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Tarifs harmonisés du transport urbain : Ce qui change avec le décret du Mincommerce, du 15 février 2023

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Ces prix par taxi, périurbain et interurbain par cars et autobus sont négociés de gré à gré entre le client et le transporteur, suivant l’itinéraire à parcourir.

Tarifs voyageurs

Catégorie et âge du voyageurTarif plafond au kilomètre
Enfants de 00 à 07 ansGratuit
Enfants de 08 à 10 ans7 FCFA
Personnes à mobilité réduite7 FCFA
Voyageurs de 11 à 21 ans9 FCFA
Personnes âgées de plus de 21 ans14 FCFA

Tarifs forfaitaires pour les bagages

Distance/Poids du bagageDe 0 à 100 kmDe plus de 100 à 200 kmDe plus de 100 à 200 kmDe plus de 400 km
Moins de 15kgGratuitGratuitGratuitGratuit
De 15 kg à 50 kg350 FCFA450 FCFA550 FCFA650 FCFA
De 50 kg à 200 kg600 FCFA700 FCFA875 FCFA1 000 FCFA

Source : Arrêté numéro 0036/MINCOMMERCE du 15 février 2023

Numérique. La stratégie de Yango pour rebondir

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Après la suspension de ses activités par le ministre des transports, la start up a mis sur pied un nouveau système avec ses partenaires chauffeurs de taxi.

La plateforme russe de commande des taxis réajuste son organisation pour se redéployer après le frein imposé par les autorités camerounaises.« A l’issue d’une mise en demeure adressée aux opérateurs de la plateforme numérique Yango et des réunions d’évaluation tenues au ministère des Transports,  les activités de transport public de personnes opérées via la plateforme Yango sont suspendues jusqu’à leur mise aux normes », avait indiqué le communiqué du ministre des Transports début février. Yango, se justifiant de ne pas  être un opérateur du secteur des transports mais du mobile avait alors déclaré se mettre à la «  disposition du ministère des Transports pour obtenir des éclaircissements sur les mesures concrètes que nos partenaires, les opérateurs de transport locaux, doivent suivre pour s’aligner avec le décret 8801 du 10 octobre 2022. Car, à notre connaissance, aucun arrêté expliquant ces mesures n’a été publié bien que cela soit stipulé dans le communiqué de presse du ministère ». Visiblement ces éclairages ont été obtenus.

Car, cette entreprise numérique est en train d’aligner ses partenaires à la réglementation locale. Une  convention a été signée avec les syndicats des transporteurs.  « Cette signature est juste une concrétisation du précédent accord de principes et qui ne peut que montrer la volonté de Yango de contribuer à  l‘amélioration de l’écosystème du transport au Cameroun. Actuellement, Yango est en train d’interagir avec les différentes entités publiques pour qu’on trouve un terrain d’entente pour que nos partenaires du transport opèrent de manière légale. Nous avons des réponses très positives », précise Rachid Moulay, Gouvernment Relations Manager-EMEA chez Yango.

Cette fois, il ne s’agira pas seulement de la conformité aux normes. Yango et ses partenaires ont revu un certain nombre d’exigences. Les transporteurs ont par exemple sollicité  une amélioration de leurs conditions de travail. « Nous avons posé nos exigences et je peux dire que nous sommes tombés d’accord sur le système que Yango doit suivre au Cameroun. Nous sommes globalement satisfaits de leur volonté de s’améliorer. Les choses ont beaucoup évolué depuis l’arrivée de Yango au Cameroun » a  déclaré le Président des fédérations nationales des syndicats des chauffeurs de taxi du Cameroun, Patrice Samen.

Les usagers attendent de voir une amélioration de ce service de VTC présent dans sept pays africains.

Banque mondiale : David Malpass quitte son poste au mois de juin 2023

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FILE - World Bank Group President David Malpass attends a news conference during the 2022 annual meeting of the International Monetary Fund and the World Bank Group, Oct. 13, 2022, in Washington. On Wednesday, Feb. 15, 2023, it was announced that Malpass is stepping down as president of the World Bank, nearly four years after former President Donald Trump nominated him to run the 189-nation agency. (AP Photo/Patrick Semansky, File)/NYSS306/23046772706030-0/FILE PHOTO/2302152303

Les raisons de sa démission, près d’un an avant la fin de son mandat n’ont pas été précisées.

Proposé par l’ex-président américain Donald Trump, il y a 5ans comme 13ème président de la Banque mondiale, David Malpass 66 ans a déposé sa démission mercredi 15 février 2023. Il a annoncé qu’il quitterait son poste d’ici au 30 juin prochain, avec une année d’avance. Climato-septique à l’instar de Donald Trump lui-même, David Malpass s’était récemment trouvé sous le feu des critiques, accusé par l’ancien vice-président américain, Al Gore, d’être de n’avoir pas su renforcer le financement de projets climatiques dans les pays en développement.

Ses détracteurs l’accusent non seulement de n’avoir pas suffisamment œuvré pour freiner les effets du changement climatique et l’injustice, mais également d’avoir fait pression pour des politiques favorables à Wall Street qui vont à l’encontre de l’intérêt public. Seul candidat pour succéder au Sud-Coréen Jim Yong Kim, qui avait également démissionné, David Malpass avait sans surprise été nommé.

Néanmoins, dans un courrier transmis à ses collaborateurs, la Banque mondiale félicite David Malpass pour travail pendant les quatre dernières années sur la recherche de politiques plus fortes pour augmenter la croissance économique, réduire la pauvreté, améliorer le niveau de vie et réduire le fardeau de la dette publique. Les organisations environnementales ont d’ailleurs salué son départ.

Selon les informations, David Malpass était dans le viseur de Janet Yellen, la puissante secrétaire d’Etat américain au Trésor, qui a exhorté dernièrement la banque à prendre les mesures adéquates pour des solutions à la transition énergétique, au changement climatique en plus de son mandat traditionnel de lutte contre la pauvreté. Peu après l’annonce de la démission.

Performance : Aéroports du Cameroun peaufine son entrée à la BVMAC

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Il s’agit d’une opportunité qui devrait permettre à l’entreprise d’une part, de renforcer ses capitaux propres pour faire face à ses besoins de financement des investissements à réaliser dans les principaux aéroports dans les 05 prochaines années.

Le 11 octobre 2022, le gouvernement camerounais a publié une liste d’entreprises relevant du portefeuille public susceptibles d’être cotées à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) basée à Douala, capitale économique du Cameroun. L’opération va se faire en conformité avec la décision des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). L’objectif du gouvernement étant de dynamiser le marché financier régional.

C’est dans ce contexte que la société Aéroports du Cameroun (ADC) vient de lancer un avis d’appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement de sociétés de bourse chargées d’accompagner l’entreprise dans ce processus. ADC a été retenu par l’Etat du Cameroun dans la liste des entreprises publiques et parapubliques susceptibles d’être cotées à la Bvmac.

Il s’agit d’une opportunité qui devrait permettre à l’entreprise d’une part, de renforcer ses capitaux propres pour faire face à ses besoins de financement des investissements à réaliser dans les principaux aéroports dans les 05 prochaines années. D’autre part, il s’agit d’améliorer les performances financière et opérationnelle de l’entreprise.

L’entreprise retenue au terme de l’avis d’appel à manifestation d’intérêt a pour mission d’assister l’équipe de gestion du projet mis en place au sein de ADC SA, dans l’élaboration d’un diagnostic complet de l’entreprise, pour déterminer sa conformité aux critères exigibles pour une entrée en bourse d’une part et de superviser son processus d’introduction en bourse proprement dite d’autre part.

Pour mémoire, la société ADC SA est une entreprise d’économie mixte de droit privé détenue à majorité par l’Etat du Cameroun à hauteur de 63% de son capital social. Elle est spécialisée d’une part dans l’exploitation et la gestion aéroportuaire et d’autre part, dans la fourniture de services d’assistance en escale aux exploitants d’aéronefs. Il faut préciser que c’est le 31 octobre 2017 que les hautes autorités de la Cemac ont décidé de l’unification des deux marchés financiers.

Conflits agropastoraux. pour une transhumance transfrontalière durable en Afrique centrale

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Les experts du Cameroun, du Tchad et de la RCA tentent de revoir leurs régulations en vue d’une transhumance respectueuse de la biodiversité dans le cadre d’un projet mis en œuvre  partiellement par la FAO et financé par l’Union Européenne.

Du fait de l’insécurité  ou des  effets du changement climatique, les pays de l’Afrique centrale enregistrent divers conflits autour des ressources naturelles et agro pastorales.  Les experts notent aussi le faible niveau d’investissement dans le secteur pastoral comme l’une des rasions pouvant justifier cet état de chose.  Aujourd’hui, du fait de ces facteurs,  et notamment l’insécurité qui a entrainé un flux migratoire des personnes et leur bétail, l’on assiste à plusieurs conflits agro pastoraux.  Or, la gestion des conflits agro pastoraux  est qualifiée de « complexe » et nécessite plusieurs expertises. Une rencontre sous régionale  a ainsi regroupé à Douala des acteurs du pastoralisme, de la conservation et de la biodiversité des trois pays concernés. L’objectif visé était  s’accorder via une démarche participative, pour une bonne exécution d’un  projet  financé par l’Union Européenne pour une transhumance transfrontalière saine et durable.

La rencontre était en effet consacrée au ciblage et à la validation des axes de transhumance transfrontalière relevant du  volet II du Programme d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’Investissement en Afrique Centrale (PAIRIAC). Ce projet soutenu par l’UE vise le renforcement des cadres de régulation de la transhumance  en Afrique Centrale, principalement au Cameroun,  au Tchad et en RCA.  Et aussi l’amélioration de l’accès aux services pastoraux et des structures agro pastorales de gestion des ressources naturelles tout en préservant la biodiversité. C’est une action qui sera conjointement menée par  l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FAO et l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS).

A terme, les réflexions devront  permettre de définir et de mettre en œuvre les règles et les mécanismes de l’utilisation durable de l’espace et la gouvernance de la mobilité pastorale dans le respect des droits humains et des critères d’égalité. L’un des volets du projet vise notamment à  améliorer la résilience des communautés pastorales face aux aléas climatiques.

Réactions

Dr Athman Mravili,  Représentant résident Fao

«  Nous voulons diminuer les conflits entre les éleveurs et les agriculteurs »

«L’idée est de poursuivre les débats sur les questions des transhumances transfrontalières, de dessiner le schéma global, de valider les axes de transhumance afin de tenir ces deux objectifs : permettre et pérenniser une mobilité tranquille et apaisé des éleveurs des différents pays,  diminuer les conflits entre les éleveurs et les agriculteurs notamment dans les zones traversées ; mais aussi dans les zones de conservation de la faune et de la flore. Il y a un dialogue qui est installé entre le Tchad, le Cameroun et la RCA, d’abord au niveau gouvernemental, et institutionnel ici au Cameroun. Au niveau pastoral, il y a des plateformes des éleveurs pastoraux de ces trois pays qui se réunissent régulièrement pour maintenir un certain climat et trouver des solutions adéquates afin de faciliter ces mobilités des éleveurs. Ce projet est financé par l’UE à travers les trois pays. Il y a un segment lié exclusivement à la transhumance. On va travailler sur les acquis. Il y a un autre segment qui est lié à la conservation et à la protection des zones protégées. »

Dr Dolmia Malachie, Directeur Général Programmes, WCS

«On va travailler avec les communautés de transhumance »

« Au niveau  opérationnel, on va agir à deux niveaux avec notre partenaire la FAO. La FAO  va s’occuper des aspects gouvernance politique de la transhumance transfrontalière, en travaillant avec les trois États concernés sur les instruments institutionnels juridiques ; aussi pour permettre à ce que la transhumance transfrontalière soit sécurisée et qu’elle soit effectuée de manière paisible dans les trois frontières des pays concernés. Nous, au niveau de la wcs, on va s’occuper des aspects opérationnels  sur le terrain. On va travailler directement avec les bénéficiaires que sont les communautés de transhumance, mais aussi les acteurs locaux notamment les sédentaires, et les gestionnaires des aires protégées, en essayant de bonifier les services d’accès aux services pastoraux des transhumants. On va travailler sur un échantillon d’axes de transhumance qui seront identifiés au cours de cet atelier et travailler sur ces axes de manière à ce que les conditions de vie soient améliorées sur le terrain et là où les éleveurs ont l’habitude de passer. De manière qu’ils ne soient pas attirés par les ressources qui sont sur les aires protégées, mais aussi des zones de protection des sédentaires. Il y a deux grands paysages qui sont concernés. Le nord de la RCA et le Sud du Tchad. »

Arrondissement de Yaoundé 5 : La feuille de route du député jeune, Dr Naoussi Zeufack Donald

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Désigné le 09 février 2023 pour un mandat d’une durée de 1 an, le médecin de 31 ans originaire de la région de l’Ouest Cameroun, fait l’objet de plusieurs critiques au sein même de la jeunesse de cette commune. N’ayant pas été au-devant de la scène politique depuis ses premiers pas comme militant jeune au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (OJRDPC) dans le Mfoundi 5, le Président directeur général du Groupe Mehitang International est perçu par ses camarades comme un « parachuté politique ». Philanthrope caché, le vice-président de la Sous-section Nkolmesseng-Nord, a bien voulu répondre aux questions de Newducamer.com.

Depuis  votre désignation par les autorités politique de Yaoundé 5 comme député jeune, la pilule semble ne pas passer au sein d’une certaine population surtout jeune, qui dit ne pas vous connaitre. Est-ce qu’on peut savoir qui vous êtes?

Je suis Dr Naoussi Zeufack Donald, spécialiste en santé publique, option épidémiologie-santé communautaire et gestion des systèmes de santé. Je suis également le président directeur général du groupe Mehitang International, une structure que j’ai mise sur pied en 2017. Nous faisons dans le bâtiment et travaux publics, entretien et nettoyage industriel, fabrication et distribution des produits d’entretien. Dans le cadre de la santé, je pilote le projet VIH-Sida dans les régions du Centre, du Sud-Ouest et du Littoral et en milieu périphérique.

Depuis votre désignation comme député jeune dans le Mfoundi 5, plusieurs personnes disent ne pas vous connaitre au sein du parti (RDPC) et vous traitent de « parachuté politique ». Pouvez-vous nous parler de votre parcours politique ?

Je dois mon parcours politique à mon président de sous-section OJRDPC Nkolmesseng-Nord en la personne de Marcelin Ngobo et au président de la section RDPC du Mfoundi 5, monsieur le maire Bala Augustin. Ce sont les deux principaux mentors qui ont accompagné mes premiers pas en politique depuis 2017.

Actuellement je suis le vice-président de la sous-section Nkolmesseng-Nord. J’ai jusqu’à présent observé le silence de l’apprenti mais ça ne veut pas dire que entre 2017 et 2023 j’étais absent de la scène politique à Yaoundé 5.

Entre 2017 et 2020, j’ai reçu plusieurs propositions pour occuper des postes de responsabilité au sein de l’OJRDPC mais j’ai préféré rester dans l’ombre jusqu’à ma désignation aujourd’hui comme député jeune. Je menais déjà plusieurs œuvres sociales au sein des populations, alors que j’étais encore étudiant en médecine, à l’instar du projet de collecte des déchets ménagers.

Je continue de garder le silence de l’apprenti face à tout ce qui est dit sur moi et m’abstiens de répondre à ceux qui me traitent de parachuté politique.  Je continue simplement de remercier ceux qui m’accompagnent dans mes œuvres. Je peux comprendre ce sentiment de révolte de certains militants qui disent ne pas me connaitre pourtant mes ouvres parlent d’elles-mêmes.

Aujourd’hui la politique c’est le mérite. Si le maire de Yaoundé 5 a mis cette confiance en moi c’est certainement du fait du travail que j’ai pu abattre. Il faut également savoir qu’en politique, tout le monde ne va pas vous aimer. Ma désignation sera l’occasion pour moi de travailler plus durement et montrer à tous ceux qui estiment que je n’ai pas mérité cette place qu’ils se trompent sur ma personne.

Quelle est votre feuille de route et vos priorités pour la jeunesse ?

C’est un gros challenge pour moi. Mon plan d’actions cadre avec le thème de l’année qui est l’engagement civique et promotion de la santé et c’est dans ce sens que je compte mener mes différentes actions.

Ma feuille de route consiste à organiser des caravanes (au moins 3 campagnes dans 3 zones cibles de Yaoundé 5) de sensibilisation, dépistage et distribution de médicaments de première nécessité qu’on appelle couramment des génériques, pour certaines maladies qui touchent beaucoup plus les jeunes de 15 à 35 ans.

J’ai également un partenariat avec la Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo) et le Rotary international dont je suis le secrétaire général. Je vais également œuvrer dans la réhabilitation des toilettes à l’école publique de Nkolmesseng où j’ai déjà fait une descente avec une équipe du Rotary international pour identifier les besoin et voir dans quelle mesure nous allons apporter du matériel adéquat pour la santé du personnel et des élèves qui fréquentent cette école.  

Ces latrines seront construites en matériaux locaux, afin de vulgariser leur efficacité. C’est dans ce sens que la Mipromalo a accepté de m’accompagner dans ce projet. Pour ce qui est de mon engagement civique, je compte travailler et toucher plusieurs établissements scolaires secondaires afin de lutter contre la débauche pendant la semaine culturelle qui doit être bien encadrée.

Je voudrais donc créer au sein de ces établissements scolaires des clubs civiques et éducation sur le sens de la semaine de la jeunesse. Outre la lutte contre les stupéfiants en milieu scolaire, je voudrais également faire interdire les caravanes lors de cette semaine. Cette année nous avons constaté le nombre de décès des jeunes à cause de ces caravanes.  

Santé publique : Encore des freins à l’assurance-maladie communautaire

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Les éclairages ont été apportés lors d’un webinaire animé hier mercredi 15 février 2023 par Dr Sangwe Clovis Nchinjoh, médecin de la santé publique et par ailleurs expert en santé publique.

Dr Sangwe Clovis Nchinjoh, médecin de la santé publique et par ailleurs expert en santé publique et formateur des médecins ruraux, a animé hier 15 février 2023, un webinaire sur « le rôle de l’assurance-maladie communautaire dans la réduction des dépenses personnelles de santé ». Lors de ces échanges avec les panélistes, le médecin a expliqué qu’au Cameroun, environ 7% de la population dispose d’une assurance maladie.

Déjà en 2016, Une étude réalisée par l’équipe d’appui technique du Bureau international du travail (BIT) pour l’Afrique centrale, estimais que cette population n’était que 2%. Une enquête réalisée auprès des ménages en 2014 indique 37% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté monétaire.

La majeure partie de la population du Cameroun, considère qu’il n’est pas réellement utile de payer pour la protection contre le risque de maladies. Beaucoup ne sont aussi que très peu conscients face aux risques importants  d’en attraper une et plus de 600 milliards FCFA sont dépensés chaque année auprès des hôpitaux.

« Je pense qu’on ne communique pas assez sur la question de l’assurance-maladie au Cameroun parce que le système de santé est quelque peu grippé. Il faut également dire que les gens n’ont pas assez de moyens et le peu d’argent dont ils disposent est destiné à leur nutrition personnelle » a expliqué Dr Sangwe Clovis Nchinjoh.

Selon les chiffres publiés par André Mama Fouda, ancien ministre de la Santé publique au Cameroun, le pays a besoin de 1 300 milliards FCFA pour mettre en place un système de couverture santé universelle. Le système prendra en charge les soins de base et près de 185 interventions et de 101 sous interventions.

Dr Sangwe Clovis Nchinjoh propose que la mise en place dudit système se fasse de manière progressive. « Le gouvernement peut commencer par implémenter ce système sur les enfants ou les femmes enceintes et l’élargir de façon progressive au reste de la population. Ce sont les choses qui ont été observées ailleurs » explique le médecin.

Selon la Banque mondiale, les indicateurs de santé ne se sont pas améliorés de manière significative au cours des 20 dernières années et l’espérance de vie des Camerounais a même diminué. La Banque explique également que la population assume en grande partie le fardeau financier que représentent les dépenses de santé et les ressources publiques affectées à la santé sont inadéquates et mal réparties.

Décentralisation : Sept conventions signées entre le gouvernement et les CTD

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C’était au cours d’une réunion présidée mardi 14 février courant par Alamine Ousmane Mey, ministre l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

Le gouvernement à travers le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) a signé 7 conventions de partenariat avec les Collectivités territoriales décentralisées (CTD) pour la réalisation des ouvrages démonstratifs de Haute intensité de main d’œuvre (Himo). C’était au cours d’une région tenue mardi 14 février 2023 à Yaoundé.

El Hadj Oumarou, maire de la commune de Nkongsamba 1er a expliqué que l’importance de cette convention n’est plus à démonter dans la mesure où la technique de Haute intensité de main d’œuvre (Himo) est souhaitée par toutes les CTD parce que les populations en ont grandement besoin.

« C’est un sacrifice énorme en tenant compte de la morosité actuelle de l’économie camerounaise de la part de l’Etat du Cameroun qui continue de faire des efforts énormes pour nous allouer ces ressources qui vont permettre le développement de nos communes » a reconnu l’édile de l’arrondissement de Nkongsamba 1er.

Lors de son discours, Alamine Ousmane Mey, Minepat a rappelé certaines réalisations effectives actuellement au sein de quelques communes. Dans la commune de Ngambè-Tikar, département du Mbam-et-Kim, région du Centre, l’on compte 110 personnes dont 18 déplacés internes ont été recrutés.

La comme compte également 10 employés formés à l’extraction et la taille des pierres. Outre la construction de 10 logements en matériaux locaux, la commune se targue également de la formation de 25 employés à la construction des fondations en maçonnerie de moellons et à l’élévation des bâtiments en Bloc de terre comprimée (BTC). Dans la ville de Bafia, région du Centre, 4 hangars de 28 comptoirs et 3 blocs de 10 boutiques ont été construits au marché de Djoumba, entre autres réalisations.

Pour mémoire, le concept Himo est une approche développée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) et diffusée en Afrique depuis les années 1970. C’est une stratégie en action humanitaire visant à investir dans des projets favorisant l’emploi des populations locales.

Mais elle a eu du mal à être véritablement adoptée. Pendant des décennies, cette méthode a été considérée comme une approche destinée seulement aux travaux d’infrastructure et de construction. Cependant, depuis l’adoption par le Cameroun en 2009 du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) qui préconise le recours, aux approches HIMO comme « leviers pour création d’emplois au Cameroun », l’éveille des consciences commence progressivement.

Innovation. Ces plateformes numériques qui ont planté

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Absence de rentabilité, contexte particulier… Jumia, C-Discount, Heetch toutes des plateformes étrangères ont fermé soudainement leurs activités au Cameroun. Qu’en sera t-il  de Yango?

Ces dernières années au Cameroun ont été marquées par les départs successifs de plusieurs initiatives dans le secteur du numérique.  Des plateformes qui avaient  pourtant de la côte auprès des consommateurs ont du jour au lendemain cessé leurs activités. Les plus connues sont notamment C-Discount,  Jumia et Heetch. Chacune de ces plateformes étrangères a énoncé une raison particulière au moment de quitter le Cameroun.

Heetch, victime du coronavirus

Le plus récent départ est celui de la start-up française Heetch. Elle, qui a lancé sa plateforme de location de véhicules et motos-taxis au Cameroun en septembre 2019, a dû quitter le pays au mois de mars 2020. Ce, alors qu’elle était parvenue en si peu de temps  à moderniser le transport par motos dans la capitale économique grâce à un réseau de 250 motos-taxis VIP.

 La start up avait indiqué dans un communiqué, être « directement impactée par la crise du Coronavirus sur le sol français » et avait ainsi décidé de suspendre ses activités au Cameroun pour se recentrer sur d’autres pays.

Jumia accuse la rentabilité

Le cas de Jumia est celui qui aura fait le plus de commentaires.  Le groupe leader dans le  e-commerce en Afrique s’est progressivement éteint dans le pays. Il avait commencé par réduire ses activités.  Puis, quelques mois plus tard, le groupe annonce officiellement l’arrêt de ses activités au Cameroun  en novembre 2019. Jumia  accuse alors, l’insuffisance des clients, un manque de maturité du marché et une classe moyenne encore trop faible en nombre, un faible « pouvoir d’achat ». Ce qui pour l’entreprise constitue des éléments  qui confèrent au Cameroun, un « contexte particulier  ».  Jumia a déclaré avoir  essuyé des pertes continues, avant d’arriver à la décision de mettre au moins 200 employés  au chômage.

CDiscount, un départ précoce

Le champion français du ecommerce C-discount a mis un terme à ses activités au Sénégal et au Cameroun au même moment.  La filiale du groupe Casino, s’en allait ainsi après moins de deux ans d’activités. Le groupe avait aussi évoqué une faible rentabilité, et alors que le commerce en ligne sur le continent est particulièrement coûteux, en raison notamment des coûts logistiques et d’autres difficultés comme la question du paiement ou la pénétration encore limitée d’internet. D’aucuns avaient attribué ce départ au ralentissement de ses activités au Brésil. Fort de ces précédents  échecs, l’on s’interroge aujourd’hui sur le sort de  Yango.

Les enjeux du cas Yango

Présente dans sept pays africains, l’application mobile russe de VTC traverse une zone obscure.  Après quelques mois d’activités, les autorités camerounaises ont suspendu son déploiement dans le pays, l’appelant à se conformer à la loi sur le transport routier.    « A l’issue d’une mise en demeure adressée aux opérateurs de la plateforme numérique Yango et des réunions d’évaluation tenues au ministère des Transports,  les activités de transport public de personnes opérées via la plateforme Yango sont suspendues jusqu’à leur mise aux normes »,indiquait le communiqué du ministre des Trasports. Mais, Yango ne se considère pas comme un acteur de ce secteur.  « Nous attirons l’attention sur le fait que Yango est une plateforme numérique internationale fonctionnant via une application mobile et, donc n’est pas un opérateur de transport », écrit Yango. Le ministère des Transports indique pourtant une loi spécifique qui prend en compte les plateformes numériques. Mais là encore Yango ne s’y reconnait pas.   « Yango s’est déjà mis à la disposition du Ministère de transport pour obtenir des éclaircissements sur les mesures concrètes que nos partenaires, les opérateurs de transport locaux, doivent suivre pour s’aligner avec le décret 8801 du 10 octobre 2022car, à notre connaissance, aucun arrêté expliquant ces mesures n’a été publié bien que cela soit stipulé dans le communiqué de presse du ministère », ajoute Yango.

D’après plusieurs analyses, le gouvernement entend capter les recettes fiscales de cette activité, qui telle qu’elle est pratiquée lui échappe. Et là encore, les responsables de Yango estiment que c’est mal comprendre l’activité. « Nous avons été surpris par la décision du Ministère des Transports qui, selon nous, est le résultat d’un malentendu sur le modèle économique de Yango. Pourtant, on a invité tous nos transporteurs locaux partenaires à se conformer à la nouvelle réglementation en vigueur », précise Yango qui a sereinement repris ses activités, indiquant qu’elles ne sont pas suspendues au Cameroun et qu’il reste à la disposition du ministère des Transports pour lever le « malentendu ».

Réaction

Simon Mbelek, spécialiste du E-commerce

« Le gouvernement doit comprendre le secteur avant de le taxer »

« L’application était devenue le moyen le plus efficace pour se déplacer dans une ville comme Douala notamment pour des rendez-vous importants. J’appelle le ministre à se raviser parce que selon moi, c’est une très mauvaise décision. C’est une situation que de nombreux pays ont déjà vécu, mais des solutions ont toujours été trouvées. Ce sont des emplois qui risquent de partir en fumée et le rôle de l’État c’est de protéger les citoyens. Ensuite, le pays pourrait perdre un acteur clé. Nous vivons la même situation dans le domaine du e-commerce depuis des années et regardez là où ça nous a mené jusqu’ici: dans l’impasse. Le gouvernement veut taxer un secteur sans le comprendre, c’est ça le problème. Tant qu’on ne comprend pas que les plateformes marchandes ont plus pour vocation à accompagner la transition numérique et faciliter la croissance numérique, on sera toujours en train de prendre de mauvaises décisions. 

Il faut que ce soit clair, les plateformes comme Yango agissent simplement comme des intermédiaires, ce ne sont pas des transporteurs. C’est à dire qu’elle met en relation des transporteurs qui sont dans un secteur déjà régulé avec des clients qu’ils auraient eu dans la rue. Ces plateformes font tourner des algorithmes à longueur de journée. Et ce sont ces derniers qui sont des outils d’aide à la décision aussi bien pour le transporteur que pour le client. Il est quasiment impossible d’afficher le prix à l’entrée comme le demande le ministre. C’est beaucoup plus complexe que ça et c’est pourquoi il n’est pas judicieux de soumettre une telle activité à la seule loi sur le transport. Là où je partage quand-même l’avis du ministre notamment dans son premier courrier, c’est sur la légalité de l’entreprise. Toute entité qui exerce dans un pays, doit faire preuve de transparence et donc si ce n’est pas le cas, il y a lieu de sanctionner. Maintenant sur la soumission des chauffeurs de la plateforme au régime de la loi, je pense qu’il peut y avoir débat. On peut effectivement les conformer aux règles en vigueur dans le secteur du transport même si quelques nuances s’imposent.

 Les départs de Jumia, C-discount et Afrimarket avaient déjà causé beaucoup de tort à l’ensemble du secteur, Yango n’est qu’une situation de plus. C’est triste mais de moins en moins d’investisseurs regardent le pays des Lions avec intérêt et c’est dommage pour tout le monde. Vous ne pouvez pas avec un tel postulat quand vous regardez d’autres pays faire fortune dans ce secteur. J’invite vraiment nos dirigeants à se remettre en question et à faire preuve de résilience concernant le numérique qui est encore nouveau chez nous, donc on peut comprendre certaines actions. Il faut peut-être une assise nationale entre les opérateurs et le gouvernement sur ce sujet. »

Evaluation de la SND 30 : Les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle toujours en deçà des objectifs du gouvernement

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C’est ce qui ressort de des travaux de la 2ème session du Comité national de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020 – 2030 tenus mardi 14 février dernier à Yaoundé.

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), a présidé mardi 14 février 2023 à Yaoundé, les travaux de la 2ème session du Comité national de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020 – 2030 (SND30).

L’objectif du gouvernement à travaux ces travaux était de faire le point sur le niveau de mise en œuvre des 7 secteurs prioritaires de la SND30 (infrastructures, industries et services, rural, éducation et formation professionnelle, santé, autres services sociaux et protection sociale, gouvernance). De ces travaux, il ressort en substance que les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle restent toujours en deçà des objectifs du gouvernement entre 2020 et 2022.

« Après une période de récession mondiale en 2020, du fait des conséquences de la pandémie de Covid-19 la reprise fragile obtenue au prix de nombreux efforts budgétaires, l’impact de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, une crise énergétique, de fortes perturbations sur le marché des matières premières agricoles, celui des intrants agricoles, ont eu pour conséquence une forte inflation dans un contexte de stagnation économique » a justifié Alamine Ousmane Mey, en expliquant le contexte dans lequel est implémentée la SND 30.

Le membre du gouvernement a également évoqué la remontée des taux d’intérêt par les banques centrales et les efforts multiples des Etats pour préserver le pouvoir d’achat des populations. Autant de difficultés qui exercent une forte pression sur la reprise économique recherchée par ces Etats. Le membre du gouvernement a reconnu que les premières années de la SND 30 n’ont pas été faciles du fait entre autres des défis sécuritaires que connaissent certaines régions du Cameroun.

Néanmoins selon le Minepat, la résilience affichée par l’économie camerounaise a permis au Cameroun d’avancer, bien qu’à un rythme moins rapide que celui prévu dans la SND 30, à savoir, un taux de croissance moyens de 8% sur la période 2020-2030. Afin de garder la courbe ascendante, plusieurs recommandations ont été adoptées à la fin des travaux dans le but de corriger les insuffisances et d’accélérer les réformes ou renforcer les dynamiques de changements structurels pouvant permettre de rattraper les retards enregistrés et d’être au rendez-vous des ambitions projetées en 2030.

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