Enseignements secondaires : Des syndicalistes donnent le ton de leur réveil vindicatif

Au cours d’un Conseil national, le SNAES annonce un nouveau départ dans ses combats

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kaffo Fokou_roger, le secrétaire général du SNAES

« Nous avons appris de nos défaites passées, de nos malheurs entretenus à nos dépens, et nous savons désormais qu’il ne dépend pas d’eux, de ceux qui exploitent notre crédulité et nos démissions, qu’il ne dépend pas d’eux que les choses changent, que cela dépend entièrement, uniquement de nous ». Par la voix de Roger Kaffo Fokou, son secrétaire général, le Syndicat national autonome des enseignants du secondaire (SNAES), a pris conscience des défis qui sont les siens. A un moment où l’école camerounaise et particulièrement l’enseignement secondaire, traverse des crises structurelles et fonctionnels, sans que l’on n’entende la voix des syndicats.

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Le SNAES ne compte plus faire partie des victimes résignées. En cette veille de rentrée scolaire, le syndicat qui vient de se réunir en Conseil national, donne le ton de la nouvelle année scolaire et même pour la postérité. Et commence par définir le profil du tortionnaire de l’enseignant : « Ceux qui ont transformé les postes de gestion de l’éducation en rentes de situation et vivent du sabotage de l’enseignement et du pillage de l’éducation», dessine Roger Kaffo Fokou. Et circonscrit les droits aliénés : « je pense au droit à une feuille de mission lorsque l’on est déplacé d’autorité, au droit à une mutation lorsque l’on a servi plus de trois années à un poste et qu’on sollicite de le quitter, au droit à des frais de relève pour congés ou mutations, au droit à un salaire entier lorsque l’on a accompli entièrement les obligations de son statut…», répertorie-t-il.

« A l’heure qu’il est, nous sachant ici réunis, ceux qui comptent sur notre apathie pour nous priver de nos droits les plus élémentaires, comme ils le font avec acharnement depuis tant d’années,…ceux-là qui nous privent habituellement de ces droits savent déjà que nous avons décidé de nous prendre au sérieux et que bientôt ils devront à leur tour nous prendre au sérieux», clame Roger Kaffo. Mieux, ceux-là « savent que nous nous apprêtons à nous battre pour un corps enseignant respectable et respecté, pour une éducation de qualité accessible à tous y compris aux plus pauvres, qui sont de plus en plus nombreux dans nos zones rurales paupérisées mais également dans nos cités assaillies de misère».

Mais pour y parvenir, Roger Kaffo invite les siens à s’investir dans le combat. « Il n’y a qu’une seule cause que l’on est sûr de perdre, celle pour laquelle l’on a refusé de faire des sacrifices», philosophe-t-il. « C’est pourquoi, camarades, permettez que je vous le dise, la grandeur est à votre portée pour demain. Il ne tient qu’à vous de la saisir : acceptez le sacrifice que cela requiert, sans compter, sans barguigner, parce que, croyez-moi, aucun sacrifice digne de ce nom n’est jamais perdu », a-t-il insisté.

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