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Observatoire national de la jeunesse : Plus de 1 million de jeunes actifs sur la plateforme numérique

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Selon les chiffres officiels, l’Observatoire national de la jeunesse a déjà archivé les noms d’à peu près 300 000 jeunes qui se sont inscrits depuis 2016.

Selon les données du recensement de 2015, environ 9 millions de jeunes ont des difficultés à trouver un emploi au Cameroun. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Cameroon Business Today du 08 février courant, Dominique Armand Mveme Atangana, coordonnateur de l’Observatoire national de la jeunesse (ONJ) explique que si le secteur public au Cameroun absorbe plus de 400 000 employés, ce n’est pas le cas pour le privé où règne l’informel.

Le responsable de l’ONJ explique également qu’en termes de cible touchée, à peu près 1 800 000 jeunes ont déjà été sensibilisés. « En ce moment, nous avons 1 115 841 jeunes actifs au niveau de la plateforme numérique de l’Observatoire. La promotion des femmes est de 39% contre 61% des hommes. Les noms d’à peu près 300 000 jeunes qui se sont inscrits depuis 2016 ont été archivés » précise Dominique Armand Mveme Atangana.

A en croire ce dernier, 15 000 jeunes Camerounais ont trouvé un emploi grâce au Plan Triennal spécial jeunes (PTS-Jeunes). Il reconnait néanmoins que si l’on observe cela de l’extérieur et en prenant l’environnement macroéconomique du Cameroun, l’on aura l’impression que l’emploi n’a pas été jugulé, pourtant le PTS-Jeunes a atteint ses objectifs de créer 15 000 emplois.

L’on apprend de la bouche de  Dominique Armand Mveme Atangana qu’à la fin de l’année 2022, l’ONJ a offert 100 233 services aux jeunes détenteurs de la « carte jeune biométrique, un emploi ». Elle offre plusieurs facilités aux jeunes, notamment les chèques services. Parmi ces services, il y a les formations et les financements.

Construction de la ligne de tramway : La mairie de la ville de Douala recherche 10 milliards FCFA auprès des sociétés de bourse

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Cet argent va alimenter l’enveloppe des fonds de contrepartie, préalables au déblocage du principal de certains financements internationaux et dont se charge le bénéficiaire.

Le projet de construction d’une ligne de tramway dans la ville de Douala, capitale économique du pays avance. En effet, dès le mois de mars 2023, les sociétés de bourse devraient pouvoir acheter les titres de créance négociables que la mairie de la ville de Douala va mettre sur le marché à hauteur de 10 milliards FCFA.

Ces 10 milliards FCFA alimentent l’enveloppe des fonds de contrepartie, préalables au déblocage du principal de certains financements internationaux et dont se charge le bénéficiaire. Seules les sociétés de bourse seront aptes à acquérir ces titres financiers, quitte pour les banques par exemple de les revendre sur un second marché, dans lequel leurs clients pourront se porter acquéreurs.

Selon l’information contenue dans l’hebdomadaire Cameroon Business Today (CBT) du 08 février 2023, il s’agit d’un crédit qui servira à payer les indemnisations et préparer le déguerpissement des constructions sur le trajet du Bus Rapid Transit, le tramway sur route dans la ville de Douala.

L’argent précèdera un prêt de la Banque mondiale, bailleurs de fonds à hauteur d’environ 60 milliards FCFA. Selon CBT, l’importance de l’enveloppe s’explique par l’exigence que pose la Banque mondiale, de réparer au-delà du dommage de la destruction mais aussi la perte des opportunités économiques.

Le projet de construction d’un Tramway au Cameroun remonte à 2011 pendant la campagne présidentielle. Plus de cinq ans après le scrutin, ce projet est dans les oubliettes. Ce n’est qu’en juillet 2016 qu’il est remis à l’ordre du jour avec la signature du protocole d’entente entre le Cameroun et les groupes belgo-turc Iristone et ILCI. Ce protocole était axé sur l’exécution des études, du financement et de la construction de la ligne de 18 km dans la ville de Douala. Il a fallu attendre pratiquement 6 ans encore, pour que l’on en reparle.

Entrepreneuriat: l’Etat et le Gicam associés pour financer des projets agricoles

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Un forum de l’investissement organisé par les deux parties avec l’appui de la coopération française s’est tenu à Douala en faveur d’une centaine de porteurs de projets, avec la garantie ferme de financer 20 d’entre eux.

Le Cameroun vient d’avoir son tout premier forum de l’investissement dans les secteurs de l’Agriculture et de l’Elevage. Une première initiative aussi  pour laquelle le secteur privé et les pouvoirs publics travaillent, main dans la main. L’évènement qui a eu lieu le 10 février  à Douala était  en effet coorganisé par le Gicam  et le ministère de l’Agriculture et du  Développement Rural (Minader), le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industrie Animales (Minepia), avec le soutien de la France. Notamment  de Medef International, le secteur privé français et de l’Alliance pour l’Agriculture, L’Élevage Aquaculture en Afrique (ALFA).  Le forum, né lors de la rencontre  du président français, avec les hommes d’affaires au Cameroun en juillet 2022, a permis de mettre en relation plus de 100 porteurs de projets camerounais et les potentiels investisseurs. 

Un engagement à financer 20 projets

  Le Gicam, le Medef et ALFA avaient convenu d’identifier 20 projetsde les évaluer et d’en confirmer la faisabilité pour aller jusqu’à la solution de financement. Un avis d’appel à manifestations d’intérêt a ainsi été lancé début janvier, en direction des projets de tailles moyennes (entre 350 millions et 3 275 millions F CFA d’investissements).  Le forum était donc l’occasion  pour les présélectionnés de capter  l’attention des investisseurs pour être dans la liste des 20 recherchés. Ils étaient  au total 138 présélectionnés sur près de 662 dossiers receptionnés par le Gicam.  La taille de l’exploitation (entre 350 millions et 3 275 millions F CFA d’investissements) était le premier critère de sélection.  Ensuite, le niveau de maturité. «  La priorité a été accordée aux projets d’extension ou alors les projets dont le processus de démarrage était déjà enclenché », relève Aline Valerie Mbono, directrice exécutive du Gicam.

Les domaines concernés  pour l’agriculture, étaient la production de vitro plants de banane et de pomme de terre ;  les productions agricoles diverses (soja, maïs, manioc, banane plantain, sorgho, …) avec la possibilité d’exploiter les réserves foncières déjà constituées par le Gouvernement.  Soit 400000 hectares mis à disposition. Pour ce qui est de l’élevage, les filières concernées sont : la pêche industrielle et aquaculture commerciale ; l’élevage de parentaux en aviculture ; et la commercialisation de la viande bovine.

 Il faut dire que les filières sélectionnées relèvent des secteurs prioritaires définis par le gouvernement dans la SND30. Dans l’élevage, l’on vise le renforcement de la production locale du lait, du poisson et d’autres produits de grande consommation comme la volaille, les œufs de table. La production de lait au Cameroun en 2021, selon le Minader par exemple était de 166 132 tonnes. La quantité  de lait en poudre importé était de 19 443 tonnes.  Soit une offre globale de 185 175  tonnes de lait pour une demande estimée à 254 463 tonnes. Un gap de 88 331 tonnes. Le poisson aussi connaît un déficit de production de 228 580 tonnes. Pour une demande de 452 000 tonnes par an, la production nationale est autour de 223 000 pour une forte production artisanale d’environ 179 000 tonnes tandis que la pêche industrielle est seulement à 12 000. Il en de même pour les spéculations agricoles. Pour le riz, le gouvernement a pour objectif  d’atteindre 450 000 tonnes en 2025 pour une production annuelle actuelle de 150 000 tonnes face à une demande de 600 000 tonnes. Le Ministre de l’Agriculture indique que le gouvernement attend plus d’investissements privés pour accompagner cette politique. D’où  les diverses mesures incitatives prises depuis 2013 pour les secteurs  de l’agriculture et de l’élevage.

L’appel  à manifestation pour les projets lancé dans le cadre de ce forum aura par ailleurs permis de dégager un certain nombre de besoins exprimés dans ces deux secteurs d’activités. Le financement et les  besoins d’acquisition en engins et  intrants sont les plus exprimés par les entrepreneurs.  De même, l’accès à la subvention,  les difficultés à bénéficier des exonérations douanières et fiscales ou des agréments  sont  citées  comme des blocages majeurs.

finance: bientôt un fonds de garantie pour les jeunes

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Ledit mécanisme  sera destiné aux jeunes entrepreneurs, avec un guichet spécial pour le financement des projets des jeunes de la diaspora camerounaise,  d’après l’annonce faite par le chef de l’Etat dans son adresse à la jeunesse le 10 février dernier.

 Après la mise sur pied d’un fonds de garantie de 200 milliards de FCFA pour les PME, le gouvernement devra encore créer un autre fonds pour les jeunes.  Sans indiquer le montant de cette allocation, le chef de l’Etat l’annonce pour bientôt. « J’ai instruit le Gouvernement d’accélérer la mise sur pied du fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs, en y intégrant un guichet spécial dédié au financement des projets des jeunes de la diaspora camerounaise », a déclaré le président Paul Biya.

Cette mesure, devra renforcer l’impact de diverses initiatives et programmes institués par le gouvernement en faveur de l’insertion socio-professionnelle des jeunes.  Il s’agit notamment du  du Plan Triennal Spécial Jeunes, qui a déjà permis de financer plus de 11 mille projets en faveur des jeunes et généré près de 35 mille emplois directs, pour un coût global d’environ 20 milliards de FCFA. D’après le Président de la République, la mise en œuvre des politiques en faveur des jeunes est freinée par le contexte international difficile. « Je mesure les préoccupations légitimes qui sont les vôtres, dans un contexte international marqué par une succession de crises, dont les effets touchent la quasi-totalité des secteurs d’activités et n’épargnent aucun Etat. Lors de mon récent message à la Nation, j’avais indiqué, à cet égard, que la vitesse d’exécution de certaines de nos politiques publiques se trouvait perturbée par ces chocs exogènes, mais aussi par la persistance de certaines menaces internes. Il est clair que cet environnement, particulièrement contraignant, a pu relativement ralentir le rythme que nous avons souhaité impulser à notre développement. Je le déplore autant que vous ».

Paul Biya dit rester tout de même engagé à poursuivre les divers projets qui devront générer plus d’emplois pour les jeunes. Notamment  dans les infrastructures, l’énergie, les mines.  Mais, il se montre réaliste en demandant aux jeunes de ne pas s’accrocher uniquement à ces opportunités. Car, « il est évident que ni l’Etat, ni les entreprises existantes du secteur privé, ne peuvent à eux seuls absorber le volume de jeunes issus chaque année du système éducatif classique. C’est pour cette raison que je vous demande, une fois de plus, de vous tourner également vers l’auto-emploi, en saisissant les opportunités qui s’offrent à vous dans les domaines tels que l’agriculture, l’artisanat ou l’économie numérique ».

Orientés vers l’entrepreneuriat, l’on espère que les jeunes camerounais pourront facilement mobiliser la garantie annoncée par l’Etat. Car, le fonds de garantie de 200 milliards offert aux PME en 2022 comporte des conditionnalités « compliquées », selon le secteur privé.

Port de Douala.les réalisations du Comité Consultatif d’Orientation en 20 ans

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Congestion portuaire, modernisation du port, transfert des activités au secteur privé… l’institution, présente un recueil de 600 pages, contenant ses avis sur différentes problématiques de la place portuaire de Douala Bonabéri.

Le Comité Consultatif d’Orientation du Port Autonome de Douala (CCO’PAD)  se livre au public.  Cet organe  qui joue un rôle important dans la mise en œuvre des projets au PAD a décidé de rompre avec la discrétion qui le caractérise. Considéré comme une chambre d’experts, le CCO’PAD qui célèbre ses 20 années, en a profité pour se faire connaître. Créé en 1998 par la loi portant organisation du secteur portuaire, c’est un cadre formel de concertation institutionnelle  entre l’autorité portuaire, les entités publiques,  les opérateurs, clients et les autres intervenants dans le secteur portuaire.  Son rôle, donner son avis sur les activités de la place portuaire, et recueillir les observations de toute personne physique ou morale pour une bonne relation entre l’autorité portuaire et sa communauté. En une vingtaine d’années d’existence, ce sont au total 105 avis qui ont été émis par cette institution et une vingtaine de notes d’observations sur le fonctionnement du port de Douala.

Ces avis ont été regroupés dans un document de 600 pages divisé en deux tomes ; en français et en anglais. Lesdits avis portent principalement sur 7 centres d’intérêt.  Entre autres, les problématiques tarifaires, les aspects rattachés au projet de modernisation du port, à l’organisation et au transfert des activités au secteur privé,  les activités  concernant les transitaires et commissaires en douane,  l’encadrement des activités d’acconage et la main d’œuvre dockers etc. On note surtout une forte littérature du CCO’PAD sur l’épineuse question de la congestion portuaire.  Ce seul centre d’intérêt est a une production de 50 pages. Il y a aussi  les avis sur les litiges et mauvaises pratiques et des questions qui ne concernent pas directement les activités portuaires. Le recueil des avis du CCO PAD se veut un outil technique qui met en évidence la contribution des experts de haut vol camerounais,  en matière portuaire. Ses avis sont consultatifs mais influencent la prise de décision eu égard de la qualité de l’expertise qui constitue ce think thank et du caractère «  juste et équitable » reconnu à ces avis.

 Le CCO’PAD regroupe deux catégories de membres.  Les membres titulaires et les membres observateurs. Il y a entre autres le Gicam et diverses organisations des opérateurs intervenant sur la place portuaire. Le Directeur Général du Port participe aux travaux mais avec une voix consultative.  L’organe est présenté comme l’un des cadres de concertation les plus pertinents mais reste très peu connu.   La célébration de son vingtième anniversaire le 08 février 2023  à Douala était l’occasion de  faire connaître son fonctionnement, la composition de ses membres, son périmètre de compétence etc. 

Afrique centrale-Union européenne : infrastructures et intégration régionale au cœur du partenariat

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Examiner l’état de mise en œuvre et valider les principaux résultats dans le but de formuler des orientations stratégiques, tel était l’exercice auquel se sont prêtés les membres des comités de pilotage(COPIL) du Programme d’Appui à la Gouvernance des Infrastructures Régionales et Nationales en Afrique Centrale (PAGIRN), et du Programme d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’Investissement en Afrique Centrale (PAIRIAC), à l’aune de la nouvelle stratégie d’investissement « Global Gateway » et du nouvel instrument financier « Global Europe » de l’Union Européenne.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le 2 février 2023, à Douala, Paul TASONG, Mindel MINEPAT a relevé que « s’il existe un consensus que les infrastructures favorisent la croissance et le développement, le processus d’intégration quant à lui, un enjeu pour l’incorporation des économies d’Afrique Centrale dans les chaînes de valeurs mondiales, est fortement tributaire du développement infrastructurel régional». Dans le même ordre d’idées, Paul TASONG a noté que l’Afrique Centrale se singularise sur le continent africain par le plus faible réseau d’infrastructures, avec un impact négatif sur les conditions sociales et de bien-être des populations.

Financé à hauteur de 20 millions d’euros par le Programme Indicatif Régional du 11ème Fonds Européen de Développement (FED), le PAGIRN vise à améliorer la durabilité des investissements et à assurer une meilleure efficience dans les infrastructures économiques régionales et nationales de transport, de l’énergie et des technologies de l’information et de la communication, à travers la mise en œuvre des activités structurantes spécifiques et une gouvernance renforcée dans ces secteurs. Dans le même temps, le Programme d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’investissement en Afrique Centrale (PAIRIAC) permet d’appuyer la dynamique de rationalisation 2023 des organisations régionales, tout en facilitant la mise en œuvre effective des échanges commerciaux intra-régionaux et avec l’UE, agissant également sur le climat des affaires et l’accès au financement. Lors de l’ouverture du COPIL PAIRIAC, le 3 février 2023 à Douala, le Mindel MINEPAT, a indiqué que «la dynamique du développement inclusif et durable dans laquelle sont engagés les pays de l’Afrique centrale passe par une forte intégration au niveau de sous-région. Le volume des échanges commerciaux est une illustration du travail qui reste à faire». En rappel, le PAIRIAC est financé à hauteur de 27 millions d’euros par le Programme Indicatif Régional du 11ème Fonds Européen de Développement. Il a pour objectif global de renforcer l’intégration régionale et la compétitivité dans la perspective de promouvoir et d’accélérer la croissance et l’emploi durable en Afrique Centrale. « L’opportunité que offre ce Programme d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’investissement en Afrique Centrale devrait nous permettre de disposer des infrastructures nécessaires pour porter l’Afrique Centrale, afin qu’elle puisse se joindre aux autres sous-régions de l’Afrique pour la réalisation des objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2063 », a déclaré Paul TASONG face à la presse. Aux termes des travaux, le MINDEL MINEPAT a recommandé aux membres des comités de pilotages de mettre sur pied des politiques qui permettront de favoriser la mise en œuvre des orientations formulées lors des assises de Douala, dans les différents états de la sous-région Afrique Centrale. Il a également suggéré que les autres Etats membres de la CEEAC qui ne sont pas inscrits au capital de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) y apportent leur participation afin de permettre à l’institution financière de renforcer ses capacités dans sa mission de financement de l’investissement et du développement en Afrique Centrale.

Les travaux de Douala ont connu la participation du Ministre d’Etat, ministre du Commerce extérieur de la République Démocratique du Congo, les représentants des présidents de la Commission CEMAC, de la Commission de l’UEEAC, de la Délégation de l’Union Européenne au Cameroun, des administrations des pays d’Afrique centrale concernées par les domaines d’interventions des programmes régionaux ; les chefs de délégation de l’UE accrédités dans les pays d’Afrique centrale; et les représentants du secteur privé et de la société civile. Les premières sessions des comités de pilotage du PAGIRN et du PAIRIAC se tenaient à la suite de l’atelier de haut niveau de présentation de la stratégie d’investissement « Global Gateway » et du nouvel instrument financier « Global Europe » de l’Union Européenne. Ces activités s’inscrivaient dans le cadre de la semaine des réunions régionales sur le partenariat entre la région Afrique Centrale et l’Union européenne qui s’est déroulée du 31 janvier 2023 au 3 février 2023, à l’occasion de la visite au Cameroun de la Directrice générale adjointe de la Direction Générale des Partenariats Internationaux à la Commission Européenne, Mariam Ferran.

Agriculture et élevage : Plus de 126 millions FCFA distribués aux producteurs de la région du Centre

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La cérémonie tenue ce lundi 13 février à Yaoundé, était dans le cadre du Programme de consolidation et de pérennisation du conseil agropastoral (PCP-Acefa).

La Chambre de Commerce de Yaoundé a abrité ce lundi 13 février 2023, la cérémonie de remise de chèques aux organisations de producteurs de la région du Centre. La cérémonie organisée dans le cadre du Programme de consolidation et de pérennisation du conseil agropastoral (PCP-Acefa) a permis de distribuer 126 296 005 FCFA à un trentaine d’organisations de producteurs venant des départements de la Mefou-et-Akono ; Nyong-et-Kelle ; Nyon-et-Mfoumou  et du Mbam-et-Kim.

L’objectif du gouvernement à travers ces financements est de promouvoir l’entrepreneuriat agricole et augmenter la production et la transformation dans les filières à travers le financement des projets d’investissements productifs.

Les attributions de subventions accordées aux producteurs oscillent entre 500 000 FCFA et 6 millions FCFA, pour ce qui est des projets de Groupements de producteurs (GP) et entre 5 millions FCFA et 30 millions FCFA pour ce qui est des projets des Organisations professionnelles agropastorales (OPA).

Les trente organisations bénéficiaires du financement PCP-Acefa sont accompagnées dans le cadre du conseil technico-économique depuis au moins une année, par les conseillers de proximité mis à leur disposition.

« Pour ce qui est de ce financement des projets des OP, il y a lieu de relever que les procédures d’octroi des subventions accordent la priorité aux producteurs qui proposent de bons projets. Sur ce plan, de nombreuses mesures ont été prises pour que les projets sélectionnées et financés répondent effectivement aux besoins de développement des groupement de producteurs » a expliqué Dr Bouba Moumini, coordonnateur national du PCP-Acefa.

Pour mémoire, le PCP-Acefa est la nouvelle phase du programme qui porte sur la consolidation et la pérennisation du conseil agropastoral qui a été développé depuis environ 10 ans. Ledit programme s’insère dans la politique agricole nationale élaborée dans le cadre du Plan national d’investissement agricole (Pnia) et devra contribuer à atteindre les objectifs de développement du secteur sécurité alimentaire, croissance et agriculture de 2ème génération au Cameroun.

Paul Yves Tsangue, délégué régional du Centre pour le Minader

 « Le Centre compte plus de 2 000 bénéficiaires actuellement »

Que doit-on retenir de l’évènement tenu ce jour ?

Il faut retenir qu’en ce jour, nous avons procédé à la distribution de trente chèques aux organisations dans le cadre du projet PCP-Acefa. Ce sont les premiers appuis que l’Etat du Cameroun offre dans le cadre de l’accompagnement de ces producteurs dans les activités qui sont les leurs et qui ont été éligibles à l’appui à l’accompagnement du gouvernement et du programme.

Quelles sont les critères de sélection pour bénéficier du financement dans le cadre de ce projet ?

Les critères de sélection s’étalent sur une période d’au moins deux ans. Il faudrait souligner que le Programme PCP-Acefa n’accompagne pas un individu mais des organisations de producteurs parce qu’il est question de toucher le maximum  de personnes.

Pour être éligible au niveau des coopératives, celles-ci prennent langue avec la coordination départementale du programme Acefa à l’issue de cela, leur idée de projet est analysée et par la suite, il y a un encadreur qui les accompagne pour l’élaboration du projet et tout au long processus, l’idée du projet doit être maturée et approuvée par l’organisation des producteurs, puis discutée avec le technicien.

Lorsque l’idée est suffisamment, le projet passe en commission départementale de sélection au cours de laquelle lorsque le projet est validé, l’organisation des producteurs est donc éligible à l’appui du programme PCP-Acefa.

Combien de bénéficiaires compte le  Centre jusqu’à aujourd’hui ?

Globalement sur les 15 dernières années, le portefeuille du département du Centre s’étend au-delà de 2 000 bénéficiaires. C’est dire combien est-ce que ce programme est impactant sur le bienêtre des populations de la région du Centre.

Cameroun : L’idée de fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs est-elle efficace ?

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Par Louis-Marie Kakdeu

Dans son message à la jeunesse ce 10 février 2023, le Chef de l’État camerounais a exhorté son gouvernement à accélérer la mise sur pied du fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. De quoi s’agit-il ? Est-ce pertinent et efficace pour soutenir l’entrepreneuriat jeune ?

Un organisme inefficace !

Il s’agit d’un fonds de garantie aux prêts des jeunes entrepreneurs dont la mission est de cautionner l’emprunt d’un jeune porteur de projet devant un établissement bancaire. L’idée derrière ce fonds serait de combler l’exigence de garantie opposée aux jeunes dans les banques commerciales.

En l’état, les jeunes entrepreneurs ne sont pas encore en position de présenter une garantie acceptable aux banques pour bénéficier d’un crédit. Par conséquent, ils manquent de capitaux pour faire la création ou la reprise d’une entreprise. Dans le milieu des socialistes, l’idée a été d’utiliser l’État pour cautionner l’emprunt des couches vulnérables. Il s’agirait donc d’un fonds de garantie spécial. « Spécial » parce qu’il vise une catégorie spécifique de la population. Pourquoi discriminer et se limiter aux jeunes ?

Au Cameroun, selon la BAD, seules 9% des femmes ayant sollicité le crédit ont été effectivement financées par nos banques. Cela veut dire que pour rester dans l’idée des socialistes, il faut simplement créer un fonds de garantie (en direction des plus vulnérables comme les jeunes, femmes, handicapés, paysans, etc.). Pourquoi ? Parce que l’économie rurale ou sociale et solidaire repose sur ces couches vulnérables qui méritent le soutien de l’État. Mais, sous quelle forme ? Avançons !

Comment ça fonctionne ?

Un fonds de garantie suppose qu’un organisme s’engage auprès de la banque à assumer les engagements de l’emprunteur au cas où ce dernier venait à être défaillant. Il ne s’agit donc pas de la couverture du crédit à 100%. Le système suppose simplement que si l’emprunteur saute de payer une ou plusieurs mensualités, alors la banque se retourne vers le fonds de garantie pour se faire payer.

Le fonds de garantie paie la banque et se charge de poursuivre l’emprunteur. Dans son fonctionnement, il ne s’agit donc pas d’un argent donné cadeau. C’est pour cela qu’il faut définir au préalable la nature du fonds de garantie en question. Nous pouvons en avoir deux types : un fonds à vocation sociale et solidaire, et un fonds à vocation économique.

Dans le premier cas à vocation sociale et solidaire, le fonds permet de couvrir l’emprunt sans commission. Dans le second cas à vocation économique, le fonds prélève ou facture une commission au jeune emprunteur.

Récapitulons : Le fonds de garantie dont on parle au Cameroun sera un organisme public créé par l’État (ailleurs, il peut s’agir d’un organisme privé). Cet organisme a ses charges de fonctionnement qu’il faut couvrir. Il existe deux façons de les couvrir : si l’État opte pour un fonds à vocation sociale et solidaire, alors il devra lui verser un budget de fonctionnement chaque année et éventuellement, il devra recapitaliser régulièrement (si les premiers emprunteurs ne remboursent pas ou si nos amis fonctionnaires bouffent tout).

Si l’État opte pour un fonds à vocation économique, alors cet organisme devra s’autofinancer. Par conséquent, c’est le jeune emprunteur qui devra verser une commission au fonds pour soutenir son fonctionnement. Dans un cas comme dans l’autre le fonds de garantie coûte cher soit à l’État ou à l’emprunteur, et ce mécanisme est lourd.

J’explique : au lieu de devoir payer les charges de fonctionnement d’un organisme budgétivore chaque année, l’État peut directement subventionner le jeune entrepreneur. C’est plus simple, facile et pratique. Dans le cas où le fonds a une vocation économique, la signification pour le jeune emprunteur est qu’il paie un taux d’intérêt à la banque (entre 11 et 15%) et une commission au fonds de garantie (disons 10%). Au final, le crédit revient très cher (au-delà de 21% au minimum), ce qui n’est pas viable.

Une expérience négative des organismes publics de financement

Cela nous fait penser à notre fameuse banque des PME au Cameroun. L’État y avait mis FCFA 10 milliards, ce qui n’a suffi que pour payer le fonctionnement de cette banque. Pire, combien de personnes pouvaient être financées avec FCFA 10 milliards ? Les entrepreneurs ou les artisans ? Quelle leçon ? La leçon est que les fonctionnaires n’ont pas été formés pour faire la finance.

Et l’État n’a pas pour vocation de créer des entreprises et des banques. L’État est un régulateur. Et le maillon faible du système actuel au Cameroun est l’absence de cette régulation. Par exemple, pourquoi l’État laisse-t-il les banques commerciales vendre le crédit jusqu’à 15% alors qu’elles récoltent les épargnes gratuitement d’une part, et la banque centrale leur laisse quelque fois l’argent à 3,5% d’autre part ? Où est la régulation ? Aussi, la vocation des banques commerciales est de prendre le risque. C’est le métier de la finance. Mais au Cameroun, les banques commerciales ne prennent aucun risque sous les yeux fatigués de l’État gérontocrate. Le produit qui marche dans les banques c’est l’épargne. Jamais le crédit. Et donc, chaque homme d’affaires crée sa banque pour collecter l’épargne des pauvres (thésaurisation à proscrire dans une économie normale) et constituer son capital. L’État ne dit rien. Les dirigeants sont fatigués. Ils dorment. Ils fêtent seulement leurs 90 ans au village. Et ils embêtent les gens avec des idées économiques que l’on a expérimenté sans succès il y a un siècle. Come on !

Les banques camerounaises sont en surliquidité. L’argent existe. Il y a même trop d’argent. Le fonds de garantie est inefficace parce que ce n’est pas en étant défaillant à la banque que l’on deviendra du coup solvable devant l’État. Pardon, ne créez pas un chapitre 94 bis pour distribuer d’autres dizaines de milliards sans plus-value économique. On demande au gouvernement d’améliorer le climat des affaires. C’est tout ! Par exemple, il faut faciliter l’accès à la propriété foncière pour intégrer le paysan dans le système financier du jour au lendemain. Aussi, il faut voter le code de la famille et de la femme pour donner un statut aux enfants et aux femmes et les délivrer du joug culturel qui les éloigne de l’héritage et de la propriété objet de garantie.

Deux choses : code foncier et code de la famille, c’est ce qu’on demande au gouvernement depuis 42 ans pour résoudre socialement et économiquement ce problème de garantie.

Louis-Marie Kakdeu

Membre du Shadow cabinet du SDF

Economie, Finances et Commerce.

Opportunité : Les enjeux du salon national de recyclage annoncé à Yaoundé

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L’évènement prévu les 17 et 18 mars 2023 est organisé par l’association Green Life Act, avec la participation de partenaires nationaux et internationaux.

C’est sous le thème : « recyclage : niche d’emplois verts et opportunités de développement local » que vont des tenir du 17 au 18 mars prochain à Yaoundé, les travaux du premier Salon national du recyclage (Sanar). L’objectif de l’évènement organisé par l’association Green Life Act est entre autre de présenter au grand public les avantages et les opportunités de cette démarche, ainsi que les différentes filières du recyclage, de développer des chaines de valeur.

Il sera également question de mobiliser les acteurs du recyclage autour d’un réseau opérationnel de l’économie circulaire, outre le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour l’accompagnement des initiatives du recyclage et l’impulsion d’une politique d’achat vert notamment dans les marchés publics camerounais.

Le recyclage des matériaux constitue une véritable aubaine pour les industriels. Il génère une réduction des frais de traitement, de logistique et de fabrication. Certains industriels qui dépendaient de l’importation pour se fournir en matériaux peuvent réduire leurs coûts en s’appuyant partiellement sur le recyclage de leurs produits. L’économie circulaire et locale assure alors une certaine indépendance et un meilleur rendement aux industries du territoire.

L’économie circulaire est un concept qui promeut la durabilité dans la rétention de la matière en circulation le plus longtemps possible. C’est un système qui fonctionne en boucle en limitant la consommation et le gaspillage des ressources ainsi que la production des déchets et de la pollution.

Pour mémoire, le Cameroun à travers le ministère de l’Environnement et du développement durable (Minepded) a récemment rejoint l’Alliance africaine de l’économie circulaire et continue de piloter la transition vers une économie circulaire au Cameroun. En dehors de l’engagement du gouvernement, il existe plusieurs autres initiatives privées d’économie circulaire au Cameroun dans les domaines de l’environnement bâti, de l’artisanat, du plastique et des emballages, des systèmes agro-alimentaires et de l’énergie.

Détresse alimentaire dans le Lac Tchad : Des inquiétudes de la Croix Rouge sur la situation de plus de 11 millions  de personnes

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Au moins 3 millions d’entre elles en situation de désespoir ont fui leur foyer en raison de la violence orchestrée par les membres de la secte terroristes Boko Haram.

Selon un rapport du Comité international de la Croix Rouge (Cicr), les populations du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigéria, vivant tout autour du Lac Tchad sont prises au piège d’un conflit armé qui dure depuis plus d’une décennie, depuis l’invasion de la région par le groupe terroriste Boko Haram.

Lors des travaux de la troisième conférence de la région du Lac Tchad tenus les 23 et 24 janvier 2023 à Niamey au Niger, le Circ a informé que 11,5 millions de personnes établies dans cette région ont besoin d’aide pour survivre. Au moins 3 millions d’entre elles en situation de détresse ont fui leur foyer en raison de la violence.

Pour Gilles Carbonnier, vice-président du Cicr, le sort des personnes déplacées doit être reconnu comme une priorité absolue dans le bassin du Lac Tchad. D’après les statistiques du Cicr, plus de 26 180 cas de disparitions ont été répertoriés dans les quatre pays membres du Bassin du Lac Tchad.

Au Cameroun, 4.3 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire en 2019, une augmentation de 30% par rapport à 2018. La violence contre les civils dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest continue d’avoir un impact sérieux sur les moyens de subsistance et de générer des besoins humanitaires aigus. Les saisons des pluies rendent l’accès aux biens et services encore plus difficile tant pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays que pour la population locale.

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