mercredi, juin 3, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 127

Loi de finances 2025 : le Gecam déplore  une faible stimulation de l’activité économique

0
filter: 0; fileterIntensity: 0.0; filterMask: 0; captureOrientation: 0; module: photo; hw-remosaic: false; touch: (-1.0, -1.0); modeInfo: ; sceneMode: 8; cct_value: 0; AI_Scene: (0, 0); aec_lux: 62.0; aec_lux_index: 0; hist255: 0.0; hist252~255: 0.0; hist0~15: 0.0; albedo: ; confidence: ; motionLevel: 0; weatherinfo: null; temperature: 41;

Pour le patronat camerounais, la stratégie d’élaboration du budget de l’Etat cette  année repose plus sur l’accroissement des ressources de l’Etat que sur la promotion de la croissance.

« Peu d’incitations pertinentes » sont  relevées dans la loi de finances pour l’exercice 2025, commente le Groupement des Entreprises du Cameroun(Gecam). Dans  une note publiée ce mois de janvier, le patronat camerounais analyse  ce document cadre du gouvernement ainsi que la loi portant fiscalité locale.

Le budget de cette année s’équilibre en recettes et dépenses à la somme de 7 317,7 milliards de FCFA. Ce qui selon le Gecam,  traduit « une relative stabilité du budget de l’État comparativement à l’exercice 2024 ». Mais, les innovations qu’elle comporte ne sont pas assez incitatives pour les entreprises, estime le Gecam.  Il prend pour exemple  la disposition relative au droit d’accise spécial à l’importation des marchandises qui maintient  à 1 % le taux tel que prévu dans le cadre de la loi de finances 2022.  « Cette disposition contribue non seulement au maintien d’une hausse généralisée des prix, mais constitue une injustice dans la mesure où les droits d’accises sont censés impacter uniquement les prix de certains produits. Par ailleurs, certaines entreprises paient ce droit d’Accise spécial et supportent également à l’intérieur les Droits d’Accise spécifiques », écrit le Gecam.

 Au sujet de la loi portant fiscalité locale, le Gecam émet plusieurs réserves.  Le groupement commente en l’occurrence  l’extension des Centimes Additionnels Communaux (CAC) aux Droits d’accises (DA), aux Droits d’enregistrement sur la commande publique et à la Taxe Spéciale sur le Revenu (TSR) à un taux de 5 % du taux des droits ou taxes concernés. « Cette innovation devrait logiquement aboutir à une augmentation de la charge fiscale des entreprises ce qui la rend inopportune. De manière spécifique, relativement aux CAC sur les Droits d’Accises, si l’argument suivant lequel les produits passibles des DA sont des produits soit nocifs soit dits de luxe, l’extension des CAC aux Droit d’Accises contribue tout simplement à augmenter le taux de la taxe, et en conséquence la pression fiscale »,  soutient le Gecam.

Le Gecam termine son analyse en affirmant que la politique fiscale du gouvernement n’est pas de nature à favoriser la création des richesses.  « Il est malheureusement indéniable que l’objectif principal des lois examinées est l’accroissement des ressources de l’Etat, loin de la stimulation de l’activité économique, et donc de la croissance tant attendue. On note en effet que la politique budgétaire a pris le pas sur la politique économique»,  regrette le patronat qui se félicite cependant de ce que certaines propositions formulées à la DGI par le GECAM ont été prises en compte.  Il énumère entre autres,  la promotion socioéconomique et de l’import substitution, le civisme fiscal, l’amélioration de l’administration de l’impôt et les mesures visant à relever les secteurs d’activités sinistrés.

Ressources génétiques : Un trésor de 300 milliards de F CFA sous-exploité

0
image générée par intelligence artificielle

Le Cameroun est un véritable sanctuaire de biodiversité. D’après Hélé Pierre, ministre de l’Environnement et du Développement Durable (Minepded) le pays compte plus de 11 000 espèces répertoriées, dont 9 000 espèces végétales, 849 espèces d’oiseaux, 409 mammifères, 285 reptiles et 183 amphibiens. A en croire le membre du gouvernement, cette richesse biologique constitue une ressource précieuse pour plusieurs industries notamment : pharmaceutique, cosmétique, agroalimentaire et biotechnologique. « À l’échelle mondiale, les ressources génétiques sont au cœur d’une économie florissante, notamment grâce à la découverte de molécules aux propriétés thérapeutiques révolutionnaires. Plus de 1 000 espèces camerounaises font actuellement l’objet de recherches dans des laboratoires internationaux, avec un fort potentiel de valorisation industrielle », a-t-il indiqué.

UN POTENTIEL ÉCONOMIQUE COLOSSAL

Hele Pierre cite en exemple le Prunus Africana, un arbre endémique du Mont Cameroun, dont l’écorce est utilisée pour fabriquer le Tadenan, un médicament contre la prostatite. Entre 2004 et 2010, la production annuelle était de 592 tonnes, vendues en moyenne à 600 F CFA le kilogramme, générant 355 millions de F CFA par an pour les producteurs locaux. Or, selon des études de marché réalisées en Europe, la transformation industrielle d’un kilogramme de cette écorce peut rapporter jusqu’à 500 000 F CFA, soit une valeur marchande totale de 300 milliards de FCFA pour 592 tonnes.

 Le ministre est convaincu que si le Cameroun exploitait pleinement ce potentiel, en appliquant des mécanismes de partage des bénéfices inspirés du modèle brésilien (où l’État perçoit 1 % des revenus générés par la valorisation des ressources génétiques), jusqu’à 150 milliards de F CFA pourraient être injectés chaque année dans le Trésor public. « En émettant l’hypothèse que le bénéfice de ces entreprises est de 5% sur cette valeur marchande, cela correspondrait à un bénéfice net d’environ 15 milliards de FCFA. Si l’État captait 1 % de ces bénéfices, comme c’est le cas au Brésil, cela représenterait 150 millions de FCFA annuels. En extrapolant ce modèle aux 1.000 espèces camerounaises étudiées à l’étranger, le ministre estime que le pays pourrait générer jusqu’à 150 milliards de FCFA par an », projette-il.

ENCADREMENT ET INCITATIONS

Conscient de cette opportunité, le gouvernement camerounais met en place des mesures pour structurer le secteur et attirer les investisseurs. L’organisation du premier Forum national sur les ressources génétiques en est une. Cet événement visait à sensibiliser les parties prenantes (décideurs politiques, chercheurs, entreprises et communautés locales) à l’importance et au potentiel économique de ces ressources ; diffuser des connaissances sur les pratiques durables et les cadres législatifs, notamment en matière d’accès et de partage des avantages, conformément au Protocole de Nagoya ; Favoriser les partenariats entre l’État, les instituts de recherche et les acteurs privés pour une meilleure valorisation industrielle.

Pour rappel, le Protocole de Nagoya, adopté en 2010 sous l’égide de la Convention sur la diversité biologique, est un traité international qui encadre l’accès aux ressources génétiques et le partage équitable des bénéfices issus de leur exploitation. Il vise à éviter le pillage des ressources biologiques des pays en développement par les industries pharmaceutiques et cosmétiques étrangères, en garantissant des compensations aux États et aux communautés locales.

DES DÉFIS À RELEVER

Malgré son potentiel économique, la valorisation des ressources génétiques camerounaises se heurte encore à plusieurs obstacles, il s’agit notamment du manque de sensibilisation (de nombreuses communautés locales et entreprises ignorent encore l’importance et les opportunités offertes par ces ressources) ; l’insuffisance des infrastructures de recherche et de transformation (la majorité des espèces camerounaises exploitées à des fins industrielles sont étudiées et valorisées à l’étranger) ; l’absence d’un cadre réglementaire strictement appliqué (sans un encadrement rigoureux, la biopiraterie et l’exploitation illégale des ressources naturelles persistent).

Coopération Monétaire : La Beac et la Bceao s’engagent pour la modernisation financière

0

Au regard des réalisations et des acquis, les organes de gouvernance du Projet Bceao/Beac/Bcc, dont la dernière rencontre a eu lieu en juillet 2024 à Douala, ont décidé de s’inscrire dans une dynamique de long terme en sortant des cycles de projets au profit d’un programme unique de renforcement des capacités », a indiqué Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac). C’était le 27 janvier dernier, alors qu’il recevait à Yaoundé, au Cameroun, son homologue Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Cette rencontre, qui s’inscrit dans la continuité du partenariat signé en novembre 2008 à Dakar, a permis de renforcer la coopération entre les deux institutions afin de mieux répondre aux défis économiques actuels. « Cette vision a été réaffirmée en avril 2024 lors de notre rencontre en marge des réunions de printemps des Institutions de Bretton Woods, au cours de laquelle nous avons échangé sur les enjeux et défis communs pour nos deux institutions et sur l’importance d’une meilleure coordination de nos actions pour soutenir le développement des économies de nos deux zones », a précisé Jean-Claude Kassi Brou.

Lors de cette rencontre de haut niveau, les deux gouverneurs ont adopté un plan d’action conjoint pour les années 2025 et 2026. Ce programme vise à moderniser et harmoniser plusieurs aspects clés de la politique monétaire et financière dans les régions de la Cemac et de l’Uemoa. Parmi les axes prioritaires figurent la transformation digitale et l’inclusion financière, l’innovation et la cybersécurité, la modernisation et l’interconnexion des systèmes de paiement, le renforcement de la surveillance financière, ainsi que l’amélioration des relations financières extérieures. Au-delà de ces objectifs techniques, cette rencontre a réaffirmé la volonté des deux institutions de s’inscrire dans une dynamique d’intégration monétaire plus large.

Dans cette perspective, la BCEAO et la BEAC travaillent en synergie avec l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) pour favoriser une meilleure coordination des politiques monétaires et financières à l’échelle continentale. Au terme de cette rencontre, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté commune de donner un nouvel élan à la coopération entre leurs institutions.

Les rapports entre ces institutions sont restés informels entre 1980 et 1995, portant notamment sur la formation. Mais à partir de 1996, les choses ont évolué pour se formaliser dans le cadre du Projet Bceao/Beac de renforcement des capacités des administrations économiques et financières des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (Uemoa) et de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac).

Bauxite : Canyon Resource obtient plus 77 milliards de FCFA pour Minin-Martap

0

La compagnie australienne Canyon Resources vient de recevoir un financement colossal qui lui permettra de finaliser l’acquisition de matériel roulant indispensable à l’exploitation du gisement de Minim Martap. Acteur clé du secteur minier, la société a annoncé que son principal actionnaire, Eagle Eye Asset Holdings Pte Ltd (EEA), s’est engagé à garantir le financement nécessaire pour l’acquisition de matériel roulant, incluant 22 locomotives et 550 wagons, ainsi qu’une garantie et un accord de service sur cinq ans pour ces équipements nécessaires au développement de son projet de bauxite Minim Martap. Le montant total de ce financement garanti s’élève à 77,8 milliards de FCFA soit 123,9 millions de dollars américains. Conformément à l’accord, une commission de garantie de 3 % du montant total, soit 2,3 milliards de FCFA (3,7 millions de dollars), sera payable d’avance à EEA. Si la garantie est activée, EEA prêtera les fonds à Camalco Cameroon SA, la filiale locale de Canyon, sur une base non garantie.

 Cet investissement permettra à Camalco de finaliser les négociations et de commander le matériel roulant nécessaire pour Minim Martap. Cette acquisition stratégique garantira un meilleur contrôle logistique, réduira les coûts et renforcera la fiabilité des opérations. De plus, elle représente un signal fort de confiance envers le projet et son avenir prometteur. « L’obtention de financements pour l’achat de locomotives et de wagons marque une étape majeure pour Canyon et le développement du projet Minim Martap. Disposer de notre propre inventaire de matériel roulant est essentiel pour surmonter les défis logistiques, garantir la fiabilité à long terme du projet, et maîtriser les coûts et les délais », a expliqué Jean-Sébastien Boutet, directeur général de Canyon Resources, dans un communiqué rendu public le 28 janvier dernier. Il a également salué le soutien indéfectible d’Eagle Eye Asset Holdings : « Le rôle d’Eagle Eye dans la croissance et le succès de Canyon est crucial. Cet accord de garantie reflète la confiance que nous partageons dans le potentiel du projet Minim Martap. »

PROGRÈS LOGISTIQUES ET ENGAGEMENT ENVERS LE DÉVELOPPEMENT RAPIDE

Le projet Minim Martap est en bonne voie de se doter d’une infrastructure logistique robuste. Camalco est à un stade avancé de discussions avec Camrail pour accéder à ses actifs ferroviaires. Une fois l’acquisition du matériel roulant finalisée, l’efficacité logistique du projet sera significativement améliorée. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de Canyon visant à accélérer le passage à la phase de production. Avec un élan de reconnaissance le directeur général écrit : « je tiens à remercier notre principal actionnaire, EEA, pour son soutien continu à Canyon et à Minim Martap.

L’impact de Eagle Eye sur la croissance et le succès de la Société est significatif et je me réjouis de continuer à travailler avec eux et de réaliser notre vision. La conclusion de cet accord de garantie reflète la confiance de notre équipe de direction et d’EEA dans le succès du Projet, même avant la finalisation de la DFS. » La société poursuit actuellement l’étude de faisabilité définitive (DFS), dont les résultats sont attendus pour le deuxième trimestre 2025. Selon la convention signée entre la société et l’État du Cameroun le 30 juillet 2024, les travaux d’aménagement du chemin de fer reliant Makor, une localité située dans la région de l’Adamaoua et Douala, dans le Littoral pourront débuter en février 2025, et ceux d’aménagement du quai dédié au Port Autonome de Douala pourront commencer en mai de la même année.

PRODUCTION ANNUELLE DE 6,4 MILLIONS DE TONNES DE MINERAI POUR LES 20 PROCHAINES ANNÉES

En sécurisant le financement nécessaire pour les équipements clés, Canyon Resources réaffirme son engagement à mener à bien le projet Minim-Martap. Ce dernier est appelé à devenir un acteur majeur dans la production de bauxite, offrant une valeur à long terme à ses actionnaires tout en contribuant au développement économique du Cameroun. Le ministre par intérim en charge des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique, Pr Fuh Calitus Gentry, avait procédé en juillet 2024 à la signature d’une convention minière avec la société Camalco, représentée par son Directeur Général, pour l’exploitation optimale du gisement de bauxite de Minim-Martap à travers l’extraction de cinq millions de tonnes de bauxite, le traitement de la bauxite en alumine, le transport de ces produits via l’infrastructure ferroviaire existante Ngaoundéré-Yaoundé-Douala, et l’exportation via les installations dédiées construites au Port de Douala.

Une fois en production, le projet Minim-Martap pourra fournir 6,4 millions de tonnes de minerai par an sur une période de 20 ans. Pour valoriser cet actif, Canyon Resources s’est engagé à investir un total d’environ 3 000 milliards FCFA (soit 5 milliards de dollars) tout au long de l’exploitation du gisement. D’après les dernières estimations publiées sur son site web, Canyon Resources évalue les réserves prouvées du gisement à 108,91 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 51,1 % en alumine et 2 % en silice.

Un Cameroun sans fumée : Les réalisations de la Suède offrent un modèle de réussite

0

(Dr Akinwande Puddicombe) – Le 13 novembre 2024, la Suède a franchi une étape historique en devenant officiellement « sans tabac », avec seulement 4,5 % de ses adultes nés en Suède qui fument. Ce résultat est arrivé avec 16 ans d’avance sur l’objectif de l’Union européenne et contraste fortement avec le taux de tabagisme moyen en Europe de 24 %. Pour le Cameroun, les leçons du succès de la Suède ouvrent clairement la voie vers une société plus saine et sans fumée.

Au cœur du triomphe de la Suède se trouve son approche avant-gardiste et axée sur la réduction des méfaits en matière de lutte antitabac. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la prohibition, la Suède a adopté des alternatives à la nicotine plus sûres telles que le snus, les sachets de nicotine orale et les produits de vapotage. Ces alternatives ont été rendues légalement accessibles, abordables et largement disponibles.

Le Dr Anders MILTON, ancien président de l’Association médicale suédoise, souligne l’importance de cette stratégie : « En donnant la priorité à la réduction des risques, la Suède a offert aux fumeurs des alternatives viables qui réduisaient considérablement leurs risques pour la santé. Cette approche pragmatique a apporté des bénéfices extraordinaires en matière de santé publique ».Les principales politiques soutenant le modèle suédois de réduction des risques comprenaient : Campagnes d’éducation du public : les initiatives de sensibilisation ont permis aux gens de faire des choix plus sains. Taxes d’accise proportionnelles : les produits sans fumée étaient taxés à des taux inférieurs à ceux des cigarettes, ce qui les rendait plus abordables pour les consommateurs.

Soutien juridique pour des produits plus sûrs : la Suède a veillé à ce que des options de nicotine plus sûres soient légalement disponibles dans les magasins et en ligne.L’impact a été profond. La Suède a désormais le taux de maladies liées au tabac le plus bas de l’UE et une incidence de cancers liés au tabac 41 % inférieure à celle des autres pays européens.

Au Cameroun, le taux de tabagisme reste élevé, ce qui pose d’importants défis en matière de santé publique et d’économie. Les maladies liées au tabac non seulement mettent à rude épreuve le système de santé, mais privent également les familles de soutiens de famille et d’années de vie productives.

Pour inverser cette tendance, le Cameroun peut adopter l’approche suédoise de réduction des risques. En promouvant des produits à base de nicotine plus sûrs tels que les sachets de nicotine et les cigarettes électroniques, le pays peut offrir aux fumeurs des alternatives moins nocives. Un système de taxation proportionnelle, similaire à celui de la Suède, garantirait que ces produits soient abordables, encourageant ainsi les fumeurs à changer de tabac.

De plus, des campagnes ciblées d’éducation du public pourraient jouer un rôle essentiel dans l’évolution des perceptions sur le tabagisme et la réduction des méfaits et encourager un changement de culture. Au-delà de la santé, la poursuite d’un Cameroun sans fumée a également des implications économiques importantes. Les maladies liées au tabac coûtent actuellement beaucoup au pays en dépenses de santé et en perte de productivité. Réduire les taux de tabagisme allégerait ce fardeau, libérant ainsi des ressources pour d’autres priorités nationales urgentes.La réussite de la Suède est un signal d’alarme pour les nations du monde entier. Comme le dit succinctement Smoke Free Suède, un groupe de défense : « Le succès de la Suède est la preuve vivante que les produits alternatifs à la nicotine constituent une force puissante de changement positif lorsqu’ils sont soutenus par des politiques fondées sur des données probantes. »

Pour le Cameroun, le message est clair : la réduction des méfaits du tabac en tant que politique de santé publique fonctionne. En adoptant une approche progressiste et fondée sur la science en matière de lutte antitabac, le Cameroun peut réduire la prévalence du tabagisme, sauver des vies et bâtir une société plus saine.

Un Cameroun sans fumée n’est pas seulement un rêve : c’est un objectif réalisable. La Suède a fourni une feuille de route éprouvée, démontrant que des politiques pragmatiques et une réduction des risques peuvent produire des résultats remarquables en matière de santé publique.

Le Cameroun a une opportunité unique de créer un avenir dans lequel le tabagisme ne constituera plus une crise de santé publique. Les outils pour y parvenir sont facilement disponibles, et le moment est venu de prendre des mesures décisives. Le Cameroun a la chance de devenir une lueur d’espoir pour l’Afrique, en donnant l’exemple et en ouvrant la voie vers un continent sans fumée.Basé sur le poids des preuves scientifiques et en supposant un abandon complet de la cigarette. Ces produits ne sont pas sans risque et créent une dépendance.

Dr Akinwande Puddicombe

Éducation: Un salon pour promouvoir les études en Allemagne et en Belgique

0
image générée à l'aide de l'intelligence artificielle

L’accès à une éducation de qualité en Europe continue d’attirer un nombre croissant d’étudiants camerounais. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le Salon de la Mobilité Étudiante vers la Belgique et l’Allemagne (Smeba 2025), dont la première édition se tiendra le 4 février à l’hôtel Hilton de Yaoundé et le 7 février à l’hôtel Sawa de Douala. Destiné aux étudiants et professionnels souhaitant poursuivre leurs études en Belgique ou en Allemagne, cet événement d’envergure réunira des représentants d’universités et grandes écoles européennes pour informer, conseiller et accompagner les candidats dans leurs démarches académiques et administratives.

Un espace d’échange et d’accompagnement structuré

Au programme du Smeba 2025  il y aura des expositions, ainsi que des conférences-débats et rencontres avec des promoteurs d’universités belges et allemandes. Une vingtaine d’exposants, issus du milieu académique européen, seront présents pour édifier les participants sur les conditions d’admission, les cursus disponibles et les exigences des pays d’accueil.

Au-delà de l’information, les visiteurs bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour préparer leurs dossiers, en toute conformité avec les procédures officielles. L’objectif est non seulement de faciliter l’orientation des futurs étudiants, mais aussi de réguler la mobilité académique vers l’Europe en clarifiant les rôles des différents acteurs impliqués.

« En plus de fournir une information fiable et de qualité pour ceux qui envisagent de poursuivre leurs études en Allemagne ou en Belgique, le Smeba 2025 est aussi un espace de régulation de la mobilité étudiante vers l’Europe. Plusieurs acteurs clés du secteur y participeront. Ce sera également l’occasion de clarifier les rôles des différents opérateurs, afin que le public identifie les structures habilitées, comme la nôtre, à accompagner les étudiants dans leurs démarches administratives et au-delà pour intégrer le pays de leur souhait », souligne Al Nita Mouen, Directrice Générale de Studely, partenaire officiel du SMEBA 2025 et unique opérateur habilité au Cameroun à fournir des comptes bloqués pour les étudiants demandant des visas pour la Belgique et l’Allemagne.

Des destinations de plus en plus prisées

L’attrait des étudiants camerounais pour l’Allemagne et la Belgique ne cesse de croître. En 2022, ces deux pays figuraient parmi les trois destinations européennes les plus recherchées, avec 8 034 départs vers l’Allemagne et 3 377 vers la Belgique, selon des données officielles. Une tendance qui s’est poursuivie en 2023 et 2024, traduisant un engouement soutenu pour ces systèmes éducatifs réputés pour leur qualité et leur accessibilité.

Un événement soutenu par des acteurs clés

Le SMEBA 2025 est une initiative de Eventify Agency, organisée en partenariat avec les représentations diplomatiques belge et allemande et des institutions académiques européennes de premier plan. Avec le soutien de partenaires spécialisés, tels que Studely, le salon ambitionne d’encadrer la mobilité académique en offrant aux candidats une information fiable sur les parcours officiels menant à leur intégration dans leur pays d’accueil.

Avec une affluence attendue de 2 000 visiteurs, cette première édition s’annonce comme une étape clé pour de nombreux étudiants camerounais en quête d’un avenir académique en Europe.

Après Guinness Cameroun, le français Castel met la main sur Guinness Ghana

0

Castel, acteur majeur du secteur brassicole sur le continent, vient d’élargir son empreinte en mettant la main sur 80,4 % des parts de Guinness Ghana Breweries Plc, jusqu’ici détenues par le britannique Diageo. Avec cette opération, officialisée le 28 janvier 2025, le groupe français renforce son partenariat avec Diageo, déjà actif sur onze autres marchés africains.

Si cette cession modifie l’actionnariat de Guinness Ghana, elle ne remet pas en question la gestion et l’avenir de la marque emblématique. Diageo conservera en effet la propriété intellectuelle de Guinness et des autres boissons qu’il produit sous cette bannière (Malta, Orijin, Smirnoff Ice, Alvaro, etc.). Un nouvel accord de licence et de redevances a été conclu, permettant à Castel d’assurer la production locale tout en maintenant une cohérence stratégique sous la supervision de Diageo.

Cette transaction d’un montant de 50,9 milliards de FCFA, s’inscrit dans une dynamique plus large du groupe britannique, qui cherche à alléger ses opérations et à privilégier un modèle plus flexible. « Ce choix nous permet d’adopter la meilleure structure en fonction des conditions locales et d’optimiser notre rentabilité, tout en restant aux commandes du marketing et du positionnement de Guinness », a expliqué Dayalan Nayager, président et directeur commercial de Diageo Africa.

Castel, un acteur ambitieux sur le continent

L’acquisition de Guinness Ghana par Castel ne doit rien au hasard. Le groupe français, déjà solidement implanté en Afrique de l’Ouest et du Centre, voit en cette transaction une nouvelle étape de son expansion. Avec désormais une présence dans 22 pays africains, il s’impose plus que jamais comme un géant du secteur. « Cette opération reflète notre dynamisme et notre confiance dans le potentiel du marché africain », souligne Grégory Clerc, Directeur Général de Castel. « Nous avons toujours eu l’audace d’explorer de nouveaux horizons, et cette acquisition vient renforcer notre ambition de croissance. »

Guinness Ghana reste cotée à la Bourse ghanéenne, et la finalisation de l’accord dépend encore de l’approbation des autorités réglementaires, attendue au cours de l’année 2025.

Un précédent camerounais qui inspire

Ce n’est pas la première fois que Castel et Diageo concluent un tel accord en Afrique. En juillet 2022, le groupe français avait déjà acquis Guinness Cameroun SA. Depuis, sa filiale locale, la Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC), a investi plus de 45 milliards de FCFA pour moderniser l’outil de production et harmoniser les systèmes informatiques entre Guinness et SABC.

Cemac: Le Cameroun retourne sur le marché des capitaux pour lever 380 milliards de FCFA

0

Le président Paul Biya a signé, le 28 janvier 2025, un décret autorisant le ministre des Finances, avec faculté de délégation, à procéder à des émissions de titres publics pour un montant maximal de 380 milliards de FCFA. Cette opération, inscrite dans la Loi de Finances de l’exercice 2025, vise à financer des projets de développement. Toutefois, la mobilisation de ces ressources intervient dans un environnement où les conditions de marché deviennent de plus en plus contraignantes, rendant le recours à l’endettement plus complexe qu’auparavant.

Un marché sous pression

Depuis plusieurs années, le Cameroun s’appuie fortement sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) pour financer une partie de ses besoins budgétaires. Il est l’un des émetteurs les plus actifs de cette place financière créée en 2011. Cependant, la conjoncture actuelle ne joue pas en faveur du Trésor camerounais.

Les taux d’intérêt sur le marché des titres publics de la Beac connaissent une tendance haussière depuis 2022. Cette évolution complique les levées de fonds, car elle accentue la concurrence entre les États de la Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, Guinée équatoriale, Tchad et Centrafrique). Certains pays, en quête de liquidités, offrent des rendements plus attractifs, atteignant parfois 7 %, contre environ 4 % pour les émissions à court terme du Cameroun. Cette disparité incite les investisseurs à privilégier les titres mieux rémunérés, au détriment de ceux du Trésor camerounais. 

« Nous essayons de faire comprendre aux banques, c’est-à-dire les SVT (spécialistes en valeurs du trésor), que l’essentiel n’est pas d’aller chercher des taux d’intérêt de 7% dans les autres pays. Il faut regarder aussi le risque. Nos titres de court terme sont autour de 4%. Mais, il y a des pays dans la Cemac qui offrent jusqu’à 7%. (…) Le même phénomène est observé sur les titres de longs termes, sur lesquels il y a des décotes énormes. C’est-à-dire qu’on affiche un taux de 7%, mais derrière il y a des décotes très élevées. Ce qui vient dénaturer la transparence et même tout le système », indiquait le directeur général du Trésor du ministère des Finances, Sylvester Moh, au cours d’une rencontre à Douala en février 2023

Des tensions sur le refinancement de la dette

Le contexte devient d’autant plus préoccupant que les remboursements des précédentes émissions pèsent sur la stratégie d’endettement du pays. Selon les prévisions budgétaires, le Cameroun devra lever un total de 1 130 milliards FCFA en 2025 sur le marché régional, dont 750 milliards FCFA sous forme de bons du Trésor assimilables (BTA) – des instruments de court terme – et 380 milliards FCFA à travers des obligations du Trésor assimilables (OTA), qui couvrent des maturités plus longues.

Cependant, la capacité du marché à absorber ces volumes d’émission reste incertaine. Lors des récentes opérations, plusieurs États de la Cemac ont rencontré des difficultés pour atteindre leurs objectifs de financement. En 2024, le Gabon et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac) ont dû prolonger la période de souscription de leurs emprunts obligataires pour attirer suffisamment d’investisseurs. De son côté, le Cameroun a renoncé à son emprunt obligataire de 200 milliards FCFA prévu cette même année, faute de conditions favorables.

L’impact des restrictions bancaires

En parallèle, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a introduit de nouvelles règles visant à limiter l’exposition des banques au risque souverain. Désormais, les prêts et investissements bancaires en titres publics de certains États sont pondérés jusqu’à 100 %, augmentant ainsi le coût du refinancement pour les établissements financiers. Cette mesure, qui vise à préserver la stabilité du système bancaire, complique davantage l’accès des États aux ressources du marché régional.

Selon les données officielles, l’exposition des banques au risque souverain dans la Cemac est passée de 10 % en 2015 à 31 % en 2023, ce qui suscite des inquiétudes quant à la soutenabilité du modèle actuel de financement des États par le secteur bancaire. En conséquence, les établissements financiers, qui jouent un rôle central dans le marché des titres publics en tant que spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), adoptent une posture plus prudente.

Une offre concentrée sur les maturités courtes

Face à ces défis, la stratégie du Trésor camerounais pour 2025 repose sur une concentration des émissions sur des maturités courtes, jugées moins risquées par les investisseurs. Sur les 1 130 milliards FCFA à lever, 490 milliards seront mobilisés à travers des titres de 26 semaines, et 175 milliards via des instruments à 52 semaines. En revanche, les emprunts à long terme restent limités. Seulement 15 milliards FCFA sur des obligations de 10 ans et 40 milliards FCFA sur des titres de 7 ans.

« Cette prudence reflète la faible profondeur du marché financier régional, où les investisseurs privilégient les échéances courtes, plus liquides et moins exposées aux fluctuations économiques. Néanmoins, ce choix pose un défi de renouvellement fréquent des dettes à court terme, exposant le pays à des risques de refinancement en cas de durcissement des conditions de marché », souligne un expert.

Un test dès le début d’année

Les premiers signaux de 2025 confirment ces difficultés. Lors de la première semaine de janvier, quatre États, dont le Cameroun, ont tenté de lever 110 milliards FCFA sur le marché des titres publics de la BEAC. Seuls 32 milliards FCFA ont été obtenus, illustrant la contraction de la liquidité disponible et la prudence croissante des investisseurs.

Dans ce contexte, la réussite de la mobilisation des 380 milliards FCFA autorisés par le décret présidentiel dépendra de plusieurs facteurs : l’évolution des taux d’intérêt, la confiance des investisseurs et la flexibilité des régulations bancaires. Le Trésor camerounais devra faire preuve de rigueur et d’adaptabilité pour sécuriser les financements nécessaires au développement des projets inscrits dans la Loi de Finances 2025, tout en maîtrisant les coûts liés à l’endettement

Le Minfi récupère 14,5 milliards FCFA de salaire indûment perçus par des fonctionnaires fantômes

0
Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Louis Paul Motaze Homme de année 2024 du Guardian Post Achievement Award

Le gouvernement camerounais, en collaboration avec des banques commerciales, a récupéré au moins 14,5 milliards de FCFA correspondant à des salaires versés indûment à des fonctionnaires absents ou fictifs. Cette information a été rendue publique mardi 28 janvier, à Yaoundé, par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors d’une rencontre avec le comité chargé de la récupération des soldes des comptes des agents fantômes. «Jai émis, en juin 2023, des avis à tiers détenteur collectif à l’adresse des établissements de crédit, en vue du reversement de cette somme au Trésor public. En marge de cette saisine et dans le but de garantir l’efficacité et l’effectivité des reversements attendus, j’ai également commis des équipes de mission chargées du suivi de recouvrement. Ces équipes placées sous ma supervision ont travaillé sur cette question avec la bienveillante collaboration des responsables bancaires. C’est donc à travers cette collaboration que rendu au 31 décembre 2024, la somme de 14,5 milliards de Faété recouvrée auprès des établissements de crédit et reversée au Trésor public», a révélé Louis Paul Motaze, le ministre des Finances en marge de la cérémonie.

Une opération lancée en 2018

 D’après le membre du gouvernement, cette initiative a été lancée en 2018. Le gouvernement avait alors demandé aux banques de fermer les comptes de plus de 310 000 travailleurs identifiés comme percevant des salaires sans être en poste. Initialement, l’objectif était de récupérer 15,5 milliards de FCFA, mais les efforts ont permis de récupérer 14,5 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 94 %. Cette somme a été obtenue grâce au blocage de 3 360 comptes bancaires appartenant à des fonctionnaires absents ou fictifs.

En février 2019, le gouvernement avait également suspendu les salaires de 15 254 agents soupçonnés d’être des fonctionnaires fantômes. Parmi eux, 12 546 comptes ont été identifiés comme encore actifs. Toutefois, la porte reste ouverte pour d’éventuelles réclamations. « Le ministre des Finances se réserve le droit de répondre aux éventuels recours que pourraient introduire les mis en cause relativement aux sommes prélevées et reversées. A ce titre, puisque les reversements ont été effectués par lots, j’exhorte les établissements de crédits à établir des attestations de reversements individuels aux éventuels requérants, indiquant les montants prélevés et reversés, en vue du traitement de leurs requêtes éventuelles par mes services compétents »

 Des audits réguliers pour limiter les fraudes

Face à ces abus, le gouvernement a mis en place, depuis 2022, un système de contrôle physique régulier des fonctionnaires à travers une opération nommée « Campagne de Recensement Physique des Personnels de l’État » (COPPE). Cette mesure vise à réduire les dépenses inutiles liées aux agents inexistants. Les représentants des banques commerciales, impliqués dans cette opération, ont évoqué les défis rencontrés face à ces pratiques frauduleuses. Ils ont notamment dénoncé des fonctionnaires qui ouvrent des comptes, contractent des prêts, puis disparaissent pour ouvrir de nouveaux comptes dans d’autres banques.

Un cas extrême mentionne des individus ayant ouvert des comptes dans sept banques différentes pour obtenir des crédits qu’ils n’ont jamais remboursés. Le Ministre Motaze a invité les banques à créer des plateformes d’échange d’informations afin de mieux traquer ces clients malveillants. Il a également souligné l’embarras que le gouvernement ressent lorsque les banques réclament des remboursements sur des créances dues par des fonctionnaires fantômes. Cette initiative démontre la volonté des autorités camerounaises de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des finances publiques. Toutefois, elle met aussi en lumière la nécessité d’une collaboration accrue entre les institutions financières et l’État pour lutter contre les pratiques frauduleuses

Présidentielle 2025 : Dans les coulisses de l’appel des chefs traditionnels

0

Au lendemain de l’appel des chefs traditionnels à une nouvelle candidature du président Paul Biya, des voix s’élèvent pour dénoncer « une forfaiture» à Yaoundé. « On ne nous a jamais consulté sur quoi que ce soit. Nous avons trouvé le document déjà prêt, et on nous a seulement présenté». La « trahison » est d’une source crédible au ministère de l’Administration territoriale (Minat). Renseignant que « tout a été confectionné au Minat la veille. Les chefs même n’y ont pas participé, sauf ceux qui sont personnels du Minat ou des proches du ministre. Ils ont tout préparé la veille, et le matin, lorsque les chefs sont arrivés, il ne leur restait plus qu’à les signer, et on ne leur demandait même pas leur avis ». Une autre source interne au Minat, un haut cadre, confirme que « la veille, et jusqu’à la nuit, le ministre était occupé à cela, avec certains de ses collaborateurs». A en croire ces sources, l’initiative de l’appel à candidature est donc de Paul Atanga Nji. Et même le bureau du Conseil des chefs traditionnels du Cameroun dont l’élection était à l’ordre du jour avec notamment le remplacement d’Alim Hayatou, son premier président décédé dans le contexte de la pandémie du covid-19 : « Un des chefs membre du bureau me dit qu’il n’y a eu aucune élection. On leur a seulement présenté le nouveau bureau, et ils ont applaudi », apprend-on d’une autre source au Minat.

Décaissements

Réunis le 27 janvier dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, des chefs traditionnels avaient appelé le président Paul Biya à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en octobre prochain. Le lendemain, une vingtaine de chefs traditionnels du Grand-Nord auxquels se sont joints des imams, pour lancer un nouvel appel à l’endroit de Paul Biya, pour les mêmes fins. « Le Cameroun est un pays complexe qui a besoin d’un homme d’expérience, de sagesse, de patriotisme et clairvoyant qui sont des atouts et des qualités indéniables, irréfutables pour notre pays dans un monde de plus en plus incertain. En qualité d’auxiliaires de l’administration, les chefs traditionnels du Cameroun prennent un engagement républicain à suivre les pouvoirs publics et à suivre toutes les mesures qui seront mises en jeu pour le bon déroulement du scrutin présidentiel», s’étaient-ils justifiés par la voix du lamido de Guidiguis, vice-président du Conseil des chefs. Dénonçant à l’occasion les « propos diffamatoires envers le président de la République» ces derniers temps.

Déjà, les travaux étaient placés sous la présidence du Minat qui est resté en poste durant tous les travaux. Avec à ses côtés le ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, lui aussi chef du village Nkolondom dans le Dja et Lobo, région du Sud. Les chefs traditionnels conviés aux travaux, ont été logés à l’hôtel Mont Fébé, aux frais de l’Etat, via le ministère le Minat, et transportés dans des véhicules affrétés par le Minat pour le lieu de l’événement. Et au lendemain des travaux, les participants étaient conviés au « décaissement » au Minat. On a ainsi retrouvé une foule de personnalités aux costumes traditionnels issus des quatre coins du Cameroun. Les parkings dudit ministère étouffé.

Pour comprendre le sujet

Yaounde: des chefs traditionnels lancent un appel en direction de Paul Biya

- Publicité -
Google search engine