samedi, avril 4, 2026
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Pénétrante Est : on accélère la production des pavés

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Ce matériau servira à la construction des voies de contournement dès la fin des pluies.

 Les travaux de chaussée de la pénétrante Est de Douala sont à l’arrêt du fait de la forte pluviométrie.  En attendant le début de la saison sèche pour la reprise des travaux, les entreprises chargées de l’aménagement des voies secondaires accentuent la production des pavés.

Il est donc question  de rendre ces pavés  disponibles pour exécuter les travaux des voies de contournement une fois que les pluies seront à l’arrêt. Il s’agit notamment des itinéraires Ari-logements sociaux (3,1 km), Ari-école publique de Yatchika (4 km) et collège CPLAN-Cimetière de Nyalla-Parisco (3,8 km).

 Au 9 octobre 2024, le taux d’avancement physique des travaux affiche un taux d’avancement de 75%, selon le ministère des Travaux publics.   Dans le détail, « la pose des caniveaux dans le sens 1 est quasiment achevée avec 8, 670 km réalisés (99%) et dans le sens 2 sur 8,470 km soit 97% d’exécution. Les bordures de type T3CS3 dans le sens 1 sont réalisées sur 7,620 km et dans le sens 2, s’étendent sur 2,140 km. S’agissant du dallage des trottoirs, dans le sens 1, la prestation couvre 6,500 km et 1,800 km dans le sens 2… », renseigne une publication de ce département ministériel.

Entamés depuis trois ans, les travaux de la deuxième phase de la pénétrante Est de Douala portent sur un linéaire de 9 KM. Pour un coût total d’environ 90 milliards de FCFA, cette phase consiste  entre autres à l’aménagement des voies alternatives, le déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone, l’élargissement de 2×1 voies à 3×2 voies de 3,50m, la construction de quatre giratoires (carrefour ARI, hôpital gynéco, Yassa et Japoma), la construction des ouvrages d’art et d’assainissement dont un échangeur type Pipo au Carrefour Yassa et un échangeur de Type Spda à l’entrée du stade de Japoma.

Sérail : Premiers actes présidentiels après le retour

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Au lendemain de son retour au pays, Pau Biya a procédé à des mouvements dans les forces de défense et de sécurité. En tout, cinq décrets présidentiels promulgués ce 22 octobre 2024. Le plus important, porte nomination du général de brigade Frédéric Ndjonkep Inspecteur général des armées. Le général Ndjonkep était à la tête de la 4ème Région militaire interarmées (Rmia) depuis juillet 2017. Il arrive à l’inspection générale des armées avec de nouveaux collaborateurs. Avec comme inspecteurs, le colonel Ayang Frédéric Enoh et le capitaine de vaisseau (lieutenant dans l’armée marine) Marcel Ele Mengue. Trois contrôleurs sont également nommés auprès du général Ndjonkep : il s’agit des colonels Bindjeme Anglade Bobet et Joseph Doum Mvondo, et du capitaine de vaisseau Gabriel Nitcheu. Comme conseiller technique, le colonel Pierre Constantin Ekanga. Pour le compte de la gendarmerie nationale, un nouvel inspecteur en la personne du colonel Abel Abdoulaye Amoa, et beaucoup d’autres personnels relevant de l’inspection générale e des services centraux de la gendarmerie nationale et des états-majors des armées.

Pour sa part, le colonel Jing Emmanuel Achu, attaché de défense près les ambassades du Cameroun en Rdc, au Gabon, en Guinée équatoriale et au Congo, est rappelé définitivement au Cameroun. Il est remplacé à ce poste qui a pour résidence Kinshasa, le capitaine de vaisseau Robert Bokwe.

Dans un autre décret, Paul Biya remanie dans les tribunaux militaires. Des substituts aux commissaires du gouvernement (procureurs) sont nommés dans les tribunaux militaires de Maroua (Elisabeth Bidoung), Ngaoundéré (Kevin Landry Hieshies), Ebolowa (Cédtic Wilfried Ndo Ndo) et Garoua (Franck Armand Amoa Ekani).

Remaniement ministériel

Paul Biya était attendu, il ne s’est pas fait attendre longtemps. Moins de 24h après son retour de son long séjour, le président de la République s’est annoncé par des mouvements au sein des forces de défense et de sécurités. L’on annonce de grands mouvements, tant l’homme est réputé mieux se concentrer en terre suisse, pour des sujets importants. Paul Biya a passé l’un, sinon le plus long de ses multiples séjours à Génève. A un moment où un remaniement ministériel est annoncé depuis des lustres. Le dernier datant de 2019. Il y a un peu plus de cinq ans. L’élection présidentielle est prévue en octobre 2025, et il est possible que l’homme que les partisans appellent à se représenter malgré son âge avancé, 92 ans dont 42 passés à la tête de l’Etat, pourrait satisfaire la demande de ces derniers. Lui qui demeure le candidat naturel du Rdpc, son parti, à l’élection présidentielle, selon les textes dudit parti. Quoi qu’il en soit, plusieurs membres du gouvernement sont déjà décédés dont un ministre plein, et le président de la République ne s’est pas bougé. Peut-être que le moment est venu de procéder aux remplacements et certainement à la redistribution des cartes.

IRPP: l’Etat a collecté 93,4 milliards de FCFA au premier trimestre 2024

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Entre janvier et mars 2024, l’administration fiscale camerounaise a collecté 93,4 milliards de FCFA au titre de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP). Un montant qui, bien qu’important, reste inférieur aux 108,3 milliards de FCFA prévus pour cette période, traduisant un taux de réalisation de 86,2%.

À l’échelle annuelle, l’administration fiscale s’est fixée un objectif ambitieux de 445 milliards de FCFA. Globalement, À la fin du mois de mars 2024, le montant total des ressources budgétaires mobilisées s’établit à 1 461,5 milliards de FCFA, affichant une baisse de 76,9 milliards (-5,0 %) par rapport aux prévisions du premier trimestre. Le taux d’exécution atteint 86,5 % de l’objectif initial, fixé à 1 690 milliards de FCFA.Cette baisse s’explique principalement par les résultats décevants liés aux emprunts et aux dons, qui ont fortement pesé sur les performances globales

 Cette situation met en lumière les difficultés rencontrées dans l’optimisation de la collecte de cet impôt, pourtant étendu à une plus grande variété de contribuables. En effet, l’IRPP concerne l’ensemble des personnes physiques qui perçoivent des revenus de sources diverses, telles que les traitements, salaires, pensions, rentes viagères, revenus financiers ou fonciers. Avant de s’acquitter de cet impôt, chaque contribuable est tenu de déposer une déclaration annuelle récapitulative de ses revenus auprès des services fiscaux, laquelle sert de base pour le calcul de l’impôt à payer.

Ce nouveau régime impose aux bailleurs de déclarer les revenus issus de la location de leurs biens immobiliers, aux actionnaires de renseigner leurs dividendes, et aux salariés du secteur privé d’inscrire leurs rémunérations mensuelles. Les commerçants, agriculteurs, artisans, propriétaires fonciers, ainsi que les professions libérales sont également soumis à cette obligation. La Direction générale des Impôts (DGI) précise que les souscriptions volontaires ont démarré dès la publication du communiqué du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui exhortait les contribuables non professionnels à déposer leurs déclarations au plus tard le 30 juin 2024.

DES SOUSCRIPTIONS TIMIDES

Face à une faible réactivité des contribuables, cette échéance a été reportée une première fois au 1er septembre, puis à nouveau au 1er décembre 2024. Malgré ces prolongations, le gouvernement fait état de résultats encore en deçà de ses attentes. «Le mouvement a véritablement pris corps, mais ce n’est pas encore la vitesse de croisière souhaitée », indiquait en mai dernier, Daniel Hippolyte Bickoe, chef de centre régional des impôts du Centre II.

Selon lui, les déclarations reçues sur les plateformes de la DGI sont bien en deçà des deux à trois millions attendues. Ce retard serait partiellement imputé aux difficultés de connectivité rencontrées dans certaines régions du pays. Toutefois, l’administration mise sur une plus grande implication civique des contribuables pour atteindre ses objectifs.

SANCTIONS POUR LES RÉCALCITRANTS

Pour les contribuables qui ne respecteraient pas les délais de déclaration, l’administration fiscale a prévu un ensemble de sanctions dissuasives. Parmi elles, le retrait du fichier actif des contribuables camerounais, une mesure qui rend impossible l’obtention d’un visa de sortie du territoire ou d’une attestation de conformité fiscale, indispensable pour contracter avec des fournisseurs d’eau et d’électricité, ou encore pour soumissionner à des marchés publics. En outre, toute déclaration effectuée au6delà de l’échéance légale, fixée au 1er  décembre 2024, pourra entraîner une amende équivalente à 10% du montant de l’impôt dû.

Hervé Makebel : « Les pays en développement demandent plus de fonds pour s’adapter au Changement climatique »

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HERVÉ MAKEBEL, expert en finance climatique, chef du département Climat Jeunes Volontaires du Cameroun

Quelles sont les différentes sources de financements climatiques ?

D’emblée, la finance climatique est entendue comme un financement visant à promouvoir les actions et initiatives d’atténuation (réduction des émissions/séquestration des GES) et d’adaptation (renforcement des systèmes humains et naturels face aux risques climatiques). On distingue ainsi deux principales sources : publiques et privées. Les sources publiques peuvent provenir des bailleurs de fonds internationaux (GCF, GEF, AF, etc.), du financement national (budget national, impôts et taxes, etc.) ou encore de la taxe carbone. Les sources privées incluent des donateurs privés (philanthropies, RSE), des institutions financières (banques, compagnies d’assurance, fonds de pension, gestionnaires d’actifs, etc.), des entreprises, des ménages et même les marchés du carbone. Notons toutefois une troisième catégorie appelée financements innovants, pour laquelle des discussions sont en cours concernant leur encadrement. Parmi ces mécanismes, on trouve les obligations vertes (Green Bonds), les échanges de dette contre action climatique (Debt-for-Climate Swaps), la taxe carbone internationale, la taxe sur les transactions financières, le financement basé sur les résultats (Results-Based Finance), le financement mixte, les mécanismes d’assurance climatique, les fonds souverains climatiques, ou encore les cryptomonnaies vertes, entre autres.

Des objectifs de financement climatique ont été fixés pour préserver l’environnement, notamment le projet des 100 milliards de dollars, qui n’a pas atteint les résultats escomptés. Aujourd’hui, les perspectives portent sur une augmentation de la cagnotte à 1300 milliards de dollars, soit dix fois plus que la précédente recommandation, est-il possible de croire que les prochaines, qui seront adoptées lors de la COP 29, pourront aboutir ?

Nous restons optimistes quant à l’aboutissement des recommandations de la COP29, prévue du 11 au 22 novembre 2024. Il faut noter que le projet des 100 milliards USD était avant tout politique et visait à rétablir la confiance entre les parties. Il n’était ni fondé sur des éléments scientifiques, ni dérivé des besoins des pays en développement. Actuellement, des discussions et négociations sont en cours pour la validation et l’adoption d’un nouvel objectif collectif chiffré (NCQG en anglais), qui serait davantage aligné sur les besoins des pays en développement (PED), d’où le montant de 1300 milliards USD/an jusqu’en 2030. Les parties et observateurs continuent d’en débattre tout en tirant les leçons de l’objectif des 100 milliards de dollars, notamment en ce qui concerne la mobilisation du financement climatique. Lors de la COP26 à Glasgow en 2022, un programme de travail ad hoc avait été lancé pour initier les délibérations du NCQG, lesquelles devraient théoriquement aboutir à la COP29. Les pays en développement plaident pour une augmentation du financement pour l’adaptation, afin de rééquilibrer l’allocation des fonds entre atténuation et adaptation. Bien que des fonds comme le Fonds Vert pour le Climat (FVC) aient commencé à adopter des stratégies plus équilibrées, le financement climatique reste disproportionnellement orienté vers l’atténuation. Ce déséquilibre est regrettable, car les PED ont davantage besoin de fonds pour l’adaptation. Nous espérons que les recommandations de la COP29 changeront la donne grâce à un NCQG révisé.

Les acteurs de la lutte contre la détérioration de l’environnement, notamment Greenpeace Afrique, ont formulé des doléances auprès du président du groupe africain de négociation (AGN) concernant le nouvel objectif collectif et quantifié, qui inclut l’obligation pour l’industrie des combustibles fossiles et d’autres secteurs fortement émetteurs de payer des taxes pour les dommages causés par leurs produits. Si ces doléances venaient à être adoptées lors de la COP29, quelles seraient les mesures prises pour contraindre les pollueurs à s’acquitter de ces taxes ?

Quelles que soient les mesures qui pourraient être adoptées à l’issue de la COP29, il faut tenir compte des rapports de force déséquilibrés, des influences et des enjeux nationaux, qui illustrent la complexité de leur mise en œuvre. Celle-ci dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels la volonté politique des États, qui est primordiale. Ensuite viennent des facteurs secondaires tels que la coopération internationale, la capacité à surmonter la résistance des industries concernées et les réalités économiques et de développement propres à chaque continent, notamment en Afrique. Parmi les mécanismes qui pourraient contraindre les pollueurs à payer, on pourrait envisager : des comités de conformité pour surveiller les engagements et imposer des sanctions économiques ou diplomatiques aux pays non-conformes ; un cadre juridique international imposant des obligations légales aux États signataires, qu’ils devraient transposer dans leur législation nationale ; la création d’un tribunal chargé de poursuivre les entreprises pour dommages climatiques et permettre des litiges transnationaux ; des obligations de divulgation pour les entreprises quant à leurs émissions et leur exposition aux risques climatiques ; des conditionnalités pour l’accès aux aides et financements, conditionnées à la conformité avec les objectifs climatiques ; des accords sectoriels fixant des objectifs et sanctions spécifiques pour les secteurs fortement émetteurs ; ou encore des fonds de compensation financés par des taxes sur les industries polluantes. Cette liste n’est pas exhaustive.

Les COP se succèdent, des recommandations sont adoptées sur les financements climatiques, mais rien ne fonctionne. Qu’est-ce qui bloque, selon vous ?

La principale entrave, selon moi, est le manque de volonté politique. Ce sont les États qui signent les accords et s’engagent à mettre en œuvre les recommandations. Les manquements observés jusqu’à présent découlent souvent de laxisme de la part des États, qui sacrifient l’environnement sur l’autel du développement « à toutva ». Par ailleurs, il y a une forme d’hypocrisie chez certains acteurs, notamment les pays développés, qui devraient fournir les financements publics aux PED. Il est incompréhensible que l’objectif des 100 milliards n’ait pas été atteint, alors que plus de 2 000 milliards USD ont été alloués à l’armement, 7 000 milliards USD aux hydrocarbures, et plus de 11 000 milliards USD à la relance des économies après le COVID-19. Il est donc évident qu’avec un peu de volonté, mobiliser 1 300 milliards USD n’est pas hors de portée pour les pays développés.

La fiscalité environnementale est largement utilisée dans les pays développés. Existe-t-il une politique fiscale similaire dans les pays en développement ?

Oui, plusieurs pays en développement ont adopté des politiques fiscales environnementales, bien que souvent à une échelle plus limitée et avec des approches différentes. De nombreux pays africains, par exemple, ont mis en place des taxes sur l’extraction des ressources naturelles, des droits d’accise sur les carburants, des taxes sur la pollution de l’eau ou de l’air, ou encore des incitations fiscales pour les énergies renouvelables. Au Cameroun et en Afrique Centrale, des systèmes de paiement pour services écosystémiques sont en cours de mise en œuvre, ainsi que des fonds environnementaux alimentés par des taxes spécifiques. Cependant, des obstacles subsistent, notamment des capacités administratives limitées et des préoccupations sur l’impact de ces politiques sur la compétitivité économique.

 Quels types de mesures fiscales peuvent être utilisées pour la gestion de l’environnement ?

Plusieurs mesures fiscales peuvent être utilisées comme instruments de politique environnementale. Parmi celles-ci, on trouve :

– Les taxes environnementales directes visant à dissuader les activités polluantes, comme la taxe carbone sur les émissions de GES, les taxes sur les polluants atmosphériques (NOx, SO2), ou les redevances sur l’extraction de ressources naturelles.

– Les incitations fiscales qui encouragent les comportements respectueux de l’environnement, tels que les crédits d’impôt pour les installations d’énergies renouvelables ou les exonérations fiscales pour les entreprises engagées dans le recyclage.

– Les systèmes de tarification basés sur le marché, comme les mécanismes de développement propre (MDP), les systèmes de plafonnement et d’échange (cap-and-trade) pour les émissions de CO2, ou les systèmes de compensation carbone.

Loyers des immeubles et revenus des domaines: l’Etat a capté 15,6 milliards de FCFA en 2023 en hausse de 212%

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Recettes fiscales non pétrolières
Direction Générale des Impots

En 2023, le Cameroun a collecté un total de 321 milliards de FCFA au titre des recettes non fiscales, soit une augmentation de 88,6 milliards de FCFA par rapport à l’année précédente. Parmi les différentes sources de ces recettes, les « Loyers des immeubles et revenus des domaines » restent relativement modestes comparés aux « Recettes de services », aux « Droits de transit pétrolier », aux « Cotisations pour retraite » et aux « Autres recettes fiscales », qui représentent plus de la moitié du total avec 305,2 milliards de FCFA. Malgré cette contribution plus limitée, le segment des « Loyers des immeubles et revenus des domaines » se distingue par sa progression spectaculaire.

 En effet, entre 2020 et 2023, les recettes issues de ce secteur sont passées de 5 milliards à 15,6 milliards de FCFA, soit une hausse de 212%. Ce résultat est attribué aux efforts du gouvernement visant à améliorer le rendement des recettes non fiscales. Selon le document, ces réformes ont porté sur le «renforcement de leur suivi auprès des administrations sectorielles et la sécurisation desdites recettes ».

AMBITIONS POUR LES TROIS PROCHAINES ANNÉES

Cependant, les autorités camerounaises estiment que cette marge de progression peut encore s’élargir. Pour cela, plusieurs mesures devront être rigoureusement mises en œuvre entre 2025 et 2027. Il est prévu, entre autres, l’élaboration d’un code général des recettes non fiscales, la dématérialisation des dispositifs de collecte, ainsi que l’identification de nouvelles niches de recettes. Ces réformes incluent également l’apurement des restes à recouvrer et le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la chaîne d’émission et de recouvrement.

L’objectif affiché est ambitieux : faire passer les recettes non fiscales de 321 milliards de FCFA en 2023 à 420 milliards de FCFA en 2027. « En somme, le recouvrement des recettes non fiscales au titre du triennat 2025-2027 sera orienté vers l’accroissement de leur mobilisation pour passer de 320 milliards en 2023 à 420 milliards en 2027 », peut-on lire dans le document susmentionné.

C’EST QUOI UNE RECETTE NON FISCALE ?

Présentant en août 2023 à Bangou, dans la région de l’Ouest, un exposé sur les «mesures d’optimisation des recettes non fiscales», Kamanda Moïse Alexis, Inspecteur des régies financières, a rappelé que ces recettes sont celles qui «ne sont liées ni à un impôt ni à une taxe ». Il a ensuite précisé que dans la nomenclature budgétaire de l’État, elles comprennent : «Le revenu du domaine de l’État : redevances et loyers pour l’utilisation du domaine de l’État, cessions d’éléments du patrimoine immobilier de l’État », ainsi que « Des recettes de services : il s’agit des droits et frais administratifs, ventes et accessoires de biens, ventes de prestations de services».

S’ajoutent également à cette catégorie des recettes non fiscales, «des cotisations aux caisses de retraite et de protection sociale des fonctionnaires et assimilés relevant des APU ; des droits de transit pétrolier (droit de passage du pipeline Tchad-Cameroun) ; et des autres recettes non fiscales, constituées notamment des produits financiers à recevoir, tels que les dividendes, amendes, condamnations pécuniaires et autres produits et profits divers ».

 Compétitivité: seulement 9% des PME ont une certification internationale

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 C’est l’un des résultats de  la cartographie des PME camerounaises réalisée  en 2023  par le Gecam avec l’appui du BIT.

 Plus de 400 000Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont recensées au Cameroun en 2023. Parmi elles, à peine 9% ont une certification internationale reconnue. Les chiffres découlent d’une étude réalisée en 2023 par le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) avec l’appui du Bureau International du Travail (BIT).  L’étude ne révèle pas les raisons du faible taux de certifications des PME locales.

Mais c’est une situation pas du tout avantageuse pour les PME. Car, la certification, surtout  si elle est reconnue au-delà des frontières, est un véritable atout pour l’entreprise.  La certification permet en effet de confirmer que les exigences des normes internationales, des spécifications industrielles ou des règles techniques, entre autres, sont respectées. Elle repose sur une évaluation de la conformité des produits, des projets, des processus ou des systèmes de management. Les certifications peuvent donc  donner accès à des marchés internationaux du fait de la confiance qu’elle confère. 

 L’étude révèle également qu’à peine 8% des PME disent financer des activités de recherche  et de développement ou disposent d’une unité pour ces questions pourtant cruciales pour leur compétitivité.

 Au Cameroun il existe diverses structures d’accompagnement à la compétitivité des PME. Mais elles restent peu connues de ces entreprises, estiment les autorités. Le Bureau de Mise à Niveau des entreprises soutient notamment les PME dans  la  démarche de certification depuis de nombreuses années. Il est de même pour l’Agence de la Norme et de la Qualité (ANOR). Pour l’éligibilité, il faut par exemple êtreune entreprise de droit camerounais avec capitaux majoritairement camerounais et en activité depuis au moins deux ans, disposer des capacités techniques et organisationnelles pour conduire un processus de mise à niveau, Produire des états financiers certifiés ou attestés.  L’accompagnement porte sur certaines filières telles que le bois, l’agroalimentaire, les BTP, le textile etc.

Réaction

 Achille Basilekin III, ministre des PME

 « Le fonds d’appui à la certification va voir le jour »

« Je voudrais revenir sur quelques chantiers en cours pour répondre aux préoccupations de la PME.  D’abord, nous avons l’ambition à travers  notre action commune de faire une information statistique sur les PME. Le second élément c’est que les informations continuent d’être disséminées pour que les dispositifs d’accompagnement soient connus.  D’un point de vue institutionnel,  nous ambitionnons de renforcer les structures d’incubation pour  qu’on débouche sur la professionnalisation du métier d’entrepreneur.  Nous allons approfondir avec l’Anor  et Lanacome, les tests de qualité et de certification des produits. Sur l’année en cours, ce ne sont pas moins de 300 PME qui ont été formées et nous allons continuer sur cette trajectoire.  Ce plaidoyer a été monté et le fonds d’appui à la certification va voir le jour afin que nous puissions justement accompagner les PME à acquérir les normes,  car nombreuses sont les PME qui n’ont pas la capacité de se financer. D’où l’intérêt de ce fonds qui pourrait prendre la forme de subvention de l’Etat. » 

Société Générale: Marème MBAYE reçoit une distinction du chef de l’Etat

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Le ministre des Finances a procédé le 18 octobre dernier à Douala, à la remise de distinction honorifique au nom du chef de l’État à titre exceptionnel  à Marème Mbaye Ndiaye. La sénégalaise qui a dirigé la filiale locale du groupe bancaire Société Générale reçoit ainsi la reconnaissance pour son leadership en faveur de plusieurs actions financières au profit du Cameroun. Elle a ainsi reçu la médaille de Chevalier de l’ordre national de la valeur.

« Ce que le Chef de l’Etat a surtout retenu, c’est que, sous l’impulsion de Madame MBAYE, la banque Société Générale Cameroun s’est particulièrement distinguée dans l’accompagnement de l’Etat du Cameroun, à travers l’émission de titres publics », indique le ministre Louis Paul Motaze.   Il ajoute que c’est grâce à cela que le niveau de mobilisation des financements du Trésor Public auprès des marchés financier et monétaire a particulièrement augmenté permettant de financer le budget de l’Etat.  Il en est de même de plusieurs projets d’infrastructures qui ont aussi obtenu des financements. Le leadership de Marème Mbaye Ndiaye a notamment contribué au succès de l’opération de rachat des Eurobonds à Paris, en 2021 par l’Etat du Cameroun.

 En dehors des marchés financiers, Marème Mbaye Ndiaye a fortement contribué au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).  On peut citer entre autres, l’Initiative << Growth with Africa » lancée en 2018, l’ouverture en juillet 2019 de la Maison de la PME au sein de Société Générale Cameroun afin de mieux répondre aux attentes des PME. La banque a aussi signé en novembre 2020, une convention d’un montant global de 10 milliards de FCFA avec la Banque Européenne d’Investissement pour le financement des PME.

Bien plus, à la tête de la  filiale locale du groupe bancaire français, Marème a  impulsé un soutien adapté à la PME pour faire face au choc lié à la pandémie de COVID-19. C’est ainsi qu’une  ligne de crédit, d’un montant de 25 milliards de FCFA, destinée aux PME Camerounaises affectées par la pandémie de COVID-19 a été créée au sein de la banque.

Vice -présidente du réseau bancaire d’Afrique subsaharienne,  Marème Mbaye Ndiaye totalise 24 années d’expérience professionnelle.  Elle  a rejoint le groupe Société Générale en décembre 2018,  après une carrière chez Ecobank.  Elle intègre le groupe français comme Directeur Général de Société Générale Cameroun,  avant d’être promue à la tête  de la Région Afrique Centrale et de l’Est, couvrant six pays. Le Cameroun, le Congo, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Mozambique et Madagascar.

Elle conduit aujourd’hui la dissolution de  cette région de Société Générale dont les filiales du Congo, du Mozambique, de Madagascar et du Tchad ont déjà été vendues. Le rachat de la filiale Cameroun n’est pas encore finalisé.

Réactions

 Louis Paul MOTAZE, ministre des Finances

 « Elle s’est illustrée par son plaidoyer en faveur de l’Etat du Cameroun sur les marchés financiers internationaux »

 « Sous la houlette de Madame Marème MBAYE NDIAYE, la banque Société Générale s’est également démarquée par : (i) le maintien de l’ouverture des agences dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest malgré le contexte sécuritaire ; (ii) la participation à la restructuration de la dette bancaire de la Société Nationale de Raffinage (SONARA). Ces derniers mois et, en sa qualité de Membre et Présidente du Comité d’Audit de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), elle s’est illustrée par son plaidoyer en faveur de l’Etat du Cameroun pour une plus grande visibilité sur les marchés financiers internationaux. »

Marème MBAYE NDIAYE, DG Société Générale Afrique Centrale et de l’Est

 « Cette médaille n’est pas une consécration, mais un ordre de mission »

« Cette médaille apporte une lumière à mon engagement professionnel: celui qui m’a permis, ces deux dernières décennies, de parcourir l’Afrique, du Sénégal à la Gambie, de la Gambie au Rwanda, du Rwanda au Togo et du Togo au Cameroun, sans compter la vingtaine de pays visités dans l’exercice de mes fonctions, toujours animée par la passion et l’enthousiasme qui m’ont fait revenir sur ce continent qui m’est cher à la fin de mes études supérieures, et cela pour poser ma modeste pierre à l’édifice de son développement.

Je considère à titre personnel que cette médaille n’est pas une consécration, c’est au contraire une obligation d’action. La médaille que vous venez de me remettre est en effet un << ordre de mission ». Pour continuer à servir dans mes nouvelles fonctions de Vice-Présidente et Porte- parole des Réseaux Bancaires en Afrique Subsaharienne du Groupe Société Générale et au-delà, selon mes forces, notre continent et notre pays le Cameroun. »

Le Minmidt désavoue Peak Minerals qui revendique l’acquisition de gisements miniers au Cameroun

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Le 15 octobre 2024, l’entreprise australienne Peak Minerals, spécialisée dans l’exploration minière, a annoncé avoir finalisé l’acquisition de trois projets miniers majeurs au Cameroun. Ces projets concernent deux sites d’uranium, Kitongo et Lolo, situés dans la région de l’Adamaoua, ainsi qu’un projet de rutile à Minta, dans la région de l’Est. D’après Peak Minerals, la société a acquis une participation de 80 % dans ces projets, à l’issue d’une période de due diligence, incluant des visites de terrain effectuées par son directeur, Phillip Gallagher, accompagné du géologue Dr Marat Abzalov, spécialiste reconnu dans l’exploration de l’uranium.

Cette annonce survient alors que Peak Minerals avait annoncé en juillet dernier l’organisation d’une levée de fonds de 1,02 milliard de FCFA, destinée à financer l’acquisition de permis d’exploration auprès d’African Future Minerals, Rafia Mining et Minta Resources. Pour les sites de Kitongo et Lolo, la transaction aurait permis à Peak Minerals d’obtenir six permis d’exploration couvrant environ 2 400 km², incluant des zones précédemment détenues par Mega Uranium et explorées jusqu’en 2011. Le projet de rutile à Minta, quant à lui, s’étendrait sur 8 800 km², avec des forages de reconnaissance ayant révélé des échantillons riches en rutile et en zircon, ainsi que des perspectives pour l’or et les terres rares.

«L’acquisition de ces permis marque une étape cruciale dans notre expansion en Afrique et nous ouvre des opportunités stratégiques, notamment dans l’uranium et le rutile », a déclaré Phillip Gallagher. Pour le Dr Abzalov, qui a dirigé des projets similaires en Australie, le sous-sol camerounais est prometteur. L’équipe prévoit d’ailleurs de lancer une nouvelle phase d’exploration d’ici la fin de l’année.

Un démenti catégorique du ministère des Mines

Quelques heures après l’annonce de Peak Minerals, une source au sein du ministère camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt) a fermement rejeté ces allégations. «Cette entreprise est inconnue de nos services et aucun permis ne lui a été attribué», a-t-elle déclaré. Ce n’est pas la première fois que le ministère dément les affirmations de Peak Minerals.

En juillet 2024, après la diffusion d’informations indiquant que le Cameroun aurait accordé plusieurs permis d’exploration, voire d’exploitation, à l’entreprise australienne, le ministre Fuh Calistus Gentry avait publié un communiqué officiel réfutant ces assertions. «À ce jour, la société Peak Minerals ne détient aucun permis au Cameroun et n’a jamais introduit de demande en ce sens », avait-il déclaré.

Le ministère avait également souligné que les permis d’exploration ne confèrent pas le droit d’exploitation mais permettent uniquement de mener des recherches pour mieux connaître le sous-sol. Il avait par ailleurs rappelé la stricte réglementation en matière d’exploitation minière au Cameroun, précisant que les permis de recherche n’assurent en aucun cas un droit futur d’exploitation.

Malgré ce démenti, nous avons tenté de joindre des responsables de Peak Minerals via les contacts fournis sur son site internet, afin d’obtenir de plus amples informations sur le mécanisme ayant permis à cette entreprise d’obtenir des participations dans les projets miniers susmentionnés. Au moment de mettre sous presse, la juniore minière australienne n’avait toujours pas répondu à nos sollicitations.

Paul Biya autorise un prêt de 49 milliards de FCFA pour réhabiliter les infrastructures d’eau potable à Douala

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« Le gouvernement a engagé la remise à remise à niveau des stations de production d’eau potable dans plusieurs villes secondaires (…) Les efforts nécessaires continueront d’être faits pour réhabiliter et étendre les réseaux de distribution de cette précieuse ressource, à l’intérieur de nos villes et villages, afin de la rendre plus accessibles aux ménages », a déclaré le chef de l’Etat, Paul Biya dans son message à la Nation à l’occasion de la fin d’année 2023 et du nouvel an 2024. C’est dans ce sens que le président de la République a signé le 17 octobre dernier un décret habilitant le ministre de l’Economie, de la Planification, et de l’Aménagement du territoire à signer avec la banque Eksport Finance de Norvège, un prêt d’un montant de 74,8 millions d’euros, soit environ 49,08 milliards francs CFA, pour le financement du Projet de réhabilitation et d’extension de la station d’adduction d’eau potable à Japoma dans la capitale économique du pays.

Cet acte présidentiel intervient quelques mois après la mise en service des installations des vannes du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (Paepys). Cette infrastructure apportera une réponse partielle aux besoins en eau potable dans la capitale économique. Il est évident : « la ville de Douala est une très grande agglomération : Nous allons réhabiliter la station de Massoumbou, qui va augmenter la capacité de 60 000 mètres cubes. Nous allons réhabiliter 20 forages industriels qui vont ajouter 40 000 mètres cubes. Nous allons réhabiliter et étendre la station de Japoma, qui apportera 68 000 mètres cubes supplémentaires. Et surtout, il y a le méga projet présidentiel qui est en cours de développement et qui va ajouter 400 000 mètres cubes d’eau par jour. Au total, nous envisageons une production additionnelle de 568 000 mètres cubes d’eau par jour. », avait indiqué Blaise Moussa, directeur général de la Camwater alors qu’il présentait au Salon de l’Action gouvernementale en juillet 2023, le Programme prioritaire quinquennal de planification stratégique du sous-secteur eau potable du Cameroun. C’est pourquoi le gouvernement s’est doté d’un mégaprojet d’adduction en eau potable de la ville de Douala et ses environs à partir du fleuve Wouri.

A l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait annoncé le démarrage de ce programme en 2024. A l’observation, le Projet de réhabilitation et d’extension de la station d’adduction d’eau potable à Japoma rendre dans le cadre du programme qui « consiste à renforcer l’offre en eau potable de la ville de Douala et ses environs, à travers la production supplémentaire de 400000 m3 par jour d’eau potable », avait expliqué Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee). Ce qui portera la capacité de production de la ville à 703400 m3 par jour contre 303400 m3 par jour, selon les estimations de 2021. Il est également question d’étendre le réseau de distribution et de renforcer les capacités de stockage de la Cameroon Water Utilities (Camwater), le concessionnaire du service public de production et de distribution.

Dans un contexte global, le directeur général de Camwater, a d’ailleurs lancé mercredi dernier, un vaste chantier d’amélioration de l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national. La société qui assure la gestion des biens et droits affectés au service public de l’eau potable en milieu urbain et périurbain au Cameroun, prévoit d’abord de finaliser environ 8 000 raccordements en attente d’ici le 15 novembre 2024, puis de déployer 200 000 nouveaux raccordements, dont 20 000 compteurs intelligents, sur l’ensemble du territoire d’ici le 15 novembre 2025.

BLAISE MOUSSA, Directeur général Camwater

« L’eau potable est aussi un besoin industriel »

L’eau potable est également utilisée à l’échelle industrielle. Par exemple, le secteur de la métallurgie et de la sidérurgie à Douala fonctionne aujourd’hui au tiers de sa capacité de production parce que l’eau potable disponible actuellement n’est pas à la mesure des attentes. Et vous savez l’importance de la métallurgie et de la sidérurgie dans notre PIB. Encore que le Cameroun, dans l’espace francophone d’Afrique noire, est leader dans la production des extrants métallurgiques et sidérurgiques. Cela signifie que si nous mettons à disposition plus d’eau potable industrielle dans la zone de Bassa et dans la zone de Bonabéri, la capacité de production sidérurgique principale et dérivée va s’accroître, renforçant ainsi la politique de l’import substitution, tout en atténuant les effets du déséquilibre de la balance commerciale.

Donc l’eau potable n’est pas seulement un besoin de consommation courante, mais aussi un besoin industriel. Il y a beaucoup d’entités industrielles qui fonctionnent grâce à l’eau potable. Toutes ces entités qui produisent des biens de consommation alimentaire sont plus sécurisées avec l’eau de Camwater. Il faut le dire clairement, parce que les gens ne le savent pas. Très peu de forages privés permettent de garantir la qualité de l’eau de Camwater et il est même impossible d’atteindre ce niveau de qualité. Il faut que ceci soit entendu. Car moi-même, je ne consomme que l’eau de Camwater, parce qu’elle est de qualité, mais surtout parce qu’elle est légère. Cette eau est aux normes, elle n’est pas très minéralisée, car nous maîtrisons tout cela. Quand une eau comporte un taux de minéralisation élevé, nous la mettons d’abord de côté, puis nous procédons à sa déminéralisation. Maintenant, je voudrais parler de l’eau de consommation courante pour des fins commerciales ou touristiques.

J’en profite ainsi pour interpeller les établissements de tourisme, notamment ceux de Douala, à venir vers Camwater. Il ne sert à rien de continuer à fonctionner avec des forages privés. D’ailleurs, cela coûte beaucoup plus cher : de la production d’eau, à l’entretien, jusqu’à la garantie de la qualité. Nous avons de l’eau disponible et nous prendrons toutes les dispositions pour que les établissements touristiques disposent de l’eau potable. Ceci est valable pour Douala, mais aussi pour l’ensemble des villes du pays.

Chanas Assurances SA : Igor E. Soya Bissaya et Henri T. Bayouak nommés PCA et DG

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Chanas Assurances SA fait sa mue. Lors du Conseil d’administration extraordinaire tenu le 17 octobre à Douala, Chanas Assurances SA a procédé à des changements significatifs au sein de sa direction. Igor Emmanuel Soya Bissaya et Henri Théodore Bayouak ont été respectivement nommés Président du Conseil d’Administration et Directeur Général de la société.

Occupant déjà un poste de conseiller au sein de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) qui est actionnaire majoritaire de Chanas Assurances S.A, Igor Soya Bissaya, le nouveau président du Conseil d’administration jouit d’une solide expérience au sein de cette institution stratégique pour l’économie camerounaise. Ce dernier était pressenti, il y a quelques semaines à la tête de Tradex, une des entreprises du groupe SNH (Chanas Assurances S.A., Chanas Assurances Vie S.A., Tradex, Hydrac).

De son côté, Henri Théodore Bayouak, nouveau directeur général de Chanas Assurances, bénéficie de plus de 27 ans d’expérience dans le domaine des assurances, aussi bien dans la gestion des opérations que dans la direction managériale. Titulaire d’un Master en Mathématiques appliquées aux finances et aux assurances de l’Université Polytechnique de Berlin, cet actuaire chevronné a gravi les échelons au sein de la société depuis sa nomination en tant que directeur général adjoint en juin 2019. Il remplace à ce poste de management Jeanne Nelly Bakang. « Ces nominations au top management de la compagnie s’inscrivent dans le processus de transformation visant à reprendre la place de leader du marché des assurances au Cameroun », lit-on dans le communiqué rendu public jeudi dernier.

Avec un capital social de plus de 6 milliards de francs CFA, la société estime qu’elle « dispose d’un actionnariat (composé de la Caisse nationale, de prévoyance sociale (Cnps), de Bange Bank Cameroun ainsi que la Snh Ndlr) solide et des actifs financières et immobilières important » pour atteindre cet objectif. Son positionnement dans le secteur des assurances IARDT (Incendie, Accidents, Risques Divers et Transport) témoigne en effet de son engagement à offrir des solutions adaptées pour protéger ses assurés contre les risques.

Sous la nouvelle direction, apprend-on, la stratégie de Chanas Assurances se cristallise autour d’une vision ambitieuse : « Rendre l’assurance accessible à tous ». Cette vision sera portée par l’innovation et la transformation digitale, deux piliers clés pour faire face aux défis actuels du marché.

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