vendredi, avril 10, 2026
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Cemac : le secteur privé appelle à la révision du cadre fiscalo douanier

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 Fixer un régime fiscal harmonisé, réduire les taxes sur les billets d’avion,  le coût du transport routier, intégrer les transporteurs dans l’élaboration et la révision des textes communautaires relatifs au transport et infrastructures… sont entre autres recommandations formulées à l’issue d’une réunion tenue à Douala.

 L’administration fiscale des pays de la Cemac était  en concertation avec le secteur privé de la zone pendant deux jours à Douala. Du 8 au 10 juillet dernier, les Directeurs Généraux des Impôts et des douanes des pays de la sous-région ont  eu de longs échanges avec les présidents des Patronats et des Chambres de Commerce desdits pays. Sur la table des  échanges, les problématiques relatives à la fiscalité.

Les acteurs du secteur privé se plaignent en réalité de l’application du minimum de perception assis sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice ; l’imposition concomitante des logiciels importés au titre des biens immatériels en douane et des prestations de service en matière fiscale ; l’absence de fluidité de la circulation sur les corridors douaniers ; l’absence de traçabilité des montants payés sur les contrats de transports à l’occasion du transit intra-CEMAC etc. Globalement, en dehors de la pression fiscale, le coût du transport routier dans la CEMAC est jugé très élevé. Il est estimé en moyenne à 5000USD (3,1 millions de FCFA) pour un40TEU(équivalent 20 pieds)sur 1200 km, bien au-delà des tarifs comparés en Afrique de l’Ouest à distance constante.  Ceci s’ajoute aux taxes appliqués sur les billets d’avion.

 Au terme des travaux présidés par Baltasar ENGONGA EDJO’O, Président de la Commission de la CEMAC, plusieurs recommandations ont été formulées pour améliorer le climat des affaires. Le secteur privé conduit par Célestin Tawamba, président de l’Union des Patronats d’Afrique Centrale (UNIPACE)  a notamment suggéré que soit mis en place un régime fiscal harmonisé au sein de la Cemac. Ceci pour notamment éviter la double imposition auquel font face les opérateurs économiques dans leurs opérations dans les pays membres. Il  a également été proposé de  réduire des taxes sur les billets d’avion pour les déplacements intra-CEMAC;

 La reconnaissance d’un identifiant unique pour les véhicules en transit dans la zone CEMAC; le renforcement de l’encadrement de l’agrément CEMAC de transport inter-Etats afin d’attribuer au transporteur détenteur, un statut spécial etc sont d’autres recommandations.

Cette rencontre  a été  sollicitée par le groupement des patronats de l’Afrique Centrale qui avait décliné, auprès du comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Cemac, une série de mesures portant principalement sur l’élargissement de l’assiette fiscale et sur la rationalisation de certains impôts, taxes et régimes fiscaux. Cette sollicitation a été faite  lors d’une concertation des Présidents des Patronats et des Chambres de Commerce des pays de la CEMAC tenue le 28 juillet 2023 à Douala.

 Réactions

Célestin TAWAMBA,  président de l’union des patronats d’Afrique Centrale

 « Le système fiscal dans la zone CEMAC est anormale »

 « L’Afrique Centrale est la dernière zone d’intégration dans le monde, en terme d’intégration de commerce nous sommes à peine à 3%, les problèmes d’intégration sont connus les problèmes d’infrastructures, malgré les petites avancées qu’il y a dans le processus avec quelques routes qui relient les pays voisins, les problèmes structurelles demeurent, même de communication restent extrêmement importants, de coordination de politiques fiscales et douanières. Il est difficile dans notre zone de comprendre quel est le système fiscal qui régit la zone CEMAC. Une zone a besoin d’une visibilité sur le plan fiscal et  sur le plan douanier. Il se trouve que les APE sont venus mettre en mal le Tarif Salaire Commun (TSC). Les politiques d’investissement communes ne sont pas tout à fait clair, il y a véritablement un flou. Je dirai plus tôt que la zone CEMAC est un enfer.  Tout simplement parce que le taux de pression fiscale est encore appliqué sur le chiffre d’affaire du très peu d’entreprise. Le taux réel varie entre 50 à 100 avec le système fiscal qui est aujourd’hui en train de se généraliser  au niveau de l’Afrique centrale à savoir le minimum de perception sur le chiffre d’affaire, c’est juste une anomalie intellectuelle qu’il faudra changer. Il faudra revenir à un système de fiscalisation normale du bénéfice et pas du chiffre d’affaire. »

Baltasar ENGONGA EDJO’O, Président de la commission de la  CEMAC

« La Commission de la CEMAC va institutionnaliser la réunion avec le secteur privé »

 «  A l’ouverture de cette rencontre, le 08 août dernier, j’avais émis le vœu de pouvoir parvenir au terme de cet exercice à un ensemble de propositions et de recommandations concrètes en vue de favoriser et de protéger l’investissement dans notre sous-région pour le développement harmonieux des États membres de la CEMAC, de favoriser la production, l’industrialisation et la création d’emplois stables.La Commission de la CEMAC prend l’engagement d’institutionnaliser la réunion entre le secteur privé et les administrations fiscales et douanières. Aussi, la date et le lieu de notre prochaine rencontre en 2025, vous sera communiquée le moment opportun. J’invite d’ores et déjà toutefois, les Administrations fiscales et douanières ainsi que le secteur privé, les établissements de crédit, les organes et institutions de la Communauté, chacun dans son domaine de compétence à poursuivre, dans le même état esprit les discussions engagées ici à Douala, en attendant la tenue de réunions techniques qu’il reviendra à la Commission de la CEMAC d’organiser dans les meilleurs délais en présentiel ou par visioconférence. »

Bonepoupa-Yabassi : Nganou Djoumessi accuse les changements climatiques dans l’effondrement

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Emmanuel Nganou Djoumessi sera sur le lieu de l’effondrement de la route Bonepoupa-Yabassi ce matin à 10h. Le ministre des Travaux public (Mintp) va se rendre compte personnellement de la situation réelle sur le terrain, en compagnie du secrétaire d’Etat aux Travaux publics, chargé des routes, Armand Ndjodom. La visite ministérielle survient après celle en urgence du gouverneur du Littoral du Littoral, quelques heures seulement après la catastrophe. En effet, la route Bonepoupa-Yabassi achevée en fin de l’année 2023, s’est effondrée au point kilométrique 2+375, à partir de Bonepoupa aux premières heures de la matinée de ce 14 août 2024. Un incident qui a surpris un véhicule de la mairie de Yabassi en partance pour Douala. Le véhicule qui avait à son bord un adjoint au maire de Yabassi, a échoué sur une pente attenante. La visite ministérielle sera également l’occasion d’apprécier d’« apprécier les avancées des travaux de la pénétrante Est de Douala ». Cette entrée de la capitale économique dont les travaux piétinent depuis presqu’une dizaine d’années.

Avant d’arriver sur le lieu de l’incident, le Mintp a déjà une idée de la cause de l’effondrement : « l’instabilité de l’environnement géomorphologique de la zone d’influence de la route Bonepoupa-Yabassi…aggravé par une abondante pluviométrie, conséquence des changements climatiques », a-t-il écrit dans le communiqué qui annonce sa mission.

L’effondrement en question

Le maitre d’ouvrage a « instruit le Labogénie, en rapport avec la mission de contrôle Beta consult, d’y mener une campagne de sondage géotechnique pour anticiper sur les éventuelles risques avec des solutions appropriées ». En attendant, le gouverneur a communiqué des mesures provisoires pour assurer la praticabilité de cette route, l’unique qui relie les villes de Yabassi et de Douala par voiture. Il s’agit du « balisage de la section effondrée », de « la remobilisation de l’entreprise des travaux Bun’s pour l’aménagement d’une déviation qu’emprunteront les véhicules de plus de 3,5 tonnes » et de « la conduite immédiate des études techniques en vue de la reconstruction de la section routière effondrée».

La route Bonepoupa-Yabassi (51,3km) fait partie du marché de la route régionale R0301, Douala-Yabassi. Cette section attribuée à l’entreprise Bun’s est achevée pour l’ouvrage principale, depuis fin 2023, mais le marché n’a pas encore été réceptionné. Le marché a coûté trente-neuf milliards soixante-seize millions 285 mille sept cent quatre-vingt-dix (39 076 285 790 Fcfa).

Distinction : Paul Biya décore Joël Embiid

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Joël Embiid porte désormais la médaille de Commandeur de l’Ordre de la valeur. La distinction a été remise au basketteur camerouno-américain par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) ce 14 août 2024. Dans le cadre de la 52ème édition de la Fête nationale de l’Unité célébrée le 20 mai dernier. Dais déjà, c’est depuis le 21 novembre 2023 que le président de la République avait décidé de décerner cette médaille au plus illustre des basketteurs d’origine camerounaise, avec prise d’effet le 22 mai de la même année. Dans le lot, se trouvaient quatre personnes. Outre Joël Embiid, Paul Biya avait également pensé à Olivette Otele, professeur d’histoire coloniale à l’université de Bristol et le Dr John Nkengasong, coordinateur mondial de la lutte, du contrôle et de la prévention des maladies à Yaoundé.

Cela survient au lendemain de la clôture des Jeux olympiques 2024 qui se sont tenus à Paris. Jeux qui ont vu le natif du Mbam être sacré champion olympique avec la sélection nationale des Etats-Unis, son nouveau pays d’adoption en matière sportive. L’année dernière, l’homme avait manifesté son intention d’adopter une nationalité sportive autre que celle de son pays d’origine. La France et les Etats-Unis ont intéressé l’homme qui les a toutes, mais qui a joué pour le pays d’accueil. Un choix qui a heurté certains de ses compatriotes qui auraient souhaité voir le MVP 2019 de la NBA porter haut le drapeau de son pays. Les conditions souvent posées par l’administration du basketball américain ne facilitent pas ce choix aux joueurs de la NBA issus de pays étrangers, notamment la rigueur de la police d’assurance. Du coup, Joël Hans Embiid, Mbah à Mouthe et Pascal Siakam ne jouent pas avec les Lions indomptables de la balle orange.

Cependant, ces derniers s’attèlent à donner la chance à leurs jeunes compatriotes de pouvoir rêver comme eux, en organisation des camps de détections de jeunes talents.

Transport et Logistiques : AGL Cameroun se relève grâce à une injection de liquidités

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L’entreprise a annoncé, lors de son assemblée générale extraordinaire une restructuration financière. Réunis à Douala, les actionnaires d’Africa Global Logistics (AGL) Cameroun ont pris la décision de renflorer le capital social de la société de 7,21 milliards de FCFA. Cette mesure, apprend-on, est motivée par des pertes financières conséquentes, vise à stabiliser la situation de l’entreprise et à respecter la réglementation OHADA. La recapitalisation d’AGL Cameroun constitue une étape essentielle pour la mise en œuvre de son plan stratégique, initié en 2022.

Ce plan, axé sur la croissance, prévoit notamment de gagner de nouvelles parts de marché, d’optimiser la qualité des services offerts à la clientèle et d’investir massivement dans le renouvellement et l’augmentation de ses actifs. Les fonds levés grâce à cette opération permettront à l’entreprise de disposer des ressources financières nécessaires pour financer ces projets et renforcer ainsi sa position sur le marché. Ce renflouement financier ne se limite pas à une simple opération de sauvetage. Il s’inscrit dans le cadre d’un plan stratégique ambitieux, initié en 2022. Ce plan vise le développement des parts de marché, l’optimisation de la qualité de service, ainsi que le renouvellement et l’accroissement des actifs et équipements d’AGL Cameroun.

 La récente acquisition d’une dizaine de camions, d’une auto-chargeuse, et d’un reach stacker en est la preuve tangible. De plus, l’arrivée imminente de nouveaux portiques de quai devrait permettre à l’entreprise d’augmenter considérablement sa capacité d’enlèvement des marchandises. Pour consolider son capital social suite à des pertes enregistrées, AGL Cameroun a procédé à une augmentation de capital par émission de 214.499 nouvelles actions ordinaires. Ces actions ont été entièrement libérées en numéraire, ce qui signifie que les nouveaux actionnaires ont versé le montant correspondant. Cette opération financière s’inscrit dans un contexte de transformation plus large du groupe, depuis son acquisition par MSC en décembre 2022, qui a entraîné de nombreux réaménagements au sein de ses différentes filiales, y compris au Cameroun.

Employant près de 1000 personnes, AGL Cameroun est un acteur majeur du transport et de la logistique en Afrique centrale. Filiale du groupe MSC, l’entreprise dispose d’un solide réseau couvrant le Cameroun, le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale. Grâce à un capital social de 10,62 milliards de FCFA, consolidé récemment, AGL Cameroun est bien positionnée pour saisir les opportunités de croissance du marché.

SUCDEN SA. obtient 1312,2 milliards de FCFA pour soutenir les producteurs africains de cacao

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L’acteur majeur français dans le commerce des matières premières agricoles, est sur le point d’obtenir un financement de plus de 1312,2 milliards de FCFA (soit 200 millions d’euros) de la part de la Société financière internationale (IFC), la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Selon un communiqué récent de l’institution financière, ce soutien financier, prévu pour le 30 septembre 2024, sera destiné à l’achat et à l’exportation de fèves de cacao. Sucden considère cette opération comme une opportunité de diversifier ses chaînes d’approvisionnement. En effet, ce soutien permettra à l’entreprise d’acheter et d’exporter des fèves de cacao traçables provenant de diverses régions. En assurant une traçabilité adéquate, Sucden répond aux exigences croissantes des consommateurs et des partenaires commerciaux concernant l’origine de leurs produits.

L’objectif actualisé de l’entreprise française qui ne possède pas de plantations, est d’acquérir jusqu’à 83 000 tonnes de fèves brutes via sa filiale ivoirienne, et 25 000 autres tonnes de cacao auprès d’autres exportateurs du pays. Car si la Côte d’Ivoire reste le premier producteur mondial de cacao, le pays peine à satisfaire ses commandes, en raison d’une baisse de 30 % des récoltes, due à des conditions climatiques défavorables. Cette réduction de l’offre, face à une demande internationale stable, pousse les géants de l’industrie cacaoyère à diversifier leurs sources d’approvisionnement. En explorant de nouvelles sources d’approvisionnement, l’entreprise cherche à atténuer les risques liés aux fluctuations des marchés. Cela inclut un intérêt accru pour le cacao produit au Cameroun et au Ghana, deux pays réputés pour la qualité de leurs fèves.

En juillet dernier, le ministre de Commerce avait reçu une délégation de l’Union Européenne, pour une préparation de la mise en conformité du Cameroun avec le règlement européen 2023/1115 sur la déforestation, qui entrera en vigueur le 30 décembre prochain. Un dispositif international qui vise à interdire la mise sur le marché ou l’exportation depuis le marché européen de produits ayant contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts après le 30 décembre 2020.

Yuta : Un talent brut façonné par ses racines et porté par sa passion

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L’histoire de Yuta est celle d’un jeune homme doué qui, malgré la distance et le temps, a su maintenir un lien profond avec son pays natal. Après avoir passé dix ans en France, il a puisé dans ses racines pour créer un projet musical authentique et riche. Ce retour aux sources, soutenu par sa famille, notamment sa mère, a été crucial dans la réalisation de cet EP.

Composé de six titres, dont le captivant « Tchop Money » produit par Fabien Nguemo, cet opus reflète l’âme artistique de Yuta, marquée par une voix grave et un style unique. « Je fais de l’afrobeat, un style à la mode. À la base, je suis rappeur. J’ai commencé par le football, mais ma carrière s’est arrêtée après une grave blessure », a-t-il confié lors de la conférence le mois dernier à Yaoundé.

Crao le Sage Atangana, son manager, a exprimé une foi inébranlable en l’avenir de Yuta, affirmant que le chemin vers le succès se fera pas à pas : « Nous allons travailler de manière graduelle et nous n’épargnerons aucun effort pour bâtir la carrière de Yuta ». Une écoute attentive de ses morceaux laisse entrevoir un avenir prometteur pour cet artiste, dont la capacité à naviguer entre différents styles musicaux et à adapter sa voix à divers rythmes est impressionnante.

La chanson « Tchop Money », pièce maîtresse de l’EP, est une véritable ode à l’effort et au travail acharné. Lucky+2, son producteur, a assuré que tous les moyens sont déployés pour faire éclore ce talent et propulser sa carrière au sommet. Le projet « L’Enfant du Pays » sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal depuis le début de ce mois, ouvrant ainsi une nouvelle page dans la carrière musicale de celui qu’on appelle à l’Etat civil Merlin Enyegue.

Catastrophe: 407 maisons effondrées suite aux inondations à Blangoua

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Après les fortes canicules des mois derniers, le Septentrion et particulièrement la région de l’Extrême-Nord, subit désormais la furie des pluies. La localité de Blangoua dans le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord, en a payé les frais ces jours-ci. Pas moins de 407 maisons détruites au décompte après une forte pluie diluvienne tombée ce 12 août 2024, a emporté avec elle de nombreuses habitations. Et pas que : « J’ai pu comptabiliser près de 407 maisons effondrées, quatre véhicules inondés, et trois cas de blessures graves dont un enfant qui a subi une fracture causée par les débris d’un mur tombé sur lui », a déclaré le sous-préfet au trihebdomadaire L’œil du Sahel, édition de ce matin. C’est dire l’ampleur de ce déluge. Certaines maisons ont simplement été englouties, pendant que d’autres étaient détruites. Les images laissent découvrir des déserts humides, sur des sites ayant longtemps porté des maisons.

Les populations meurtries vivent le martyr. Certains ont trouvé refuge chez des proches qui ont pu échapper à la catastrophe ; d’autres sont désormais des sans-abris. Les autorités administratives ont fait le triste constat et sont désormais le dernier recours des sinistrés dont les villages sont très enclavés.

Stratégie:Des agences bancaires au service de la performance

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Dans un secteur bancaire camerounais  en pleine mutation, marqué par une digitalisation accélérée et une concurrence accrue, il est plus que jamais nécessaire d’innover régulièrement, pour tirer son épingle du jeu. Ceci implique une meilleure planification, une organisation parée à toute éventualité et une gestion offensive. Ces préalables revêtent également une importance capitale dans l’aménagement des différentes infrastructures dans lesquelles sont logées les banques. En effet, leur prise en compte peut permettre de comprendre les aspects techniques liés à la construction et à l’aménagement de ces éléments cruciaux qui doivent souvent s’adapter à des besoins spécifiques en matière d’espaces de travail, de sécurité et de conformité. 

Il est donc important avant d’entamer tout projet de construction d’une agence bancaire, d’évaluer son coût et sa rentabilité, élaborer des solutions optimales pour répondre aux besoins spécifiques des banques, identifier et gérer les risques potentiels liés à la construction et à l’aménagement dans le but de garantir la sécurité des clients et des employés. Un aménagement bien pensé, avec des espaces dédiés pour les différents services, facilite le parcours client et réduit le temps d’attente.  Une gestion efficace de l’espace permet d’optimiser le nombre de guichets nécessaires et d’augmenter la productivité des employés.  De plus, une infrastructure solide et sécurisée contribue à la protection des données sensibles et des biens de la banque, ce qui est crucial pour la confiance des clients et le bon fonctionnement de l’institution.

En outre, il faut investir dans l’amélioration des infrastructures existantes.  Renouveler les bâtiments, les systèmes de sécurité, les technologies et améliorer l’ergonomie des bureaux.  Ensuite, il est crucial de développer une culture de la gestion des projets et de former le personnel sur les techniques de gestion de projet dans le domaine du génie civil.  Enfin, établir des partenariats stratégiques avec des entreprises de construction et d’architecture spécialisées dans le secteur bancaire. 

Ces recommandations découlent d’une solide expérience acquise au sein de plusieurs entreprises.  Notamment au sein du Groupe Sorepco SA, où je me suis occupé de la  gestion proactive des projets BTP, en assurant la coordination entre les équipes et en veillant à la réalisation des objectifs fixés. J’ai ensuite rejoint, en tant que directeur général, l’entreprise Project Designer Africa Sarl, spécialisée dans la conception et la réalisation de projets. Le groupe Deluxcom m’a ensuite accueilli, m’offrant le poste de coordonnateur des projets. J’ai ensuite rejoint Union Bank of Cameroon PLC, dans le rôle de Project manager officer, chargé des aménagements et de la construction des agences. Sous cette casquette, j’ai piloté  des projets majeurs tels que  la construction et la rénovation des agences de Biyem-Assi, Bafoussam, Ndogpassi et Bonaberi.

Intérêts financiers: Les avoirs en déshérence un business juteux pour les banques

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«Si la caisse de dépôts et consignations est restée dans les tiroirs pendant près de 20 ans c’est parce que des acteurs du système financier, notamment les banques, n’en veulent pas. Elle met à mal leurs intérêts», ces mots sont ceux d’un observateur averti du marché financier local qui a requis l’anonymat. Cette sortie rejoint celles de plusieurs de ses confrères qui soupçonnent les banques d’avoir mené un ardent plaidoyer auprès de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), afin qu’elle fasse une sortie annonçant la suspension des transferts des fonds en déshérence dans les banques au profit de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Ce discours n’est pas nouveau. En juin 2023, au lendemain de la désignation des premiers dirigeants de la Cdec, Richard Evina Obam, qui avait alors été porté à la tête de cette structure dénonçait déjà, à travers une correspondance adressée à Gwendoline Abunaw, présidente de l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédit du Cameroun (Apeccam), le manque de collaboration des Banques.

Concrètement, il indiquait que les établissements de crédit rechignent à déclarer, ou alors font des déclarations partielles des fonds à transférer à la CDEC. «À ce jour, beaucoup d’établissements de crédit n’ont pas effectué cette déclaration, et ceux qui l’ont fait n’ont pas tenu compte des critères arrêtés, minimisant ainsi le volume de fonds destinés à être transférés à la CDEC», s’est-t-il plaint dans un premier temps, avant d’emprunter un ton beaucoup plus menaçant «(…) en vertu de la loi, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir inviter vos confrères à procéder aux déclarations des fonds dévolus à la CDEC et inscrits dans leurs livres, dès réception de la présente».

Des intérêts financiers conséquents

A l’époque les experts du marché financier indiquaient que la réticence des établissements de crédit à déclarer les fonds destinés à être transférés à la CDEC tient de ce que «l’opérationnalisation de cet organisme financier de l’État va les délester d’un important volume de dépôts, et par conséquent réduira leurs marges de manœuvre en matière de placements. Certaines sources avancent le chiffre de 20% des dépôts actuels, qui quitteront les banques pour la CDEC». Un an plus tard, certaines banques ont procédé in extrémis au transfert des fonds en déshérence qu’elles détiennent.

Toutefois, les sommes reçues sont loin de correspondre aux objectifs de collecte que s’est fixés la Cdec. «Ces fonds en déshérence peuvent représenter une opportunité financière pour les institutions bancaires. Ils sont issus des comptes bancaires, des assurances ou autres placements financiers qui n’ont pas été réclamés par leurs titulaires ou leurs ayants droit pendant une période prolongée. Pour les banques camerounaises, la gestion de ces fonds non réclamés peut générer des revenus supplémentaires, notamment par la perception de frais de gestion et de tenue de compte», souligne un expert contacté par Defis Actuels.

Cependant, «il est important de noter que la réglementation concernant les fonds en déshérence varie d’un pays à l’autre, et au Cameroun, les mécanismes juridiques encadrant cette question sont moins développés ou moins stricts que dans d’autres pays. Ce qui fait que les banques ont peu d’incitations à rechercher activement les titulaires ou leurs héritiers, permettant ainsi à ces fonds de rester dans leurs comptes et de continuer à générer des frais», a-t-il ajouté.

Saison cacaoyère 2024/2025: Les producteurs de cacao espèrent une meilleure rémunération

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Les dernières données publiées par l’Office national du cacao et du café révèlent une augmentation de 1,17 % des volumes de cacao commercialisés au Cameroun au cours de la saison 2023/2024. Ce chiffre s’élève à 266 725 tonnes métriques. C’est à la faveur de cette embellie que Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce (Mincommerce), a procédé, en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbaïrobe, au lancement de la campagne cacaoyère 2024/2025. Désormais, le gouvernement souhaite que les producteurs de cacao bénéficient d’une plus grande part de la richesse créée grâce à leur travail.

Premier maillon de la chaîne de production, le planteur est aussi l’acteur de la filière le moins bien rétribué. En effet, bien que leurs revenus aient augmenté, ils ne reçoivent qu’une petite partie de la valeur totale du cacao, soit selon le Mincommerce, 7 à 8 % de la valeur totale générée par leur travail. Le reste est capté par les différents maillons de la filière, des transporteurs aux distributeurs, en passant par les industriels. « L’équité commande que cette inégalité soit corrigée, non de façon conjoncturelle, mais de manière systémique et dans la durée, au nom de la stabilité du marché et de la pérennité du système, qui appelle à plus d’inclusivité et de transparence. Oui, la transparence, le maître-mot », a plaidé Luc Magloire Mbarga Atangana.

 Pour le membre du Gouvernement, « une baisse des prix en dessous des niveaux actuels, que je situe pour ma part autour de 5 000/6 000 FCFA/kg, serait vécue par les producteurs comme un drame et une remise en cause unilatérale des acquis, au même titre que l’industrie donne le sentiment de vivre mal une poussée des prix au-delà d’un certain seuil ». Avant de poursuivre : « Il nous faut donc, ensemble, production et industrie, trouver le juste équilibre, sous la houlette éventuelle de l’Organisation Internationale du Cacao ». Cependant, le ministre avertit que cette recherche de rétribution plus juste des producteurs ne doit pas compromettre la durabilité environnementale et sociale. « Nous acceptons les exigences du marché, en termes de qualité et toutes autres normes non exorbitantes, en matière notamment de préservation et de sauvegarde de l’environnement ou de durabilité sociale. Mais, nous redisons que la durabilité économique, c’est-à-dire le juste prix et la rémunération conséquente du producteur, doit en être la contrepartie légitime ».

C’est dans cette optique que le gouvernement entend mener « le combat de la transparence du marché », afin de garantir une meilleure distribution de la valeur au sein de la filière. Les données de la saison allant du 1er août 2023 au 15 juillet 2024 révèlent que Telcar Cocoa, une coentreprise de Cargill CARG.UL, a été le principal exportateur de cacao du Cameroun, représentant plus de 35 % des exportations. De son côté, Ofi Cam, une filiale d’Olam International, a acheté près de 25 % du cacao. Selon le NCCB, environ 80 % du cacao de ce pays d’Afrique centrale est exporté vers l’Europe, tandis qu’environ 19 % est destiné au marché asiatique.

Cinquième producteur mondial de l’or brun, derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Équateur et le Nigeria, le secteur du cacao camerounais est libéralisé et n’a pas de prix fixe à la production. Cela a permis aux agriculteurs de négocier des prix plus élevés pour leurs fèves, en profitant des prix mondiaux records, en raison des préoccupations des deux principaux producteurs en matière d’approvisionnement.

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