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Coopération : Que va faire Biya en Chine ?

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Paul Biya et son épouse quittant Yaoundé

Le président de la République est à Beijing depuis la mi-journée du 2 septembre 2024. Paul Biya qu’accompagnait son épouse, assiste au 4ème Forum de la coopération sino-africaine (Focac) qui s’ouvre ce jour. Placée sous le thème « Travailler ensemble à promouvoir la modernisation et à construire une communauté d’avenir partagée Chine-Afrique de haut niveau », ce forum offre l’opportunité aux deux parties de revisiter leurs relations commerciales et d’autres questions liées aux relations entre le géant asiatique et les pays africains.

En marge des travaux, Paul Biya et Xi Jinping auront un entretien en aparté. Ce sera certainement l’occasion pour les deux présidents de parler de la coopération bilatérale entre le Cameroun et la Chine. Une coopération dynamique et très accentuée sur le plan commercial. Les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS) font état de ce qu’en 2023, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint la barre de 1 178,1 milliards de Fcfa, soit une hausse de 24,1 % par rapport à 2022. La Chine reste le premier fournisseur du Cameroun, avec une part de marché de 18,9 %, devant l’Inde et la France. Les principaux produits importés par le Cameroun de la Chine sont les herbicides et inhibiteurs de germination (4,9%), la pneumatique (3,1%), les carreaux et autres produits en céramique (2,7%), le polyéthylène téréphtalate (1,8 %),… Des chiffres qui trahissent aisément le déficit commercial en défaveur du pays de Paul Biya : à peine 714,3 milliards Fcfa en 2023, en augmentation de 18,5 % par rapport à 2022. Le Cameroun exporte vers la Chine des produits miniers et forestiers, comme le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.

Réalisations chinoises au Cameroun

Le Cameroun compte par exemple côté infrastructures, de nombreuses réalisations chinoises sur ses terres : le Palais des Congrès de Yaoundé inauguré le 12 mai 1982, le Palais polyvalent des sports de Yaoundé inauguré en 2009, le nouvel immeuble-siège de l’Assemblée nationale à Yaoundé (dont les travaux de construction s’achèvent en principe à la fin de l’année en cours), les hôpitaux Gynéco-obstétrique et pédiatriques de Yaoundé et Douala inaugurés respectivement en 2003 et en 2015, les stades omnisports de Limbé et Kouékong-Bafoussam, le Port en eau profonde de Kribi, les logements sociaux, les infrastructures routières et autoroutières, hydroélectriques et hydrauliques. Et plus frais dans les mémoires, le Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (Paepys), mis en service le 20 août dernier.
L’avenir s’annonce plus radieux entre les deux pays. En janvier dernier, le chef de l’État avait exprimé le désir du Cameroun de renforcer sa coopération avec l’Empire du milieu. C’était à l’occasion de la visite au Cameroun du Vice-Premier ministre chinois, Liu Guozhong.

La délégation présidentielle est composée de Joseph Beti Assomo (ministre de la Défense), Lejeune Mbella Mbella (ministre des Relations extérieures), Paul Atanga Nji (ministre de l’Administration territoriale), Mengot Victor Arrey Nkongho’, ministre chargé de mission à la présidence, Emmanuel Nganou Djoumessi (ministre des Travaux publics), Alamine Ousmane Mey (ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire), Gabriel Mbairobe (ministre de l’Agriculture et du Développement rural), Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe (ministre des Transports), Fuh Calixtus Gentry (ministre par intérim des Mines et du développement technologique), le contre-amiral Joseph Fouda (conseiller spécial du président de la République), Simon Pierre Bikele (chef du protocole d’Etat), Martin Mpana (ambassadeur du Cameroun en Chine), Jean Christophe Ella Nguéma (directeur général de Camair-Co), Christophe Eken (président de la Chambre de Commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat) et de Samuel Mvondo Ayolo (directeur du cabinet civil de la présidence de la République).

Liberté d’expression : Un nouveau clash entre Joe Chebonkeng et Equinoxe TV

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Ce qui s’annonçait comme un moment d’échange entre le président du Conseil national de la communication (CNC) et les dirigeants d’Equinoxe TV, a vite tourné court. La faute à Joe Chebonkeng Kalabubse, le président du CNC, refusant la contradiction, ou du moins toute manifestation de mécontentement par ses contradicteurs. On apprend de sources internes à Equinoexe TV que « Joe Chebonkeng s’était déjà installé, avec ses interlocuteurs ; Pierre Laverdure Ombang est entré la bouche bandée par un morceau de tissu rouge; ensuite le rédacteur-en-chef Serge Alain Ottou a introduit la partie, en indiquant que ‘’nous sommes en deuil, monsieur le président’’ ». Dénonçant pêle-mêle les actes d’intimidations du CNC contre le groupe Equinoxe, les convocations abusives, les multiples suspensions d’émissions et de journalistes.

Ce que n’a pas apprécié l’ancien journaliste de la Crtv. « Je ne suis pas venu ici pour la guerre», a rétorqué le patron du CNC. Avant de vider les lieux. A peine dix minutes de rencontre entre les deux parties, et tout s’est gâté. C’est un nouvel épisode dans la bataille que le CNC livre contre la « télévision du peuple » depuis quelques années.

Le président du CNC a entamé une tournée dans les organes de presse audiovisuelle, notamment les télévisions, pour les sensibiliser contre les « dérives » dans les émissions de débats, en cette veille d’échéances électorales, particulièrement agitée. Mardi était consacré à Equinoxe TV. La Chaine du peuple est sous le coup d’une triple sanction. Après la suspension pour une durée d’un mois de l’émission populaire Droit de réponse et de son présentateur principal Duval Fangwa, le CNC s’en est pris à 237 le débat, une émission qui a repris l’espace horaire qu’occupait Droit de réponse, et qui était animée par Pierre Laverdure Ombang. Sans autre forme de procès.

Ce n’est pas la première fois que le groupe Equinoxe subit les intimidations du ministre de l’Administration territoriale, et des sanctions du CNC depuis 2018. Cette chaîne à la liberté de ton reconnue, est régulièrement frappée de sanctions, notamment l’émission Droit de réponse. C’est cet état de choses que le patron de la rédaction a voulu exposer devant le régulateur de plus en plus porté à sanctionner qu’à réguler.

Industrie Brassicole: Boissons du Cameroun contribue à 23,6% au chiffre d’affaires de Castel Afrique en 2023

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Selon les données financières publiées dans son rapport RSE 2023, Castel Afrique a réalisé un chiffre d’affaires de 3 083,16 milliards FCFA en 2023 (soit 4700,8 millions d’euros). Cet indicateur est en baisse de 54,69 milliards de FCFA par rapport à 2022, où il s’est établi à 3 137,85 milliards de FCFA (soit 4784,5 millions d’euros). Cette régression est certainement la conséquence de la chute de la production de boissons. En effet, les données qui figurent dans le rapport susmentionné, indiquent que la production des différentes filiales de Castel Afrique réparties à travers 25 pays en Afrique, a culminé à hauteur de 70 867 hectolitres en 2023.

Bien en deçà des 72 933 hectolitres produits en 2022. De manière détaillée, les bières constituent plus de la moitié de la production de boissons des filiales de Castel Afrique en 2023, soit 58%. Elles sont suivies par les boissons gazeuses (20%), les eaux (17%) et les autres boissons (5%). Le classement est quasiment le même lorsqu’on essaie de quantifier la contribution globale de ces différents produits au chiffre d’affaires global de Castel Afrique en 2023. Les bières trônent toujours à la première place avec une contribution de l’ordre de 69%. Elles sont suivies par les boissons gazeuses (16%), les autres boissons (10%) et les eaux (5%). Un

Pilier Essentiel dans le chiffre d’affaires de Castel Afrique en 2023

Le document d’information produit par Castel Afrique ne donne pas d’indications précises sur la contribution de chaque filiale au chiffre d’affaires global de l’entreprise française. Toutefois, la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC) a récemment dévoilé les résultats de son exercice 2023, marqués par un chiffre d’affaires de l’ordre de 729 milliards de francs CFA, soit une contribution de 23,64% au chiffre d’affaires global de Castel Afrique. Cette performance, bien que légèrement en retrait par rapport à l’année précédente (-4 milliards de FCFA), traduit la capacité de l’entreprise à résister à un environnement économique particulièrement contraignant. Stéphane Descazeaud, Directeur Général de la SABC, s’est dit satisfait de ce bilan, qu’il attribue aux importants investissements réalisés au cours des dernières années, malgré les obstacles considérables.

Résilience et performance

En effet, la SABC a dû naviguer à travers une série de défis majeurs. L’inflation élevée a pesé lourdement sur les coûts des intrants, renchérissant les charges de production de plus de 33 milliards de FCFA entre 2021 et 2023. L’entreprise a également dû faire face à une pression fiscale intense, payant plus de 367 milliards de FCFA de taxes diverses en 2023, ce qui représente 50,3 % de son chiffre d’affaires total. Cette situation fiscale souligne la contribution significative de la SABC aux finances publiques camerounaises, mais illustre aussi la lourdeur de la charge fiscale qui pèse sur l’entreprise. Le contexte économique est d’autant plus complexe que les prix sur le marché stagnent depuis cinq ans, limitant la capacité de l’entreprise à répercuter les hausses de coûts sur les consommateurs.

À cela s’ajoute la crise anglophone qui prive la SABC d’une partie importante du marché camerounais. Ce conflit, qui affecte les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a des répercussions directes sur les opérations de l’entreprise, réduisant son accès à ces zones stratégiques pour ses activités. Malgré ces défis, la SABC a su maintenir sa position de leader sur le marché camerounais des boissons grâce à une stratégie d’investissements soutenue. En 2023, la filiale du groupe français Castel a produit et écoulé 1,1 milliard de litres de boissons, légèrement au-dessus des 1095 889 800 litres vendus en 2022. Cette progression modeste mais significative témoigne de la résilience de l’entreprise.

Travaux supplémentaires

Pour accompagner cette croissance, la SABC a entrepris d’importants travaux de modernisation et d’extension de ses capacités de production. L’usine de Yaoundé a ainsi bénéficié d’une extension avec l’installation d’une chaîne mixte dédiée à la production de bières, d’eaux minérales et de boissons gazeuses. Cette nouvelle installation permet de booster la cadence de production, atteignant désormais 35 000 bouteilles par heure, soit une augmentation potentielle de la production de 18 %. En outre, des travaux sont en cours à Bafoussam, dans la région de l’Ouest, où une nouvelle chaîne de conditionnement sera mise en service avant la fin de l’année 2024. Garoua, dans le Nord, et Ndokoti, dans la région du Littoral, suivront avec des installations similaires prévues pour 2025.

Au total, la SABC prévoit d’ajouter 2,5 millions d’hectolitres de capacité de conditionnement de bouteilles en verre consigné dans les 12 prochains mois, ce qui représenterait une augmentation de plus de 30 % par rapport à la capacité actuelle. Cette stratégie d’expansion s’inscrit dans la volonté de la SABC de consolider sa position sur le marché national tout en préparant l’avenir. Stéphane Descazeaud souligne que ces investissements sont cruciaux pour permettre à l’entreprise de répondre à la demande croissante, tout en maintenant des standards de qualité élevés. Toutefois, ces efforts d’investissement doivent être replacés dans un contexte de rentabilité sous pression. L’entreprise doit en effet jongler avec des coûts en hausse et une marge de manœuvre limitée par la stagnation des prix. Le Directeur Général reste cependant confiant en la capacité de la SABC à surmonter ces défis, grâce à une gestion rigoureuse et une vision stratégique à long terme.

Conflit Starlink/Gouvernement: Entre souveraineté et réduction de la fracture numérique

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A DirecTV technician removes a satellite TV dish while performing a new installation for a tenant at a apartment building in Lynwood, California, U.S., on Monday, May 5, 2014. DirecTV beat analysts' first-quarter profit estimates on higher bills for U.S. customers and more subscriber sign-ups than expected in Latin America. Photographer: Patrick T. Fallon/Bloomberg via Getty Images

Il est 8h45, le jeudi 29 août 2023. Comme à l’accoutumée, Salomon M. qui dirige une entreprise de communication, préside la deuxième et dernière réunion de coordination de la semaine. La séance de travail bat son plein, mais les discussions achoppent sur des questions qui nécessitent des éclaircissements plus approfondies. Salomon saisit alors son téléphone afin d’effectuer des recherches sur internet. «Pas de connexion internet», litil dans son téléphone, après avoir mis en marche à plusieurs reprises son Wi-fi. Après s’être rassuré que ses employés faisaient face au même problème, l’entrepreneur laisse échapper quelques mots durs, témoignant de sa frustration. Quelques minutes plus tard, le mécontentement laisse place au calme, et surtout à la recherche d’alternatives. C’est alors qu’il se souvient qu’on lui avait présenté il y a quelques mois, les services de Starlink, un service internet par satellite que propose Spacex, l’entreprise d’Elon Musk, le milliardaire sud-africain.

 Une alternative solide pour les Start-up

 Son visage qui s’illumine alors, se renfrogne quelques instants plus tard lorsqu’il apprend que le gouvernement camerounais a interdit la commercialisation et même l’utilisation de ces équipements sur l’ensemble du territoire national. En effet, dans un communiqué publié au mois d’avril, Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) a demandé au groupe américain de suspendre ses activités, qui ne pourront reprendre qu’après l’obtention d’une licence.

Son désarroi est aussi celui d’autres entrepreneurs camerounais qui ont trouvé en Starlink, l’alternative idéale pour faire face aux interruptions fréquentes dans la fourniture d’internet et à son faible débit. C’est notamment le cas d’Olivier Madiba, fondateur et président-directeur général de Kiro’o Games, premier studio de jeux vidéo en Afrique centrale, qui milite activement pour la démocratisation de cet accès à internet.

Il mène un plaidoyer actif auprès du Minpostel dans le but d’obtenir la levée de la suspension de cette solution qui, pour de nombreux experts, «représente une alternative solide pour les startups camerounaises, surtout pour celles opérant dans des zones mal desservies par l’infrastructure Internet traditionnelle.» indique l’un d’entre eux contacté par Défis Actuels. «Toutefois, il est essentiel de bien évaluer les coûts et la disponibilité avant de s’engager», ajoute-t-il.

«Ces derniers temps, c’est la coupure généralisée, tous ceux qui utilisaient le forfait régional voient juste leur connexion désactivée, bref c’est pratiquement tout le monde, sauf Ceux qui viennent d’installer ou qui utilisent un forfait Roaming Global qui est pratiquement à 250 000F le mois, En effet, c’est le résultat d’une bataille entre notre gouvernement et Starlink, la conséquence c’est le retour massif chez nos piètres opérateurs locaux, il y aura sans doute chute de débit. L’activité de certaines personnes repose uniquement sur la bonne connexion internet», rappelle un opérateur économique courroucé.

 Sa colère est compréhensible. Surtout si l’on se rappelle que Starlink utilise une constellation de satellites en orbite basse pour «fournir une connexion Internet à haut débit, même dans les zones rurales ou mal desservies». Pour les startups au Cameroun, cela signifie un accès «à une connexion Internet plus rapide et plus fiable que les options terrestres, souvent limitées par l’infrastructure locale».

Contrairement aux fournisseurs locaux qui peuvent être sujets à des coupures fréquentes, cette solution internet américaine «offre une plus grande stabilité grâce à sa technologie satellitaire. Cela est particulièrement crucial pour les startups qui dépendent d’une connexion continue pour les transactions, la communication avec des clients internationaux, ou l’accès à des services en cloud», explique un second expert installé en France. En outre, elle peut aussi, selon lui, «être un avantage pour les startups opérant dans différentes régions du Cameroun, ou pour celles ayant besoin d’une connectivité temporaire dans des zones où l’Internet traditionnel est indisponible ou peu fiable», ajoute-t-il

Protection de la Souveraineté numérique nationale

Les avantages de Starlink sont incontestables. Toutefois, le gouvernement camerounais leur oppose des préoccupations qui semblent tout à fait légitimes. Yaoundé, tout comme les pays africains qui ont interdit l’utilisation de ce moyen de connexion internet par satellite, souhaitent surtout exercer un contrôle strict sur ces outils qui échappent encore à leur régulation. Ils craignent notamment que l’arrivée de Starlink échappe à leur contrôle et complique la régulation du secteur des télécommunications.

«L’entrée de Starlink pourrait menacer les entreprises locales de télécommunications et d’internet, ce qui pourrait entraîner une perte de revenus pour ces opérateurs. En conséquence, certains gouvernements protègent leurs industries locales en limitant ou en interdisant l’accès à Starlink», ajoute notre expert. «Certains gouvernements africains craignent que Starlink puisse être utilisé pour contourner les systèmes de surveillance et de censure d’Internet mis en place dans leurs pays, ce qui pourrait poser des risques pour la sécurité nationale», a-t-il ajouté.

Pour un autre observateur averti,  cela peut aussi être considéré comme une forme de protectionnisme. Surtout que le Minpostel a récemment déclaré qu’elle voulait également protéger Camtel, l’opérateur national de télécommunications, qui pâtira certainement de cette concurrence venue des Etats-Unis.«Malgré les défis persistants rencontrés par Camtel (Cameroun Telecommunications), le ministère des Postes et Télécommunications a exprimé son intention de protéger l’opérateur national contre la concurrence de Starlink, le service internet satellitaire d’Elon Musk. Camtel, qui a longtemps été critiqué pour son service de qualité variable et ses difficultés financières, reste néanmoins un acteur clé du secteur des télécommunications au Cameroun. Le gouvernement craint peut-être que l’arrivée de Starlink ne mette en péril les investissements réalisés par Camtel et ne complique davantage la situation financière de l’opérateur», indique-t-il.

Une politique honnie par certains opérateurs économiques locaux. «On va parler des intérêts des locaux, quels locaux? Camtel qu’on pouvait valoriser fait quoi ? Pardon les consommateurs aiment la concurrence ! Surtout si ça nous permet de faire des choix qui peuvent nous aider à booster nos business», rappelle l’un d’entre eux qui a requis l’anonymat.

Starlink durcit l’accès à ces équipements

Selon le Minpostel, Starlink avait entamé des négociations pour régulariser sa situation au Cameroun. Ces dernières semblent aujourd’hui s’enliser. En attendant le dénouement,  Space X a mis en place de nouveaux verrous qui pourraient compliquer l’acquisition de ces équipements au Cameroun. En effet, selon un article publié par nos confrères de Fandroid, l’entreprise américaine a introduit de nouveaux frais qui s’appliquent lors de l’activation du matériel en dehors de la région dans laquelle il a été acheté. 

«Mais qu’est-ce que ça signifie concrètement ? Imaginons que vous achetiez votre kit Starlink aux États-Unis, où les prix sont souvent plus avantageux, pour l’utiliser en Europe. Désormais, vous devrez vous acquitter de frais supplémentaires au moment de l’activation. C’est ce qu’on appelle les frais hors région», précisent nos confrères. Toutefois, souligne un observateur averti, «bien que la décision de Starlink de lutter contre les scalpers puisse être perçue positivement dans les marchés où ses services sont légaux, elle pourrait compliquer davantage l’accès à Internet pour les utilisateurs au Cameroun»

Innovation : un conservateur naturel pour garder les produits frais

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« SI MBENG » est le nom  de ce nouveau  produit qui fait son entrée sur le marché avec le label made in Cameroon. Conçue par des chercheurs camerounais,  l’invention  est un  conservateur écologique des vivres frais hors réfrigération. 

Si Mbeng est un produit liquide extrait des plantes.  En plus de répondre au problème  de coupures d’électricité, il sera très utile pour les agriculteurs. Car,  selon les statistiques de la FAO, les pertes post récoltes au Cameroun peuvent parfois atteindre 40%  de la production. « Le conservateur bio-naturel qui vous permet de mieux gérer vos stocks de vivres frais, le stress en moins liés à la pourriture rapide des vivres, assure la conservation naturelle des aliments et permet de réaliser des économies », se vantent ses concepteurs.  Le produit est aussi destiné aux restaurateurs et commerçants de poisson.  

 C’est aussi une alternative à l’utilisation du bois pour fumer du poisson. Il  suffit de l’appliquer sur du poisson. Avec comme combustible écologique des rafles de maïs, le poisson garde la même saveur que lorsqu’il est fumé au feu de bois, affirment ses concepteurs.

 Si MBENG a été développée par la PME EBS Sarl mise sur pied par un ensemble de professionnels camerounais pour apporter des solutions concrètes face aux besoins en infrastructures et besoins en ressources humaines capables de conduire les activités dans le respect de l’environnement, des exigences écologiques et du développement durable. Ce sont des experts dans divers domaines.  Le développement du conservateur écologique intervient  à la suite d’une sollicitation de  la mairie de la ville de Douala. L’exécutif municipal avait besoin d’un accompagnement pour amener les acteurs qui opèrent dans le fumage du poisson à utiliser des  techniques de conservation en phase avec le développement durable.  

Les chercheurs à l’origine de cette invention, ont aussi développé d’autres produits sous la même marque. Il s’agit notamment de SI MBENG Nature BioClean pour le traitement des espaces et la gestion des déchets organiques (des ménages et des poches d’insalubrité et autres) ; SI MBENG Stabilisateur de matière organique pour le nettoyage industriels et assainissement des zones sensibles (canalisations, fosses sceptique, caniveaux, les toilette).

Port de kribi : 35% des activités d’import impactées par la digitalisation

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Le  Port autonome de Kribi (PAK)  est en voie de devenir une« smart port ».  C’est le résultat auquel veut parvenir cette entreprise dans quelques années selon ses responsables. Cela passe essentiellement par le recours aux technologies de dernière génération.

D’après la communication de l’entreprise, la digitalisation est aujourd’hui au cœur de la transformation de ce port  qui occupe une  position stratégique sur le Golfe de Guinée,  avec une zone industrielle d’environ 15.000 hectares. Dématérialisation des procédures, numérisation, assistance à distance…, à travers une plateforme numérique intégrée, les partenaires et clients  du PAK peuvent suivre en temps réel le traitement de leurs marchandises. Ils peuvent également interagir directement avec les équipes du port.  Ces technologies qui intègrent l’intelligence artificielle favorisent la réduction des délais de passage des marchandises.

Selon le chef de la représentation du PAK à Douala, ces innovations donnent « lieu à une procédure d’entrée facile au PAK, en témoigne la moyenne de 35% de part du marché de l’import qui fonctionne mieux ». « Les prouesses techniques et technologiques du PAK qui font cas d’école dans la sous-région Afrique centrale et même dans le monde », ajoute Iya Habib face à la presse à Douala.

Le terminal à conteneurs du Port de Kribi, a récemment mis en service son application électronique Ipaki External Site (IES) pour permettre aux clients de consulter, éditer et générer leurs factures en ligne 24/24 et 7 jours sur 7.   La plateforme offre un traitement simultané de plusieurs dossiers ; la garantie de paiements sécurisés en ligne ; et un suivi simplifié des opérations en temps réel. « Avec l’introduction de la gestion électronique de la facturation (IES), KCT améliore son expérience client, offrant une disponibilité 24h/24 et 7j/7. Ce nouvel outil facilite les livraisons, optimise nos services et simplifie le parcours des opérateurs économiques. Premier opérateur portuaire camerounais à offrir à ses clients la facturation électronique, KCT confirme ainsi sa volonté de contribuer à faire de Kribi un hub majeur sous régional », avait déclaré   le  Directeur Général de Kribi Conteneurs Terminal David Azra.

“Si mbeng”: un produit pour réduire l’utilisation des mangroves comme bois de chauffage

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La ville de Douala  exerce une forte pression sur la mangrove.  Les autorités avancent un taux de destruction de l’ordre de 6.2 % par an  dans la zone  de Douala-Bonaberi.   Ceci est justifié par  les activités économiques  dans cette ville peuplée de plus de 3 millions d’habitants. Des études révèlent qu’environ 30 % de la population du pays vivant dans les zones côtières tire ses moyens de subsistance des ressources de la mangrove.

 Dans la capitale économique du Cameroun, le bois de mangrove est surtout sollicité par les commerçants qui  l’utilisent pour fumer du poisson.  Or, les mangroves sont  essentielles dans la lutte contre le changement climatique. En plus de capter du carbone et de réguler le macroclimat, ces ressources forment une barrière contre l’érosion. C’est  pourquoi la Mairie de la ville encourage des solutions pour préserver cette ressource naturelle.

  “Si mbeng”  a été élaboré dans cette optique. Car ce conservateur écologique  permet aux commerçants de fumer le poisson autrement tout en obtenant des résultats semblables à l’utilisation du bois.   Il suffit selon ses concepteurs, d’appliquer ce produit sur du poisson et d’utiliser ensuite  des rafles de maïs comme source de chaleur pour obtenir le même résultat que dans le cas de l’utilisation du bois.

 La PME Eco-Bio Solutions (EBS Sarl) a conçu cette solution sous le guide de   Prisca Nadège BENANE EPOUPE Chercheuse Indépendante.  Directrice générale de ladite PME,  elle est enseignante de Chimie Industrielle. Chef de production des boissons naturelles de L’Incubateur du Lycée Technique de Douala Bassa, elle est par ailleurs titulaire d’un Master II Recherche en Bio géosciences et Environnement obtenu à l’Ecole Doctorale de l’Université de Douala.

Cameroun-Namibie : Les joueurs snobent Eto’o à Douala et rejoignent Marc Brys

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Des joueurs présents au Hilton hôtel

Le stage des Lions indomptables a commencé ce 2 septembre 2024 avec le regroupement des joueurs. Mais comme il fallait s’y attendre, la crise entre le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a eu son effet sur la quiétude du groupe. La Fécafoot a installé sa base à l’hôtel La Falaise de Douala où elle a pris ses quartiers avec les membres du staff d’encadrement nommés par Samuel Eto’o le président de la Fécafoot. Thierry Ndoh le team press officer nommé par le président de la Fécafoot a annoncé des arrivés groupées pour les joueurs : un premier contingent devait arriver à 17h et un second à 22h. Et rendez-vous a été donné à la presse à 23h pour faire le point des arrivées. Sauf que près d’une heure après l’heure du rendez-vous, aucune nouvelle n’est donnée, pas même sur les premières arrivées. Les images diffusées par les confrères qui ont fait le pied de grue devant l’hôtel La Falaise laissent voir le bus estampillé Lions indomptables devant l’hôtel. Rien de plus. On annonce entre autres arrivées par Douala, celles de Zambo Anguissa, Christopher Wooh, Franck Magri. Mais en même temps, on apprend même que certains joueurs ayant atterri à Douala, ont snobé la fédération venue les accueillir, et ont emprunté des véhicules personnels pour se loger dans d’autres lieux d’hébergement que celui choisi par la Fécafoot.

Dany Nounkeu le coordonnateur version Minsep embarque des joueurs à Douala devant les responsables de la Fécafoot

Du côté de Yaoundé, le décompte fait par Germain Noël Essengue le team press nommé par Narcisse Mouelle Kombi le ministre, fait état de onze joueurs qui ont choisi de suivre l’entraîneur sélectionneur. Vincent Aboubakar le capitaine, Faï Collins, Boris Enow, Martin Hongla, Christian Bassogog, Michaël Ngadeu, Simon Omossola, Kevin Nkoudou, Carlos Baleba, Jules Kooh et Jackson Tchatchoua. On annonce le dernier contingent de joueurs devant atterrir à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen demain matin, parmi lesquels André Onana et Bryan Mbeumo.

Des sources dignes de foi indiquent que les Lions indomptables présents à Douala devraient rejoindre Yaoundé au petit matin, pour le démarrage du stage proprement dit. Certains collaborateurs de Marc Brys se trouvant à Douala pour les diligences liées à ce voyage des joueurs. Le patron de l’encadrement technique ayant choisi le stade annexe numéro un de l’Omnisport au quartier Mfandena, pour son stage préparatoire. Après le petit-déjeuner, il est prévu une séance de musculation, et à 16h, une séance d’entraînement, avec les quinze premières minutes ouvertes à la presse.

Cela se passe au moment où la Fécafoot vient d’accueillir à Garoua, un émissaire namibien venu pour une mission avancée. L’adversaire du Cameroun pour le 7 septembre prochain s’est dit engagé à jouer à Garoua.

Aviculture : Maroua se dote d’une unité d’incubation pour booster la production avicole

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La filière avicole contribue pour 4% dans le Produit intérieur brut (PIB) du pays.

Le chef-lieu de la région de la région de l’Extrême-nord s’est doté de cette nouvelle installation, d’une capacité de 57 600 œufs par semaine, représente un investissement de plus de 100 millions de FCFA. « Ce couvoir, qui peut produire 19 200 poussins et des poules capables de pondre entre 210 et 225 œufs par an, est une réponse directe au problème de la production insuffisante d’œufs dans les trois régions septentrionales. », a indiqué Dr Taïga lors de l’inauguration de cette unité.

De plus, dès l’âge de deux mois, le poulet peut atteindre un poids de 1,8 kg et être prêt pour la consommation. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour renforcer la production avicole locale. La nouvelle unité de Maroua est la deuxième du genre, après celle de la région du Nord-Ouest, qui a une capacité de production de 160 100 œufs par jour, extensible à 350 000 œufs par jour.

 Cette infrastructure est inaugurée en parallèle des travaux de la 71ème session du conseil d’administration de la Caisse de développement de l’élevage du Nord (CDEN), présidée par le Dr Taïga, ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales et président du conseil d’administration de la CDEN. Le ministre a profité de cette occasion pour inviter les forces vives de la région a investir : « Ce n’est pas à l’État de mettre en place ce genre d’outils. C’est à vous, élites économiques et autres forces vives qu’incombe la charge de mettre en place ces infrastructures de développement », rappelle Dr Taïga.

En plus, le Minepia, en collaboration avec la FAO, a formé 39 femmes individuelles et 6 groupes de femmes, totalisant 300 femmes de la région de l’Extrême-Nord. Ces femmes ont reçu 2 500 poussins reproducteurs, 6 incubateurs et 45 bâtiments d’élevage de volaille traditionnelle, dans le but de stimuler la production avicole locale.

Après l’interdiction d’importation de tous les produits de l’aviculture, suite à la découverte d’un cas de grippe aviaire dans la région de l’Extrême-Nord au mois de mars dernier, le gouvernement camerounais vient de rouvrir ses frontières aux importations d‘œufs et de poussins. Cette infrastructure vient accompagner la levée de l’interdiction d’importation de poussins et d’œufs à couver. Malgré les épidémies successives de grippe aviaire au Cameroun au cours des dix dernières années, la filière avicole a su se redresser grâce au soutien des pouvoirs publics.

Selon l’Institut national de la statistique (INS), la production de poulets de chair a augmenté de 18% en 2021, atteignant 52 600 tonnes contre 44 400 tonnes l’année précédente. La filière avicole se classe ainsi comme la deuxième source de viande du pays avec 19% des quantités totales, bien que loin derrière la filière bovine qui a fourni 46% (125 000 tonnes) de la viande en 2021.

Santé Animale : le Lanavet en quête de soutien financier

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« La capacité de production normale du Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) est de 100 millions de doses de vaccins par an. Mais avec la vieillesse des équipements de production, l’entreprise fonctionne au 1/5ème pour une production de 20 millions de doses de vaccins et diluants par an », indiquait Dr Abel Wade, directeur général de Lanavet lors d’une interview qu’il a accordée en 2022 au site internet Actualité de l’Est. Nommé directeur général en 2020, le vétérinaire microbiologiste moléculaire précise que l’entreprise « est financièrement dans le rouge car ayant perdu son capital social ».

Dans un élan de transparence, Dr Wade a sollicité un audit financier indépendant de l’Union Européenne. Cet audit a confirmé la faillite du Lanavet depuis des années, une vérité qui avait été dissimulée. De 2000 à 2019, l’État avait placé le Lanavet sous contrat-plan, lui accordant une subvention annuelle de 300 à 500 millions de FCFA, permettant ainsi de gérer les salaires et autres charges sans difficulté. À l’arrivée du nouveau directeur général, cette subvention avait cessé. Les recommandations de l’audit ont exigé immédiatement la fermeture de l’entreprise, sa privatisation ou sa recapitalisation avant décembre 2020. Depuis lors, le Lanavet attend cette recapitalisation décidée par l’État. Cela fait déjà quatre ans que cet actionnaire unique ne réagit pas. Les avancements du personnel et les allocations familiales sont bloqués depuis 2018 la CNPS et les impôts lui réclament plus de 500 millions de FCFA de dettes.

En outre, les retraités, y compris l’ancien directeur général, n’ont pas droit à leurs pensions de retraite. Pour relever la pente, selon une source proche de l’entreprise, des mesures ont été prises pour maintenir l’entreprise à flot. Il s’agit principalement de la réduction des coûts opérationnels et de la relance de la production de vaccins, qui contribuent aujourd’hui à stabiliser l’entreprise en agonie financière. Sa renaissance constitue une bouffée d’oxygène pour la santé animale et surtout alimentaire au Cameroun. En produisant localement des vaccins et des fournitures vétérinaires, le Lanavet contribue à prévenir les maladies animales et à protéger les élevages, un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire et l’économie du pays.

RESILIENCE

Entre 2019 et 2023, « les dépenses du Lanavet sont passées de 1,7 milliard de FCFA à 1,3 milliard, tandis que la valeur de la production a augmenté de 24,2%, atteignant 1,3 milliard de FCFA en 2023 », nous souffle notre source interne. La production de vaccins a explosé, passant d’une moyenne annuelle de 20 millions de doses avant 2020 à plus de 35 millions en 2022. Cette hausse de production s’accompagne d’une augmentation des ventes de 15% entre 2019 et 2023. Grâce à la création d’une unité de production de flacons et d’étiquettes, l’entreprise a éliminé sa dépendance aux fournisseurs étrangers, notamment en réduisant à zéro les importations de ces flacons, qui prenaient auparavant six mois depuis l’Inde. Cette initiative contribue ainsi à la stratégie nationale de développement (SND30) du Cameroun.

Selon le rapport sur la situation des entreprises publiques et des établissements publics au 31 décembre 2022, le Lanavet a produit 25 384 450 vaccins pour ruminants, 9 596 450 diluants, 1 949,5 kg de biofertilisants, 5 tonnes d’aliments pour volaille et 406 litres d’azote liquide, enregistrant des hausses respectives de 20%, 25%, 9164,28%, 1462% et 712% par rapport à 2021. De plus, le Laboratoire a comptabilisé 965 effectifs animaux et 7,3 tonnes de production végétale. Les ventes de ces produits ont généré des revenus substantiels : 830 891 500 FCFA pour les vaccins et les diluants, 948 500 FCFA pour les aliments, 900 000 FCFA pour l’azote liquide et 65 000 FCFA pour les souris. En parallèle, 112 593 prélèvements ont été effectués, contre 15 665 en 2021, rapportant 4 811 800 FCFA.

Ces performances ont permis au chiffre d’affaires d’atteindre la barre de plus 955,3 millions de FCFA soit une croissance de 42,82% par rapport à 2021, avec un résultat d’exploitation en hausse de 114%. Cependant, ce résultat a été absorbé par des frais financiers importants, entraînant un résultat net négatif, bien qu’en amélioration de 95,72% par rapport à 2021. Cette situation a eu un impact négatif sur les capitaux propres, qui restent inférieurs à la moitié du capital social de l’entreprise.

Une situation qui perdure

Le Laboratoire qui a été créé en 1983 et érigé en société à capital public depuis 2021 a pour unique actionnaire l’État du Cameroun. Il est placé sous la tutelle technique du ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) et sous la tutelle financière du ministère des Finances (Minfi). Ses missions incluent le diagnostic et la recherche en santé animale et zoonoses, la production et la commercialisation de vaccins (à usage humain et animal), de médicaments vétérinaires, de biofertilisants (à usage agricole), ainsi que le contrôle qualité des denrées alimentaires et des médicaments.

Malgré l’importance de ses missions de service public estimées à plus de 650 millions par an, le Laboratoire se retrouve dans une situation financière précaire. Alors que ses besoins sont colossaux, l’entreprise ne reçoit qu’une enveloppe dérisoire de 20 à 60 millions FCFA par an de la part du Minepia. Ce sous-financement chronique a des conséquences directes sur ses activités : ses équipements de production, datant de sa création il y a 44 ans, sont obsolètes et les pièces de rechange sont introuvables, les fabricants ayant cessé leurs activités.

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