dimanche, mai 31, 2026
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Lions indomptables : Sollicitée une nouvelle fois, la Fifa renvoie Samuel Eto’o à la convention de 2015

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La réponse de l’instance faitière du football mondial est tombée en fin de semaine dernière.
«…Nous vous rappelons qu’au regard de l’article 13 de la Convention signée en 2015 entre le ministère des Sports et de l’éducation physique relative à la gestion des sélections nationales de football stipule que : (1) les parties soulignent l’impérieuse nécessité de privilégier une gestion sereine et concertée du football, dans le respect mutuel, l’esprit de dialogue, la solidarité et le patriotisme. (2) A cet effet, elles s’engagent à prévenir les conflits par l’aménagement de cadres de concertation, dans le respect des périmètres de compétences reconnus à chacune des parties, et à travers une communication permanente ». Telle est la substance d’une lettre que la Fédération internationale de football association (Fifa) a écrite à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ce 26 août 2024. En réponse à une saisine en arbitrage du conflit qui l’oppose au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), au sujet de la gestion des Lions indomptables A.

La lettre datée du 26 août 2024 n’a été rendue publique que ce jour. Et les deux parties crient victoire. Toujours est-il que le préalable ci-dessus laisse le membre de la Fifa dans sa soif de retrouver sa pleine autorité sur la sélection nationale. Campant ainsi sur la ligne qu’elle avait déjà adoptée dès le début de cette nouvelle crise en mars 2024. « Après analyse des différents éléments mentionnés dans cette correspondance, et bien que cette situation s’apparente à une affaire interne, il nous apparait primordial que les parties en question privilégient un dialogue constructif entre elles afin de pouvoir travailler de manière sereine dans le respect mutuel et la solidarité», peut-on lire dans la lettre.

Faibles menaces

Cependant, la Fifa essaie de réconforter son membre ainsi coincé par une convention qu’il a librement signé et qui le tient prisonnier et réduit ses marges de manœuvre. « …Indépendamment du contenu de la convention… la Fifa estime que la Fécafoot doit pouvoir exercer certaines prérogatives en relation avec des questions d’ordre sportive et organisationnelles dans lesquelles l’encadrement technique est engagé. Cet aspect est naturellement nécessaire afin d’assurer une autonomie responsable de la Fécafoot, du point de vue sportif, et le respect de ses obligations statutaires », essaie-t-elle de sauver une parcelle de pouvoir pour la Fécafoot. « Dans ce contexte, nous souhaiterions donc vous rappeler, pour le bon ordre, que les associations membres de la Fifa sont statutairement tenues de gérer leurs affaires de manière indépendante et sans l’influence indue des tiers», citant ainsi l’article 14, alinéa 1 de ses Statuts.

Une rhétorique déjà connue. Ce discours est généralement tenu lorsque la Fifa veut frapper une fédération. Et en la saisissant, la Fécafoot s’y attendait, et l’espérait d’ailleurs car les Etats ont généralement reculé en pareille situation. Mais cette fois-ci, la Fifa ne peut aller plus loin, et elle l’a signifié d’entrée dans son courrier. C’est que la convention de 2015 est une cession par la Fécafoot, d’une partie de son autonomie, notamment en ce qui concerne la nomination du staff d’encadrement des sélections nationales de football.

Cela survient dans un contexte marqué par le regroupement des Lions indomptables en vue du démarrage des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Les joueurs arrivent depuis hier dimanche, et comme en juin dernier, il y a eu des doubles plans de vol car deux équipes administratives nommées à la fois par la fédération et par l’Etat, coexistent dans le bateau Lions indomptables.

Le courrier de la Fifa
Le courrier de la Fifa, suite et fin

Télécommunications : MTN Cameroon vend 72,8 milliards d’internet en 6 mois

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MTN Cameroon a réalisé d’excellents résultats financiers au premier semestre 2024, avec un chiffre d’affaires de 181 milliards de FCFA (environ 301,9 millions de dollars). Cette performance représente une augmentation de 16 % par rapport à la même période en 2023.Cette croissance a été principalement alimentée par les services de données et les solutions fintech.

Les services Internet ont généré 72,8 milliards de FCFA, représentant 40 % du chiffre d’affaires total. De plus, les solutions de mobile money ont contribué à hauteur de 35 milliards de FCFA, soit 19,3 % du total. Ces résultats montrent que MTN Cameroon continue de consolider sa position sur un marché concurrentiel, malgré des défis économiques tels que l’inflation et les fluctuations monétaires.

« MTN Cameroon a enregistré une croissance satisfaisante de ses revenus de services de 12,9%, surpassant l’inflation locale de 6,2%, et a maintenu sa position de leader sur un marché difficile et hautement concurrentiel. Les initiatives de gestion de la valeur client (CVM) ont conduit à une solide croissance des revenus des services de données (en hausse de 19,2%) et des services fintech (en hausse de 27,4%), malgré une concurrence accrue sur les prix », écrit l’entreprise.

Selon les résultats financiers de MTN Cameroon clos au 31 décembre 2023, les services de connexion internet constituaient déjà l’un des principaux moteurs de la croissance de son chiffre d’affaires qui s’est établi à 325,7 milliards de FCFA. Ils ont représenté près de 38,4% du chiffre d’affaires total, surpassant même le segment des appels directs qui, pour la première fois, s’est classé deuxième en termes de contribution aux revenus de la filiale locale du géant sud-africain des télécoms.

Résultats Financiers

Globalement, en 2023, MTN Cameroon a enregistré des résultats financiers impressionnants avec un chiffre d’affaires de 325,7 milliards de FCFA, marquant une hausse notable par rapport aux années précédentes. Cette croissance a été principalement alimentée par les segments de l’internet et des services financiers, qui ont représenté plus de 52% des revenus totaux de l’entreprise.

MTN Cameroon a également réalisé un bénéfice avant impôts et amortissements de 123 milliards de FCFA, reflétant une rentabilité solide dans un marché pourtant très concurrentiel. Son succès s’explique en grande partie par la forte adoption de ses services numériques, notamment le mobile money. En effet, la base d’abonnés internet de MTN a atteint 5,8 millions, et celle des utilisateurs de MTN Mobile Money 5,6 millions en 2023.

Cependant, ces résultats impressionnants ont été obtenus dans un contexte de controverses, notamment en ce qui concerne les tarifs élevés pour les consommateurs et des interrogations sur la qualité du service. Malgré la rentabilité, les critiques persistent quant aux coûts pour les utilisateurs. Pour l’avenir, MTN Cameroon prévoit d’investir environ 136 milliards de FCFA dans les trois prochaines années pour renforcer ses infrastructures technologiques et ses services financiers, ce qui pourrait contribuer à renforcer sa position sur le marché camerounais

Cameroun : en 2023, les microfinances ont financé l’économie avec 545 milliards de FCFA de crédits

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En 2023, les établissements de microfinance (EMF) au Cameroun ont démontré leur dynamisme en finançant l’économie nationale à hauteur de 545 milliards de FCFA. Cette performance s’inscrit dans un contexte où les microfinances camerounaises représentent 73,7% du réseau de microfinance de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac). Avec 384 opérateurs sur les 521 que compte la sous-région, le Cameroun s’impose comme le leader incontesté dans ce secteur. Les raisons de cette prédominance sont multiples : une réglementation favorable, une large couverture territoriale, et une capacité à adapter les services financiers aux besoins des populations mal desservies par les banques traditionnelles.

Le succès des microfinances camerounaises repose également sur leur capacité à offrir des crédits à une clientèle diversifiée, allant des petites entreprises aux particuliers en quête de financement pour des activités génératrices de revenus. Cette proximité avec les clients permet aux microfinances de mieux comprendre les besoins locaux et de proposer des solutions adaptées. En offrant des prêts accessibles et en facilitant l’inclusion financière, elles jouent un rôle crucial dans le développement économique du Cameroun. Cette dynamique contribue non seulement à stimuler l’entrepreneuriat local, mais aussi à soutenir des secteurs clés de l’économie tels que l’agriculture, le commerce et les services.

L’importance du Cameroun dans le paysage de la microfinance de la Cemac est également renforcée par sa part majoritaire dans les crédits décaissés dans la région, représentant 65% du total des crédits bruts distribués en 2023. Ce leadership est conforté par une infrastructure financière robuste et une politique gouvernementale de soutien au secteur de la microfinance. En effet, le gouvernement a mis en place des initiatives visant à renforcer le cadre réglementaire et à encourager les microfinances à étendre leur portée, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Cependant, malgré ces performances, le secteur de la microfinance au Cameroun n’est pas sans défis. Le rapport de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) pour 2023 souligne la persistance de créances en souffrance, qui ont atteint 163,3 milliards de FCFA dans la sous-région. Ce niveau élevé de créances non performantes pose des risques pour la stabilité financière des établissements de microfinance et souligne la nécessité d’une gestion rigoureuse des risques de crédit. Une plus grande transparence dans la gestion des fonds et une amélioration des pratiques de recouvrement sont essentielles pour maintenir la confiance des déposants et garantir la pérennité du secteur.

Lions indomptables : Les 23 fantassins de Marc Brys par césarienne

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Marc Brys serein

C’est Jean Marie Nkoussa le chef de la cellule de communication de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui a annoncé la liste des joueurs retenus pour les matchs Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun des 7 et 1à septembre 2024 dans l’après-midi de ce 30 août 2024. Seul face à la presse qui a déjà deux fois été conviée à des rendez-vous pour cet exercice depuis la matinée. D’abord à 10h. L’entraîneur arrivé au siège de la Fécafoot, repartira quelques temps après, sans avoir livré la liste. Pour servir un mail à la Fécafoot dans lequel il regrette que les dispositions requises n’aient pas été prises pour ladite cérémonie : « Monsieur Marc Brys a envoyé un mail à la Fédération camerounaise de football. Il précise qu’il s’est présenté à la Fédération et que les dispositions n’avaient pas été prises» pour ladite cérémonie, rapporte Jean Marie Nkoussa. Celui-ci explique que, « il fallait confirmation de sa présence ; confirmation qui n’est pas arrivée». D’autant plus que la veille, c’est le secrétaire général de la Fécafoot, Blaise Djounang, qui avait demandé au coach de venir délivrer sa liste à la presse.

Marc Brys reviendra en journée, à 12h30, non pas toujours pour s’exécuter, mais pour avoir un échange à huis-clos avec le secrétariat général de la Fécafoot. Avant de quitter le siège de la Fédération. Et au moment finalement arrêté pour l’exercice, le technicien ne sera pas là : « au regard de son état de santé et de la préparation de la double-rencontre Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun, monsieur l’entraîneur sélectionneur ne peut pas se présenter devant vous ce jour », a justifié le chef de la cellule de communication de la Fécafoot.

Les explications de la Fécafoot

C’est donc à sept jours du match que la presse découvre la liste que le sélectionneur a déposée à la Fécafoot depuis le 17 août 2024. Laquelle est restée dans les tiroirs de la fédération. Toujours est-il que « les joueurs ont reçu leurs convocations, ainsi que leurs clubs», avait assuré Thierry Ndoh, le team press officer nommé par le président de la Fécafoot. On apprendra de sources informelles que la Fécafoot attendait que l’entraîneur toilette la liste, en y retirant notamment les noms des joueurs blessés entre temps : Faris Moumbagna et Moumi Ngamaleu en l’occurrence.

Finalement, la liste est connue. On y retrouve 23 joueurs, avec une ossature des plus ordinaires. Les gardiens de buts sont ceux du regroupement de juin dernier. Avec quelques new comers : Yvan Nyabeye (milieu de terrain) et Boris Enow (attaquant). Eric-Maxime Choupo Moting n’y figure pas. L’attaquant bavarois n’avait déjà pas été titulaire lors des deux premiers matchs de Marc Brys. Tout comme Kunde Malong initialement présent sur la liste (non officielle) de départ de Marc Brys.

La suite de cette guéguerre devrait se poursuivre ce dimanche, avec le regroupement prévu au Yaoundé Hilton hôtel. Le ministère des Sports et de l’éducation physique a déjà pris des dispositions pour que le match se joue au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé ; alors que la Fécafoot, en publiant la liste, a une nouvelle fois indiqué que le stade devant abriter le match est celui de Roumde Adjia à Garoua.

Les 23 Lions indomptables

Gardiens
Simon Ngapanduetnbu
Simon Omossola
André Onana

Défenseurs
Christopher Wooh
Jackson Tchatchoua
Harold Moukoudi
Nouhou Tolo
Michaël Ngadeu Ngadjui
Yvan Nyabeye Dibango
Guy-Marcelin Kilama
Faï Collins

Milieux de terrain
André-Franck Zambo Anguissa
Carlos Baleba
Olivier Ntcham
Martin Hongla
Yvan Neyou

Attaquants
Christian Bassogog
Bryan Mbeumo
Boris Enow
Franck Magri
Vincent Aboubakar
Jules Kooh
Didier Lamkel Ze
Georges Kevin Nkoudou Mbida

Commerce extérieur: Le Cameroun a exporté des produits de beauté pour 2,7 milliards de FCFA en 2023

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L’industrie des produits de beauté au Cameroun connaît une croissance notable, tant sur le marché intérieur que pour les exportations. Le secteur comprend une variété de produits, allant des soins capillaires et corporels aux cosmétiques et aux parfums. Selon le rapport sur le commerce extérieur du Cameroun en 2023 publié par l’Institut national de la statistique (INS), les entreprises évoluant dans le secteur des cosmétiques ont exporté 1 459,4 tonnes de produits de beauté ou de maquillage en 2023.

Ces exportations sont en baisse de 570,1 tonnes par rapport à 2022, où elles ont culminé à 2 029,5 tonnes. Chose curieuse, cette baisse n’a pas affecté les recettes générées par la vente de ces articles. Elles ont même connu une hausse significative.

 A en croire le rapport susmentionné, elles ont augmenté de 131,7 millions de FCFA, passant de 2,575 milliards de FCFA à 2,707 milliards de FCFA. Soit une hausse de 5,1% en valeur relative. En ce qui concerne les exportations de parfums et d’eaux de toilette, les quantités mises en vente, mais également les recettes qu’elles ont générées ont connu une chute drastique. A titre d’illustration, l’année dernière, le Cameroun n’a exporté que 1,9 tonne de parfums et eaux de toilette pour une valeur de 5,2 millions de FCFA.

Un an plus tôt, les entreprises camerounaises avaient exporté 109,6 tonnes, qu’elles ont vendu à 320,2 millions de FCFA, soit une différence de 107,7 millions de FCFA. Malgré la bonne santé des exportations de produits de beauté ou de maquillage en 2023, ces dernières n’ont pas du tout contribué à réduire le déficit de la balance commerciale du Cameroun qui a franchi la barre de 2000 milliards de FCFA. En effet, le pays a exporté très peu de ces produits, générant des recettes minimes par rapport aux dépenses d’importation.

 En 2023, le Cameroun a dépensé environ 33,5 milliards de FCFA pour les importations de parfums et de produits de beauté. Cela représente un total de 11 872 tonnes de ces produits. Ces chiffres marquent une baisse par rapport à 2022, où les importations atteignaient 36,1 milliards de FCFA. Cette diminution s’explique par une réduction de la quantité importée, qui a baissé de 195 tonnes par rapport à l’année précédente.

Calculette en main, sur les produits tels que les parfums, eaux de toilette, produits de beauté et de maquillage, la balance commerciale du Cameroun a été déficitaire de plus de 30 milliards de FCFA, si l’on s’en tient aux données publiées par l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun.

 En somme, bien que les exportations de produits de beauté au Cameroun soient encore en développement, le secteur présente des perspectives prometteuses. Les produits de beauté exportés depuis le Cameroun incluent des huiles essentielles, des savons et produits de soins corporels, des produits capillaires, notamment ceux à base de plantes locales, sont également exportés vers d’autres pays africains. Toutefois, les exportations des produits cosmétiques font également face à plusieurs défis. Il s’agit notamment des barrières douanières, la contrefaçon, et la concurrence avec des produits internationaux bien établis.

Péage routier: 17,2 milliards de FCFA de pertes de recettes en 6 ans

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photo d'un péage routier générée par intelligence artificielle

La deuxième édition du Rapport d’analyse de la performance du système de collecte et de reversement des droits de péage routier du guichet «Entretien» du Fonds routier est disponible depuis le 12 juin 2024. C’est à cette date qu’il a été officiellement présenté, au cours d’un atelier, à différents membres du gouvernement parmi lesquels, Yaouba Abdoulaye, ministre Délégué auprès du ministre des Finances, et président du Comité de gestion du guichet susmentionné. Aubin Essaïe Moussa, administrateur du Fonds routier était également présent à ce séminaire.

Le document qui leur a été présenté dresse un portrait peu reluisant du processus de reversement d’une partie des fonds issus des droits de péage routier au Fonds routier, avec lesquels il finance les travaux d’entretien courant et périodique du réseau routier prioritaire urbain, interurbain et rural.

Selon les données qui figurent dans ce rapport produit par le service officiel des statistiques du pays, les recettes de péage représentaient 8% des ressources dudit guichet, avec un taux de déperdition de 37,4%, entraînant un manque à percevoir de 4 milliards de FCFA par an. Auteur de cette étude, qui découle d’une enquête menée auprès de 47 postes de péage dans les régions du Nord, de l’Ouest et du Sud, l’Institut national de la Statistique (INS) révèle que cette situation est la résultante de l’inefficience de la collecte et le reversement des droits de péage routier à travers le pays.

Un Phénomène qui perdure

A titre d’illustration, entre 2018 et 2023, les recettes attendues des péages routiers, conformément au nombre de tickets de péage produits, étaient estimées à 62,646 milliards de FCFA. Finalement, seulement 45,421 milliards FCFA ont été captés, soit des pertes des recettes s’élevant à 17,225 milliards FCFA. «Les recettes réelles de l’année 2022 se situaient à 8,725 milliards FCFA contre des recettes estimées à 12,052 milliards de FCFA, soit un niveau de déperdition de 3,326 milliards FCFA. Pour l’année 2023, l’enveloppe de déperdition est évaluée à 3,43 milliards FCFA. Ainsi c’est une proportion d’environ 28% des recettes potentielles qui échappe au circuit de collecte et de reversement des recettes de péage», ajoute l’INS. Ce phénomène de déperdition n’est pas nouveau.

Une étude réalisée il y a 7 ans par l’INS et le Fonds routier mettait déjà la lumière sur ce fléau. Cette dernière portait sur l’évaluation de l’organisation, du fonctionnement, de la fiabilité et de la viabilité du dispositif de collecte et de reversement des ressources affectées au guichet « Entretien » du Fonds routier. Les résultats ont révélé que les recettes du péage représentent en moyenne 8% des ressources du guichet « Entretien » du Fonds routier.

De plus, le taux moyen de déperdition a été estimé à 37,4%, soit un manque à percevoir moyen de l’ordre de 4 milliards de FCFA par an. A l’époque, comme aujourd’hui, la vétusté du système de contrôle et de suivi des recettes collectées, le caractère manuel du système de collecte, la mauvaise gouvernance, le trafic d’influence, la corruption, l’émission et la mise en circulation de faux tickets, sont cité comme des facteurs aggravants.

 Pour mémoire, le Fonds routier est un établissement public administratif placé sous la double tutelle du ministère chargé des Finances et celui des Travaux Publics. Il assure le financement, d’une part, des programmes de protection du patrimoine routier national, des programmes de prévention et de sécurité routière, d’entretien du réseau routier, et d’autre part, des opérations de réhabilitation et d’aménagement des routes. Ce, à travers ses guichets «Entretien» et «Investissement». Les ressources du guichet «Entretien» proviennent de la redevance d’usage de la route (RUR) ; le droit de péage routier, le produit de la taxe à l’essieu etc.

CEMAC : La hausse des prix du cacao, du manganèse et de l’aluminium dope les exportations

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Dans la catégorie des produits non énergétiques composée des produits agricoles, forestiers, des minerais et des produits de pêche, seuls les produits issus de l’agriculture et de la foresterie ont contribué à soutenir les exportations sur la période d’étude. D’après la Beac, l’indice des cours des produits de base produits non énergétiques s’est accru de 30,4 % au cours du trimestre sous revue, après une progression de 20,1 % au trimestre passé. De manière détaillée, la Beac indique que les prix des produits agricoles exportés par les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale ont connu une augmentation de 30,1 % au deuxième trimestre 2024.

Cette tendance haussière est principalement due à l’envolée du prix du cacao, conséquence des changements climatiques extrêmes qui ont affecté la production des deux plus grands producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana. D’après les données de la banque centrale, le cacao a connu, sous la période revue, une hausse 51,2 %, celui du café a bondi de 20,3 % ainsi que le coût du tabac qui a augmenté de 10,7%. En revanche l’institution bancaire de la sous-région Afrique centrale, indique des baisses de prix sur les marchés du sucre (-10,7 %), du coton (-10,1 %) et de la viande de bœuf (-0,8 %).

Comme celui des produits agricoles, l’indice des cours des métaux et minerais a progressé de 30,1 % au deuxième trimestre 2024, après un recul de 2,4 % au trimestre précédent, selon les données récentes. Ce rebond significatif est principalement attribué à la hausse des prix du manganèse (+31,7 % après une baisse de 2,7 % au trimestre précédent), de l’aluminium (+15,7 % après +2,7 % au premier trimestre) et de l’or (+13,7 % après +4,9 % au trimestre passé). En revanche, une baisse de 7,6 % a été observée sur les prix du fer, accentuant la tendance négative du trimestre précédent (-4,4 %).

La remontée des prix des métaux est principalement attribuée, selon la Beac, à la baisse de production de plusieurs sociétés minières, notamment en Amérique latine, ainsi que de l’imposition de sanctions américaines et britanniques sur certains métaux russes à partir de mi-avril. À l’opposé, la baisse des prix du fer est largement due à la faible production d’acier en Chine, principale consommatrice de ce métal.

Rappelons que l’Indice Composite des Cours des Produits de Base (Iccpb) est un indice de type Laspeyres, à pondérations glissantes, qui est fondé sur les cours de 20 produits de base exportés par les pays de la Cemac et représentant 90 % des valeurs de ses exportations. Le panier se décompose en cinq grandes catégories : produits énergétiques, métaux et minéraux, produits forestiers, produits agricoles et produits de la pêche.

Mayo-Moskota : 3 soldats introuvables après des attaques de Boko Haram

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Selon le trihebdomadaire L’œil du Sahel, l’arrondissement de Mayo-Moskota a été agité. Plusieurs attaques de la secte Boko Haram ont secoué cette localité du département du Mayo-Tsanaga. « Dans un premier temps, une embuscade a été tendue aux militaires du Bataillon d’intervention rapide (BIR) qui se trouvaient à Zamga, en route vers Kerawa. Ces derniers avaient débuté une patrouille depuis Vreket, préparant une jonction. Malheureusement, ils ont été pris par surprise par les assaillants », rapporte le journal. On apprend que « les membres de Boko Haram étaient divisés en deux groupes, tentant ainsi de contourner les forces de défense. Les militaires, occupant le côté sud-est du village, ont entendu le premier coup de feu, ce qui leur a permis d’ouvrir le feu en retour », citant des sources locales. S’en est suivi un échange de tirs entre les militaires camerounais et les terroristes. Sur un autre front, les terroristes ont tendu un autre guet-apens aux Forces de défense et de sécurité camerounaises, dans une localité située entre Zamga et Djibrili. Alors que les soldats camerounais essayaient de sécuriser la zone, leur convoi a été pris par surprise par les terroristes qui ont ouvert le feu.

A la fin, de nombreux dégâts : trois véhicules ont été incendiés, après que les assaillants les aient fouillés et emporté des équipements divers, et une arme. Fort heureusement aucune perte en vie humaine côté camerounais. En revanche, trois éléments du BIR sont portés disparus. Pour les autres, huit militaires camerounais ont été blessés dont quatre grièvement. Parmi ces blessés, notre confrère cite le capitaine Meva’a, commandant de l’unité de Kerawa.

Justice : Amadou Vamoulké écope de 20 ans de prison ferme

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Amadou Vamoulke aura souffert

La main de la justice a été lourde pour Amadou Vamoulké. Le Tribunal criminel spécial (TCS) a condamné l’ancien directeur général de la Cameroon radio television (Crtv) à 20 ans de prison ferme. Aggravant la situation de celui qui avait déjà été condamné à 12 ans de prison ferme, le 21 décembre 2022, dans un premier volet de l’afaire. Le journaliste est ainsi reconnu coupable de détournement de deniers publics d’un montant de 525 384 453 Fcfa, en coaction avec Jean Pierre Mbiaga, Gabriel Belinga, Lucie Ngamwa, Abel Gara et Christianna Zufambom Vishiti, épouse Vega, tous ses anciens collaborateurs.

C’est l’issue d’un procès qui aura battu les records de renvois : environ 150 renvois, très souvent sans justification. L’ancien rédacteur-en-chef de Cameroon tribune a une santé précaire. Malgré les interventions de Reporters sans frontières (RSF) et de plusieurs organisations non gouvernementales qui demandaient une liberté provisoire au profit de l’homme, le juge l’a maintenu en détention.

Agé de 74 ans, Amadou Vamoulke a été interpellé en 2016, accusé de détournement de deniers publics en coaction avec certains de ses anciens collaborateurs à la Crtv. Entreprise publique de l’audiovisuelle que le natif de l’Extrême-Nord a dirigée pendant 11 ans, de 2005 à 2016.

Douala : des portiques du terminal à conteneurs en voie de réhabilitation

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La Régie du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri poursuit les travaux de révision des portiques de quai. Une délégation de l’entreprise japonaise IHI Transport Machinery co. Ltd vient d’être reçue au Port de Douala.  Cette délégation avait pour mission de mener une inspection générale des Portiques 1 et 2 en vue d’une réhabilitation complète de leur circuit électrique.

L’équipe conduite par NAKAYAMA, le représentant de IHI au Cameroun a été  sollicitée par le Directeur Général de la RTC Lin Dieudonné ONANA NDOH. La société dispose d’une expérience avec le port de Douala. C’est en effet elle  qui a fabriqué les deux premiers portiques de quai de la RTC. Son expertise est établie mondialement dans divers domaines d’ingénierie.  Il est question de «  remplacer les anciennes fonctionnalités par des technologies plus modernes et à même d’accroitre les capacités de production de ces engins mis en service en 2001 », relève le management de la RTC. Les résultats de cette inspection sont attendues dans un délai d’un mois.

 Ces travaux annoncés se situent en effet  dans la suite de ceux engagés ces dernières années par la RTC pour maintenir ses équipements dans un état optimal. Entre 2022 et 2023, 1,392 milliards de FCFA ont été investis dans la révision des portiques de quai pour un objectif de 12, 664 milliards de FCFA à mobiliser entre 2020 et 2030  pour l’acquisition de nouveaux portiques. Actuellement, le terminal à conteneurs du PAD en compte désormais 12.  En  novembre 2023,  quatre grues à portique mobile ont été réceptionnées. De type Rubber Tyred Gantry (RTG), ces grues de parc rejoignent les quatre premières arrivées un mois plus tôt. Ce qui s’ajoute aux quatre portiques à quai acquis depuis une quinzaine d’années par le PAD. Ces nouveaux équipements sont présentés comme les plus modernes de l’heure pour la manutention  des conteneurs.  Ces équipements visent à doubler la capacité de stockage du terminal, réduire le temps de passage des camions et de traitement des navires. 

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