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Elevage : La Sodepa  va former 180 acteurs à l’utilisation du système de traçabilité des bovins

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L’objectif du gouvernement à travers ce projet au sein de la Société de développement et d’exploitation des productions animales est de garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.

Le gouvernement à travers son Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (PD-Cvep) vient de lancer un appel à candidature pour le recrutement d’un consultant, en vue de la mise en place d’un système pilote de traçabilité des bovins et de la viande bovine à la Société de développement et d’exploitation des productions animales (Sodepa).

L’objectif du gouvernement est de schématiser le circuit national de la traçabilité bovine et la viande, le long des maillons de la chaîne de valeur. Cette mission se déroulera au sein de la Sodepa à Yaoundé et ses ranchs dans les villes de Garoua (Nord) ; Ngaoundéré (Adamaoua) ; Bamenda (Nord-Ouest) ; Bertoua (Est) ; Douala (Littoral) ; Koutaba (Ouest) et Ebolowa dans le Sud.

La traçabilité des viandes est l’ensemble des moyens utilisés pour suivre chaque étape de la production et de la commercialisation, afin de s’assurer du respect des bonnes conditions d’hygiène tout au long de ces étapes. Les principaux maillons de la traçabilité des viandes sont, l’identification de l’animal (boucle, tatouage) ; les documents d’identification (passeport des bovins, document de circulation des ovins, carnet d’identification des chevaux, documents d’accompagnement des porcs) ; le numéro d’abattage et numéro de lot  et l’étiquette de la viande.

Lors de son arrivée à l’abattoir, l’animal doit obligatoirement être accompagné de son document d’identification, indiquant son numéro d’identification. En correspondance avec ce numéro d’identification, un numéro d’abattage est apposé à l’encre sur la carcasse, puis reporté sur les pièces de découpe. L’abattoir doit être capable, à tout moment, de retrouver le numéro d’identité de l’animal à partir de ce numéro d’abattage, grâce à une base de données.

Sénatoriales 2023 : le pari illusoire d’André Marie Dibamou

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Le parti Jeunesse démocratique du Cameroun (JDC) n’a ni conseiller municipal, ni conseiller régional. Pas même dans la région du Centre. Mais le parti d’André Marie Dibamou est convaincu d’avoir toutes ses chances d’arracher les sept postes de sénateurs en jeu dans la région du Centre pour le compte de l’élection du 12 mars 2023. « Le Centre a 2500 électeurs ; le mandat n’étant pas impératif, ils appartiennent tous au corps électoral», croit le président du parti, qui indique que, « au cours de la campagne électorale, nous comptons les amener à voter pour nous ».

La liste investie par André Marie Dibamou a pourtant été invalidée par Election’s Cameroon (Elecam). C’est la deuxième bataille du jeune leader politique qui en est à sa première épreuve électorale au Cameroun. Il a été reproché au parti le non cautionnement des candidatures, l’absence de casiers judiciaires des membres de la liste notamment. Le diplômé de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) se lance dans une leçon de de droit. « L’article 573 du Code de procédure pénale indique bien que le casier judiciaire est établi pour les personnes condamnées par la justice. Ce qui veut dire qu’on ne le produit qu’en cas de condamnation. A défaut, on a un casier non judiciaire». Et d’ajouter que « lorsqu’on établit un extrait de casier judiciaire, il est fait en quatre exemplaires dont un exemplaire remis au demandeur ou concerné et un au ministère de la justice ». Soulignant que « Quand on exige le casier judiciaire, cela suppose que tous les candidats sont des repris de justice». C’est ce que le parti a essayé d’expliquer en vain aux responsables de la justice. Mais « on nous a fermés les portes du ministère de la justice», dénonce-t-il.

Au sujet du défaut de cautionnement, « c’est le trésor public qui doit attester que nous nous sommes acquittés de notre cautionnement », soutient le président de JDC. « Nous sommes à l’heure du numérique ; on ne peut pas demander aux gens de se balader avec 70 millions de francs».

De tout cela, le parti expliquera devant le Conseil constitutionnel qui est appelé à statuer sur les recours du contentieux préélectoral. Par ailleurs, le jeune parti a attaqué les deux listes concurrentes qui ont été retenues par Elecam. « Nous demandons l’annulation des listes du RDPC et du FDC pour non-respect du délai de dépôt », explique André Marie Dibamou. L’homme soutient que « ces deux listes ont été déposés hors du cadre légal. Mardi, le RDPC par exemple n’était pas encore prêt. C’est quand ils étaient prêts que le Conseil électoral d’Elecam s’est réuni». Indiquant que « nous sommes arrivés à 17h, étant les premiers à déposer. Puis nous avons dû trainer jusqu’à 3h, le temps de faire les lettres de transmissions ; et le Rdpc était toujours absent ». Ce qui conforte l’homme que seul son parti a pu déposer sa liste dans les délais dans le Centre. « Si nous sommes seuls, les électeurs n’auront pas d’autres choix que de nous voter», calcule-t-il. Mais « même si on a des concurrents, on va les convaincre», prévoit-il.

Université de Yaoundé I : le recteur transforme les étudiants en bétail politique

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Les étudiants de l’université de Yaoundé I prendront part aux festivités du 90ème anniversaire de Paul Biya ce 13 février 2023 au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Ainsi en a décidé le Pr Maurice Aurélien Sosso. Dans un message porté à l’intention des chefs d’établissements de son institution universitaire, le recteur demande de prendre des dispositions en vue de « la mobilisation des étudiants de vos établissements respectifs conformément aux effectifs arrêtés». Sans détails ; mais « généralement les doyens organisent ce genre de mobilisation avec les délégués d’étudiants qui mobilisent les étudiants », explique un étudiant. Et sur le document signé du recteur, la chaîne de traitement est indiquée, laissant voir apparaître les délégués au bout de la chaîne.

C’est un événement qui concerne généralement les militants et sympathisants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), ainsi que les partis alliés. Un peu comme la célébration de l’anniversaire du parti ou de l’accession au pouvoir de Paul Biya. Mais c’est aussi souvent l’occasion pour les uns et les autres de faire montre de leur force de frappe personnelle. Ainsi, Maurice Aurélien Sosso a trouvé son bétail dans le milieu qu’il maitrise le mieux et qui semble facile à haranguer. « Généralement en pareille situation, on a droit à un sandwich, à de la boisson et 2000F», rappelle une étudiante. Soulignant que « ce n’est pas rien pour un étudiant».

Ce 13 février 2023, Paul Biya aura 90 ans dont 39 à la tête du Cameroun. Cela survient dans un contexte marqué par des batailles de succession au sommet de l’Etat. Si Sosso dirige la plus vieille et plus prestigieuse des universités d’Etat, il a atteint l’âge de départ à la retraite, et Paul Biya lui a déjà accordé deux fois une pige de deux ans. Alors que le poste continue de nourrir des appétits entre universitaires, le remaniement ministériel est toujours annoncé depuis les dernières élections législatives et municipales en 2020, mais tarde à arriver.

Assurances. Un nouveau président à la tête de la mutuelle des personnels

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Herve Blaise Kouki, cadre chez Prudential Beneficial General Insurance  a convaincu les membres de la Munas par un programme visant à moderniser cette organisation socioprofessionnelle.

La Mutuelle Nationale des Assureurs (Munas) est désormais dirigée par Hervé Blaise Kouki. Vice president de cette association depuis 2021, il prend  ainsi les rênes après six ans de presence à la Munas. âgé de 45 ans;  l’assureur  totalise 20 années d’expérience dans ce secteur où il a fait ses classes dans deux principaux grands groupes. D’abord chez Activa  entre 2003 et 2009 il va par la suite rejoindre Beneficial General Insurance en 2010. Il débute dans cette nouvelle maison comme commercial et va progressivement occuper des hautes fonctions. Notamment responsable bureau direct siège de cette assurance, et le même poste au bureau de Yaoundé. Un poste  qu’il occupe depuis septembre 2015.

 Elu il y a quelques jours à la tête de la Munas, Herve Blaise Kouki entend moderniser  cette organisation créée en 2009. Son leitmotiv, mettre en place une Munas « plus performante et plus adaptée à son environnement ». Son programme comporte  cinq axes.   Le  développement économique de la Munas l’élargissement du programme de solidarité et d’assistance, la   formation et le renforcement des capacités des membres ; la modernisation  de l’association  et  la  coopération avec les autres organisations du secteur.  Il est question par exemple, de renforcer la notoriété de la Munas notamment par le digital,  de moderniser les moyens de paiement ; d’accompagner les retraités à la  reconversion, d’offrir une couverture sanitaire aux mutualistes ou encore de subventionner  la formation des membres.

La Munas qui a déjà 14 ans d’existence, regroupe entre autres, les personnels du secteur des assurances, de réassurance, des courtiers du Cameroun. Elle a pour but de créer, d’entretenir et de promouvoir des liens de solidarité, d’entraide et de secours mutuel entre ses membres et leurs familles.

Fécavolley : La fédération internationale désavoue Serge Abouem

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Bello Bourdanne au siège de la CAVB

« La FIVB note que l’article 2.2.1 de la constitution de la FIVB prévoit qu’une fédération national doit être reconnue par les autorités sportives de son pays ou territoire, selon le cas, comme la seule entité compétente à administrer et régissant le volleyball au niveau national». C’est la substance d’une lettre écrite par la Fédération internationale de volleyball (Fécavolley) à Julien Serge Abouem. L’homme a écrit à l’instance mondiale de gestion du volleyball, pour lui transmettre les documents issus de l’assemblée générale du 4 février 2023 et qui l’a réélu à la tête de la Fécavolley, quelques semaines après que Bello Bourdanne soit élu au même poste. Pour se faire plus expressive, la FIVB indique que « toute fédération nationale doit être reconnue par les plus hautes autorités sportives de son pays, notamment son comité national olympique». Or signale la FIVB, « nous notons que le Comité national olympique et le ministère des sports ont reconnu les élections tenues le 20 janvier 2023 au cours desquelles M. Bello Bourdanne a été élu président de la Fédération camerounaise de volleyball». Du coup, « nous ne pouvons reconnaître aucune élection qui ne soit également reconnue par les plus hautes instances sportives du Cameroun», conclut le président de la FIVB.

La messe est donc dite. Julien Serge Abouem perd définitivement la bataille qu’il mène contre Bello Bourdanne depuis quelques semaines, pour le contrôle de la Fécavolley. Son ancien premier vice-président est définitivement conforté dans sa légitimité acquise par voie électorale le 20 janvier dernier. On l’a également vu à travers des photos diffusées ces derniers jours par les équipes de communication du nouveau président : Bello Bourdanne posant avec une équipe de la FIVB. Après l’avoir été avec les autorités de la Confédération africaine de volleyball (CAVB).

Le CNOSC et le ministre confortés

Déjà le 6 février 2023, la FIVB écrivait à l’élu du 20 janvier 2023 pour « [prendre] note de la tenue des élections du 20 janvier dernier à Yaoundé lors de l’assemblée générale élective de la fédération au cours de laquelle vous avez été élu président de la Fédération camerounaise de volley ». Mais la FIVB indiquait que son département juridique « fera un suivi avec une demande ultérieure de documents ». De quoi faire rêver encore le camp d’en face qui réclame le procès-verbal de l’élection de l’ancien premier vice-président. La suite s’est faite sans bruits. Et l’opinion a simplement découvert les images du passage de Bello Bourdanne à la FIVB. Quelques jours après avoir été adoubé par la CAVB.
Clap de fin donc dans cette guerre de légitimité qui secoue la Fécavolley depuis le début du processus électoral mettant fin à l’éternelle olympiade engagée en 2013 et qui se prolongeait à la faveur d’une décision du gouvernement. Au motif de la nécessité de réviser la loi organisant les activités physiques et sportives (survenue en 2018), puis de l’organisation par le Cameroun des compétitions africaines de football depuis 2016, et plus tard de la pandémie du Covid. Lorsque le verrou a été levé, l’équipe en place avait révisé les textes deux fois et exclu plusieurs membres de l’exécutif de 2013 et de l’Assemblée générale de la même année.

Alors que les tensions s’exaspéraient, le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) avait suspendu le processus électoral ; mais à la relance, deux tiers de l’AG 2013 avaient décidé de passer à l’offensive en organisant une AG extraordinaire le 4 janvier dernier, pour réviser les textes en vigueur en 2018, avant de se lancer dans un nouveau processus électoral. Serge Julien Abouem, le président sortant avait poursuivi le processus électoral qu’il avait engagé avant qu’il ne soit suspendu. Sans l’encadrement de la tutelle, le tombeur de Majorée Timba s’est fait réélire à 100% des voix le week-end dernier. Mais le Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) que dirige le colonel Kalkaba Malboum avait déjà validé l’élection de Bello Bourdanne qui l’a accueilli au sein de son Conseil d’administration. Avant d’écrire à la FIVB pour les besoins de la cause. D’où la réponse du 6 février.

Développement du Bassin du Lac Tchad : Plus de 16 milliards FCFA votés pour les performances du projet en 2023

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C’est ce qui ressort des travaux du comité de pilotage présidés lundi 06 janvier dernier à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey.

Depuis l’année 2009, la région du Lac Tchad est en proie à beaucoup d’insécurité. Les indicateurs économiques et de développement sont restés obsolètes. Les infrastructures présentent des lacunes importantes, l’accès aux services de base est faible et les ressources naturelles et les moyens de subsistance sont gravement touchés par le changement climatique.

C’est dans ce contexte que lundi 06 février dernier à Yaoundé, Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) a présidé une réunion, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac) en 2023.

La réunion tenue en début de semaine a été l’occasion pour le comité de pilotage dudit projet de planifier la construction des débarcadères, acheter des tracteurs, la construction des routes à l’effet de desservir certaines localités de la région de l’Extrême-Nord et la plantation des arbres. Afin de mener à bien ces opérations, le budget du Prolac est passé de 6,5 milliards FCFA à environ 16 milliards FCFA pour l’année 2023.

Entre autres réalisations pour l’année 2022, le projet s’est entre autres illustré par le démarrage des travaux de réhabilitation de la route Kousseri-Logone Birni-Zimado, longue de 50km. Outre la construction de trois magasins de stockage de céréales dans les localités de Kawadji, Dolé et Madaik, le Prolac a également réalisé la construction de 05 forages équipés de pompes à motricité humaine dans les localités de Mahanna, Bague Lawan entre autres.

L’objectif de développement du projet est de contribuer au redressement de la région du lac Tchad en soutenant la coordination régionale et le suivi des crises, la connectivité et les moyens de subsistance agricoles dans certaines provinces de la République du Cameroun, de la République du Tchad et de la République du Niger.

Pour mémoire, c’est le 26 janvier 2021, que le Minepat et le représentant résident de la Banque mondiale au Cameroun Abdoulaye Seck avaient signé l’accord de crédit pour la mise en œuvre du Prolac, dont le financement provient de l’Association internationale de développement (IDA), guichet concessionnel de la Banque mondiale. Ceci pour une durée de 5 ans (2021-2025).

Programme UE-OIM : Plus de 5 000 migrants ramenés au Cameroun en 5 ans

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C’est le résultat d’une initiative de l’Union européenne (UE), en relation avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

En 2017, l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale pour les migrants (OIM) ont lancé une initiative visant la protection et la réintégration des migrants au Cameroun. D’après la présentation des résultats de ce programme, l’on apprend qu’entre 2017 et 2022, plus de 5 500 migrants  camerounais ont été ramenés au pays, soit environ 300% de taux de réalisation par rapport à l’objectif initial.

Il s’agit selon le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune du mardi 07 février dernier, de compatriotes qui se sont trouvés en grande difficulté dans les pays de transit, à l’instar de la Lybie et de la Mauritanie. D’après Abdel Rahmane Diop, chef de mission de l’OIM au Cameroun, l’initiative conjointe (UE-OIM) a permis d’apporter une assistance sociale en facilitant leur intégration dans la société, un appui psychologique et un soutien économique.

En plus des acteurs de la société civile, Cameroon Tribune informe également que ledit programme a connu un certain succès grâce à la contribution déterminante du gouvernement camerounais, notamment le ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique, ainsi que le ministère des Affaires sociales.

Pour sa réussite, informe notre source, il a fallu procéder à un renforcement des capacités techniques des agents camerounais dans les régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest du pays. Pour mémoire, à travers son programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration des migrants (AVRR), l’Organisation internationale pour les migrations a appuyé le Cameroun dans l’accueil de plus de 400 migrants.

Entre janvier et juillet 2022, une trentaine d’entre eux a pu regagner Douala de manière sûre avec un projet de réintégration soutenu par l’OIM. La majorité des volontaires est arrivée du Niger. Certains se trouvaient également en Tunisie, au Maroc, au Tchad et au Mali.

 corridors Douala N’djamena Bangui. Hausse de 15% des tarifs

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La décision a été prise par les organisations sociprefessionnelles de transport de marchandises, en réaction à l’ajustement des prix du carburant à la pompe.

Les transporteurs routiers du Cameroun ne souhaitent pas « fonctionner à la perte ».  Après la révision des prix du carburant à la pompe, les membres d’une dizaine de syndicats de ce sous-secteur  se sont réunis à Douala à l’effet de prendre une mesure atténuante.  Après plusieurs heures de débats, ils ont laissé entendre la volonté de faire passer à la hausse les prix de transport.  Ils ont décidé « d’une augmentation systématique de 15% dans le frais de transports avec  base de calcul les prix planché arrêtés de commun accord avec le conseil national des chargeurs du Cameroun ».   Ces prix devraient concerner les corridors Douala N’djamena, Douala Bangui. Pour le premier, le tarif pratiqué actuellement est de 3 millions 300 mille francs et  pour le second,   3, 5 millions de FCFA.

Mais, au sortir de là, aucune note n’a été signée par  les parties.  Tout porte à croire que les  discussions sont encore en cours.   Au moins, ils donnent la garantie de continuer à travailler en attendant l’aboutissement des concertations. Car, comme à l’accoutumée, certains ont menacé d’arrêter de travailler. D’après Haman Abdoulaye, président du syndicat des transporteurs des hydrocarbures,  « avec la flambée des prix, l’inflation qui va de toute part,  les transporteurs se retrouvent dans presque l’incapacité de fonctionner ».

Il faut dire que depuis le 1 er février 2023, de nouveaux tarifs sont pratiqués à la pompe. Le litre de super est vendu à 730 FCFA contre 630 FCFA par le passé. Le gasoil coûte 720 FCFA le litre, contre 545 FCFA. FCFA.  Soit une augmentation de 145 francs pour le gasoil et 100 FCFA pour le super.

Electricité: retour à la normale dans les industries de Douala Bassa

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Après l’incendie survenu au mois de septembre 2022, l’entreprise chargée du transport de l’électricité a procédé à l’installation d’un nouveau transformateur au poste de Logbaba.

Les industriels de la zone Bassa à Douala viennent d’obtenir des résultats positifs à leurs plaintes quant à l’insuffisance de l’énergie électrique. La Société Nationale de Transport de l’Electricité (Sonatrel) vient de procéder à l’installation d’un nouveau transformateur au poste  dit « grands comptes » de Logbaba après l’incendie survenu  à ce poste en septembre 2022. L’équipement  qui a été installé dans la nuit du 5 au 6 février 2023 est d’une capacité de 50 MVA.

D’après des sources  internes  à Sonatrel, ce transformateur qui vient d’être installé à Logbaba va stabiliser la fourniture de l’énergie électrique   de cette  zone industrielle. Car depuis l’incident, la zone était alimentée par un transformateur de 36 MVA installé à la hâte par Sonatrel pour la continuité du service. Cette faible capacité installée imposait le rationnement de l’énergie aux entreprises. Ce qui avait un impact sur leurs activités notamment pour les transformateurs d’acier.  L’Organisation Camerounaise des Industries de Transformation de l’Acier (Ocita) avait d’ailleurs  adressé une lettre au  ministre de l’Eau et de l’Énergie  le 24 octobre 2022 pour  demander de l’aide.  Ils indiquaient que ce transformateur de 36 MVA « ne permet pas un fonctionnement optimal de nos unités de production, avec des interruptions journalières quasi-permanentes (à minima 5 interruptions par jour, pour un temps de reprises de nos ouvrages de production estimé à 2 heures, du fait de la particularité de la transformation de l’acier) ». Désormais, elles pourront mener sereinement leurs activités comme par le passé. Puisque le nouveau transformateur a la même capacité que celui sinistré.  Les industriels expriment leur contentement. « Nous sommes satisfaits de ce que la Sonatrel a respecté ses engagements avant même l’échéance prévue le 10 février 2023. Nous attendons maintenant de finaliser la procédure de raccordement de nos industries directement à la haute tension, ainsi que l’arrivée du 2e transformateur de réserve de 50 MVA courant mai-juin 2023, comme promis par la Sonatrel », indique  le président de l’Ocita Patrice Yantho.

Sénatoriales 2023: 22 listes investies par 10 partis

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Elecam présente les 22 listes en course

Election’s Cameroon (Elecam) a rendu publique ce 7 février 2023 la listes des candidats en lice pour la course sénatoriale 2023 au Cameroun. Sur les 12 partis politiques enregistrés initialement, seulement dix sont admis à concourir après le tri d’Elecam. Manquent à l’appel l’Union de populations du Cameroun (UPC) dont les listes étaient investies par trois secrétaires généraux différents: Bapooh Lipot, Baleguel Nkot et Michel Eclador Pekoua; et la Jeunesse démocratique du Cameroun (JDC) d’André Marie Dibamou qui a manqué la caution. En tout, ce sont dix listes qui ont été invalidées et 22 qui seront en course. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) est le seul parti en course dan les dix régions, en évoluant sans concurrent dans le sud et le Sud-ouest. L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) Le parti de Bello Bouba est le 2ème plus gros contingent avec des listes engagées dans quatre régions: l’extrême nord, le Nord, l’Adamaoua et l’Est. En étant le seul challenger du parti au pouvoir dans le Soleil levant.

Tous les autres partis se contente chacun d’une seule région. Le Social democratic front (SDF) a oublié l’ouest et l’Adamaoua qui l’ont déjà vu obtenir des sénateurs lors des deux précédents mandats. Le parti de Ni John Fru Ndi se battra dans le Nord-ouest contre le RDPC. Confirmant sa chute libre engagée depuis la présidentielle de 2018. Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) sera en course dans le Littoral seulement. Le parti de Cabral Libi’i qui a raté de justesse de rafler les sept postes du Littoral la dernière fois, peut compter sur les voix du Nyong-et-Kelle et du Wouri, eux départements où il a eu des conseillers municipaux en 2020. avec le rêve de glaner des voix là où il n’en a pas, comme ce fut déjà le cas dans la Mefou-Afamba par exemple où le PCRN avait obtenu des voix sans disposer d’électeurs. Le Front des démocrates camerounais (FDC) de Denis Emilien Atangana tente sa chance dans le Centre, seul contre le parti au pouvoir.

L’UNDP, potentiel second

Les régions les plus disputées sont l’Ouest, l’Extrême-nord et le Nord. Dans le soleil couchant, le RDPC se battra contre l’Union démocratique du Cameroun (UDC) et l’Union des mouvement socialistes (UMS) de Pierre Kwémo. Ici, si le RDPC part favori, le parti de Patricia Tomaïno Ndam Njoya tient de pied ferme le Noun, et peut essayer de coaliser avec l’UMS qui tient une partie du Haut-Nkam, pour aller chercher les voix éparses d’autre partis disposant d’électeurs, sans être engagés. Dans le Nord, le Front national pour le salut du Cameroun (FNSC) d’Issa Tchiroma tentera de forcer le passage entre l’UNDP et le RDPC. L’Extrême-nord est la région la plus disputée. La région la plus éloignée de la capitale sera le théâtre d’une bataille entre quatre partis: le RDPC, l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), l’UNDP et le Mouvement pour la défense de la république (MDR). Ici, le parti de feu Dakolé Daïssala est le petit poucet qui tient à se faire entendre. Faute de pouvoir passer par voie électorale, le parti espère taper à l’œil de Paul Biya qui pourrait trouver un successeur à Dakolle Daïssala par le truchement d’un décret présidentiel.

La course est lancée, avec l’arrivée programmée le 13 mars prochain. Ce jour-là, 70 députés seront élus par les conseillers municipaux et les conseillers régionaux. Il reviendra au président de la République de nommer les 30 autres sénateurs pour compléter à 100 sur l’ensemble du territoire. Si les deux premières élections sénatoriales n’ont eu pour électeurs que les conseillers, cette fois-ci, le corps électoral comprendra également les conseillers régionaux. Lesquels appartiennent presque tous au RDPC. Seule l’Adamaoua a pu arracher les conseillers régionaux. Le parti de Bello Bouba devrait conforter sa posture de leader institutionnel de l’opposition qu’il se dispute avec le PCRN. Pour autant, les recalés disposent d’une chance de se faire réadmettre dans la course en saisissant le Conseil constitutionnel. Le contentieux préélectoral et ainsi une chance à cet effet.

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