivement  cette arrestation qui s’est passée « sans le moindre égard et sans que le prévenu(Ndlr) ne  puissent contacter ou alerter qui que ce soit. … et en violation de ses droits les plus élémentaires ».

Pour David Alderton, les conditions de cette arrestation « interrogent sur le traitement que l’Etat du Cameroun réserve aux représentants des investisseurs étrangers et pèse négativement sur a relation de confiance qui devrait exister entre le partenaire stratégique Actis et l’Etat du Cameroun », lit-on dans la lettre. L’auteur de la lettre se dit davantage inquiet, du fait que cette interpellation intervient « juste avant la tenue d’une importante réunion programmée au ministère des Finances à laquelle devrait participer monsieur Patrick Eeckelers sur les mesures urgentes pour l’assainissement financier du secteur de l’électricité ».

Le président administrateur général de la Cameroon Power Holdings dit compter sur les hautes autorités du Cameroun pour prendre des mesures nécessaires pour que de telles situations ne se produisent plus. Et surtout que les droits des investisseurs étrangers et ceux des employés d’Eneo soient respectés.

Assassinat d’Antoine Essama Eyenga: L’hommage de l’UPC au combattant

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« Au nom de ce sursaut patriotique légendaire qui tire sa vitalité de l’immortalité de l’Ame combattante et héroïque du peuple camerounais, l’UPC par ma voix choisit de te témoigner la reconnaissance du peuple Camerounais uni et souverain ». En ces termes, Robert Bapooh Lipot salue la mémoire du Chef de bataillon Antoine Olivier Essama Eyenga tué à Kumba le 26 juillet dernier dans des combats des Forces de défense et de sécurité contre les sécessionnistes luttant pour la sécession des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NOSO). Le commandant du Bataillon d’intervention rapide (BIR) a été abattu pendant la visite d’Emmanuel Macron, visite au cours de laquelle ce passé colonial dont la gestion pose des équations compliquées tant à l’intérieur du Cameroun qu’avec la France, ex puissance tutélaire dont le rôle historique dans la crise est non négligeable, et qui a assuré être disposée à ouvrir les archives pour reconstruire l’histoire du pays.

Le décès de ce haut gradé de l’armée a été considéré comme une victoire par les séparatistes. Dans un tweet, Mark Bareta, l’un des leaders assumés de cette rébellion, écrit à propos que, « c’est comme d’habitude d’ignorer le bruit provenant d’Emmanuel Macron… ». Robert Bapooh Lipot tient à saluer la bravoure du haut gradé de l’armée tombé dans ce contexte : « Dans ta détermination à défendre l’unité et la souveraineté de notre nation, en payant de ta propre vie, tu invites les patriotes, vaillants citoyens et soldats camerounais à refuser d’être des simples spectateurs d’un désastre aux conséquences incommensurables pour l’avenir du Cameroun ». Y voyant une âme de combattant héritée des pères-fondateurs de son parti, pionnier de la lutte pour l’indépendance du Cameroun. A l’occasion, le leader de l’UPC pense qu’« aujourd’hui plus qu’hier encore, les enjeux et les défis du présent, appellent à l’unité, à la solidarité et aux devoirs républicains des filles et fils de notre nation derrière nos forces de défense et de sécurité, pour sauvegarder l’unité, l’intégrité du Cameroun, assurer la sécurité de nos populations et leurs biens ».

L’homme politique constate que « sur le plan économique et géostratégique, le Cameroun subit des multiples tentatives de déstabilisation dont Boko Haram, les attaques des groupes sécessionnistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest constituent l’efflorescence », ajouté à la « cabale antirépublicaine dégradante et honteuse d’une certaine classe politique Camerounaise, ouvrière de la politique politicienne » que le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC) reconnue par l’Administration territoriale reconnaît. Le « successeur politique » d’Augustin Frédéric Kodock soutient « que la lutte contre le terrorisme, les groupes sécessionnistes et l’insécurité au Cameroun, pour une victoire totale, exige la mobilisation de notre peuple au-delà des clivages sociopolitiques et religieux, derrière nos forces armées ». A cet effet, « pour l’UPC, nous devons nous rendre à l’évidence que : l’indépendance d’une Nation reste une illusion si son Armée ne reflète pas, par son état d’esprit et sa puissance, l’orgueil, la fierté, l’unité et la souveraineté de son peuple ». Un combat que le chef de bataillon Antoine Olivier Essama Eyenga a mené au propre comme au figuré jusqu’au 26 juillet 2022.

Lions indomptables : One all sports est le nouvel équipementier

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Les Lions indomptables ont un nouvel équipementier : One all sports. La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) en a fait l’annonce cet après-midi dans un communiqué signé de Benjamin Pondy, son directeur marketing et de la communication. On y apprend que les deux parties sont liées pour trois ans (2022-2025), selon des accords qui prévoient que One allô sports fournisse annuellement des équipements pour toutes les sélections nationales de football du Cameroun, et  » s’engage à verser une somme d’argent annuelle largement supérieure à celle proposée par les autres prétendants  ». Précisant qu’en bonus, le remplaçant du Français Le Coq sportif fournira un bus de standing VIP à son partenaire pour les déplacements des sélections nationales de football du Cameroun. La Fecafoot assure que,  » il s’agit du contrat équipementier le plus lucratif jamais conclu par le Cameroun  ».

La page Le Coq sportif est donc définitivement tournée à Tsinga. Samuel Eto’o a jeté son dévolu sur un concurrent des moins attendus. One all sports est davantage connu dans les milieux de sports automobiles. Dribblant au passage l’opinion qui regardait en direction des majors du domaine, notamment Nike, Puma et Adidas qui étaient annoncées aux portes du Cameroun. Surtout que des sources ont annoncé Samuel Eto’o en terre allemande où sont basées deux des trois plus grandes firmes mondiales du domaine que sont Adidas et Puma. Cela survient à quelques jours d’un nouveau comité exécutif de l’instance. Le communiqué de dit cependant que  » la Fecafoot et L’équipementier  »One all sports » vont s’engager dans une convention qui a d’ores et déjà été approuvée par le comité exécutif « . Essayant de rassurer ses critiques qui lui font le reproche de se substituer à cette instance chargée de la gestion de la fédération.

Football professionnel : une saison en espèces sonnantes et trébuchantes s’annonce

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  • Le prochain vainqueur de MTN Elite one empochera la somme de 100 millions FCFA. L’annonce a été faite jeudi dernier par Samuel Eto’o Fils. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui recevait les présidents de clubs en prélude au lancement de la nouvelle saison, a indiqué que la moitié de cette cagnotte sera la prime de victoire et l’autre moitié servira à la participation à la Champion’s league. Mais avant d’y arriver, chaque club de l’Elite one recevra une subvention de 48 millions FCFA. De quoi faciliter la tâche aux dirigeants de clubs qui peinent à s’arrimer aux normes du professionnalisme, et booster la compétitivité du prochain championnat prévu pour démarrer le 15 octobre 2022. Avec une trêve de tous les championnats nationaux le 7 novembre prochain, afin de permettre à toute la nation de vibrer au diapason de la Coupe du monde 2022 ; et la reprise prévue le 7 janvier. La formule d’un championnat à deux poules est maintenue pour les deux championnats d’élite masculins.
  • L’Elite two démarre le 29 octobre, soit une semaine avant la Guinness super league (football féminin), programmée le 5 novembre prochain, pour s’achever en mars 2023. La Coupe du Cameroun, elle, sera lancée en mars, avec une finale envisagée en mai 2023. Samuel Eto’o fait ces grandes annonces, alors que la page de la saison dernière refuse de se fermer, sur le plan financier. Les mêmes annonces faites l’année dernière n’ont pas été satisfaites. Pendant la campagne électorale, l’ancien capitaine des Lions indomptables avait promis une subvention de 50 millions à chaque club, mais n’y est pas parvenu. Devenu président, l’homme a revu ses ambitions à la baisse sans justification, sans toujours parvenir à éponger la « dette ». Au terme d’une saison marathon qui a été émaillée mouvements d’humeur de la part des présidents de clubs et de grèves des joueurs de certains clubs. Pendant ce temps, la Fécafoot est en guerre contre le gouvernement au sujet de la subvention étatique dont une partie est introuvable, et que le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) conditionne le décaissement du reliquat à la fourniture du compte d’emploi de la première partie déjà mise à disposition de la fédération. Laquelle a définitivement mis à l’écart la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) pour créer en ses lieu et place, le Conseil transitoire du football professionnel (CTFP) aurait pris la clé des champs. Samuel Eto’o a promis à ses interlocuteurs que la dette n’est pas à oublier. Le président de la Fécafoot a annoncé que le reliquat de la saison qui vient de se terminer leur sera versé une fois que l’argent sera disponible. « La président a tenu parole ; il avait promis qu’il va doubler l’enveloppe de la subvention ; on part de 23 à 48 millions de francs », se satisfait Pascal Abunde, président de PWD de Bamenda, par ailleurs président de l’Association des clubs d’élite du Cameroun. A l’occasion, l’homme qui a promis transparence dans la gestion des affaires de la fédération, a donné les montants de la subvention que verse annuellement le sponsor MTN.
  • L’aspect administratif préoccupe le nouveau président de la Fécafoot. Samuel Eto’o a indiqué qu’un montant de cinq millions FCFA sera déduit des 48 millions prévus pour chaque club, pour la création des équipes U15 et U17. Question d’avoir de la graine pour les championnats jeunes. Aussi, il est annoncé l’organisation d’un séminaire de formation à l’intention des responsables administratifs des clubs, pour donner à tous les clubs d’avoir le minimum requis pour leur gestion.
  • En attendant, la saison qui vient de s’achever sera bouclée par une cérémonie du Ballon d’or du football camerounais que la Fécafoot entend exhumer. Et pour cette première édition de la relance, la Fécafoot envisage la date du 12 octobre 2022. A cette occasion, les meilleurs des championnats nationaux seront récompensés au cours d’un show à l’américaine. Un trophée des champions sera attribué au vainqueur d’un match spécial entre le vainqueur du championnat et celui de la Coupe du Cameroun. Match programmé le même jour.

Subventions des prix des carburants : Sortir de l’impasse

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Emmanuel Noubissie Ngankam, economiste, ancien haut dirigeant de la Banque Mondiale
Emmanuel Noubissie Ngankam, economiste, ancien représentant Résident de la Banque Mondiale en Algérie.

Par Emmanuel Noubissie Ngankam*

Les subventions des énergies fossiles ont souvent été présentées dans les pays producteurs d’hydrocarbures comme une démarche sociale visant à mieux partager la rente tirée des ressources naturelles de ces pays. Pour vertueuse qu’elle puisse être, cette démarche a des limites objectives et pourrait même confiner en un fléau aux conséquences dommageables pour l’ensemble de la collectivité. Appliquées sans discernement, les subventions des énergie fossiles pourraient créer des distorsions sur les marchés, grever dangereusement les budgets des Etats, pousser à la surconsommation, favoriser la corruption, générer des externalités dommageables à l’environnement, renforcer les inégalités sociales qu’elles sont supposées corriger.  

Au Cameroun, la concomitance de la résurgence du débat sur les subventions des carburants et la seconde revue du programme avec le FMI a donné libre cours à une certaine opinion selon laquelle l’imminence de la réduction voire de la suppression des subventions serait dictée par l’institution de Bretton woods. Certes cette institution qui ne fait aucun mystère de son orthodoxie, a opportunément recommandé un certain nombre de réformes y compris celles des subventions, mais in fine, il appartient aux autorités de prendre les bonnes décisions fondées non seulement sur des données rationnelles et irréfutables mais également sur un consensus social qui reste à rechercher.

Est-il raisonnable et soutenable de consacrer près de 13% du budget de l’Etat, 3% de la richesse nationale (PIB) aux subventions des carburants ?

D’après les données les plus récentes du ministère de l’Eau et de l’Energie (MINEE) et corroborées par la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire au Ministère des Finances, les subventions des prix des carburants pourraient atteindre 780 voire 800 milliards de F CFA en 2022 contre 480 milliards prévus dans la loi de finances rectificative récemment adoptée et promulguée. Ces subventions représenteraient alors environ 13% du budget de l’Etat qui faut-il le rappeler est de 6080 milliards de F CFA, et près de 3% du PIB du Cameroun (27.000 milliards F CFA). Ce niveau des subventions pourrait être mis en perspective en le rapportant à un certain nombre d’agrégats : en 2022, les investissements publics financés sur les ressources internes sont de 620 milliards de F CFA, les financements extérieurs consacrés aux investissements publics sont d’environ 780 milliards, les salaires de l’ordre de 1,100 milliards de F CFA, le déficit budgétaire hors dons est projeté à -787 milliards et le déficit (dons inclus) est de -645 milliards. Ce niveau de déficit indique clairement l’incapacité de l’Etat à financer ses dépenses de fonctionnement sur ses ressources propres alors qu’en même temps un montant équivalent est consacré aux subventions des carburants. Bien plus, les 800 milliards de subventions auraient pu être plus utilement alloués à la construction d’une nouvelle raffinerie, à l’achèvement de l’autoroute Douala – Yaoundé dont les 60 premiers kilomètres sont abandonnés au milieu de nul part.

Dans cette situation de quasi-faillite et d’extrême dépendance de l’extérieur et de l’endettement pour faire face à ses engagements courants, est-il raisonnable et soutenable de consacrer près de 13% du budget de l’Etat, 3% de la richesse nationale (PIB) aux subventions des carburants ?

Pour répondre à cette question, le Gouvernement doit devoir se déterminer sur la base de plusieurs scénarios possibles y compris des options radicales.

La première option est le statu quo. Ce scénario peut être qualifié de suicidaire dans ce sens qu’il consacrerait la faillite de l’Etat sur l’autel des subventions des prix des carburants. N’en déplaise à une certaine opinion qui prédit le chao social si le curseur était déplacé, le maintien des subventions au niveau actuel est absolument irréaliste et insoutenable. A regarder de près, ce scénario de l’immobilisme et de l’inaction présente de hauts risques dont le moindre n’est pas l’incapacité de l’Etat à faire face à ses engagements vis-à-vis des importateurs des produits pétroliers. La récente pénurie doit être considérée comme une sérieuse alerte.

A l’extrême du statu quo, la seconde option qui serait tout aussi radicale est la suppression des subventions et l’application de la vérité des prix à la pompe. Le consommateur paierait dans ce cas le litre d’essence à environ 1035 F CFA, le gasoil à 998 F CFA et le pétrole lampant à 800 F CFA. Un tel scénario tout aussi suicidaire porterait les germes d’une explosion sociale, d’une augmentation généralisée des prix voire d’une paralysie de l’économie. 

Entre les deux extrêmes, l’Etat a de la marge de manœuvre sur laquelle il devrait pouvoir agir tout en mettant en œuvre un certain nombre d’actions d’accompagnement que nous évoquerons.

L’augmentation des prix à la pompe et le maintien d’un niveau soutenable de subventions pourraient s’accompagner d’une réduction de certaines taxes qui grèvent les prix des carburants

Le troisième scénario consisterait à revisiter la structure du prix des hydrocarbures et à faire des arbitrages qui aboutiraient à la réduction (et non la suppression) des subventions. L’une des variantes de ce scénario serait pour l’Etat de déterminer le niveau de subvention supportable dans un contexte de prix du brut au-dessus de 100 dollars le baril. A titre d’illustration la loi de finances rectificative adoptée en juin dernier avait retenu une enveloppe de 480 milliards destinées aux subventions des carburants. Le maintien de cette option induirait une augmentation des prix à la pompe de 20 à 25%. L’essence serait vendue à environ 780 F CFA le litre contre 630 F actuellement, le gasoil à 700 contre 575 et le pétrole lampant à 450 contre 350. A titre indicatif, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont récemment procédé à des augmentations de prix à la pompe l’essence passant de 775 à 890 chez le premier et de 695 à 735 chez le second.

L’augmentation des prix à la pompe et le maintien d’un niveau soutenable de subventions pourraient s’accompagner d’une réduction de certaines taxes qui grèvent les prix des carburants. Il s’agit entre autres, de la TVA, des droits de douanes et de la Taxe Spéciale sur le Produits Pétroliers qui s’élèvent cumulativement à 278 F CFA/litre pour l’essence, 247 pour le gasoil et 74 pour le pétrole lampant.

Il va de soi que ce troisième scénario comporte de sous-variantes qu’il convient d’affiner en mettant sur pied un dispositif d’ajustement automatique qui prendrait en compte l’évolution du prix du pétrole sur le marché international. A cet effet, faut-il le rappeler, en 2014, le Gouvernement a procédé à une augmentation des prix à la pompe de 15%, accompagnée d’une augmentation des salaires de la fonction publique de 5%, celle du salaire minimum de 28% et le prix du transport (taxi) de 33% accompagné d’un abattement des taxes dues par les transporteurs. En 2016, une légère baisse des prix à la pompe a été appliquée et depuis lors ces prix sont restés inchangés y compris en 2020 année durant laquelle la baisse du prix du baril sur le marché international a induit une subvention… négative c’est-à-dire que le prix des carburants à la pompe était supérieur au prix du marché. Cette plus-value engrangée par l’Etat a largement compensé la baisse de la redevance versée au trésor public par la SNH du fait de la chute du prix du baril.

Concevoir une stratégie de Communication en direction à la fois du grand public et des acteurs sociaux

Au-delà de la situation rationnellement intenable, le Gouvernement ne peut faire l’économie d’un ajustement des prix à la pompe, ajustement dont la réussite au plan social et politique devrait s’accompagner d’un certain nombre de préalables.

L’expérience des pays confrontés à une telle situation révèle des obstacles ou des résistances à surmonter afin de réussir une bonne réforme des subventions.

Dans ce registre, l’élément clé est l’Information et la Communication. La résistance aux réformes procède parfois d’un déficit d’information des populations ou des groupes cibles. Il convient de concevoir une stratégie de Communication en direction à la fois du grand public et des acteurs sociaux. Il nous souvient que la réforme de 2014 au Cameroun avait été entre autres précédée de concertations avec les syndicats de transporteurs et d’une campagne d’information sur le caractère corrosif des subventions. Les balbutiements et les bégaiements auxquels on assiste depuis quelques mois révèlent une certaine impréparation voire un manque de coordination. Les annonces velléitaires du Ministre du Commerce, du Ministre de l’Eau et de l’Energie, de la Directrice Générale de la SCDP, du Directeur Général du Trésor ou encore les recommandations du FMI, font cacophonie alors qu’une action urgente du Gouvernement est attendue et le consommateur a le sentiment d’être piégé.

// Sur 100 F CFA de subvention de carburants, rien que 16 vont aux plus pauvres //

Par ailleurs, il importe de répondre à la question essentielle : A qui profite les subventions ? Une étude réalisée en 2007 sur le Cameroun par deux éminents économistes, David Coady et Moataz El-Said montre que sur 100 F CFA de subvention de carburants, rien que 16 vont aux plus pauvres. En somme les subventions contribuent à creuser les inégalités dans une société déjà très inégalitaire.

Une autre préoccupation de fond est la crédibilité du Gouvernement, maître d’ouvrage de la réforme. Même lorsqu’il reconnaît l’ampleur et les inconvénients des subventions à l’énergie, le public peut douter de l’utilisation efficiente par le Gouvernement de l’épargne générée par la réforme des subventions et résistera donc à leur élimination.

Au-delà des prix des carburants à la pompe, la situation actuelle offre l’opportunité pour le Gouvernement de procéder à une réforme de large ampleur touchant d’autres secteurs notamment les Entreprises Publiques dont certaines sont budgétivores et vivent au crochet de l’ensemble de la collectivité. Faut-il rappeler que l’encours de la dette des Entreprises Publiques au 30 juin 2022 est de 876 milliards de F CFA soit 3,4% du PIB. Leur rentabilité est fondamentalement obérée par leur inefficience. A cet effet, faut-il maintenir CAMAIR-CO et CAMTEL qui évoluent dans un environnement fortement concurrentiel dans leur état actuel ?

En tout état de cause, l’expérience a prouvé que les bonnes réformes se font de manière proactive et contracyclique, c’est-à-dire quand l’Etat dispose d’une marge budgétaire conséquente. Cependant en période de crise profonde qui confine à l’impasse comme c’est le cas en ce moment, le Gouvernement ne peut faire l’économie d’une réforme des subventions même si elle pourrait être douloureuse à certains égards. CQFD.

Emmanuel Noubissie Ngankam

*Ancien Haut Fonctionnaire de la Banque mondiale. Il a été entre autres, Représentant Résident de la Banque mondiale en Algérie de 2013 à 2016, période au cours de laquelle ce grand pays producteur de pétrole a dû faire face à une sévère crise des subventions du fait de la dégringolade des prix des énergies fossiles sur le marché international.

« Seed for the Future 2022 » : Huawei évalue 43 étudiants pour un programme international de transfert de compétences

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C’est la dernière ligne droite du programme « Seed for Future 2022 ». Initié par Huawei, l’examen oral de ce processus de sélection s’est tenu la semaine dernière dans les villes de Douala et Yaoundé. A l’issue du processus 20 candidats seront sélectionnés pour un programme international de transfert de compétences

Pour Michael Temfack, étudiant à l’IAI Cameroun, en 3ème année Systèmes et Réseaux, candidat au programme, l’examen était plutôt facile. «Ils ont voulu voir quelle était notre motivation, notre projet par rapport au monde du digital qui évolue, notre ambition dans le monde du numérique, mais aussi dans quelle mesure on pouvait évoluer avec Huawei et de quelle manière cette société pouvait nous aider », a-t-il affirmé.

Maheva Onana quant à elle affirme avoir :  « répondu aux questions qu’on me posait le plus simplement possible et donné autant d’exemples pour que le jury et même les profanes puissent comprendre ce que je voulais dire». Pour cette étudiante en master 2, Sécurité des Réseaux et des systèmes à SUP’PTIC, tous les candidats à cet examen ont du potentiel, toutefois, elle reste sereine quant au résultat final.

Depuis l’implémentation du programme « Seeds for the Future » au Cameroun, plusieurs étudiants camerounais, soit 120, ont été formés au savoir-faire de Huawei en TIC. Après cette étape d’interview, 20 étudiants seront retenus et vont s’ajouter à cette liste cette année. Selon Marthe Solange Balla, membre du jury de sélection de Yaoundé par ailleurs sous-directeur de l’assistance aux étudiants, MINESUP, le niveau des élèves est très élevé. «C’est vraiment la crème de la crème. Les enfants sont brillants. Je crois qu’avec ça, la digitalisation est en bonne marche à travers Huawei au Cameroun », a-t-elle reconnu.

Germain Kouloko Kouloko, Directeur des Affaires Générales  du MINPOSTEL, s’est dit émerveillé par les candidats. « Nous nous rendons compte que d’années en années, Huawei travaille. Ça se ressent dans la production de l’interview. La qualité est très appréciable. Nous sommes très impressionnés de voir que ces candidats sont déjà porteurs de projets, participants de startups et déjà impliqués dans des entreprises depuis l’école, et ils ont leurs ambitions personnelles, ça c’est également bien pour l’entrepreneuriat numérique de manière spécifique », a-t-il déclaré.

L’interview finale « Seed for the Future 2022 » est la 2ème étape avant l’entrée dans le programme en lui-même. Durant celle-ci, les candidats retenus à la suite de l’examen écrit se retrouvent face à un jury et répondent aux questions portant sur leurs connaissances en technologies de l’information et de la communication tels que la 5G, l’IA, le cloud computing, le Big data et l’Internet des Objets ; et sur leurs habilités à se projeter dans l’avenir via les TIC.

« Seeds for the Future » est un programme prioritaire des activités à responsabilité sociale de Huawei. Il s’agit d’un  programme à but non lucratif qui s’inscrit dans le cadre du transfert de compétences à la jeunesse camerounaise.  Le programme « Seed for the Future 2022 » fait suite à accord  de partenariat dans le domaine des TIC signé entre le gouvernement du Cameroun et Huawei le 03 septembre 2018.

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