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Droits de douane : Plus de 6 500 milliards FCFA collectés par le Guce en 10 ans

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Les chiffres ont été publiés lors d’une réunion tenue à Douala afin de présenter les innovations de cette plateforme.

Réduction des délais de passage des marchandises et simplifier les procédures relatives aux importations et aux exportations et par conséquent l’amélioration de la qualité de services des opérateurs et de la place portuaire dans son ensemble. C’est entre autres, les missions dédiées au Guichet unique des opérations du commerce extérieur (Guce).

En effet, la ville de Douala, capitale économique du Cameroun a abrité le 20 février 2023, une réunion de présentation aux opérateurs économiques, des innovations de la plateforme de paiement du Guce. L’objectif de cette réunion qui a regroupé les acteurs du secteur de l’industrie, la finance et les assurances était de présenter les innovations sur cette plateforme de paiement électronique. Il s’agit des nouvelles cartes bancaires, les Wallets (porte-monnaie électronique) et les virements de compte à compte.

De ces travaux, l’on a appris de la bouche de Isidore Biyiha, directeur général du Guce que depuis 2012, le Guce a permis à l’Etat du Cameroun de récolter plus de 6 500 milliards FCFA au titre de droits de douane. A titre illustratif, la mise sur pied de la plateforme e-Guce a permis au Guichet unique du commerce extérieur d’accroître les montants collectés passant de 123 milliards de FCFA en 2012 à 880 milliards en 2021.

Entre autres avancées, l’on note l’avènement du formulaire unique des opérations du commerce extérieur, qui permet de dérouler en ligne les formalités dans leurs différentes phases : pré-dédouanement, dédouanement et enlèvement des marchandises. Crée en juillet 1999 et inauguré en août 2000, le Guce est le fruit d’un partenariat entre l’Etat du Cameroun et les opérateurs économiques. C’est une recommandation de la table ronde sur la réforme portuaire de 1997.

crédit bail: Afriland aux côtés des transporteurs

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Les acteurs du transport terrestre pourront acquérir des véhicules à des conditions souples,  grâce à une convention de partenariat signée  le 21 février dernier entre la banque et ce secteur qui représente 35% du portefeuille leasing d’Afriland.

Les tracasseries rencontrées par les transporteurs terrestres  pour l’acquisition de nouveaux moyens de transport sont désormais réduites. Le secteur  bénéficie à compter de ces jours,  d’un accompagnement du groupe Afriland First Bank.  Cet accompagnement est garanti par une convention de partenariat  signée le 21 février dernier à Douala entre Youssoufa Bouba,  Directeur Général Adjoint de la banque et le président national du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun (GTTC), Ibrahima Yaya.  Concrètement, la banque offre des facilités au groupement  dans le cadre du leasing ou crédit-bail, son principal mécanisme de financement du matériel productif et roulant.

Les facilités  dont vont bénéficier les transporteurs sont diverses. Ils vont des tarifs préférentiels aux délais de remboursements assez longs.  Une faveur qui fait la joie de ces acteurs, qui éprouvent jusque-là des difficultés à renouveler leurs véhicules. « C’est fabuleux pour notre secteur car ça va nous permettre  de renouveler nos flottes qui sont très vieillissantes. Le prix du transport n’est pas régulé. Quand vous avez par exemple un particulier qui a accès aux camions d’occasion, il fait baisser le prix  pour pouvoir gagner des marchés et du coup la concurrence devient rude. Cette signature avec Afriland va permettre de remettre les pendules à l’heure» s’en réjouit Soreya Mamadou, présidente régionale GTTC pour le Littoral

Il faut dire que le secteur  du transport occupe une part importante dans le financement à travers le leasing chez Afriland First Bank. Cette banque qui est l’un des pionniers de ce mécanisme au Cameroun, revendique à fin décembre 2022, un encours du leasing porté par le secteur du transport à 25 milliards de FCFA. Ceci, sur une enveloppe globale de l’ensemble du portefeuille des secteurs financés évaluée à 72 Milliards de FCFA, soit, 35 % environ.

Pour rappel, c’est en 2002, qu’Afriland First Bank Group, à travers sa filiale Africa Leasing Company (ALC) lance le crédit-bail sur le marché Camerounais, en direction des particuliers et des entreprises. Cette technique de financement permet au client First Bank, d’acquérir un bien matériel, généralement des équipements, appareils, du matériel roulant (Tracteur, Semi-remorque, etc.), en contrepartie du paiement d’un loyer permanent, avant d’entrer en possession dudit bien au terme de l’échéance. Afriland se positionne comme leader sur ce segment au Cameroun depuis déjà 03 ans, avec 56 % de parts au 30 novembre 2022. Le GTTC compte prendre sur lui les portefeuilles de ses membres débiteurs défaillants.

ODD. L’onu  demande au moins 300 mille milliards /an pour les pays pauvres

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Antonio Guterres suggère de réviser dans l’urgence le système financier mondial, en convertissant les prêts à court terme en dette à long terme à des taux d’intérêt plus bas, pour donner des facilités aux pays les moins avancés qui empruntent à des taux plus  élevés.

A quelques années de 2030, échéance fixée pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), les progrès sont à améliorer.  Cette observation à mi-parcours est celle du Secrétaire Général des Nations Unies. Selon Antonio Guterres, les ODD « ne sont pas là où ils doivent être ». Il  relève notamment des inégalités dans l’accès au financement du fait des  récentes crises. « Les multiples crises d’aujourd’hui aggravent les chocs sur les pays en développement  en grande partie à cause d’un système financier mondial injuste, court-termiste, sujet aux crises et qui exacerbe les inégalités », alerte le Secrétaire général de l’ONU.

En présentant le rapport de la relance des ODD, le secrétaire général de l’Onu a relevé une « grande fracture financière » qui  laisse les pays du Sud plus sensibles aux chocs.  Selon les chiffres mis en évidence, la plupart des pays les plus pauvres du monde ont vu leurs paiements au titre du service de la dette monter de 35% en 2022. En novembre 2022, 37 des 69 pays les plus pauvres du monde étaient soit à haut risque, soit déjà surendettés, tandis qu’un pays à revenu intermédiaire sur quatre, qui abritent la majorité des personnes extrêmement pauvres, courait un risque élevé de crise budgétaire. De ce point de vue, le nombre de personnes supplémentaires qui vont se retrouver dans l’extrême pauvreté dans les pays en situation de surendettement ou à haut risque de le devenir est estimé à 175 millions d’ici 2030.  Parmi elles, 89 millions de femmes et de filles. L’ONU fait aussi remarquer qu’avant la récente hausse des taux d’intérêt, les pays les moins avancés qui empruntaient sur les marchés internationaux des capitaux payaient parfois des taux de 5 à 8%, contre 1% pour de nombreux pays développés.  Face à cette inégalité, l’ONU appelle à une transformation du système financier mondial

Un système financier égal à tous

 Dans le modèle proposé par l’Onu, il faudra augmenter le financement abordable à long terme.  « Le coût élevé de la dette et les risques croissants de surendettement exigent une action décisive pour mettre au moins 500 milliards de dollars par an à la disposition des pays en développement et convertir les prêts à court terme en dette à long terme à des taux d’intérêt plus bas », indique Antonio Guteres. Il souligne qu’augmenter le financement de 500 milliards de dollars  (307 946 600 000 000 FCFA) par an est bien possible, si on procède par une combinaison de financements concessionnels et non concessionnels.

La transformation souhaitée devrait s’adosser au plan de  relance des ODD  qui définit trois domaines d’action immédiate. S’attaquer au coût élevé de la dette et aux risques croissants de surendettement, notamment en convertissant les emprunts à court terme à taux d’intérêt élevé en dette à long terme (plus de 30 ans) à des taux d’intérêt plus bas. Deuxièmement, augmenter massivement le financement à long terme abordable pour le développement, notamment en renforçant la base de capital des banques multilatérales de développement, en améliorant les conditions de leurs prêts et en alignant tous les flux de financement sur les ODD. Troisièmement, étendre le financement d’urgence aux pays qui en ont besoin, notamment en intégrant des clauses de catastrophe et de pandémie dans tous les prêts souverains, et émettre plus automatiquement des droits de tirage spéciaux en temps de crise. Antonio Guteres appelle à  « une volonté politique urgente» pour réaliser ce plan.

Analyse

Henri kouam, expert financier

« Les pays riches devraient envisager un allègement immédiat « 

Cet appel  de l’ONU intervient à un moment délicat où les pays en développement sont confronté aux risques liés à la guerre en Ukraine, aux effets persistants de la pandémie de COVID-19 et à des niveaux d’endettement excessivement élevés. L’encours de la dette extérieure totale de l’Afrique, c’est-à-dire la dette accumulée par les entités des secteurs public et privé et due aux prêteurs étrangers, a dépassé 1 000 milliards de dollars et les coûts annuels du service de la dette ont franchi le seuil des 100 milliards de dollars pour la première fois en 2021. La dette extérieure reste très concentrée en Afrique, puisque neuf pays seulement détiendront les deux tiers de l’encours total de la dette extérieure de la région en 2021 : l’Afrique du Sud (détenant 15 % de la dette extérieure totale de l’Afrique), l’Égypte (13 %), le Nigeria (7 %), l’Angola (7 %), le Maroc (6 %), le Soudan (6 %), la Tunisie (4 %), le Kenya (4 %) et la Zambie (4 %).Principaux points du communiqué  de l’ONU. S’attaquer à la dette élevée; accroître le financement à long terme;étendre le financement d’urgence aux pays qui en ont besoin. Tout d’abord, les banques multinationales doivent accroître leurs prêts en augmentant leurs fonds propres, en faisant jouer l’effet de levier sur les capitaux existants et en appliquant les recommandations précédentes du cadre d’adéquation des fonds propres du G20. En outre, les droits de tirage spéciaux du FMI doivent être déstigmatisés. Les pays doivent veiller à ce que leurs investissements soient conformes aux objectifs de développement durable des Nations unies. Le secrétaire général Antonio Guetteres a fait une remarque très pertinente. De nouvelles dettes ne résoudront pas le problème. Les pays riches devraient envisager un allègement immédiat pour tous les pays dans le besoin, notamment par le biais de suspensions de dettes, de reprofilages, d’échanges et de réductions de valeur.

Magzi Yaoundé : Les activités des investisseurs menacées par un groupe d’anciens propriétaires

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Le directeur général de la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles précise dans un communiqué que ces espaces querellés ont été déclarés d’utilité publique et incorporés au domaine privé de l’Etat du Cameroun.

La situation d’insécurité d’aggrave pour les investisseurs installés sur les terrains de la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi) à Yaoundé au quartier Mvan. En effet, selon le communiqué de Christol Georges Manon, directeur général de ladite entreprise publique, la situation devient de plus en plus morose.

« Ces groupes d’individus, à travers le recours à des actes de violence et d’agression avec usage d’arme blanche s’opposent, s’opposent à l’implantation de nouvelles entreprises dans la zone, exécutent des travaux de lotissement sur les terrains qui leur auraient été rétrocédés ainsi qu’à leur vente et menacent de destruction de leurs investissements et de déguerpissement, les industries déjà implantées au cas où celles-ci refuseraient de payer entre leurs mains les loyers dus à la Magzi, en vertu des convention de bail passées avec lesdites entreprises » explique le communiqué du DG de la Magzi.

Dans le même communiqué, Christol Georges Manon précise que les travaux nécessaires à l’extension de la zone industrielle de Yaoundé Sud ont été déclarés d’utilité publique et incorporés au domaine privé de l’Etat du Cameroun. En effet, les travaux engagés par la Magzi se font dans le cadre de la réalisation de son objet social consistant à l’aménagement de ladite zone, en vue d’y implanter des industries sur une superficie de plus de 316 hectares.

« Les anciens occupants des lieux, titulaires ou non d’un titre de propriété ont été expropriés et indemnisés par décret numéro 85/1791 du 27 décembre 1985. Plusieurs familles expropriées et indemnisées se sont irrégulièrement maintenues sur les lieux et ont procédé à la vente desdits terrains sur lesquels les nouveaux acquéreurs ont réussi à obtenir frauduleusement de nouveaux titres fonciers dont la nullité d’ordre public a été constatée par arrêtés en date des 11 mars et 09 avril 2008 du ministre chargé des questions domaniales et foncières » indique le communiqué.

Coopération : Ce que va apporter le partenariat entre l’université de Bertoua et Esah-France

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La convention va entre autres permettre la fourniture du matériel logistique, technique et technologique utile aux missions de formation et au fonctionnement des différents établissements de cette institution universitaires.

Rémy Magloire Etoua, recteur de la nouvelle université de Bertoua dans la région de l’Est, a récemment réceptionné un don de 10 000 livres de la part de l’Organisation non gouvernementale (ONG), Ecole Sous l’Arbre Humanitaire Internationale (Esah-France). Le don s’est fait dans le cadre de la signature de convention d’un partenariat entre les deux parties.

Selon l’information contenue dans le journal Cameroon Tribune de ce mercredi 22 février 2023, les domaines de collaboration entre les deux parties concernent notamment le don de livres (10 000), la fourniture du matériel logistique, technique et technologique utile aux missions de formation et au fonctionnement des différents établissements de l’université de Bertoua.

Notre source indique également que l’ONG compte aider à relever le plateau médico-social de l’université de Bertoua, ainsi que pour l’acquisition du matériel roulant destiné à faciliter le transport des étudiants et des équipements adéquats pour les sciences et techniques agricoles et des mines entre autres.

Voté fin décembre 2022 pour un montant de 3 496 746 000 FCFA, lors de la tenue la 2ème  session du conseil d’administration de l’institution universitaire, le budget de cet établissement supérieur, s’orient quant à lui vers d’autres sollicitations. Il s’agit entre autres de poursuivre l’acquisition et la réhabilitation des locaux provisoires destinés aux établissements dont les activités démarreront en septembre 2023.

Ledit budget va aussi permettre d’élaborer le programmes d’enseignements, assurer les prestations académiques dans tous les établissements de l’université, améliorer le cadre de travail des étudiants, des enseignants, des personnels non enseignants et des responsables.

Droits humains : 1457 cas de violences et violations en 2022

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Les auteurs des rapports de la société civile

Selon le rapport 2022 de l’état des droits humains établi par des organisations de la société civile regroupées, sous la coordination de d’Un monde avenir, en 2022, le Cameroun a enregistré 1457 cas de violences et violations des droits humains, toutes catégories confondues. « Il s’agit des cas que nous avons pu traiter entièrement car de nombreux cas de violations des droits humains restent pendant en raison des difficultés que nous rencontrons, parmi lesquelles la rétractation des victimes par peur et le défaut de sécurité des Ong engagées sur le terrain des opérations», a souligné Philippe Nnanga, coordonnateur de l’Ong Un monde avenir. Dans ce lot, le rapport dénombre 1440 cas de violations des droits humains. Les régions en crise que sont le Nord-ouest et du Sud-Ouest (Noso) et de l’Extrême-nord constituent les principaux foyers de violations des droits humains. Avec comme tortionnaires, tant l’Etat du Cameroun à travers ses démembrements, que les groupes armés non-gouvernementaux. Ces derniers acteurs étant constitués des « groupes sécessionnistes » sévissant dans le NOSO et du « groupe islamiste Boko Haram » qui opère dans la région de l’Extrême-nord.

Sur les 1440 cas de violations des droits humains, le rapport enregistre « au moins 759 meurtres» dont 559 cas dans le NOSO et 182 dans l’Extrême-nord. Pour ce qui est des meurtres, le NOSO concentre « au moins 679 civils et au moins 80 forces de défense et de sécurité». Le NOSO a encore la palme d’or des enlèvements avec demandes de rançon, avec 330 cas sur les 366 traités par le rapport et 33 dans l’Extrême-nord. Pour ce qui est des incendies de maisons, d’écoles, de marchés, d’établissements hospitaliers, le NOSO maintient le cap avec 101 des 119 cas répertoriés, 4 pour l’Extrême-nord et 14 dans le reste du pays. Pour le reste, globalement, le rapport fait état de 47 cas de violences basées sur le genre, 31 cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, 15 cas de restrictions de libertés (d’expression, d’opinion, de réunion et de manifestation publique) et sept cas d’évictions forcées. A chaque fois, le rapport détaille les cas graves, avec les actes posés par les défenseurs des droits de l’homme et l’évolution de la situation au 31 décembre 2022. Non sans mentionner les droits violés.

Le rapport ressort par une vingtaine de recommandations à l’endroit de l’Etat, garant des libertés et droits des citoyens. Entre autres, les auteurs du rapport recommandent de : « libérer tous les personnes n’ayant commis aucun crime, arrêtées et détenues dans le cadre des crises que connaît le Cameroun, initier des dialogues réguliers à tous les niveaux (…) pour rechercher les voies et moyens afin de résoudre les différentes situations de crise, mettre en place des mécanismes de surveillance des violations des droits humains dans les lieux de détention et faciliter les inspections des organisations non gouvernementales dans ces lieux, faciliter le déploiement dans les zones en conflit, aux organisations non gouvernementales pour des enquêtes indépendantes, améliorer les conditions d’alimentation, de dortoirs et de soins au sein des prisons, accélérer les procédures judiciaires lors des procès en vue de décongestionner les prisons, modifier les textes qui organisent le Conseil supérieur de la magistrature pour renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis du pouvoir exécutif, revoir la législation camerounaise en matière foncière en l’adaptant à l’évolution du temps, intensifier l’application de la loi 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pénal, notamment l’article 18 al.1 [portant sur les peines alternatives], faciliter les initiatives de sortie de crise impliquant les pays partenaires du Cameroun,… » Mais aussi, le rapport recommande d’« inscrire à l’ordre du jour dans les cadres de concertation avec l’Etat du Cameroun, la question de la résolution pacifique de la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest», et d’« appuyer les actions de lobbying et de plaidoyer sur l’élaboration et l’adoption d’une loi sur la protection des défenseurs des droits humains au Cameroun».
C’est un rapport non officiel, qui selon ses auteurs, est davantage adressé au public qu’aux autorités.

Football féminin : Le Cameroun n’ira pas au Mondial 2023

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Les Lionnes ont manqué la qualification

Le Cameroun a été battu ce 22 février 2023 matin par le Portugal (2-1) en finale des barrages intercontinentaux de la Coupe du monde Nouvelle Zélande-Australie. Un penalty obtenu dans les arrêts de jeu (90+5) sur une faute de main d’Estella Johnson, est transformé par Carole Costa. Scellant le sort des pouliches de Gabriel Zabo. Alors que l’on tendait vers des prolongations. Nchout Ajara ayant rétabli l’équilibre au score en seconde partie. Le Portugal avait ouvert le score dès la 22ème minute par Diana Gomes qui a repris une balle de coup franc renvoyée par le poteau gauche camerounais. L’espoir était pourtant permis dès l’entame de la seconde partie lorsque les Lionnes ont changé de tactique, jouant un peu plus haut. Reprenant à leur compte le contrôle du jeu, sans pour autant s’offrir des actions d’éclat comme le réussissait le Portugal.


Le Portugal se qualifie ainsi pour la première fois à une phase finale de Coupe du monde de football féminin. Le Cameroun, lui, ne jouera pas encore sa 3ème compétition du genre. Après avoir donné du sourire aux Camerounais lors du match contre la Thaïlande, avec cette victoire (2-0). Des réalisations d’Aboudi Onguene. L’entrée du numéro 7 du Cameroun n’a rien changé cette fois-ci. C’est le temps des regrets : « Quand il y a défaite, il y a toujours des regrets, mais c’est une leçon pour nous, on ne va pas baisser les bras Faute d’avoir », a assimilé Nchout Njoya Ajara, la capitaine des Lionnes indomptables.


L’Afrique sera représentée au rendez-vous mondial du football féminin par le Maroc, la Zambie, le Nigéria et l’Afrique du Sud, tous vainqueurs de leurs quarts de finale lors de la CAN. Le Cameroun avait une chance de jouer les barrages intercontinentaux. Le pays d’Aboudi Onguene n’a pas saisi cette chance.

Sénatoriales du 12 mars 2023 : Charles Ndongo mis en mission par le RDPC

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Le directeur général de l’office national de radiodiffusion publique (CRTV) vient d’être désigné par Jean Nkuete, Secrétaire général du RDPC, comme membre du secrétariat technique et des sous-commissions de la Commission nationale de campagne pour le compte du parti au pouvoir.

Jean Nkuete, Secrétaire général du RDPC, désigne les membres du secrétariat technique et des sous-commissions de la Commission nationale.

B-Sous-Commission de l’intendance

Additif

Membres :

  1. M. Edou Alo’o Cyrille
  2. M. Ndongo Charles Pythagore
  3. Mme Nnana Marie-Claire
  4. M. Elandi Mbarga Robert Brice
  5. M. Essengue Balla Robert Bruno
  6. M. Tabi Pierre Emmanuel
  7. M. Soumou Angoula Pierre Bernard
  8. M. Okie Johnson Ndoh
  9. Mme Yah Sunday Judith epse Achidi Achu
  10. M. Owona Assoumou Thomas
  11. M. Ngo Joseph
  12. M. Menyanga Bitoumou Champlain
  13. M. Moussa Issaie
  14. Mme Goni Madeleine épse Wadefai
  15. M. Ehowe Moussima Emmanuel
  16. M. Motaze Casimir
  17. M. Nkou Jean-Pascal
  18. M. Ali Bachir
  19. M. Boyogueno Serge Hervé
  20. Dr Ntone Ntone Fritz
  21. M. Yufenyuy Fai Yengo Emmanuel

Initiative : L’Union africaine lance un observatoire de la dette de ses Etats membres

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L’objectif pour l’institution africaine est de mettre sur pied une banque de données sur l’endettement des gouvernements africains, afin de mettre en place un système d’alerte précoce.

L’Union africaine UA veut se doter d’un instrument lui permettant de disposer de données en temps réel concernant la gestion de la dette dans tous les pays d’Afrique. C’est ce qu’a déclaré Albert Muchanga, le commissaire de l’UA pour le développement économique, le commerce, le tourisme, l’industrie et les mines lors d’une conférence de presse tenue à Addis-Abeba en Ethiopie, le 17 février 2023.

Il s’agit en effet pour l’UA de mettre sur pied une banque de données qui va constituer la première initiative du genre lancée par l’organisation panafricaine, qui s’est traditionnellement concentrée sur le volet politique.

Selon une étude publiée par l’ONG britannique Debt Justice en juillet 2022, relayée par agenceecofin.com, les dettes extérieures cumulées des pays africains s’élèvent à 696 milliards de dollars, soit plus de 428 000 milliards FCFA. 35 % de ces stocks de dettes sont dus à des créanciers privés occidentaux, contre 12 % dus à des créanciers chinois, 39% à des institutions multilatérales (Banque mondiale, FMI, BAD, etc.) et 13% à d’autres créanciers bilatéraux publics. 

Un récent rapport publié par le Fonds monétaire international informe que 60% des pays africains courent un risque élevé de surendettement et que quatre pays du continent ont déjà demandé la restructuration de leur dette au titre du Cadre commun du G20 sur le traitement de la dette (Zambie, Ethiopie, Tchad et Ghana).

Du fait des crises sanitaires et géopolitiques à travers le monde, les pays en développement, notamment ceux de l’Afrique, sont les premiers à subir le choc économique. Leur manque de résilience budgétaire et de capacité à assurer le service de la dette s’avérant plus évident, les risques de crise financière et de la dette s’accroissent.

Développement local : La Banque mondiale va financer les microprojets dans six communes de l’Extrême-Nord

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Les localités de Fotokol ; Hile Alifa ; Logone-Birni, Waza et Zina vont bénéficier de cet appui dans le cadre du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac).

Déjà suffisamment défavorisée de par sa position géographique, son climat et le manque d’infrastructures sociales, la région de l’Extrême-Nord continue d’être le terrain de prédilection des membres de la secte terroriste de Boko Haram.

La région reste pénalisée par un manque d’infrastructures, la faiblesse de l’accès aux services de base et l’impact sévère du changement climatique sur les ressources naturelles et les moyens de subsistance. L’Extrême-Nord affiche des indicateurs économiques et de développement inférieurs aux niveaux moyens des quatre pays riverains (le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad).

La diminution de l’investissement, des échanges et de la productivité, ainsi que de la destruction du capital physique et humain (notamment sous l’effet des déplacements forcés et de la dégradation de l’éducation et des soins de santé) sont les principaux facteurs de ralentissement de la croissance imputables aux conflits. Ensemble, ces facteurs entraînent une baisse durable de la capacité de production de l’économie dans cette partie du pays.

C’est dans ce contexte que le Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac), à travers le financement de la Banque mondiale, a entrepris de mettre sur pied, des microprojets au sein des communes de Fotokol ; Hile Alifa ; Logone-Birni, Waza et Zina. Il s’agit entre autres de la construction des hangars et des entrepôts dans certains marchés des communes concernées.

Pour mémoire, en mai 2020, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé deux opérations de l’Association internationale de développement (IDA), d’un montant total de 346 millions de dollars (plus de 212 milliards FCFA), destinées à financer le renforcement de la résilience et des moyens de subsistance dans la région du lac Tchad, à la frontière avec le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad.

La Banque mondiale précise que l’insécurité ambiante depuis 2009, entretenue par des groupes rebelles, empêchent plus de 49 millions de personnes de gagner leur vie à travers la pêche, l’élevage ou l’agriculture, aggrave encore la situation.

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