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Beac : les besoins de liquidités atteignent le record de 500 milliards FCFA

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Le 17 septembre 2024, les banques commerciales de la Cemac ont exprimé des besoins de liquidité record, atteignant 512,2 milliards de FCFA. Soit plus du double des 200 milliards proposés par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Cette demande record se confirme quelques jours seulement après une précédente offre de 200 milliards de Fcfa, dont le taux de souscription a atteint 218,5%, avec une demande totale de 437 milliards de Fcfa. Cette forte dépendance des banques vis-à-vis des liquidités de la BEAC révèle une pression persistante sur le marché bancaire, qui a crû depuis la reprise des opérations d’injection de liquidité en juin 2024, après une pause de plus d’un an.

La BEAC avait initialement offert 50 milliards de FCFA en juin, mais l’offre a rapidement été augmentée à 250 milliards en août pour répondre aux besoins croissants des banques. Cependant, ces efforts sont encore insuffisants, avec une souscription qui dépasse régulièrement l’offre disponible, atteignant régulièrement la barre des 150 voire 200 %.

Cette situation trouve son origine dans la politique monétaire restrictive mise en place par la BEAC pour contenir l’inflation, qui avait atteint des niveaux préoccupants, notamment en raison de facteurs monétaires. Pour limiter la situation, la banque centrale avait non seulement suspendu ses injections, mais également augmenté ses taux directeurs et émis des bons pour absorber l’excès de liquidités dans le système financier.

L’inflation ayant légèrement baissé, la BEAC a assoupli sa politique, rouvrant ses opérations d’injection. Malgré cette détente, la demande reste largement supérieure aux liquidités disponibles, témoignant des tensions persistantes dans le secteur bancaire. Cela pose des défis pour les banques, qui peinent à obtenir les ressources nécessaires pour répondre à leurs obligations.

Nécrologie : Aïjo Mamadou raccroche sa guitare

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C’est une fin en ré mineur pour Aïjo Mamadou ce 20 septembre 2024. L’artiste musicien du bikutsi s’en est allé. Finalement ! Une semaine durant, le Lion blanc a fait l’actualité tant dans les réseaux sociaux que dans les médias. Tantôt l’artiste est annoncé mort, tantôt la rumeur est démentie. A renfort de vidéos, comme celle qui présente l’homme dans une situation inconfortable dans un refuge qui ne rappelle pas un établissement hospitalier.

La famille et des proches se sont évertués à rassurer. Malgré la réticence de l’artiste à accepter des soutiens populaires, des initiatives seront engagées pour tenter de sauver le malade qui a finalement été interné au CHU de Yaoundé. Mais « il est difficile de croire qu’il va se relever », avait déjà pronostiqué un animateur radio qui a connu l’homme dans le passé. Ajoutant son son à celles qui voyaient en Aïjo Mamadou, une maladie aux causes surnaturelles.

Il aura finalement raison. Aïjo Mamadou a finalement rangé, mieux cassé sa guitare. Laissant à la postérité, un répertoire comprenant des titres retentissants comme « Amour à 100%», « Amour et espoir», « Levez les doigts». L’homme qui essayait de sortir le bikutsi du fonds du bas ventre où l’ont confiné nombre d’artistes de ce rythme, s’en est allé sans avoir réussi cette mission d’épuration tant appelé de leurs vœux par des puristes mélomanes.

De son vrai nom Meva’a Martin Magloire, Aïjo Mamadou est né le 28 juillet 1962 à Nanga Eboko dans la région du Centre, de Zepong Moni et de Julienne Abomo. Il avait au départ un penchant pour la boxe. Discipline sportive que l’homme a tenté de jumeler à la musique ; d’où son premier pseudonyme de Mevio le boxeur, connu des habitués du cabaret Le Parisien sis au lieu-dit Montée Caveau, au quartier Mvog-Ada. L’homme qui fait ses classes auprès des Zombies de la capitale, séduit vite ses maîtres et enchante les noctambules. Le succès étouffe la passion de départ et la boxe n’est plus qu’un souvenir que rappelle par moments la gestuelle de l’artiste dans ses pas de danse.

Import-substitution : Le Cameroun mise sur la pomme de terre et la coopération chinoise

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Le Cameroun dans sa quête de progrès et de modernité, « a besoin de financements additionnels, importants, pour poursuivre sa vision d’émergence à l’horizon 2035. Notre objectif est de bâtir une économie plus solide, basée sur des industries locales compétitives, capables de transformer nos ressources minières et agricoles en vue de satisfaire les besoins endogènes et d’exporter des produits en grande quantité », a indiqué Paul Biya, président de la République du Cameroun, à la tribune du Forum de coopération Sino­-africaine, qui s’est tenu du 4 au 6 septembre dernier à Beijing en Chine.

C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à la politique économique du gouvernement ainsi qu’aux entreprises locales avec de nombreux partenariats annoncés : « Que ce soit l’industrialisation l’agriculture, la santé, l’Energie…il est important que notre secteur privé puisse se préparer à saisir les opportunités qu’offre la chine », a confié Alamine Ousmane Mey à la CRTV, la télévision nationale Dans un contexte de mise en œuvre de la politique de l’Import­-Substitution, la modernisation du secteur agricole est l’un des axes prioritaires pour atteindre l’auto­suffisance. C’est dans ce sens que Gabriel Mbaïrobé présent à la conférence des entrepreneurs chinois et africains a mis les filières manioc et pomme de terre au centre des préoccupations du gouvernement. « La Chine excelle dans la production de riz, et nous avons établi des coopérations avec des pays comme l’Inde, la Corée et le Japon. Ce qui nous intéresse particulièrement avec la Chine, c’est le développement de la pomme de terre à l’aide de nouvelles technologies, notamment la technique de bouture apicale racinaire, ainsi que le développement du manioc à travers la production de plants in­-vitro et le développement de champignons », a­-t-il précisé.

Ce choix, se justifie par le fait que le manioc et la pomme de terre font partie du menu prioritaire de la politique d’import-­substitution mis en œuvre depuis janvier 2021. En effet, « la pomme de terre dispose d’un potentiel énorme. À travers des stratégies comme celle que nous avons adoptée, on pourra créer et développer ces potentialités pour créer de l’emploi, arrêter notre dépendance de l’extérieur », avait déclaré, en mars 2023, Gabriel Mbaïrobé, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) à l’issue de l’atelier d’examination et de validation de la Stratégie nationale actualisée de développement de la filière pomme de terre au Cameroun. Un plan qui vise à réduire les importations en augmentant la production locale de pommes de terre. La demande de pommes de terre est estimée à un million de tonnes par an. Depuis 10 ans, la production annuelle de la pomme de terre oscille entre 220 000 et 400000 tonnes au Cameroun, apprend­-on de sources officielles.

Le pays espère produire d’ici 2030, plus de 900.000 tonnes de pomme de consommation d’ici 2030. En 2021, le pays a dépensé près de 743,23 millions $ en importations.

Catastrophe naturelle : l’Extrême-Nord paie un lourd tribut des inondations

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Les récentes inondations à l’Extrême­-Nord ont mis à genoux l’économie locale et menacent de plonger des milliers de familles dans la pauvreté. Elles ont déjà causé la mort de vingt personnes et forcé 236 025 habitants à fuir leur foyer, selon le bilan rendu public le 10 septembre dernier par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

L’organisation Onusienne craint même une aggravation de l’insécurité alimentaire et de l’inflation. A en croire cette institution spécialisée, les dégâts sont sans précédent, notamment dans les départements du Diamaré, Logone-et­-Chari, Mayo-­Danay et Mayo­-Tsanaga. Plus de 18 000 habitations ont été ravagées et 3 471 hectares de cultures détruits, privant ainsi des milliers de personnes de leur principal moyen de subsistance.

Le tableau des pertes dressé par OCHA révèle en outre la perte massive d’animaux d’élevage, accentuant l’ampleur du désastre dans cette région déjà fragile, avec plus de 1 678 têtes de bétail perdues. L’éducation est également affectée avec plus de 185 écoles primaires et 13 lycées inondés, selon les chiffres révélés par le préfet du département du Mayo-­Danay, Jean Lazare Ndongo Ndongo, dans une interview accordée au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune.

Pis encore, la rupture du pont sur la rivière Danay, survenue le 12 septembre, a amplifié les conséquences socio­économiques de ces inondations. « Ce pont relie en fait les deux grandes parties de la ville de Yagoua et même l’arrondissement de Yagoua aux autres arrondissements du côté nord. Son effondrement complique davantage la mobilité non seulement des élèves, mais aussi de la population qui se déplace d’un côté à l’autre de la ville. Lorsque des infrastructures comme celle­-ci sont détruites, cela aggrave la situation des déplacements de personnes et de biens. Le jour de marché, les populations des autres arrondissements et villages viennent vendre des produits de grande consommation, comme les céréales, mais ne peuvent pas arriver, ce qui est inquiétant pour la nutrition des populations », s’inquiète le préfet du département du Mayo-Danay. Ces pluies dévastatrices ont englouti « de vastes étendues de cultures vivrières et de coton. Beaucoup de maisons se sont écroulées. Ces inondations ont aussi emporté des poules et des moutons », fait savoir Jean ­Claude Karmo, le maire de Datchéka, une commune de Mayo-­Danay qui jadis était à l’abri de telles catastrophes.

Estimant les importants dégâts dans sa circonscription communale, Jean­ Claude Karmo lance un cri d’alarme : « la situation est inquiétante et nécessite une intervention de grande envergure. 4 908 ménages sont concernés, soit un total de 20 855 personnes sinistrées dans cette commune, avec deux décès par noyade, dont un à Djamni et un à Kankarwa, et 3 035 hectares de cultures détruites ». Cette catastrophe a aggravé une crise alimentaire déjà sévère dans l’Extrême-­Nord du Cameroun. Certaines terres agricoles sont à présent inexploitables, les infrastructures essentielles submergées, et l’accès à l’eau et à l’électricité coupé, augmentant les risques de maladies hydriques qui planent sur la région.

Fibre optique: Camtel dénonce le sabotage fréquent de ses installations

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Dans un communiqué publié mercredi 18 septembre 2024, Camtel attribue ces difficultés à la gestion des abonnés par «certains opérateurs », qui, selon elle, peinent à fluidifier leur trafic. La société indique que le nombre important d’abonnés de ces opérateurs engendre des congestions sur leurs réseaux, ce qui se répercute sur la qualité globale des services internet. L’entreprise publique regrette que ses concurrents préfèrent attribuer ces perturbations à la gestion du backbone qu’elle fournit, alors que d’autres facteurs doivent être pris en compte. «Certains opérateurs, du fait du nombre élevé de leurs abonnés et de l’insuffisance des actions entreprises pour la fluidité de leur trafic, se heurtent à des congestions qui dégradent la qualité de service de leurs réseaux», peut-on lire dans ce manifeste

Les préoccupations de MTN et Orange

Du côté des opérateurs privés, la qualité de la gestion de la fibre optique a souvent été mise en avant comme l’une des causes principales des dysfonctionnements. Dans une récente interview accordée à nos confrères d’Investir au Cameroun, Mitwa Ng’ambi, directrice générale de MTN Cameroon, a notamment évoqué des coupures fréquentes de la fibre, qui compliquent la fourniture d’un service stable. Elle a insisté sur le fait que ces interruptions ont un impact direct sur la capacité de MTN à répondre aux besoins de ses abonnés. En août 2024, par exemple, MTN aurait selon elle,  enregistré un nombre record d’instabilités liées à la fibre.  «L’un de nos défis est notre dépendance à l’égard d’un tiers pour la fibre optique afin d’assurer l’interconnectivité entre les villes. Nous constatons aujourd’hui une augmentation exponentielle des coupures de fibre dues à divers facteurs. Il est nécessaire de collaborer activement avec nos partenaires chargés de la gestion de la fibre optique afin d’en assurer la stabilité. Au mois d’août 2024, nous avons enregistré le plus haut niveau d’instabilité de la fibre optique», a-t-elle déclaré.

Malgré ces difficultés, MTN a souligné la nécessité de renforcer sa coopération avec Camtel pour améliorer la coordination opérationnelle. Ng’ambi a précisé que l’opérateur s’efforce de gérer ces défis tout en planifiant des actions pour limiter l’impact des coupures sur la qualité des services offerts. «En ce qui concerne les facteurs qui relèvent de notre contrôle, nous assurons à nos clients que des plans complets sont en place pour une amélioration continue. En ce qui concerne les facteurs externes, nous maintenons un engagement permanent avec les autorités afin de nous assurer que nous recevons le soutien nécessaire pour améliorer la qualité de nos services», a-t-elle ajouté.

Orange Cameroun, pour sa part, à travers Alain Blaise Batongue, directeur des affaires institutionnelles et réglementaires, a également soulevé des inquiétudes concernant l’état de la fibre optique. Selon lui, la gestion exclusive de cette infrastructure par un seul acteur – en l’occurrence Camtel – limite les capacités d’intervention rapide en cas de coupure. La filiale locale du géant français des télécoms Orange dit avoir recensé plus de 130 incidents au cours des trois derniers mois, certains nécessitant jusqu’à 72 heures pour être résolus. Batongue a ajouté que les réparations multiples affectent la qualité globale des services, tant pour la voix que pour les données. «Ce qui nous rend encore plus impuissants, c’est la gestion monopolistique de la fibre optique par l’opérateur historique et public, Camtel, selon la volonté du gouvernement. Les nombreuses coupures de cette fibre optique ces derniers mois sont la principale cause de cette dégradation continue, comme le reconnaît d’ailleurs le régulateur dans son communiqué. Petite illustration : au cours des trois derniers mois seulement, nous avons subi plus de 130 coupures de la fibre optique, avec des délais de rétablissement de plus en plus longs, certains pouvant durer 72 heures», a-t-il déclaré.

 A en croire ce dernier, ces coupures sont souvent liées à des travaux de génie civil, mais aussi parfois à des actes de vandalisme. «Ce qu’il faut savoir, c’est que, au-delà des conséquences directes sur les consommateurs pendant la durée de la coupure, les multiples réparations entraînent aussi, de facto, une dégradation naturelle de la qualité de service pour la voix et les données», a-t-il révélé.

L’état de la fibre au cœur des débats

En réponse aux différentes critiques, Camtel a reconnu l’existence de coupures de fibre, mais en attribue les causes à des facteurs externes comme le vandalisme ou les travaux de génie civil, tout en soulignant que la société ne peut pas être exonérée de toute responsabilité. L’opérateur historique a ainsi expliqué que ces interruptions, bien qu’indépendantes de sa gestion directe, ne sont pas sans conséquence pour la qualité du service.

L’Agence de régulation des télécommunications (ART), arbitre du secteur, a d’ailleurs récemment lancé un audit pour évaluer l’état de la fibre optique nationale. Les premières observations confirment la nécessité d’améliorer la maintenance de cette infrastructure clé, qui souffre d’une dégradation progressive. L’ART a également noté que d’autres facteurs, comme l’instabilité de l’approvisionnement en énergie, contribuent à aggraver les perturbations observées sur le réseau national. « Il ressort à l’issue des contrôles effectués par les équipes de l’ART que cette perturbation est causée par une offre insuffisante en énergie électrique, telle que constatée dans leurs réseaux actuels, et la difficulté d’approvisionnement des différents sites techniques des opérateurs d’infrastructures passives en carburant, surtout dans nos grandes métropoles. D’autre part, les multiples ruptures des câbles à fibre optique sur certains segments du réseau national aggravent la situation», a souligné l’ART.

Une responsabilité partagée

Si les opérateurs se renvoient la balle sur les causes exactes des dysfonctionnements, ils s’accordent toutefois sur la nécessité d’une amélioration générale des infrastructures et des services. MTN et Orange insistent sur le besoin d’une meilleure gestion de la fibre optique, tandis que Camtel invite ses concurrents à investir davantage dans leurs propres infrastructures pour répondre à la demande croissante de connectivité. Chacun reconnaît donc que des efforts doivent être faits à plusieurs niveaux pour garantir une meilleure qualité de service à l’ensemble des abonnés du pays.

Insalubrité: Une solution provisoire de 200 millions de FCFA pour assainir la ville de Yaoundé

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Le 3 septembre 2024, le ministère des Finances a octroyé une enveloppe de 200 millions de FCFA à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) pour soutenir les opérations de collecte des ordures ménagères dans la ville. Ce financement exceptionnel vise à appuyer l’initiative « Coup de poing, Yaoundé sans poubelles », lancée le 18 juillet 2024 par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain, pour éradiquer l’insalubrité dans la capitale.

Un appui financier limité

Sur les 200 millions de FCFA, 150 millions, soit 75 % de la dotation, seront utilisés pour subventionner le carburant des entreprises Hysacam et Thychlof, prestataires en charge de la collecte des déchets. Cet appui répond à la nécessité de relancer l’efficacité des opérations de ramassage, lourdement affectées par le manque de financement, comme l’avait souligné Luc Messi Atangana, le maire de Yaoundé, dans une correspondance du 4 septembre. « L’insuffisance des moyens de base empêche ces entreprises de se déployer de façon régulière et efficace », avait-il déploré, appelant à une intervention financière urgente du gouvernement.

Par ailleurs, 35 millions de FCFA seront répartis entre les sept communes d’arrondissement de la ville pour continuer les efforts de propreté, dont 5 millions spécifiquement pour la CUY. Les 15 millions restants serviront à financer les opérations d’embellissement de la ville à l’approche des fêtes de fin d’année. Cependant, malgré ces mesures, les autorités locales et plusieurs observateurs estiment que cet appui financier reste largement insuffisant pour relever les défis grandissants de la gestion des déchets à Yaoundé.

Des besoins financiers sous-évalués

En 2016,  le directeur général d’Hysacam, Jean-Pierre Ymele, avait estimé qu’un budget annuel de 15 milliards de FCFA était nécessaire pour une gestion efficace des ordures à Yaoundé. Cette estimation, déjà jugée insuffisante à l’époque, devrait aujourd’hui être revue à la hausse en raison de la croissance démographique.

Pour tenter de pallier ces carences, la CUY a lancé en juin 2024 un appel d’offres international visant à recruter de nouveaux prestataires pour la collecte des déchets, avec un budget prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA. La date limite pour la soumission des offres a été prolongée jusqu’au 20 septembre 2024, les entreprises sélectionnées devant prendre en charge l’ensemble des opérations de ramassage, de transport des ordures et de nettoyage de la ville.

Une solution durable encore attendue

Bien que les efforts se multiplient, la situation de l’insalubrité à Yaoundé demeure critique. Dans l’immédiat, une nouvelle opération de nettoyage devrait démarrer cette semaine sous l’égide du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea.

Prévue pour durer un mois, elle mobilisera les camions d’Hysacam pour des collectes régulières dans les communes d’arrondissement, avec un focus particulier sur les zones sensibles telles que le centre-ville, les axes prioritaires et les lieux diplomatiques, scolaires ou hospitaliers.

Néanmoins, ces actions ponctuelles, bien que nécessaires, ne suffiront pas à résoudre les problèmes de fond que rencontre Yaoundé. Sans un financement adéquat et une gestion rigoureuse, l’objectif d’une ville propre et saine semble encore loin d’être atteint.

RELANCE ÉCONOMIQUE : Afriland First Bank décroche 13 milliards de FCFA pour financer 200 PME

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C’est un souffle nouveau pour les PME camerounaises. Dans le cadre de son plan de relance post ­Covid­19, la Banque islamique de développement a mis à leur disposition une ligne de financement de 22,2 millions de dollars, soit environ 13 milliards de FCFA. Un fonds de relance pour les entreprises ayant été durement éprouvées par la crise sanitaire. Le Contrat d’agence de ce mécanisme a été signé ce lundi dernier à Yaoundé, par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) et Célestin Guela Simo, directeur général d’Afriland First Bank.

Cette ligne de financement est mise en place par la BID dans le cadre de la seconde phase de son Plan stratégique de Préparation et de Réponse à la Pandémie de covid­19 (PSPR). Si cette deuxième phase est consacrée à l’appui au secteur privé, la première phase de l’aide de la BID, d’une enveloppe de 16 milliards de FCFA « a servi à financer le plan de la riposte du gouvernement à cette pandémie dans son volet santé. Il était question de stabiliser au plan macro­économique », a précisé Alamine Ousmane Mey, par ailleurs gouverneur de la BID. Elle a pour objectif de renforcer la compétitivité des PME impactées par cette pandémie et de contribuer davantage à la création de richesses, la réduction de la pauvreté et le chômage dans notre pays.

Ce financement permettra, apprend­-on à 200 PME de moderniser leurs équipements, d’accroître leurs capacités de production et de transformation, et de renforcer leur autonomie en matière d’approvisionnement et d’acquisition des intrants. Spécifiquement, la ligne de crédit est dédiée aux PME qui font dans l’agro-industrie, dans la transformation du bois et celle qui sont dans la transformation du coton ­textile ­cuir confection. Des objectifs qui sont en phase avec la matérialisation de la politique de l’import­-substitution. « Afriland First Bank à travers sa fenêtre islamique se réjouit de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de ce projet. Fort de notre expérience dans le financement des PME et de notre maîtrise des instruments de finance islamique, nous sommes convaincus que ce programme apportera un impact direct et durable sur l’économie camerounaise » s’est réjoui, le DG de l’institution bancaire, Célestin Guela Simo.

Pour bénéficier de ce fonds, « il faut être une PME conformément à la loi camerounaise, avoir un chiffre d’affaires compris entre 0 et 3 milliards de FCFA, et justifier que la PME existait avant l’avènement du Covid-­19 en 2020, avec des activités conformes aux principes de la finance islamique », a détaillé Bobbo Mamoudou, coordonnateur du Projet ligne de financement pour soutenir les PME en vue de la relance économique post Covid­19. Et de poursuivre : « il est attendu la sauvegarde de près de 350 emplois et l’opportunité de création d’environ 800 emplois supplémentaires à ces projets ».

La coopération avec la BID s’est étendue à de nombreux secteurs clés de l’économie camerounaise, notamment les infrastructures, la santé, l’éducation et l’agriculture. Le portefeuille actuel de projets financés par la BID au Cameroun représente un montant total de 582,436 milliards de FCFA.

ALAMINE OUSMANE MEY, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat)

« Accompagner les PME à reconstituer leur capacité de production »

Nous avons tous en mémoire les conséquences de la pandémie de Covid­19, au début de l’année 2020, et les dispositions qui ont été prises par les différents États pour faire face à ce défi. Notre pays, le Cameroun, sous la très haute instruction du président de la République Paul Biya, a initié un plan de riposte, d’abord pour faire face au plan sanitaire de la pandémie, ensuite pour stabiliser le plan macroéconomique et enfin pour relancer les activités économiques.

Si, dans la première phase, la BID nous a soutenus à hauteur de 16 milliards de FCFA pour l’acquisition de matériel et d’équipements sanitaires, il est aujourd’hui question de rétablir les capacités des entreprises qui ont souffert de cette situation due au double choc sur l’offre et sur la demande. Suite aux difficultés rencontrées par ces entreprises pour écouler leurs produits, à poursuivre leur activité faute de fonds de roulement, ou souvent en raison d’équipements devenus obsolètes, cette seconde phase voit à nouveau le groupe de la BID accepter d’accompagner notre pays, en l’occurrence les PME, sur la base des principes qui encadrent la finance islamique.

L’institution bancaire qui dispose de cette fenêtre islamique est Afriland First Bank, qui a été sélectionnée pour agir comme agence d’exécution. Cette agence d’exécution met en œuvre des mécanismes différents des mécanismes traditionnels classiques du crédit. À travers ces opérations d’achat et de cession d’actifs, elle veille à ce que la marge dégagée ne dépasse en aucun cas les 6%. Cela vous donne une idée de la volonté d’accompagner ces entreprises à reconstituer leur capacité de production, leur fonds de roulement, et à revenir avec beaucoup plus de force sur le marché intérieur et international. C’est la volonté du Cameroun. Et pour ce faire, en plus des différentes initiatives déjà en cours, cette fois­-ci ce sont 13 milliards de FCFA (22,2 millions de dollars) qui vont être alloués aux PME sélectionnées conformément aux critères établis auprès d’Afriland First Bank pour bénéficier de ces ressources dans la perspective d’une relance économique forte, durable et inclusive.

Voilà tout le sens de cette convention d’agence qui vient d’être signée et qui sera donc au bénéfice des PME camerounaises impactées par la Covid­-19 et ayant jusque-­là bénéficié du soutien de l’État camerounais et de l’accompagnement du secteur bancaire national, mais aujourd’hui avec beaucoup plus de moyens financiers.

YOUSSOUFA BOUBA, directeur général adjoint, Afriland First Bank

« En 10 ans de coopération, nous avons pu lever près de 100 milliards de financement avec le groupe de la BID »

Il faut dire que ce n’est pas la première opération du genre. En 10 ans de coopération, nous avons pu lever près de 100 milliards de financement avec le groupe de la BID. Cette opération vient à point nommé, parce qu’elle nous permet de soutenir les PME dans leur quête de relance après la Covid­19.

Nous sommes une banque spécialisée dans la finance islamique. Les critères de sélection pour avoir accès à ce financement sont d’être une PME camerounaise et de présenter une certaine activité en relance, car nous voulons bien soutenir les PME qui ont été impactées par la pandémie de Covid­19.

Il y aura forcément des études qui seront faites pour pouvoir décliner les critères. Tous les secteurs ont été impactés par le Covid­19, ce qui fait que toutes les PME évoluant dans ces secteurs sont concernées.

Inondations à l’Extrême-Nord: des promesses de solutions durables aux oubliettes

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Le 17 septembre 2024, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration Territoriale (Minat), a rallié la région de l’Extrême-Nord pour apporter l’aide présidentielle de 350 millions de FCFA aux victimes des inondations. Bien avant son départ, le membre du gouvernement a pris le soin de circonscrire, au cours d’un point de presse, le type de sinistrés éligible à cette dotation spéciale de Paul Biya.

A en croire ce dernier, seules les personnes dont la vulnérabilité a atteint un point critique seront prises en compte. Quant aux autres, il faudra encore attendre. «Il y a des gens qui souffrent du fait des inondations. Ils n’ont plus de maison, ni d’aide financière et matérielle. Les 350 millions de FCFA concernent d’abord les gens qui sont directement impactés par les inondations. Il faut qu’on insiste sur le mot vulnérabilité. Donc si vous n’êtes pas dans la catégorie des gens vulnérables, vous n’êtes pas éligible à l’aide présidentielle.», a­-t-­il déclaré.

Pour répondre à ceux qui se plaignent de la modicité de cette aide, qui selon eux ne peut substantiellement soulager les victimes, le Minat a tenu à préciser qu’il ne s’agit que d’une partie des fonds mobilisés pour aider les sinistrés. À en croire ce dernier, Paul Biya a ordonné le décaissement en urgence d’une somme de 1,6 milliard de FCFA, déployée sur plusieurs fronts.

«Il y a des digues qui ont lâché qu’il faut reconstruire. Il faut savoir qu’au moment où je suis en train d’aller distribuer l’aide présidentielle, on répare certaines digues qui ont lâché. De l’argent a été débloqué pour ça. Quand vous prenez tout ça, les sites de recasement, les digues qu’on est en train de réparer, si on fait le point de ce que le chef d’Etat a débloqué on est dans 1,6 milliard de FCFA», a-­t­-il précisé.

UNE GESTION PRÉVENTIVE INEFFICACE

Ce discours qui tente de mettre subtilement en avant la magnanimité de Paul Biya n’est que du recyclage. Paul Atanga Nji l’a déjà sorti en 2022 dans les mêmes circonstances. Il était venu apporter cette fois encore, une aide d’urgence aux populations de l’Extrême-Nord, victimes de fortes inondations qui selon un rapport d’étape du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies avaient causé au 31 août 2022, la mort de deux personnes et de 2 700 animaux, détruits 5 443 abris et inondés 1 500 hectares de champs etc. La seule différence notable est qu’il avait en sus, annoncé la réalisation «d’une étude profonde des causes des inondations et des mesures appropriées à prendre pour juguler ce problème», commandée, révélait-­il, par le président de la République.

Deux ans après, on n’a toujours aucune nouvelle de cette analyse ainsi que des solutions préventives qui devaient en découler. Pour de nombreux observateurs avertis, c’est une preuve de plus des errements du gouvernement qui depuis plus de 10 ans, n’arrive pas à mettre en place une solution durable pour lutter contre les inondations dans l’Extrême-Nord. Pour certains c’est peut-être dû à un manque de volonté politique. Une hypothèse valable, surtout si l’on se rappelle que depuis 12 ans, le gouvernement traine dans son escarcelle à projets, une solution dont la viabilité a été attestée par une étude de faisabilité.

DES PROJETS AUX OUBLIETTES

Il s’agit de l’érection d’une digue entre Kousseri dans le Logone et Chari et la zone du bec de canard, dans le département du Mayo­-Danay. L’ouvrage qui doit traverser 60 villages sur 330 kilomètres est aux oubliettes, 12 ans après la promesse faite par le chef de l’Etat aux populations de Guirvidig en 2012, au lendemain des inondations qui ont causé la mort d’une trentaine de personnes.

D’un coût global de près de 1000 milliards, la réalisation de cette infrastructure qui a pourtant fait l’objet d’une étude de faisabilité qui a couté 1 milliard de F, a été remis au goût du jour en 2020 par le ministre de l’Economie, qui égrenait la liste des projets qui devaient être implémentés urgemment après les inondations enregistrés cette année-là.

Sauf que 4 ans plus tard, le gouvernement n’en parle même plus, lui qui avait fait miroiter la participation de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (Bad) à ce projet. En attendant, les populations doivent se contenter de la seule digue de Maga remise en état de 2016 à 2020 grâce au concours de la Banque mondiale. Malheureusement, celle­-ci cède régulièrement sous la pression des eaux du fleuve Logone.

CAF : le CHAN désormais ouvert aux joueurs évoluant en Afrique

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Au cours d’une réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) tenue ce 16 septembre 2024, Séidou Mbombo Njoya, vice-président de la Confédération et président du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) a annoncé que la prochaine édition du tournoi aura lieu du 1er au 25 février 2025. La compétition est prévue dans trois pays différents à la fois : le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Une situation qui a une implication sur le nombre de pays devant y prendre part. Ainsi, en raison du fait que les trois pays organisateurs sont d’office qualifiés, le prochain CHAN aura 19 participants.

Si les pays organisateurs sont connus, les (autres) participants, eux, restent inconnus. Les qualifications s’annoncent pour bientôt. « Les matchs de qualification seront disputés entre octobre et décembre 2024», a indiqué Séidou Mbombo Njoya. Dans quelques semaines donc. Le Cameroun n’a pas encore annoncé son programme de préparation. D’ailleurs les championnats nationaux d’élite n’ont pas encore repris. C’est dans ce vivier que devrait sortir le gros des effectifs.

C’est une édition qui augure une nouvelle ère pour ce tournoi réservé aux équipes nationales A’, celles réservées exclusivement aux joueurs des championnats nationaux. Désormais, la CAF va admettre les joueurs évoluant dans d’autres championnats mais sur le terrain africain. La décision n’est pas encore prise officiellement, mais il est clair que l’on end vers là ; à partir du moment où le président du Comité d’organisation du tournoi en fait l’annonce. Une ouverture qui était longtemps réclamée par nombre de syndicats et défenseurs des droits des joueurs, tant nombreux sont les footballeurs africains évoluant dans des championnats d’autres africains, et qui ne parviennent pas toujours à accéder aux équipes premières de leurs pays ; ce qui leur ferme les portes de la CAN. L’ouverture enfin acceptée par la CAF est une chance pour beaucoup de joueurs africains de talents évoluant dans des championnats aussi relevés que ceux d’Algérie, du Maroc, d’Egypte, d’Afrique du Sud, du Soudan, de RDC, mais qui ne sont pas souvent appelés en sélections premières, malgré leurs talents. Leur malheur étant qu’ils n’évoluent pas dans les championnats européens, et de plus en plus asiatiques.

Développement Local : Des microcrédits de 40 millions de FCFA distribués aux entrepreneurs à Obala

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L’institut agricole d’Obala, dans le département de la Lékié, région du Centre, a servi de cadre à une cérémonie qu’on évoquera peut-être, dans les années à venir, comme un évènement fondateur de la vulgarisation de l’entreprenariat dans cette circonscription administrative. 17 petites et très petites entreprises agropastorales évoluant dans les secteurs prioritaires de la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030, à savoir l’agriculture, l’élevage et l’agroalimentaire ont été réunis dans la salle de conférence de cette école afin de recevoir des financements qui devraient leur permettre de développer davantage leurs activités.

Cette opération porte la signature des associations initiatives d’Obala et de Bafoussam, qui font partie du Réseau Initiative France, composé de plusieurs organisations similaires à travers différents pays qui apportent un accompagnement technique et financier sur mesure, incluant un prêt d’honneur sans intérêt ni garantie aux entrepreneurs.

CONSISTANCE DU PROJET

C’est également une déclinaison du Programme Intégré de Valorisation et Transformation des Produits Agricoles et Agro-alimentaires (Transfagri), soutenu et financé par l’Agence française de développement (AFD) avec des fonds du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), un mécanisme qui permet de réorienter les fonds issus de l’annulation de la dette bilatérale du Cameroun vers des projets de développement. La délégation de l’Union européenne au Cameroun y a également apporté sa contribution financière, qui s’inscrit selon elle, dans le cadre de l’initiative Global Gateway.

Certainement pour témoigner de la vigueur de la coopération entre le Cameroun et la Team Europe, les ambassadeurs de France et de la délégation de l’Union Européenne au Cameroun, ainsi que la Directrice de l’Agence Française de Développement (AFD), Virginie Dago, étaient présents à cette cérémonie qui était présidée par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat).

C’est de leurs mains que les bénéficiaires ont reçu des chèques variant de un à 5 millions de FCFA, soit un montant total de 40 millions de FCFA. Marie, entrepreneure dans le secteur agroalimentaire à Bafoussam, confie que ce financement est un véritable « coup de pouce» pour développer sa petite entreprise de transformation de manioc. « Sans ce prêt, je n’aurais jamais pu acheter les équipements nécessaires pour augmenter ma production. aujourd’hui, je peux employer trois personnes et mes produits commencent à se faire connaître dans la région», explique-t-elle avec enthousiasme.

Paul, éleveur à Obala, partage également son expérience : «Le prêt d’honneur m’a permis d’agrandir mon cheptel. Avant, je n’avais que quelques têtes de bétail. Grâce à ce financement, j’ai pu acheter du matériel pour moderniser mon exploitation et je prévois même de commencer à exporter d’ici l’année prochaine. »

EXTENSION DE L’INITIATIVE

Les « Associations Initiative » constituent une approche révolutionnaire dans l’accompagnement des entrepreneurs camerounais, notamment dans les secteurs de l’agriculture, l’agroalimentaire et l’élevage. Elles sont conçues pour répondre aux difficultés rencontrées par les PME rurales, particulièrement en matière d’accès au financement. Selon le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, ce dispositif permet de lever plusieurs contraintes majeures, comme l’exigence de garanties souvent hors de portée des PME, ou encore les taux d’intérêt élevés pratiqués par les institutions de crédit classiques. Le prêt d’honneur, cœur du dispositif, est un outil clé pour encourager l’entrepreneuriat. Ce prêt, accordé sans garantie, à taux zéro, et avec des maturités longues pouvant atteindre cinq ans, est basé sur la confiance entre les parties.

Avec un différé de remboursement de 12 mois, il permet aux entrepreneurs de disposer du temps nécessaire pour développer leurs activités avant de commencer à rembourser. Fortes du succès des deux premières « Associations Initiative » à Obala et à Bafoussam, les autorités camerounaises prévoient de créer de nouvelles associations à Garoua et à Nkongsamba. Cette expansion géographique s’inscrit dans une volonté de toucher un plus grand nombre de bénéficiaires et de contribuer au développement équilibré des territoires. Le ministre de l’Economie a également annoncé la mise en place d’une instance faîtière des « Associations Initiative » au niveau national. Cette structure aura pour mission de coordonner et de superviser l’ensemble des associations à travers le pays, afin d’assurer une gestion harmonieuse et une pérennité du dispositif

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