Coopération : La Banque mondiale exige le respect des délais d’exécution des projets

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C’est l’un des points sur lesquels s’est appesanti le vice-président pour la région Afrique de l’Ouest et centrale au cours d’une rencontre avec les ministres camerounais le 13 septembre dernier.


Nommé il y a tout juste quelques mois, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale effectue sa première visite de travail en Afrique centrale depuis le 13 septembre dernier. Première étape de son séjour dans la sous-région, le Cameroun. S’il justifie ce choix par « l’importance stratégique du Cameroun dans la sous-région et au-delà. Il y a aussi la qualité, la profondeur et l’ancienneté de notre partenariat. Je voudrais aussi exprimer notre solidarité avec le Cameroun par rapport à la crise sanitaire de Covid-19 qui a beaucoup impacté sur les économies mais également sur les populations », a révélé le vice-président. Un partenariat qui, dans les faits, se traduit par un portefeuille actif de 15 projets pour 997 milliards de francs CFA investis, avec une concentration dans les secteurs de l’éducation, de l’électricité, de la santé, du transport et plus globalement des infrastructures à fort potentiel économique. Un portefeuille qui, bien que considérable, s’exécute difficilement, du fait notamment du non-respect des délais d’exécution. Un point sur lequel sont longuement revenus le représentant de la Banque mondiale et la dizaine de membres du gouvernement présents à la rencontre présidée par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. « Il faut aller plus vite, que la réalisation des projets tienne sur le délai de départ, que le rythme soit plus rapide et ainsi, l’impact sur les populations sera mieux apprécié », a souhaité Ousmane Diagana, tout en prenant l’exemple du cas des pays d’Asie où les projets financés par la Banque mondiale sont généralement exécutés un an voire plus avant les délais prévus. « Le portefeuille, ce n’est pas seulement le montant, ni la qualité des projets. C’est également la vitesse avec laquelle nous mobilisons les ressources. Nous les mettons en œuvre pour réaliser les objectifs. Ce portefeuille a certes connu une amélioration, mais il est question de la poursuivre pour que les projets soient préparés et exécutés de manière satisfaisante pour avoir un impact visible sur les populations », a reconnu le ministre Alamine Ousmane Mey. D’autre part, tout en saluant l’apport de la banque dans le développement du pays, le ministre Alamine Ousmane Mey a souhaité voir noué de nouveaux projets avec la banque. « La Banque mondiale qui nous a accompagnés jusque-là, devrait continuer de nous suivre au niveau des réformes sur les divers secteurs notamment, l’énergie et les télécommunications qui sont des leviers importants pour la croissance du Cameroun. Nous avons un portefeuille essentiellement constitué de la réalisation des infrastructures. Nous souhaitons que la banque soutienne la mise en œuvre de la promotion de la décentralisation au Cameroun », a indiqué Alamine Ousmane Mey.

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Cette visite du responsable pour l’Afrique de l’Ouest et du centre « fait suite au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et vise à réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans la zone afin d’accompagner les gouvernements à mettre en œuvre les réformes et les investissements nécessaires pour une reprise verte, résiliente et inclusive ». La visite du Mauritanien Ousmane Diagana au Cameroun s’est achevée le 15 septembre dernier.

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