mercredi, juin 3, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 126

Le Cameroun signe l’accord d’harmonisation des données statistiques en Afrique

0
Joseph Tedou, directeur général de l’Institut national de la statistique (INS)

Le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca) vise à renforcer les systèmes statistiques des pays participants afin de garantir des données fiables et comparables selon les normes internationales. Financé par la Banque Mondiale, ce projet, porté par la Commission de la Cemac, doit permettre d’améliorer la production et la diffusion des statistiques essentielles au suivi des politiques publiques et des programmes de développement. Le 20 janvier 2025, le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, avait procédé à la signature de la Convention d’un accord de prêt de 63 milliards entre le Cameroun et la Banque Mondiale après avoir reçu l’autorisation de signature du Chef de l’Etat le 8 du même mois. La signature de l’accord de mise en œuvre du projet Hiswaca, le 24 janvier par Joseph Tedou, directeur général de l’Ins vient clore le processus entamé quelques semaines plutôt. La mise en œuvre du projet repose sur quatre composantes majeures.

La première concerne l’harmonisation et la production de statistiques de base à travers l’adoption de standards internationaux. Il s’agit notamment de renforcer les statistiques démographiques, économiques et environnementales afin de doter les pays de données essentielles pour la prise de décisions. La deuxième composante porte sur la modernisation statistique et la réforme institutionnelle, visant à intégrer les nouvelles technologies et améliorer la gestion des systèmes statistiques nationaux. La formation de nouveaux professionnels et la facilitation de l’accès aux données sont également des priorités pour assurer une meilleure utilisation des informations produites. La troisième composante met l’accent sur la mise à niveau des infrastructures physiques, notamment les équipements informatiques et les plateformes de gestion des données. Cette modernisation permettra d’améliorer l’efficacité des Instituts Nationaux de la Statistique et de renforcer leur capacité à répondre aux besoins des décideurs politiques et économiques. Enfin, la quatrième composante concerne la gestion, le suivi et l’évaluation du projet. Une unité d’exécution sera mise en place pour garantir l’atteinte des objectifs et la satisfaction des utilisateurs des données statistiques.

Avec la signature de cet accord, le Cameroun et les autres pays concernés s’engagent dans une dynamique de transformation du paysage statistique sous-régional, un levier essentiel pour une meilleure gouvernance et un développement économique fondé sur des données fiables et précises

Le FMI exhorte le Cameroun  à réviser sa politique d’incitation à l’investissement privé

0

Le Fonds monétaire international (FMI) a, comme à son habitude, accompagné la clôture de sa mission au Cameroun par une série de recommandations destinées à améliorer la gouvernance économique et budgétaire du pays. Parmi elles, une préconisation retient particulièrement l’attention. Il s’agit de « la révision de la loi de 2013 sur les incitations à l’investissement ». Dans le communiqué de fin de mission, Cemile Sancak, qui conduisait la délégation du FMI, a relevé des retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles.

Or, pour atteindre les objectifs ambitieux de la Stratégie nationale de développement (SND30), il est impératif d’accélérer certaines mesures clés, notamment « celles portant sur la gouvernance du secteur extractif, le climat des affaires, la réforme des entreprises publiques et la gestion des finances publiques », lit-on dans le communiqué du FMI. C’est dans ce cadre que s’inscrit la nécessaire révision des incitations fiscales accordées aux investisseurs.

UNE REMISE EN QUESTION DES EXONÉRATIONS FISCALES

Selon un expert contacté par Défis Actuels, la recommandation du FMI peut se décliner sous plusieurs aspects. D’abord, il s’agirait d’une invitation à réduire les exonérations fiscales excessives. « En effet, certaines mesures, notamment les allègements d’impôts et les exonérations de droits de douane, pourraient être jugées trop coûteuses pour l’État ou inefficaces en termes d’attraction d’investissements. Dès lors, le FMI suggère de conditionner ces avantages à des engagements clairs de la part des entreprises bénéficiaires », pense-t-il.

Ensuite, la révision de la loi de 2013 viserait à mieux cibler les incitations en privilégiant des secteurs stratégiques pour l’économie camerounaise, comme l’agro-industrie, la transformation locale des matières premières ou encore le numérique. « L’objectif est de ne plus accorder d’exonérations généralisées, mais de les orienter vers des projets à forte valeur ajoutée », analyse l’expert. Enfin, la rationalisation du cadre actuel « permettrait de corriger certaines distorsions et d’améliorer la transparence. Aujourd’hui, des inégalités subsistent entre entreprises locales et étrangères, mais aussi entre grands groupes et PME. Une meilleure gouvernance des incitations permettrait d’éviter ces déséquilibres et de rendre le dispositif plus équitable. » a-t-il conclu.

 Un patronat en quête de réforme

La suggestion du FMI fait écho aux revendications du patronat camerounais, qui réclame depuis plusieurs années une refonte en profondeur du cadre incitatif à l’investissement. Lors de la « rentrée économique du patronat » organisée le 18 septembre 2024 à Douala, Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), a plaidé pour une modernisation de la loi en vigueur. Selon lui, cette législation, en place depuis 2014 et révisée en 2017, est aujourd’hui dépassée par les nouvelles orientations gouvernementales et les réalités économiques. « Les incitations aux investissements en République du Cameroun doivent être entièrement repensées », a-t-il affirmé, pointant notamment la confusion entourant les critères d’éligibilité.

Ce flou, selon lui, ouvre la porte à l’arbitraire et empêche un traitement équitable des dossiers d’investissement. Le Gecam déplore également l’absence de mesures spécifiques pour encourager les investissements dans les zones enclavées, ce qui nuit à un développement équilibré du territoire. De plus, certaines dispositions sont jugées contre-productives, car elles engendrent des pertes de recettes importantes pour l’État, aggravant ainsi la pression fiscale sur les entreprises déjà en activité.

DES INCITATIONS AUX RÉSULTATS CONTRASTÉS

Le patronat camerounais remet aussi en cause la durée des exonérations fiscalo-douanières prévues par la loi actuelle. En effet, les avantages fiscaux s’étendent sur des périodes jugées trop longues, soit entre 5 et 7 ans pour la phase d’installation et jusqu’à 10 ans pour l’exploitation. Selon Célestin Tawamba, ces délais excessifs permettent à certaines entreprises de détourner les incitations à d’autres fins que l’investissement réel annoncé, voire d’en bénéficier indûment après la mise en exploitation de leur projet.

Les chiffres disponibles viennent appuyer ces critiques. Alors que le gouvernement a accordé pour 198 milliards de FCFA d’exonérations fiscales et douanières, la richesse créée en retour ne représenterait que 41 milliards de FCFA, soit seulement 0,0018 % du PIB. Une rentabilité jugée insuffisante au regard des sacrifices consentis par l’État. Pourtant, les prévisions initiales étaient prometteuses.

Selon les données de l’Agence de promotion des investissements (API), 302 conventions ont été signées avec des entreprises du secteur privé pour un volume d’investissements prévisionnels de 5 474 milliards de FCFA et 110 000 emplois directs projetés. Cependant, une évaluation menée sur un échantillon de 100 entreprises agréées entre 2014 et 2019 montre que seuls 987 milliards de FCFA ont réellement été investis, et que 12 050 emplois ont été créés.

Louis Paul Motaze : Un engagement constant pour l’humanisation des services et la satisfaction des usagers du MINFI (Analyse)

0
Louis-Paul-Motaze-www.newsducamer.com
Louis-Paul-Motaze-www.newsducamer.com

Lors de la cérémonie de présentation des vœux couplée aux assises annuelles des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances (MINFI), tenue le 31 janvier 2025, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a livré un discours marquant. Au-delà des performances économiques impressionnantes de 2024, il a mis l’accent sur un enjeu fondamental : l’humanisation des services rendus aux usagers et la nécessité d’apporter satisfaction à .

Des performances remarquables, mais…

« Cette année, je dis, « Minfi, c’est bien », parce que c’est mieux : il y a des résultats concrets », a déclaré le ministre, saluant les performances fiscales et douanières exceptionnelles, dont un recouvrement dépassant les 1 000 milliards de FCFA pour la Douane et une croissance de 104 % pour les Impôts. Cependant, il a tenu à relativiser ces chiffres en soulignant que la finalité des actions du ministère ne saurait se limiter aux performances financières.

L’usager au cœur des préoccupations

Motaze a insisté sur l’importance de replacer l’individu au centre des priorités de l’administration financière : « Les problèmes que nous avons à traiter sont des problèmes qui touchent à l’individu. Ce ne sont pas de grandes choses, mais des choses souvent très simples ». Il a illustré ses propos par des situations concrètes, telles que les tracasseries administratives imposées aux veuves âgées pour percevoir la pension de retraite de leur défunt époux.

Pour le ministre, ces dysfonctionnements ternissent l’image du ministère, malgré les chiffres flatteurs. Il affirme avec force : « Tout cela devient inutile si l’individu pour qui nous travaillons souffre dans sa chair ». Cette déclaration traduit sa volonté de faire de la qualité du service un indicateur clé de performance, au même titre que les résultats financiers.

Trois raisons d’agir avec exemplarité

Le ministre Motaze a interpellé ses collaborateurs sur les raisons profondes qui devraient les motiver à offrir un service public de qualité.

  1. Le sens du devoir professionnel : « quand on va à la retraite, on a bien le droit au moyens de survie. La pension retraite, c’est un revenu qui se substitue au salaire », a rappelé M. Motaze.
  2. Le respect de la dignité humaine : Le MINFI  rappelle la valeur culturelle attachée au respect des personnes âgées, souvent les principales concernées par les pensions.
  3. La projection personnelle : « Chacun de nous ici ira un jour à la retraite. Parmi vous, qui aimerait, lorsqu’il ira à la retraite, être malmené pour toucher sa pension ? »

Combattre la perception négative de l’administration

Le ministre n’a pas éludé la question de la corruption et des mauvaises pratiques administratives, souvent pointées du doigt par les rapports de la CONAC. Il a déploré le fossé entre les bonnes performances économiques et la perception négative du public : « Il y a comme une espèce de hiatus entre ces bons chiffres et la perception au niveau de l’individu ».

Pour y remédier, il appelle à une prise de conscience collective et à un changement d’attitude au sein de l’administration. L’objectif est clair : faire du MINFI non seulement un modèle d’efficacité économique, mais aussi un modèle d’humanisme et de respect des usagers.

Vers une administration plus humaine et efficace

Louis Paul Motaze a ainsi tracé la voie vers un ministère des Finances plus proche des citoyens, où l’efficacité des services se mesure à l’aune de la satisfaction des usagers. Son discours est un appel à l’action, une invitation à conjuguer performance économique et excellence humaine pour une administration véritablement au service du public.

En 2024 la Banque des PME a accordé ses premiers financements via son guichet agricole annoncé en 2021

0

Le 28 janvier 2025, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux au ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, une annonce majeure a été faite concernant le financement des PME. « Au titre de la mobilisation de l’accès au financement des PMEESA, il est à relever que 65 dossiers de crédits au profit des PME ont été financés en 2024 pour un montant global de 1.251.992.208 FCFA (1,2 milliard de FCFA) », a-t-il déclaré, soulignant une progression par rapport aux financements de 2023. Dans le même élan, la BC-PME a franchi un cap en lançant les premiers financements à travers son guichet agricole. « La BC-PME a également ouvert un Guichet Agricole dont la dotation pour la première année en termes de financement des PME agropastorales se chiffre à 1 milliard de FCFA », a précisé le ministre.

UNE IDÉE MÛRIE DEPUIS 2021

L’initiative d’un guichet agricole dédié ne date pas d’hier. Dès 2021, la BC-PME, en collaboration avec l’Agence de Promotion des PME (APME), posait déjà les jalons de cet outil destiné à faciliter l’accès au crédit pour les entreprises agricoles et agroalimentaires. À l’époque, Agnès Ndoumbè Mandeng, Directrice Générale de la banque, expliquait que cette démarche s’inscrivait dans une vision plus large visant à structurer le Programme d’Appui aux Petites et Moyennes Entreprises Agricoles et Agroalimentaires (PMEAA). « L’objectif est de donner une nouvelle impulsion et surtout de renforcer les capacités des différents acteurs à travers des infrastructures matérielles et immatérielles, mais également grâce à des formations ciblées », expliquait-elle alors.

ALLIER FINANCEMENT ET RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES

Au-delà des simples décaissements de fonds, la BC-PME entendait structurer son action en développant les compétences des entrepreneurs du secteur. Cette approche se traduit par la formation des acteurs agricoles et agroalimentaires, mais aussi par l’identification d’instruments financiers adaptés aux besoins spécifiques des PME du secteur. Ainsi, bien avant l’opérationnalisation du guichet, la BCPME et l’APME avaient initié des études préliminaires visant à mettre en place des mécanismes de financement innovants. Parmi les dispositifs examinés, le cautionnement mutuel s’est imposé comme une solution prometteuse.

Ce système repose sur la création de sociétés de cautionnement mutuel (SCM), des structures où les entrepreneurs mettent en commun leurs ressources pour offrir aux banques des garanties collectives. Une approche fondée sur la solidarité entre acteurs économiques, qui permet aux PME d’accéder à des financements à des conditions plus avantageuses. « Ces sociétés permettent aux PME d’accéder à des crédits à des conditions plus favorables en mutualisant les risques. Chaque adhérent contribue à un fonds commun qui sert de garantie aux établissements financiers, réduisant ainsi l’un des principaux obstacles au financement des PME : le manque de garanties solides », expliquait Jean Marie Louis Badga, Directeur Général de l’APME, lors d’un atelier organisé à Douala en 2021.

UNE MISE EN ŒUVRE PROGRESSIVE

Si le projet a pris forme en 2024, son déploiement n’a pas été immédiat. La BCPME a reconnu dès le départ, que le calendrier initial devait être ajusté en raison de divers facteurs, notamment les répercussions de la pandémie de Covid-19. « La mise en œuvre est supposée se faire sur une période de 12 mois, mais avec la situation actuelle, notamment les impacts de l’épidémie de coronavirus, le calendrier pourrait être ajusté. Néanmoins, à la BC-PME, nous avions déjà commencé à accompagner et financer le secteur de l’agro-industrie », précisait l’institution

Lutte Contre La Corruption : Plus de 2300 dossiers traités par la Conac en 2024

0

Dans les villes de Garoua et Ebolowa, « 97 dénonciations ont été recueillies par les services de la CONAC, 11 personnes, prises en flagrant délit de corruption, ont été mises à la disposition des Autorités Judiciaires », a révelé François Anouahaha, secrétaire Permanent par intérim de la Commission nationale Anti-Corruption du Cameroun (Conac) lors de la cérémonie de présentation des vœux au président de la Conac le 31 janvier dernier au Palais des Congrès de Yaoundé. Le vice-président de cet organisme public indépendant chargé de contribuer à la lutte contre la corruption révèle en outre que dans le cadre de la « Clinique AntiCorruption » dans les deux villes cidessus : « la somme de plus d’un million de F CFA, saisie lors des enquêtes, a été reversée dans les caisses du Trésor Public ».

De manière globale, le bilan de 2024 dressé vendredi dernier par François Anouahaha, fait état d’un total « de 2353 dossiers qui ont fait l’objet d’un traitement au 31 décembre 2024 sur les 2 542 dossiers ouverts à la Conac, soit un taux de traitement de 92, 5 % ». De manière détaillée, 1538 dossiers de dénonciations qui ont fait l’objet d’un traitement ont été transmis à la division des investigations et à la division des études et de la coopération. Certains de ces dossiers ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête ou à des Actions par voie d’Intervention Rapide (Air). La Conac a ainsi mené 60 Air en 2024. « Au terme de ces Air, elle a initié 14 procédures auprès des juridictions compétentes. 05 décisions ont été rendues et les 09 autres procédures sont pendantes. Il ressort des 05 décisions rendues que 03 condamnations ont été prononcées pour corruption active et les deux autres pour détournement de biens publics, faux et usage de faux », explique le secrétaire permanent par intérim. Au regard de cette performance, Dieudonné Massi Gams, président de la Conac, a réaffirmé vendredi dernier la détermination de l’institution à intensifier ses actions pour un cadre plus strict et efficace. Dans son discours, il a insisté sur la nécessité d’améliorer l’arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption. Parmi les mesures envisagées figurent la criminalisation de l’enrichissement illicite et l’obligation de déclaration des biens. Des démarches sont en cours pour faire aboutir ces réformes législatives, essentielles pour renforcer la transparence et la redevabilité des gestionnaires des fonds publics.

DES ACTIONS CONCRÈTES SUR LE TERRAIN

Au-delà des textes, la Conac mise sur l’efficacité des procédures et la réactivité face aux dénonciations de corruption. « Nous devons consolider nos efforts dans le traitement diligent des dossiers et particulièrement dans les suites données aux dénonciations dont l’Institution est saisie », a déclaré le président de la Commission. Dans cette optique, des réflexions internes ont conduit à une nouvelle approche. Il s’agit de l’élaboration et de l’évaluation des Plans d’action régionaux de lutte contre la corruption. Dès les prochains jours, des équipes seront déployées sur le terrain pour assurer la mise en œuvre de ces plans. Un autre engagement majeur de la Conac concerne la publication du Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun. Désormais, cette publication se fera à la fin du premier semestre, permettant ainsi une analyse plus rapide et des ajustements stratégiques en temps opportun. « La lutte contre la corruption étant l’affaire de tous, nous devons maintenir la collaboration avec les autres partenaires dans la promotion de l’intégrité au Cameroun que sont notamment les Cellules de Lutte Contre la Corruption, les Juridictions et la Société Civile », a souligné Rev Dieudonné Massi Gams en insistant sur l’importance de la collaboration avec les autres acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption.

DIEUDONNÉ MASSI GAMS, Président de la Commission nationale anti-corruption

« Il faut lutter contre la corruption pour la préservation des biens publics »

Nous tenons à souligner que nous avons une boussole qui épouse également la vision du chef de l’État. Nous avons trois préoccupations fondamentales pour 2025. Premièrement, la préservation des biens publics. Il faut lutter contre la corruption pour assurer cette préservation. C’est très important pour le développement de notre pays. Deuxièmement, la coopération au niveau national et international avec les structures de lutte contre la corruption. Il est essentiel d’agir de manière synergique et concertée pour ne pas être isolé, car la Conac ne travaille pas seule. Troisièmement, nous avons un problème : les descentes sur le terrain et les investigations physico-financières. Il est crucial que nous identifiions les bâtiments en construction, ceux abandonnés et les projets qui devraient être réalisés mais ne le sont pas, ou sont inachevés. Nous attendons également de recevoir des dénonciations de la part du peuple. Nos numéros verts et nos moyens de communication.

Elections 2025-2026 : Le SDF en quête de 75 000 scrutateurs pour les bureaux de vote

0

Les prochaines échéances électorales ont préoccupé le National executive comittee (NEC) du Social democratic front (SDF) réuni ce 1er février 2025. C’est la dernière instance statutaire du parti avant la convocation du corps électoral pour la présidentielle. Du coup, le moment était ultime pour s’intéresser à cette question. Et dans son discours introductif, Joshua Osih le président national du SDF a indiqué qu’il est temps de poser les jalons de la participation du parti aux prochaines échéances électorales. Avec notamment la présidentielle prévue en octobre prochain, et les régionales en 2025, mais aussi les législatives et municipales en 2026. « Il était très important de faire cette réunion aujourd’hui pour faire le point sur le recrutement des volontaires, des agents électoraux et aussi sur la préparation du parti au niveau des circonscriptions électorales pour ces élections, le débat est en plein là-dedans », a souligné le Chairman. Le parti envisage recruter et former 75 000 scrutateurs qu’il déploiera sur l’ensemble du territoire. Cet aspect s’avérant très important pour le processus électoral, tant ils sont les regards « sûrs » du parti dans les bureaux de vote, et ceux qui doivent fournir au parti les résultats des différents bureaux de vote. « Les élections ne se gagnent pas sur les réseaux sociaux et les médias, mais sur le terrain, en sécurisant le vote par des scrutateurs formés pour les besoins de la cause. C’est le rôle de chaque membre du SDF ; on doit s’assurer d’avoir un représentant dans chaque bureau de vote et qu’aucun ne soit vide », a-t-il insisté.

Vacances

Mais il va déjà falloir désigner les candidats du SDF aux différentes élections à venir, en commençant par la présidentielle. A cet effet, une réunion extraordinaire du NEC est prévue pour la cause. Le SDF ayant pour tradition de choisir son candidat de façon « démocratique », au moment où la plupart des partis optent pour leurs présidents en fonction. « Nous avons pour ambition d’avoir ce candidat le plus tôt possible et c’était l’une des résolutions du dernier congrès du parti », rappelle-t-il. 

Le Nec de ce 1er février était aussi l’occasion de régler la question de la vacance à certains postes dans le gouvernement du parti. Plusieurs coordinations départementales et régionales manquant de responsables. De même que le shadow cabinet. L’exécutif du parti s’est penché sur ce point ; mais les résolutions restent attendues. « Le NEC doit être complet pendant cette période. Si des gens pensaient qu’en rejoignant le NEC, ils vont demeurer dans l’opposition, ce cycle prend fin car nous devons être dans le gouvernement en gagnant les élections. Nous aspirons à diriger ce pays », a réaffirmé Joshua Osih. En invitant les militants du parti à investir le terrain.

Fécafoot : un lieutenant de Samuel Eto’o le lâche

0

Benjamin Pondi n’est plus le directeur marketing et communication de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). L’homme a remis sa démission à son employeur. L’information a fuité sur les réseaux sociaux ce 31 janvier 2025, à travers une annonce faite par le concerné à ses anciens collègues ; avant d’être confirmée par un communiqué de la fédération. Rien ne filtre de la raison de cette défection.

Le message d’au revoir de Benjamin Pondi

Benjamin Pondi est arrivé à la direction marketing de la Fécafoot le 7 mars 2022. Près de trois ans après, l’homme jette l’éponge. Dans un contexte marqué par une série d’échecs de Samuel Eto’o tant sur la scène nationale qu’internationale. Après avoir perdu le contrôle des Lions indomptables depuis le mois de juin 2024, et notamment la sélection de l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables, le président de la Fécafoot vient de perdre la gestion financière des sélections nationales (une décision qui s’applique sur les sélections nationales de toutes les disciplines). Et comme si cela ne suffisait pas, Samuel Eto’o a vu son dossier de candidature au Comité exécutif de la Fécafoot être rejeté pour des raisons éthiques. En lien avec le procès sur les matchs truqués (intenté par Henry Njalla Quan Junior, ex membre du Comité exécutif de la Fécafoot) et son contrat avec une entreprise de paris sportifs (1Xbet). Affaires pour lesquels Samuel Eto’o n’a pas formellement été évincé de la tête de la Fécafoot comme le souhaitait le demandeur, mais pour lequel il a été sanctionné au paiement d’une amende de 200 mille francs suisse. L’affaire n’est pas encore définitivement vidée, mais déjà, la Confédération africaine de football (CAF) a eu recours à la Fifa pour connaître du cas Samuel Eto’o. Par ailleurs, le patron du football camerounais avait déjà été condamné en 2022 en Espagne pour fraude fiscale.

L’annonce de la Fécafoot

Désormais, le président de la Fécafoot poursuivra ses combats et défis sans un de ses principaux alliés, Benjamin Pondi Otto. Il s’agit notamment du recrutement d’un nouvel équipementier pour les sélections nationales. Après l’épisode de One all sports dont les origines sont restées mystérieuses et qui a été un flop tout de même. Le remplaçant de Coq sportif n’a pas tenu ses engagements, notamment l’offre de deux bus aux Lions indomptables. Aussi, l’élection à la Fécafoot s’annonce en cette année 2025. L’ancien directeur marketing Afrique de Western union a préféré voir ailleurs.

Présidentielle 2025 : Atanga Nji obtient de nouveaux soutiens pour Paul Biya

0

« Nous prenons l’engagement de soutenir sa candidature qui, pour nous, est l’assurance tout risque pour le Cameroun» ; « Le MDR appelle tous ses militants et sympathisants ainsi que toutes les forces vives et patriotiques à se souder comme un roc derrière la candidature de S.E Paul Biya pour lui permettre de poursuivre l’œuvre de construction nationale et de modernisation du Cameroun » ; «L’UPC lance un appel au président Paul Biya, ce grand berger qui a su capitaliser l’héritage politique des pères fondateurs de notre nation, l’invitant à être candidat de l’Alliance républicaine UPC/Rdpc aux élections présidentielles 2025 ». Ce sont trois appels lancés en direction de Paul Biya respectivement par trois hommes politiques, soutenus par leurs affidés : Robert Kona, Daïssala Tigana et Robert Bapooh Lipot. Ces trois hommes ont en commun de parler au nom de trois factions du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), du Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR) et de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Trois partis qui ont en commun d’être divisés et dont les signataires des appels à candidature actuels ont en commun d’être ceux reconnus par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), allant à l’encontre de la justice.

Motivations

Ces hommes politiques étaient à la rencontre du Minat ce 31 janvier 2025. Chacun y va de son argumentation, pour justifier son adhésion à la candidature d’un Paul Biya au pouvoir depuis le 6 novembre 2025, et qui, âgé de 92 ans, semble perdre le contrôle de pans du pouvoir, et dont une autre candidature est contestée non plus seulement par des partis d’opposition, mais désormais par une bonne frange de leaders religieux, notamment au sein de l’épiscopat catholique national. Au nom du MDR, Daïssala Tigana, fils de Dakolle Daïssala, frondeur dans le parti créé par son père, pense que « au regard du contexte national et international actuel, le MDR exprime sa conviction que seul vous, S.E Paul Biya, êtes en mesure de garantir la stabilité et la prospérité du Cameroun pour les années à venir». Convoquant « votre sagesse, votre expérience et votre engagement pour le développement du Cameroun font de vous le choix incontestable et meilleur pari pour la sauvegarde de l’unité nationale, de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble si chèrement acquis sous votre magistère».

Pour leur part, les signataires du « Pcrn » estiment que « le Pcrn a été créé pour apporter sa modeste contribution à la construction de notre beau pays. Nullement il n’a été question pour nous de trainer dans la boue ce que nous avons de plus précieux, à savoir S.E Paul Biya, qui ne cesse de prôner la paix, la stabilité, l’unité et le vivre-ensemble ». Convoquant leur devise qui est « vérité-amour-paix».

Bapooh Lipot et ses hommes saisissent l’opportunité de l’actualité entre le Cameroun et la France pour plus que jamais se justifier : « L’accession au pouvoir de Paul Biya…perça l’abcès pour un soulagement du corps social dont les Upécistes et les Camerounais ont encore célébré l’évidence ce 28 janvier par la présentation au président Paul Biya du rapport de la Commission mixte sur le rôle et l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun entre 1945 et 1971 ». Pour ceux-ci, « la boussole fondamentale de sa gouvernance qu’est l’Upécisme constitue pour les Camerounais dans leur majorité, le temps de la réconciliation et l’unité des cœurs».

Le Minat au front

C’est un jeu d’alliances qui est récurrent la veille d’élections présidentielles au Cameroun. Depuis la dernière élection présidentielle en 2018, cela prend de l’ampleur. En première ligne de front, Paul Atanga Nji le Minat qui s‘engage personnellement dans des partis politiques, allant parfois à l’encontre de décisions de justice, pour désigner des dirigeants de partis politiques. Il y a eu un G20 (groupe de 20 partis politiques) soutenant la campagne présidentielle. Le même exercice st pressenti cette fois-ci encore. Avec à la clé des récompenses politiques. Et les mêmes acteurs sont déjà en mouvement, avec de nouveaux alliés comme Daïssala Tigana et Robert Kona.

Cela survient au moment où sous la direction du Minat, des chefs traditionnels viennent d’apporter leur soutien à la cause du président sortant, dans un contexte de flou total. Des indiscrétions faisant état de ce que les résolutions issues des travaux du Palais des Congrès de Yaoundé étaient préparées par les soins du Minat, plutôt que des chefs eux-mêmes.

Présidentielle 2025 : Maurice Kamto, l’argent et l’engagement

0
Maurice Kamto

Au cours d’une conférence de presse à Yaoundé ce 30 janvier 2025, Maurice Kamto a annoncé le lancement d’une levée de fonds en perspective de l’élection présidentielle à venir. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) entend collecter les fonds nécessaires pour financer la campagne électorale. Qui veut aller loin ménage sa monture, dit-on souvent. Et Maurice Kamto qui avait déjà cracher sur les financements publics en 2018, sait bien qu’il va falloir assez d’argent pour une telle épreuve. De l’argent qui ne peut venir des seules poches des militants du MRC. Le candidat annoncé sollicite l’accompagnement de « tous les Camerounais résolument engagés pour le changement dans la paix et par les urnes, à participer à ‘’l’effort de guerre’’ », qu’ils soient résidents du terroir ou à l’étranger. Mettant ainsi chaque Camerounais devant ses propres responsabilités, afin de ne pas être le souffre-douleur des frustrés.

Transparence et restrictions

Le leader du MRC assure l’opinion de la transparence totale dans cette opération. Anticipant sur les critiques qui tentent depuis lors de réveiller le feuilleton de la quête en vue de la lutte contre le covid-19 qui avait fait l’objet de débats rangés. Alors que le système de collecte des fonds avait été annoncé en dysfonctionnement, Paul Eric Kingue le responsable en chef de l’opération, jadis directeur de campagne de Maurice Kamto, s’était ligué contre l’homme, sans pour autant démontrer l’implication de ce dernier dans une éventuelle distraction desdits fonds. Maurice Kamto, lui, réitère qu’il « souhaite que cette opération soit la plus transparente possible, sous le contrôle des autorités publiques compétentes». Un clin d’œil aux pouvoirs publics qu’il trouve généralement en face à chacune de ses actions politiques. Mais déjà, la campagne de fundraising du MRC ne s’adresse pas aux personnes, organisations et puissances étrangères », a-t-il prévenu. Le financement des partis politiques par des puissances étrangères étant proscrit.

Le candidat annoncé à la présidentielle 2025 a saisi l’occasion pour revenir sur le sujet de sa candidature à cette élection. Sujet qui suscite des débats depuis le boycott des élections municipales et législatives 2020 par son parti, la veille de la clôture des investitures. Ne s’en tenant plus seulement à la possibilité pour le MRC de l’investir à cette élection sur la base de la constitution, Maurice Kamto relève que le Code électoral sur lequel s’arc-boute le régime de Yaoundé, prévoit qu’il soit investi par une autre formation politique disposant d’élus, ou aussi la possibilité de se faire parrainer. Lassé de la persistance du pouvoir en place de ne voir que la possibilité de recourir aux partis ayant des élus. Au MRC donc, on est peut-être prêt à recourir au parrainage d’un autre parti politique. La question a refait surface lorsque le quotidien public Cameroon tribune a publié un dossier sur la présidentielle 2025, dans lequel il cite 18 partis politiques capables de parrainer les candidats à l’élection présidentielle. Sans le Front pour le changement au Cameroun (FCC) de Jean Michel Nintcheu, qui a acquis son écharpe tricolore sous les couleurs du Social democratic front (SDF). Quoi qu’il en soit, Maurice Kamto sait qu’il sera sur la ligne de départ de la présidentielle d’octobre prochain. Et prépare déjà le nerf de la guerre.

Le FMI salue les avancées du Cameroun et valide un décaissement de 75 milliards de francs CFA

0
Cemile-sancak-Motaze-www.newsducamer.com_
Cemile-sancak-Motaze-www.newsducamer.com_

Ce 30 janvier, le Fonds Monétaire International a officiellement révélé sa satisfaction suite à une mission dirigée par Madame Cemile Sancak, cheffe de mission pour le Cameroun, qui a séjourné à Yaoundé du 3 au 16 octobre afin d’évaluer l’état d’avancement des réformes mises en œuvre par les autorités dans le cadre du programme économique en cours. Cette mission s’inscrivait dans le cadre de la septième revue des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que de la deuxième revue du programme soutenu par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Les programmes en cours, approuvés par le conseil d’administration du FMI en juillet 2021, ont bénéficié d’un financement initial de 483 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 417,5 milliards de francs CFA. Une prolongation de 12 mois de ces accords a été accordée en décembre 2023, avec une augmentation de l’accès aux ressources de 110,4 millions de DTS (soit environ 95,4 milliards de francs CFA). De plus, un accord de 18 mois au titre de la FRD, approuvé en janvier 2024, a permis un financement de 138 millions de DTS (soit environ 119,2 milliards de francs CFA).

Des performances macroéconomiques encourageantes

Dans le communiqué produit par le FMI ce 30 janvier, Mme Sancak a déclaré que le FMI et les autorités camerounaises étaient parvenus à un accord au niveau des services sur ces revues. Une fois approuvées par le conseil d’administration du FMI, ces revues devraient permettre des décaissements supplémentaires de 55,2 millions de DTS (environ 47,7 milliards de francs CFA) au titre des accords FEC/MEDC et de 34,5 millions de DTS (environ 29,8 milliards de francs CFA) pour l’accord FRD.

« La reprise économique au Cameroun se poursuit, mais la croissance reste modérée. En 2023, elle s’est établie à 3,2 % et devrait atteindre 3,9 % en 2024. L’inflation, en baisse, a atteint 4,6 % en novembre 2024 contre 7,5 % l’année précédente », a souligné Mme Sancak.

Les perspectives budgétaires s’annoncent positives, avec un déficit primaire non pétrolier prévu à 2 % du PIB en 2024, contre 2,5 % en 2023 et 3,9 % en 2022. La hausse de 5 % des recettes non pétrolières, portée par les bonnes performances de l’impôt sur les sociétés et des taxes indirectes, constitue un signal encourageant. Toutefois, la mission du FMI a relevé que des retards dans les projets d’investissement freinaient la dynamique de croissance.

Maintenir le cap des réformes

Mme Sancak a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour assurer la soutenabilité des finances publiques et accélérer la croissance. « Les prévisions de croissance restent stables à environ 4 % en 2024 et devraient progressivement atteindre 4,5 % à moyen terme. L’inflation, quant à elle, devrait se situer à 4,4 % d’ici fin 2024 et converger vers l’objectif de 3 % fixé par la CEMAC à l’horizon 2026 », a-t-elle indiqué.

L’adoption du budget 2024 par le Parlement en décembre a été saluée par le FMI, qui considère qu’il reste en ligne avec les engagements budgétaires du programme. « L’un des objectifs majeurs demeure de libérer des marges de manœuvre pour l’investissement productif et social, tout en poursuivant la lutte contre la corruption », a précisé Mme Sancak.

Néanmoins, certains retards ont été relevés dans la mise en œuvre des réformes structurelles. La mission du FMI a encouragé les autorités à accélérer les mesures liées à la gouvernance dans le secteur des industries extractives, à l’amélioration du climat des affaires, à la réforme des entreprises publiques et à la gestion des finances publiques. « Nous exhortons les autorités à finaliser la restructuration de la SONARA et à revoir la loi de 2013 pour rationaliser les incitations à l’investissement », a insisté Mme Sancak.

Dans le cadre de la FRD, le Cameroun a intensifié ses efforts pour améliorer son cadre de politique climatique. « Les progrès sont notables dans l’intégration des critères climatiques dans l’évaluation des projets d’investissement et dans la révision de la loi sur la protection civile. L’actualisation du mandat de l’Observatoire national des risques constitue une avancée significative », a souligné Mme Sancak.

Le FMI et d’autres partenaires techniques accompagnent également le Cameroun dans l’élaboration d’un plan national sur le climat, d’une stratégie pour le financement des risques de catastrophe et d’une gouvernance durable du secteur forestier.

Durant son séjour, la délégation du FMI a rencontré plusieurs hauts responsables du pays, dont le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le ministre d’État, secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ainsi que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.

« L’équipe du FMI remercie les autorités camerounaises pour leur excellente coopération et le dialogue constructif engagé tout au long des discussions », a conclu Mme Sancak.

L’appréciation positive du FMI renforce la crédibilité du programme économique camerounais et devrait faciliter l’accès à des financements extérieurs pour soutenir le développement du pays.

- Publicité -
Google search engine