Secteur de l’électricité : Comment l’Agence de régulation entend taxer les entreprises industrielles et les grands commerces

Selon Jean Pascal Nkou, directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), le tarif pratiqué jusqu’ici était en deçà du coût supporté par ledit secteur pour produire, transporter et distribuer cette énergie.

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Le 12 décembre 2022, Jean Pascal Nkou, directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), a signé une décision qui fixe les tarifs de vente hors taxes d’électricité des clients de la moyenne tension et les seuils minima de négociation des tarifs pour les clients dit « grands compteurs », applicable par la société Eneo pour la période 2023-2025. Une décision qui est à l’origine de plusieurs grincements de dents et incompréhensions.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Cameroon Business Today de ce mercredi 11 janvier 2013, Jean Pascal Nkou explique que cette décision concerne uniquement les clients « moyenne tension » (MT), donc les entreprises essentiellement. Les ménages qui sont en général des clients « basse tension » (BT) ne sont pas concernés par cette décision.

A en croire le responsable de l’ARSEL, depuis 2012, les tarifs du secteur de l’électricité ont été gelés. Entretemps explique-t-il, ce secteur qui utilise également des intrants (transformateurs, compteurs, câbles électriques et combustibles) a enregistré une hausse desdits intrants, donc une hausse de ses charges.

« Les prix étant restés figés, nous avons enregistré au cours de cette période, un déséquilibre financier entre les ressources générées par le secteur et les dépenses qui doivent être supportées par ce secteur ; S’il y a eu un ajustement, nous avons évité qu’il soit complet. Nous l’avons fait de manière partielle de façon à ce qu’on puisse, au cours d’une période de cinq ans, lisser et atteindre le coût du service en 2026. Si ces hausses sont pratiquées, qu’on aura un tarif qui correspond effectivement au coût du service supporté par les opérateurs du secteur de l’électricité » explique le responsable.

Cas des universités et la CAMWATER

Le DG de l’ARSEL précise également dans son interview qu’il n’était pas question pour le gouvernement d’appliquer un tel ajustement sans tenir compte de certains clients MT, qualifiés par l’ARSEL de « sensibles » où le volet social est assez important.

Il s’agit de tous les clients MT qui sont dans le secteur de l’éducation notamment les universités, dans le secteur de la santé, en particulier les hôpitaux ou alors des entreprises à l’instar de la Cameroon Water Utilities Corporation  (CAMWATER), une est une société à capital public camerounaise chargée du service public de l’eau et de l’assainissement.

Pour les petits clients MT (0,04 ; 0,05 mégawatts), l’ARSEL a évité qu’ils aient encore à supporter la composante fixe, c’est-à-dire la tarification sur la puissance souscrite. Pour cette catégorie de clients, la tarification sera essentiellement sur les énergies consommées.

Ces petits clients MT vont payer un kilowattheure à 95 FCFA, inférieur au kilowattheure payé par les clients BT de la tranche supérieure, facturés actuellement à 99 FCFA.

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