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Elecam : 182 913 nouveaux inscrits cette année

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Erik Essoussè, le Dg d'Elecam

A la clôture des inscriptions sur les listes électorales, Elections Cameroon (Elecam) annonce avoir enregistré déjà 7 058 122 électeurs sur les listes électorales. Soit exactement 182 913 nouvelles inscriptions pour cette année. En attendant le toilettage nécessaire pour avoir le fichier exploitable en cas d’élection au suffrage universel direct au Cameroun éventuellement. Si Elecam peut se satisfaire de cette avancée, l’organe en charge de l’organisation technique des élections au Cameroun croit que la pandémie du coronavirus a eu un effet sur l’engouement suscité lors de l’élection présidentielle de 2018.

Avant de faire le point ce 1er septembre 2021, Erik Essoussè, le directeur général d’Elecam indique avoir fait le tour de quelques antennes communales d’Elecam dans la ville de Yaoundé, notamment celles de Yaoundé 6 et de Yaoundé 1er au soir du 31 août, date de clôture des inscriptions. Question de « se rassurer du bon déroulement des opérations de bouclage de cette révision du fichier électoral». On apprend que l’organe en charge de l’organisation des élections au Cameroun a prolongé exceptionnellement la veillée de clôture jusqu’à minuit, afin de donner une dernière chance aux retardataires pour se faire enrôler sur les listes électorales.

Les inscriptions sur les listes électorales s’ouvrent le 1er janvier de chaque année et se termine le 31 août. Entre temps, Elecam s’occupe de toiletter lesdits textes.

Minette Libon Li Likeng , « Protéger la population contre les cybercriminels »

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En visite à Bertoua le week-end dernier dans le cadre de la campagne nationale pour la promotion de la culture de la cybersécurité, la ministre des Postes et Télécommunications est revenue sur la politique nationale en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d’information. Verbatim.


Sur les objectifs de la campagne

Le ministère des Postes et Télécommunications a engagé l’année dernière, sur très hautes prescriptions du chef de l’Etat, une campagne nationale visant à promouvoir la culture de la cybersécurité et à sensibiliser à l’utilisation responsable des réseaux sociaux.

Organisée sous le thème : « Tous mobilisés pour la cybersécurité au Cameroun », cette campagne a été prescrite pour mobiliser toutes les couches sociétales dans la lutte contre la cybercriminalité. De manière spécifique, il s’agit : d’éveiller l’attention des citoyens camerounais sur les menaces en provenance du cyberespace mondial et susciter leur adhésion dans la mise en place de mesures de cybersécurité ; d’attirer l’attention des décideurs et responsables des structures de l’Etat ainsi que des entreprises, en vue d’une prise de conscience et de l’implémentation des protocoles de sécurité des réseaux ; de sensibiliser toutes les couches sociétales sur l’usage responsable des réseaux sociaux qui sont utilisés de plus en plus à des fins malveillantes ; de mettre en place une coalition nationale pour la promotion de l’utilisation citoyenne des réseaux sociaux.

Il s’agit d’une démarche associant tous les acteurs de la société camerounaise : Administrations, experts et opérateurs, entreprises, société civile, jeunes, afin de bâtir une véritable coalition nationale pour la promotion de la culture de la cybersécurité et sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Elle s’adresse donc à tous les usagers, internautes ou non, personnes physiques comme personnes morales ; aux médias, aux milieux économiques, aux pouvoirs publics.

Les principales activités programmées dans ce cadre sont : des séminaires et ateliers de renforcement des capacités pour les administrations, les entreprises et la société civile, des rencontres (colloques, forums …) avec les experts, des ateliers de sensibilisation des autorités locales, des sessions d’information et de formation des hommes de media, une Campagne de sensibilisation dans les médias, des formations pour grand public, ainsi que pour formateurs, la désignation des ambassadeurs de bonne volonté pour la cybersécurité, des causeries éducatives avec les jeunes, étudiants et élèves sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux et sur le cadre légal et réglementaire relative à la cybersécurité, la sensibilisation par SMS, une campagne d’affichage sur l’étendue de territoire national »

Réseaux sociaux et cybercriminalité

« L’usage des TIC, internet en particulier, est aujourd’hui devenu une question d’importance stratégique pour les pays. Un internet ouvert et sécurisé représente un moteur de croissance économique et du développement social qui facilite la communication, l’innovation, la recherche scientifique et la transformation des administrations et des entreprises. L’utilisation croissante de l’internet a toutefois conduit à de nouveaux défis pour les communautés nationale et internationale. L’évolution rapide de l’internet a ainsi créé de nouvelles opportunités pour commettre des activités de cybercriminalité à grande échelle. En effet, plus nous sommes connectés, plus nous nous exposons aux menaces cybernétiques. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les cybermenaces touchent toutes les catégories de la population et tous les types de plateformes et équipements numériques. Il s’agit des sites web, des applications réseaux, des serveurs, des smartphones et bien d’autres, en gros des systèmes d’informations. Nous n’oublions pas la vague déferlante des réseaux sociaux qui, utilisés à des fins malveillantes, constituent un réel danger tant pour les individus que pour les pays. Ce phénomène de grande ampleur évolue de manière croissante au fil des années dans tous les pays du monde. C’est pour cela que tous les Etats ont adopté depuis quelques années des politiques permettant de lutter contre toute forme de criminalité dans le cyber espace. Et le Cameroun n’est pas en reste.

Mais qu’est-ce donc la cybercriminalité ? La cybercriminalité est le terme employé pour désigner l’ensemble des infractions pénales qui sont commises via les réseaux informatiques, notamment sur le réseau internet. Elle désigne à la fois : les atteintes sur les biens (escroquerie en ligne, des cartes bancaires, piratage d’ordinateurs et même d’œuvres artistiques) ; les atteintes sur les personnes (atteintes à la vie privée, diffusion d’images pédophiles, diffusion sans autorisation d’images pornographiques, atteinte à la vie privée…).

Qu’il s’agisse d’atteinte aux biens ou aux personnes, la cybercriminalité constitue une véritable menace pour les individus, les entreprises et les Etats. Elle met en effet en péril la sécurité nationale, l’économie, la cohésion sociale, la démocratie, la santé, la culture et nos différents modes de vie.

C’est pour cela que, protéger la population contre les dangers potentiels dans le cyberespace, sensibiliser à l’utilisation efficace des espaces numériques, sont devenus un défi majeur pour les entreprises, la société civile, et la plupart des gouvernements y compris le gouvernement camerounais ».

Sur la riposte gouvernementale

« Pour lutter contre les dérives criminelles dans le cyberespace, le Cameroun dispose d’une Politique Nationale de Sécurité des Réseaux et des Systèmes d’information. Cette politique, véritable boussole de l’action du Gouvernement dans ce domaine fixe les orientations stratégiques et les initiatives prioritaires à mettre en œuvre pour opposer une réponse appropriée à l’utilisation malveillante du cyberespace camerounais. Et dans cette optique nous ne citerons que trois axes stratégiques majeurs qui sont :

le renforcement du dispositif légal et réglementaire destiné à réprimer les déviances qui pourraient survenir d’une utilisation malsaine des technologies de l’information et de la communication. La loi N°2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun régit le cadre de la sécurité des réseaux de communications électroniques et des systèmes d’information, définit et réprime les infractions liées à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication au Cameroun.

Le Code pénal du Cameroun peut aussi être appliqué pour régler certaines infractions commises lors de l’utilisation des réseaux sociaux (copie de documents administratifs, violation de correspondance, secret professionnel notamment). Dans le cadre de la mise en application de cette loi, et afin de garantir un environnement numérique sain, plusieurs structures de l’Etat sont à l’œuvre : le Minpostel, l’Antic, le SED, la Dgsn et la Dgre.

Deuxième orientation majeure de cette politique, le développement des infrastructures de cybersécurité en vue de la prévention, la détection et la neutralisation des menaces qui pèsent sur les réseaux et les systèmes d’information. Il s’agit notamment d’un Centre d’Alerte et de Réponse aux Incidents Cybernétiques (CIRT), une infrastructure à clé publique (PKI), des laboratoires d’investigation numérique à la Direction de la Police Judiciaire et à l’Ecole Nationale Polytechnique de Yaoundé. Et enfin le dernier volet important, la sensibilisation, le renforcement des capacités et la gestion du changement, qui visent à accroître les aptitudes des usagers à une meilleure utilisation du cyberespace ».

Rassemblé par A.W.

Banques et EMF : Seulement 4 % de crédit accordé aux agriculteurs

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Des institutions bancaires et des établissements de micro finance offrent en général des services financiers non adaptés au secteur agricole tandis que d’autres hésitent à prendre le risque.


D’après les chiffres communiqués dans le cadre du projet Fofinaac porté par la coopération allemande, le financement agricole au Cameroun représente à peine 4% de l’encours du crédit des banques et institutions de micro finance. Ce taux se situe exactement à 3 ,3% au Cameroun tandis que le secteur agricole contribue à hauteur de plus de 30 % du PIB national et emploie plus de la moitié de la population active. L’accès au crédit reste ainsi un des obstacles majeurs à son développement. Que ce soit du crédit à court terme pour financer les besoins en fonds de roulement des PME agricoles, ou à moyen et long terme pour l’acquisition des équipements, outils de production.

A l’origine de cette situation, la GIZ fait savoir que les agriculteurs de leur côté ont un faible niveau de connaissance en matière d’investissement et ont rarement des modèles d’affaires éligibles au financement. Mais, du côté du secteur financier, les institutions sont d’abord pour la plupart installées dans les zones urbaines, tandis que ces PME agricoles sont en zones rurales. Mais, bien plus, les produits financiers proposés ne sont pas généralement adaptés aux spécificités du secteur agricole. Plusieurs partenaires au développement s’investissent dans le domaine afin de donner les compétences à la fois aux institutions financières qu’aux acteurs du monde rural. Le gouvernement de son côté a mis en place une stratégie nationale de la finance inclusive (SNIF) qui tient compte de ce secteur d’activités. « 60% de la population active vit en milieu rural et cette population a des difficultés pour avoir accès aux services financiers donc c’est pourquoi il a été instauré une stratégie nationale de la finance inclusive dans laquelle la filière agricole est présentée que ce soit en termes de volume ou d’activités. Le financement agricole reste faible car du côté de l’offre, les établissements ont de la difficulté à accorder du crédit au monde rural à cause de la saisonnalité, de la vulnérabilité du secteur agricole. Le secteur est très risqué.» , a fait savoir Maximin Ongolo, chef du programme d’appui à la Snfi au Ministère des Finances.

Par Tatiana Meliedje

Bauxite de Minim Martap : le partenaire financier et technique trouvé

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Canyon Ressources, la compagnie détentrice du permis de recherche sur le projet a récemment signé avec l’entreprise chinoise mCC-CiE, un accord de partenariat qui devrait aboutir à la signature d’une convention minière avec le gouvernement.


Une autre étape de franchie dans le processus d’exploitation de la bauxite de Minim-Martap dans la région de l’Adamaoua. La compagnie australienne Canyon Ressources a signé le 19 août dernier un accord de partenariat stratégique avec l’entreprise chinoise MCC-CIE. L’entreprise australienne a présenté son nouveau partenaire technique et financier le 26 juillet dernier au cours d’une conférence de presse. Selon Canyon Ressources, grâce à ce récent deal, conclu avec l’une des meilleures compagnies dans le secteur minier au monde, l’on s’achemine vers la signature d’une convention minière avec l’Etat, dans les prochains mois.

En effet, pour pouvoir obtenir cette convention, l’Etat avait conditionné le début des négociations par le renforcement des moyens de Canyon à travers son alliage à un partenaire technique et financier. Aujourd’hui chose faite, l’Etat devrait poursuivre les négociations avec les deux partenaires. « Nous avons eu une réunion avec les autorités camerounaises. Dès l’annonce de la signature de l’accord, les autorités se sont montrées positives pour la suite des procédures », a fait savoir Phillip Gallagher, le directeur général de Canyon Resources Limited. Si la convention minière est signée entre les trois parties, Canyon pourra faire une demande de permis d’exploitation de la mine. L’entreprise compte en faire la première mine industrielle du pays. Les produits obtenus sur le site du projet seront par la suite acheminés par route vers la gare voyageur de Makor, puis par train jusqu’au port de Douala, où un quai spécial devra être construit pour la mine de Minim Martap.

Pour cette longue chaîne logistique, Canyon s’est attaché le service de la Cameroon railways (Camrail). Toutefois, bien que le transport vers le Port de Douala pourrait être un frein à la compétitivité de la bauxite camerounaise sur le marché, les Australiens semblent confiants. « La bauxite du Cameroun est l’une des meilleures au monde, et sera demandée à l’international », à précisé Phillip Gallagher, accompagné à cette conférence de presse par le directeur en charge du port et du rail chez Camalco, filiale camerounaise du groupe Canyon en charge de la mise en œuvre du projet. Feng Ziwen représentait quant à lui l’entreprise chinoise déjà active sur le site de construction de la mine de bauxite du Congo.

Pour rappel, le capital initial pour mettre en production Minim Martap a été estimé à 120 millions dollars, dans l’étude de préfaisabilité publiée en juillet 2020. La mine ainsi construite devrait ensuite livrer annuellement 5 millions de tonnes de bauxite sur une durée de vie de 20 ans. Soit un potentiel minier d’au moins 100 millions de tonnes de bauxite.

CAN 2021 : Le Mintoul et la Crtv vont vendre la destination Cameroun

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Le ministre du Tourisme et des Loisirs et le directeur général de la Cameroon Radio Television ont signé vendredi dernier un accord de partenariat pour la production et la diffusion des contenus valorisant le pays.


Produire 162 contenus sur les spécificités du Cameroun et les diffuser avant, pendant et après la Can Total Energies 2021, c’est l’essentiel à retenir de l’accord qui a été signé vendredi dernier entre le ministre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul) et le directeur général de la Cameroon Radio Television (Crtv). L’objectif recherché à travers ce partenariat, est de faire la promotion du tourisme interne à travers la diffusion de mini documentaires télévisés. Dans les détails, il s’agira de produire, 20 mini documentaires de 6 minutes déclinés en capsule de 15, 20, 30, 45 et 60 secondes ; de 60 capsules de 5 secondes pour l’habillage des plages publicitaires ; d’un documentaire de 13 minutes sur les atouts du Cameroun et d’un autre documentaire de 30 minutes sur l’écotourisme. Au cours de la signature de cette convention, le ministre du Tourisme Bello Bouba Maigari a rappelé qu’elle est une « mise en exécution des hautes instructions du Premier ministre Joseph Ngute qui lui a prescrit la finalisation de cette entente dans le but de valoriser et diffuser le potentiel qu’offre la destination Cameroun ». Pour le ministère du tourisme, il donc question, « de saisir cette opportunité pour donner plus de visibilité à nos attractions et produits touristiques en vue de la relance de ce secteur fortement sinistré par la pandémie du Covid-19 ».

La Crtv s’est ainsi imposée comme le média idéal parce que disposant « d’une large audience ainsi que de fortes capacité de couverture de production et de diffusion audiovisuelles ». La chaine nationale s’affirme être « un atout majeur indéniable pour mieux valoriser les quatre aires culturelles du pays ».

Au regard de la volonté commune partagée par les différents acteurs, la mise à contribution des efforts, des expériences et des expertises respectives contribuera nul doute à la vente exponentielle des richesses touristiques du terroir avec en prime des retombées probantes dans le secteur économique et touristique, grand levier de croissance et pourvoyeur d’emploi. La convention de partenariat a été signée par Bello Bouba Maigari, ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs et Charles Ndongo, directeur général de la Crtv. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication par ailleurs PCA de la Crtv.

Samuel Eto’o : le « oui » des jeunes camerounais à la FECAFOOT

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« Eto’o l’avenir du football». Le slogan accompagné du portrait de Samuel Eto’o fait le tour de la toile depuis quelques semaines. L’appel a été lancé comme par enchantement sur les réseaux sociaux, animée par des visages inconnus sur la place publique, mais parfois pris en copte par des figures connues comme l’animateur radio Serge Tamba. Désormais, c’est une pétition qui a pris le relai sur les mêmes canaux : « Comme les autres, toi aussi donne ta voix pour soutenir la candidature de Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Si toi aussi tu penses que Samuel Eto’o devrait se présenter à la présidence de la Fécafoot pour ramener le football camerounais à ses plus hauts sommets, alors joins ta voix à celles des milliers autres Camerounais en signant cette pétition, puis en partageant son lien au maximum». A date, plus de mille signataires déjà enregistrés.

C’est un sujet qui fait l’objet de débats, sans que le concerné ne l’ait jamais confirmé. Même si ses proches parlent d’un « projet en cours de finalisation ». De quoi lui donner une caution de légitimité. «Lorsqu’il plaçait Séidou, le deal était que celui-ci fasse un seul mandat et lui cède la place », confie ce journaliste introduit. Une certitude : Me Dieudonné Happi qui a présidé le 2ème Comité de normalisation, est l’avocat de Samuel Eto’o et ce dernier a joué pour son arrivée à la tête de la normalisation. On se souvient simplement que lors de la conférence de présentation de la candidature de Seidou Mbombo Njoya, Gilbert Kadji dont la proximité avec l’icône du football camerounais est connue, avait clairement lâché que, « il manque une seule personne ici, c’est Samuel Eto’o, mais il est avec nous ». Le prince Bamoun avait alors rallié à sa cause d’anciens partisans de Tombi à Roko, d’Iya Mohammed,… dans une coalition de personnes revendiquant un passif parlant en football à divers niveaux. Sans que l’on ne puisse maîtriser les contours d’un tel alliage.

Le mandat de Séidou Mbombo Njoya aurait dû expirer en 2022, mais l’annulation survenue le 15 janvier dernier semble jeter un brouillard sur le calendrier de réalisation des ambitions du « faiseur de rois. Le roi ayant pris quelques libertés, en s’entourant d’autres conseillers plus ou moins visibles, a pris des distances avec l’allié d’hier. Et tiendrait à « valider au moins son mandat », comme le défend un de ses proches. Au moment où les données ont changé au Caire. Ahmad Ahmad dont Samuel Eto’o était le conseiller, a été éjecté par la FIFA. Abandonnant le conseiller « qui doit se chercher une nouvelle branche ; et seule la Fécafoot semble facile à prenable maintenant », analyse un chroniqueur sportif.

Le destin de Set Mobile Fundesport

En face, des affidés de Séidou Mbombo Njoya contre-attaquent. «On n’entre pas dans un immeuble par la toiture », enseigne un défenseur de Tsinga. «Il veut être président de la Fécafoot sans jamais avoir dirigé un club même de quatrième division au Cameroun », s’étonne ce dernier, acquis à la cause du président actuel de la Fécafoot. Ignorant au passage la Fundesport créée par l’ancien capitaine des Lions indomptables et qui a donné au football camerounais certains des talents comme Christian Bassogog, meilleur joueur de la CAN 2017, Fabrice Ondoa, champion d’Afrique 2017, André Onana, le gardien N°1 un des Lions indomptables,… Non sans envisager un échec éventuel à celui qu’il voit comme un looser : «Comment penser qu’un esprit lucide et rationnel peut accorder son suffrage à un tel profil dont le parcours en gestion n’est que meublé d’échecs ? Ce n’est pas à la Fécafoot qu’il viendra réussir alors qu’il a connu un fiasco dans des investissements privés », condamne-t’il. Evoquant ainsi le destin de Set mobil, Fundesport,…

Enseignements secondaires : Des syndicalistes donnent le ton de leur réveil vindicatif

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kaffo Fokou_roger, le secrétaire général du SNAES

« Nous avons appris de nos défaites passées, de nos malheurs entretenus à nos dépens, et nous savons désormais qu’il ne dépend pas d’eux, de ceux qui exploitent notre crédulité et nos démissions, qu’il ne dépend pas d’eux que les choses changent, que cela dépend entièrement, uniquement de nous ». Par la voix de Roger Kaffo Fokou, son secrétaire général, le Syndicat national autonome des enseignants du secondaire (SNAES), a pris conscience des défis qui sont les siens. A un moment où l’école camerounaise et particulièrement l’enseignement secondaire, traverse des crises structurelles et fonctionnels, sans que l’on n’entende la voix des syndicats.

Le SNAES ne compte plus faire partie des victimes résignées. En cette veille de rentrée scolaire, le syndicat qui vient de se réunir en Conseil national, donne le ton de la nouvelle année scolaire et même pour la postérité. Et commence par définir le profil du tortionnaire de l’enseignant : « Ceux qui ont transformé les postes de gestion de l’éducation en rentes de situation et vivent du sabotage de l’enseignement et du pillage de l’éducation», dessine Roger Kaffo Fokou. Et circonscrit les droits aliénés : « je pense au droit à une feuille de mission lorsque l’on est déplacé d’autorité, au droit à une mutation lorsque l’on a servi plus de trois années à un poste et qu’on sollicite de le quitter, au droit à des frais de relève pour congés ou mutations, au droit à un salaire entier lorsque l’on a accompli entièrement les obligations de son statut…», répertorie-t-il.

« A l’heure qu’il est, nous sachant ici réunis, ceux qui comptent sur notre apathie pour nous priver de nos droits les plus élémentaires, comme ils le font avec acharnement depuis tant d’années,…ceux-là qui nous privent habituellement de ces droits savent déjà que nous avons décidé de nous prendre au sérieux et que bientôt ils devront à leur tour nous prendre au sérieux», clame Roger Kaffo. Mieux, ceux-là « savent que nous nous apprêtons à nous battre pour un corps enseignant respectable et respecté, pour une éducation de qualité accessible à tous y compris aux plus pauvres, qui sont de plus en plus nombreux dans nos zones rurales paupérisées mais également dans nos cités assaillies de misère».

Mais pour y parvenir, Roger Kaffo invite les siens à s’investir dans le combat. « Il n’y a qu’une seule cause que l’on est sûr de perdre, celle pour laquelle l’on a refusé de faire des sacrifices», philosophe-t-il. « C’est pourquoi, camarades, permettez que je vous le dise, la grandeur est à votre portée pour demain. Il ne tient qu’à vous de la saisir : acceptez le sacrifice que cela requiert, sans compter, sans barguigner, parce que, croyez-moi, aucun sacrifice digne de ce nom n’est jamais perdu », a-t-il insisté.

La rentrée scolaire maintenue au 6 septembre

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C’est ce qui ressort du communiqué conjoint signé par le ministre de l’Education de base et celui des Enseignements secondaires le 25 août dernier.


L’école rouvrira ses portes le 6 septembre prochain dès 7 heures 30. C’est ce qui est contenu dans l’article un, alinéa deux du communiqué conjoint du ministre de l’éducation de base (Minedub) Laurent Serge Etoundi Ngoa, et celui des enseignements secondaires (Minesec) Pauline Nalova Lyonga signé le 25 août dernier. Cette sortie vient définitivement mettre fin aux rumeurs sur un probable report qui ont fait le tour des médias ces derniers jours. Il y a quelques jours, le secrétaire général du ministère des enseignements secondaires Pierre Fabien Nkot s’est prononcé sur la Crtv télé. Il certifie qu’«il n’y a pas de polémique au sujet de la date de la rentrée scolaire. En général ce qui se passe, c’est que des propositions sont faites aux plus hautes autorités du pays, et je peux vous confirmer ce soir que les plus hautes autorités du pays se prononceront dans les prochains jours sur la date de la rentrée scolaire». Or, ce communiqué des ministres est venu éclairer les populations sur la date de la reprise des cours. En raison de la pandémie à coronavirus qui sévit, les cours se feront en présentiel et ou à distance, ont précisé les ministres dans leur communiqué. Avec cette confirmation du gouvernement, les préparatifs vont s’intensifier dans les marchés et les espaces marchands.

Par Isnelle Feuku (stagiaire)

Booster la fabrication des produits à base de céréales

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Le BMN vient de livrer une étude qui formule des orientations stratégiques pour le développement du secteur de la fabrication des produits à base de céréales.


Les cultures céréalières se positionnent comme un secteur stratégique pouvant contribuer à la diversification de l’économie camerounaise, tout en augmentant la part de ce secteur dans le PIB. Dans un contexte marqué par la promotion du « Made in Cameroon », les experts se rejoignent sur un point : une augmentation de la productivité locale mais surtout de la transformation contribuera assurément à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la réduction du chômage et à la réduction des importations. Heureusement, le Bureau de Mise à Niveau (BMN) des entreprises camerounaises vient de publier une étude de positionnement stratégique relative à la fabrication des produits à base de céréales. Cheville ouvrière de l’Etat en matière de politique de développement des entreprises, cette étude du BMN se présente comme un gros coup de pouce aux différents acteurs de la filière. Parce qu’elle a pour objectif principal de « produire des données, informations et recommandations susceptibles d’éclairer les décisions du gouvernement, des investisseurs, des banques et des entreprises sur le positionnement stratégique des industries concernées sur le marché ; et à éveiller la conscience des entreprises camerounaises présentes dans la filière, sur les opportunités à saisir et les efforts à fournir pour améliorer leur compétitivité ».

Axes Prioritaires

Les grandes orientations de la stratégie qui émane de cette étude repose sur trois principales recommandations. La première, c’est l’amélioration de l’environnement externe et interne des entreprises de la branche. Il est par exemple proposé aux entreprises de la branche, de structurer leurs professions autour d’une organisation forte, crédible, légitime, représentative des différentes sous-branches, capable de défendre leurs intérêts sectoriels. Celle-ci devrait valoriser et faire la promotion de la qualité de produits locaux pour améliorer la perception qu’ont les consommateurs camerounais des produits « Made in Cameroun », et enfin, de nouer des partenariats avec les acteurs indirects et les détenteurs d’enjeux de la branche (fiscalité, législation, douanes, commerce, qualité et normes, répression des fraudes, financiers, prestataires de services, fournisseurs d’emballage, les institutions de formation, recherche, etc.). Parce qu’en « dehors des meuniers, les quatre sous-branches objets de l’étude ne disposent pas d’un regroupement professionnel susceptible de les représenter, de défendre leurs intérêts communs », explique le Bureau de Mise à Niveau.

La deuxième recommandation porte sur la consolidation de la situation commerciale et financière des entreprises de la branche fabrication des produits à base de céréales. L’étude du BMN montre que les entreprises n’explorent par tout le potentiel commercial du marché local, et n’intègrent pas dans leurs logiques les modifications des modes d’achats et des habitudes alimentaires survenues avec la crise sanitaire et ses effets économiques. Or « pour consolider la situation commerciale et financière des entreprises de la branche, deux études de marchés seront réalisées ». La première concernera le marché local et permettra d’avoir une meilleure connaissance de ce marché, son évaluation, ses ressorts et ses attentes. Et la seconde étude portera sur le marché sous régional. La troisième recommandation concerne enfin, la protection des entreprises de la branche contre les impacts négatifs que pourraient susciter l’application des Accords de Partenariats Economiques (avec le démantèlement tarifaire prévu), et la mise en œuvre des Accords de Libre-échange. Le BMN propose la réalisation d’une étude spécifique sur les effets négatifs potentiels qui résulteraient de l’application intégrale des APE et des Accords de Libre-Echange sur les produits de la branche, d’identifier les produits qui seront les plus exposés, leur niveau d’exposition, et de proposer un plan d’adaptation à appliquer.

Une Stratégie à 157 millions f CfA

La mise en œuvre de cette stratégie qui devrait s’étendre sur trois ans, pour un budget estimé à 157 millions de francs CFA se déclinera en trois phases : la structuration de l’organisation des professionnels, la consolidation/immunisation des industries de la branche sur le marché intérieur ; le développement du marché intérieur et l’exploration du marché de la sous-région ; et la mise en œuvre des actions recommandées par les études et exploitation des opportunités.

Notons que la démarche méthodologique utilisée dans le cadre de la réalisation de cette étude du BMN prévoyait trois phases d’intervention successives. D’abord, l’identification, la caractérisation des entreprises et des détenteurs d’enjeux des sousbranches concernées, l’établissement de l’état des lieux et du diagnostic de la chaîne de valeur céréales au Cameroun. Ensuite, un état des lieux de la situation de la chaine de valeur céréales à l’international et l’établissement d’un benchmarking pour une vingtaine de facteurs de compétitivité pour 5 pays concurrents du Cameroun notamment le Tchad, le Nigéria, la France, l’Italie et le Maroc. Et enfin, l’identification des actions prioritaires en appui à l’amélioration de l’environnement institutionnel et fonctionnel et la formulation des choix de positionnement stratégique et/ou de mise à niveau dans la chaine de valeur céréales au Cameroun. Cette nouvelle étude porte à sept, le nombre total des études sur le positionnement stratégique des filières du secteur de l’agroalimentaire déjà élaborées par le BMN, dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme Industrialisation et Valorisation des Produits Agricoles (Pivpa). Il s’agit notamment des études sur les filières grains et fabrication des produits amylacés ; oléagineux et aliments pour animaux ; lait, fruits, et légumes ; tabac ; boissons, vins, et spiritueux ; viande et poisson ; cacao, café, thé et sucre. La présentation de la nouvelle étude intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (SND 30) du Cameroun, dont le pilier principal est la transformation structurelle de l’économie nationale. Ce nouveau cadre de référence de l’action gouvernementale à l’horizon 2030 met l’accent sur l’import-substitution, la promotion des champions nationaux dans le monde de l’entreprise, ainsi que la valorisation du « Made in Cameroon ».

Ceeac : coup d’accélérateur sur la démarcation des frontières

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Les parties prenantes du programme frontières de la zone étaient réunies à douala en vue d’une mise en œuvre commune des activités prévues pour la démarcation d’environ 750 Km de frontières au niveau des 7 pays pilotes.


Au moins 65 % des frontières de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac) ne sont pas délimitées et/ou démarquées. Ce qui pose problème. Car, les frontières insuffisamment délimitées et démarquées sont souvent source conflits entre États africains, avec un impact sur l’intégration régionale, la croissance économique et la stabilité. La Ceeac avait donc élaboré son Programme frontières en 2009. Le Projet d’Appui à ce Programme Frontières (APF-Ceeac) a été lancé en 2020 et s’étend de Janvier 2020 à décembre 2022. Il est co-financé par l’Union européenne et le Ministère allemand des Affaires étrangères pour un budget total d’environ 8,6 milliards de francs FCFA. Seulement, à cause de la pandémie, ledit projet tarde à évoluer. En termes de bilan, « des campagnes de sensibilisation et de préventions contre la Covid-19 dans les zones frontalières ainsi que des ateliers de formation des acteurs clés sur les thématiques liées à la gestion des frontières et coopération transfrontalière ont été organisées principalement dans les zones frontalières ci-après : Cameroun Tchad ; Cameroun-Gabon ; Congo-RDC et RDC-Rwanda. Des soutiens logistiques et techniques importants ont été apportés notamment aux pays pilotes, des véhicules tout terrain (2 par pays pilote), les GPS de grande précision, des images satellitaires des frontières et les équipements informatiques. Des équipements de protection contre la covid-19 ont été aussi livrés au niveau des principaux Points d’entrée des 7 pays pilotes du Projet frontière de la Ceeac. » A fait savoir le coordonnateur du programme, Yves Marcel Mapangou.

Au cours d’une rencontre de plusieurs jours à Douala et la première en présentiel depuis le début de cette année, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce programme se donnent de nouveaux objectifs et des actions prioritaires. Il est notamment question de mettre en place des commissions techniques mixtes des frontières. Les participants ont donc effectué un partage d’expérience sur ces thématiques, en vue de réaliser de façon dynamique des activités qui sont prévues. Précisément pour la délimitation/démarcation d’environ 750 Km des sections prioritaires des frontières dans 7 pays pilotes. Aussi, en vue de conduire les accords-cadres de coopération transfrontalière qui seront initiés dans les différents pays. A savoir, Cameroun-Tchad ; CamerounGabon ; Congo-RDC et RDC-Rwanda.

Par Tatiana Meliedje

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