jeudi, avril 9, 2026
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Lions indomptables : la guerre du stade fait rage

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La partie se poursuit entre les deux

Où se jouera le match Cameroun-Namibie ? Bien malin qui répondra à cette question. En effet, la guerre pour le contrôle des Lions indomptables est basée pour le nouvel épisode, sur le terrain devant abriter la prochaine rencontre des Lions indomptables. Si la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé dans sa programmation le stade de Japoma, rien n’est encore acquis. Dans un courrier adressé à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ce 19 août 2024, l’Office national des infrastructures sportives (Onies) qui avait au préalable donné son accord de principe pour la disponibilité du stade de Japoma pour la rencontre du 7 septembre prochain, se rétracte. L’Onies « recommande vivement la délocalisation de la rencontre du 7 septembre 2024 vers l’un des autres stades homologués par la CAF au Cameroun », conseille l’Onies à la Fécafoot. Evoquant l’état de la pelouse, en lien avec les intempéries. « J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur l’abondance et la quasi permanence des pluies dans la ville de Douala, de même que la tendance haussière des précipitations qui pourrait culminer jusqu’à 600-700mm… Il y a donc une forte probabilité que les différentes d’entraînement des deux équipes se déroulent sous la pluie, de même que la rencontre du 7 septembre 2024 », se justifie l’Onies.

Mfandéna, seule alternative ?

Au passage, l’Onies assure la Fécafoot « que le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé est prêt et réunit toutes les conditions idoines pour accueillir ladite rencontre ». Se disant également disposé à « procéder à une évaluation en urgence du site de Garoua à toutes fins utiles». En clair, sur les quatre stades homologués au Cameroun (Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, Roumde Adjia de Garoua, Réunification à Douala et Japoma à Douala) par la CAF, seul Ahmadou Ahidjo semble à ce jour pouvoir répondre favorablement aux conditions de bonne tenue d’une rencontre des Lions indomptables. De quoi conforter le ministère en charge des sports qui avait déjà clairement indiqué, comme l’a souhaité Marc Brys le sélectionneur nationale, que les Lions joueront à Mfandena.

Alors que la Fécafoot avait déjà promis de régler la facture telle qu’indiquée sur le proforma à elle servie par l’Onies. Samuel Eto’o se trouve ainsi coincé par le gérant des stades de la République qui évoque un argument technique. Mais ne l’entend pas de cette oreille : « Il est (…) surprenant d’apprendre de votre part que l’indisponibilité du complexe sportif de Japoma serait due à l’abondance des précipitations et au niveau élevé de la nappe phréatique. Il faut s’en étonner d’autant plus que les conditions climatiques de la région du Littoral du Cameroun sont les mêmes depuis des siècles. Sauf à démontrer que le constructeur du Complexe sportif de Japoma a failli à son obligation d’effectuer des études géotechniques préalables, il nous semble judicieux de considérer que l’ouvrage a été conçu pour servir en dépit des aléas climatiques », conteste le président de la Fécafoot dans une sortie du 21 août. Le règlement de la CAF prévoit en son point 16.10 que « la CAF peut à tout moment modifier les dates, les coups d’envoi ou les lieux des matchs». Rien n’est donc encore acquis définitivement pour Samuel Eto’o.

C’est l’acte 2 de la guerre pour le contrôle des Lions indomptables déclenchée avec le recrutement du remplaçant de Rigobert Song Bahanag. Laquelle a débouché sur le recrutement du Belge Marc Brys par la présidence de la République, contre la volonté de la Fécafoot. Samuel Eto’o pour sa part a nommé un staff bis et les deux encadrements se sont livrés à une guerre ouverte lors du regroupement des Lions indomptables en juin dernier.

Assainissement : le Minfi détecte 13 000 faux actes et suspend les majorations de pension pour des militaires et policiers

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Bâtiment Minfi www.newsducamer.com
Bâtiment ministère des Finances www.newsducamer.com

Un vent de panique souffle depuis quelques heures sur les réseaux sociaux, alimenté par des rumeurs de coupes irrégulières dans les revenus de certains retraités des forces de défense nationales. Face à cette situation, le Ministère des Finances, par la voix de son chef de division de la Communication et des relations publiques, Yves Assala, a publié un communiqué officiel ce 22 août 2024. L’objectif : clarifier les faits et rétablir la vérité.

Selon le communiqué, les mesures actuellement prises s’inscrivent dans le cadre d’un vaste audit des majorations pour enfants, prescrit par le Président de la République, S.E. Paul Biya. L’opération, menée conjointement avec le Ministère de la Défense (MINDEF) et la Direction Générale à la Sûreté Nationale (DGSN), vise à assainir le fichier solde et pensions des retraités de l’armée et de la police.

Une explosion des majorations qui inquiète

Entre 2010 et 2021, les services compétents du Ministère des Finances ont observé une augmentation fulgurante des montants versés au titre des majorations pour enfants. Cette prestation, accordée aux retraités ayant des enfants à charge, concerne les enfants de plus de 16 ans pour les militaires et de plus de 20 ans pour les policiers. L’explosion du coût de cette allocation a progressivement mis à mal la soutenabilité financière du système de retraite.

Pour y remédier, un audit approfondi a été lancé en 2022, afin de détecter d’éventuelles irrégularités. Les premiers résultats sont sans appel : près de 12 846 actes de naissance ont été déclarés faux par les Centres d’État Civil. Par ailleurs, environ 4 300 retraités, dont 418 policiers, 3 842 militaires et plusieurs veuves de militaires, ont au moins un acte irrégulier dans leurs dossiers. Ces anomalies, qui représentent un lourd préjudice pour le Trésor Public, ont conduit les autorités à adopter des mesures conservatoires.

Suspension des paiements et ouverture d’une phase contentieuse

Face à l’ampleur de la fraude, le groupe de travail conjoint MINFI-MINDEF-DGSN a recommandé la suspension immédiate, dès le mois de juillet 2024, des paiements de majoration pour enfants aux retraités concernés. Cette décision concerne tous ceux dont les dossiers contiennent des actes de naissance jugés faux.

Cependant, le Ministère des Finances reste ouvert à la régularisation des situations litigieuses. Un dispositif d’accueil a été mis en place depuis le 29 juillet 2024 dans les locaux du bâtiment A du ministère, où les retraités peuvent présenter des pièces justificatives authentiques, telles que des actes de naissance valides. À ce jour, sur les 110 dossiers déposés, 52 ont été traités avec succès, permettant la restauration des majorations suspendues, avec rappel pour le mois de juillet. Les dossiers restants sont encore à l’étude, certains nécessitant des compléments d’information.

Une phase contentieuse jusqu’en octobre

Le Ministère des Finances a également précisé que la phase contentieuse se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’octobre 2024. Il invite donc les retraités concernés à profiter de cette période pour régulariser leur situation. Il s’agit de garantir que le paiement des majorations pour enfants soit désormais effectué sur des bases légales et transparentes.

Cette opération d’assainissement, bien que perçue par certains comme brutale, répond à une nécessité : assurer la pérennité du système des pensions tout en luttant contre les fraudes qui grèvent les finances publiques. Pour le Ministère des Finances, il s’agit avant tout d’instaurer un climat de confiance et d’équité, où chaque bénéficiaire perçoit ce à quoi il a droit, ni plus, ni moins.

La CONAC en guerre contre la vente des places dans les écoles

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S’il y a un seul milieu qui doit demeurer sain en toute circonstance, c’est bien le secteur éducatif car il est le moule qui forme les dirigeants et les citoyens de demain. Si nous voulons un Cameroun sans corruption, nous devons investir aujourd’hui pour épargner le secteur éducatif de cette gangrène », a déclaré le président de la Conac alors qu’il procédait au lancement officiel de la campagne dénommée « Rentrée scolaire sans corruption » qui est placée sous le thème : « ensemble, pour une rentrée scolaire 2024- 2025 sans corruption ».

Lancée à la veille de la rentrée scolaire, cette campagne vise à prévenir la corruption qui gangrène le secteur éducatif. Cette période est souvent, rapporte la Conac, décriée comme donnant lieu à la commission d’acte de corruption de la part des chefs d’établissements et certains responsables des Apee. Les écarts les plus dénoncés à la rentrée selon la Conac sont entre autres : « la vente des places lors des recrutements des élèves plus spécifiquement dans les classes de 6e et seconde technique ; le prélèvement de frais illicite, détournement des frais d’Apee ainsi que les frais d’informatique ». C’est pourquoi la campagne cible les chefs d’établissements, les parents d’élèves, les élèves et les responsables des Associations des parents d’élèves et enseignants (Apee). « Si nous voulons un Cameroun sans corruption demain, nous devons investir aujourd’hui pour épargner le secteur éducatif de cette gangrène qu’est la corruption », a insisté Dr Dieudonné Massi Gams.

Par cette initiative, la Conac espère instaurer une culture d’intégrité et de transparence dans le secteur éducatif, garantissant ainsi une rentrée scolaire sans corruption. Jusqu’au 24 août prochain, la caravane de la Conac va sillonner les établissements scolaires, les services déconcentrés du secteur éducatif et les lieux de forte concentration humaine pour sensibiliser les acteurs de la communauté éducative nationale sur le bienfondé d’écarter toute pratique de corruption du secteur éducatif en cette période de rentrée. Cette opération de sensibilisation est organisée à travers les dix régions du pays.

L’enjeu est la promotion de « l’intégrité comme valeur cardinale ». 1000 établissements scolaires sont dans le viseur de la Commission nationale anticorruption, soit 100 écoles par région. Si la campagne se fait par voie d’entretien direct, d’affichage et de distribution de flyers, Le président de la Conac invite également les victimes ou témoins d’actes de corruption durant cette période sensible à utiliser leur téléphone pour dénoncer les corrompus et les corrupteurs au 1517, le numéro vert de la lutte contre la corruption.

FRANÇOIS FRANKLIN ETAPA, Préfet du département du Nyong-et-Mfoumou.

« Que chacun fasse bien son travail et correctement »

L’arrivée de la Conac à Akonolinga constitue une sorte de caution morale pour ces actions que je n’ai cessé de mener dans le cadre de la lutte contre la corruption dans ce département. Mais ce que je sais, c’est que lors qu’il y a des cas de pratiques de corruption, après la période de sensibilisation qui, je dois dire, à mon niveau a duré trois mois, tous les cas qui ont été portés à mon niveau ont été sanctionnés. Je crois que le dernier cas en date, c’est celui de six enseignants du lycée technique d’Akonolinga qui ont vu leur salaire suspendu pour absentéisme et diverses complicités. Et à côté de cela, il y a les cas où il a été demandé, par exemple, aux membres du gouvernement concernés de nous extirper ces mauvaises graines de notre territoire de commandement. Allez dans la Mefou-etAkono, vous allez trouver des fonctionnaires qui ont servi ici et qui ont commis des gaffes ici, mais qui ne sont plus ici aujourd’hui. Nous ne ménageons aucun effort pour combattre ce phénomène, à défaut de l’éradiquer, car les vieilles habitudes ont la peau dure. Nous sommes là pour appliquer les lois et règlements de la République. Lorsqu’il y a des gens qui vont à l’encontre, on essaie de les sensibiliser. Mais en cas de récidive, il faut sanctionner. Le simple fait de sanctionner des fonctionnaires indélicats est déjà en soi un message pour le reste. Il y a des chefs d’établissement qui ont été relevés de leurs fonctions l’année dernière, par exemple. Le message, c’est que chacun fasse bien son travail et correctement. Et quand on est sain, on ne saurait être sanctionné alors qu’on fait correctement son travail. C’est-à-dire respecter les lois et règlements de la République. Éviter d’aller à l’encontre des règles, de la déontologie, de l’éthique et de la bonne conduite.

REVEREND DR DIEUDONNE MASSI GAMS, président de la commission nationale anti-corruption (CONAC)

« Il faut se mettre au travail pour éviter les pots-de-vin »

A la veille de la rentrée scolaire 2024-2025, nous voulons que la communauté éducative sache que l’intégrité doit être fondamentale dans la vision de l’éducation et que la formation de nos enfants, qui constitue l’avenir de ce pays, doit se faire sans corruption. Il est essentiel de s’ancrer davantage sur les valeurs à mettre en place et de communiquer ces valeurs positives afin que chacun se mette réellement au travail pour éviter les pots-de-vin, la corruption sous toutes ses formes, la vente de places et même les demandes au-delà de ce qui est exigé par la loi et les règlements. Il est crucial que la communauté éducative fasse preuve de transparence. Il faut qu’elle soit irréprochable pour que les enfants, qui vont aider à construire notre pays, apprennent à se fonder sur des valeurs positives. Voilà le message que nous souhaitons transmettre à la communauté éducative pour la rentrée scolaire 2024-2025. Les enseignants, lorsqu’ils sont absentéistes et qu’ils monnayent leur présence, ne peuvent pas être utiles. Pourquoi sont-ils formés s’ils deviennent absents ? Ils ne peuvent pas transmettre ce qu’ils ont appris. Le gouvernement a dépensé beaucoup d’argent pour former les éducateurs. Pourquoi peuvent-ils être absents et ne pas être utiles à notre jeunesse, à notre futur, à notre pays ? Voilà, je crois que c’est une interpellation. Et la Conac est là. Nous ne commencerons pas uniquement par Akonolinga. C’est un message lancé pour tout le territoire national.

Trésorerie générale de Yaoundé I : quand la désinformation  échoue à saper les réformes

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La semaine dernière, un brûlot mensonger colporté par un lanceur d’alertes en mal de sensationnel, ancien journaliste installé hors du Cameroun, a fait son apparition sur internet. Dans ce pamphlet où la calomnie frise le ridicule, il peignait un visage hideux de la Trésorerie générale de Yaoundé I, devenue, selon lui, le nid de la corruption, du népotisme, du clientélisme et du rançonnement des prestataires venus quérir leur paiement.  Pour tromper ses lecteurs, il prétend que ces mots sévères sont ceux d’un opérateur économique qui l’aurait contacté pour s’en plaindre. Courroucé, le plaignant, dans sa dénonciation, aurait également présenté le trésorier payeur général (TPG) actuellement en poste, comme le principal promoteur de ces pratiques fortement combattues au sein du gouvernement, et plus particulièrement au ministère des Finances.

Ces accusations ont laissé béat les personnels de la trésorerie susmentionnée qui, pour certains, les cantonnent tout simplement au rang de simples tentatives de déstabilisation orchestrées de l’intérieur. «C’est sûrement l’œuvre de collègues aigris qui ne parviennent plus à piétiner la réglementation et l’éthique comme par le passé. Certainement parce que les prébendes qu’ils percevaient indument en rançonnant les usagers ont été supprimés», lâche, dégoûté, une source qui a requis l’anonymat.

Pour nombre d’employés de la trésorerie, c’est la rigueur et l’orthodoxie prônées par l’actuel Trésorier payeur général qui lui créent des inimitiés. «Il est arrivé avec une philosophie. C’est de ne plus accumuler les arriérés et d’apurer de manière progressive et systématique les restes à payer afin d’éviter les stockages massifs d’argent. Son véritable objectif, c’est la gestion et le plan de la trésorerie.  C’est aussi la programmation de la dépense, qui doit vraiment suivre l’orthodoxie», indique notre interlocuteur qui souligne en sus que, le TPG «n’a jamais eu d’altercations, ni de plaintes formulées à son encontre par un prestataire».

Diligence dans les paiements

A en croire une autre source, documents officiels à l’appui, les relations apaisées que le TPG entretient avec les usagers sont le résultat de la célérité qu’il a insufflée  dans les processus de paiements afin de limiter l’accumulation des impayés. Ce credo est valable pour l’administration publique, mais également pour les prestataires privés. «En ce qui concerne les bons de commande,  quand on prenait le service ici,  on avait trouvé des restes à payer de plus de 4 milliards pour l’exercice 2023 et antérieur.  A ce jour,  nous sommes à 75 millions de restes à payer. Nous n’avons pas ce problème de retard. Le nouveau TPG a également trouvé presque deux ans d’arriérés de paiement des  émoluments des juridictions. Aujourd’hui, à l’heure où nous parlons, ils sont en train d’attendre le paiement de leur deuxième trimestre 2024.   Nous avons payé six trimestres.  Quand il est arrivé en début d’année, nous avons finalisé tout ça. Nous avons payé le premier trimestre et là nous sommes en train de nous battre pour payer les autres trimestres également», révèle notre informateur. 

Une machination ourdie de l’intérieur

 Hésitante, car ne voulant pas donner du poids aux accusations évoquées supra, une autre source indique qu’une machination se tramait en sourdine contre l’actuel TPG. Plusieurs jours avant la sortie de ce prétendu lanceur d’alertes, elle affirme  que de sombres confidences, au relent tribaliste sont parvenues à ses oreilles. «Il y a  deux ou trois semaines avant ça,  un collègue répandait le bruit selon lequel les contempteurs du TPG avaient aussi des mobiles tribalistes.  C’était dit, mais je ne savais pas qu’on devait pousser le bouchon pour que ça arrive à ce niveau-là», s’étonne-t-elle. Cette hypothèse est corroborée par l’attitude étrange affichée par l’auteur des accusations contre le TPG. Contacté pour avoir de plus amples détails sur ses incriminations, cet ancien journaliste a préféré les supprimer.

Il les a remplacées quelques heures plus tard, par un texte laudateur, vantant le management du TPG.   Toutefois, ajoute notre source, le Trésorier payeur général de Yaoundé I qui a eu connaissance des accusations mentionnées plus haut, n’a pas laissé échapper la moindre inquiétude. Il a même pris cela avec philosophie «Nous sommes au service du Cameroun. Quand on a sert les intérêts de son pays avec sérieux et orthodoxie, les embûches que l’on place sur notre chemin ne doivent pas nous décourager. Au contraire, elles doivent renforcer notre détermination», aurait-il laissé entendre, a ses collaborateurs.

Challenge Fintech Ecobank : la startup camerounaise PaySika en finale

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 Avec ses solutions numériques conçues pour les pays d’Afrique francophone, paysika entre dans la dernière ligne droite de cette compétition où 29 millions de FCFA sont en jeu.

La start up camerounaise PaySika figure dans la liste des 40 start up africaines en course pour décrocher le Challenge Fintech Ecobank 2024. Le groupe bancaire panafricain a annoncé il y a quelques jours la liste de finalistes de cette compétition qui vise à soutenir l’innovation sur le continent.

 La startup présentée à la presse il y a quelques jours à Douala,   propose des solutions bancaires numériques conçues pour les pays d’Afrique francophone.  Cette innovation tient compte du niveau de vie des populations. PaySika offre notamment des cartes bancaires virtuelles et  physiques  qui permettent  aux utilisateurs de payer sur n’importe quel site en ligne  tout en étant connecté à diverses plateformes.  Cette solution a aussi la particularité de ne pas appliquer de frais de maintenance ou de frais de recharge. L’année dernière, PaySika a conclu un partenariat avec Visa, leader mondial des paiements numériques.

Roger Nengwe Ntafam fondateur de cette start-up est le seul camerounais parmi les finalistes. Mais, le Cameroun  peut se vanter d’avoir été le premier gagnant de ce concours.  Bien plus, c’est Koree, une autre start up camerounaise qui a remporté le prix  en 2023. « À nos demi-finalistes, je tiens à vous féliciter et à reconnaître vos réalisations et votre travail acharné. Arriver à ce stade n’est pas une mince affaire et vous devriez être très fiers de vous. Votre détermination à repousser les limites de la fintech est louable et je suis convaincu que vous continuerez à exceller », a déclaré Gwendoline ABUNAW, la DG d’Ecobank Cameroun.

Les finalistes ont été sélectionnés parmi un groupe de 40 fintechs qui ont atteint l’étape de la demi-finale du concours.  Ces derniers se sont démarqués dans un lot de plus de 1 550 candidatures  enregistrés cette année en provenance de 70 pays d’Afrique et d’autres régions du monde. La grande finale du Challenge Fintech Ecobank est prévue pour le 27 septembre 2024, au Centre Panafricain Ecobank à Lomé, au Togo. Le prix en jeu est de 50 000 USD  (plus de 29 millions de FCFA).

Le Challenge Fintech Ecobank est une initiative phare du Groupe Ecobank, organisé depuis sept années consécutives. Il vise à  promouvoir l’innovation et la collaboration entre les fintechs et les marchés transfrontaliers de la banque panafricaine, couvrant 35 pays.  Il permet de répondre à la rareté des financements à laquelle sont confrontés les entrepreneurs africains. En plus des récompenses financières, l’initiative permet aux lauréats de bénéficier de l’expertise d’Ecobank dans les opérations de marché diversifiées.

Commerce extérieur : le Cameroun a vendu 471 tonnes de cigares au Nigeria en 2023

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Le Nigeria est l’un des 10 principaux pays d’Afrique avec lesquels le Cameroun a commercé en 2023. Ce pays occupe d’ailleurs le 3e rang dans la liste des 10 partenaires commerciaux africains majeurs  du Cameroun en 2023. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a exporté des marchandises d’une valeur de 39,5 milliards de FCFA en 2023 vers ce pays d’Afrique de l’Ouest. Ces exportations sont principalement composées de savons; produits et préparations organiques. Concrètement, 3220,3 tonnes de produits (68% des exportations) appartenant à cette catégorie de marchandises, ont été vendus au Nigeria l’année dernière pour des recettes de l’ordre de 27 milliards de FCFA.

Viennent ensuite les cigares, qui représentent 8% de la quantité totale des marchandises vendues à ce pays voisin l’année dernière. Dans le détail, 471,1 tonnes de cigares y ont été exportées pour des recettes de 3,1 milliards de FCFA. Au rang des exportations majeures vers le Nigeria, on peut également  citer les contenants pour gaz comprimés ou liquéfiés dont les exportations, qui ont culminé à 1 358 tonnes, ont été écoulées à hauteur de 2,1 milliards de FCFA.

Le Cameroun n’est pas connu comme un grand fabricant de cigares. Le pays est surtout célèbre pour ses capes, dont se servent les grands fabricants mondiaux, surtout ceux installés au Nicaragua, pour habiller leurs cigares. En revanche, il est un grand importateur de ce produit. En effet, selon l’INS les importations de cigares et autres cigarettes ont culminé à 2189,5 tonnes en 2023, pour une dépense totale d’un peu plus de 14 milliards de FCFA. Un an auparavant, les importations de cigares et cigarettes ont coûté au Cameroun 17,2 milliards de FCFA, pour une cargaison globale de 2 425,4 tonnes de produits. Ce qui correspond à une baisse de 236 tonnes en volume.

Importations de biens: Le Cameroun a dépensé 16,3 milliards de FCFA en 2023 pour importer des savons de lessive

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L e rapport sur l’économie camerounaise en 2023 produit par la direction générale de l’Economie et des Investissements du ministère de l’Economie, donne des indications précises sur les importations réalisées par le Cameroun l’année dernière. Premièrement et ce comme lors des années précédentes, elles sont plus importantes que les exportations ce qui a inexorablement conduit le pays vers un solde commercial déficitaire. Il s’est d’ailleurs dégradé de 589 milliards de FCFA pour s’établir à -2 017 milliards de FCFA. L’un des facteurs ayant fortement contribué à ce déficit est à la hausse des importations de biens. Leur facture s’est établie à 5 005,8 milliards de FCFA en 2023 contre 4 911 milliards de FCFA, soit une hausse de 1,9% en glissement annuel.

Cette hausse est soutenue par le dynamisme en glissement annuel de certains produits majeurs. Il s’agit notamment des savons de lessive. A en croire des données qui figurent dans le rapport susmentionné, les importations pour ces produits se sont élevées à 16,3 milliards de FCFA en 2023, soit une amélioration de 29,1% en glissement annuel.

 Toutefois, si le Cameroun est un grand importateur de savon de lessive (savons en morceaux et sous forme de détergents), il n’en demeure pas moins un grand exportateur de savons de ménage en morceaux. C’est du moins ce que révèle le rapport susmentionné qui précise que ces produits manufacturés ont grappillé d’importantes parts de marchés en Afrique subsaharienne. Soit un accroissement de 59,2% en volume et 91,6% en valeur des exportations. De manière plus détaillée, l’Institut national de la statistique (INS) indique que les savonneries en activité au Cameroun ont vendu à l’étranger 66591 tonnes de produits au cours de l’année 2023, pour un montant de 51,5 milliards de FCFA.

Ce volume de ventes est en hausse de plus de 12000 tonnes (22%) en glissement annuel, tandis qu’en valeur, les exportations de savons de ménage du Cameroun ont rapporté 14,5 milliards de FCFA de plus qu’en 2022, correspondant à une augmentation des recettes de 39%. En 2023, le Cameroun a vendu ses savons dans des pays comme la République centrafricaine ou près de 42% de la population utilise le savon de marque Azur, produit par la société Azur.

 C’est du moins ce que révèle la plateforme Bellomar Learning, qui diffuse des informations sur les secteurs industriels les plus prometteurs en Afrique. D’autres produits ont fortement contribué à alourdir la facture des importations en 2023. Il s’agit notamment des préparations alimentaires à base de céréales, de fruits et légumes, dont les importations se sont situées à 92,5 milliards de FCFA (+14,5%) ; des sucres raffinés de canne ou betterave dont les importations se sont chiffrées à 72,6 milliards de FCFA (+64,4%).

On peut également citer le maïs, pour lequel le Cameroun a déboursé 7,9 milliards de FCFA en 2023 (+138%), les machines et appareil mécaniques ou électriques dont la facture s’élève 656 milliards de FCFA (+26,1%), les matériaux de transport importés pour un coût de 376,6 milliards de FCFA (+23,1%), de la malt non torréfié qui a couté au Cameroun 54,6 milliards de FCFA (+16%), les boissons et liquides alcooliques dont les importations se sont chiffrées à 56,1 milliards de FCFA, en hausse de 9,2%.

Télécoms. Des américains en voie de reprendre Nexttel Cameroun

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Nexttel Cameroun  pourrait bientôt connaitre une seconde vie. Selon des sources fiables, un groupe d’investisseurs américains est intéressé par cette compagnie de télécommunications.  Les pourparlers déjà à un stade « avancé », apprend-on, sont en cours entre les intéressés et le vietnamien Viettel Global qui contrôle 70% des parts de la société.

Aucun détail n’est donné sur l’avancée des pourparlers ni sur la forme  de la transaction. Mais, la situation judiciaire de l’entreprise affecte les discussions selon les mêmes sources.   Les deux actionnaires de l’entreprise s’affrontent en effet depuis plusieurs années  pour le contrôle de la gestion de l’entreprise. Le vietnamien Viettel Global actionnaire majoritaire et Bestcam, propriété du milliardaire camerounais Baba Danpullo, qui détient 30% des parts sont devant les tribunaux.

Le conflit est né du fait que Viettel Global Sc, avait dénoncé  la modification par voie de justice des règles de gestion de l’entreprise sans qu’aucun conseil d’administration, ni assemblée générale n’aient été saisis d’un dysfonctionnement quelconque de la société. En d’autres termes, Ahmadou Baba Danpoulo, actionnaire minoritaire, obtenait  par une décision de justice double signature sur tous les documents comptables et administratifs. La Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’harmonisation du Droit des Affaires (OHADA),  s’est récemment  prononcée en faveur de la partie vietnamienne.  

Cette bataille  a mis berne les opérations de l’entreprise qui était pourtant bien positionnée dans le secteur des  télécoms.  Agrée en 2012,  Nexttel, 3e opérateur du pays, totalisait déjà  3,2 millions d’abonnés à peine 3ans plus tard.  Ceci, pour avoir réussir à pénétrer le marché de la connectivité, en étant le premier opérateur à lancer la 3G au Cameroun.

Route Yabassi Bonepoupa : gestion et qualité des travaux  remises en question

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Tout n’est pas à refaire. Mais d’importants travaux vont être entrepris  sur  l’axe Bonepoupa-Yabassi dont la réception était pourtant imminente.  Le 14 août 2024 en effet,  une partie de la chaussée s’est effondrée  sur ce tronçon en chantier,  reliant la ville de Douala, à Yabassi, chef-lieu du département du Nkam dans la région du Littoral.  

L’incident a affecté une centaine de mètres selon les déclarations des responsables de Buns, l’entreprise camerounaise de BTP en charge des travaux.  L’entreprise a également justifié cet effondrement par l’abondance des pluies.   Les intempéries selon cette source auraient provoqué une fissure de la route. Ce qui a occasionné une rupture de remblais.   

Ces raisons avancées sont remises en question par une certaine classe critique qui intervient alors que deux prestataires se sont déjà succédés pour l’exécution des travaux de cette route. Une sortie de l’Ordre national des ingénieurs de génie civil du Cameroun  renforce d’ailleurs ce doute sur la qualité des travaux ou sur l’expertise.  « Les routes doivent désormais être pensées pour être plus résilientes face à ces nouveaux défis. Cela implique des études hydrologiques plus approfondies et des solutions innovantes en termes de drainage et de stabilisation des sols » écrit  Kizito Ngoa, le président de l’ordre. Mais, l’ordre fait une nuance sur les responsabilités. « La situation actuelle souligne plutôt l’importance de la collaboration entre tous les acteurs, incluant les ingénieurs, les administrations et les équipes de maintenance».

    De toute évidence, cet imprévu majeur affecte la livraison des travaux qui étaient exécutés par Buns.   D’un linéaire de  51,3 kilomètres, ce sont  39 milliards de  FCFA qui ont été mobilisés pour financer ce projet. Le ministre des Travaux Publics a prescrit plusieurs mesures dont la poursuite des travaux qui vont forcément retarder la livraison de cet axe  dont le chantier a démarré en 2017  avec pour date de livraison fixée en 2019.  Cette section  représente le lot 2 de la route Douala-Yabassi. Le lot 1 étant Douala-Bonepoupa long de 33 km.  

 C’est donc depuis 7ans que la réalisation de cet ouvrage est en cours tandis qu’il était prévu pour durer 3ans.  Le ministère des Travaux publics a fini par résilier l’an dernier,  le  contrat de la société tchadienne Encobat qui avait lancé les travaux.  D’aucuns se demandent si là n’est pas  l’origine de cet incident qui cacherait alors des failles dans la réalisation  de cet ouvrage.

 Après la survenue de l’incident, le ministre des Travaux Publics a prescrit  la remobilisation de l’entreprise  BUN’S, pour l’aménagement d’une déviation pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes ; la conduite immédiate des études techniques en vue de la reconstruction de la section routière effondrée. Le Labogenie est également sollicité  avec la Mission de Contrôle Beta Consult,  pour y mener une campagne de sondage géotechnique pour anticiper sur les éventuels risques avec des solutions appropriées.

Interview

 Joachem BIN MEH, économiste

 L’expert  nous livre son analyse sur l’incident survenu sur le tronçon Bonepoupa-Yabassi en jetant un regard global sur les marchés publics au Cameroun pour en dégager des leçons pour le long terme.

Pensez-vous que l’effondrement de la route Bonepoupa-Yabassi avant sa réception est causé par des manquements dans la passation du marché ou à la qualité des travaux?

La route Bonepoupa-Yabassi le 14 août 2024 avant son inauguration officielle suscite des inquiétudes quant à certaines transactions souterraines qui ont lieu dans le cadre de l’attribution des contrats de construction et de la prévalence de la corruption dans le secteur des travaux publics au Cameroun. Les allégations selon lesquelles des pots-de-vin auraient été versés par des entrepreneurs, allant de l’attribution des contrats aux approbations finales, indiquent un problème systémique qui compromet la qualité des projets d’infrastructure, ce qui confirme le rapport de la Banque mondiale (2007) sur la construction, la corruption et les pays en développement. Cet incident nous rappelle l’importance de la transparence et de la reddition de comptes dans l’octroi des contrats publics. Des mesures telles qu’une application plus stricte des lois et des règlements, une transparence accrue dans le processus d’appel d’offres et des sanctions sévères en cas de corruption devraient être mises en œuvre pour lutter contre ce problème. De plus, des mécanismes de surveillance et d’inspection appropriés sont essentiels pour s’assurer que les entrepreneurs respectent les normes et les spécifications convenues. Des inspections régulières et des audits indépendants peuvent aider à identifier les problèmes potentiels et à s’assurer que les projets sont exécutés selon les normes requises.

 Faut-il questionner les procédures d’attribution des contrats ?

L’effondrement de la route Bonepoupa-Yabassi met en lumière la nécessité de réformes dans l’attribution des contrats et l’exécution des projets d’infrastructures au Cameroun. La transparence, la responsabilisation, une surveillance adéquate et l’éducation du public sont des éléments essentiels pour assurer la mise en place d’infrastructures durables et de haute qualité dans l’intérêt du pays et de ses citoyens. Des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public sur les conséquences de la corruption peuvent  aussi contribuer à favoriser une culture de responsabilisation et de transparence. En informant le public de l’impact de la corruption sur les projets d’infrastructure, les citoyens peuvent jouer un rôle actif dans la surveillance et le signalement de toute activité suspecte. Cela peut contribuer à un système de gouvernance plus propre et à des infrastructures plus durables au Cameroun.

Quelles leçons tirer pour l’avenir?

À partir des informations fournies, plusieurs leçons peuvent être tirées pour l’avenir:

a) On ne saurait trop insister sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’attribution des contrats publics. Non seulement la corruption compromet la qualité des projets d’infrastructure, mais elle gaspille également les ressources publiques.

 b) Des mécanismes appropriés de surveillance et d’inspection devraient être mis en place pour s’assurer que les entrepreneurs respectent les normes et les spécifications convenues.

c) Les investissements dans les infrastructures doivent être accompagnés de plans d’entretien robustes pour assurer la longévité et la durabilité des projets.

d) Les partenariats public-privé devraient être structurés de manière à inciter les entrepreneurs à fournir un travail de haute qualité, plutôt qu’à les encourager à faire des économies pour compenser les pots-de-vin.

e) Le gouvernement devrait envisager de mettre en place des sanctions plus sévères pour la corruption et les pots-de-vin, à la fois comme moyen de dissuasion et pour amener les responsables.

f) Enfin, des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public sur les conséquences de la corruption peuvent contribuer à favoriser une culture de responsabilisation et de transparence.

Yaoundé: Un journaliste violemment agressé

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C’est un homme au visage amoché dont la photo circule sur les réseaux sociaux. La tête ensanglantée porte de nombreux points de suture. C’est le résultat d’une agression dont Emmanuel Ekouli, a été victime la nuit du 20 août 2024. Selon le lanceur d’alerte Paul Chouta, Emmanuel Ekouli, directeur de publication de La voix du centre et correspondant de Reporters sans frontières (RSF)  » a été attaqué par trois individus armés alors qu’il rentrait à son domicile » ce 19 août 2024. Cela se passe aux environs de 19h, au lieu-dit Abattoir Etoudi, alors que l’homme rentre à la maison à moto, son véhicule étant en panne.

On apprend que le journaliste « est attaqué par trois individus qui l’ont renversé, avant de le trainer sur quelques mètres de goudron. Malgré ses cris et la présence humaine, ses agresseurs ont continué à lui infliger des supplices, le frappant à coups de poings et de pied en plein visage et alors qu’il était au sol« . Des témoins vont alors accourir pour venir en aide à l’infortuné. C’est là que les agresseurs vont le lâcher et fondre dans la nature.

L’aggressé sera conduit dans un centre de santé de la place, où sa situation sera jugée compliquée par les infirmiers de garde. L’homme sera référé dans un hôpital de catégorie supérieure où il recevra 13 points de suture sur la tête, puis subira plusieurs examens dont un scanner cérébral. Selon des sources, Emmanuel Ekouli est désormais hors de danger.

C’est la deuxième fois en quelques semaines que ce journaliste engagé est victime d’agression. Le 9 juillet dernier, Emmanuel Ekouli avait été pris à partie par trois hommes à bord d’une moto au lieu-dit Carrefour hôtel Le Paradis à Ngousso, un quartier voisin d’Etoudi. « Je voulais entrer dans ma voiture, j’avais même déjà ouvert la portière quand une moto est arrivée à vive allure avec trois personnes comme si elle voulait me cogner. J’ai refermé rapidement la portière pour lui céder le passage. Les gars de la moto m’ont frappé un gourdin et ont arraché mon sac où j’avais pratiquement tout: la carte grise de ma voiture, ma CNI, mon permis de conduire, ma carte de presse, ma carte bancaire, une carte de l’Institut français et un montant de 5 31 700 Fcfa », raconte l’homme.

Depuis un peu plus d’un mois, Emmanuel Ekouli est une source intarissable dans l’affaire Martinez Zogo. Cet animateur radio enlevé en janvier 2023 et dont le corps inerte et supplicié a été retrouvé dans une broussaille près de la ville universitaire de Soa. Les enquêtes ont duré de longs mois, près d’un an, avant l’inculpation des personnes soupçonnées et/ou accusées d’avoir joué un rôle dans le film de la mise à mort de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM. RSF s’était retrouvé au centre d’une polémique au sujet des actes posés par les présumés acteurs de l’horreur. Les conseils de l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga avaient accusé l’ONG de défense des droits des journalistes d’être manipulés par des sources aux Renseignements généraux. Le correspondant de RSF avait essuyé des injures et intimidations.

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