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Gestion d’entreprises : SBEC veut outiller 6 000 PME dans 5 régions du Cameroun

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Le Centre des Petites entreprises et de l’entrepreneuriat a lancé ce mardi 21 février 2023 à Yaoundé, une série de modules destinés aux chercheurs d’emplois recrutés pour la plupart au sein des personnes déplacées internes, des femmes et des jeunes.

S’attaquer à toutes les causes profondes de la sous-performance des Petites et moyennes entreprises (PME) et de l’accès à l’emploi au Cameroun. Favoriser la liberté économique et autonomiser les femmes et les jeunes à travers le pays.

C’est l’objectif de la série de formations lancée ce lundi 21 mars 2023 à Yaoundé par le Centre des Petites entreprises et de l’entrepreneuriat (SBEC), de la fondation Denis et Lenore Foretia, à travers le projet intitulé « Promouvoir la prospérité et la liberté économique des femmes et des jeunes au Cameroun ».

Le programme prévu pour 6 mois à travers les régions du Centre ; Littorale ; Ouest ; Sud-Ouest ; et Nord-Ouest va permettre aux bénéficiaires de ladite formation, d’acquérir des compétences viables en gestion et affaires, processus réglementaires, financement et autres capacités nécessaires à l’amélioration globale.

« Il est question pour nous de plaider à l’amélioration des conditions de travail pour les PME. A la fin de cette formation, nous allons permettre à entreprises de bénéficier de l’accompagnement et du soutien organisationnel et administratif et nous allons sélectionner certaines entreprises parmi elles, afin de leur permettre de bénéficier des subventions à hauteur de 1 500 000 FCFA par entreprise, afin de leur permettre d’être plus performantes, plus productives et d’améliorer leurs conditions de travails » a expliqué Jean-Blaise Nkonga, formateur.

L’idée selon l’expert est d’amener les Très Petites entreprises à pouvoir se faire analyser et agrandir et à être compétitives, afin d’améliorer la classe moyenne au Cameroun. Il s’agit en effet d’une formation regroupant 8 modules organisés en 3 sessions, dans les domaines de la planification des entreprises ; l’investissement ; le juridique ; la gestion des opérations ; le marketing ; la comptabilité ; les finances ; la gestion des ressources humaines et la technologie.

Ressortissants de nationalité étrangère : Le gouvernement observe des dysfonctionnements dans l’attribution des contrats de travail

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Une mise en garde de Issa Tchiroma, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) a récemment été servie à ces travailleurs indélicats à travers une lettre-circulaire.

Issa Tchiroma, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) vient de publier une lettre-circulaire, relative aux modalités d’obtention du visa des contrats de travail d’un travailleur de nationalité étrangère détenteur de visa temporaire.

Selon le constat fait par le membre du gouvernement, 90% des étrangers qui arrivent au Cameroun y compris des personnels admis à exercer une activité professionnelle, sollicitent un visa temporaire de 90 jours comme touriste, visiteur privé ou personnel en mission.

« A l’issue de ce délai, ils demandent le renouvellement dudit visa pour obtenir un visa long séjour, afin de légitimer leur demande de visa du contrat de travail, en application des dispositions de l’article 26 du décret numéro 2007/275 du 04 septembre 2007 fixant les modalités d’application de la loi numéro 97/012 du 10 janvier 1997 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers au Cameroun qui dispose que : « à l’exception du visa long séjour, aucun autre visa ne donne droit à l’exercice d’une activité professionnelle au Cameroun » explique la circulaire du Minefop.

Pourtant explique la missive, le décret du 15 juillet 1993 fixant les modalités d’établissement et de visa de certains contrats en son article 6 alinéa 3 précise que : est rejeté de plein droit, tout contrat de travail d’étrangers résident au Cameroun sous le couvert d’un visa touristique ou temporaire. Ceci à l’exception de quelques dérogations accordées aux a-b-c de cet alinéa.

Selon les chiffres officiels, sur environ 14.000 employés étrangers enregistrés au Cameroun, seuls 4 000 disposent d’un visa de travail délivré par son administration. Les 10.000 autres, qui travaillent dans des entreprises publiques, parapubliques et privées, sont en situation irrégulière.

« Ces dysfonctionnements seront désormais combattus sans ménagement, car ils favorisent l’accroissement de la main-d’œuvre de nationalité étrangère en situation irrégulière dans notre pays et freinent l’atteinte des objectifs que le gouvernement s’est fixé en matière de promotion, de protection de l’emploi des nationaux et de développement des compétences nationales » précise le ministre.

Coopération : Le Cameroun et la Corée du Sud planifient la mise en place de 100 hectares rizicoles

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Le projet sera réalisé dans certains bassins de production à travers le pays, grâce à l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica).

Un rapport publié en décembre 2022 par l’Instit national de la statistique (INS) indique que le Cameroun a importé du riz pour 207,9 milliards FCFA, représentant 5,4% des dépenses d’importations du pays au cours de l’année sous revue. La production nationale annuelle est quant à elle estimée à 217 280 tonnes, alors que la demande nationale  est de 757 000 tonnes, soit un gap de plus de 530 000 tonnes chaque année.

L’INS avait d’ailleurs indiqué qu’au regard du dynamisme de la production locale, qu’il y a lieu de soupçonner que ce surcroît d’importation de riz est réexporté vers les pays voisins, notamment le Nigeria en raison de l’importance de son marché intérieur. C’est dans ce conteste que Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader) a récemment accordé une audience à Jonghan Kim, ambassadeur de la Corée du Sud au Cameroun.

« Nous avons échangé sur l’état d’avancement de la coopération dans le domaine de l’agriculture entre nos deux pays. Depuis la visite du ministre de l’agriculture de Corée du Sud au mois d’octobre de l’année dernière, la coopération dans ce secteur s’accélère » se targue le diplomate coréen dans les colonnes de du journal Cameroon Tribune, parution du jeudi 09 février dernier.

De la rencontre entre les deux personnalités, il en ressort que le Cameroun et la Corée du Sud envisagent la mise en place de 100 hectares de riz dans certains bassins de production à travers le pays. Le projet sera réalisé grâce à l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica). Le Cameroun était pourtant parvenu au milieu des années 70, à une relative autosuffisance alimentaire. Le pays produisait ainsi en 1975, 80% de sa consommation en riz.

Cependant, avec la grave crise économique du milieu des années 80 d’une part, et faute d’investissements et de maintenance des infrastructures de base, d’autre part, la production a chuté au point d’engendrer des importations de riz. Ces importations ont été en 2006 de 429 864 tonnes représentant une enveloppe globale de 87 milliards FCFA.

Agriculture et élevage : 138 projets éligibles au financement Gicam-Medef

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Le Groupement interpatronal du Cameroun et le Mouvement des entreprises de France ont également évoqué la mise en place d’un programme de 400 milliards FCFA concernant la filière huile de palme à l’horizon 2035.

Le siège du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) à Douala capitale économique du pays a abrité le 10 février courant, les travaux du forum sur l’investissement privé dans l’agriculture et l’élevage au Cameroun. Ledit forum s’est tenu dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative Food and Agricultural Resilience Mission (Farm).

Les travaux tenus à Douala ont marqué une étape importante dans la mise en œuvre du protocole de partenariat signé le 26 juillet 2022 entre le Gicam, le  Mouvement des entreprises de France (Medef international) et Alfa, une coalition d’entreprises françaises pour une agriculture durable en Afrique.

Au cours de la séance d’échanges avec les participants au forum, l’on a évoqué entre autres les questions liées aux modalités de financements des projets dans le cadre de cette initiative. Proparco, une institution financière de développement française, opérant dans les pays en développement et émergents va également définir un mécanisme de financement adapté au secteur agricole.

Le résumé des souscriptions reçues et présentées par Madame Aline Valérie Mbono, directrice exécutive du Gicam a permis de savoir que près de 662 dossiers ont été enregistrés et 138 présélectionnés sur la base des critères relatifs à la taille des projets et l’état de maturité de ceux-ci.

L’accompagnement des entrepreneurs dans le montage des projets, va se faire notamment à travers la mise à disposition des réserves foncières pour le développement des grandes exploitations ou du matériel végétal et d’élevage.

Pour Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader), il faut passer à une étape supérieure à travers les exploitations de moyenne ou de grande importance. « C’est pour cela que nous sommes venus présenter le cadre institutionnel aux privés, améliorer par l’Etat tant sur le plan fiscal que sur le plan des réformes structurelles ; l’accès au foncier pour lequel nous faisons un effort pour mettre à disposition 400 000 hectares et aussi le cadre d’accompagnement avec nos cadres techniques, nos experts et nos ingénieurs » a expliqué le Minader.

La mise en œuvre de mesures d’accompagnement de certaines filières (huile de palme et soja notamment) qui s’oriente sur l’amélioration de la productivité des exploitations familiales pour ce qui concerne la filière huile de palme à travers un programme évalué à près de 400 milliards FCFA à l’horizon 2035.

« Avec l’appui du Minader et du Minepia (ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Ndlr) et le soutien de la France, nous avons convenu d’identifier une vingtaine de projets de taille moyenne (entre 350 et 3 275 millions FCFA d’investissement) de les évaluer, d’en confirmer la faisabilité pour aller jusqu’à la solution de financement » a indiqué Célestin Tawamba, président du Gicam.

Danger : La vie de l’épouse de Martinez Zogo menacée

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Selon Me Calvin Job, porte-parole du collectif des avocats des ayant-droits de Martinez Zogo, Diane Zogo a été entendue ce 20 février par les enquêteurs de la commission mixte chargée de faire la lumière sur l’assassinat de l’animateur radio. L’épouse a ainsi déféré à une convocation dans le cadre de la reprise des enquêtes prescrite par Paul Biya. « Sans rentrer dans le secret des enquêtes, je voudrais juste signaler que les enquêteurs se sont intéressés aux dernières heures du drame et à sa situation actuelle ». Assurant que « la famille ne demande rien d’autre que la justice. Je n’ai pas en face des gens qui réclament vengeance. Ils sont épris de justice».

A propos de cette situation actuelle, Me Job décrit une situation pour le moins effroyable : « Diane Zogo a fait l’objet d’agression ces derniers jours», a-t-il engagé. « Elle se rendait chez son médecin, elle a filée il y a deux semaines par deux véhicules suspects. Elle se rendait chez son médecin et a constaté qu’elle était suivie par deux véhicules suspects. Et quelques jours après, la voiture qui la transporte a été retrouvée endommagée : les vitres cassées», détaille l’avocat. Ajoutant que « désormais des chiens chez eux ; et toutes les nuits ces chiens aboient généralement entre 2h et 5h».

‘Une famille meurtrie »

Une situation qui laisse croire que le domaine familial reçoit nuitamment des visiteurs non conventionnels, laisse-t-il croire. Du coup, « la famille vit dans la peur. Les enfants sont déscolarisés ». L’homme saisit l’occasion pour implorer la compréhension des journalistes que ni la veuve annoncée, ni aucun membre de la famille, n’ait pu assister au point de presse, comme initialement annoncé. « C’est une famille meurtrie. C’est le ciel qui leur tombe sur la tête ; je prie les uns et les autres de respecter la douleur que cette femme et ces enfants ressentent » a-t-il insisté. En indiquant que « le travail que vous faites les console ». Occasion de transmettre les sentiments de la famille qui « salue le travail que fait la presse dans son ensemble, afin que justice soit rendue».

Les avocats des ayants-droit assurent n’être encore que des étrangers dans le dossier dont ils n’ont « pas encore accès« . La procédure qui avait été engagée de façon semble piétiner car un mois après, l’on en est encore aux enquêtes préliminaires. Mais me Job ne s’en offusque pas outre mesure. « C’est une enquête sur une affaire criminelle. Elle peut prendre du temps, surtout qu’elle semble assez complexe et il me semble que tous les acteurs n’ont pas encore été auditionnés », comprend-il.

Notons que les avocats des ayant-droits ne sont pas établis au Cameroun. Me Job est avocat au barreau de Paris, et un de ses équipiers venant des Comores. Selon une source introduite, « les avocats locaux craignent pour leurs vies et beaucoup ont décliné l’appel malgré eux« .

Fécavolley : Victoire de la réconciliation sur la refondation

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PAD volleyball triomphe de FAP

Au terme du tournoi de la Réconciliation organisé ces 18 et 19 février 2023 à Yaoundé, et qui a vu la participation de 27 clubs, toutes catégories confondues, les Forces armées et police (FAP), version dames ont battu Litto team de Douala (3-0). Chez les seniors messieurs, Port autonome de Douala (PAD) est monté plus haut aux filets que FAP (3-1). Chez les vétérans dames, Etoiles dorées a été plus forte que Phoenix (2-0), alors que chez les vétérans messieurs, Mekoameyos a eu le dessus sur SCL (2-1). Des finales populaires qui ont attesté de la soif des amoureux du volleyball du retour des compétitions. A l’occasion, les uns et les autres se sont évalués. « En l’espace de deux jours, on a fait un nombre impressionnant de matchs ; c’est intéressant car ça permet aux équipes d’être compétitifs, de bien se préparer. Que celles qui iront à la Champion’s league aient un bon niveau pour challenger les autres clubs africains, et aux équipes nationales d’avoir un bon tempo», a salué Abbas Maloum, entraîneur des FAP messieurs.

De quoi rassurer Bello Bourdanne, le nouveau président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley). « En deux jours, nous avons pu rassembler 27 équipes des quatre coins du Cameroun, pour essayer de voir déjà quel est le potentiel national en termes d’athlètes et nous avons apprécié également le niveau. Je puis vous assurer que cela augure des lendemains meilleurs», a-t-il optimisé. D’autant plus que les fruits semblent tenir la promesse des fleurs. « Les élections sont derrière nous, le bureau sortant a fait un bon travail, nous le remercions et nous avons un défi : amener le volleyball encore plus haut, et donc nous allons faire avec eux puisqu’ils ont une expérience », avait lancé l’organisateur du tournoi de la ‘’Réconciliation’’. Promettant que « nous irons vers tous ceux qui avec humilité veulent travailler ». Même l’appel à la réconciliation a touché les cœurs de la majorité, Julien Serge Abouem, son prédécesseur, est resté au maquis avec quelques clubs qui l’ont suivi au tournoi dit la refondation qu’il a organisé en même temps au collège Johnston de Yaoundé. Refusant ainsi de tourner la page de la crise électorale en s’accrochant sur une décision du juge du Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif qui suspend les résolutions de l’assemblée générale du 20 janvier. Décision que le nouvel exécutif a attaquée en appel. En attendant, Serge Abouem entraîne avec lui quelques clubs comme Bafia volleyball évolution, Warriors Vb, Dauphine Vb, Nzuimanto Vb, Conquistadors Vb,… qu’à cela ne tienne, Bello Bourdanne maintient sa main tendue. « Nous avons appelé à la réconciliation, et la porte reste ouverte pour tous les membres de la famille du volleyball camerounais», a-t-il réitéré.

L’open la Réconciliation ouvrait officiellement la saison déjà engagée dans les régions. A l’occasion, le nouveau président a offert du matériel à la Ligue régionale de l’Ouest. Bouclant ainsi la boucle des dix régions. Mais le camp Abouem campe. L’ancienne équipe a tenté en vain d’empêcher la tenue du tournoi de la Réconciliation. Saisissant le sous-préfet de Yaoundé VI pour les besoins de la cause. Sauf qu’en même temps, l’Ecole nationale supérieure des travaux publics où était initialement prévu le tournoi, avant que le nombre d’équipes engagées n’impose un autre cadre, a réclamé une ardoise de quatre millions de francs Cfa laissée impayée la saison dernière par Abouem. « Les élections sont derrière nous, il faut être réaliste ; nous n’allons pas passer toute la vie devant les tribunaux », a prévenu Bello Bourdanne.

L’Etat projette un endettement de 1 713 milliards de FCFA en 2023

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Le montant fait partie des besoins d’endettement estimés à 4 974 milliards de FCFA entre 2023 et 2025. Déjà, 450 milliards de FCFA maximum seront recherchés dans les prochains jours sur le marché monétaire,  pour financer le budget de cette année et la SND30,  en respect des plafonds fixés.

Pour l’exercice en cours, le budget  général de l’Etat,  est fixé à  6 274,8 milliards de FCFA, équilibré en recettes et dépenses.  Mais l’Etat ne dispose pas de ces ressources. Les recettes internes hors dons sont estimées à 4 585 milliards de FCFA tandis que les dépenses primaires seules absorbent 4 536 milliards de FCFA.  Or,  les dons attendus des bailleurs des fonds et les financements exceptionnels y compris l’utilisation des fonds de réserves seront de l’ordre de 132 milliards de FCFA. Il faut aussi compter le service de la dette publique de l’administration centrale qui est à 1 767 milliards de FCFA.  Tout calcul fait,  avec le financement de la SND30 qui est un impératif, la Caisse Autonome d’Amortissement indique que le besoin d’endettement public pour la période 2023-2025 est évalué à 4 974 milliards de FCFA, dont 1 713 milliards pour 2023. Ce qui représente  5,9% du PIB.

Le premier recours  décidé par le gouvernement, est le marché monétaire. Il est question dans les prochains jours, de lever 450 milliards de FCFA maximum par émissions de titres publics sur les milliers de  milliards nécessaires  cette année.  Cette sollicitation cadre avec les objectifs de la stratégie d’endettement  définie pour la période  2023- 2025. Une stratégie hybride qui inclut à la fois le recours au marché financier sous régional et au marché monétaire. En effet, selon cette stratégie, présentée le 16 février dernier à Douala par l’administration financière camerounaise, le  besoin d’endettement de l’Etat pour l’année 2023 sera couvert à  60,5% d’endettement extérieur. Ceci pour 77% des prêts projets et 23% d’appuis budgétaires.   L’endettement intérieur  sera  de 39,5% constitué à 66% d’OTA et 34% de BTA. Pour la dette extérieure, la stratégie prévoit le recours prioritaire aux emprunts concessionnels et aux financements non concessionnels uniquement pour la réalisation des projets dégageant des rentabilités financières et socio-économiques avérées. Il est également prévu la transparence dans la gestion de la dette publique et la poursuite de la communication y afférentes, Au sujet de la dette intérieure, le gouvernement opte pour la mise en place d’une politique d’émission des titres publics « prudente » de même que  le développement du marché secondaire.  Il  pourrait également, au besoin,  faire recours aux emprunts bancaires directs et aux rachats de certaines catégories de dettes, s’il le juge nécessaire.   

Dans tous les cas,  sur le moyen terme, la composition du portefeuille de la dette publique devrait être de 75% de dette extérieure (en devises) et de  25% de dette intérieure. Les 450 milliards à mobiliser sur le marché des capitaux correspondent  donc à la limite fixée par l’Etat.   Car, le plafond d’endettement base engagement pour la dette intérieure pour la période 2023-2025 est fixé à 1 350 milliards de FCFA.  Soit une moyenne de 450 milliards FCFA par an.  Pour la dette publique extérieure, le plafond d’endettement base engagement pour la même période hors appuis budgétaires est fixé à 2 250 milliards de FCFA, soit environ 1 575 milliards de FCFA en Valeur Actuelle Nette (VAN)et 674 milliards de FCFA pour 2023 correspondant à une VAN de 426 milliards de FCFA. Des guidelines qui selon la Caisse Autonome d’Amortissement, permettront de maintenir la dette publique viable à l’horizon 2035, avec un risque de surendettement qui devrait passer d’un niveau élevé à modéré.

Volleyball: Bello Bourdanne lance la saison

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Engagement au Mateco

Les courts du Camp Sic Messa et du Matéco ont servi de cadres à l’ouverture sollennelle de la saison de volleyball au Cameroun. Autour de l’Open reconciliation, Bello Bourdanne, le nouveau président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley), a battu le rappel des troupes. Pas moins de 28 équipes dont 18 messieurs et 10 dames, toutes catégories confondues, ont répondu à l’appel. Pour offrir aux fans du volleyball un spectacle qu’il leur manquait depuis quelques mois, que l’on ne parle que de polémique électorale. Pendant ce temps, l’ancienne équipe a tenté de perturber, à travers un autre tournoi regroupant les clubs restés aux côtés de Julien serge Abouem. Pas de quoi perturber la sérénité du nouvel homme fort du volleyball camerounais. « Le mot d’ordre est  »réconciliation », et nous continuons de tendre la main aux acteurs du volleyball car nous voulons réconcilier les acteurs. Il ne se fait pas tard pour rejoindre le bateau », a lancé Bello Bourdanne. Refusant l’option de sanctionner les « rebelles ».

L’open se tient en deux jours. Les finales se jouent au gymnase de l’Omnisport ce dimanche. A l’issue, les clubs vainqueurs recevront des trophées pour engager officiellement la nouvelle saison déjà lancée depuis deux semaines dans les régions. Déjà, le patron de la Fédération se satisfait du succès avant même le terme: « Cela remonte à une décennie qu’on n’avait plus vécu pareil rassemblement« , salue-t-il. « C’est le lieu de remercier ici, le Recteur de l’université de Yaoundé 1 qui n’a ménagé aucun effort pour mettre à la disposition de l’exécutif fédéral, les infrastructures sportives pour faciliter le bon déroulé de ce tournoi« , a-t-il reconnu. Le tournoi était initialement programmé au complexe de l’Ecole nationale supérieure des travaux publics. Le sous-préfet de Yaoundé 6, saisi par le camp Abouem, a tenté de l’empêcher. En face, le propriétaire des lieux réclamait une ardoise de 4 lmillions de francs impayées pour la saison dernière. Finalement, le nombre de clubs engagés a explosé, amenant le navire Réconciliation à changer de lieu. Bravant en même temps les tentatives des adversaires de le faire échouer.

Avancées : la couverture santé universelle démarre en mars 2023

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Malachie Manaouda veut essayer un saut qualitatif

La couverture santé universelle (CSU) prend effet au Cameroun dès mars 2023. L’annonce de cette nouvelle est du ministre de la Santé publique. A la faveur de la réunion annuelle des services centraux et déconcentrés de son département ministériel ce 10 février 2023. Malachie Manaouda indiquait que les premiers bénéficiaires de ces soins de santé de qualité accessibles à tous, sont les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes. « Les acteurs ont déjà été identifiés, nous avons élaboré tous les documents, et nous pouvons incessamment lancer la phase d’enrôlement», a énoncé le Ministre. Une phase qui permettra « de rôder nos équipements, de pouvoir identifier s’il n’y a pas de problèmes, pour que nous puissions lancer la 2ème et la 3ème phase avec un cadre juridique approprié, avec moins de problèmes», a-t-il souligné. Cette première phase prendra en compte le paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans, la prise en charge de la tuberculose, du Vih et de l’insuffisance rénale. « Au fur et à mesure, nous pourrons l’étendre à d’autres pathologies», a indiqué Malachie Manaouda.
Le gouvernement veut capitaliser sur les résultats du programme Chèque santé, mis en œuvre dans le cadre du Contrat désendettement et développement (C2D) depuis 2014, fruit de la coopération Cameroun-France, avec l’appui de la coopération allemande. Un mécanisme de prépaiement des soins de santé obstétricaux et néonataux, visant ainsi à réduire la mortalité néonatale et maternelle. Une prise en charge totale de la femme enceinte pendant 42 semaines (durant la grossesse et après l’accouchement), sur simple paiement d’une somme de 6000F. Le programme a été implémenté dans les régions septentrionales du pays.

Cameroun-France : Blick Bassy et l’historienne française Karine pour revisiter le passé sombre

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Blick Bassy pour réécrire l'histoire France-Cameroun

L’artiste musicien camerounais Blick Bassy et l’historienne française Karine Ramondy présideront la commission mixte chargée de réécrire le passé entre la France et le Cameroun. L’information a été rendue publique ce 17 février par Radio France internationale (RFI). Les deux personnages ont en commun d’être engagés dans la dénonciation du passé « colonial » de la France au Cameroun. Une histoire marquée par un génocide orchestré en pays Bamiléké et Bassa ; et des assassinats de leaders nationalistes tels Ruben Um Nyobe et Félix Roland Moumié qui combattaient pour la réunification et l’indépendance des deux parties de l’ex Cameroun allemand. Ce sont les premiers pas de la réécriture de cette histoire dont des événements n’ont jamais été élucidés.

Avec Blick Bassy, elle va rectifier l’histoire France-Cameroun

Une concrétisation d’une promesse faite par les deux derniers présidents français. Lors de sa visite au Cameroun en 2015, François Hollande avait été interrogé par la presse camerounaise au sujet de ce passé resté coincé dans les annales de l’histoire et dont des voix s’élevaient pour exiger des réparations. Le prédécesseur d’Emmanuel Macron avait reconnu que « c’est vrai qu’il y a eu des épisodes tragiques dans l’histoire. Il y a une répression dans la Sanaga maritime, en pays Bamiléké » ; avant d’indiquer que « je veux que les archives soient ouvertes pour les historiens ». Puis lu rien. Il faudra attendre l’arrivée de son successeur pour que cette question qui hante les deux pays, soit réchauffée. Après avoir avoué que le sujet était au menu de son entretien avec Paul Biya du Cameroun, le président français a fait un pas de plus en juillet 2022 lors de sa visite au Cameroun. Annonçant la mise sur pied d’une commission d’enquête mixte composée d’historiens et d’artistes, pour revisiter les cahiers de l’histoire commune des deux pays dans les années de tutelle du Cameroun : « je prends ici l’engagement solennel d’ouvrir nos archives en totalité à ce groupe d’historiens qui nous permettront d’éclairer ce passé », avait annoncé Emmanuel Macron.

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