dimanche, juin 14, 2026
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Climat des affaires. Le patronat appelle la banque mondiale à revoir ses méthodes

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Mode de financement et d’accompagnement de l’économie, révision de la SFI, les opérateurs économiques ont exprimé leurs attentes et inquiétudes au cours de la rencontre avec le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest à Douala.

Comme à son habitude, le secteur privé camerounais n’a pas mâché les mots. Les membres du Groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam) ont clairement exprimé leur perception de la Banque mondiale et les insuffisances de cette institution lors des échanges le 15 septembre dernier avec son vice-président pour l’Afrique centrale et de l’Ouest. Ils ont notamment souhaité que la Banque mondiale revoit sa méthode. En l’occurrence, qu’elle puisse « prôner un discours de relance économique et pas toujours d’ajustement », surtout après cette période de pandémie. « Nous devons tous poser des questions, changer de méthode de partenariat, d’investissement et faire en sorte qu’on puisse   enfin régler les problèmes », a déclaré le président du Gicam. Pour Célestin Tawamba et ses adhérents, ce changement de paradigme permettra réellement de venir à bout des griefs qui constituent un frein au développement des entreprises. A savoir, la fiscalité avec une pression fiscale qualifiée de confiscatoire, un système judiciaire insatisfaisant, des infrastructures de mauvaise qualité (énergie et internet), la dette intérieure qui est rarement réglée à temps et l’épineux problème de financement.

L’autre doléance adressée à l’institution de Bretton Woods, c’est la revue de l’assistance et des missions de la Société Financière Internationale, organe de la Banque mondiale.  Le patronat souhaite une intervention directe de cet outil dans le développement du secteur privé auquel il est dédié. « Aujourd’hui la SFI intervient dans beaucoup de secteurs. Elle a fait beaucoup d’études, elle a contribué notamment à la mise en place du Cameroon Business Forum dont les résultats sont mitigés. Nous souhaitons que dans le cadre ce CBF, la SFI puisse d’abord poursuivre son appui, mais qu’elle puisse accepter qu’on revoie le contenu, le fonctionnement du CBF pour qu’il soit plus efficace. Nous souhaitons également que la Banque mondiale à travers la SFI puisse intervenir un peu plus dans l’économie réelle parce ce que c’est elle qui créée des richesses », a déclaré Célestin Tawamba. Bien évidemment, les opérateurs économiques pensent qu’il est urgent d’instituer un nouveau cadre de dialogue avec le secteur privé. Le CBF étant remis en question.

En réaction, Ousmane Diagana a déclaré que les programmes de la Banque mondiale « sont conçus pour contribuer au développement économique et social et quand on parle de développement économique, on parle d’abord de création de richesses, donc le patronat. » Il a ajouté qu’ils sont conscients qu’avec la pandémie, « les entreprises camerounaises ont dû faire des sacrifices énormes pour maintenir leurs entreprises en vie et aussi pour protéger des emplois. »

Biya-Motsepe : dans les coulisses d’un rendez-vous manqué

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Les raisons de l’échec de l’audience annoncée le 16 septembre dernier, entre le chef de l’Etat camerounais et le président de la CAF.


«Nous avons eu de merveilleuses discussions avec le Premier ministre, le ministre des Sports et la direction du football au Cameroun », a salué Patrice Motsepe, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), au sortir de l’audience que lui a accordée le Premier ministre Joseph Dion Ngute le 16 septembre dernier. Enfin le patron de la CAF a pu rencontrer les autorités de Yaoundé. Mais c’est certainement une « victoire » au goût amer pour le dirigeant sud-africain. Lui qui avait annoncé nuitamment la veille de cette visite, qu’il aura une audience avec le président Paul Biya. Le communiqué de la CAF était rendu public alors même que le jet privé du milliardaire sud-africain survolait déjà le ciel du Cameroun, en provenance de Lagos la capitale nigériane où il assistait au Tournoi Aïcha Buhari. L’instance faîtière du football africain s’était d’ailleurs fendue en excuses « pour tout inconvénient que cette information tardive pourrait engendrer», dans un courrier adressé au président du Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2021 et non moins ministre camerounais des Sports et de l’Education physique (Minsep).

Complot Contre MOUELLE KOMBI ?

Entre les lignes, on peut découvrir un aveu de sacrilège contre celui même qui est la courroie de transmission officielle entre le pouvoir de Yaoundé et le propriétaire de la compétition que le Cameroun est appelé à organiser dès janvier prochain. Et la CAF s’est rendue compte qu’elle s’était embourbée. Et plus aucune communication n’arrivera sur ledit programme. L’opinion vivra simplement l’évolution des choses, avec l’audience dans les Services du Premier ministre. En réalité, « le chef de l’Etat a découvert ce qui se tramait contre son ministre et a refusé de recevoir Motsepe », confie-t-on. Et justement, selon des sources bien informées, « l’incident commis par le président de la CAF, c’est d’avoir mis à l’écart le ministre des Sports qu’il n’a pas informé de sa venue au Cameroun ». D’ailleurs, le Pr Narcisse Mouelle Kombi ne sera pas aperçu à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, à l’arrivée de la délégation de la CAF. C’est Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) et ses collaborateurs qui sont allés accueillir le patron du football africain. Pour une visite en rapport avec la CAN 2021 que le Cameroun est appelé à organiser. De quoi conforter ce haut cadre du Minsep, qui déclare qu’« il y avait un complot ourdi contre le Cameroun, sur Olembé, instigué par la collusion Mosengo -Seidou. Ils ont été court-circuités par le président de la République qui s’est bien rendu compte qu’ils fomentaient quelque chose de louche »

Le secrétaire général de la CAF qui, après avoir conduit la mission conjointe CAFFIFA en juillet dernier pour inspecter le stade d’Olembé en prélude au match Cameroun-Malawi qui devait servir de test pour cette infrastructure, est celui qui a dénoncé « des rapports tronqués » qui auraient servi à valider le stade pour ce match des éliminatoires de la Coupe du monde. Pour notre source au Minsep, « ces comploteurs qui étaient sûrs de la disqualification du Minsep ont été surpris de sa forte implication dans ce dossier, appelé par le Premier ministre. D’où le scénario d’hier (vendredi, Ndlr.), totalement inattendu par ceux-là mêmes qui ont informé le Minsep par courriel qu’ils seront reçus par le président de la République».

Tirage au sort

Ainsi, Patrice Motsepe qui venait réparer un crime de lèse-majesté causé contre le président Paul Biya, en accordant la priorité au sultan roi des Bamoun, par ailleurs géniteur de son protégé à la Fécafoot. Une entorse que les services de la présidence de la République n’auraient pas tolérée. Du coup, après le tirage au sort de la CAN, le président de la CAF qui n’a pas eu l’honneur d’avoir à ses côtés une personnalité du sommet de l’Etat, a dû subir un ministre des Sports éclipsant son poulain Seidou Mbombo Njoya lors de la cérémonie. Avant de quitter Yaoundé sans rencontrer un haut représentant de l’exécutif du Cameroun.

Quoi qu’il en soit, après la polémique sur la praticabilité du stade d’Olembé, Patrice Motsepe dont l’administration, la Fécafoot et le Minsep, se sont retrouvés à s’étriper parfois sur l’espace public, peut souffler d’avoir au moins pu rencontrer un décideur du pouvoir de Yaoundé. Avec l’espoir que le message parvienne au Premier sportif national. Peut-être alors, le chemin est désormais déblayé, en attendant que toutes les conditions soient réunies pour la signature de l’Accord-cadre attribuant définitivement l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun.

BVMAC : Trois nouvelles sociétés de gestion de portefeuille agréées

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Enko Capital Central Africa, Elite Capital Asset Management et Archer Capital Asset Management viennent d’obtenir l’agrément de la Commission de Surveillance du Marché financier de l’Afrique Centrale.


Le marché financier de la zone cemac compte désormais huit entreprises de gestion de portefeuille (SGP) autorisées à exercer. Enko Capital Central Africa, Elite Capital Asset Management et Archer capital Asset Management. Ces trois nouvelles sociétés viennent de recevoir leur agrément du régulateur

La première structure est une branche de Enko Capital, la firme de private equity basée à Londres et Johannesburg et fondée par Cyrille et Alain Nkontchou, deux frères de nationalité camerounaise. Elle offre à ses investisseurs des stratégies d’investissement exclusivement focalisées sur l’Afrique, en dehors de l’Afrique du Sud. Elle gère un important portefeuille d’actifs à travers quatre fonds d’investissement dont Enko Capital West Africa, filiale créée en 2018. Ses actifs sous gestion ont atteint 23 milliards de francs CFA à fin 2020. Elite Capital Asset Management a pour sa part été créée cette année. Basée à Yaoundé, elle est spécialisée dans la gestion des Fonds Commun de Placement (FCP), la création et la gestion des fonds d’investissement, le private banking et la prise de participation. La troisième société, Archer Capital Asset Management est la filiale du congolais l’Archer Capital. C’est une société d’investissement créée en 2010 et spécialisée dans l’intermédiation financière, la gestion d’actifs et le conseil en investissement financier. Elle a longtemps collaboré avec le groupe bancaire UBA et revendique à ce jour la gestion d’un portefeuille de 40 milliards de francs CFA de titres.

Il faut dire que selon le règlement de la Cosumaf, la gestion de portefeuille consiste à « gérer les organismes de placement collectif visés au titre V du présent Règlement Général ou, dans le cadre d’une gestion individualisée, un portefeuille de valeurs mobilières ou d’autres produits de placement en vertu d’un mandat donné par le client. ». Qu’elle soit individuelle ou collective, la gestion de portefeuille est assurée par une société de gestion et peut se faire « à titre accessoire, par une Société de Bourse ou toute autre entité agréée à cet effet par la Cosumaf ».

Volleyball féminin : Le Cameroun plane sur l’Afrique

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les Lionnes ont rugi plus fort que tous les adversaires au Rwanda

Les Lionnes indomptables sont reines d’Afrique. La sélection nationale fanion de volley-ball féminin a battu celle du Kenya ce dimanche nuit par trois sets à un. Un score qui ne reflète pas véritablement la physionomie du match. Après un les deux premiers sets remportés (25-21 et 27-25), les Lionnes indomptables ont trébuché au 3ème set (18-25). Les Kenyanes, adversaires redoutées, se sont réveillées et ont essayé de sauver leur honneur de reines incontestées de l’Afrique, avec neuf trophées dont cinq remportées de façon consécutive entre 2007 et 2015. Mais les Camerounaises qui étaient déjà tenantes du titre depuis 2017, ont fait valoir leur fighting spirit au dernier set (20-18). Soulevant ainsi le trophée pour la 3ème fois consécutive. Au passage, Laeticia Moma est sacrée meilleure serveuse et la capitaine Christelle Nana meilleure joueuse.

Une révolution digne des Lionnes qui ont failli être disqualifiées du fait de leur engagement tardif. De quoi sauver l’honneur des hommes tombés en finale devant la Tunisie. Mais les deux sélections nationales camerounaises se qualifient pour les Championnats du monde qui se déroulent en Russie en 2022 pour les hommes et aux Pays bas et en Pologne pour les femmes.

Entre temps, il faudra revoir le traitement de cette discipline qui porte haut le drapeau du Cameroun depuis près de dix ans. En effet, « ça a été le stage le plus difficile depuis que je suis à l’équipe nationale. Jusqu’à présent, on n’a même pas reçu les primes olympiques et ces filles ne se sont jamais plaintes. Elles luttaient pour conserver leur titre », dénonce Jean René Akono, l’entraîneur principal. Pire, « il y a eu des moments où ces filles n’avaient même pas de l’eau à boire pendant les entraînements», a-t-il ajouté.

Dette publique : 3 211 milliards de francs CFA en souffrance

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Destinés au financement des projets structurants, ces fonds ont été engagés par les partenaires techniques et financiers mais restent non décaissés.


Le Cameroun comptabilise 3 211 milliards de francs CFA de dette avalisée par l’administration centrale et non encore décaissée. Ce chiffre représente le montant des prêts consentis par les bailleurs de fonds, mais qui, du fait de diverses contraintes, notamment techniques, administratives, financières, règlementaires ou opérationnelles, restent encore dans les caisses des bailleurs de fonds. Dans sa note de conjoncture sur la dette publique dont sont tirées ces informations publiées fin juillet, la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) précise que ce montant n’est constitué que d’emprunts extérieurs. Ceux intérieurs ont été totalement décaissés à la date sous-revue, en raison de la souplesse des procédures. Dans le détail, ces fonds oisifs représentent 49,3 % de la dette contractée auprès des bailleurs de fonds multilatéraux, 21,6 % des financements provenant des partenaires bilatéraux, dont la Chine qui constitue 77,7 % de la dette accordée et non débloquée (Send’s), et 29,1 % de prêts issus des créanciers commerciaux. La note de conjoncture ayant été publiée, ce montant ne comprend donc pas les ressources de l’eurobond de 450 milliards de francs CFA émis avec succès le 30 juin dernier et les appuis budgétaires accordés par la Banque mondiale dans le cadre d’appui aux politiques de développement pour la consolidation budgétaire et la croissance inclusive au Cameroun, pour un montant de 54 milliards de francs CFA, a indiqué le gestionnaire de la dette publique au Cameroun.

Ces Send’s non débloqués ont de ce fait des conséquences sur les projets de développement mis en œuvre dans le pays. « Car non seulement les prévisions de croissance liées à la réalisation de certains projets stratégiques ou structurants peuvent ne plus être atteintes, mais aussi, il y a un renchérissement des financements mobilisés pour les projets à travers l’accroissement des charges telles que les commissions d’engagement plus élevées, car, assises et proportionnelles aux montants des crédits non encore encaissés », souligne un responsable à la CAA. L’institution précise par ailleurs que la majeure partie de ces 3 211 milliards en souffrance est destinée au financement des projets structurants en cours dans le pays depuis 2010, dans le cadre de la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce).

Au terme des 10 ans que couvrait le document de planification, le bilan faisant état de 11 grands projets à réaliser pour plus de 1 500 milliards de francs CFA. Les bailleurs de fonds extérieurs en ont pourvu 1 195 milliards de francs Fcfa et l’Etat 348 milliards en guise de fonds de contrepartie.

Sur les 11 grands projets annoncés, « cinq sont achevés ou sur le point de l’être, deux sont en cours et quatre n’ont pas encore commencé. Les projets achevés ou sur le point de l’être sont essentiellement liés à l’énergie (Memve’ele, Lom Pangar et Kribi), au commerce et à l’urbanisation (phase 1 du complexe portuaire de Kribi et deuxième pont sur le Wouri). La phase 1 de l’autoroute Yaoundé-Douala (60 premiers kilomètres) et l’extension du réseau de fibre optique sont en cours », relève la Caisse autonome d’amortissement.

CAN de volley féminin : Le tournoi bloqué depuis deux jours

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le Cameroun face à la Tunisie au Rwanda

Le Championnat d’Afrique de volley-ball féminin des nations de volley-ball est à l’arrêt depuis deux jours. Le match Rwanda-Sénégal a été reporté à une date ultérieure « pour des raisons techniques » jeudi dernier, alors que les deux équipes étaient déjà à l’échauffement. Match comptant pour les démi-finales du tournoi qui se joue au Kigali Arena. Deux jours après, la rencontre ne s’est pas toujours jouée, ni aucune autre.

Finalement, l’on saura pourquoi  cet incident. Le Sénégal a récusé des joueuses rwandaises d’origine brésilienne. Joueuses qui ont jusqu’ici pris part au tournoi. Et du coup, les autorités du Rwanda ont mis le paquet pour bloquer la poursuite du Championnat, tant que leur équipe ne serait pas acceptée dans le tournoi. Mais aux dernières nouvelles, le pays hôte aurait accepté de faire profil bas. Mais l’on ne sait pas dans quelles conditions l’équipe locale reviendrait dans la compétition. Toujours est-il que jusqu’ici, l’on en est à se regarder en chiens de faïence.

Chez les hommes, le Cameroun est tombé en finale face à la Tunisie, trois sets à un. Un remake de la finale 2019. Mais le Cameroun se qualifie pour les championnats du monde qui auront lieu du 26 août au 11 septembre 2022 en Russie.

Stade d’Olembe : Motsepe satisfait, Mouelle Kombi retrouve le sourire

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Patrice-Motsep-au-stade-d'Olembe-Cameroun

 »Je suis très content. Il y a encore des choses à terminer mais tout est magnifique. Je suis très enthousiaste et très confiant. Je pense que les petits problèmes constatés seront réglés dans les prochaines semaines ». Patrice Motsepe est visiblement rassuré, après avoir visité personnellement le chantier du stade d’Olembe ce 17 septembre. De quoi donner du grain à moudre et surtout conforter le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) sous les feux des projecteurs depuis le match Cameroun-Malawi. Match test sur cette infrastructure devant abriter non seulement la poule A delà Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, mais surtout les matchs d’ouverture et de clôture de ce tournoi entre janvier et février prochain.  »La première personnalité en charge du football africain n’a pas taro d’éloges, au regard de ce qu’il a vu, contrairement à ce qui pourrait apparaître comme une fiction, Olembe est une réalité. Olembe n’est pas une affabulation sur les réseaux sociaux. Olembe n’est pas une virtualité, Olembe est une dynamique en marche. C’EST la dynamique de la finalisation d’une belle œuvre voulue par Son excellence Paul Biya », peut alors se vanter Narcisse Mouelle Kombi qui avait perdu l’usage de la parole.

Desormais, le Cameroun peut croire qu’un autre pas est franchi vers cette CAN qui leur glisse entre les doigts depuis 2018, quelques mois après la chute d’Issa Hayatou. Cette fois ci, et même si l’accord cadre n’est pas encore signé, la CAN est plus que jamais camerounaise. Cependant, le patron de la CAF veut voir les derniers réglages être achevés dans un bref délai. En tout cas,  »lorsque les travaux seront terminés, je reviendrai ici en novembre », a promis l’homme qui a effectué le déplacement du Cameroun en compagnie du secrétaire général de la CAF. Véronique Mosengo qui a conduit la délégation conjointe CAF-Fifa en juillet dernier, avant de valider que le match Cameroun-Malawi serve de test à cette nouvelle infrastructure. Sauf qu’il s’avère qu’entre temps les travaux ont encore connu des arrêts.

Avant la visite du stade d’Olembe, Patrice Motsepe et Véron Mosengo ont été reçus en audience par Premier ministre, en lieu et place du président Paul Biya initialement annoncé. Le Chef du gouvernement a certainement rassuré la plus haute personnalité de la CAF des dispositions prises par Yaoundé pour éviter un autre désagrément. A quatre mois de la CAN. Le temps fait désormais défaut et le Cameroun n’a plus droit à l’erreur.

Marchés publics : Les administrations publiques boudent la passation des marchés en ligne

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Sur les 209 projets retenus pour la passation en ligne de 2020 au premier semestre 2021, seulement 76 ont été attribués via la plateforme Coleps.


Le ministre en charge des Marchés publics (Minmap) a fait le constat : les administrations publiques tardent à s’accommoder à l’utilisation de la plateforme de passation des marchés publics en ligne dénommée Coleps (Cameroon Online E-procurement System). Selon des données contenues dans un communiqué signé par Ibrahim Talba Malla et publié le 14 septembre dernier dans les colonnes du quotidien public Cameroon Tribune, l’on apprend en effet que certaines administrations publiques boudent encore la passation des marchés en ligne. Illustration ? De 2020 au premier semestre 2021, sur 209 projets retenus pour la passation en ligne, seulement 76 ont été effectivement attribués via la plateforme Coleps. Soit un taux d’attribution de 36,36 %.

Si l’exploitation des rapports d’utilisation de ladite plateforme durant la période sous revue montre « une nette évolution des statistiques de passation des marchés en ligne », le ministre Ibrahim Talba Malla reconnaît cependant que le résultat « reste faible au regard du volume de marchés en général ». Afin d’améliorer les statistiques de passation des marchés en ligne et bénéficier des avantages qu’offre le système Coleps notamment en termes de célérité, dans le traitement, de transparence des procédures, de simplification des procédures et de bonne gouvernance, l’autorité des marchés publics encourage les acteurs à s’approprier rapidement cet outil. « Pour cela, son département ministériel reste disponible pour un accompagnement de proximité des acteurs par ses services techniques, à travers la Division des Systèmes d’Information », renseigne le communiqué.

Fruit de la coopération entre la République de Corée du Sud et la République du Cameroun à travers l’Agence Internationale de Coopération de la Corée (Koica), l’outil Cameroon Online E-procurement System est une plateforme de dématérialisation des procédures de passation des marchés publics. Elle est financée par la Corée du Sud, à hauteur de 3 milliards de francs CFA. Au Minmap, on la présente comme la concrétisation de la volonté politique de moderniser le secteur des marchés publics pour un meilleur rendement dans l’exécution du budget de l’Etat. « Les acteurs que sont l’autorité contractante, le maitre d’ouvrage, le soumissionnaire etc., disposent donc d’un outil moderne en ligne pour assurer le développement durable et l’émergence du pays », explique un cadre du ministère des Marchés publics. L’objectif recherché par la mise en place d’une telle plateforme étant de réduire la corruption dans le secteur des marchés publics au Cameroun.

Coopération : La Banque mondiale exige le respect des délais d’exécution des projets

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C’est l’un des points sur lesquels s’est appesanti le vice-président pour la région Afrique de l’Ouest et centrale au cours d’une rencontre avec les ministres camerounais le 13 septembre dernier.


Nommé il y a tout juste quelques mois, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale effectue sa première visite de travail en Afrique centrale depuis le 13 septembre dernier. Première étape de son séjour dans la sous-région, le Cameroun. S’il justifie ce choix par « l’importance stratégique du Cameroun dans la sous-région et au-delà. Il y a aussi la qualité, la profondeur et l’ancienneté de notre partenariat. Je voudrais aussi exprimer notre solidarité avec le Cameroun par rapport à la crise sanitaire de Covid-19 qui a beaucoup impacté sur les économies mais également sur les populations », a révélé le vice-président. Un partenariat qui, dans les faits, se traduit par un portefeuille actif de 15 projets pour 997 milliards de francs CFA investis, avec une concentration dans les secteurs de l’éducation, de l’électricité, de la santé, du transport et plus globalement des infrastructures à fort potentiel économique. Un portefeuille qui, bien que considérable, s’exécute difficilement, du fait notamment du non-respect des délais d’exécution. Un point sur lequel sont longuement revenus le représentant de la Banque mondiale et la dizaine de membres du gouvernement présents à la rencontre présidée par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. « Il faut aller plus vite, que la réalisation des projets tienne sur le délai de départ, que le rythme soit plus rapide et ainsi, l’impact sur les populations sera mieux apprécié », a souhaité Ousmane Diagana, tout en prenant l’exemple du cas des pays d’Asie où les projets financés par la Banque mondiale sont généralement exécutés un an voire plus avant les délais prévus. « Le portefeuille, ce n’est pas seulement le montant, ni la qualité des projets. C’est également la vitesse avec laquelle nous mobilisons les ressources. Nous les mettons en œuvre pour réaliser les objectifs. Ce portefeuille a certes connu une amélioration, mais il est question de la poursuivre pour que les projets soient préparés et exécutés de manière satisfaisante pour avoir un impact visible sur les populations », a reconnu le ministre Alamine Ousmane Mey. D’autre part, tout en saluant l’apport de la banque dans le développement du pays, le ministre Alamine Ousmane Mey a souhaité voir noué de nouveaux projets avec la banque. « La Banque mondiale qui nous a accompagnés jusque-là, devrait continuer de nous suivre au niveau des réformes sur les divers secteurs notamment, l’énergie et les télécommunications qui sont des leviers importants pour la croissance du Cameroun. Nous avons un portefeuille essentiellement constitué de la réalisation des infrastructures. Nous souhaitons que la banque soutienne la mise en œuvre de la promotion de la décentralisation au Cameroun », a indiqué Alamine Ousmane Mey.

Cette visite du responsable pour l’Afrique de l’Ouest et du centre « fait suite au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et vise à réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans la zone afin d’accompagner les gouvernements à mettre en œuvre les réformes et les investissements nécessaires pour une reprise verte, résiliente et inclusive ». La visite du Mauritanien Ousmane Diagana au Cameroun s’est achevée le 15 septembre dernier.

Adrien Béchonnet, « De nouveaux investissements sur le solaire en vue»

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Le DG de Total Energies Cameroun, filiale du groupe pétrolier français, explique la raison du changement de dénomination de la compagnie et sa nouvelle vision.

Monsieur le Directeur Général, Total est passé depuis quelques mois à Total Energies. Pourquoi ce changement ?

Total est en effet entrain de se transformer. Dès le premier octobre notre branche sera appelée Total Energies Marketing Cameroun. Ce changement est majeur pour nous. C’est un changement intégrant complètement dans notre ADN les nouvelles énergies et tout un tas d’innovations que vous allez voir arriver dans notre compagnie. Nos clients, plus de 4,5 million  par an ont un écosystème quand ils arrivent. Ils prennent du carburant. Ils ont du lubrifiant. Ils ont du GPS. Ils ont de la boutique. Ils ont de la lampe solaire. Vous savez, nous sommes le premier pays africain qui vend autant de lampes solaires devant les grands frères.

Concrètement, que renferme ce changement de dénomination ? Total finalement commercialisera t-il autre chose que du carburant ?

Tout à fait. On intègre dans notre nom quelque chose qui était déjà dans notre ADN, une compagnie multi énergies capable effectivement de vendre, de commercialiser et d’exploiter évidemment du pétrole qui est notre cœur de métier à l’origine et maintenant du  gaz et tout un tas de produits. En mettant le mot Energies,  en collant à d’autres noms historiques, Total Energies montre que les nouvelles énergies deviennent extrêmement importantes dans le mix énergétique. L’accord de paris a montré qu’il fallait qu’il y ait un mix énergétique c’est-à-dire la qualité d’énergie disponible sur la planète doit être changée. Il faut que les énergies renouvelables prennent une part bien plus importante que ce qu’elle a aujourd’hui. Ça va passer par de l’hydraulique, de l’hydrogène vert, de la biomasse, du solaire bien sûr. Toutes ces énergies cumulées vont permettre à un  moment des émissions de C02 qui soient  faibles.  Et nous tenons à respecter  cet accord de paris si important pour l’écologie aujourd’hui. Donc on intègre dans notre nom cette dynamique qui est déjà enclenchée depuis de nombreuses années dans le monde. Encore une fois, en l’intégrant dans le nom, ça montre que ce virage est définitivement pris.

Devrait-on s’attendre à de nouveaux investissements ? Un plan précis ?

 Justement, on doit s’attendre à de nouveaux investissements à tel point que pour vous faire une confidence, dans le business plan que nous avons proposé à nos actionnaires, sont intégrées de nouveaux investissements sur le solaire notamment  et sur d’autres segments qui vont vers ces nouvelles énergies. On ne délaisse surtout pas les énergies historiques qui ont parfaitement leur place mais on doit se développer  et le Cameroun est pour nous un pays majeur. C’est un pays qui permet de le faire. Le potentiel hydroélectrique est extrêmement important, le potentiel solaire l’est aussi. C’est un pays qui a de multiples richesses. Pour Total Energies, cette compagnie, le Cameroun est effectivement un pays clé.

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