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Assassinat de Martinez Zogo : « Embouteillage » autour de l’affaire

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Martinez Zogo dans Embouteillage

Ce sont des poids plumes que l’on a vu lors des premières auditions au sujet de l’assassinat de Martinez Zogo. D’abord les chefs traditionnels de la Lékié qui ont menacé le président de la République de lui abandonner le corps de leur fils pour être inhumé au caveau de la famille présidentielle à Mvomeka’a ; puis Xavier Messe, le journaliste qui a confié sur les antennes de Radio Balafon qu’il était informé « minute by minute» de l’évolution de cette affaire depuis l’enlèvement du présentateur d’Embouteillage sur Amplitude Fm. Alors que l’opinion s’inquiétait du silence du procureur de la République et surtout des premières cibles des auditions, Paul Biya a ordonné une enquête mixte police-gendarmerie, avec aux premiers rôles les pandores. Et quelques jours après, un communiqué du Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) annonçait de premières arrestations. Sans livrer les noms des suspects. Se contentant d’indiquer qu’il s’agit de personnes fortement suspectées d’avoir joué un rôle dans cette affaire qui a abouti à la mort par torture d’Arsène Salomon Mbani Zogo. Même si les noms de Justin Danwé (colonel en service à la DGRE), Maxime Eko Eko (patron de la DGRE) et Jean Pierre Amougou Bélinga (président directeur général du groupe de presse L’Anecdote) vont être cités, sans preuves. D’ailleurs des sources laisseront croire que Maxime Eko Eko y est pour une affaire de trafic d’armes.

Au moment où l’opinion se demande pourquoi une enquête administrative plutôt qu’une enquête judiciaire, Paul Biya est monté d’un cran dans l’évolution de l’affaire. Face à un peuple qui piaffe d’impatience de connaître la vérité dans cette affaire qui a plongé les Camerounais dans la peur et le doute. Cette semaine a commencé par des arrestations parlantes. Jean Pierre Amougou Bélinga que l’on a annoncé en détention depuis jeudi dernier, a finement été interpellé aux environs de 5h ce 6 février 2023. Dans le même temps, le colonel Nsoé Etoundi, ex commandant de la Garde présidentielle, qui officie comme directeur de la sécurité d’Amougou Bélinga depuis qu’il est à la retraite. Par ailleurs l’on annonce Bruno Bidjang, le nouveau directeur des médias du groupe L’Anecdote. Lui qui avait titré « les rats quittent le navire», au départ de Mopa Fatoing, directeur général des impôts (DGI), au Fonds monétaire internationale (FMI). Ce dernier ayant eu des démêlées avec la télévision Vision 4 pour un redressement fiscal qui a donné lieu à une tentative de corruption des agents des impôts.

Reporters sans frontières

Ces interpellations semblent confirmer les Reporter sans frontières (RSF) selon lesquelles les premières auditions ont démontré que la chaine des responsabilités dans l’assassinat de Martinez Zogo implique de hautes personnalités du régime. Relayant les informations de RSF, le journal français Libération écrit que « lors des auditions, le patron de la DGRE a nié avoir été informé du projet d’assassinat de Martinez Zogo. Mais selon Rsf son propre adjoint, Justin Danwé, aurait avoué avoir lui-même organisé et exécuté, avec ses hommes, l’enlèvement, la torture et le meurtre du présentateur ». Précisant que ce dernier « affirme que son supérieur était tenu informé de l’opération». Et même Laurent Esso, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des sceaux, est cité comme étant celui qui aurait ordonné la sentence du journaliste. On pourrait comprendre pourquoi Paul Biya a contourné la justice dans les enquêtes. Xavier Messe a clairement indiqué que « le sommet de l’Etat était au courant de l’assassinat de Martinez Zogo» en même temps que lui. 

Si l’écheveau est démêlé et qu’il est avéré que des pontes du régime sont impliquées dans cette affaire, nul doute que le remaniement ministériel que Paul Biya repousse depuis des lustres, sera incontournable. Déjà que trois membres du gouvernement sont déjà décédés, sans que le capitaine du navire Cameroun ne daigne les faire remplacer. Ce sera également un rabattement des cartes vers la succession au sommet de l’Etat. Puisqu’au-delà de la dénonciation des détournements de deniers publics et autres tares du gouvernement, beaucoup d’analystes perçoivent les batailles qui ont abouti à la mort de Martinez Zogo sous le prisme de la guerre de fin de règne. 

Assassinat de Martinez Zogo : Les « ayant-droits » mettent Biya dos au mur

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Biya face à la difficulté

Les événements se suivent et se succèdent désormais à un rythme effréné dans l’affaire de l’assassinat de Martinez Zogo. Après de premières arrestations dont les noms des concernés n’ont pas été rendus publics, la semaine a commencé avec l’interpellation nocturne de Jean Pierre Amougou Bélinga, le président du groupe L’Anecdote, et du colonel Nsoé Etoundi, ex commandant de la Garde présidentielle. Après la fausse note de vendredi dernier, cette fois-ci a été la bonne. Le magnat de la presse dont le nom est abondamment cité au sein de l’opinion comme étant le commanditaire de l’assassinat du chef de chaîne d’Amplitude FM, a été capturé ce 6 février 2023 aux environs de 5h par des éléments de la Gendarmerie nationale et de la police. Dans le même temps, son directeur de la sécurité, le colonel Nsoé Etoundi qui est par ailleurs le beau-père de Jean Pierre Amougou Bélinga, se faisait également happer par les mêmes éléments. De même, Radio France international (RFI) cite parmi, Bruno Bidjang le tout nouveau Directeur général des médias du groupe fondé par Amougou Bélinga.

Ce sont les premiers gros noms connus des arrestations liées à l’assassinat du présentateur d’Embouteillage. D’autant plus qu’en annonçant les premières arrestations, la présidence de la République n’avait pas livré de noms. Même si les réseaux sociaux ont annoncé Maxime Eko Eko le patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), les services de renseignements camerounais, d’autres sources ont infirmé la raison de l’audition de l’homme ; évoquant plutôt une affaire de trafic d’armes.

Ces arrestations surviennent au lendemain de la saisine du président de la République par les « ayant-droits » de Martinez Zogo, par voie d’huissier. La famille du défunt conditionne la tenue des obsèques à la conclusion des enquêtes préliminaires. Si l’huissier a eu des démêlées avec la sécurité présidentielle qui l’y a séquestré avant de le relâcher, il reste que le message est parvenu à qui de droit. Dans le même temps, la famille saisissait le ministre d’Etat, en charge de la justice, garde des sceaux (Minjustice), pour lui demander la mise sous scellés du corps de l’homme. Le temps des enquêtes ouvertes auprès du Secrétariat d’Etat à la défense (SED), en collaboration avec la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN). Une pression sur Paul Biya qui s’est saisi du dossier et diligente les enquêtes, selon le Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR). Dans un pays où les enquêtes sur des cas similaires n’ont pas très souvent abouti. Peu avant, c’est une délégation de chefs traditionnels de la Lékié qui s’était rendu sur le lieu où a été découvert le corps inerte et en état de décomposition de Martinez Zogo, pour effectuer des rites, avant d’annoncer au président de la République qu’ils ne recevront pas les « asticots » que représente le corps de leur fils. Et que ces restes devront reposer à Mvomeka’a, au caveau de la famille présidentielle.

Du coup, Paul Biya se trouve dans une situation compliquée. L’homme qui a la charge de la destinée du peuple camerounais, a les yeux de l’opinion nationale et internationale rivés sur lui et n’a plus droit cette fois-ci à l’erreur. D’où la célérité avec laquelle l’affaire évolue.

Bolloré.plus de 400 employés pris dans leur propre piège

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Démissionnaires, ils ont finalement été licenciés, malgré leur rétraction et sont en voie de perdre certains droits.

Dans deux filiales du groupe Bolloré à Douala, 430 personnes sur plus de 800  manquent à l’appel chaque matin. Ils n’ont plus accès aux locaux de Bolloré Transport & Logistics Cameroun (BTL) et Socopao. Plus de 100 parmi eux ont reçu la notification de leurs départs le 31 janvier dernier.  Le reste, le 2 février par voie d’huissiers de justice. Leurs badges d’accès aux entreprises sont verrouillés  ainsi que leurs machines. Un mouvement d’humeur a même eu lieu au lendemain de la notification des premières lettres de licenciement, à l’initiative du Syndicat des employés du transit, des sociétés du secteur maritime et activités connexes du Cameroun (Setrasosmacc).

En effet, selon des sources internes, ces employés avaient manifesté leur volonté de quitter le groupe Bolloré qui a été racheté par MSC en décembre 2022. Saisi, l’inspection du travail a pris acte de leur décision de partir et a recommandé à Bolloré de respecter les dispositions de l’article 42 du Code du travail. Ce texte dispose notamment que « s’il survient une modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation de fonds, mise en société, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel entrepreneur et le personnel de l’entreprise ».  Sauf en cas de changement de l’activité de l’entreprise ou lorsque les travailleurs expriment, devant l’inspecteur du travail du ressort, « leur volonté d’être licenciés avec paiement de leurs droits, avant la modification ». Or pour Bolloré, la cession des actifs à MSC n’induit aucun changement juridique  et donc  cette disposition ne peut être appliquée.  Bolloré  a donc simplement décidé de  « que les travailleurs ayant souhaité faire valoir leur droit d’option puissent être libérés de leurs relations contractuelles, conformément à l’article 42. La liste des travailleurs concernés nous a de ce fait été transmise. Toutes les dispositions seront prises afin de donner une suite à leurs demandes dans les plus brefs délais », écrit l’entreprise à l’inspection du travail,  avant de servir  les  lettres de licenciement le 31 janvier 2023.

Pourtant, apprend-on de sources fiables,   ces employés dans leur démarches, espéraient démissionner puis être réembauchés après avoir perçu des primes de séparation.  Après cette réaction inattendue de l’entreprise, beaucoup ont écrit des lettres de rétractation. Mais, ces lettres n’ont été prises en considération ni  par l’inspection du travail ni  par l’employeur qui avait déjà vu en eux le désir de quitter le bateau. L’employeur procède ces jours-ci au virement des soldes de tout compte. Les syndicalistes continuent de crier à  l’abus .  « Jusqu’à ce que les parties signent un procès-verbal total de conciliation devant l’inspecteur du travail, l’employé qui a souhaité partir peut encore renoncer à rompre son contrat de travail. Mais, lorsqu’on vient subitement sur le lieu de travail lui notifier son licenciement avec des huissiers de justice, lorsqu’on désactive aussitôt son badge, vous imaginez ce que ça peut créer au plan psychologique ?  », s’indigne Jean Marie Yossa, président du Setrasosmacc.

Pour l’heure, les activités sont paralysées au sein de ces deux filiales.  Ce samedi 04 février 2023, un sous-directeur  chez Bolloré nous confie  avoir joué le chauffeur de service. Obligé de travailler pour plus de la moitié des membres de son équipe mise à l’écart.

Le groupe projetterait de recruter 150 personnes pour remplacer les 430 démissionnaires. Et, il ne serait  en aucun cas admis les  dossiers des anciens personnels, nous dit-on. Le ministre du travail a convoqué les parties pour une réunion la semaine prochaine.

Orange Cameroun va investir 30 milliards en 2023

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Cet objectif  inclu dans son plan de développement des cinq prochaines années portant sur un montant de 150 milliards de FCFA,  vise à sécuriser, étendre et moderniser l’infrastructure réseau, en mettant un focus important sur la digitalisation.

Pour l’année 2023, Orange Cameroun dit miser sur la satisfaction de sa clientèle. Cette ambition repose sur deux principaux points. L’amélioration  de la qualité de son réseau et la digitalisation.  Ce dernier point devrait concerner tous les processus clients afin de leur offrir  d’une part,  la flexibilité et la simplicité d’accès et d’usages des services et applications mis à leur disposition ; une simplification des parcours Service Après Ventes pour une expérience service client améliorée.

S’agissant de la qualité de réseau qui  connait souvent de nombreuses perturbations, Orange annonce un investissement de 150 milliards FCFA sur les 05 prochaines années dont 30 milliards en 2023.  Il s’agira à travers cet investissement, de sécuriser, étendre et moderniser l’infrastructure réseau.   C’est ce que l’on a appris au terme d’une rencontre tenue le 31 janvier dernier entre  le Directeur Général de l’ART et une délégation d’Orange Cameroun conduite par son Directeur Général.

Le plan d’investissement  présenté par Orange met un point d’honneur sur la digitalisation. D’ailleurs le plan de  l’entreprise pour contribuer au développement du numérique au Cameroun repose sur trois leviers. L’augmentation de la capacité internationale à travers le projet du câble sous-marin ACE ; l’accélération de la diffusion du numérique à travers l’Orange Digital Center, plus concrètement l’augmentation de l’offre des formations, plus d’accompagnement dans l’entrepreneuriat numérique, l’accès au numérique à Tous. Le troisième point est l’amplification des activités de la Fondation Orange dans lutte contre les inégalités de plusieurs ordres au Cameroun. Un Engagement salué par l’ART.

Sur la qualité de service, les deux parties ont reconnu qu’elle ne peut être réglée que dans le cadre d’une concertation avec les différents acteurs.   L’ART et Orange Cameroun ont  donc élaboré une feuille de route, et pris l’engagement  de poursuivre ces échanges sous le format proposé par le Régulateur.  Cette rencontre intervenait à la suite du séminaire sur la qualité de service tenu en décembre 2023 à Yaoundé conduit par le ministère des Postes et Télécommunications.   Elle se situe dans le cadre de la concertation engagée par le l’ART en vue de lever les blocages et freins au développement du secteur des télécommunications, et de l’économie numérique au Cameroun.

Urbanisation : Le Cameroun veut élaborer une stratégie de libération des zones marécageuses

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L’objectif du gouvernement à travers cette étude est de définir une approche de recasement préventif des personnes vivant dans endroits exposés aux risques d’inondation.

Le gouvernement du Cameroun à travers son ministère de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu) recherche une firme pour l’élaboration d’une méthodologie opérationnelle de libération des zones marécageuses. C’est dans le cadre du Projet de développement des villes inclusives et résilientes (Pdvir).

L’objectif du gouvernement à travers cette étude est de définir une approche de recasement préventif des personnes vivant dans endroits exposés aux risques d’inondation. L’une des missions du consultant sera d’analyser l’occupation de quelques zones marécageuses préalablement identifiées par le maître d’ouvrage, en coordination avec les communes concernées (deux zones par communes, dans les communes de Yaoundé 1er et Douala 1er) et les ministères concernés.

Il s’agit aussi pour le gouvernement de faire une analyse générale socio-économique des zones concernées à travers leur situation foncière, l’installation des personnes, le recensement des occupants légaux et illégaux ainsi que leurs droits au regard des politiques opérationnelles de la Banque mondiale et leurs biens.

Outre l’inventaire des équipements publics, le consultant va aussi élaborer un cahier des charges d’une étude pour un Projet de recasement préventif (PRP) dans les villes de Douala et Yaoundé.

Les zones marécageuses sont réputées par l’humidité qui les caractérise. Ces zones peu recommandées pour les constructions des habitations sont pourtant très prisées par les agriculteurs à cause de nombreuses potentialités dont elles recèlent. Les experts définissent ces zones comme étant des terrains exploités ou non, habituellement inondés d’eau de façon permanente ou temporaire pendant une partie de l’année.

Depuis plusieurs années, le Cameroun consolide les fiches d’inscription de six nouvelles zones humides comme sites Ramsar.

Un site Ramsar est la désignation d’une « zone humide d’importance internationale » inscrite sur la liste établie par la Convention de Ramsar par un État partie. Un site Ramsar doit répondre à un ensemble de critères, tels que la présence d’espèces vulnérables de poissons et d’oiseaux d’eau.

Les zones humides concernées sont : le parc national de Ma Mbed Mbed dans l’Extrême-Nord, le bas Sanaga vers l’estuaire, la plaine inondée du Nyong dans le Centre, le lac Ossa et le bassin versant du Nkam-Wouri dans le Littoral et enfin la zone humide de Batoke-Bakinguile dans le Sud-Ouest.

Elevage et pêche : Les objectifs du gouvernement pour l’année 2023

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Concrètement, la session tenue le 30 janvier dernier à Yaoundé avait pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des infrastructures qui vont permettre l’accroissement compétitif et hygiénique des produits bovins, porcins, piscicoles et l’amélioration des revenus des acteurs.

Le 30 janvier 2023, la ville de Yaoundé a abrité les travaux de la 3ème session du comité de pilotage du Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (Pdcvep). Lesdits travaux font suite à une série de conventions d’assistance technique et des partenariats signés le 23 février 2022.

Sept partenaires d’exécution dont 2 organisations internationales et 5 sociétés nationales, reconnues dans le domaine du développement économique et social, devront travailler de manière inclusive pour l’amélioration des revenus des bénéficiaires ainsi que la création de nouveaux emplois viables dans les 3 chaînes de valeurs retenues.

Pour ce qui est de l’année 2023, le Pdcvep envisage davantage se déployer en finalisant la construction de trois abattoirs industriels modernes, la construction de 21 centres d’insémination artificielle communautaires dans les grands bassins de production. Il est également prévu pour l’année en cours, la conception-réalisation-équipement des trois centres de production des semences bovines (Ndokayo, Faro, Jakiri) et la distribution de taureaux et génisses de race pure, outre l’installation de 100 jeunes nouveaux entrepreneurs.

Concrètement, la session tenue le 30 janvier dernier à Yaoundé avait pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des infrastructures qui vont permettre l’accroissement compétitif et hygiénique des produits bovins, porcins, piscicoles et l’amélioration des revenus des acteurs.

L’objectif sectoriel du projet est de contribuer de manière inclusive à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté dans sa zone d’intervention. L’objectif spécifique du projet vise l’accroissement compétitif et hygiénique des produits bovins, porcins et piscicoles et l’amélioration des revenus des acteurs ainsi que la création de nouveaux emplois dans les trois chaînes de valeur.

Fer de Kribi : Sinosteel Cam SA va à nouveau injecter 420 milliards FCFA dans le projet

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L’entreprise chinoise en charge des travaux compte créer au moins 600 emplois directs et plus de 1 000 emplois indirects dans ce projet.

Au mois de mai 2022, l’entreprise chinoise Sinosteel Cam SA, filiale du géant minier chinois Sinosteel Corporation a signé avec le gouvernement camerounais l’accord d’exploitation du minerai de fer dans la ville de Kribi, région du Sud Cameroun. Ledit projet minier et d’infrastructures vise l’exploitation industrielle du minerai de fer de Lobé dans le département de l’Océan, région du Sud.

Selon cette convention, qui définit les droits et les obligations des parties, la mise en exploitation de cette réserve de 632 millions de tonnes de fer d’une teneur moyenne de 33%, devrait procurer à l’État du Cameroun des revenus annuels de 22,9 milliards FCFA, dont 4,9 milliards FCFA destinés aux communautés locales.

En plus des 6 milliards FCFA déjà injectés pour les opérations de prospection et de recherche depuis 2008, l’entreprise Sinosteel Cam S.A prévoit également d’investir encore 420 milliards FCFA dans ce projet. D’après les experts, les réserves de fer dans la Lobé sont estimées à 632,8 millions de tonnes de minerai. L’entreprise prévoit d’extraire 10 millions de tonnes de minerai par an à 33%, puis de les enrichir pour produire 4 millions de tonnes de concentrées de haute teneur en fer de 60%.

Le projet prévoit la construction d’une usine d’enrichissement du minerai de fer, un pipeline d’environ 20 km pour l’acheminement du minerai de fer enrichi au terminal minéralier à Lolabé, à quelques encablures du port en eau profonde de Kribi. Une unité de production de l’énergie d’au moins 60 mégawatt pour le projet d’un terminal minéralier permettant la commercialisation des produits sur le marché international est aussi prévue.

Paiement des factures d’eau. MTN  s’allie à Camwater

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Le partenariat entre les deux entreprises permet aux abonnés MTN de régler leurs consommations d’eau via mobile money.

Comme pour les factures d’électricité ou les frais universitaires, il est désormais possible  de payer sa facture d’eau par  MTN MOMO. Le segment paiement mobile de l’opérateur de téléphonie a mis  sa plateforme au service de la Cameroon Water Utilities (CAMWATER) pour le paiement des factures d’eau.   Le Chief Executive Officer de Mobile Money Corporation (MMC)  et  le Directeur Général de CAMWATER   ont signé une convention à cet effet à Douala en fin d’année dernière.  Le résultat de cette convention est déjà opérationnel pour les abonnés MTN.

Depuis le début d’année 2023, le paiement des factures d’eau peut être effectué à travers le code *126#.   Comme pour les frais de scolarité,   le règlement des factures dans les supermarchés, le paiement des salaires etc, MTN présente ce service comme une facilité.  Pour l’entreprise, le paiement via mobile money apporte divers  avantages tels que le gain de temps par rapport aux files d’attente dans les agences ou points de vente, la rapidité des paiements, la sécurité des fonds. Il vient aussi résoudre les problèmes de petite monnaie et garantit la traçabilité des opérations, bénéfique dans les cas de réclamations.

En plus de faciliter la vie des populations, MTN parle de ce partenariat avec  CAMWATER comme une contribution à l’accès aux services financiers. «  Nous sommes heureux d’intégrer la CAMWATER à notre immense palette d’opportunités de paiement via la plateforme MTN Mobile Money, cela participe de notre ambition à accélérer le processus d’inclusion financière des acteurs de notre écosystème », indique Alain NONO, Chief Executive Officer de Mobile Money Corporation.

Employabilité des jeunes : Une mission de la BAD évalue les opportunités dans 5 régions du Cameroun

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Le projet sera mis en œuvre dans les régions du Centre, du Littoral, du Sud-Ouest, du Sud et de l’Extrême-Nord.

Entre le 24 novembre  et le 13 décembre 2022, une mission de la Banque africaine de développement (BAD) a effectué une mission au Cameroun. Ladite mission était conduite par Alfred Regis Ouédraogo, spécialiste en développement social à la (BAD).

L’objectif était d’effectuer une pré-évaluation du Projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat, à l’amélioration des compétences et à la compétitivité dans les secteurs des Bâtiments et travaux publics (BTP). Ledit projet concerne également le secteur du transport, de l’énergie, des technologies de l’information et de la communication et de l’économie verte.

Selon les responsables de la mission, les mesures ont été prises pour mettre à disposition des documents fonciers sécurisés, finaliser les études techniques et architecturales, réaliser l’étude de faisabilité et les notices d’impact environnemental du projet dans les régions du pays couvertes par le projet.

Selon le Groupe de la BAD, la mise en œuvre du projet permettra au Cameroun de disposer d’une jeunesse formée et qualifiée répondant aux besoins de l’économie nationale, et à développer les compétences nécessaires aux besoins de l’économie camerounaise en vue de la promotion des emplois des jeunes et des femmes dans les secteurs du BTP, des transports, de l’énergie, des TIC et de l’économie verte.

Transformation de la tomate dans le Littoral : Bendel Groupe Sarl va injecter près de 300 millions FCFA pour implanter une usine

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Le projet devrait créer des centaines d’emplois directs, environ 50 emplois dès la première année, 71 sur cinq ans et 200 à long terme et contribuer à l’augmentation des recettes fiscales.

La région du Littoral va abriter une unité de transformation de tomate. C’est ce qui ressort de la signature d’une convention d’agrément signée le 27 janvier 2023 à Yaoundé, entre l’Agence de promotion des Petites et moyennes entreprises (APME) et l’entreprise Bendel Groupe Sarl. Selon ladite convention, le projet devrait créer des centaines d’emplois directs (50 emplois directs dès la première année, 71 sur 05 ans et 200 à long terme) et contribuer à l’augmentation des recettes fiscales.

Selon l’information contenue dans le journal Cameroon Tribune du mardi 31 janvier 2023, ce projet dont le coût s’élève à environ 298 millions FCFA va améliorer la gestion de la politique d’import-substitution et permettre également de lever le niveau de production de la tomate au Cameroun qui selon le journal, à ce jour avoisine 889.800 tonnes chaque année, avec 50% de cette denrée écoulée sur les marchés locaux.

Ce n’est pas le premier projet du genre qui est en gestation dans la ville du Littoral. Dans la ville de Douala, capitale économique du pays, l’entreprise Delifood agroindustries ambitionne également dans sa première phase de développement, une production de 5 400 tonnes de tomates en conserve avec à la clé 150 emplois créés. Pour la deuxième phase, la société prévoit une extension de sa capacité de production.

Pour mémoire, dans le cadre de son programme de relance de la filière tomate, après les ravages de la pandémie du Covid-19, le gouvernement camerounais avait annoncé la réhabilitation prochaine de la Société des conserveries du Noun (Scan), qui a fermé ses portes au début les années 2000, après environ 6 ans d’activités. Cette réhabilitation permettra au pays de disposer à nouveau d’une unité de transformation de tomates fraîches, afin d’empêcher les braderies vécues dans le pays dès la confirmation des premiers cas de Covid-19 dans le pays, situation ayant conduit à la fermeture des frontières dès le 17 mars 2020.

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