dimanche, juin 14, 2026
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Cemac : le Gabon leader la transformation du bois

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Selon la Banque centrale, le Gabon a su profiter de l’industrialisation de sa filière bois en interdisant les exportations de grumes en 2010.

Le rapport de la BEAC sur l’Indice composite des cours des produits de base (ICPPB) au 2ème trimestre 2022, indique que le Gabon transforme 69% de son bois, dont seulement 31 % de la production est expédiée vers le marché international. Le géant du bois, surclasse le Cameroun qui transforme quant à lui 36% de sa production pour 64% d’exportations.

Selon le ministère de l’Économie, l’activité des industries gabonaises du bois a crû de 5,3 % au terme du 2nd trimestre 2022. En effet, l’activité des industries a bondi de 15,2 % au 2nd trimestre 2022, grâce à l’entrée en production de nouvelles unités et l’amélioration du rendement d’autres construites un peu plus tôt. « Une nouvelle fois, cette bonne orientation de la production est corrélée à la consolidation du tissu industriel, mais aussi à la montée en puissance des unités installées récemment. De même, le bon approvisionnement en grumes a permis d’atteindre cette performance », indique l’Agence Ecofin.

Politiques Publiques : Mise en œuvre de la SnD30 : le secteur de la santé au scanner.

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Le secteur de la santé a été examiné le 3 novembre 2022 à Yaoundé, au cours d’une rencontre présidée par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) Alamine Ousmane Mey.

Le ministre de l’Econo mie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a présidé le 3 novembre 2022, la septième Revue de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020- 2030 (SND30) dans le secteur de la santé. L’objectif général de cette rencontre qui a connu la participation de plusieurs autres membres du gouvernement tels le ministre des Finances Louis Paul Motaze et celui de la Santé publique Dr. Manaouda Malachie, était de faire un diagnostic profond de l’état de mise en œuvre des orientations de la SND30 dans le secteur de la santé. Ainsi, il s’est agi pour les participants d’examiner les progrès réalisés et relever les obstacles rencontrés en vue d’apporter des mesures correctives visant l’amélioration des interventions dans ce secteur névralgique.

En termes de performances, relèvent les services de communication du Minepat, Alamine Ousmane Mey a souligné quelques bons points. Notamment la densification de la carte sanitaire du Cameroun et le relèvement remarquable des plateaux techniques entre autres. Des résultats que le ministre de l’Economie met à l’actif de l’amélioration de la gouvernance du système de santé. « Le Minepat a cependant souligné que la pandémie de Covid-19 a révélé certaines pathologies de notre système de santé. C’est pourquoi selon lui, il est question d’identifier les accélérateurs pour l’accès à une santé de qualité pour tous les citoyens, afin d’at teindre in fine, l’objectif d’émergence légitimement voulu par les populations », apprend-on encore.

La tenue de la septième Revue de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020- 2030 (SND30) dans le secteur de la santé a donc été l’occasion de rappeler les actions à mettre en œuvre en urgence et en priorité. Celles-ci tournent principalement autour de : l’amélioration et l’efficacité du système de santé en mettant à profit la décentralisation ; l’accélération du processus de mise en place de la couver ture santé universelle ; la promotion du développement d’une industrie pharmaceutique locale et le renforce ment de l’accessibilité géographique aux soins de santé. Il sera également question de renforcer l’allocation des ressources financières pour la réalisation des missions prioritaires dans ce secteur. « Face aux chocs exogènes futurs probables, au regard des vulnérabilités, notre bouclier essentiel sera la résilience de notre système de santé, capable de prendre en charge avec satisfaction, même les plus vulnérables », a laissé entendre Alamine Ousmane Mey. Et d’insister sur le fait que la santé est un capital essentiel pour l’ensemble des piliers de la SND30. Ainsi, dira-t-il, il est indispensable pour notre pays et le secteur industriel, de disposer des ressources humaines de qualité, en quantité et surtout bien portantes. D’où la nécessité de mettre en place des politiques de santé, d’éducation et de protection sociale permettant le développement d’un capital humain sain et productif au regard de l’intense compétition internationale.

Budget 2023 : les mesures de soutien au « Made in Cameroon ».

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Le gouvernement prévoit de surtaxer certaines marchandises dès l’année 2023, dans l’optique de limiter les importations de biens pouvant être produits localement.

Mettre de la levure pour ne pas faire retomber la « pâte » du Made in Cameroon. Alors que l’industrie camerounaise souffre des effets de la crise inflationniste actuelle comme celles d’autres pays du monde, le gouvernement a prévu pour l’exercice 2023 un cocktail de mesures visant à soutenir à court, moyen et long termes la production et la consommation locales. L’objectif de cette stratégie détaillée le 27 octobre dernier en conseil de cabinet par le ministre des Finances tient en une phrase : « amener les Camerounaises à produire davantage ce qu’ils consomment et consommer davantage ce qu’ils produisent ».

Décourager les importations

A ce titre, le gouvernement a inscrit dans le projet de loi de finances de l’exercice 2023, un ensemble de me sures visant à surtaxer les importations de certains biens et marchandises pouvant être produits localement. Ces me sures ont été présentées par le ministre des Finances Louis Paul Motaze, lors du Conseil de cabinet du 27 octobre 2022. Si le document qui sera soumis au Parlement à la session de ce mois de no

de 12,5 % pour les importations de viandes et abats comestibles d’ani maux, des espèces bovine, caprine, ovine et de volailles, et aussi du beurre de cacao. De même, le gouvernement a entrepris de porter le droit d’accises à un taux général de 25% pour les importations de meubles et ouvrages en bois, cure-dents, fleurs naturelles et artificielles. Logique ; puisqu’au premier trimestre 2020, le Cameroun a dé pensé 190,6 milliards de francs CFA pour importer plus d’1 million de tonnes de biens de ce type parmi lesquels les meubles en bois (plus de 2.000 tonnes) qui ont représenté 1,4 milliard de F CFA, contre 7,8 milliards de F CFA pour le papier et les cartons, etc.

Appuis financiers

Sous un tout autre angle, la politique gouvernementale en matière de pro motion du Made in Cameroon consiste à appuyer financièrement les petits producteurs. Un dispositif qui permet justement de protéger les acteurs œuvrant dans des secteurs dits stratégiques de l’économie camerounaise. C’est dans ce cadre que l’Etat a décroché en juillet 2022, un financement d’urgence d’un montant de 42 milliards de F CFA auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD). L’ensemble de cet appui financier est destiné aux agriculteurs. Autre appui, autres fonds. Le gouvernement va bientôt mettre une ligne de financement de 4 milliards de francs CFA en faveur des Petites et Moyennes Entreprises Agricoles et Agroalimentaires (Pmeaa). Ces fonds sont destinés au financement de l’industrialisation des produits agricoles et agroalimentaires locaux. Des appuis de ce genre, il y en a plein. Et ils portent progressivement des fruits. A ce jour, l’on dénombre une trentaine de magasins labélisés « Made in Cameroon » dans plusieurs villes du pays. Les produits locaux se vendent dans les grandes surfaces. Épices, fruits et légumes séchés, huiles végétales, pois sons d’eau douce, savon, jus de fruits… garnissent les rayons. Ce qui fait dire à de nombreux chefs d’entreprises et autres producteurs, que « le Made in Cameroon a un bel avenir devant lui ».

BVMAC : l’emprunt obligataire 2022 – 2029 du Cameroun stagne.

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Après une entrée timide en septembre, l’obligation « ECMR 6,25% NET 2022-2029 » du Cameroun n’a enregistré aucune transaction au 31 octobre 2022.

L’emprunt obligataire « ECMR 6,25 % NET 2022- 2029 » du Cameroun n’a connu aucun mouvement sur le marché de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), à la fin du mois d’octobre 2022. Selon le Bulletin officiel de la Cote de la Bourse (BOC) publié le 31 octobre par la Bvmac, aucune transaction n’a été enregistrée malgré le fait que 4 661 titres soient offerts à la vente. Notre pays n’est cependant pas le seul dans ce cas ; la situation est plutôt générale dans le compartiment obligataire où « aucune transaction n’a été enregistrée, bien que 981 519 titres soient offerts à la vente », indique le BOC de la Bvmac.

De l’avis de certains spécialiste, la stagnation de l’emprunt obligataire « ECMR 6,25 % NET 2022-2029 » du Cameroun sur le marché de la Bvmac était plus ou moins prévisible, au regard de son entrée en bourse timide. L’obligation du pays a en effet coté 100 % soit 10 000 F CFA. Seulement, l’engouement autour de la toute première cotation de l’emprunt obligataire 2022- 2029 de l’Etat du Cameroun est resté circonspect. Résultat des courses : seulement deux transactions enregistrées et 490 titres échangés, pour une valeur globale d’un peu plus de 5 millions de F CFA.

En dépit de ces résultats, la Bvmac se satisfait de l’arrivée de ce nouveau titre sur sa cote, tout comme celui de la banque équato-guinéenne Bange Bank (206 220 FCFA pour l’action) qui a enregistré 10 transactions sur son actif pour un total de 884 titres échangés d’une valeur totale de 33,7 millions de F CFA. Ces deux actifs ont permis à la capitalisation boursière de progresser, respectivement de 21 % (à 49,6 milliards de FCFA) pour ce qui est du flottant (valeur financière to tale des titres de la société cotée disponibles pour être achetés ou cédés en bourse, Ndlr.) sur le compartiment des actions, et de 30,8 % (à 997,1 milliards de FCFA) sur le compartiment des obligations en fin septembre 2022.

Marché monétaire : le Cameroun doit éponger la dette de 10 milliards de Fcfa arrivée à échéance.

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Selon le tableau de bord hebdomadaire des opérations du marché des valeurs du trésor de la Cemac, publié par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), la dette du Cameroun arrive à échéance ce 4 novembre 2022.

Il s’agit pour le gouvernement de solder l’emprunt de 10 milliards de Fcfa qui date d’un an. Une somme émise sous forme de bons du Trésor assimilables par le Trésor public camerounais.

Il faut préciser que le Cameroun est un bon payeur et réussit toujours à honorer à ses engagements en termes de dette. Le respect des échéances de paiement est pour le gouvernement une habitude. En effet, le trésor public camerounais s’assure toujours du remboursement des emprunts qu’il réalise sur ce marché.

Rappelons que la Beac Chaque 15 du mois, prélève un montant du compte unique du Trésor qu’elle reverse dans le compte d’amortissement. A chaque échéance de remboursement, elle débite le compte d’amortissement pour créditer le ou les comptes des investisseurs ayant souscrits à cet emprunt.

Sangmélima : Une femme brutalement assassine dans un auberge.

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Selon nos confrères de la ville en question, le weekend dernier, la prénommée Suzy, détentrice d’un bar dans le département du Dja-et-Lobo, région du Sud, a été assassiné par son compagnon de nuit.

Des sources avérées rapportent, que « la dame a été aperçue avec un étranger d’une trentaine d’années, de passage dans la ville de Sangmélima ». Selon la même source, après avoir fait la cour à la jeune Suzy, le jeune homme a réservé une chambre dans un motel de la ville pour y passer le weekend.

Selon la réceptionniste, « après avoir réquisitionné le local, le couple d’une nuit s’est rendu dans un snack-bar « (Copo Cabana). De retour de cette escapade où il été aperçus avec l’une des copines de Suzy, ils ont passé la nuit dans leur chambre d’auberge ». Par ailleurs, elle précise que « la nuit des deux tourtereaux a été très agitée, portant atteinte à la tranquillité des autres occupants de l’auberge. Lendemain matin, ils ont été aperçus au bistrot de la jeune dame, avant de retourner à l’auberge.

Le scénario

D’après les témoignages du personnel de l’auberge, « quelque temps après le bistrot, l’homme annonce curieusement à la réceptionniste, qu’ils sont là pour un temps assez court. Il sort quelques minutes après, et demande à la réceptionniste d’aller lui acheter une bouteille d’eau et de l’eau minérale. Comme pour mieux préparer son coup. De suite, il laisse abondamment couler les robinets de la chambre, ferme la porte, et annonce à la réceptionniste, qu’il s’en va vendre sa marchandise ». Les robinets qui coulent sans cesse dans la chambre, laissent des soupçons. « La réceptionniste s’engage à aller vérifier ce qui ne va pas. Ainsi, elle toque à la porte, et appelle au secours. La porte est défoncée. Et le corps de Suzy est découvert, baignant dans une mare de sang, à genoux, les mains ligotées, les chaussettes à la gorge. Grace aux vidéos des caméras de surveillance du Copo Cabana le présumé assassin a été identifié et aurait été appréhendé du côté de Mvomeka’a, par les forces de sécurité.

Finance : La SL Financial annonce l’ouverture d’une filiale au Cameroun .

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Selon les responsables de cette entreprise créée aux Etats unis, une fois au Cameroun, sa succursale va évaluer les risques, les coûts et la rentabilité des compagnies d’assurance et organismes de microfinance afin de développer les produits de micro-assurance et micro-pension.

La SL Financial annonce l’ouverture dans les prochains jours, d’une succursale au Cameroun. L’information a été rendue publique dans un communiqué publié la semaine dernière par l’entreprise SL Financial.

Selon Achille Sime, directeur général de la SL Financial, cette entreprise va exercer dans le secteur de l’actuariat, une branche peu connue de l’assurance. SL Financial, Inc. entend donc « révolutionner l’actuariat par la revue des prévisions techniques et de tarification, l’analyse d’adéquation du capital, la gestion globale des risques, la revue et l’optimisation du programme de réassurance, la tarification en assurance et réassurance, l’assurance alternative, etc. ». La filiale américaine se donne pour mission d’évaluer les risques, les coûts et la rentabilité des compagnies d’assurance et organismes de micro finance afin de développer les produits de micro-assurance et micro pension. Elle envisage aussi de s’intéresser au domaine de la couverture santé universelle en cours d’implémentation au Cameroun.

Le directeur général de l’entreprise croit que le secteur des assurances au Cameroun est marqué par le manque de rigueur, d’éthique et d’intégrité. Ce qui donne parfois lieux à des « graves dérives sanctionnables par la réglementation Cima ». «Notre stratégie face à la concurrence afin de conquérir des parts de marché est claire. Il s’agit de promouvoir l’excellence, continuer à faire bâtir notre réputation comme un partenaire fiable du développement stratégique du pays et de l’Afrique », affirme M. Sime.

Sur le marché, SL Financial trouve des concurrents déjà implantés tels que la multinationale Activa ou encore le cabinet conseil camerounais IAC of Cameroon-Africa. Selon ledit cabinet, environ 80% des actuaires œuvrent dans l’assurance-vie, contre 20 % dans l’assurance incendies, accidents, risques divers (IARD).Basée aux États Unis depuis 2016, SL Financial, Inc. s’est lancé dans le marché de l’actuariat au Nigeria en 2021.

Son chiffre d’affaires cumulé (États-Unis, Nigeria et Cameroun) estimé à environ 500 000 dollars (332,7 millions de FCFA) annuellement.

Harmoniser les institutions de pêche en Afrique : qui fait quoi dans nos eaux ?

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Dans le seul domaine de la pêche et de l’aquaculture, plus de quarante institutions se chevauchent sur le continent africain, avec des intentions généralement louables, mais une efficacité problématique. Leur ancrage et leur rationalisation étaient au centre de quatre jours de cogitation, fin octobre à Rabat, à l’occasion de la cinquième assemblée générale de APRIFAAS (acronyme anglais de la ‘’Plateforme africaine pour les institutions régionales de pêche, aquaculture et systèmes aquatiques’’). Travaux abrités par la Conférence ministérielle pour la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’océan Atlantique (COMHAFAT), qui assure depuis avril 2022 la présidence de la plateforme.

Les cinq commissions économiques régionales (CER) du continent africain auraient pu disposer chacune en son sein d’un organe unique en charge des questions de pêche. La réalité est toute autre : deux organes en Afrique de l’Ouest, pareil en Afrique Centrale et au Nord, trois à l’Est, idem dans la partie australe. S’y ajoutent des dizaines d’institutions spécialisées par zones, visions et centres d’intérêt. Très souvent, ils ont tous besoin des mêmes États ou bailleurs de fonds, dont l’embarras grandit sans cesse. C’est dans un souci d’harmoniser leurs pro grammes, de rationaliser leur fonctionnement et d’optimiser les ressources, que l’Union africaine, à travers le Bureau interafricain des ressources animales (UA-BIRA) a initié la plateforme APRIFAAS en 2015.

Une étude de terrain pour un état des lieux exhaustif a été confiée cette année à l’institut national de recherches sur les ressources halieutiques d’Ouganda (NaFIRRI), en vue de « proposer des stratégies appropriées pour la cohérence interrégionale, et un meilleur ancrage entre les CER et les divers organismes de pêche et d’aquaculture sur le continent ». Le tableau dressé par le chef de l’équipe, Winnie Nkalubo, en dit long sur les réformes à mener au plan institutionnel, juridique, diplomatique, financier, fonctionnel : rivalités entre institutions, querelles de leadership entre régions, conflits interétatiques, gouvernance approximative, pressions des partenaires. Le rapport recommande, entre autres, la « nécessité d’un code harmonisé de procédures, et d’un mémorandum d’entente entre les divers intervenants ».

Synergie des actions

La bourrasque inattendue du Covid 19 a davantage révélé la grande dépendance et la grave fragilité de nombreuses institutions, et mis en lumière « l’obligation d’une synergie des actions, pour éviter la grande menace du déclin », comme l’a rap pelé avec force Cheikh Tidjane, délégué du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, agence d’exécution de l’UA). La ra réfaction des ressources en appelle à une prise de conscience accrue des décideurs, et à une collaboration to tale des acteurs, afin d’atteindre les objectifs qui leur sont communs dans les ambitions affichées : gestion durable des ressources halieutiques, amélioration des conditions de vie des populations de la côte et de l’intérieur, accroissement des ressources des États, protection de l’environnement, lutte contre la pêche dite INN (Illégale, Non déclarée, Non réglementée).

Initiatives encourageantes

Des frémissements encourageants se dessinent déjà dans quelques régions, si l’on se réfère au tableau peint par le consultant Georges Mba-Asséko, et complété par d’autres intervenants. Fusion envisagée des organismes en Afrique centrale, spécialisations en vue en Afrique de l’ouest, mutualisation des ressources humaines et matérielles en Afrique de l’Est, recentrage des priorités sur l’humain et l’environnement en Afrique australe et océan Indien, réorganisation dans les Grands lacs, redéfinition des mandats en Afrique du Nord…

Au bout du compte, toutes ces expériences éparses de restructuration doivent être partagées, pour une duplication des réussites et la fin des chevauchements. La communication devra jouer un rôle crucial dans ce processus ; il est envisagé un site web dynamique et une newsletter multilingue. Rendez-vous pour l’évaluation en octobre 2023, où la COMHAFAT s’engage à accueillir de nouveau au Maroc l’AG de l’APRIFAAS.

Quelques suggestions de Rabat…

• Consolider la durabilité de la plateforme APRIFAAS par son inscription dans une ligne du budget de la Commission de l’Union africaine.

• Renforcer les capacités des personnels dédiés au secteur halieutique dans les communautés économiques régionales (CER). • Mobiliser un plaidoyer de haut niveau, pour que les CER et les organismes régionaux de pêche (ORP) comprennent leur intérêt mutuel à procéder à leur ancrage.

• Établir des consensus d’ancrage, pour les CER qui recoupent plusieurs ORP, ainsi que pour les ORP dont les activités chevauchent plusieurs CER.

• Accorder une place importante à la communication (interne, publique, et interinstitutionnelle).

• Attirer et intéresser le secteur privé ainsi que les institutions financières (nationales, régionales, continentales, mondiales).

Justice: Parfait Siki déféré à Kondengui

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Parfait Nicolas Siki est désormais pensionnaire de la prison de Yaoundé-Kondengui. Le juge d’instruction a signé nuitamment un mandat de dépôt de six mois renouvelable contre l’ancien secrétaire général par intérim de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) ce 2 novembre 2022. Après sept jours de garde-à-vue à la Police judiciaire. Sept jours pendant lesquels l’homme a campé sur sa position, niant les faits qui lui sont reprochés.

Samuel Eto’o, le président de la Fecafoot accuse Parfait Siki de  »détention de documents de la Fecafoot avec l’intention de les falsifier  ». Il s’agit, selon des proches de l’ancien patron de l’administration de la Fecafoot, du procès-verbal de l’assemblée générale élective du 11 décembre 2021 qui a consacré l’élection de l’ancien capitaine des Lions indomptables. Document qui, d’après des sources proches du dossier, ne fait pas mention de l’élection des vice-présidents comme le prévoient les textes de la Fecafoot. On apprend que celui qui était rapporteur de la commission électorale, a refusé d’introduire dans ledit PV cette étape qui n’a pas eu lieu après l’élection de la tête de liste.

Désormais, l’homme qui a démissionné le 8 février 2022, deux mois après l’élection de Samuel Eto’o, séjourne à la prison principale de Yaoundé. Le temps d’une sortie de crise à l’amiable ou d’un procès. La mobilisation pour que l’homme comparaisse libre n’ont donc pas eu une suite favorable.

Cemac : pourquoi les banques boudent les reprises de liquidité de la Beac.

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Les établissements de crédit estiment que les offres de rendement de la banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) ne sont pas intéressantes.

Les banques commerciales ne veulent plus souscrire aux opérations de reprise de liquidité de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). C’est la banque centrale elle-même qui l’a annoncé mardi 25 octobre dernier. Selon la Beac, l’opération de reprise de liquidité d’un montant de 50 milliards de francs CFA lancée auprès des banques de la région a été déclarée infructueuse. Il s’agit de la troisième fois en quelques semaines que les banques commerciales sont réticentes à cette opération de placements hebdomadaires rémunérés à 0,75% sur 28 jours.

Selon les acteurs du secteur bancaire, cette réticence est liée au contexte actuel marqué par de nouvelles mesures de la politique bancaire de la Beac. Depuis le début de l’année, la Beac a décidé de revoir sa politique monétaire afin de réduire la circulation de la liquidité dans la région. En rendant plus coûteux le re financement des banques commerciales auprès de ses guichets, la BEAC espérait contenir la création monétaire en renchérissant indirectement le loyer de l’argent et lutter contre l’inflation. En septembre, la Beac avait revu pour la 3e fois au cours de la même année, deux de ses principaux taux directeurs. Le TIAO, son principal taux de refinancement est passé de 4% à 4,5% et son taux de la facilité de prêt marginal est passé de 6,25% à 6,75%. Une hausse des taux directeurs à laquelle il faut ajouter la réduction de son volume d’injection de ressources, dont dépendent pourtant plusieurs banques de la région. De 250 milliards en décembre 2021, il se situe désormais à 60 milliards de F CFA soit une diminution de 76%. Au cours de la dernière injection de la Beac tenue le 25 septembre dernier, les banques ont exprimé un besoin de 211 milliards, large ment supérieure à l’offre proposée.

Pour éviter la disette de trésorerie, les banques se tournent vers le marché inter bancaire où l’échange de capitaux se fait à des taux plus intéressants. « Les banques sur liquides comme la nôtre préfèrent prêter sur ce marché car les offres de rendement y sont plus intéressantes que celles de la Beac. C’est une question de logique », renseigne le responsable de trésorerie d’une banque en activité au Cameroun. Sur le marché interbancaire, le Taux interbancaire Moyen Pondéré (TIMP) est actuellement de 5,47%. Évalué à 290 milliards en avril 2022, l’encours moyen mensuel des transactions interbancaires s’est établi à 393,1 milliards à fin août 2022 selon les derniers chiffres de la Beac.

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