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Finances publiques : les priorités du budget 2023

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Présenté au Conseil de cabinet du 27 octobre dernier, le budget 2023 sera consacré entre autres à l’achèvement des grands projets de 1ère génération et à la mise en œuvre de la politique d’import-substitution.

L ’avant-projet du budget de l’État pour l’exercice a déjà été élaboré. Il n’attend plus que d’être déposé au parlement pour la troisième session ordinaire de l’année qui s’ouvre le 11 novembre prochain. A l’issue du dernier conseil de cabinet présidé le 27 octobre dernier à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, l’on ap prend du communiqué final que : le budget de l’Etat 2023 sera prioritairement consacré à la finalisation et la mise en service prioritaire des grands projets infrastructurels de 1ère génération ; la re construction des régions sinistrées ; l’accélération de la mise en œuvre de la politique d’import-substitution avec un accent sur la promotion du label « Made in Cameroon » ; le renforcement et l’approfondissement du processus de décentralisation ; le relèvement du niveau des dépenses sociales et l’amélioration du climat des affaires et la gouvernance. Une orientation qui, selon le ministre des Finances, va en droite ligne avec le cap qu’avait déjà été fixé le président de la République, dans sa circulaire relative à préparation du budget 2023, signée en aout dernier. Paul Biya y indiquait que l’objectif principal du budget de 2023 reste « la consolidation de la reprise économique et l’accélération de la transformation structurelle, tout en renforçant le caractère inclusif de la croissance, afin de replacer le pays sur le sentier de l’émergence ». Le président de la République avait alors insisté sur l’orientation de la commande publique en biens et services vers la production locale « notamment dans la filière bois à travers l’acquisition d’une part significative des équipements mobiliers des administrations publiques auprès des entités de production locale. Le Cameroun ayant beaucoup souffert des importations ».

Un budget à la hausse

Le montant prévisionnel du budget 2023 n’a pas filtré dans le communiqué final du conseil de cabinet. Il sera officiellement connu lors du discours du Premier ministre sur le programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2023. Discours qu’il va prononcer devant le parlement au cours de la session du mois de novembre. Ce que l’on sait pour le moment du budget 2023, c’est que cette enveloppe sera revue à la hausse, d’après les révélations faites à la Cameroon Radio Télévision (CRTV), poste national, par le ministre des Finances Louis Paul Motaze, le 28 octobre 2022. Selon le ministre des Finances cette augmentation prévisionnelle est liée à la conjoncture internationale, qui affecte directement l’économie au plan local. Un contexte dominé par la crise des matières premières et le conflit russo-ukrainien, qui a provoqué une rupture des approvisionnements des matières premières vers l’Afrique et une inflation généralisée. « Le contexte est tellement difficile au niveau mondial et au niveau national : crise économique, la guerre russo-ukrainienne etc., qui auront un effet extrêmement difficile. Le gouvernement reste déterminé dans le cadre de sa stratégie nationale qu’on appelle la SN-30 à aller de l’avant. Nous prévoyons quand même d’avoir un budget à la hausse. Et pour atteindre les chiffres qui sont dans nos prévisions, il faudra de la rigueur », a indiqué Louis Paul Motaze.

Une croissance de 4.2%

Malgré le contexte international, marqué par une résilience de l’économie mondiale, qui a conduit à l’élaboration de cet avant-projet de loi, l’activité économique au Cameroun devrait rester dynamique avec une croissance qui pourrait être de 4,2% en 2023. Selon le ministre des Finances, les prévisions annoncent une inflation de 3%. Louis Paul Motaze a également précisé que la politique budgétaire du gouvernement sera prioritairement axée sur l’effort de consolidation visant à assurer des perspectives saines, compatibles avec un niveau d’endettement soutenable, en cohérence avec les orientations du chef de l’Etat.

Un compte d’affectation spécial

Au cours du conseil de cabinet le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a annoncé que l’une des innovations du projet de loi de finances 2023 porte sur la mise en place d’un compte d’affectation spécial. « Au terme du débat qui a suivi […], le Conseil a validé le projet de loi de finances pour l’exercice 2023. Le chef du gouvernement a demandé au ministre des Finances de le consolider, dans la perspective de sa soumission, à la très haute appréciation du président de la République », apprend-on du communiqué final cité par Investir au Cameroun. Même si l’on sait désormais qu’un compte d’affectation spécial sera créé pour les zones économiquement sinistrées, l’on ignore encore les sources de financement et l’enveloppe qui sera allouée à ce compte d’affectation spéciale. Victimes respectives des incursions de Boko Haram et de la crise anglophone, les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-ouest sont officielle ment déclarées « zones économiquement sinistrées », selon un décret du 2 septembre 2019 du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Ce statut, selon les textes en vigueur dans le pays, permet à l’État d’offrir des incitations di verses aux entreprises désireuses de s’installer dans ces zones touchées par l’insécurité.

Pas de budget pour le covid-19

Aucune dotation n’a été prévue pour la lutte contre le coronavirus, en raison de la relative maîtrise de la pandémie. Selon le ministre de la Santé Publique, Malachie Manaouda, qui s’exprimait au cours du conseil de cabinet, « après la cinquième vague de courte durée et de faible amplitude que le Cameroun a connue, la situation épidémiologique du covid-19 reste sous contrôle au Cameroun. Les dernières enquêtes de séroprévalence révèlent une séropositivité de près de 60% compatible avec l’atteinte d’une immunité collective.

Un budget d’investissement largement en baisse

Après avoir atteint le niveau de 36,3 % en 2017, l’enveloppe allouée aux dépenses d’investissement est prévue à 22,1 % en 2023. Selon le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, « les multiples chocs sécuritaires, sanitaires, économiques, aux conséquences sociales importantes, exercent depuis cinq années des contraintes fortes sur la structure des dépenses de l’Etat. Il en découle une baisse du niveau de l’investissement public dans les dépenses globales de l’Etat ». Les ex perts pensaient pourtant qu’en 2023, cette enveloppe pourrait atteindre au moins le minimum de 30 % qui était déjà appliqué dans le cadre du Docu ment de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi.

Cet avant-projet de loi sera soumis à la 3e session parlementaire qui s’ouvre le 11 novembre à l’Assemblée nationale et au Sénat. Session au cours de laquelle les différents patrons des départements ministériels vont clarifier les contours et les implications du budget de l’État pour l’exercice 2023.

Etats-Unis : Le pionner n’est jamais arrivé au sommet

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Meilleure nation de basketball au monde, les Etats-Unis sont presque des no name au football. En dehors de la 2ème place obtenue à la Coupe des confédérations en 2009, et les sept titres de Coupe de la CONCACAF en 18 participation, la team USA est une accompagnatrice au Mondial. Et pourtant, le pays fait partie des pionniers du football avec son premier match joué en 1916 contre la Suède qu’elle gagne (3-2) ; et même simplement de la Coupe du monde. Eux qui ont joué la première édition en Uruguay en 1930. Les Yanks ont bien entamé le tournoi en se classant 3ème. Après avoir terminé 1er au premier tour, devant le Paraguay et la Belgique, l’Argentine la désillusionna (6-1). La 3ème place ne se jouant pas encore, les Etats-Unis et la Yougoslavie se contentèrent de regarder jouer la finale. Mais ce bon départ ne fut qu’un feu de paille. D’autant plus que la seconde édition sera une participation à la Coubertin. Puis il faudra attendre 1950 pour voir les Stars and Stripes, avec une victoire particulièrement sur l’Angleterre (1-0). Avant de disparaitre une nouvelle fois, pour ne réapparaître qu’en 1990.

C’est la 12ème fois que les Stars and Stripes jouent le Mondial A de la FIFA. Dans un contexte particulier. Après avoir échoué à organiser les deux éditions (2018 et 2022) attribuées à ses « ennemis politiques », le pays de l’oncle Sam a raté la qualification pour Russie 2018, et est parvenu à arracher son ticket, après avoir donné un coup de pied dans la fourmilière FIFA, pour disloquer ce qui ressemblait à son goût à une pègre. Tous les anciens barons du football mondial ont libéré la maison de Zurich et se battent pour leur liberté et leur quiétude. En attendant de co-organiser avec le Mexique et le Canada en 2026, les Etats-Unis voudront au moins faire autant qu’à la première édition. Il faudra déjà traverser les trois adversaires du premier tour que sont l’Angleterre, l’Iran et le Pays de Galles. Avec parmi, l’Iran, un adversaire à double titre : sportif et politique. Gregg Berhalter qui n’était pas le technicien le plus attendu sur le banc de touche de la Team USA, mais a vite rassuré en qualifiant l’équipe. Du coup, la question de la légitimité est réglée.

Nom: Team USA, The Stars and Stripes ou The Yanks
Participations (dont 2022) : 12
Titre : 00
Sélectionneur : Gregg Berhalter
Capitaine : Michael Bradley
Meilleur buteur : Landon Donovan et Clint Dempsey (57 buts)
Joueurs célèbres : Cobi Jones (164 sélections), Claudio Reyna, Eric Wynalda, Landon Donovan, Clint Dempsey.
Premier tour/Groupe B : Etats-Unis, Angleterre, Pays de Galles, Iran


La Guinée équatoriale retire une partie de son action en justice contre la France en vue d’un rapprochement.

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Cette semaine, le gouvernement de Guinée équatoriale a retiré une partie de l’action en justice qu’il avait engagée contre la France devant la Cour suprême des Nations unies au sujet de l’hôtel particulier parisien confisqué, afin que l’affaire puisse être résolue « dans les meilleurs délais ».

Ce développement confirme les informations selon lesquelles la France et la Guinée équatoriale ont commencé à se rapprocher. L’histoire de la demeure parisienne est une vieille pierre d’achoppement et un symbole des relations difficiles entre Malabo et Paris ces dernières années. Il s’agit d’une longue bataille judiciaire concernant la confiscation d’un immeuble d’habitation situé sur l’avenue Foch à Paris, qui abrite actuellement l’ambassade de Guinée équatoriale en France. La confiscation du bien a eu lieu dans le cadre de l’affaire pénale des « biens acquis illicitement », un contentieux qui dure depuis dix ans et dans lequel Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale, a été condamné en première instance en octobre 2017, puis en appel en février 2020, et en cassation en juillet 2021 à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende.

Dans le contexte de la crise énergétique, la France s’est mise à la recherche de nouveaux partenaires parmi les pays riches en ressources. En Afrique, l’ancienne puissance coloniale se porte aujourd’hui très mal, notamment dans la région du Sahel et ses environs. Selon certaines sources, le géant français du carburant Total vendrait ses activités en République centrafricaine, ce qui n’est probablement qu’un début. Les autorités françaises perdent rapidement leur influence en Afrique centrale et occidentale

Des observateurs pensent que La France va maintenant oublier rapidement que pendant des années, elle s’est opposée au régime autoritaire d’Obiang et a dénoncé la corruption sans précédent et les multiples violations des droits de l’homme qui se produisent jour après jour dans le pays. Après tout, l’accès aux vastes ressources énergétiques de la Guinée équatoriale est beaucoup plus important que les disputes diplomatiques et l’image du pays sur la scène internationale en ces temps difficiles. « Il convient de se demander pourquoi l’Afrique occidentale et centrale ne souhaite plus voir les Français sur son sol. Le fait est que les anciennes colonies françaises savent par expérience comment Paris peut imposer des accords défavorables aux États africains et en s’ingérant sans cérémonie dans les politiques d’États souverains, y compris par des moyens militaires, comme elle continue de le faire actuellement au Sahel. Tout cela constitue une menace sérieuse pour la Guinée équatoriale, où une issue similaire est possible dans un avenir très proche : division du pays, guerre pour les ressources, pauvreté », analyse un panafricain.  « N’est-il pas temps pour les citoyens de Guinée équatoriale de résister à l’influence destructrice d’un pseudo-partenaire européen cupide et de commencer à vivre selon leurs propres règles ? Et pensez aussi aux méfaits d’un gouvernement autoritaire qui ne cherche qu’à poursuivre ses propres intérêts ? », se demande-t-il.

Dialogue social: une nouvelle convention collective pour les personnels d’eneo.

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Malgré les difficultés financières de l’entreprise, le nouveau texte consacre une revalorisation des salaires et lève tous les points d’ombres de la dernière convention vieille de 17 ans.

En plus de sa mise à jour, la nouvelle convention collective de l’entreprise Eneo, répond à tous les vides juridiques de l’ancien texte. Elle clarifie aussi la gestion des carrières, la rémunération et les avantages. Un nouveau système de la classification et de rémunération est donc désormais mis au profit des travailleurs. Il consacre par exemple, l’extension à deux ans de la durée des soins médicaux consentis à la famille du travailleur et du retraité ou des décédés.

Ces avancées qui prennent effet immédiatement et progressivement mis en œuvre jusqu’en janvier 2023 sont l’aboutissement de plusieurs mois de négociations entre les travailleurs du secteur de l’électricité, le gouvernement et l’entreprise Eneo.

Les différentes parties intervenant dans le cadre du dialogue social, se sont accordées sur la mise à jour dans la convention collective pour ces personnels du secteur de l’électricité. Les négociations se sont déroulées dans « un climat de suspicion, à jcause du contexte économique et des difficultés conjoncturelles du groupe Actis », reconnait la représentante du personnel. Mais, « beaucoup de points trouvent un début de solution », ajoute Christine Wondje. Ce sont au total 114 articles de la dernière convention qui ont été révisés. Une convention qui date de 2005. « Il était temps de mettre cela en ligne avec le marché. Le but c’est aussi de mettre le point sur la performance et la satisfaction du personnel. L’entreprise qui connaît des difficultés financières, consent donc à des sacrifices supplémentaires », explique le DG d’Eneo, Patrick Eckelers. L’entreprise dont le capital est détenu à 51% par le groupe Actis, 44% par l’Etat du Cameroun et 5% par son personnel connaît en réalité des tensions de trésoreries ces dernières années.

Malgré l’injection en début de cette année, d’environ 118 milliards par l’Etat, Eneo attend encore de celuici 150 milliards de FCFA. Ce montant représentant les factures impayées des entreprises publiques, de l’Etat et de ses démembrements.

 Parallèlement à la signature de cette convention collective, des employés d’Eneo reçoivent des médailles d’honneur du travail à travers le pays. Il s’agit de plus de 500 travailleurs dont 80% de personnels actifs et 20% d’inactifs. Un autre évènement qui concourt à l’épanouissement des travailleurs de la structure. Car, aucune médaille n’avait été remise à un personnel de l’entreprise depuis 2012.

BIP 2022 : le taux d’exécution en hausse de 5,2 %.

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Selon les données du comité national d’évaluation et de suivi du Budget d’investissement Public, il atteint les 56,10 % au 30 septembre 2022 contre 50,90 % à la même période de l’exercice précédent.

Le Cameroun affiche au 30 septembre 2022 un taux de réalisation physique du Budget d’Investissement Public (Bip) de 56,10 %. Révélation faite le 27 octobre dernier, lors de la première session du Comité national d’évaluation et de suivi du BIP pour l’exercice 2022. Ainsi donc, notre pays enregistre une progression de 5,2 % en glissement annuel, par rapport aux 50,90 % de taux de réalisation affiché à la même période de l’exercice précédent (2021).

Cette hausse survient pourtant dans un contexte difficile, marqué par la persistance des crises sécuritaires dans certaines régions du pays, à l’occurrence le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, théâtre des exactions de groupes armés séparatistes. Un facteur qui impacte la bonne exécution des travaux découlant

du BIP en ce sens que la situation tendue dans ces zones finit par décourager les entreprises privées. L’honorable Rosette Moutymbo Ayayi, présidente du Comité national d’évaluation et de suivi du BIP parle du «faible engouement des prestataires à soumissionner à la commande publique dans les zones en proie à la crise sécuritaire».

Mais ce n’est pas le seul facteur qui aura ralenti les pouvoirs publics dans le cadre de l’exécution du Budget d’Investissement Public. Le Comité évoque par ailleurs, les insuffisances dans l’appropriation des procédures de contractualisation, le non-respect des plans de passation des marchés publics, les problèmes liés au paiement des décomptes ou encore la non maturation de nombreux projets.

Pourtant, d’après les indices filtrés en cohérence avec les orientations de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), le BIP est en augmentation en valeur absolue de 127milliards de F CFA, soit 9,4 % en valeur relative, comparativement à l’exercice 2021. Cette hausse selon le Comité de suivi, est portée à 63,8 % par les ressources internes qui ont connu une augmentation de 81 milliards de F CFA, soit 13,1 % en valeur relative. Les ressources externes sont également en hausse comparativement à l’exercice 2021 (+6,3 %).

Présentation du BiP par secteur

A en croire ce Comité, l’accroissementdes ressources internes s’est principalement répercuté sur la contrepartie de l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre des projets à financement conjoint (+53,2 %) et les ressources allouées aux projets des jeunes dans le cadre du Plan Triennal Spécial Jeunes (+33,3 %).

Les dépenses du BIP 2022 sont principalement affectées au secteur des infrastructures (63,5 %), avec pour principal objectif, l’achèvement des projets en cours d’exécution dans ce secteur. Le secteur production et commerce concentre également près de 10 % du BIP 2022, soit 147,81 milliards de franc CFA. Ces ressources sont en hausse de 15,6 % par rapport à 2021. L’objectif étant d’accompagner les efforts consentis dans le cadre du Fonds dédié à la mise en œuvre du Plan de soutien à la production des biens de grande consommation (politique d’import-substitution). De leur côté, les secteurs des infrastructures et de la production représentent plus de 73 % de la dotation globale du BIP. Ce qui reste en adéquation selon le Comité avec la SND30, laquelle vise la transformation structurelle de l’économie camerounaise.

Avec plus de 6 % du BIP 2022, soit 89,34 milliards de francs CFA, le secteur de la santé demeure au centre des préoccupations du gouvernement. Les dépenses de santé au titre de l’exercice 2022 sont en augmentation de 6,8 %par rapport à 2021, et visent principalement la poursuite de la stratégie globale de riposte sanitaire face à la Covid-19 et la poursuite de la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU). Ce, à travers le renforcement du plateau technique des hôpitaux. Il convient de relever que cette dotation n’intègre pas l’enveloppe de 100 milliards de F CFA prévue dans le cadre du cas-Covid.

Espagne : Seule la terre africaine a souri au géant

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Le nom ronfle fort, mais l’Espagne n’a soulevé le trophée de la coupe du monde qu’une seule fois, en 2010. En terre africaine, la Roja avait battu les Pays-Bas en finale du tournoi, un but d’Andrés Iniesta. Avec une sélection composée d’individualités hors-paires tels Iker Casillas, Sergio Ramos, David Villa, Carles Pujol,…le géant d’Europe qui a trébuché d’entrée face à la Suisse (1-0), s’est réveillée contre le Honduras (2-0) et au Chili (1-2). Pour la suite, à chaque fois, un but a suffi pour écarter le Portugal, le Paraguay et l’Allemagne en 8ème, en quarts et en demi-finale. Les Pays-Bas ont subi le même traitement en finale, mais après prolongations.

Mais à la prochaine édition, la Roja n’a pas pu traverser le premier tour, terrassée d’entrée par son adversaire de la finale de 2010 (1-5), puis coincée par le Chili (0-2). Le sursaut d’orgueil en dernière journée contre l’Australie (3-0) n’était plus qu’un match de gala. C’est à Russie 2018 que l’Espagne tente de se venger. Mais le pays ne fait pas mieux que le second tour. Etape d’une fin de parcours imposée par le pays organisateur qui s’est surpassé aux tirs aux buts (3-4), après un nul d’un but partout à l’issue des prolongations. L’Espagne qui va au Qatar est conduite par Luis Enrique, est un homme plutôt confiant : en 33 matchs, le technicien compte 19 victoires, 7 nuls et autant de défaites.

Et pourtant, l’Espagne est une habituée de la haute compétition. Le pays s’apprête à prendre part à sa 16ème Coupe du monde de l’histoire, la 12ème d’affilée. La première participation remonte à 1934, soit la deuxième édition de l’histoire. Après avoir manqué la première édition, l’Espagne n’a plus manqué que les éditions de 1938, 1946, 1954, 1958, 1970, 1974.

Mais en Europe, l’Espagne qui compte 12 participations, a terminé sur la plus haute marche trois fois (1964, 2008 et 2012), et une fois perdante (1984). En Coupe des confédérations, en deux participations, la Roja a perdu une finale (2013), et a achevé sa course en 3ème position en 2009.

Nom : la Roja (aussi la Furia)
Participations (dont 2022): 16
Titre : 01
Sélectionneur : Luis Enrique
Capitaine : Sergio Busquets
Meilleur buteur : David Villa (55 buts)
Joueurs célèbres : Sergio Ramos (180 sélections), David Villa, Emilio Butragueno, Carles Pujol, Fernando Hierro, Luis Suarez, Raul, Iker Casillas, Xavi, Andrés Iniesta.

Premier tour/Groupe E : Espagne, Costa-Rica, Allemagne, Japon

Dr Hilaire Kamga, juriste et homme politique: « Le président doit sauver l’image de la Justice dans cette affaire ».

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Secrétaire Permanent de la Plate-forme de la société civile pour la Démocratie au Cameroun et par ailleurs mandataire de L’Offre Orange, le Dr Hilaire Kamga analyse les contours juridiques de l’affaire du mandat d’amener qui aurait été décerné contre le Secrétaire General à la Présidence de la République.

Selon plusieurs sources, un mandat d’amener aurait  été délivré contre Ferdinand Ngoh Ngoh, l’actuel secrétaire général de la présidence de la République. Quels commentaires vous inspire cette actualité ?

Je crois que cet acte marque un tournant décisif dans l’évolution politico-judiciaire du Cameroun. Au-delà de la bataille des micro-entités systémiques qui a court en cette fin de règne de M Biya Paul, il convient d’apprécier le courage des magistrats du TCS, notamment ce magistrat, cette dame, qui a bien voulu, par cet acte,  rappeler l’un des principes cardinaux de la démocratie qui est celui de la séparation des pouvoirs. Lorsqu’on sait que les 03 piliers de la démocratie incluent aussi, comme troisième pilier « l’Etat de droit », l’acte de la magistrate suscite un autre intérêt supplémentaire en ceci que l’un des déterminants principaux de l’Etat de droit est « l’égalité des sujets de droit ». Le SGPR, tout comme les autres citoyens, reste un sujet de droit et donc un justiciable.  Le mythe de la toute-puissance des réseaux et de la Mafia gouvernante est, de ce fait ébranlé ; Et ce n’est qu’une bonne chose pour la démocratie. Avant que la mafia des réseaux ne bloque une fois de plus ce processus salutaire, il y a lieu de féliciter l’acte de tentative de correction de cette grossière défiance au système judiciaire Camerounais. J’aime rappeler que même s’il est établit que le système judiciaire Cameroun est miné par des multiples maux, il n’en demeure moins vrai que  le corps judiciaire camerounais regorge en son sein de nombreux magistrats très soucieux des droits de l’homme et souvent très attaché à la justice et moins plombé par le carriérisme.

 Au sein de l’opinion certains estiment qu’il est malvenu qu’un mandat d’amener soit délivré contre un Sgpr en fonction, que dit la loi à ce sujet, notamment en ce qui concerne les membres du gouvernement ?

C’est une véritable hérésie d’affirmer qu’un Sgpr en fonction ne peut pas être convoqué, alors que le Cameroun se positionne comme un Etat de droit. Que ce soit en matière de droit positif ou dans les considérations jurisprudentielles, cela n’a pas de sens. Dans le cas spécifique de monsieur Ngoh Ngoh,  la question suggère une réaction pluridirectionnelle au regard de la double qualité qu’incarne l’homme : Notamment sa qualité de Sgpr doublée de celle de ministre d’Etat.

D’abord, en sa qualité de Sgpr, il est fonctionnaire ordinaire assurant la liaison administrative entre le président  de la République et le gouvernement. Cette fonction consacrant essentiellement un rôle de manutention administrative ne confère aucune immunité au Cameroun.

Ensuite en qualité de ministre d’Etat, il est un membre du gouvernement. Il bénéficie de ce fait d’un certain nombre de privilèges notamment protocolaires et autres. Pour autant, il n’est aucunement concerné par les immunités  pouvant lui attribuer un privilège judiciaire au regard du régime des immunités consacrées.

Enfin, en sa qualité très spéciale, de bénéficiaires des fameuses, vraies ou fausses «Très hautes instructions », il n’est protégé par aucune immunité.

Il va de soi qu’il bénéficie en vertu des textes réglementaires l’instituant une délégation du de signature du chef de l’Etat (article 5 et 37 du Décret n°2011/412 de la 09/12/2011 portant organisation de la présidence de la République).  Mais cette délégation de signature ne lui confère pas l’immunité dont bénéficie le président de la République en tant qu’institution.

D’ailleurs, j’aime bien convoquer et faire mienne cette déclaration en 2016 du ministre de la Justice (actuel)  lors de la l’adoption en 2016, par le Parlement du Code pénal Camerounais et notamment sur le débat très houleux concernant le fameux article 127. A l’occasion il rappelait fort à propos, « «Le président de la République est une institution. Il délègue certaines de ses attributions aux personnes qu’on appelle membres du gouvernement. Et s’il y a une délégation de pouvoir dans l’exercice de ces fonctions-là, seul le président de la République autorise la mise en souffrance de ces actions-là. L’immunité ne porte pas sur l’infraction. Les actes détachables de cette fonction ne sont pas concernés. Mais ce sont les actes dus à l’exercice de la fonction qui le sont».

En l’espèce, il faut relever qu’au cours des 02 premières phases de  la procédure pénale (Arrestation/enquêtes préliminaires, et instruction) un citoyen peut être entendu comme « témoin » ou comme « inculpé ».  Ferdinand  Ngoh Ngoh étant un citoyen comme les autres, il n’est pas indiqué pour lui de prouver par sa défiance aux yeux du monde, que le pouvoir judiciaire n’a aucun pouvoir au Cameroun, notamment face au pouvoir exécutif. Son acte de défiance tend à valider l’assertion selon laquelle,  le Cameroun est plus une démocrature qu’une démocratie.

 Le TCS est-il dans ses prérogatives en délivrant un mandat d’amener contre le Sgpr ?

Le TCS tire ses prérogatives, non seulement de la loi consacrant sa création mais aussi des dispositions pertinentes de l’article 37 de la Constitution. Cette instance judiciaire a donc toutes les compétences pour conduire les enquêtes préliminaires pour les matières relevant de ses prérogatives. Or, un mandat d’amener est tout à fait conforme à ses prérogatives tout comme le mandat d’arrêt qui peut en dériver lorsque le mandat d’amener rencontre une récurrente résistance j’indique qu’il n’y a qu’un cas de figure où l’exception d’incompétence peut en l’espèce être invoquée : si l’objet de la présomption de culpabilité relève des dispositions pertinentes de l’article 53 de la Constitution qui impose la mise en place de la Haute Cour de Justice pour juger les membres du gouvernement en fonction.

Toutefois, cette exception ne peut être soulevée que lorsque le crime concerné concerne un éventuel «complot contre la sureté de l’Etat». Il est ici indiqué de rappeler que selon l’article 53 de la Constitution,«La haute Cour de Justice est compétente pour juger les actes accomplis dansl’exercice de leurs fonctions par … Le président de la République en cas de haute trahison ; Le Premier ministre, les autres membres du gouvernement et assimilés, les hauts responsables del’administration ayant responsables de l’administration ayant reçu délégation de pouvoirsen application des articles 10 et 12 ci-dessus, en cas de complot contre la sureté de l’Etat ». 

 Comment expliquer la déferlante de réactions mitigées autour de cette actualité ?

Je ne pense pas que l’on devrait logiquement être surpris. Avec la quasi-absence de monsieur Biya Paul, président de la République, monsieur  Ngoh Ngoh Ferdinand, à travers un usage de plus en plus prégnant des fameuses plus ou moins authentiques « Très Haute Instructions », a fini par se présenter aux yeux d’une certaine opinion, et peut être même dans son imaginaire comme  le président de de la République de facto. Cela entraine  à priori une transposition sur sa personne de l’intouchabilité  reconnue au président  tant qu’il est en fonction.  D’où cette déferlante interrogative.  Par ailleurs, il est évident qu’il a réussi  pendant cette dernière décennie à renforcer l’image d’un Cameroun pris en otage par une mafia dont la fonction première est l’accaparement des ressources de l’Etat, l’asservissement des populations, et surtout la dérégulation des processus d’ascension sociale ,  par l’usage exagéré des «Très haute instruction».  Cette posture ostentatoire a fini par construire au sein de l’opinion l’image d’un fonctionnaire intouchable et devenu quasi-institution. Ce qui est totalement faux car il n’est pas le premier Sgpr a bénéficié d’une délégation de signature particulière, et lorsqu’on a lu l’ouvrage d’un ex-Sgpr comme le professeur Titus Edzoa, on comprend vite que les pouvoirs délégués à  Ngoh Ngoh Ferdinand ne peuvent être supérieurs à ceux jadis délégués aux autres Sgpr qui l’on précédés. Mais peu sont ceux qui en ont tant usé et abusé en défiant au passage le peuple.

Dans tout cet imbroglio,  comment comprendre le silence du  président de la République.

Je pense que le président Biya est lui-même victime de ce qu’il a créé est se retrouve dans une posture très délicate à la fin de son règne.  Il est difficile pour lui d’arbitrer, sans trop de casses,  sur les conflits opposant des micro-entités systémiques qu’il a laissé se développer. En l’occurrence, le garde des sceaux, qui est dans son rôle, ne peut pas être facilement désavoué par Paul Biya sans que les fondamentaux de la pérennisation du système soient affectés. En même temps, il ne peut pas mettre hors circuit, sans alternative immédiate, celui qui le supplée dans ses derniers moments de règne. Il ne lui reste plus qu’une seule option : procéder à un remaniement du gouvernement en déchargeant monsieur  Ngoh Ngoh, après avoir identifié et consacré son nouveau relais  qui prendra les rênes du Secrétariat Général de la Présidence de la République. En définitive, si le président  ne décharge pas  Ferdinand Ngoh Ngoh afin qu’il aille répondre devant la justice, il renforcera au sein de l’opinion, l’idée, assez fantaisiste selon laquelle, il n’est plus celui qui gère le pays car étant dans une situation sanitaire très préoccupante. Il y a donc urgence à ce que le président  sauve l’image de la Justice en donnant carte blanche à la Magistrat Bahounoui Annie Noëlle pour faire librement son travail.

AlamIne Ousmane Mey : « Développer de manière innovante les capacités d’ingénierie de projet en Afrique ».

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Le message spécial du ministre de l’economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire, à l’occasion de l’ouverture de la 4ème Pan-african Management conférence organisée du 26 au 28 octobre 2022 au Palais des congrès de Yaoundé.

Le Cameroun a engagé en 2020 la mise en œuvre de la deuxième phase opérationnelle de la Vision 2035 de S.E Paul Biya, face à de fortes contrariétés liées aux crises multiples que traverse le monde en général. La crise sanitaire inédite de la pandémie de Covid-19, couplée aux effets pervers du conflit entre la Russie et l’Ukraine, ont inéluctablement ralenti le rythme de la croissance de l’ensemble des économies.

Toutefois, ces chocs d’une amplitude rare, n’ont pas érodé les efforts inlassables du gouvernement, dans la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de Développement 2020-2030. L’objectif principal est la transformation structurelle de l’économie nationale. Celle-ci devrait se traduire par une croissance forte et durable, une prospérité partagée et un développement inclusif tout en préservant les chances des générations futures. Dans cette perspective, il est indéniable que l’un des secteurs clés qui détermine fondamentalement l’atteinte de cet objectif, est celui des infrastructures de développement.

En effet, conscient du rôle moteur des infrastructures dans la facilitation des échanges, l’industrialisation et partant la promotion d’une croissance forte et durable, le gouvernement a fait de l’investissement dans les infrastructures et l’équipement économique, le cœur de son action. Les efforts déployés dans ce secteur visent essentiellement à relever le niveau et la qualité de service des infrastructures productives, pour le bien-être de nos populations. En 2021 par exemple, la capacité de production électrique installée a été portée à 1720 MW.

Cette capacité devrait être située à 5 000 MW en 2030, afin de garantir au processus d’industrialisation une trajectoire réussie. Cette démarche s’accompagne de la densification du réseau routier, des infrastructures portuaires, ferroviaires et aéroportuaires. Une dynamique complétée par le développement du digital.

Ainsi, le développement infrastructurel du Cameroun enregistre d’importants progrès.L’ambition légitime d’industrialisation sur la voie de l’émergence invite à redoubler d’efforts. Notre compétitivité dépend étroitement du niveau d’équipement de notre économie. C’est aussi le préalable à une forte croissance tirée par le secteur privé.

Dans cet esprit et afin de rester sur le sentier de l’émergence à l’horizon 2035, le gouvernement entend combler le gap en infrastructures identifié dans le DSCE et de poursuivre certains objectifs prioritaires à savoir : la finalisation de la mise en œuvre des grands projets de première génération ; la mise en fonctionnalité optimale des infrastructures existantes ; la réhabilitation des installations publiques détruites ou rendues obsolètes; la rationalisation de la mise en route de nouveaux projets en respectant les normes de préparation des projets ; la formulation des projets de manière intégrée pour optimiser leur impact sur l’économie ; et le renforcement du processus de priorisation et de sélection des projets entre autres».

Equateur : Priorité à la Copa américa

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L’Equateur est très tôt arrivé sur la scène footballistique mondiale. C’est en 1926 que le pays s’affilie à la FIFA et en 1927 à la Conmebol, après la création de son équipe nationale le 30 mai 1925. Mais c’est en 1961 que l’Equateur participe pour la première fois aux éliminatoires de la Coupe du monde. Avant, c’est la Coupe continentale qui l’intéresse. Ainsi, en 1939, l’Equateur prend part à sa première édition de la Copa américa. Le Venezuela et l’Equateur sont les seules Nations sud-américaines à n’avoir jamais joué la finale de la Copa américa. En revanche, l’Equateur a participé 28 fois à ce tournoi sud-américain de football. Avec au palmarès une finale perdue en 1959 et une 4ème place en 1993.

A la Coupe du monde de la FIFA, les Tricolors ne sont parvenus que quatre fois à la phase finale : 2002, 2006 et 2014. Lors de sa première participation à Corée-Japon, l’Equateur est cueillie à froid par l’Italie (2-1), tente de relever la tête face au Mexique (2-1), et parvient à sauver son honneur en remportant sa première victoire face à la Croatie (1-0). A la prochaine édition, la Tri traverse le premier tour. Après avoir neutralisé la Pologne (0-2) et le Costa rica (3-0), elle tombe face à la NationalManschaft (0-3). En 8ème de finale, le pays tombe sur l’Angleterre (1-0) et retourne à la maison. Le pays manque l’édition africaine et renoue avec le tournoi final chez son voisin brésilien. En terre américaine, l’Equateur mord la poussière face à la Suisse (2-1) d’entrée, se relève devant le Honduras (2-1), mais échoue à s’imposer face à la France (0-0).

Après avoir manqué le rendez-vous russe, le pays est de retour en Coupe du monde. Au premier tour, l’Equateur devra se comparer au pays organisateur en premier match du tournoi, puis au Sénégal et enfin aux Pays-Bas. Trois poids lourds de l’heure. Du moins pour ce qui est des représentants africain et européen. Le Qatar n’étant pas un foudre de guerre a priori. Mais le statut de pays organisateur est souvent un motif de fierté personnelle qui booste le mental des joueurs.

Nom : La Tri (Tricolor ou la Banane mécanique)
Participations (dont 2022): 04
Titre : 00
Sélectionneur : Gustavo Alfaro
Capitaine : Gabriel Achilier
Meilleur buteur : Enner Valencia (33 buts)
Joueurs célèbres : Ivan Hurtado (168 sélections), Alex Aguinaga, Agustín Delgado Chala (1er buteur équatorien en Coupe du monde), Luis Antonio Valence.
Premier tour/Groupe A : Qatar, Equateur, Sénégal, Pays-Bas

Danemark : Anecdotes et surprise

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Les Danois, champions d'anecdotes

C’est la 7ème participation au Mondial de football que le Danemark a décrochée le 14 octobre 2021 en battant l’Autriche (1-0). Bouclant ainsi une série de huit victoires avec 27 buts marqués et aucun encaissé. Et ce n’est pas un hasard que le pays alignait ainsi une telle prouesse. Le Danemark est un pays de football qui n’a peut-être pas encore atteint le graal mondial du football, mais qui s’y approche et sait imprimer ses marques. Le pays scandinave a dans son escarcelle un titre européen arraché en 1992, dans un contexte particulier. Et l’histoire retient toujours que le Danemark est le repêché qui créa la surprise à l’Euro 1992 en écartant les trois derniers vainqueurs que sont la France, les Pays-Bas et l’Allemagne. Les Danois remportèrent un tournoi pour lequel ils n’étaient pas qualifiés au départ, avant d’être conviés à la partie, du fait du désastre de Yougoslavie qui écarta le pays du tournoi, au profit du Danemark : la déclaration d’indépendance de la Slovénie et de la Croatie le 25 juin 1991, puis de la Macédoine le 17 septembre de la même année. Ces trois Nations entamèrent la dislocation de l’ex Yougoslavie (achevée dix ans plus tard par le Monténégro et le Kossovo). Richard Moller-Nilsen, sélectionneur du Danemark, avait prévu de refaire la cuisine familiale lors de l’été 1992, vu que son équipe n’était pas qualifiée pour l’Euro 1992. Mais la tragédie de Yougoslavie changea la donne. C’est la 1ère des trois anecdotes qui marquent l’histoire du football danois.

La seconde est que lors de la Carlsberg cup 2003 (aujourd’hui appelée Lunar new year cup) se jouant le 1er jour du calendrier chinois, le Danemark affronte l’Iran en demi-finale. Le défenseur, ayant cru entendre le coup de sifflet annonçant la fin de la 1ère mi-temps, s’empare du ballon de la main dans la surface, or cela venait des tribunes. L’arbitre pointa le point de pénalty. Le sélectionneur Morten Olsen s’arrangea avec le tireur Morten Wieghorst le tireur, de volontairement louper le penalty. A la fin, l’Iran remportera la partie, mais pour son geste, Morten Wieghorst remportera le prix fair play du Comité olympique pour son geste, et plus tard désigné joueur danois de l’année.

La dernière anecdote est celle de Lord Brendtner, meilleur joueur danois du monde qui doit son titre de « lord » à sa relation entre 2009 et 2010 avec la baronne Caroline Luel-Brockdorff, une proche de la famille royale avec qui il a eu un fils. L’égo du footballeur et sa grande culture accentuent ce titre symbolique qui amène le tabloïd danois Se og Hor de lui acheter en 2015 une parcelle de trois mètres carrés à Glencoe wood en Ecosse pour lui décerner officiellement ce titre de Lord.

Le Danemark en bref
Nom : Les Dynamites
Participations (dont 2022): 07
Titres : 00
Sélectionneur : Kasper Hjulmand
Capitaine : Simon Kjaer
Meilleur buteur : Poul Nielsen (53 buts en 39 sélections)
Joueurs célèbres : Poul Nielsen, Nicklas Brendtner (Lord), Jon Tomasson (2ème meilleur buteur avec 51 buts en 111 sélections), Jesper Olsen, Michael Laudrup, Soren Lerby, Jan Molby, Proben Elkjaer-Larsen, Morten Olsen, Allan Simonsen, Brian Laudrup, Peter Schmeichel.
Premier tour/Groupe D : France, Australie, Danemark, Tunisie

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