mercredi, juin 3, 2026
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ROSINENGA : « Croissance », un voyage musical à la Case des Arts de Yaoundé

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L’attente touche à sa fin ! L’artiste ROSINENGA, étoile montante de la scène musicale, donne rendez-vous à son public pour un événement exceptionnel. « Croissance » : son concert live tant attendu le 30 janvier à Yaoundé. Plus qu’un simple spectacle, cette soirée promet d’être une véritable ascension artistique, un voyage envoûtant à travers des sonorités métissées et des rythmes en fusion. Ce concert s’inscrit dans la dynamique de la sortie officielle de son tout premier single, Mading, un hommage bouleversant à l’amour maternel, porté par une intensité émotionnelle rare.

« Mading » : Une ode à l’amour maternel

Plus qu’une simple chanson, « Mading » est une véritable déclaration d’amour aux mères du monde entier. À travers des paroles sincères et une mélodie envoûtante, ROSINENGA partage une émotion brute, un cri du cœur exprimant la force et le dévouement maternels. Inspirée par sa propre histoire et celle de nombreuses femmes, l’artiste livre une œuvre qui touche en plein cœur.

Pour donner vie à ce chef-d’œuvre musical, ROSINENGA s’est entourée de musiciens de renom. L’arrangement a été confié à Francis Mbe, tandis que les guitares sublimes de Guillaume Ondoua et Michel Mbarga apportent une touche vibrante au morceau. Petit Jean Abanda assure la batterie avec maestria, accompagné par Fabris Bonté aux percussions. Le saxophone envoûtant d’Arsène Lognyo, les accords profonds du pianiste Hervé Kuipo et les chœurs harmonieux d’Henri Okala et Rosinenga viennent magnifier cette production exceptionnelle.

Un concert à ne pas manquer

Le 30 janvier à Yaoundé, ROSINENGA promet un show inoubliable où la magie de « Mading » prendra vie sur scène. Entre émotions fortes et prestations envoûtantes, le public pourra découvrir toute l’étendue de son talent. Un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de musique et de belles émotions. Ne manquez pas cette soirée mémorable ! Venez vibrer au rythme de la « Croissance » et célébrer la puissance de l’amour maternel.

Les assureurs misent sur les tontines pour élargir leur clientèle

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Les tontines, ces regroupements d’épargne communautaire, représentent 12,5% du PIB camerounais, tandis que l’assurance vie peine à franchir la barre symbolique de 0,5%. Ce constat, évoqué en décembre 2022 par le Directeur général de Sanlam Assurance lors du Forum de la microfinance à Douala, illustre une réalité qui tend à perdurer. Avec un taux de pénétration de l’assurance plafonnant à 0,97% en 2022, selon l’Association des sociétés d’assurance du Cameroun (Asac), les assureurs sont à la recherche de solutions innovantes pour élargir leur base clientèle. Et les tontines, bien que majoritairement informelles, apparaissent comme un terreau fertile à explorer.

A LA CONQUÊTE

Les tontines camerounaises ne sont pas de simples cercles d’épargne. Ce sont des structures hybrides mêlant entraide, mutualisation des risques et financement collectif. Selon l’Asac, «elles fonctionnent comme des microbanques et micro-assurances, mais sans régulation stricte. En plus de leur rôle d’épargne solidaire, elles offrent des prêts et placent des fonds pour générer des revenus. Un modèle qui, s’il reste ancré dans l’informel, génère des flux financiers considérables ».

C’est dans ce contexte que les compagnies d’assurance cherchent à s’insérer. Une réflexion menée dans le magazine Assurances et Sécurité de l’Asac publié en décembre 2024, insiste sur la nécessité de repenser les offres pour séduire ces structures informelles. « Quels leviers et quels vecteurs devons-nous actionner pour capter les adhérents des tontines ? », s’interroge l’association.

 La réponse se trouve « dans une combinaison de mesures destinées à créer une symbiose entre l’assurance classique et les besoins spécifiques des tontines. L’objectif est de proposer des solutions adaptées, tout en surmontant les barrières socioculturelles et techniques qui freinent cette intégration », se convainc l’Asac. Pour persuader les tontines d’intégrer les services d’assurance, les acteurs du secteur envisagent une refonte de leur approche. L’un des premiers leviers identifiés par les assureurs pour s’intégrer au marché des tontines, est l’accompagnement des adhérents face aux risques inhérents.

En effet, «les tontines, bien qu’efficaces, présentent des failles, notamment en cas de décès d’un membre ayant bénéficié des fonds », croit savoir l’Asac. Pour y remédier, les assureurs proposent « des garanties décès adaptées, couvrant soit la mise individuelle de chaque adhérent, soit un plafond correspondant à l’épargne collective. Une telle couverture renforcerait la confiance des participants tout en réduisant l’impact des imprévus, une valeur ajoutée qui pourrait séduire les tontines ». L’innovation produit constitue un deuxième axe stratégique.

Contrairement aux produits classiques d’assurance-vie épargne, dont le cycle de vie est d’au moins deux ans, « les tontines fonctionnent sur des cycles annuels. Cette différence temporelle est cruciale pour des épargnants souvent pressés de disposer de leurs fonds », soulignent les assureurs. Pour s’aligner sur cet impératif de célérité « les compagnies d’assurance envisagent d’introduire des contrats plus courts, avec des intérêts réduits pour équilibrer la rentabilité. Une adaptation nécessaire pour se rapprocher des pratiques des tontines et répondre aux besoins immédiats des épargnants ».

 Pour finir, l’Asac rappelle que le succès des tontines repose sur leur ancrage culturel. Ces structures parlent de « caisse secours » pour désigner leurs dispositifs d’assurance, une expression empreinte d’espoir et de solidarité. À l’inverse, les assureurs utilisent des termes comme « assurance décès » ou « frais funéraires », des « vocables perçus comme anxiogènes », conclut l’association. Pour attirer les adhérents des tontines, «il devient impératif d’adapter le vocabulaire et les approches client. Les assureurs doivent non seulement simplifier leur communication, mais aussi s’aligner sur les pratiques locales, en intégrant des éléments de proximité et de confiance, valeurs clés des tontines », recommande l’Asac.

UN CADRE FISCAL POUR FORMALISER LES TONTINES

Outre les assureurs, l’État camerounais a également entrepris de formaliser les tontines. En 2022, la loi de finances a introduit un régime fiscal spécifique pour les entités à but non lucratif, incluant les tontines. Si elles échappent à des taxes comme l’impôt sur les sociétés ou la patente, les revenus générés par leurs placements deviennent imposables. Cependant, cette réforme a suscité des débats.

Les critiques pointent un risque de double imposition. Mais, comme le souligne le texte de loi, seule la plus-value générée par des activités lucratives est visée, à hauteur de 15% majorés de centimes communaux. « La structuration des tontines représente une réelle opportunité, tant pour les assureurs que pour l’État, dans notre quête commune de promotion de l’inclusion financière », affirme l’ASAC. Pour y parvenir, l’association insiste sur la nécessité de conjuguer pragmatisme et audace. « Il s’agit de développer des offres sur mesure et de tisser une relation de confiance avec ces structures solidaires. L’objectif ultime est clair : faire des tontines des alliées stratégiques dans la modernisation du paysage financier camerounais. »

Industrialisation: Quatre nouvelles cimenteries sont prévues en 2025

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Ces dernières années, six cimenteries sont été inaugurées au Cameroun. Cette année, quatre nouveaux projets vont venir enrichir le paysage industriel local. «(04) projets de construction de nouvelles cimenteries, tels que Central Africa Cement, Sinafcim, Yousheng Cement et Empire sont en cours d’installation, et deux desdits projets verront le jour au cours du premier trimestre 2025. Il s’agit de Central Africa Cement, Sinafcim, Yousheng Cement et Empire», a déclaré le membre du gouvernement qui a par ailleurs précisé que ces projets vont permettre au cameroun de se rapprocher d’un objectif de production de 12,5 millions de tonnes par an.

Le projet, porté par la société Yousheng Cement Co Ltd, contrôlée par des investisseurs chinois, prévoit l’installation d’une nouvelle cimenterie dans la zone portuaire de Douala, la capitale économique du pays. L’information a été rendue publique par Nana Aboubakar Djalloh, ministre délégué auprès du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, qui a invité la population à participer aux audiences publiques concernant l’étude d’impact environnemental du projet, organisées du 30 août au 4 septembre 2021 à l’École publique d’application de Joss II.

Parallèlement, dans la zone industrialo-portuaire de Kribi, la Société internationale du ciment (Sinafcim) envisage d’installer une unité de production de ciment. L’année dernière, des audiences publiques ont été organisées afin de recueillir les avis des citoyens sur l’étude d’impact environnemental et social du projet. Selon des informations glanées auprès de sources proches du dossier, cette cimenterie devrait avoir une capacité de production de 500 000 tonnes par an.

UN SECTEUR DYNAMIQUE

La filière cimenterie au Cameroun se porte bien. Cette bonne santé a été confirmée en 2024 par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Dans sa note de conjoncture publiée en juillet, cette institution indiquait que la production de ciment au Cameroun devrait connaître une hausse significative au troisième trimestre 2024, grâce principalement à la mise en production de la cimenterie Cimpor, inaugurée le 19 juillet 2024, par le premier ministre Joseph Dion Ngute. En réalité, cette cimenterie, dotée d’une capacité annuelle d’un million de tonnes, avait discrètement lancé ses activités dès juin 2023, mettant sur le marché deux produits : le Powercem 42.5 et le 32.5.

L’arrivée de Cimpor et de bien d’autres cimenteries a sonné le glas du monopole des Cimenteries du Cameroun (Cimencam). Après 48 ans de domination, Cimencam a vu émerger des concurrents comme Dangote Cement, Cimaf, Medcem et Mira Company. Avec la mise en service de ses unités de production de ciment, la capacité totale de production nationale atteint désormais 4,7 millions de tonnes par an, d’après les chiffres du ministère des Mines et de l’Industrie. Une performance encore insuffisante pour répondre à une demande projetée à 6,8 millions de tonnes en 2025.

 Malgré cette dynamique, les prix du ciment restent élevés, oscillant entre 5100 et 5300 FCFA pour un sac de 50 kg. Cette situation, souvent imputée aux coûts élevés d’importation du clinker, suscite le mécontentement des consommateurs. Pour tenter d’alléger ce fardeau, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé en décembre 2024 une réduction des prix de 100 à 150 FCFA par sac. Ainsi, le ciment 32.5R Multix de Cimencam est désormais vendu à 4300 FCFA à Douala et 4600 FCFA à Yaoundé, tandis que le 42.5R Robust est proposé à 4900 FCFA et 5200 FCFA dans ces mêmes villes.

L’impact du retrait des Etats Unis de l’accord de paris sur le climat

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Deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, sa décision de quitter l’accord de Paris, ajoutée à une relance des énergies fossiles, suscite des inquiétudes.

A peine 24 heures après sa prise de fonction officielle, le nouveau président américain  a signé un texte en vue du retrait des Etats Unis de l’accord de Paris.  Cet accord de 2015 ratifié par 196 parties à la Conférence des Nations unies sur le climat,  est un engagement pour ces pays à limiter le réchauffement de la planète d’ici à la fin du siècle à +1,5 °C.

« Les Etats-Unis ne saboteront pas leurs propres industries pendant que la Chine pollue en toute impunité. La Chine utilise beaucoup d’énergie sale, mais elle en produit beaucoup», justifie Donald Trump.  Cette décision est en accord avec  la politique énergétique que compte mettre en œuvre le nouveau président. Il est question de relancer l’exploration pétrolière et gazière dans le pays, conformément à sa promesse électorale soutenue par des géants du pétrole. Sa campagne   a d’ailleurs reçu un don de 75 millions de dollars (environ 47 milliards FCFA)  de l’industrie des combustibles fossiles.  C’est pourquoi parmi ses premières décisions,  se trouve la levée de l’interdiction prise par  l’ancien président Joe Biden, au sujet des forages off-shore au large de l’Alaska, dans le détroit de Béring. Cette politique de nouveaux forages pourrait ajouter 4 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires aux émissions américaines d’ici à 2030. Soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Union européenne et du Japon cumulées,  révèle une étude de Carbon Brief.

 Donald Trump est resté constant sur ses positions par rapport aux questions environnementales. En 2017, lorsqu’il est élu pour la première fois à la tête du pays, il avait également décidé de se retirer de l’accord de Paris, qu’il qualifie d’ « arnaque unilatérale et injuste ».  Cette décision avait  nécessité trois ans pour se concrétiser en raison des règles de l’accord.  Joe Biden, avait  ensuite réintégré l’accord en 2021.

Selon les procédures des Nations unies, il faudra  attendre un an, soit jusqu’en 2026 avant que le retrait de l’accord de Paris soit officialisé. Mais déjà, plusieurs analyses qualifient cette décision de Trump de  coup dur pour les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique et une menace pour les financements climatiques. L’Afrique pourrait payer le lourd tribut, car elle  dépend des financements pour sa transition énergétique et son adaptation aux effets du réchauffement climatique.  

 Réaction

Ghislain FOMOU, expert en questions environnementales

 « L’une des principales conséquences serait la mobilisation des financements climatiques »

« La Chine et les États-Unis sont les deux plus grands pollueurs. Jusqu’ici, aucune de ces puissances pollueuses n’a respecté ses engagements de l’accord de Paris. Par cette déclaration, Donald Trump justifie une fois de plus son climato scepticisme. Si non pourquoi n’avoir pas pris plus tôt des mesures pour encourager les autres pays à prendre les mesures plus fermes pour respecter cet accord. À mon avis, la raison  avancée par Trump est un véritable cache sexe. Cette sortie sonne le glas de l’accord de Paris. Que restera-t-il de cet accord sans les plus grands pollueurs? Ceci aurait également quelques conséquences financières sur le financement des négociations sur le climat. Car 1/4 du financement de la convention des nations unies sur le changement climatique est supporté par les états unies. L’une des principales conséquences serait la mobilisation des financements climatiques. »

Présidentielle 2025 : Des chefs traditionnels en rangs derrière Paul Biya

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Au terme d’une réunion élargie du bureau exécutif du Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun tenue ce 27 janvier 2025, un appel à candidature a été lancé à l’endroit de Paul Biya, pour la présidentielle 2025. Dans la déclaration finale lue par le lamido de Guidiguis, l’association des chefs traditionnels du Cameroun, expliquent que « l’attention des chefs traditionnels du Cameroun a été particulièrement attirée par des propos diffamatoires envers le président de la République. Au regard de ce qui précède, le Conseil des chefs traditionnels a trouvé opportun de prendre une position claire, sans équivoque sur les sujets qui cristallisent désormais toutes les attentions à savoir l’élection présidentielle ». Mieux, « le Cameroun est  un pays complexe qui a besoin d’un homme d’expérience, sagesse, patriotisme et clairvoyant qui sont des atouts et des qualités indéniables, irréfutables pour notre pays dans un monde de plus en plus incertain. En qualité d’auxiliaires de l’administration, les chefs traditionnels du Cameroun prennent un engagement républicain à suivre les pouvoirs publics et à suivre toutes les mesures qui seront mises en jeu pour le bon déroulement du scrutin présidentiel», souligne la déclaration. 

Chefs traditionnels contre évêques

Les travaux placés sous la présidence de Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (Minat), avaient deux points à l’ordre du jour : l’appel à candidature à Paul Biya et l’élection du nouvel bureau exécutif de leur instance, après le décès de son premier président, Alim Hayatou, ancien lamido de Garoua, décédé en 2021. Pour l’autre point à l’ordre du jour, Guy Tsala Ndzomo, un chef traditionnel du département de la Lékié, région du Centre, a été élu à la tête de l’instance. Avec comme vice-président, le lamido de Maroua, Abdoulaye Yerima Bakari. « Le nouveau président du Conseil des chefs traditionnels du Cameroun a salué l’engagement des uns et des autres, qui a permis de « maintenir le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun ». Alors « c’est aussi  pour moi l’occasion tant attendue de dire merci du fond du cœur pour m’avoir soutenu pendant toute cette période dans les activités que nous avons menées ensemble. Merci pour confiance qui est pour moi un facteur de motivation et d’énergie revigorante et surtout pour vos soutiens multiformes ». En soulignant le fait que « la chefferie traditionnelle est l’institution fondamentale garante de notre identité culturelle, la base fondatrice de nos communautés et dépositaires de la base culturelle traditionnelle ».

Les chefs traditionnels s’alignent ainsi derrière les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, qui croient qu’à 92 ans, Paul Biya demeure leur candidat pour l’élection présidentielle d’octobre prochain. Cela arrive quelques semaines après une vague de dénonciations de la malgouvernance et de la mauvaise qualité de vie des Camerounais, portées par des évêques et archevêques.

Pour autant, il est à noter que ce ne sont pas tous les chefs traditionnels du Cameroun qui ont pris part aux travaux. Des critiques comme Jean Rameaux Sokoundjou de Bamendjou, n’ont pas ris part aux travaux du Palais des Congrès de Yaoundé.

CAN 2025 : Le Cameroun hérite de la Côte d’ivoire

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Les pays qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 savent désormais à quelles sauces ils seront mangés. Le tirage au sort effectué à Marrakech au Maroc ce 27 janvier 2025 a permis aux uns et aux autres d’être fixés sur leurs concurrents. Déjà, le match d’ouverture opposera le 21 décembre prochain le Maroc, pays organisateur, aux Comores. Si le Maroc est considéré comme un favori, les Comores savent tenir tête aux pays organisateurs. Le Cameroun l’a appris à ses dépens en janvier 2022.Dans ce groupe A se retrouvent également deux poids lourds du football africain : la Zambie et le Mali.

Le groupe B également présente les mêmes allures, avec l’Egypte, l’Afrique du Sud, l’Angola et le Zimbabwé. Le Nigéria a hérité dans le groupe C de la Tunisie, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

Les six groupes

Le Sénégal, champion d’Afrique 2021, et l’Algérie son prédécesseur, semblent mieux lotis. Le premier, logé dans le groupe D, aura comme adversaires du premier tour, la RD Congo, le Bénin et le Botswana. L’Algérie, elle, se retrouve dans le groupe E, aux côtés du Burkina Faso, de la Guinée équatoriale et du Soudan.

Le Cameroun, lui, hérite du champion en titre, la Côte d’ivoire. Un adversaire connu. Les matchs entre les deux pays sont des matchs de gueule, de confrontations allant parfois au-delà de la pelouse rectangulaire. Les deux « belles-familles » auront comme adversaires du premier tour le Gabon et le Mozambique, pour se départager. Sauf si les pronostics sont déjoués en défaveur de l’un ou l’autre gros calibre du groupe.

Yaoundé: Défaut de contrats et lourds impayés, Hysacam et Thychlof dressent les causes de l’insalubrité

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Un-camion-dHysacam-en-activite

Tout au long de l’année 2024, les rues, les caniveaux, les chaussées, les quartiers, ainsi que les lieux administratifs de Yaoundé ont été envahis par des montagnes d’ordures. Ces « visiteurs indésirables » ont contribué à enlaidir une ville qui souffre déjà d’avoir une voirie en piteux état. Pourtant, un espoir avait émergé à la mi-2024.

En juin, la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) a lancé un appel d’offres international avec un budget prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA. Ce processus a permis de désigner Hysacam comme gestionnaire deux des trois lots mis en compétition. Cependant, deux mois après ce développement, la réalité sur le terrain reste inchangée.

Prolifération des ordures

À Ngoa Ekelle, dans le 6ᵉ arrondissement de la ville de Yaoundé, le trottoir jouxtant le mur d’enceinte de la brigade de Melen II est devenu un immense dépotoir à ciel ouvert, où les ordures s’amoncellent chaque jour davantage. Malgré l’installation d’un bac à ordures dans cette zone, mesure exceptionnelle de la mairie de la ville, sa capacité limitée ne permet pas de contenir l’afflux des déchets.

Le même spectacle désolant s’observe ailleurs, notamment sur la route entre la chapelle Nsimeyong et le quartier Damase, au lieu-dit descente Victor Hugo où les déchets empiètent sur la chaussée, ou encore au quartier Melen, près du Carrefour. Même le centre-ville n’est pas épargné. En face du restaurant municipal situé non loin du ministère des Finances, les employés de ce lieu de restauration déversent leurs ordures dans un espace vert clôturé.

Sur l’axe entre le ministère des Postes et Télécommunications et celui du Commerce, les détritus jonchent la chaussée, tandis qu’entre le Carrefour de l’Amitié et Tropicana dans le 4e arrondissement de la capitale, des dépôts d’ordures sont régulièrement brûlés, répandant une fumée âcre et nauséabonde.

Hysacam, qui assure la gestion des déchets dans cinq des sept communes d’arrondissement de Yaoundé, minimise sa responsabilité. Si des lacunes subsistent dans la gestion des communes qui lui ont été attribuées (Yaoundé 1ᵉʳ, II, III, IV et VII), l’entreprise affirme que la situation à Yaoundé VI et III ne relève pas de sa compétence, car n’ayant pas soumis de candidature pour ces circonscriptions. À la Communauté urbaine de Yaoundé, une source évoque « une solution en cours » sans plus de précisions.

Toutefois, d’après notre source qui précise par ailleurs que l’appel d’offres lancé pour la gestion des déchets dans ces communes s’est soldé par un échec, elles ne seront pas abandonnées. « ces deux communes d’arrondissement ne seront pas abandonnées à leurs ordures ménagères. Des options s’offrent au maire de la ville. Il peut par exemple lancer une procédure normale de sélection d’un opérateur tout comme l’édile a la possibilité de recruter un nouvel opérateur par procédure de gré à gré », a-t-elle suggéré.

Solutions

Face à cette crise persistante, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain a organisé le 15 janvier 2025, une réunion pour tenter d’apporter des réponses. Rassemblant les responsables des entreprises de collecte Hysacam et Thychlof, les représentants des Communautés urbaines de Yaoundé et de Douala, ainsi que les maires d’arrondissements et diverses administrations, cette rencontre a permis de pointer les multiples causes de la prolifération des ordures.

Les prestataires citent notamment le non-paiement des factures, la non-contractualisation pour plusieurs exercices budgétaires, dont celui de 2025. Quant au ministre, elle évoque un manque d’engagement au niveau local. « Certaines communes, où l’on constate une vraie appropriation des questions d’hygiène, parviennent à rester propres. Les ordures, composées à 90 % de déchets ménagers, pourraient être transformées en compost biologique, une richesse inexploitée », a relevé le membre du gouvernement.

Comme solution urgente, Célestine Ketcha Courtès a annoncé le lancement d’une opération coup de poing de deux mois pour débarrasser les rues des immondices. Elle a également annoncé une dotation spéciale de 150 millions de FCFA pour chaque mairie d’arrondissement afin de financer des centres de regroupement des déchets et d’améliorer les collectes.

L’Etat choisit 2025 pour finaliser l’élaboration d’un cadre réglementaire pour le déploiement de la 5G

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photo générée par l'intelligence artificielle

«La finalisation du projet de cahier des charges pour l’établissement et l’exploitation des réseaux de communications électroniques de cinquième génération (5G) au Cameroun sera effective en 2025». Cette déclaration a été faite par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), lors de la cérémonie officielle de présentation de la feuille de route de son département ministériel le 23 janvier 2025. Qu’entend-on par ce projet de cahier des charges? Selon un expert en régulation des télécommunications, ce document est à la fois technique et réglementaire.

«Il s’agit d’un outil essentiel pour définir les conditions, obligations, et spécifications techniques et juridiques qui régiront le déploiement et l’exploitation des réseaux 5G au Cameroun.» explique-t-il. Il permettra d’encadrer plusieurs aspects, notamment : l’attribution des licences, via des appels d’offres ou enchères garantissant une gestion équitable du spectre de fréquences ; les normes techniques, pour assurer une conformité aux standards internationaux comme ceux établis par le 3GPP ; les obligations en matière de couverture, avec un accent particulier sur les zones rurales encore enclavées ; la qualité de service pour des débits élevés et une latence quasi inexistante ; les considérations environnementales, incluant la gestion des ondes électromagnétiques et la réduction de l’impact écologique. « Ce cahier des charges est une véritable feuille de route qui assure un déploiement maîtrisé et aligné sur les priorités nationales en matière de développement numérique, » conclut l’expert.

UNE VISION AMORCÉE DÈS 2024

Le processus d’élaboration de ce cahier des charges ne date pas d’hier. En avril 2024, le Minpostel a lancé un appel d’offres pour recruter un consultant chargé d’évaluer les modalités d’accès au spectre 5G et d’établir un cadre de valorisation économique et technique. Les missions confiées au prestataire étaient de réaliser un benchmark dans plusieurs pays développés et africains pour identifier les meilleures pratiques ; estimer les coûts d’accès au spectre et proposer des modèles de tarification ; évaluer les opportunités offertes par la 5G pour l’économie nationale ; analyser les recommandations des instances internationales comme l’UIT pour une adaptation au contexte camerounais ; proposer une stratégie de valorisation du spectre en vue de maximiser son impact économique.

Ce travail préparatoire s’inscrit dans un cadre plus large, piloté par le Comité Interministériel d’Attribution des Bandes de Fréquences (CIABAF), qui avait déjà identifié, en 2022, les bandes de fréquences propices au déploiement de la 5G, notamment la bande 3,3-3,8 GHz.

LES AMBITIONS DE MTN ET D’ORANGE CAMEROUN

Les opérateurs télécoms camerounais ne sont pas restés en marge de cette dynamique. En 2023, MTN affichait clairement ses ambitions de devenir le premier fournisseur de services 5G dans le pays. « L’introduction de la 5G sur notre réseau fait partie de nos ambitions. Nous sommes convaincus qu’elle apportera plus de modernité et permettra de désengorger les réseaux, » déclarait alors Mitwa Ng’ambi, ancienne directrice générale de MTN Cameroun. L’entreprise avait même adressé une demande d’expérimentation à l’Agence de régulation des Télécommunications (ART), démontrant ainsi son engagement à offrir aux Camerounais une connectivité de pointe.

De son côté, Orange Cameroun misait sur la sensibilisation et l’innovation. En janvier 2023, l’opérateur a inauguré un laboratoire 5G à Douala, un espace dédié à la formation des jeunes et à la stimulation de l’écosystème numérique autour des opportunités qu’offre cette technologie.

Une initiative saluée par plusieurs experts comme une démarche proactive pour anticiper l’avenir. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière d’infrastructures, de coûts d’accès, et de couverture équitable. Pour de nombreux observateurs, l’un des enjeux majeurs sera de convaincre le gouvernement de prioriser cette technologie tout en résolvant les problèmes de qualité de service des réseaux existants

Le Cameroun renonce chaque année à 400 milliards de FCFA de taxes pour soutenir l’économie

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Chaque année, le gouvernement camerounais renonce à une enveloppe colossale de 259,2 milliards de FCFA en exonérations fiscales. Une stratégie qui, selon la Direction générale des Impôts (DGI), s’inscrit dans une volonté de rendre les produits essentiels tels que le riz, le poisson et le blé accessibles à la majorité de la population.

L’année dernière, la DGI indiquait que pour le riz, l’État a adopté une taxation réduite à 5 %, loin du taux standard de 20 %, une mesure qui fait suite à une exonération totale appliquée entre 2008 et 2016. Ce dispositif coûte chaque année environ 52 milliards de FCFA au Trésor public. De manière similaire, le poisson, autre produit essentiel, bénéficie d’une fiscalité allégée représentant une perte annuelle de 58 milliards de FCFA. Quant au blé, matière première cruciale pour la fabrication du pain, les exonérations engendrent une perte de recettes de l’ordre de 30 milliards de FCFA par an.

Stimuler l’investissement et l’emploi

Outre les produits de grande consommation, le Cameroun mise également sur les avantages fiscaux pour dynamiser son économie. Selon la DGI, 190,2 milliards de FCFA sont ainsi consacrés chaque année à encourager les investissements et à stimuler la création d’emplois. Ces allègements ciblés visent à soutenir les entreprises, leur permettant de croître et d’embaucher davantage. En tout, ce sont 449,4 milliards de FCFA que l’État injecte annuellement dans ces différents mécanismes fiscaux

Ces impôts qui baissent ou qui augmentent en 2025

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Parmi les mesures phares, les droits d’enregistrement des baux à usage d’habitation enregistrent une baisse significative, passant de 5 % à 2 % en zone urbaine et de 2 % à 1 % en zone rurale. Une amnistie fiscale est également prévue pour régulariser les baux non enregistrés sans pénalités jusqu’au 31 décembre 2025. Les entreprises profitent elles aussi d’allègements fiscaux notables. Concrètement, seuls les contribuables exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale, avec un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions FCFA, seront désormais assujettis à l’impôt général sur les sociétés (IGS).

Allégements fiscaux pour les PME et les grandes entreprises

L’impôt sur les bénéfices des PME est réduit de 35 % à 25 %, tandis que celui des grandes entreprises diminue de 35 % à 30 %. Par ailleurs, le taux d’imposition sur les dividendes des PME est abaissé de 15 % à 10 %. Les droits successoraux, quant à eux, sont plafonnés à 5 % pour les patrimoines dépassant 500 millions FCFA, avec la possibilité d’étaler le paiement sur deux ans. Un abattement de 70 % est appliqué sur les indemnités versées en lieu et place d’avantages en nature, avec un seuil de franchise fixé à 1 million FCFA. L’abattement forfaitaire pour frais professionnels passe également de 4 800 000 à 8 000 000 FCFA par an.

Le volet environnemental occupe une place importante dans ces réformes. Les droits d’accises sur les véhicules électriques sont supprimés pour encourager leur importation et leur adoption. Les entreprises forestières certifiées bénéficient d’une réduction de la taxe d’abattage, qui passe de 3 % à 2,5 %. Dans le secteur énergétique, le tarif de la taxe spéciale sur les produits pétroliers applicable au gaz industriel est réduit de 60 à 50 FCFA par mètre cube.

Augmentations ciblées pour renforcer les recettes publiques

Pour compenser ces allègements, plusieurs hausses sont introduites. Une taxe spécifique de 4 FCFA par transaction s’applique désormais aux transferts d’argent, y compris ceux effectués via les banques et établissements de crédit. Les jeux de hasard subissent une hausse notable, avec une augmentation de la taxe sur les dépôts et retraits, qui passe de 0,2 % à 1 %. Par ailleurs, les droits de licence s’étendent désormais aux armureries et aux activités d’exploitation des jeux de hasard, tandis que les passagers de la classe premium des vols internationaux verront leurs droits de timbre aéroport augmenter à 75 000 FCFA.

Lutte contre la fraude fiscale et optimisation des recettes

Plusieurs mesures sont mises en place pour lutter contre la fraude fiscale. Les entreprises doivent désormais produire un état récapitulatif annuel de leurs gains. Une amende forfaitaire pouvant atteindre 50 millions FCFA est prévue pour l’utilisation de documents frauduleux. La déductibilité des commissions sur achats est limitée à 1 % du montant total, contre 5 % auparavant. Les consultants individuels sont soumis à une retenue à la source de 11 %. Enfin, l’impôt sur la plus-value immobilière s’étend désormais aux Sociétés Civiles Immobilières (SCI).

Le gouvernement introduit également des frais pour divers services administratifs. Les consultants étrangers devront s’acquitter de frais de visa représentant 5 % de leurs honoraires. L’ouverture d’un centre de formation professionnelle coûtera 150 000 FCFA, tandis que l’obtention d’un agrément pour exploiter des œuvres cinématographiques est fixée à 200 000 FCFA par an. Les entreprises devront s’inscrire au fichier national des PME moyennant 10 000 FCFA. Par ailleurs, la validation des prix des biens et services dans les marchés publics devient payante, avec des frais allant de 15 000 à 50 000 FCFA selon le type de commande.

Digitalisation et encadrement des marchés publics

Les acteurs économiques souhaitant obtenir un certificat électronique du ministère des Marchés publics (Minmap) devront désormais s’acquitter d’un paiement annuel de 100 000 FCFA. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de digitalisation accrue. Les entreprises sanctionnées dans le cadre des marchés publics devront payer une amende plafonnée à 1 000 000 FCFA pour reprendre leurs activités, soit jusqu’à 2 % du prévisionnel du marché suspendu. Les frais d’exploitation de la mercuriale sont désormais fixés à 10 000 FCFA par commande, et les validations de prix non référencés coûtent entre 15 000 et 50 000 FCFA.

La loi de finances 2025 prévoit également des ajustements pour les établissements financiers et les douanes. Les établissements de crédit bénéficient d’une révision du seuil de déduction automatique des créances irrécouvrables, qui passe de 500 000 à 3 000 000 FCFA. Enfin, la collecte de la TVA sur les activités portuaires et des droits d’enregistrement sur les véhicules d’occasion est confiée à la Direction Générale des Douanes et aux autorités portuaires.

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