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Cameroun – Nations unies : quatre nouvelles priorités

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Le ministre Alamine Ousmane Mey et le coordonateur resident des nations unies au Cameroun ont signé le 16 septembre dernier un accord de coopération pour les quatre prochaines années.


L e Cameroun et les Nations Unies s’accordent sur leur priorités de développement pour les quatre prochaines années. L’accord de coopération à été le 16 septembre dernier entre les deux parties. De 2022 à 2026, le Système des Nations unies s’attèlera à mener des actions de développement dans le sillage du plan cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable. Un programme qui s’articule en quatre principaux axes prioritaires, eux-mêmes adossés à la Stratégie Nationale de Développement du Cameroun (SND 30). Ces quatre priorités stratégiques sont notamment une croissance inclusive et durable grâce à une transformation structurelle et verte de l’économie avec une création d’emplois décents ; un développement humain et social de qualité, inclusif et équitable ; un appui institutionnel et la participation citoyenne, enfin la durabilité environnementale, la gestion des risques climatiques et des catastrophes.

Selon le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, ce nouveau plan-cadre vise à faire du Cameroun une terre d’opportunités, d’engagement citoyen et de bien-être des populations. De manière générale, les changements apportés dans le cadre de ce nouveau plan sont nombreux. « Ce qui va changer tout d’abord, est la manière de travailler. Pour la première fois avec les réformes, nous sommes obligés de pouvoir donner notre appui collectif au gouvernement pour le bienêtre de ses populations. A cela s’ajoute un accent sur le partenariat effectif. C’est-à-dire la mobilisation des ressources pour pouvoir accompagner le gouvernement dans ses chantiers de développement», a indiqué Matthias Naab, coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun, signataire pour la partie onusienne.

Principal instrument à travers lequel le Cameroun et les Nations Unies devront coopérer sur la période 2022 à 2026, ce Plan cadre devra permettre d’« accélérer l’atteinte des objectifs fixés dans la SND30 », comme l’a indiqué le Minepat et mettre en œuvre les priorités nationales et la contribution à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Le nouveau Plan-cadre de coopération vient remplacer le « Plan-cadre d’aide au développement » qui s’étalait sur la période allant de 2018 à 2021. Les bénéfices de ce dernier étant déjà alors perceptibles sur les différents domaines sur lesquels il s’est appuyé, notamment la santé et la nutrition, l’inclusion sociale, la sécurité alimentaire, la formation professionnelle etc. Par exemple, celui-ci a permis la création de 2500 emplois dans le secteur du numérique, de l’économie verte et de l’agri-business avec plus de 40% d’emplois offert aux femmes.

Cameroun-Mozambique : Conceiçao ressuscite Georges Ntep

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Ntep de retour

Après trois années d’absence sur les fiches des Lions indomptables, Paul Georges Ntep de Madiba revient en grâce chez les Lions indomptables. L’attaquant qui a longtemps boudé l’équipe nationale du Cameroun, avant de la rejoindre en 2018, est à nouveau convoqué par Antonio Conceiçao dans le cadre de la préparation du match Cameroun-Mozambique comptant pour la 2ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. L’ex sociétaire de Guingamp qui vient de rebondir à Boavista, à 29 ans, devra, s’il est finalement retenu au dernier virage du match, apporter de son expérience dans une attaque camerounaise qui ne parvient pas à faire peur aux défenses adverses. Au lendemain d’une défaite concédée par les Lions indomptables à Abidjan le 6 septembre dernier (1-2). Le bleu du groupe est Samuel Kotto. Le défenseur qui a fait les merveilles d’Apejes de Mfou la saison dernière et des Lions indomptables U20, remplace Jérôme Onguene qui peine à satisfaire l’actuel entraîneur des Lions indomptables.

La pré-liste des Lions indomptables contre le Mozambique

Pour le reste, Antonio Conceiçao a pris les mêmes pour recommencer. Simon Ngapandouetnbu qui faisait partie des cinq gardiens présélectionnés lors du regroupement de septembre, avant de ne pas être retenu finalement, n’a plus été retenu dans cette pré-liste. Jérôme Onguene et Jean Onana qui eux aussi ont été recalés lors de l’établissement de la dernière liste, attendront également en clubs, le temps de ce regroupement tout au moins.

Fécafoot : Samuel Eto’o candidat !

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Eto'o en course pour la Fécafoot

« Redonner au football camerounais sa grandeur ». Tel est le slogan écrit aux couleurs du Cameroun, de la campagne de Samuel Eto’o qui vient d’annoncer sur un site internet à lui dédié, sa candidature à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Su l’image qui occupe près des 2/3 de la page, l’ancien capitaine des Lions indomptables est assis sur une table de bureau, tenant un ballon de football blanc tacheté de traits bleus. Coiffure aux traits vifs et bien tracés, l’homme revêt une chemise blanche traversée aux épaules par des bretelles noires, couleur de son pantalon. Mariage avec la cravate. La sérénité que tente de dégager l’homme est quelque eu trahie par ce sourire qui ne le quitte presque jamais. Le regard rivé sur le cuir qu’il tient en main. A la signature au bas de la page, le nom de l’attaquant le plus prolifique de l’histoire des Lions indomptables, écrit en blanc et en dessous, la mention « candidat » en jaune.

Plus rien d’autre à ajouter. Au bas de la page, cette mise en garde : « Le site est en maintenance, revenez plus tard…» L’information du jour annoncée la veille sur son compte facebook est passée : Samuel Eto’o est candidat à la présidence de la Fécafoot. On retrouvera un texte dans lequel le conseiller spécial du président de la CAF justifie son engagement. Fin de supputation. L’homme qui a usé de son influence pour installer à Tsinga Séidou Mbombo Njoya à la tête de la maison du football camerounais est en course pour la succession de son poulain d’hier qui, lui, n’a pas encore annoncé son intention dans ce sens.

L’annonce de candidature

Mais tout porte à croire que rien n’empêche le prince Bamoun de reconquérir le fauteuil qu’il a gagné en décembre 2018, mais qu’il n’occupe plus que de façon provisoire après l’annulation de son élection en janvier dernier par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. D’ailleurs ses affidés sont engagés depuis cette date du 15 janvier 2021, à défendre le dossier de celui qui est désormais 4ème vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), et qui a été maintenu en fonction à la Fécafoot par la Fédération internationale de football association (FIFA), pour la « continuité du service ».

Les signaux indiquaient déjà que Samuel Eto’o en route pour Tsinga une fois que son nom avait été aperçu sur la liste des candidats aux postes de délégués de la Sanaga maritime pour l’élection à la Ligue régionale de football du Littoral. L’élection dans les ligues départementales est prévue ce 24 septembre. Ce sera la première épreuve du concours pour la présidence de la Fécafoot. Une épreuve que l’homme devrait logiquement passer, puisqu’il n’y a pas d’adversaire sur la liste publiée la semaine dernière par la Commission électorale de la Fécafoot.

Tournoi Aïcha Buhari : Le Cameroun éliminé, Aboudi flagelle l’entraîneur

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lionnes-indomptables n'auront pas été à la hauteur dans ce tournoi

Après son faux pas d’entrée en compétition contre le Maroc (1-0), les Lionnes indomptables ont été battues (2-0) hier nuit par les Black queens du Ghana. Dans une rencontre qui les a vues passer à côté du sujet, se contentant de quelques actions d’éclats en première période, avant de sombrer en seconde partie. Encaissant au passage deux buts à la 60ème et à la 88ème minutes. Signe d’élimination de ce tournoi dédié à la Première dame du Nigéria et qui regroupe six équipes (Nigeria, Cameroun, Maroc, Ghana, Mali et Afrique du sud). « Nous avons eu des opportunités de marquer à la première mi-temps mais il nous a manqué quelque chose sur le plan mental», regrette Gabriel Zabo, l’entraîneur national.

Un baptême manqué pour ce technicien qui en était à sa première compétition à la tête de l’encadrement de cette équipe. « Nous sommes vénus avec une équipe qui est presque en reconstruction, la plupart de nos joueuses sont des U20. Nous sommes vénus à cette compétition avec de bonnes intentions mais nous avons trouvé en face un Ghana qui avait une très bonne équipe», s’est justifié le sélectionneur. Aussi, « les autres nations, notamment le Nigeria et le Ghana, sont en avance par rapport à nous», confesse-t-il sa faiblesse.

Aboudi Onguene, la capitaine, s’en moque : «l’entraîneur a fait des choix, peut-être qu’il voulait voir d’autres joueuses, il sait ce qu’il recherchait dans ce tournoi. Lui seul fait ses choix et lui seul sait ce qu’il recherche», s’en lave les mains l’attaquante. « Il a trouvé mieux de laisser certaines joueuses au repos pour voir d’autres. Je crois que si Ajarra était là il n’aurait pas eu l’opportunité de voir d’autres joueuses », ironise-t-elle. « Toute joueuse en activité peut manquer à cette équipe, que ce soit Ajarra ou n’importe qui. Nous avons fait avec ce qu’il avait. Comme je l’ai dit, lui seul sait ce qu’il recherchait», insiste la capitaine des troupes. Gabriel Zabo a retenu dix joueuses locales pour ce tournoi et autant de professionnelles, en ne convoquant pas la meilleures attaquante actuelle des Lionnes, Nchout Ajarra.

Et le coach tombé comme un cheveu dans la soupe, de maintenir la tête haute : «Mais il n’en demeure pas moins que nous avons de la qualité que nous devons développer afin de pouvoir jouer de véritables compétitions », optimise le successeur d’Alain Djeumfa. « Ça nous a permis de voir beaucoup de choses. Si on n’était pas venu on aurait été surpris au moment d’affronter les véritables échéances. Le chantier est immense. On a vu et nous savons ce qu’il faut travailler », a-t-il appris.

Sur le même sujet:

Les 20 Lionnes de Gabriel Zabo pour le Tournoi Aïcha Buhari

Douanes : près de 74 milliards collectés en six mois

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Cela représente presque qu’autant les recettes collectées par ce secteur douanier au cours de l’année 2020.


E n six mois seulement, le secteur Sud II des Douanes annonce avoir collecté 73,56 milliards de francs CFA. Ce montant représente presque l’ensemble de ce qu’il a collecté tout au long de l’année écoulée.C’est ce que révèle une évaluation faite le 8 septembre 2021 par le Comité consultatif d’orientation du Port Autonome de Kribi (PAK). Selon la même source, ces recettes engrangées en seulement six mois égalent pratiquement les 78 milliards de francs CFA collectés par le secteur du Sud II sur l’ensemble de l’année 2020, et explosent littéralement en comparaison avec l’enveloppe de 19 milliards de francs CFA collectée en 2019.

Cette « augmentation exponentielle (des recettes) fait de la circonscription douanière du Sud II, la 2e plus grosse pourvoyeuse de recettes douanières au Cameroun, après le Littoral I (qui couvre le port de Douala, Ndlr) », souligne le PAK dans sa Newsletter du 10 septembre 2021.

Le secteur Sud II des Douanes couvre essentiellement le Port de Kribi. Cet accroissement des recettes révèle le dynamisme des activités d’import-export sur la plateforme portuaire de Kribi au fil des années, notamment sur le terminal à conteneurs opéré par la société KCT. Selon les statistiques officielles, cette co-entreprise formée par le consortium franco-chinois BolloréCMA CGM-CHEC a décuplé ses activités au cours des six premiers mois de l’année 2021. Concrètement, au cours de la période sous revue, avec 26 023 conteneurs équivalents 20 pieds (EVP) manutentionnés, KCT a multiplié ses performances par 2,5 en glissement annuel. Puisque seulement 10 999 EVP avaient été manutentionnés sur le terminal à conteneurs du port en eau profonde de Kribi au 30 juin 2020, selon les chiffres de l’opérateur.

Conjoncture : Le déficit de la balance commerciale se creuse de 7,5 %

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Ce déficit s’aggrave de 52 milliards au cours des six premiers mois de 2021 pour se situer à 744 milliards de francs CFA, révèle un récent rapport publié par l’Institut national de la Statistique


Sur les six premiers mois de 2021, le Cameroun a davantage importé qu’exporté. Résultat, sa balance commerciale déjà déficitaire s’est davantage creusée. Selon les données contenues dans la note de l’Institut National de la Statistique (INS) sur le commerce extérieur au premier semestre, le Cameroun affiche un déficit de sa balance commerciale d’un montant de 744 milliards de francs CFA, soit une hausse de 7,5 % comparativement à la même période en 2020. Une situation qui s’explique. « Cette accentuation du déficit commercial résulte de la hausse des dépenses d’importations de 15,4% par rapport au premier semestre 2020 ; la hausse des recettes d’exportations de 21,5 % enregistrée sur la même période n’ayant pas été suffisante pour couvrir les dépenses d’importations », renseigne l’institution.

En effet, les dépenses d’importation du Cameroun au cours de la période sous revue, se chiffrent à 1 824 milliards de francs CFA pour 5,07 millions de tonnes de marchandises, enregistrant ainsi des hausses de 15,4 % en valeur et 17,8% en quantité par rapport au premier semestre 2020. Les produits importés sont principalement les carburants et lubrifiants (16%); les produits de l’industrie chimique (13 %) dont les produits pharmaceutiques (5 %), les machines et appareils mécaniques ou électriques (12 %), du riz (5 %), du froment (blé) et du méteil (5 %). Bien qu’en hausse, les exportations du Cameroun n’ont pas suffi pour compenser avec les importations. Dans le détail, le pays a comptabilisé 1 080 milliards de francs CFA de recettes d’exportation pour des marchandises évaluées à 3,8 millions de tonnes. Les principaux produits exportés (80%) sont notamment les huiles brutes de pétrole (39 %) ; du cacao brut en fèves (13 %) ; du gaz naturel liquéfié (9%) ; des bois sciés (7 %) ; du coton brut (7 %) et des bois en grume (4 %). Ces recettes d’exportation sont en hausse de 191 milliards de francs CFA (21,5 %) par rapport au premier semestre 2020, période marquée notamment par la pandémie du Covid-19 et ses effets sur le commerce international. « La hausse des recettes d’exportation est attribuable à l’amélioration des ventes de certains principaux produits d’exportation. Il s’agit essentiellement des huiles brutes de pétrole qui augmentent de 30,7% ; du cacao brut en fèves (34,2%) ; du coton brut (59,3%) ; du bois scié (6,6%) et du bois en grume (13,8%) », précise l’INS. La différence entre les exportations et les importations fait ressortir un gap de 744 milliards de francs CFA, soit 52 milliards de francs de plus sur les six premiers mois 2021.

LES IMPORTATIONS DE POISSON EN BAISSE, CELLES DU RIZ EN HAUSSE

Les principaux produits alimentaires importés au Cameroun sont le poisson et le riz. Cependant, ces deux produits se sont différemment comportés sur le marché camerounais. Le volume de poisson importé a baissé par rapport au premier semestre de 2020. Fait curieux, dans un contexte où la demande était croissante ces dernières années. Selon l’INS, les importations de poissons et autres crustacés effectuées par le Cameroun au cours de la période sous revue, ont chuté de 18 505 tonnes (-16%) en glissement annuel. Elles ont culminé à 97 203 tonnes pour des dépenses globales d’un peu plus de 64 milliards de francs CFA à fin juin 2021, contre 115 708 tonnes pour 77,8 milliards de francs CFA de dépenses au 30 juin 2020. En l’absence d’explications de la part de l’INS sur la situation, l’on se souvient tout de même qu’en mai 2021, l’Union des patronats d’Afrique centrale (Unipace), dirigée par le Camerounais Célestin Tawamba, redoutait une penurie de certains produits, si la règlementation de change n’était pas assouplie, car celle-ci limitait le volume des tranferts des fonds vers l’étranger (hors zone Cemac).

« Ces problèmes et dysfonctionnement créent d’importants blocages des transferts et un ralentissement de l’activité, avec l’apparition déjà visible de la pénurie, entre autres, des produits et denrées alimentaires dans certains marchés, avec le risque de rupture de stocks de matières premières et intrants, des fournitures et pièces de rechange des industries », soulignait l’Unipace à l’issue d’une rencontre en mai dernier. A cette première explication peut également s’ajouter celle des multiples efforts du gouvernement en matière de promotion de la production locale.

A contrario, l’importation du riz ne cesse de grimper. Il progresse de 23% ces six premiers mois. Le Cameroun a importé sur son territoire une cargaison totale de 319 330 tonnes de riz. Ces importations sont en hausse de 59 038 tonnes (+23%), en comparaison avec les 260 292 tonnes importées au cours de la même période en 2020. Les importations de riz à fin juin 2021 ont coûté au Cameroun 86 milliards de francs CFA, contre 70,9 milliards au premier semestre 2020. Ce qui correspond à une augmentation des dépenses de plus de 15 milliards (+21%) en glissement annuel. Selon l’INS, une bonne partie des importations de riz effectuées par le Cameroun est frauduleusement réexportée vers d’autres pays frontaliers (Nigeria, notamment). « La production nationale est estimée à 217 280 tonnes et la demande nationale (consommation finale des ménages et variations des stocks) à 757 000 tonnes. Sous l’hypothèse que les comportements de consommation des ménages camerounais n’ont pas significativement changé entre 2018 et 2019, il [ressort] que la forte hausse des importations de riz (en 2019) engendre un gap entre l’offre et la demande d’environ 332 300 tonnes. Cet écart s’expliquerait par les réexportations informelles vers les pays voisins, et elles se chiffreraient à environ 87 milliards de francs CFA en 2019 », souligne l’institution.

Représailles : Dr Fridolin Nké capturé

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Une capture d'écran de la vidéo de Fridolin Nké dans le bureau d'Emile Bamkoui

Dans une vidéo diffusée sur facebook, le Dr Fridolin Nké a été aperçu dans les locaux de la Gendarmerie nationale, et plus précisément dans ce qu’il a présenté comme le bureau du colonel Emile Bamkoui. Et l’enseignant de l’université de Yaoundé I s’est illustré dans un de ces exercices qu’il affectionne, un direct sur facebook. Et cette fois-ci, le visage du spécialiste du discernement trahissait ce qui s’apparente à de la torture. du moins une torture physique. De toutes les façons, Fridolin Nke lui-même a indiqué avoir été forcé à faire ce direct depuis le bureau de celui qui fait l’objet de ses récentes vidéos. L’universitaire y annonce avoir subi trois gifles de la part du commandant de la Sécurité militaire (SEMIL) et d’un de ses collaborateurs.

Depuis près de trois mois, le colonel Bamkoui et Fridolin Nké occupent l’espace public dans une guéguerre avec comme sujet de discorde la guerre qui sévit dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. le philosophe qui dénonce l’engagement de l’armée dans cette zone du territoire national, estime qu’il s’agit d’une guerre inopportune et a même appelé les troupes à désobéir aux ordres des commandants militaires basés à Yaoundé. Une goutte d’eau de trop pour le patron de la Semil qui assimile cela à un appel à l’insurrection. D’où la traque lancée contre le « subversif ». Lequel, après une cavale, a poursuivi la guerre verbale, au point de lancer un défi selon lequel « les vrais colonels font le coup d’Etat pour libérer le peuple» et non de « s’attaquer aux philosophes ». Une attaque de trop pour Emile Bamkoui qui semblait s’être assagi depuis quelques semaines.

Aux dernières nouvelles, Fridolin Nké a été libéré en début de soirée et se trouve dans un établissement hospitalier pour subir des soins préventifs.

Biya-Motsepe : dans les coulisses d’un rendez-vous manqué

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A défaut de Paul Biya, patrice Motsepe s'est contenté de Dion Ngute

« Nous avons eu de merveilleuses discussions avec le Premier ministre, le ministre des Sports et la direction du football au Cameroun », a salué Patrice Motsepe, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), au sortir de l’audience que lui a accordée le Premier ministre Joseph Dion Ngute le 16 septembre dernier. Enfin le patron de la CAF a pu rencontrer les autorités de Yaoundé. Mais c’est certainement une « victoire » au goût amer pour le dirigeant sud-africain. Lui qui avait annoncé nuitamment la veille de cette visite, qu’il aura une audience avec le président Paul Biya. Le communiqué de la CAF était rendu public alors même que le jet privé du milliardaire sud-africain survolait déjà le ciel du Cameroun, en provenance de Lagos la capitale nigériane où il assistait au Tournoi Aïcha Buhari. L’instance faîtière du football africain s’était d’ailleurs fendue en excuses « pour tout inconvénient que cette information tardive pourrait engendrer», dans un courrier adressé au président du Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2021 et non moins ministre camerounais des Sports et de l’Education physique (Minsep).

Complot contre Mouelle Kombi ?

Entre les lignes, on peut découvrir un aveu de sacrilège contre celui-même qui est la courroie de transmission officielle entre le pouvoir de Yaoundé et le propriétaire de la compétition que le Cameroun est appelé à organiser dès janvier prochain. Et la CAF s’est rendue compte qu’elle s’était embourbée. Et plus aucune communication n’arrivera sur ledit programme. L’opinion vivra simplement l’évolution des choses, avec l’audience dans les Services du Premier ministre. En réalité, « le chef de l’Etat a découvert ce qui se tramait contre son ministre et a refusé de recevoir Motsepe », confie-t-on. Et justement, selon des sources bien informées, « l’incident commis par le président de la CAF, c’est d’avoir mis à l’écart le ministre des Sports qu’il n’a pas informé de sa venue au Cameroun ». D’ailleurs, le Pr Narcisse Mouelle Kombi ne sera pas aperçu à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, à l’arrivée de la délégation de la CAF. C’est Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) et ses collaborateurs qui sont allés accueillir le patron du football africain. Pour une visite en rapport avec la CAN 2021 que le Cameroun est appelé à organiser. De quoi conforter ce haut cadre du Minsep, qui déclare qu’« il y avait un complot ourdi contre le Cameroun, sur Olembé, instigué par la collusion Mosengo-Seidou. Ils ont été court-circuités par le président de la République qui s’est bien rendu compte qu’ils fomentaient quelque chose de louche ».

Le secrétaire général de la CAF qui, après avoir conduit la mission conjointe CAF-FIFA en juillet dernier pour inspecter le stade d’Olembé en prélude au match Cameroun-Malawi qui devait servir de test pour cette infrastructure, est celui qui a dénoncé « des rapports tronqués » qui auraient servi à valider le stade pour ce match des éliminatoires de la Coupe du monde. Pour notre source au Minsep, « ces comploteurs qui étaient sûrs de la disqualification du Minsep ont été surpris de sa forte implication dans ce dossier, appelé par le Premier ministre. D’où le scénario d’hier (vendredi, Ndlr.), totalement inattendu par ceux-là mêmes qui ont informé le Minsep par courriel qu’ils seront reçus par le président de la République».

Tirage au sort

Ainsi, Patrice Motsepe qui venait réparer un crime de lèse-majesté causé contre le président Paul Biya, en accordant la priorité au sultan roi des Bamoun, par ailleurs géniteur de son protégé à la Fécafoot. Une entorse que les services de la présidence de la République n’auraient pas tolérée. Du coup, après le tirage au sort de la CAN, le président de la CAF qui n’a pas eu l’honneur d’avoir à ses côtés une personnalité du sommet de l’Etat, a dû subir un ministre des Sports éclipsant son poulain Seidou Mbombo Njoya lors de la cérémonie. Avant de quitter Yaoundé sans rencontrer un haut représentant de l’exécutif du Cameroun.

Quoi qu’il en soit, après la polémique sur la praticabilité du stade d’Olembé, Patrice Motsepe dont l’administration, la Fécafoot et le Minsep, se sont retrouvés à s’étriper parfois sur l’espace public, peut souffler d’avoir au moins pu rencontrer un décideur du pouvoir de Yaoundé. Avec l’espoir que le message parvienne au Premier sportif national. Peut-être alors, le chemin est désormais déblayé, en attendant que toutes les conditions soient réunies pour la signature de l’Accord-cadre attribuant définitivement l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun.

Stade d’Olembé : le « Oui…mais » de Patrice Motsepe

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Patrice Motsepe a luiu-même touché du doigt le stade d'Olembe

Le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) a présidé une réunion de travail samedi dernier avec les responsables de Magil, le constructeur du stade d’Olembé. Au sortir des travaux, les deux parties se sont accordées à regarder dans la même direction, à savoir terminer les travaux de finition nécessaires pour que l’ouvrage principal de ce Complexe puisse être entièrement pratique pour les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021 dans quatre mois. Narcisse Mouelle Kombi qui s’est félicité de cette assise sur son compte twitter, n’est pas rentré dans les détails des compromis et compromissions faites de part et d’autres pour la reprise des travaux par le constructeur canadien qui a cessé de travailler depuis quelques semaines.

C’est un pas de plus vers la sérénité que recherche Paul Biya sur ce chantier. Selon quelques indiscrétions, lors de l’audience accordée la veille au président de la Confédération Africaine de Football (CAF), à l’Immeuble Etoile, le chef du gouvernement a pris l’engagement que les travaux seront terminés à date, à savoir en novembre prochain comme promis depuis de longs mois par le maître d’œuvre. Cet ouvrage ayant constitué un point principal à l’ordre du jour de ladite audience. Echanges auxquelles aveint pris part côté CAF, entre autres Véron Mosengo-Omba le secrétaire général et Seidou Mbombo Njoya le président de la Fécafoot, et côté gouvernemental entre autres le ministre des Sports.

Avant de quitter Yaoundé, le Dr Patrice Motsepe a avoué que «nous avons eu de merveilleuses discussions avec le Premier ministre, le ministre des Sports et la direction du football au Cameroun. Nous progressons bien car nos ambitions et nos attentes sont très élevées ». Certes « je suis convaincu que nous progressons bien et je suis impressionné par ce que j’ai vu », a-t-il reconnu, après une visite du stade d’Olembe ; mais le successeur d’Ahmad Ahmad n’a pas dit son dernier mot.

Véron Mosengo en veilleur

L’ouvrage principal du Complexe en cours de construction à l’entrée nord de Yaoundé fait l’objet d’une polémique depuis le match Cameroun-Malawi qui devait servir de test pour ce stade qui devra abriter les matchs d’ouverture et la finale de la CAN 2021. La mise à l’écart des journalistes avait contribué à faire la lumière sur un chantier qui n’avance pas véritablement, du fait d’arrêts intempestifs. Patrice Motsepe avait restreint l’accès du stade aux acteurs clé du match, « pour des raisons de sécurité », pendant que les autorités du football camerounais lui attribuaient la raison de la pandémie du Covid-19. « Le président Motsepe reviendra au Cameroun en novembre 2021 pour une autre visite de travail afin de s’enquérir des progrès », a annoncé le département communication de la CAF. L’homme a prescrit au bureau de la CAF délocalisé à Yaoundé et dirigé directement par le secrétaire général, le suivi de la fin des travaux de ces travaux.

Douala. La CUD espère une rallonge sur les financements de la Banque mondiale

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Tandis que son dossier pourra être sur la table du conseil d’administration de la Banque mondiale en mars 2022, la mairie de la ville de Douala souhaite mobiliser plus de ressources financières.

Douala, capitale économique du pays et poumon de la sous-région n’a pas manqué une attention particulière du Vice-Président de la Banque mondiale en visite au Cameroun. Ousmane Diagana a fait un arrêt à la mairie de la ville qui en ce moment met en œuvre plusieurs projets financés par l’institution de Bretton Woods. Il s’agit notamment du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) qui porte sur un montant d’environ 43 milliards de FCFA.  Un montant pour lequel la mairie de la ville a mobilisé moins de 3 milliards comme fonds de contrepartie. Il est question à travers ce projet d’étendre le réseau de drains et le réseau routier, ainsi que d’autres actions sociales. Un autre projet tout aussi important porte sur la mobilité urbaine et va permettre de développer dans la ville, le transport en commun par bus rapide.  L’exécutif communautaire travaille actuellement afin que ce projet puisse passer devant le conseil d’administration de la banque mondiale en mars 2022.

La visite d’Ousmane Diagana a permis de faire le point sur ces différents programmes et de manière générale, une revue de la coopération entre les deux institutions.  Sur le PDVIR par exemple, le maire de la ville a dressé l’état d’avancement. « Nous avons, 45 KM de drains construits sur 250 KM. Nous pouvons déjà veiller à ce que dès qu’il y a des inondations à Douala, dans les heures qui suivent l’arrêt des pluies, les eaux s’écoulent. Et nous souhaitons donc étendre ce réseau de drains.  Nous allons aussi lancer dès octobre de nouveaux travaux routiers avec l’appui de la banque. », a fait savoir Roger Mbassa Ndiné. Le représentant de la Banque mondiale a dit être ravi de l’évolution des différents projets et s’est montré optimiste pour la suite.  « Nous avons pu rassurer les autorités que la banque mondiale restera à leurs côtés pour que tous ces programmes puissent avoir un impact encore sur le développement  et le rayonnement  de la ville de Douala», a-t-il déclaré.  Roger Mbassa Ndiné, pour sa part, a dit que ce serait un « soulagement », si la Banque mondiale opérait une rallonge sur les prochains financements.

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