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Inclusion Financière : 100 associations bénéficient de subventions allant de 3 à 5 millions de FCFA

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Il s’agit spécifiquement des associations de jeunes qui ont été sélectionnées pour bénéficier des subventions, grâce à l’appui financier de la Banque mondiale. Ce programme d’inclusion économique, mis en œuvre par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) via le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir), intervient après les ateliers organisés à Batouri (Est), à Ngaoundéré (Adamaoua), à Douala (Littoral), à Kumba (Sud-Ouest), et à Maroua et Kousséri (Extrême-Nord).

20 associations issues des communes de Yaoundé 5e et Yaoundé 7e, ont été retenues pour bénéficier d’une subvention variant entre 3,5 et 5 millions de FCFA. Cette initiative vise à accroître l’employabilité des jeunes, à créer des opportunités, et à améliorer la qualité de vie dans les villes bénéficiaires. Elle est constituée de subventions sous la forme de financements en numéraire de microprojets de développement communautaire. Environ 751 millions FCFA ont été alloués pour financer 100 microprojets sur l’ensemble du territoire national.

Le Pdvir, pilier majeur de la politique d’inclusion du Minhdu, vise à améliorer la gestion urbaine et l’accès aux infrastructures dans des zones urbaines sélectionnées, notamment pour les quartiers sous-équipés, tout en accroissant la résilience aux aléas naturels. Les actions du Pdvir sont orientées vers les populations pauvres, les groupes marginalisés, et les personnes ayant des besoins particuliers, tels que les jeunes femmes, les jeunes filles mères, les jeunes vivant avec un handicap, ainsi que les jeunes réfugiés et déplacés internes. En 2023, le PDVIR a lancé, avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale, un vaste programme de subvention pour les initiatives jeunes. Ce programme a pour objectif de créer des opportunités d’activités génératrices de revenus et d’améliorer la qualité de vie dans les quartiers. Les initiatives locales, axées sur l’inclusion économique, ciblent les jeunes, âgés de 18 à 34 ans, résidant dans l’une des neuf communes d’intervention du PDVIR.

Le mécanisme de subvention permet aux personnes et aux entités de soumettre des propositions pour le financement de biens, de services et d’infrastructures à petite échelle, afin de soutenir des activités visant à améliorer l’employabilité, à créer des opportunités de travail, et à améliorer la qualité de vie dans ces quartiers. Le programme vise trois principaux objectifs : la création d’opportunités d’activités génératrices de revenus, l’amélioration de la qualité de vie urbaine dans les quartiers bénéficiaires (via l’amélioration de l’accès aux services urbains de base, l’embellissement des quartiers, la réduction des risques liés aux changements climatiques, etc.), et la promotion du genre et de la participation de la jeunesse. La sélection des projets a débuté en août 2024 dans les sept villes d’intervention du PDVIR, par le biais de sessions de formation en montage de projets. Actuellement, le programme est dans sa phase opérationnelle avec 100 microprojets retenus dans divers domaines tels que la santé, l’environnement, la gestion des déchets, l’éducation, l’embellissement des quartiers, la sécurité urbaine et les TIC.  

Lions indomptables: Paul Biya fait le point de sa prise de pouvoir

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Paul Biya est nostalgique de pareils moments

10 février 2024-10 février 2025. Un an jour pour jour que Paul Biya a annoncé avoir repris la sélection nationale A de football. Au bilan, le Premier sportif est fier de son option : « M’adressant à vous l’année dernière dans les mêmes circonstances, peu de temps après notre difficile campagne lors de la Coupe d’Afrique des nations en Côte d’ivoire, je vous assurais que nous allions renouer avec la victoire. Notre brillante qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, qui se déroulera au Maroc, illustre bien ce que notre jeunesse, qui ne manque pas de talent, est capable d’accomplir, avec de la discipline et des efforts acharnés», salue-t-il. Alors, « je voudrais en votre nom à tous, adresser mes sincères félicitations à nos valeureux Lions indomptables ainsi qu’à leurs encadreurs», poursuit-il. Avant de leur « demander d’aller de l’avant, de continuer à apporter joie et fierté au peuple camerounais et à servir d’exemple à notre jeunesse». Une rhétorique qui a avait disparu de ses discours il y a plusieurs années, alors que le Cameroun sur le plan du football, traversait une période de disette. Paul Biya avait cessé de citer les Lions indomptables en modèles pour la jeunesse. Et quand il a eu l’occasion d’évoquer le sport dans ses adresses à la jeunesse, le football et notamment les Lions indomptables avaient disparu de son langage.

Le temps des lauriers est de retour, et Paul Biya peut repenser aux Lions indomptables. Lui qui, face à la crise de performances et managériale qui secouait le football national, a cru devoir jouer une partition importante, en reprenant le contrôle de la sélection nationale. Le 10 février 2024, Paul Biya annonçait que « le gouvernement et tout particulièrement le ministère en charge des sports, ont reçu des instructions claires sur le sujet», celui de la réorganisation de la gestion de la sélection nationale. «Je sais l’importance que vous accordez au football…l’Etat dans le contexte difficile qui est le nôtre, consent de lourds sacrifices financiers à cet égard. Il est donc en droit d’exiger une meilleure organisation et de meilleurs résultats», avait-il dit.

Marc Brys

Et quelques temps après, Narcisse Mouelle Kombi le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), engageait le recrutement d’un nouveau staff  la tête des Lions indomptables. Après l’expiration le 28 février, du contrat de Rigobert Song Bahanag. Depuis lors, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le Minsep se déchirent aux yeux du monde, sur le contrôle de la sélection nationale. Marc Brys a été recruté contre la résistance de la Fécafoot. En face, si Samuel Eto’o a concédé ce poste principal, en parallèle, le président de la Fécafoot a néanmoins nommé des collaborateurs au technicien belge. Les deux staffs ont fonctionné dans un cafouillage, avant une refonte. Le gouvernement qui a profité d’une faille dans les textes, pour procéder au recrutement d’un nouveau staff, est droit dans ses bottes. Et même la Fifa n’a pas pu sauver son membre, signataire en 2015, d’une convention avec l’Etat, qui accorde la possibilité à l’Etat de pouvoir mettre à la disposition de la fédération un staff d’encadrement des Lions indomptables. Dans un contexte de guerre ouverte entre l’Etat et la Fécafoot, les Lions indomptables, prunelle des yeux de Paul Biya, ont pu se qualifier, là où les autres sélections nationales, restées sous le contrôle de la Fécafoot, assistent en spectateurs à leurs différentes compétitions (9 sur 11 en tout). Paul Biya peut se féliciter d’avoir su trouver la thérapie idéale contre le mal qui minait le football national et principalement l’équipe nationale fanion. Lui qui, en faisant le constat d’échec du football camerounais, avait souligné que «la victoire n’est pas toujours le fait du hasard. Elle exige certes du talent, mais aussi du courage, de la discipline, de l’organisation et un travail acharné». Un an après, le président de la République est fier de son engagement personnel dans la gestion des Lions indomptables. Lui qui a, entre temps, fait confier la gestion financière aussi à l’Etat. Libérant définitivement les Lions indomptables d’une Fécafoot à problèmes et qui l’avait pris en otage.

10 déclarations choc de Paul Biya (Message à la jeunesse 2025)

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1. Je voudrais en votre nom à tous, adresser mes sincères félicitations à nos valeureux Lions Indomptables ainsi qu’à leurs encadreurs. Le gouvernement, sous mon autorité, ne ménagera aucun effort pour leur apporter tout le soutiennécessaire.

Prononcée dans le contexte actuel de forte tension entre le ministère des Sports et la fédération Camerounaise de Football au sujet de l’encadrement technique des Lions Indomptables, cette phrase du président de la République, placée dès l’entame de son discours est un soutien franc au ministre des Sports. 

2. « Qu’importe les critiques, je vous tiendrai toujours le langage de la vérité. »

D’entrée de jeu, le chef de l’État campe sa position. Face aux sceptiques et aux critiques, il revendique un discours de vérité, refusant d’occulter les défis mais insistant sur les progrès réalisés. Une manière de répondre aux « esprits chagrins » qui, selon lui, minimisent les avancées du pays. Défis Actuels

3. « Si l’écrasante majorité a apprécié la sincérité de mon propos, certains esprits chagrins ont cru devoir se focaliser sur ce qui n’a pas été fait. »

Paul Biya se pose en président lucide, conscient des attentes et des impatiences, mais aussi des contraintes. Il pointe du doigt ceux qui, au lieu de reconnaître les efforts du gouvernement, s’attardent sur les manquements.

4. « Il ne peut y avoir de répit dans le combat que je mène depuis des années contre le chômage, en particulier celui des jeunes. »

Le président affirme son engagement à lutter sans relâche contre le chômage des jeunes, un fléau qui touche tous les pays. Il met en avant les initiatives gouvernementales pour l’insertion professionnelle, tout en appelant la jeunesse à explorer d’autres voies que l’emploi salarié.

5. « Je peux comprendre la frustration de plusieurs d’entre vous. Je regrette hélas qu’elle pousse un certain nombre à prendre les chemins de traverse et à s’éloigner des valeurs morales. »

Reconnaissant les difficultés auxquelles la jeunesse est confrontée, Paul Biya déplore cependant les dérives qui en résultent parfois. Il évoque l’attrait de solutions illusoires, souvent au détriment des principes fondamentaux.

6. « D’autres, en désespoir de cause, choisissent les voies obscures et incertaines de l’immigration clandestine, dont l’issue, nous le savons tous, est le plus souvent fatale. »

Dans un message fort, il met en garde contre les dangers de l’immigration clandestine, un phénomène qui touche de nombreux jeunes africains. Défis Actuels Il rappelle les risques encourus et exhorte la jeunesse à croire en les opportunités locales.

7. « Ne vous laissez pas endormir par les promesses fallacieuses et pour la plupart irréalisables. »

À l’approche des échéances électorales, Paul Biya met en garde les jeunes contre les discours trompeurs de certains acteurs politiques. Il insiste sur la nécessité de faire preuve de discernement et de ne pas céder aux illusions.

8. « Je vous demande de ne pas prêter l’oreille aux sirènes du chaos. »

Dans une mise en garde directe, le président appelle la jeunesse à ne pas se laisser instrumentaliser par des forces cherchant à semer le trouble. Un façon pour le’chef de l’État d’adresser la tension qui monte dans le champ politique en cette année d’élection présidentielle. Il prône la responsabilité et la stabilité, valeurs qu’il considère essentielles à la construction de l’avenir.

9. « Servez-vous des atouts qu’offre le numérique pour développer l’auto-emploi et relever les défis de votre époque. »

S’adressant à une génération connectée, il exhorte les jeunes à tirer parti des nouvelles technologies pour créer de la richesse et des opportunités. Un message clair en faveur de l’entrepreneuriat numérique.

10. « je puis vous assurer que je continuerai d’être à vos côtés pour relever les défis auxquels vous êtes confrontés. »

Alors que l’opinion se demande si Paul Biya va passer la main ou se représenter à la présidentielle d’octobre 2025, cette phrase du chef de l’État est perçue comme une indication de sa probable candidature au prochain scrutin, apres 42 ans de pouvoir.

Source : Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Paul Biya: « Qu’importe les critiques, je vous tiendrai toujours le langage de la vérité »

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Mes chers jeunes compatriotes,

M’adressant à vous l’année dernière, dans les mêmes circonstances, peu de temps après notre difficile campagne, lors de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, je vous assurais que nous allions renouer avec la victoire.

Notre brillante qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, qui se déroulera au Maroc, illustre bien ce que notre jeunesse, qui ne manque pas de talent et de courage, est capable d’accomplir, avec de la discipline et des efforts acharnés.

Je voudrais en votre nom à tous, adresser mes sincères félicitations à nos valeureux Lions Indomptables ainsi qu’à leurs encadreurs. Je leur demande d’aller de l’avant, de continuer à apporter joie et fierté au peuple camerounais et à servir d’exemple à notre jeunesse. Le gouvernement, sous mon autorité, ne ménagera aucun effort pour leur apporter tout le soutien nécessaire.

Il me semble toutefois opportun de souligner que la dynamique positive, dont nous nous félicitons aujourd’hui, ne portera tous les fruits espérés que si la concorde, la solidarité et l’esprit d’équipe règnent au sein et autour de celle-ci. J’en appelle à cet égard au sens des responsabilités de tous les acteurs.

Mes chers jeunes compatriotes,

L’année qui commence s’annonce pleine de défis, pour notre pays, pour notre peuple, pour notre jeunesse. Lors de mon récent message à la Nation, j’ai eu l’occasion de passer en revue les contraintes que nous avons à affronter dans notre marche vers le progrès.

Celles-ci procèdent pour certaines de l’environnement international et pour d’autres de la situation interne de notre pays. Je n’y reviendrai pas.

Je vous ai également fait part, à la même occasion, des efforts méritoires consentis par les pouvoirs publics pour faire face à ces contraintes et œuvrer activement en vue d’une amélioration continue des conditions de vie de nos concitoyens, assise sur un développement vigoureux de notre économie et sur le nécessaire maintien de la paix et de la sécurité.

Si l’écrasante majorité a apprécié la sincérité de mon propos, certains esprits chagrins ont cru devoir se focaliser sur le fait que telle ou telle chose n’ait pas été, ou pas encore pu être faite, faisant fi des contraintes réelles et vérifiables que j’ai évoquées.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais vous dire ceci. Qu’importe les critiques, je vous tiendrai toujours le langage de la vérité.

Et la vérité, c’est que malgré les contraintes, nombreuses et complexes, qui entravent nos efforts de développement, nous avons, ensemble, énormément accompli. De formidables progrès ont en effet été enregistrés ces dernières années, grâce à notre action commune et au soutien sans faille que vous m’avez apporté.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je sais que comme tous les autres jeunes du monde, vous êtes attachés à votre éducation et à votre formation. Vous êtes, avec raison, particulièrement soucieux de votre insertion dans le marché de l’emploi.

Parlons un instant de votre formation.

Il est incontestable que chaque année qui passe, l’offre dans ce domaine s’améliore quantitativement et qualitativement.

La carte scolaire et universitaire n’a cessé de s’étoffer et de se diversifier, avec la création de nouveaux établissements dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur.

De nouvelles filières spécialisées sont régulièrement ouvertes dans les lycées et institutions universitaires. La professionnalisation des curricula de formation se poursuit dans tous les ordres d’enseignement, afin de donner aux jeunes diplômés les compétences techniques susceptibles de faciliter leur accès au marché du travail.

De même, l’opérationnalisation des centres de formation permet aux jeunes non-diplômés d’apprendre un métier et de trouver leur place dans la société. Je me réjouis à cet égard de l’ouverture des Centres de Formation aux Métiers de Nanga-Eboko et de Lembe-Yézoum. D’autres centres sont en cours de construction dans plusieurs localités du pays.

J’ai également instruit le gouvernement d’accélérer la mise en place des Bureaux d’Emplois Municipaux, en vue d’un encadrement optimal des jeunes demandeurs d’emploi.

Parallèlement, le nombre d’apprenants dans les Centres de Formation Professionnelle d’Excellence a connu une augmentation substantielle, suite à la réduction des frais de scolarité dans ces établissements.

Mes chers jeunes compatriotes,

Le chômage des jeunes est un phénomène qui n’épargne aucun pays. Des efforts méritoires sont consentis pour le résorber. J’ai à cet égard prescrit au gouvernement de mettre en place un cadre règlementaire régissant l’aide à l’embauche des primodemandeurs d’emploi.

Ce dispositif vise à mieux accompagner les jeunes n’ayant jamais eu d’activité professionnelle, dans la recherche de leur premier emploi.

C’est dans cette perspective que s’inscrit également l’élaboration du répertoire national des emplois, métiers et professions. Il permettra de consolider, d’analyser et de diffuser les informations sur les opportunités d’emploi disponibles dans notre pays.

Le gouvernement continuera par ailleurs de s’assurer que l’offre de formation est la plus adaptée aux besoins réels du marché du travail, afin d’éviter que de nombreux diplômés se retrouvent sans emploi. Plusieurs bourses ont ainsi été octroyées à des centaines de jeunes Camerounais, au cours de l’année 2024.

J’ai en outre prescrit au gouvernement d’impliquer le plus grand nombre de jeunes dans la préservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.

C’est le sens du Programme de Promotion des Emplois Verts en cours d’exécution. Il permettra à terme de créer plus de dix mille emplois à travers des activités génératrices de revenus, dans des domaines tels que l’assainissement, le recyclage des déchets ou l’agriculture biologique.

Dans les semaines qui vont suivre, l’opération de contractualisation des personnels de santé que j’ai annoncée en fin d’année dernière sera lancée. Elle permettra de sortir de la précarité, des milliers de jeunes diplômés du secteur de la santé et d’améliorer leurs conditions de vie.

Comme vous pouvez le constater, l’Etat s’emploie à développer des stratégies et des outils pour résorber le chômage des jeunes. Plusieurs administrations sont mobilisées à cet effet et d’importants moyens financiers sont, chaque année, consacrés à l’atteinte de cet objectif.

Croyez-moi, il ne peut y avoir de répit dans le combat que je mène depuis des années contre le chômage, en particulier celui des jeunes.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais vous assurer que les recrutements dans la fonction publique vont se poursuivre. Mais, comme moi, vous savez que quelles que soient la volonté du gouvernement et les ressources financières dont notre pays peut disposer, elles ne seront jamais suffisantes pour offrir à tous les jeunes un emploi dans la fonction publique ou dans le secteur privé.

Je peux à cet égard comprendre la frustration de plusieurs d’entre vous. Je regrette hélas qu’elle pousse un certain nombre à prendre les chemins de traverse et à s’éloigner des valeurs morales.

D’autres, en désespoir de cause, choisissent les voies obscures et incertaines de l’immigration clandestine, dont l’issue, nous le savons tous, est le plus souvent fatale.

Pourtant l’emploi salarié, et vous le savez, n’est pas le seul moyen d’insertion dans le marché du travail.

Il existe d’autres voies. Je vous exhorte, une fois de plus, à saisir les opportunités qu’offrent des domaines tels que l’agriculture ou l’élevage. Le parcours de Samuel Tony OBAM BIKOUE qui a créé une industrie agricole ou encore du jeune TATA BAKARY, aujourd’hui à la tête d’un important complexe fermier, devrait vous inspirer.

Je voudrais vous rappeler que vous êtes sans doute la génération la plus imprégnée de technologie. Servez-vous donc des atouts qu’offre le numérique pour développer l’auto-emploi et relever les défis de votre époque.

Je souhaite également vous encourager à intégrer le Programme de Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial que le gouvernement a mis en place pour renforcer votre participation citoyenne.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je comprends votre souhait légitime de voir vos rêves se réaliser et vos conditions de vie s’améliorer. Il est tout à fait naturel que vous attendiez du gouvernement des solutions appropriées aux préoccupations qui vous concernent, et qui sont essentielles à votre épanouissement.

Cette année encore, se tiendront, dans notre pays, d’importantes échéances électorales. Ce sera l’occasion pour ceux d’entre vous qui remplissent les conditions légales, d’exercer librement leur devoir citoyen. Il vous appartiendra, le moment venu, de faire votre choix en toute responsabilité, dans le calme et la sérénité.

Je vous demande donc de ne pas prêter l’oreille aux sirènes du chaos que font retentir certains irresponsables. Ne les laissez pas se servir de vous pour assouvir leur dessein pernicieux, à savoir créer le désordre dans notre cher et beau pays.

Ne vous laissez pas non plus endormir par les promesses fallacieuses et pour la plupart irréalisables qu’ils essaient de vous vendre.

Pour ma part, je puis vous assurer que je continuerai d’être à vos côtés pour relever les défis auxquels vous êtes confrontés.

Bonne Fête de la Jeunesse à toutes et à tous.

Je vous remercie.

Yaoundé, le 10 février 2025

  ST Digital lance la première plateforme d’hébergement IA en Afrique centrale et de l’Ouest

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 Destinée à garantir une souveraineté des données au niveau africain, l’invention va permettre à des centaines de start-ups et centres de recherche du continent de développer leurs solutions IA dans des conditions optimales.

La société camerounaise de services informatiques, ST Digital annonce la mise en place de la  première offre d’hébergement IA souveraine en Afrique  centrale et de l’Ouest. Disponible au Cameroun et en Côte d’Ivoire  dès le deuxième trimestre 2025, GPU CLOUD AFRICA se présente comme une offre souveraine d’hébergement de serveurs IA (intelligence artificielle) dotée de processeurs GPU NVIDIA. L’innovation met en effet  à disposition des entreprises et des institutions africaines,   une capacité de calcul « inégalée pour les applications d’intelligence artificielle », selon ST Digital.

 En plus de ses capacités de stockage, la plateforme d’hébergement développée vient surtout répondre à un enjeu de souveraineté numérique. Car,  la plupart des technologies  disponibles sur le continent à l’heure actuelle sont importées. ST Digital a ainsi pensé une solution locale adaptée aux  besoins des locaux, tout en garantissant une infrastructure capable de supporter les charges de calcul nécessaires à l’intelligence artificielle. « Nous sommes fiers de proposer une solution qui allie performance, sécurité et souveraineté des  données. GPU CLOUD AFRICA offre aux innovateurs africains les ressources nécessaires pour  développer leurs propres solutions IA, sans dépendre d’infrastructures étrangères », fait savoir le Directeur Général  du Groupe ST Digital, Anthony SAME.

L’objectif de cette innovation est de permettre à des centaines de start-ups et centres de recherche africains de développer leurs solutions IA dans des conditions optimales.  GPU CLOUD AFRICA  est présenté comme  garantissant un environnement sécurisé et souverain pour les données africaines, une tarification adaptée aux réalités locales et un support technique de proximité pour accompagner les développeurs. En gros, l’initiative entend donner un coup de pouce au développement de l’innovation IA en Afrique.  « Déployer des serveurs avec des GPU NVIDIA Tesla M10 à Douala et Abidjan est une étape essentielle vers une Afrique numériquement souveraine. Aujourd’hui, 95 % des talents africains en  IA sont contraints d’utiliser des infrastructures et des solutions aux capacités limitées. À titre  d’exemple, alors qu’une start-up du G7 peut ajuster son modèle d’IA en 30 minutes, nos innovateurs doivent attendre jusqu’à six jours. Cette situation n’est plus acceptable, surtout à l’heure où l’IA est  le moteur de la transformation économique mondiale », précise Anthony SAME.

Pionnier des solutions Cloud et Datacenter en Afrique, ST Digital a des compétences dans les métiers de la formation, l’Intégration et le conseil en transformation digitale.  Sa vision porte sur cinq axes. La transformation de la relation client, l’amélioration des processus opérationnels, la digitalisation du business model, les  infrastructures digitales de nouvelle génération (CLOUD). En 2024, ST Digital a lancé le premier cloud 100% camerounais.  Cette solution répond aux difficultés de coûts  souvent élevés pour les PME et les start up.

Extrême-Nord : le gouverneur et son état-major échappent de peu à un lynchage

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Midjiyawa Bakari, le préfet du Mayo-Danay et leurs états-majors sont des miraculeux. Le gouverneur de l’Extrême-Nord, le préfet du Mayo-Danay et leurs principaux collaborateurs n’ont eu la vie sauve ce 7 février 2025 que grâce à l’intervention énergique du Bataillon d’intervention rapide (BIR) venu en appui aux Forces de maintien de l’ordre dépassées par la fureur des populations de Kourbi. En tournée dans cette localité située entre Guidiguis et Kaële, le gouverneur et ses accompagnateurs ont été pris en captivité par une population sortie en masse et armée de gourdins. Très vite, le numéro un de la région et ses hommes ont été encerclés par les populations. Une haie en épines rapidement formée. Les populations locales s’opposent depuis quelques semaines à la création d’un parc national sur leurs terres et qui les sèvre de terres arables. Les opposants à la création dénoncent par ailleurs le nom de baptême du parc, « Ma mbed mbed« . Ce qui signifie en langue locale  »les non circoncis « . Appellation qui « est une injure pour les riverains  », selon un ressortissant du Mayo-Danay.

Du coup, pour ces deux raisons, les populations exigent que le Premier ministre annule le décret créant ce parc. « Ils disent que ça prend du temps. Ils veulent qu’on signe un autre décret pour annuler le premier sur le champ« , renseignait hier Rebeka Sintebe du journal L’œil du Sahel qui était témoin de la scène. Midjiyawa Bakari n’a pas pu dicter la loi de la République, ni se faire écouter. En face, une population déchaînée, et déterminée à entendre une annonce satisfaisante, au sujet de ce parc nouvellement créé.

C’est une situation compliquée pour l’Etat, tant les voix semblent s’accorder à Kourbis, Guidiguis et autres localités impactées par le parc de Ma Mbed Mbed. Hele Pierre, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, soutien étatique du projet. Joseph Dion Ngute est interpellé.

Farines locales : 13 000 tonnes déjà produites sur un objectif de 336 000 d’ici 2026

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Quel est l’état des spéculations agricoles et les initiatives en cours pour booster la production locale ? Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) a apporté quelques éléments de réponses à cette préoccupation lors du Conseil des ministres tenu le 30 janvier dernier, ainsi qu’à la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés des sociétés et organismes sous-tutelle de projet et programmes de son département, qui s’est tenue le 3 janvier 2024 à Yaoundé. Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique d’import-substitution, l’accent a été mis sur les diligences en cours au plan opérationnel pour améliorer leur production locale. L’on apprend de sa présentation que six variétés de blé à haut rendement ont été retenues et développées concomitamment en hautes et basses altitudes. Les premières productions font l’objet d’une redistribution aux agriculteurs en qualité de semences. Dans son discours d’ouverture de la conférence annuelle, lundi dernier, le Minader a rapporté qu’un accent a été mis pour le compte de 2024 sur l’augmentation des terres emblavées des filières prioritaires, visant un accroissement de 20 % de la production des principales spéculations. L’État a subventionné les engrais au profit des producteurs pour une valeur de 13,9 milliards FCFA et mis à disposition des semences variées pour 7 milliards FCFA. En ce qui concerne spécifiquement les farines panifiables, des essais sont réalisés avec du manioc et six unités de production sont d’ores et déjà fonctionnelles. L’année 2024 a marqué une avancée significative avec la validation de cinq normes sur les farines locales et la production de 13 000 tonnes de farine panifiable. Cette quantité ne représente que 4,28 % de la production projetée cumulée, estimée à 303,6 milliers de tonnes en 2026, comme l’indique le Plan intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (Piisah) pour le triennat 2024-2026.

LA PRODUCTION DU RIZ PADDY EN HAUSSE

L’objectif fixé par le gouvernement en ce qui concerne le riz est de produire 465 000 tonnes d’ici 2026 dans le cadre du Piisah. Les mesures du Plan devraient permettre de réduire les importations de riz de 70 %. À cet effet, l’on apprend qu’à un an de l’échéance, l’aménagement des périmètres hydroagricoles se poursuit. Il est également envisagé de produire des semences améliorées qui seront mises à la disposition des agriculteurs cette année. Selon les données officielles, la production de riz paddy a enregistré une progression de 3 %, atteignant ainsi 230 000 tonnes. Cette augmentation, explique le Minader, « a été facilitée par la distribution de 720 tonnes de semences certifiées, d’une valeur de plus de 1,3 milliard FCFA, ainsi que par les nouveaux aménagements des projets Viva Logone et Viva Bénoué, couvrant 7 500 hectares ». De plus, la construction de 10 entrepôts et de 2 aires de séchage par la Semry, ainsi que celle de plus de 20 magasins de stockage par l’Upper Noun Development Authority (Unvda), ont contribué à ce résultat. Les efforts du Programme d’appui au développement des filières agricoles (Padfa II) et du Projet de Développement de la Riziculture Irriguée et Pluviale (Proderip) justifient en outre cette performance. Pour ce qui est de l’huile de palme, le cap est fixé à une augmentation de la production d’environ 40 000 tonnes d’ici 2026. Dans cette optique, la modernisation des agro-industries de première transformation, telles que la Cameroon Development Corporation (CDC) et la Pamol Plantations, est devenue une priorité pour le gouvernement, soutient le Minader. L’initiative inclut également la construction de nouvelles unités d’extraction d’huile de palme et l’acquisition de pressoirs modernes pour les coopératives de planteurs. Un soutien spécifique est apporté aux acteurs pour faciliter l’accès aux engrais et aux produits phytosanitaires. Grâce à ces diverses mesures, 452 tonnes de semences ont déjà été produites et deux millions de tonnes d’engrais ont été mises à la disposition des producteurs.

PRODUIRE 3,6 MILLIONS DE TONNES DE MAÏS EN 2026

 Relativement au maïs et au soja, « la demande locale connaîtra une satisfaction progressive avec la création projetée dans la Plaine centrale, de vastes exploitations privées pratiquant une agriculture mécanisée », a rapporté le communiqué final du Conseil des ministres du 30 janvier dernier. Il convient de préciser que dans sa phase pilote, le projet Plaine centrale permettra notamment de produire « 600 000 tonnes de maïs, 50 000 tonnes de soja, 100 000 tonnes de riz paddy, 600 000 tonnes de pomme de terre et 400 000 tonnes de manioc ». Cependant, « il est principalement projeté de relever la production de maïs pour la faire passer de 2,7 millions de tonnes à 3,6 millions de tonnes en 2026, de renforcer la transformation à travers l’acquisition des équipements et d’améliorer la disponibilité des produits sur le marché. Il est envisagé de résorber complètement les importations de maïs », indique le Piisah 2024-2026. Lundi dernier, lors de la conférence annuelle du Minader, il a été révélé que la production de maïs a connu une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente, atteignant ainsi 2 400 000 tonnes. Cette hausse s’explique par l’acquisition et la distribution de 443 tonnes de semences de base certifiées de maïs, de 993 tonnes de semences certifiées de maïs, ainsi que par la mise à disposition de 5 751 tonnes d’engrais appropriés à la production du maïs, subventionnés à hauteur de 30 % par le Programme d’appui au renforcement de la production agricole au Cameroun (Parpac).

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : ENJEUX ET ACTIONS

Dans le cadre de la veille stratégique des indicateurs de la sécurité alimentaire, il ressort que 10,82 % des personnes sont en insécurité alimentaire aiguë, soit près de 3 millions de personnes dans le pays. Le Projet d’urgence de lutte contre la crise alimentaire (Pulcca) a permis, selon la même source, de distribuer des intrants agricoles à plus de 200 000 agriculteurs, ce qui a eu une incidence positive sur les rendements agricoles. En termes de gouvernance, il a été indiqué que l’arrêté portant cahier de charges, précisant les modalités techniques d’exercice de certaines compétences transférées par l’État aux communes en matière de promotion des activités de production agricole et de développement rural, a été signé depuis le 12 novembre 2024. La Déclaration de Kampala, adoptée le 11 janvier 2025 lors du sommet extraordinaire de l’Union Africaine pour le Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (Pddaa), est en phase avec la politique d’import-substitution mise en œuvre par l’État depuis 2021 et constitue un catalyseur politique pour l’import-substitution au Cameroun. « Les objectifs de la Déclaration de Kampala résonnent étroitement avec notre ambition au Cameroun de réduire notre dépendance aux importations et de valoriser les ressources locales. Elle établit une feuille de route pour la transformation des systèmes agroalimentaires africains sur la période 2026-2035, avec pour objectifs principaux d’accroître de 45 % la production agroalimentaire africaine, de réduire de 50 % les pertes post-récolte, et de tripler les échanges intra-africains de produits agricoles. Ces engagements visent à bâtir des systèmes agroalimentaires résilients et à garantir une Afrique saine et prospère, en cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a expliqué Gabriel Mbaïrobé lundi dernier.

Lisette Claudia Tame Soumedjong : « Nous sommes la seule industrie locale du cacao offrant des produits intermédiaires et finis »

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LISETTE CLAUDIA TAME SOUMEDJONG, CEO d’Africa Processing Company SA.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel et de l’origine de votre rêve de faire dans la transformation du cacao et celui d’implanter une usine au Cameroun ?

Merci pour l’honneur que vous me faites de m’interviewer. Pour bien situer le contexte, je suis la fille d’un industriel. Mon père, Henri Tame Soumedjong, était l’un des premiers agro-industriels au Cameroun dans le secteur laitier (directeur général de Saplait SA., ndlr.). J’ai donc grandi parmi les machines et j’ai découvert en moi la même passion et la même vocation que mes parents. Après mon parcours académique, mes premières expériences professionnelles m’ont conduite dans le secteur de la chocolaterie à l’étranger, où j’ai été formée spécifiquement au métier de la transformation du cacao. J’avais déjà le rêve de suivre le chemin de mes parents, et cette opportunité dans l’industrie m’a permis de définir ma propre trajectoire. Après mon séjour à l’étranger, où j’ai vu de belles réalisations, j’ai souhaité faire de même chez moi, au Cameroun. Je suis donc revenue pour démarrer mon projet industriel. Je n’ai pas commencé tout de suite dans l’industrie, car il fallait des fonds que je n’avais pas. Ce projet (Africa Processing Company SA, ndlr ) n’est pas un héritage familial ni une entreprise familiale. Nous sommes partis de zéro. J’ai commencé par importer des produits de chocolat de toutes sortes de l’étranger pendant 4-5 ans. Cette activité m’a permis de bien connaître le marché. Ensuite, j’ai collaboré avec des structures qui installaient des chocolateries ici, et je les ai accompagnées dans leur implantation. À l’issue de cette expérience, j’ai lancé ce projet industriel pour mon propre compte.

 Quels ont été les principaux défis rencontrés lors du lancement d’Africa Processing Company SA. et comment les avez-vous surmontés ?

Je tiens à préciser que cette usine a été lancée depuis fin 2020. L’entreprise a été formalisée en janvier 2021, mais nous avions déjà commencé avant cette date. En janvier 2021, nous existions donc déjà depuis exactement quatre ans. Cette usine est simplement le fruit de notre propre réalisation. Avant, nous occupions des locaux que nous louions. Aujourd’hui, nous avons construit notre propre usine. Nous sommes installés ici depuis mai 2024. Ce n’est donc pas tout récent. Nous avons simplement procédé à l’inauguration il y a quelques semaines. Votre question portait sur les difficultés qu’il a fallu surmonter pour arriver ici. Naturellement, nous sommes partis sans aucun appui financier quelconque. Il a fallu réunir les ressources matérielles et financières nécessaires pour réaliser ce projet. Nous nous sommes appuyés sur notre activité. Le fait d’avoir travaillé longtemps à l’étranger nous avait offert plusieurs opportunités d’affaires et des clients qui ont cru en nous alors que nous étions encore tout petits, ce qui nous a permis d’engranger un certain nombre de moyens pour mettre ce projet en œuvre. Nous avons rencontré des difficultés financières et matérielles, bien entendu. Il y a aussi des difficultés liées à la ressource humaine, au capital humain. Voyez-vous, les métiers de l’industrie ne sont pas courants. Il n’y a pas d’école qui forme à ce que nous faisons. Donc, quelque part, il nous faut nous-mêmes former le personnel et lui apprendre le métier de la transformation de cacao. Ensuite, il y a la gestion de prestations de services, ce qui a nécessité de trouver des compétences pour réaliser cet ouvrage. Ce n’était pas la chose la plus aisée. Voilà en gros quelques difficultés que nous avons dû braver pour réaliser ce projet.

 Pourquoi avez-vous choisi Mbankomo pour implanter vos installations, et en quoi cet emplacement stratégique contribue-t-il à vos activités ?

Mbankomo est un véritable carrefour. Nous sommes implantés dans la région du Centre, qui est le premier bassin cacaoyé du Cameroun, représentant pratiquement 51-54% de la production nationale. Dans ce bassin, nous sommes idéalement situés, à un point stratégique qui nous permet de rallier facilement Douala et Yaoundé, les deux grandes villes du pays, ainsi que les deux principaux ports, Douala et Kribi. La route de Ngoumou, qui est censée atteindre Kribi, ou la nationale numéro 3 facilitent également les connexions. Ce positionnement est stratégique à deux niveaux : d’une part, il nous place au cœur du principal bassin de production cacaoyère, et d’autre part, il nous offre une situation géographique avantageuse pour les échanges économiques, nous permettant de rejoindre facilement les ports et les grandes villes.

Quels mécanismes avez-vous mis en place pour assurer un approvisionnement régulier en fèves de cacao de qualité ?

Les capacités que nous transformons sont relativement faibles par rapport à la production nationale. En tant que transformateurs, nous avons des marges de manœuvre bien plus confortables que les exportateurs ou les acheteurs, communément appelés coxeurs. Pour une différence de prix de 100 FCFA, nous pouvons surpasser un exportateur qui traite de gros volumes. Nous bénéficions donc de cette facilité sur les marchés où nous achetons, que ce soit en coopérative, auprès de producteurs ou encore auprès de sociétés spécialisées dans la revente des fèves.

Nous avons tissé un certain nombre de relations et signé des contrats de fournisseurs au début de chaque campagne, qui nous approvisionnent. Nous permettons aussi aux particuliers de nous vendre leur cacao directement à l’usine, ce qui marche bien et fait plaisir aux producteurs de la région. Grâce à cette approche, il est assez aisé de mobiliser les quantités que nous transformons. Pouvez-vous nous présenter en détail la gamme de produits que vous avez conçue, fruit d’une étude approfondie des besoins des professionnels de la chocolaterie et de la confiserie ? Nous sommes la seule entreprise camerounaise qui propose à la fois des produits de première transformation, c’est-à-dire des produits dédiés à l’industrie et des produits semi-finis, ainsi que des produits finis destinés à la consommation finale.

En ce qui concerne les produits semi-finis de cacao, il y a principalement trois types : la poudre de cacao, la masse de cacao et le beurre de cacao, avec des subtilités que seuls les professionnels connaissent. Globalement, ces trois produits se déclinent en plusieurs formats et nous les commercialisons principalement à l’étranger. En effet, 90 à 95 % de notre production est exportée vers l’Asie, l’Europe, le Maghreb et bientôt le MoyenOrient. Pour la deuxième transformation, nous développons une gamme de produits assez innovante. Habituellement, le cacao est transformé en pâte à tartiner ou en barres de chocolat, ce qui est courant sur notre marché. Cependant, nous créons de nouveaux produits pour toutes les générations de consommateurs : enfants, jeunes et adultes. Nous proposons aujourd’hui environ 15 produits différents, tant en première qu’en deuxième transformation.

 Quels sont les critères qui ont guidé le développement de votre gamme de produits innovants ?

Alors, déjà nous sommes partis de ce constat que je viens d’évoquer, que l’offre en termes de produits dérivés du cacao était faible. Quand on regarde à l’étranger ceux qui consomment principalement notre cacao, nous avons une panoplie tellement large. Et nous on se dit, mais pourquoi nous, qui sommes propriétaires de cette richesse, devons-nous nous restreindre à n’avoir qu’un ou deux produits de cacao qui sont connus et aimés du grand public. Donc, sur cette base-là, nous avons regardé les habitudes de consommation qui sont les nôtres, et identifié des besoins que nous pourrions susciter en rapport avec les habitudes de consommation de nos populations. Et il y va donc de notre ingéniosité, nous avons créé des produits assez innovants, comme je l’ai déjà dit, pour les enfants, pour les jeunes et les adultes, des produits innovants pour enrichir la consommation courante de cacao du Cameroun.

Parce qu’il faut noter que bien que nous soyons cinquième producteur mondial, nous ne consommons même pas 5% de notre production. Donc pour pouvoir susciter cette consommation-là, il fallait pouvoir proposer des produits nouveaux qui font envie et qui existent pour certains ailleurs, et d’autres non. Il y a des produits que nous avons quand même qui n’existent nulle part. Mais l’idée simplement au fond, c’est de pouvoir susciter cette nouvelle culture de consommation du cacao pour nos marchés intérieurs, à savoir le Cameroun, mais aussi l’Afrique.

Ces produits répondent-ils à la demande du marché ?

Ben écoutez, le peu que nous faisons aujourd’hui est largement demandé. Que ce soit en première ou en deuxième transformation, nous sommes en deçà de la demande de notre marché. Pour dire clairement, oui, tous nos produits ont trouvé un écho. Mais il faut dire que rien n’est fortuit dans ce que nous faisons. Comme je vous l’ai dit, nous avons étudié le marché pendant 4 à 5 ans avec des produits d’importation. Donc nous avons une idée des attentes du marché et nous essayons d’y répondre. C’est pour cela que nous rencontrons un certain succès avec nos produits.

Comment Africa Processing Company SA se positionne-t-elle face à des acteurs majeurs du secteur. Votre entreprise propose plus de 15 produits dérivés du cacao. Quelle est votre stratégie pour garantir la qualité et vous démarquer sur le marché local et mondial ?

Notre stratégie est basique : si vous voulez vous inscrire dans la durée et dans la qualité, la première chose à faire est d’avoir une bonne hygiène de production. C’est la base. Notre principe ici est de produire des choses que nous serions prêts à donner à manger à nos enfants. Nous garantissons donc une certaine qualité.

Nous disposons également d’outils pour nous aider. Nous avons installé un laboratoire pour suivre la qualité à travers différentes sortes d’analyses et de tests. Ces éléments nous permettent de garantir une certaine sécurité. Ensuite, il y a des organismes extérieurs comme le Centre Pasteur. Nous sommes certifiés Anor aujourd’hui. Nous avons aussi un médecin du travail qui accompagne le personnel pour veiller aux questions d’hygiène. En termes de qualité, nous avons sélectionné la matière première adéquate pour maintenir cette qualité.

Quelles mesures de soutien ou incitations gouvernementales avez-vous reçues et comment contribuent-elles au développement de votre entreprise ?

Bon, nous avons effectivement essayé de prendre connaissance de toutes les incitations qui existaient et nous les avons sollicitées. Nous avons demandé une subvention que nous n’avons pas obtenue, et un agrément pour pouvoir importer notre matériel que nous n’avons pas non plus reçu pour diverses raisons, ce n’est pas grave. La seule chose que nous avons demandée et que nous avons obtenue, c’est la concession de ce terrain. C’est ce dont nous avons bénéficié de la part de l’État.

Maintenant, nous avons également bénéficié du soutien de notre ministère de tutelle en matière de filière cacao, ce qui n’est pas négligeable. Nous avons également reçu le soutien des structures de cette filière, telles que l’ONCC et le CICC, qui se sont toujours montrés à notre écoute, nous ont conseillés et nous ont recommandés. À ce niveau-là, oui, nous avons eu ce genre de soutien. Mais en termes d’accompagnement et de facilitation de l’État, il n’y a eu que cette concession de terrain qui nous a été accordée.

Quels sont vos projets pour les années à venir, et comment envisagez-vous l’expansion d’Africa Processing Company SA à travers le Cameroun et au-delà ?

Aujourd’hui, le marché nous impose le projet de grandir. Comme je l’ai dit tantôt, notre production est totalement en deçà de la demande. Notre capacité installée est de 4 000 tonnes de broyage de fèves de cacao et de 4 000 tonnes de produits finis en ajoutant les autres intrants. Je tiens à le préciser parce que les gens font la confusion, ils disent qu’on broie 8 000 tonnes. Ce n’est pas vrai. Nous sommes capables de broyer 4 000 tonnes par an. Et lorsque nous ajoutons d’autres ingrédients pour les produits de consommation, on arrive aussi à 4 000 tonnes.

Donc un total de 8 000 tonnes de produits. Cette capacité est insuffisante et nous sommes obligés de renforcer rapidement notre matériel de production. C’est ce sur quoi nous travaillons à court et moyen terme. Peut-être d’élargir aussi notre zone de stockage. Mais notre véritable projet est d’arriver à construire notre usine d’ici 2028- 2029 sur le reste de notre site puisque nous n’occupons qu’un tiers du terrain, avec une usine d’une capacité de broyage de 24 000 tonnes de cacao.

L’Etat veut renforcer le potentiel de treize filières pour tenter de booster les exportations camerounaises

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Le gouvernement camerounais entend structurer sa politique d’exportation autour de treize filières phares. Cette sélection repose sur plusieurs critères, notamment la performance des produits sur le marché international entre 2021 et 2023, leur inscription dans les stratégies nationales comme la SND30 ou la Stratégie nationale des exportations, la dynamique des exportations sur la dernière décennie, leur notoriété internationale et l’évolution de la demande, particulièrement dans les pays ayant des accords commerciaux avec le Cameroun.

Au terme de cette analyse, les filières retenues couvrent une large palette de produits agricoles, industriels et de services : cacao, café, hévéa, coton, banane, bois, métallurgie (aluminium), produits chimiques (savons de ménage et autres), hydrocarbures, sidérurgie, services touristiques, poivre et noix de cajou.

DES FILIÈRES À FORT POTENTIEL D’EXPORTATION

Ces filières se distinguent par leur potentiel avéré sur les marchés internationaux. « Certaines, comme le cacao et le bois, bénéficient déjà d’une reconnaissance mondiale. En 2024, les exportations de cacao transformé devraient croître de 22,2 % entre 2025 et 2030 si la tendance actuelle de la production, estimée à +1,5 % par an, est portée à +5 % grâce à une montée en puissance des unités de transformation », prédit le gouvernement.

Le secteur de la banane connaît également un rebond encourageant. Après une période de crise, « la Cameroon Development Corporation (CDC) a exporté 31 643 tonnes en 2024, soit 15 % du volume total national, contre 8,4 % en 2021. Si l’État renforce son appui, la filière pourrait retrouver son niveau d’avant-crise, où la CDC produisait plus de 113 000 tonnes en 2016 », a souligné Pedie Strafort, conseiller technique n°4 au Minepat.

Dans l’industrie, « la sidérurgie prend de l’ampleur avec des projets à Kribi qui devraient entrer en production en 2027, tandis que l’aluminium camerounais maintient son rôle stratégique. Quant aux hydrocarbures, leur compétitivité dépendra de la réhabilitation de la SONARA et de la création d’industries dérivées comme une usine de production de bitume », rappelle-t-il.

Le poivre de Penja, dont l’Indication Géographique Protégée (IGP) assure une valeur ajoutée sur les marchés internationaux, bénéficie d’un prix avoisinant 10 000 dollars la tonne, un niveau comparable à celui du cacao, révèle le gouvernement. « Une meilleure structuration de cette filière pourrait en faire un moteur d’exportation », est convaincu l’économiste Strafort.

De son côté, l’anacarde fait l’objet d’une stratégie nationale 2025- 2029 pour tirer parti des conditions climatiques favorables dans l’Extrême-Nord, le Nord et l’Est, sur le modèle de la Côte d’Ivoire, leader mondial avec 1,225 million de tonnes produites en 2023.

OBSTACLES ET DÉFIS À SURMONTER

Malgré leur potentiel, ces filières font face à des défis majeurs. « L’environnement des affaires reste contraignant, avec un coût du crédit élevé et un accès limité au financement, notamment pour les PME exportatrices. Le manque de structures d’accompagnement et la lourdeur des procédures administratives aux frontières freinent également leur expansion », souligne le Minepat tout en précisant que « les infrastructures demeurent un frein, le réseau routier et ferroviaire est peu fiable, les coûts des facteurs de production sont toujours aussi élevés, la logistique persiste dans la déficience avec une quasi-absence d’unités de stockage et de conditionnement des produits frais, et les infrastructures TIC sont encore peu performantes ».

À cela s’ajoute un déficit au niveau de l’offre. Le même département ministériel cite notamment,  le vieillissement des producteurs et des vergers, l’enclavement des bassins de production, la faible mécanisation de certaines cultures et la difficulté d’accès à la main-d’œuvre qualifiée. A en croire ce dernier, l’exportation souffre également d’un manque d’adaptation aux normes internationales et d’une absence de veille commerciale efficace sur les marchés cibles.

DES OPPORTUNITÉS À SAISIR ET DES MENACES À ANTICIPER

Malgré ces défis, plusieurs opportunités s’offrent au Cameroun. « L’évolution favorable des cours mondiaux des matières premières, la proximité de grands marchés de consommation et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvrent des perspectives intéressantes. Le développement en cours de zones industrielles à Kribi et Douala ainsi que l’actualisation des stratégies sectorielles (comme celles du coton et de l’anacarde) renforcent cette dynamique » énumère le ministère de l’Economie.

Il n’oublie pas de répertorier certaines menaces qui pèsent sur cette ambition. « Le changement climatique impacte les rendements agricoles, tandis que la montée du protectionnisme, notamment avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, pourrait affecter les échanges. À cela s’ajoutent les nouvelles exigences réglementaires de l’Union européenne, telles que la norme RDUE, qui entrera en vigueur le 30 décembre 2025, imposant des critères stricts aux exportations de produits agricoles ». La crise persistante dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest compromet également la production de cultures clés comme le cacao et le café, tandis que l’insécurité dans certaines zones touristiques freine le développement de ce secteur.

UN PLAN D’ACTION POUR LEVER LES BARRIÈRES

Conscient de ces enjeux, le gouvernement met en place plusieurs mesures pour renforcer la compétitivité des filières exportatrices. Il prévoit d’investir «dans la formation et l’accompagnement des entreprises pour faciliter leur accès aux marchés internationaux, tout en professionnalisant les acteurs des filières stratégiques. L’adoption et la maîtrise des normes internationales sont également prioritaires, notamment pour lever les obstacles techniques imposés par les partenaires commerciaux ».

Sur le plan des infrastructures, « des investissements sont prévus pour moderniser le réseau de transport et la logistique, notamment avec la création de zones de stockage et de conditionnement adaptées aux produits frais ». Enfin, le gouvernement entend « stimuler le financement des filières prioritaires, en alignant les investissements sur les secteurs stratégiques et en développant des outils de gestion des risques liés au commerce international ».

Fintech : 24 000 milliards de FCFA de transactions mobile money en 2023

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photo générée par Mobile Money

Loin du déclin annoncé lors de l’instauration de la taxe sur les transferts d’argent (TTA) en 2022, le mobile money continue de s’imposer comme le principal canal de transactions financières au Cameroun. Selon le Rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières du Cameroun publié en novembre 2024, l’activité de la monnaie électronique a enregistré une hausse de 24 % en 2023, atteignant une valeur totale de 18 381,6 milliards de FCFA contre 14 822,3 milliards de FCFA en 2022.

 Mieux encore, la valeur des transactions effectuées via le mobile money a bondi de 38,2 %, atteignant 24 331 milliards de FCFA. Cette croissance soutenue du mobile money témoigne de son enracinement dans les habitudes financières des Camerounais. Malgré la taxe de 0,2 % instaurée en 2022 sur les transferts et retraits d’argent, l’attrait pour ce mode de paiement n’a cessé de croître, reflétant un besoin croissant d’inclusion financière et de services accessibles pour une population majoritairement non bancarisée.

En outre, l’essor des services adossés à la monnaie électronique se confirme à l’échelle sous-régionale, porté par une dynamique particulièrement forte au Cameroun. Avec près de 25 millions de comptes de paiement enregistrés, le pays concentre à lui seul plus de 62 % des comptes actifs dans la CEMAC. Cette domination se reflète également dans le volume des transactions traitées par les prestataires de services de paiement, qui représente près des deux tiers de l’ensemble des échanges enregistrés dans la sous-région, en progression notable de 24 % par rapport à l’année précédente.

Le Mobile Money, fer de lance de cette transformation, connaît une accélération remarquable. D’après les données collectées auprès de la BEAC, le nombre de comptes recensés, tous opérateurs confondus, a bondi de 46,4 % en un an pour s’établir à plus de 24,2 millions. Toutefois, si l’adoption du service s’intensifie, l’activité des comptes connaît une légère érosion : le taux d’utilisation, qui mesure la proportion de comptes véritablement actifs, recule à 51,3 %, contre 64 % en 2022.

UNE ADOPTION CROISSANTE DU MOBILE MONEY

L’essor du mobile money au Cameroun n’est pas un phénomène isolé. D’après les résultats de la 5e Enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam 5), publiés en avril 2024 par l’Institut national de la statistique (INS), 42,7 % des Camerounais âgés de 15 ans et plus utilisaient le mobile money en 2022, contre 29,9 % en 2017. Une progression de 12,8 points en cinq ans, révélatrice d’une adoption massive des services financiers mobiles. Cette dynamique place le Cameroun en tête des pays de la zone Cemac en matière de transactions électroniques.

Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), 96 % des transactions financières dans la sous-région ont été effectuées via le mobile money en 2022, soit 2,3 milliards d’opérations. Le Cameroun se distingue particulièrement, concentrant 71 % des transactions en volume (1,7 milliard d’opérations) et 55 % en valeur (59 003 milliards de FCFA), loin devant le Congo et le Gabon.

 UNE FISCALITÉ EN CONSTANTE ÉVOLUTION

Malgré son essor, le mobile money fait face à une fiscalité de plus en plus lourde. Après l’instauration de la TTA en 2022, la loi de finances 2025 a introduit un droit spécifique de 4 FCFA par transaction, applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Ce prélèvement supplémentaire concerne non seulement les transactions via mobile money, mais aussi celles effectuées par les banques, établissements de crédit et de microfinance, jusque-là exonérés de la taxe proportionnelle. Par ailleurs, la loi de finances 2025 a relevé le taux de la TTA à 1 % pour les transactions liées aux jeux de hasard et de divertissement, en raison des flux financiers spécifiques à ce secteur. Ces nouvelles dispositions fiscales pourraient impacter le coût des transactions pour les usagers et influencer, à terme, l’évolution du marché.

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