vendredi, juin 5, 2026
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Lutte contre le braconnage : deux ingénieurs pris en flagrant délit de trafic d’ivoire à Yaoundé

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Le 21 août dernier, à Yaoundé, une opération menée conjointement par la délégation régionale des Forêts et de la Faune du Centre et la division régionale de la police judiciaire a permis l’arrestation de deux ingénieurs informaticiens et d’un autre suspect pour détention illégale de défenses d’éléphants. Les trois hommes ont été appréhendés alors qu’ils tentaient de vendre les précieux trophées au lieu-dit TKC, un quartier situé dans le 6e arrondissement de la capitale du Cameroun.

C’est à bord d’une Toyota Avensis, les forces de l’ordre ont découvert deux défenses d’éléphant, pesant près de 30 kg, dans le coffre du véhicule. Ces défenses portaient des marques prouvant qu’elles avaient été saisies auparavant par les autorités. L’arrestation a pris un tournant lorsque, grâce aux déclarations des suspects, un quatrième individu a été interpellé. Ce dernier, un colonel retraité du ministère des Forêts et de la Faune, avait autrefois occupé des postes de responsabilité dans la gestion des parcs nationaux. Son rôle dans ce trafic illégal demeure encore flou, mais il est actuellement en garde à vue pour complément d’enquête.

Cette opération a été réalisée avec l’assistance technique de l’organisation LAGA, qui soutient les actions de protection de la faune sauvage. Les autorités indiquent que les suspects sont toujours détenus au commissariat de police en attendant la poursuite des procédures judiciaires.

Un trafic persistant malgré les interdictions

Le commerce illégal de l’ivoire semble reprendre de la vigueur après avoir été freiné par les mesures de sécurité aux frontières imposées durant la pandémie de COVID-19. Depuis le mois de juillet, pas moins de sept trafiquants ont été arrêtés pour détention de défenses d’éléphants dans différentes régions du Cameroun. Parmi eux, deux ingénieurs forestiers et un professeur d’enseignement secondaire, arrêtés dans le sud avec quatre défenses d’éléphants.

Le Cameroun abrite l’une des plus grandes populations d’éléphants d’Afrique, avec environ 6 830 individus selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Néanmoins, cette population est gravement menacée par le braconnage et le trafic de défenses, principalement à destination du marché asiatique où la demande d’ivoire est particulièrement élevée. L’éléphant de forêt d’Afrique figure sur la liste rouge des espèces en danger de l’UICN, et le pays est signataire de la Convention CITES, qui interdit strictement le commerce international de l’ivoire depuis 1989.

 Sanctions sévères prévues par la loi

Conformément à la nouvelle loi camerounaise sur la faune sauvage adoptée en 2024, les quatre suspects encourent des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison et une amende de 50 millions de FCFA. Ces mesures renforcées visent à dissuader le commerce illégal de défenses d’éléphants et à protéger les dernières populations d’éléphants du Cameroun. Malgré les interdictions internationales, le braconnage reste une menace sérieuse pour la survie de ces majestueux animaux.

Cameroun : José Miguel Obiang Nchama nommé DG de Bange Bank

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José Miguel Obiang Nchama a été désigné nouveau directeur général de Bange Bank Cameroun à l’issue du Conseil d’administration réuni le 7 septembre 2024. Ce ressortissant équato-guinéen succède à Emilio Moyo Avoro, qui a été promu directeur général de la maison mère, Bange Bank SA.

Avant cette nomination, José Miguel Obiang Nchama occupait le poste de Directeur de l’Audit Interne au siège de la banque, situé à Malabo, en Guinée Equatoriale. Fort de cette expérience, il aura pour mission de poursuivre le développement de la filiale camerounaise de Bange Bank, qui a été lancée en 2021 avec un capital social de 10 milliards de FCFA.

Depuis son implantation au Cameroun, Bange Bank Cameroun a ouvert une dizaine d’agences à travers le pays. Toutefois, trois ans après son lancement, l’institution bancaire peine encore à s’imposer sur un marché très concurrentiel. À la fin de l’exercice 2023, Bange Bank Cameroun affichait un total bilan de 67,2 milliards de FCFA, se positionnant à l’avant-dernier rang des établissements financiers du pays.

En plus des difficultés en termes de collecte et d’allocation des ressources, Bange Bank Cameroun a subi trois exercices déficitaires successifs. C’est dans ce contexte que José Miguel Obiang Nchama doit relever le défi de redresser la situation financière de l’institution tout en renforçant sa présence sur le marché camerounais. Son arrivée la tête de la filiale camerounaise représente une opportunité pour insuffler une nouvelle dynamique à cette banque. Il devra mettre en place des stratégies efficaces pour améliorer le rendement de Bange Bank Cameroun, tout en consolidant sa base de clientèle et en diversifiant ses offres.

Minesec : Il refuse une nomination juteuse

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Nalova Lyonga face à sa conscience

« Après 30 ans de service, dont 9 comme censeur dans différents lycées et 07 comme directeur du CES de Ndjole dans l’arrondissement de Yoko, dans des conditions de déplacement relevant d’un véritable parcours de combattant jusqu’en 2024, loin de ma famille et à 17 mois du départ à la retraite, je vous prie de bien vouloir, sauf meilleur avis de votre part, me remplacer par un personnel plus jeune ». C’est la substance d’un courrier adressé au Pr Pauline Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires (Minesec), par Mballa Nga Ela, directeur du CES de Ndjole dans le département du Mbam et Kim, le 27 août 2024. L’enseignant, ci-devant directeur du CES de Ndjole décline ainsi la promotion à lui faite par son ministère. La faute à des conditions de déplacement que l’on sait particulièrement difficiles dans cette localité du pays. « Le CES de Linte où je suis nouvellement muté est situé à 100km de Yoko dont il relève, et à 70km de Ngoro, n’est accessible que sur moto», explique le désormais ex-directeur du CES de Ndjole. « Mon âge et mon état de santé ne me permettent plus de supporter ces conditions extrêmement difficiles», enfonce l’homme.

La lettre de désistement

Ainsi, l’enclavement, lieux le défaut d’aménagement du territoire dont souffre le Mbam en général, prive le CES de Linte de l’expérience d’un enseignant chevronné. L’homme qui court vers sa retraite qui pointe dans 17 mois, n’entend pas se soumettre à une épreuve physique compliquée d’un déplacement quotidien rude. Lui qui dit s’être longtemps sacrifié en s’éloignant de sa famille et en privant les siens de sa chaleur et de sa protection et son amour, n’entend pas en rajouter.

Même si Mballa Nga Ela semble laisser une porte entrouverte à sa hiérarchie, il est certain qu’il sait qu’il lui sera difficile de trouver un nouveau point de chute. Les jeux ayant déjà été faits. En revanche, il est certain que le CES a déjà un nouveau chef.

Electricité: le gouvernement aide 60 000 ménages à se connecter en six mois

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Avec l’appui de la Banque mondiale,  des demandeurs de branchements ont pu bénéficier d’une facilité  de paiement qui a permis leur raccordement au réseau Eneo, constituant ainsi l’essentiel des nouveaux branchements de l’entreprise au premier semestre 2024.  

 Dans des  zones rurales du Cameroun, 60 000 foyers  ont pu avoir accès à l’électricité pendant les six premiers mois de 2024.  Quand on considère que chaque compteur  alimente en moyenne 7 à 10 personnes, le nombre de personnes impactées est  au-delà de ce chiffre. Ce résultat est le fruit du projet d’Electrification Rurale  et d’Accès à l4electricité dans des Régions sous servies du Cameroun (PERACE) de l’Agence de l’Electrification Rurale structuré autour d’un fonds revolving. Il a été mis en place par le gouvernement sur financement de la Banque Mondiale.  Il facilite le paiement des frais de branchements  pour les ménages qui ont peu de moyens et qui désirent avoir de l’électricité.

  Le PERACE offre en effet la possibilité aux demandeurs de branchements de  payer juste un montant minimal du devis du branchement pour se voir connecter au réseau électrique. Le reste  du paiement s’effectue par la suite en plusieurs tranches.  Sur 64 000 branchements neufs effectués par Eneo au cours du premier semestre 2024, 60 000 se sont faits dans ce cadre. Ce qui porte globalement à 163 000, le nombre de connections au réseau Eneo réalisés dans le cadre de ce projet depuis 20 mois.  Sans donner de chiffre, Eneo affirme que ce résultat est « bien au-delà des objectifs ».

Cette contribution du gouvernement et de la banque mondiale a tiré à la hausse, les réalisations d’Eneo en matière de nouveaux clients. Dans son rapport du premier semestre 2024, l’entreprise dit avoir  enregistré 75000 nouveaux  dont 64 000 issus d’un processus de branchements neufs.  Et parmi ces derniers, 60 000 viennent du PERACE. Ce qui contribue à améliorer le taux d’accès à l’électricité au Cameroun.   Il est estimé 67,5% en 2023 et 68% à mi 2024 selon Eneo  qui se base sur les données de la banque mondiale qui situent la progression moyenne entre 1 et 1,25 par an. Ce, alors que ce taux était évalué à 64,3% en 2020 par l’institution financière.

 Dans son rapport semestriel, Eneo dit avoir aussi amélioré la qualité du service.  Quoi que confrontée aux difficultés financières.  « Le nombre d’incidents sur les grandes lignes en 2024 est en baisse de 6% par rapport à 2023. Une performance de 12% au-dessus de l’objectif fixé à Eneo. En revanche, la durée moyenne des incidents vue par les clients en hausse 17 % par rapport à 2023. Ces qui deux éléments traduisent une plus grande solidité des lignes mais une réactivité en baisse en cas d’incidents. La baisse de la capacité à réagir est en partie liée aux contraintes logistiques elles-mêmes portée par les contraintes financières d’Eneo et du secteur», écrit l’entreprise

Coaching. Cinq  entrepreneurs camerounais en route pour Bordeaux

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  Ils vont bénéficier d’un coaching de trois semaines mais aussi des opportunités de réseautage dans le cadre du programme résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains.

  Cinq jeunes entrepreneurs camerounais âgés  de 20 à 40 ans ont été sélectionnés pour participer au programme résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains à Bordeaux en France.  Les heureux élus choisis à la suite d’un appel à candidatures lancé en juin dernier, ont des projets innovants dans divers domaines.  L’agro-industrie, numérique,  l’éducation etc.

Audrey Clarisse Ekollo Ndome  avec son  entreprise Acquaki Sarl spécialisée dans la production et  la transformation du poisson ; Akuah Ndefru ( Johina Center Sarl) avec sa tisane à base de plantes aromatiques d’Afrique. Côté numérique, François-Xavier Djingou  est  en  route avec son projet Soc Lacs  sur la cyber sécurité et  la protection des intérêts numériques.  Cyrano Daniel Malagal est aussi sur la liste avec  3D Studio Animation Camer Sarl  dans le domaine de la production d’œuvres animées. Puis, Armelle Touko  avec Adinkra de Jeunesse Sarl  dans l’édition numérique du livre africain pour enfants.  Ce sont là les noms dévoilés par la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima). Ils vont passer 3 semaines à Bordeaux,  soit  du 26 octobre au 9 novembre 2024  où ils vont bénéficier d’une formation et d’un réseautage.

Le programme de résidence entrepreneuriale Bâtisseurs africains  a été lancé en 2011  par  le Club des Bâtisseurs avec le soutien financier du Fonds Pierre Castel.  Il offre une formation pour aider  les jeunes entrepreneurs  à développer leurs compétences managériales et établir un réseau international pour accroitre leur activité.

 Il est globalement question de permettre aux entrepreneurs africains  d’être mieux outiller et de créer des liens économiques avec des acteurs français et africains.  Ouvert dans  huit pays d’Afrique  dont le Cameroun,  ce programme   s’adresse aux entrepreneurs disposant d’au moins 2 années d’existence dans les secteurs d’activités tels que l’agri tech, l’agro-industrie, les industries culturelles et sportives, le numérique, l’eau et l’énergie etc.

Année scolaire 2024-2025: Les Manuels scolaires toujours introuvables

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Cette année, Théophile O., père de quatre enfants, pensait avoir pris de l’avance. Dès le mois de juillet, il s’est lancé dans la chasse aux fournitures scolaires pour éviter «la flambée des prix que certains commerçants pratiquent à la veille de la rentrée», confie-t-il. Pourtant, malgré ses efforts, il se heurte à une impasse : Certains manuels scolaires, notamment ceux du premier cycle, sont tout simplement introuvables dans la plupart des librairies de la capitale. «Deux mois à courir partout, et ce n’est que deux jours avant la rentrée que j’ai pu trouver une partie des livres », raconte-t-il avec frustration. Mais son fils de 13 ans, élève en classe de 5e, reste sans manuel de mathématiques. «J’ai fait huit librairies et c’est toujours la même réponse» : «Le livre n’est pas encore arrivé».

UN CHANGEMENT NÉCESSAIRE, MAIS PAS SANS CONSÉQUENCES

Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) a procédé cette année à un vaste renouvellement des manuels scolaires pour les classes allant de la 6e à la 3e. Si ce changement, conforme à la législation en vigueur, était attendu et bien encadré, il n’a fait que renforcer la pression sur l’approvisionnement.

Les manuels utilisés ces six dernières années (2018- 2023) devaient être remplacés, comme l’exige la loi qui impose un cycle de trois ans renouvelables pour chaque manuel inscrit au programme. «Les manuels changés ont été en usage durant six ans, et la loi de 2021 a ramené cette durée à trois ans, renouvelables», a précisé Marcelin Vounda Etoa, secrétaire permanent du Conseil national d’agrément du manuel scolaire et du matériel didactique.

 Cependant, ce renouvellement ne fait qu’expliquer une partie du problème. La vraie difficulté réside ailleurs : les manuels sont majoritairement imprimés à l’étranger, notamment en Asie et en Europe.

Le transport jusqu’au Cameroun, soumis à des retards logistiques, a considérablement ralenti leur distribution cette année. Gisèle Ngadehi, directrice générale de Nmi education, l’un des plus grands éditeurs de manuels scolaires au Cameroun, déplore : «Nos manuels sont prêts, mais les retards au niveau du transport ont causé des goulots d’étranglement ».

UN PROBLÈME LOIN D’ÊTRE RÉSOLU

Malgré les promesses des autorités éducatives qui, quelques jours avant la rentrée, assuraient que les manuels seraient disponibles à temps, la réalité est bien différente. Bien que plus de la moitié des ouvrages soit arrivée, les parents continuent de scruter désespérément les rayons des librairies, espérant trouver les livres manquants. Pour Théophile O. et bien d’autres, la rentrée scolaire ressemble plus à un parcours du combattant qu’à un simple retour en classe.

Cacao. Neo industry veut transformer plus de 40 000 tonnes en 2024

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L’entreprise souhaite augmenter sa production de +31,25%  pour mieux se positionner dans le secteur de la transformation du  cacao au Cameroun.

 L’entreprise camerounaise Neo industry a dévoilé son plan pour conquérir le marché local de transformation de cacao encore dominé par des fonds étrangers. Située dans la localité de Fondjomoko, dans l’arrondissement de Kékem, région de l’Ouest,  l’usine appartenant à Emmanuel Neossi veut renforcer sa production.  L’usine est dotée d’une capacité installée de 32 000 tonnes. Mais pour 2024, ses responsables visent un objectif de 42 000 tonnes de cacao. Soit plus  de 31,25% par rapport à 2023.

 Pour réaliser cet objectif, Neo Industry,  a renouvelé  le 9 septembre dernier, son contrat de partenariat avec le groupe Samen Patrice, un acteur majeur dans le négoce du cacao camerounais.  Il est question  pour ce dernier d’augmenter le volume de cacao qu’il fournit à Neo Industry. Le volume devrait   passer de 25 000 tonnes de fèves de cacao à 200 000 tonnes. Soit 75% du volume de fèves produit de la campagne précédente 2023-2024.   Pour obtenir ce volume de fèves  durant la campagne en cours, le groupe  Samen Patrice  va s’approvisionner essentiellement auprès des producteurs de différents  bassins de production de cacao  dans les régions du Centre, Littoral, l’Ouest et Sud.  

A terme, Neo Industry  vise une augmentation de ses parts de marché  dans un environnement dominé par des sociétés à capitaux étrangers.  Sic Cacao, filiale locale du Suisse Barry Callebault vient en tête avec 70% des parts. Il est secondé par  Chococam du  groupe Sud-africain Tiger Brands et Atlantic Cocoa de l’Ivoirien Koné Dossongui. En quatrième position, l’industrie du camerounais Emmanuel Neossi  vise le top 3 dans ce secteur à fort potentiel.

Nachtigal : Nhpc offre des bourses d’études aux bacheliers

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 L’appui va couvrir une partie des frais  de scolarité pendant trois ans,  des frais de repas et de transport ainsi que  l’accompagnement pour l’achat d’un ordinateur.

10 bacheliers camerounais ont la possibilité de voir leurs études universitaires financées par Nachtigal Hydro Power Company (NHPC).  L’entreprise en charge de la construction et de l’exploitation du barrage hydroélectrique annonce le  lancement de son programme de bourses d’études pour  soutenir les  premières années universitaires des meilleurs élèves de la localité où ce barrage est implanté.

D’après un communiqué publié le 11 septembre 2024 par l’entreprise, la bourse va couvrir partiellement plusieurs frais. Il est notamment question de la prise en charge des frais d’inscription et de scolarité pendant trois ans à hauteur de 50 000 FCFA par an dans un établissement d’enseignement supérieur  public.  Un montant de 550 000 FCFA par an  sera affecté pour les frais de repas et de transport  ainsi qu’un appui financier pour l’achat d’un ordinateur à hauteur de 200 000 FCFA.

 Sur l’éligibilité,  NHPC fait savoir que pour des raisons de diversité et d’inclusion, la sélection portera sur « 5 femmes et 5 hommes. 5 lauréats au baccalauréat général et 5 lauréats au baccalauréat technique ou au GCE Advanced Level ».

 Les intéressés doivent déposer leurs dossiers de candidatures  au bureau NHPC de Batchenga au plus tard le 4 octobre 2024 à 17h. Les lauréats seront sélectionnés par un comité mis en place par NHPC, souligne l’entreprise.

Créée en 2016, NHPC est une société anonyme de droit camerounais  avait la charge de construire  et exploiter le barrage de Nachtigal, d’une capacité de production de 420 MW. Les premiers MW ont été injectés il y a quelques mois.

Inondations : mobilisation gouvernementale pour le Mayo-Danay

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Au cours d’un point de presse vendredi dernier à Yaoundé, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) Paul Atanga Nji, a annoncé le déblocage par le président de la République d’une somme de 350 millions Fcfa pour les sinistrés des inondations du Mayo-Danay. Le ministre tutelle de la protection civile se rendra en Extrême-Nord, pour une séance de travail en lien avec les événements dramatiques dans le Mayo-Danay. Avec l’effondrement du pont sur le fleuve Danay à Yagoua, la fissure de la digue sur le lac Maga à Melwé. Des événements survenus des suites des pluies diluviennes qui s’abattent sur la région depuis le début du mois de juillet. Avec parmi les conséquences les plus rudes, déjà 17 morts, 185 écoles primaires et 13 lycées touchés, et 1178 têtes de bétail perdues (moutons, chèvres, bœufs, Ndlr).

Avant l’arrivée du Minat, ses collègues de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu) et de la Santé publique (Minsanté) étaient déjà sur le terrain. « Nous avons constaté la destruction totale du pont. Nous nous engageons à mobiliser des entreprises dès lundi prochain pour mettre en place une solution temporaire, permettant de relier Maga au reste du département et de garantir une mobilité plus aisée aux populations», a constaté Célestine Ketcha Courtès la Minhdu, en sensibilisant les populations sur la nécessité de respecter les normes en matière de construction d’habitation. Pour sa part, Malachie Manaouda a présidé un briefing avec ses collaborateurs à Maroua vendredi dernier, question d’évaluer la situation sanitaire sur le terrain et sensibiliser sur les risques de maladies. On apprend que 60.777 ménages sont sinistrés, incluant 123.441 enfants de moins de 5 ans touchés et 26.591 femmes enceintes affectées ; 10.240 malades recensés et pris en charge dans différentes formations sanitaires locales. Le Minsanté a prescrit aux formations sanitaires de la région de s’organiser pour apporter les secours en urgences aux nécessiteux.

Pont sur le fleuve Danay

Le pont effondré à Yagoua

Pour ce qui est de la circulation des personnes et des biens, le ministre des Travaux publics (Mintp) Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé à Yaoundé une réunion de crise sur le sujet. Le pont sur le fleuve Danay qui relie les deux parties de la ville de Yagoua, est le passage obligé pour la liaison entre le chef-lieu du Mayo-Danay et les autres arrondissements, mais aussi entre les populations de la ville même. «Les gens ne peuvent plus rallier le centre-ville et surtout la partie nord. Aujourd’hui, jour de marché, la population est nombreuse, mais elle ne peut pas traverser. De l’autre côté de la ville se trouvent de nombreuses écoles primaires et établissements d’enseignement secondaire. Ce matin, plus de dix mille élèves ne peuvent pas aller à l’école », s’indignait Souaïbou Zourmba, le sous-préfet de Yagoua au matin du 12 septembre dernier dès la survenue de l’accident.

Ceci est désormais le moyen de déplacement à Yagoua

En plus, toute la zone industrielle, avec notamment la Semry, est désormais coupée de l’axe principal Magada-Zébé. Du coup, la vie s’en trouve paralysée par cette catastrophe. En même temps, la digue sur le lac à Maga a cédé au niveau de Melwé. Alors, le Mintp et ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés ont tablé sur la recherche des solutions les plus rapides et définitives, de concert avec des responsables de l’entreprise Sotcocog qui travaille sur un tronçon routier dans la zone. D’une part, il a été convenu de la mobilisation immédiate de l’entreprise Sotcocog, en collaboration avec les équipes du ministère des Travaux publics, pour l’aménagement d’un ouvrage provisoire. D’autre part, le Mintp a opté pour la finalisation des études techniques et hydrauliques déjà engagées pour la reconstruction du pont vieux de près de cent ans ; et rétablir ainsi la circulation sur la route régionale R0906.

Le piment et le poivre de Penja à la conquête du marché chinois

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Le Centre international d’exposition et de commerce des produits agricoles de l’Organisation de Coopération de Shanghai, basé à Qingdao en vue d’être la nouvelle plateforme de promotion du made in Cameroun à l’international. Le Mincommerce ambitionne d’ouvrir de nouveaux horizons pour ses produits agricoles, en plaçant deux joyaux de son terroir au centre de cette expansion : le piment et le poivre de Penja. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un programme ambitieux baptisé « De la ferme camerounaise à la table chinoise », qui vise à renforcer la présence des produits agricoles camerounais sur le marché chinois. Luc Magloire Mbarga Atangana a déclaré que ce programme reflétait parfaitement la vision du Président Paul Biya qui encourage l’ouverture de nouveaux marchés pour les produits agricoles de qualité du Cameroun. Il a ajouté : « Il s’agit d’une opportunité exceptionnelle pour nos agriculteurs de conquérir le vaste marché chinois ».

Le choix du poivre de Penja, considéré comme l’un des meilleurs au monde, n’est pas fortuit. Cultivé sur les terres volcaniques de la région de Penja, ce poivre bénéficie d’une Indication Géographique Protégée (IGP), un label de qualité reconnu à l’international. Sa saveur unique et son arôme intense en font un produit très prisé dans la haute gastronomie. Sur le marché mondial, le prix à l’export du poivre noir a atteint plus de 4 300 dollars la tonne et celui du poivre blanc près de 6 000 dollars la tonne, soit une augmentation d’environ mille dollars la tonne par rapport à la même période de 2023. Selon le ministère du Commerce, environ 60% des produits sont consommés localement et dans les pays voisins, alors que 40% sont exportés vers les marchés européens.

Le piment camerounais, quant à lui, est réputé pour sa force et son goût particulier, attirant de plus en plus d’adeptes en Chine. Selon le cabinet conseil Fabrik Aliment, la taille du marché mondiale des piments secs est estimée à 1,61 milliard USD en 2024. Il devrait atteindre 2,16 milliards USD d‘ici 2029, avec une croissance de 6,11 % au cours de la période de prévision (2024-2029). Cette même agence révèle que le marché local reste informel et embryonnaire. Il est acheté par toutes les couches sociales : ménages, restaurants, hôtels, professionnels et revendeurs. Les sources d’approvisionnement en matières premières, équipements et ressources humaines sont abondantes. L’analyse de l’environnement montre qu’il est très favorable aux projets de culture et de commercialisation de piments à l’échelle industrielle.

Ces deux produits deviennent ainsi les ambassadeurs de l’excellence agricole camerounaise dans ce nouveau partenariat. Selon le ministre : « Le choix du piment et du poivre comme produits pilotes n’est pas anodin. Ces épices incarnent la richesse et la diversité de notre terroir. Leur popularité croissante en Chine ouvre des perspectives extrêmement prometteuses pour nos producteurs. » L’initiative dépasse le simple cadre de l’exportation. En effet, Luc Magloire Mbarga Atangana a souligné que ce partenariat allait plus loin, intégrant la transformation et la commercialisation des produits, en créant une chaîne de valeur complète : de la ferme camerounaise à la table des consommateurs chinois. Ce modèle vise à renforcer la compétitivité des producteurs locaux tout en valorisant la richesse des produits agricoles camerounais sur un marché en pleine expansion.

Selon l’institut national de la statistique, en 2023, les échanges commerciaux globaux de marchandises entre la Chine et le Cameroun (importations et exportations) ont atteint près de 1 178,1 milliards de FCFA, marquant une augmentation de 24,1% par rapport à 2022. Ce partenariat pourrait non seulement booster les exportations du poivre et du piment camerounais, mais également ouvrir la voie à d’autres produits agricoles emblématiques du Cameroun comme le cacao, le café ou encore la banane. Le Centre international de Qingdao, fort de son expertise en matière de commerce agricole et de sa position stratégique en Chine, semble être le partenaire idéal pour atteindre ces objectifs ambitieux.

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