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CAN 2021 : Pourquoi Mouelle Kombi a signé l’accord-cadre

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signature de l'Accord-cadre de la CAN 2021 (C) Cameroun24

Le Cameroun peut pousser un ouf de soulagement. L’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) prévue du 9 janvier au 6 février 2022 est définitivement acquise. La signature de l’Accord-cadre relatif à cette 33e grand-messe du football africain a eu lieu le 22 octobre dernier à Yaoundé. La cérémonie qui s’est tenue au Palais Polyvalent des Sport a donné lieu à un fait inédit : l’Accord-cadre a été signé par trois entités, au lieu de deux comme la tradition le veut. Le premier vice-président de la Confédération africaine de Football (CAF) Augustin Senghor a signé pour le compte de l’instance faîtière du football continental. Tandis que le Cameroun a eu, non pas un, mais deux signataires : le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi et le président par intérim de la Fécafoot Seidou Mbombo Njoya. Un évènement inédit qui faire dire à certains observateurs aguerris du football camerounais, que la CAF ne semble pas convaincue de la légitimité du patron de son Association membre.

En effet, l’Accord-cadre est un contrat entre la CAF, détentrice des droits de la compétition et la fédération hôte. Ce qui s’est passé à Yaoundé le 22 octobre dernière est une première. « Jamais dans l’histoire de cette compétition, la CAF a paraphé ce document avec un gouvernement », lâche un analyste. Pour lui, le fait d’avoir autorisé le ministre des Sports à signer cet accord est une forme de désaveu envers celui qui représente pourtant la fédération hôte. « La CAF dit-il, montre clairement que le Cameroun est un cas exceptionnel et que le président de son association membre (la Fécafoot, Ndlr.) ne jouit pas d’une légitimité totale. Permettre au gouvernement camerounais de signer cet accord est une sorte de garantie pour la CAF, au cas où Seidou Mbombo Njoya, dont l’élection a été annulée, venait à être expulsé de la Fécafoot comme certains acteurs le souhaitent. Voilà la raison pour laquelle c’est M. Mouelle Kombi et non Seidou Mbombo Njoya qui a signé au nom du Cameroun ».

Au soir de la cérémonie qui a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, le patron camerounais des Sports a en effet publié un message sans équivoque sur sa page Facebook : « J’ai procédé ce jour, 22 octobre 2021, dans la salle de réunion du Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé, au nom de la partie camerounaise, à la signature de l’Accord-cadre entre la Confédération Africaine de Football CAF (représentée par son 1er vice-président Me Augustin Senghor), l’Etat du Cameroun et l’association du pays hôte, la Fécafoot ». Pour Abdouraman Hamadou, cela ne fait l’ombre d’aucun doute : « c’est lui qui a engagé le Cameroun dans le cadre de ce contrat, dit-il. Sauf erreur de ma part, la Fécafoot fait partie de la partie camerounaise ». Le président d’Etoile Filante de Garoua par ailleurs principal acteur de la contestation de l’Exécutif en place à la Fécafoot est catégorique : « c’est donc la première fois dans l’histoire de la CAN qu’un membre du gouvernement signe un tel accord à la place de la fédération hôte. Ça se passe ainsi tout simplement parce M. Seidou Mbombo Njoya n’est président de la Fécafoot que dans certains médias et dans la tête de certaines personnes. Mais dans la vraie vie, il ne peut pas valablement engager la Fécafoot ».

Notons que le président par intérim de la Fécafoot et tout son Comité exécutif ont reçu une sommation d’huissier le 19 octobre dernier, les commandant de libérer les bureaux de l’instance basée au quartier Tsinga à Yaoundé. L’initiateur de cette action, le sénateur Albert Mbida, nommé à la tête d’un Comité Provisoire de Gestion de la Fécafoot par des membres se revendiquant de l’Assemblée générale de 2009 annonce une réunion au siège de l’instance ce mardi 26 octobre. Affaire à suivre.
Par Jean Luc Fassi

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Fécafoot : Serge Mbappe, nouveau secrétaire général

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Voici le secrétaire général de la Fécafoot nommé par Albert Mbida

La « Prise de la Bastille » n’a pas eu lieu ce jour. Le Pr Albert Mbida a changé le terrain de la bataille de ce jour. Initialement prévue au siège de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), la réunion du Comité exécutif provisoire (CEP) que le sénateur y avait programmée a été délocalisée quelques heures avant. Désamorçant une bombe qui risquait d’éclater ce matin à Tsinga où est logé le comité exécutif intérimaire de la Fécafoot. Soit la branche de l’exécutif de la Fécafoot reconnue par la FIFA, mais contestée par l’exécutif de 2009. Au motif du changement de dernière minute, une note rendue publique par l’adversaire de Séidou Mbombo Njoya indique que « des sources concordantes indiquent que des individus ont été réquisitionnés pour organiser des troubles à l’ordre publique» à l’arrivée des membres de l’exécutif version 2009. Le sénateur a dû rebrousser chemin, pour tenir sa réunion dans un lieu tenu secret. Avec comme participants, outre le président, le Dr François Dikoume et messieurs Dahirou Djintouing, Pierre Boudjiko et Walters Sah. Le communiqué final indique que «Lucien Mettomo en séjour à l’étranger, n’a pas pu prendre part à la séance ».

Albert Mbida et ses hommes se sont réunis en catimini à Yaoundé

Au terme des assises, Albert Mbida et ses hommes rétablissent la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) dans ses compétences. Et convoquant la sentence arbitrale du Tribunal arbitral du sport (TAS) du 15 mai 2015 « devenue définitive », le Comité exécutif déclare que « les organes exécutifs des Ligues départementales élus en 2009 sont réintégrés dans leurs fonctions respectives ». Une exigence faite depuis 2013 par Abdouraman Hamadou, principal opposant à la Fécafoot post-Iya Mohammed.
Par ailleurs, le secrétariat général est réformé, avec la nomination de quelques cadres nouveaux. Ainsi, Dr Serge Mbappe, principal lieutenant d’Abdouraman Hamadou, est promu secrétaire général de l’instance. Georges Ameke, conseiller juridique de l’ancien chef de cabinet d’Iya Mohammed, est nommé responsable juridique, pendant que Linus Pascal Fouda, ancien journaliste à la télévision nationale, est le responsable de la communication. Reste à ces derniers d’accéder au siège de la Fécafoot à Tsinga. Une nouvelle bataille. Ou plutôt la bataille manquée de ce matin.

Cybercriminalité : un chant pour limiter les dérives

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La chanson composée par Ateh Bazor, Annie Anzouer, Sanzy Viany et isnebo a été présentée au ministre des Postes et Télécommunications mardi dernier à Yaoundé.


«S top cyber crime ». Le titre choisi par le collectif d’artistes menés par Ateh Bazor est une invite aux populations camerounaises, notamment les jeunes, à œuvrer en vue de lutter contre la cybercriminalité dans notre pays. « Internet veut gâter mon pays oh. Diffuser des informations erronées peut détruire ton propre pays. Il est temps de changer ça, arrêter ça ». Tel est l’un couplet de la chanson composée par Ateh Bazor, Annie Anzouer, Sanzy Viany et Isnebo. Présenté à la ministre des Postes et Télécommunications mardi dernier, ce chef d’œuvre musical fait office de chanson officielle de la campagne nationale pour la promotion de la culture de la cybersécurité et la sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux. « Cette chanson a pour but de convaincre le public d’adhérer à cette cause, en révélant les réalités, en dénonçant des maux et en transmettant un message d’espoir. C’est pour cela que la chanson touche la sensibilité de ceux qui l’écoutent et les amène à une prise de conscience », a expliqué Minette Libom Li Likeng. A travers cette chanson, le collectif d’artiste espère toucher les cœurs du maximum de Camerounais possible afin de les sensibiliser sur les dangers liés à l’utilisation irresponsable des réseaux sociaux. Et les conséquence que peut avoir la cyber délinquance sur l’image de leur pays. « Chaque artiste a composé sa propre partie. Chacun a écrit ses paroles. On voulait un rythme qui puisse porter le message au plus profond de nos villages », a expliqué Ateh Bazor, chanteur et par ailleurs président du Conseil d’administration de la Sonacam (Société nationale camerounaise de l’art musical). C’est dire que la campagne lancée par la ministre des Postes et Télécommunications en août 2020 va connaître un nouveau tournant avec l’avènement de cet « hymne contre la cyber délinquance », dixit Minette Libom Li Likeng.

L’activité placée sous le thème «Tous mobilisés pour la cybersécurité au Cameroun» a en effet pour objectif de mobiliser toutes les couches sociétales dans la lutte contre la cybercriminalité. Ainsi donc, il s’agit à travers cette campagne : d’éveiller l’attention des citoyens camerounais sur les menaces en provenance du cyberespace mondial et susciter leur adhésion dans la mise en place de mesures de cybersécurité ; d’attirer l’attention des décideurs et responsables des structures d’Etat ainsi que des entreprises, en vue d’une prise de conscience et de l’implémentations des protocoles de sécurité des réseaux ; de sensibiliser toutes les couches sociétales sur l’usage responsable des réseaux sociaux qui sont de plus en plus utilisés à des fins malveillantes. Tenez, selon la ministre, 3.388 cas d’usurpation d’identités ont été constatés en 2018. En 2019, l’on aurait dénombré 2.050 plaintes relatives à ces mêmes délits dont environ 5 milliards de francs CFA de perte financière, ainsi que près de 6 milliards de pertes relatives aux fraudes bancaires, et 11 617 vulnérabilités ont été détectés sur les sites web des administrations publiques.

Coopération : Un milliard pour protéger 4 millions de Camerounais de la famine

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C’est le montant que le Japon s’engage à accorder au Programme Alimentaire Mondial pour la lutte contre l’insécurité alimentaire dans les régions en proie aux crises sécuritaires.


Engagé à apporter de l’aide aux populations vulnérables, le gouvernement japonais récidive au Cameroun avec un don d’un milliard de francs CFA. Le 19 octobre dernier, le pays a signé avec le Programme Alimentaire Mondial et les autorités camerounaises, un accord en faveur des populations des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et Sud-Ouest, en proie depuis des années à une insécurité alimentaire du fait des crises sécuritaires. « Le Japon a décidé cette fois-ci d’offrir une assistance alimentaire d’un montant de plus d’un milliard de francs CFA afin de prêter assistance aux personnes vulnérables. Le Japon accorde de l’importance à l’amélioration des conditions de la sécurité humaine au Cameroun », renseigne l’ambassade du Japon au Cameroun.

Ce n’est en effet pas le premier don de cette nature qu’octroie le pays. En 2019, le Japon, avait déjà accordé 1,65 milliard de francs CFA au Programme Alimentaire Mondial, pour soutenir les personnes touchées par l’insécurité alimentaire. On parle en effet d’environ 3,9 millions de personnes considérées comme étant en insécurité alimentaire au Cameroun avec 211 000 cas jugés graves. Ce phénomène est davantage observé dans les régions du Sud-Ouest et du NordOuest en proie aux exactions des sécessionnistes. Là-bas, plus de 300 000 familles, soit 18%, sont en insécurité alimentaire du fait notamment que 70 % de la population dépend de l’agriculture et qu’à cause de l’insécurité ambiante, ne parviennent plus à mener leurs activités. La région de l’Extrême-nord garde cependant la tête du classement des régions les plus touchées par l’insécurité alimentaire au Cameroun. Les statistiques font état de 15,3% de ménages affectés dans le Nord et 15,4% dans l’Adamaoua. Dans l’Extrême-Nord, 33,7% des familles connaissent la faim. De l’avis des ONG tels que : le FAO (Fonds des Nations Unies pour l’alimentation, l’Ocha (bureau de coordination de l’action humanitaires des Nations Unies), les fortes pluviométries (à l’origine des inondations), la sécheresse et l’infertilité des sols qui favorisent cette situation. A cela s’ajoute depuis plusieurs années l’insécurité qu’entretient la secte Boko Haram et la perte de ressources qu’elle a générée pour les familles.

Le Minfi boucle le remboursement de l’emprunt obligataire de 2016

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Le ministère des finances a réglé l’émission de 2016 avec le versement de 43,5 milliards aux souscripteurs. et annonce le paiement de celle de 2018 le 15 novembre prochain.


10ans que le Cameroun a recours aux emprunts obligataires, 10 ans qu’il n’a observé aucun défaut de paiement. L’aventure se poursuit, avec une autre sortie remarquée la semaine écoulée. Selon deux communiqués de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) publiés le 20 octobre dernier, l’institution émettrice des six Etats de l’Afrique centrale annonce d’une part, que le Cameroun a bouclé le paiement de son emprunt obligataire émis en 2016 et arrivé à échéance le 19 octobre dernier. « La Banque des Etats de l’Afrique centrale, Dépositaire Central Unique (DCU) de la Cemac a l’honneur de porter à la connaissance de ses adhérents et des investisseurs que le ministère des Finances du Cameroun, émetteur de la valeur « Ecmr 5,5 % Net 2016-2021 » a procédé au remboursement de la dernière échéance de ladite valeur pour un montant total de 43,51 milliards de francs CFA soit 41,250 milliards pour le principal et 2,268 milliards au titre des intérêts », indique la banque centrale. « Par ailleurs, avec l’accomplissement des de toutes les cinq échéances de remboursement (principal et intérêt), la valeur « Ecmr 5,5 % Net 2016-2021 » est arrivée à son terme avec succès et clôturé le 19 octobre 2021, précise- t-elle. Autrement dit, le Cameroun s’est acquitté de tous ses engagements dans le cadre de son emprunt obligataire de 2016. Pour les souscripteurs, le coupon net à percevoir par obligation était fixé à 2 637,5 francs CFA, soit 2500 francs CFA pour le principal et 137,5 francs CFA d’intérêts.

Lancé le 20 septembre 2016, pour mobiliser une enveloppe de 150 milliards de francs CFA, cet emprunt avait été souscrit à 115,43 % par les investisseurs de la sous-région. En quête de financements, l’Etat camerounais avait sollicité et obtenu du régulateur du marché financier local, une surallocation qui lui a finalement permis d’empocher l’enveloppe globale de 165 milliards de franc CFA destinée au financement des infrastructures et des projets de développement.

D’autre part, un autre communiqué de la Beac également signé le 20 octobre dernier, annonce que le Trésor public camerounais prépare un autre remboursement de son emprunt obligataire lancé en 2018. Le ministère des Finances procèdera le 15 novembre prochain au remboursement de 58,4 milliards sur son autre emprunt dénommé « ECMR 5,6 % net-2023 ». Cette enveloppe représente 50 milliards du principal et 8,4 milliards de francs CFA d’intérêts. Les souscripteurs du 5e emprunt obligataire de l’histoire du pays percevront quant à eux un coupon net par obligation de 2 920 francs CFA.

C’est donc en tout une enveloppe de 101,9 milliards de francs CFA que les souscripteurs aux deux derniers emprunts obligataires du Cameroun s’apprêtent à recevoir. Sur cette enveloppe globale, révèlent les données de la banque centrale, 10,6 milliards de francs CFA représentent les intérêts, et le reste le principal. C’est donc deux grands coups pour le trésor public camerounais, malgré le contexte actuel qui oblige les Etats à se serrer la ceinture. De quoi rassurer les investisseurs et potentiels investisseurs quant à la crédibilité de la signature de l’Etat camerounais d’une part, et d’autre part, de permettre au pays de financer ses projets de développement, bien que le Camerounais est désormais davantage porté vers les Obligations de Trésor Assimilables, (OTA), où il obtient des couvertures dépassant généralement les 110% pour des taux d’intérêt assez compétitifs.

Les emprunts obligataires 2016- 2021 et 2018-2023, ont permis au Cameroun de lever une enveloppe globale de 365 milliards de francs CFA, afin de réaliser des projets d’infrastructures dans le pays.

Par Canicha Djakba

Aviation civile : Le Cameroun contre le passeport vaccinal

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Le ministre des Transports a présenté la position du pays, lors de la conférence de haut niveau de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (Oaci) qui s’est achevée le 22 octobre 2021.


Au Cameroun comme dans le reste du monde, la relance de l’aviation est confrontée aux choix légitime des Etats de protéger leurs populations en maintenant des restrictions de différentes natures sur l’accès à leurs territoires. Prenant part à une Conférence de haut niveau de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (Oaci) qui s’est achevée le 22 octobre 2021, le ministre camerounais des Transports a proposé des mesures concrètes, visant à sortir le secteur de sa zone de turbulence.

Selon Ernest Ngalle Bibehe, les recommandations et orientations de l’Equipe spéciale du Conseil de l’Oaci sur la Relance de l’Aviation (Cart) ont aidé le Cameroun à assurer la reprise des vols après la fermeture totale de l’espace aérien au début de la pandémie en mars 2020. Ces orientations ont permis au gouvernement d’édicter des directives pour le transport aérien dans le contexte de la Covid19 et de lancer le redémarrage progressif des vols. Le retour d’expérience issu du traitement de chaque vol a contribué à améliorer le dispositif de santé au sein des aéroports internationaux de Yaoundé et de Douala. Le ministre camerounais estime également qu’il n’est pas judicieux d’imposer le passeport vaccinal comme condition préalable pour les voyages internationaux. Cette mesure pourrait freiner le redémarrage économique. « En raison du faible taux de vaccination contre la Covid19 dans certaines régions du monde, notamment en Afrique, cette limitation de l’accès au transport aérien va accroître les inégalités et limiter la liberté de circulation », dixit Jean Ernest Ngalle Bibehe. Le ministre camerounais est convaincu que pour rétablir la confiance du public dans le voyage, « les Etats devraient, tout au moins sur une base régionale, s’atteler à harmoniser leurs protocoles sanitaires pour la gestion de la Covid19 et continuer à sensibiliser les voyageurs sur le respect des mesures barrières contre la Covid-19 sur tout le circuit d’un voyage aérien ».

Aide financière

Pour maintenir le cap de la relance du secteur aérien, le ministre Jean Ernest Ngalle Bibehe a présenté à ses pairs, la stratégie d’aides financières adoptée au Cameroun, comme exemple de réussite à suivre. Au niveau du Cameroun en effet, le secteur aérien a bénéficié d’une aide financière et des facilités fiscales compte tenu de son apport dans l’économie et la cohésion nationale. Mais les critères pour accorder des ressources financières et autres à la relance de l’aviation sont fonction de l’objectif poursuivi par l’aide financière. « Les Etats a-t-il expliqué, pour réussir à soutenir le secteur de l’aviation sans toutefois fausser le jeu de la concurrence, doivent en priorité, préserver la dynamique des entreprises du secteur de l’aviation, encourager l’investissement et tenir compte de l’ensemble de tous les acteurs sans aucune discrimination ».

Pour rappel, la conférence de haut niveau de l’Oaci se tient en visioconférence. Elle a pour thème : « Une même vision pour la relance, la résilience et la durabilité de l’aviation civile ». L’un des principaux résultats de cette conférence est la Déclaration, adoptée par consensus ou acclamation lors de la plénière ministérielle de clôture. Tous les 193 Etats membres de l’Oaci ont participé à cette conférence qui avait pour objectif de parvenir à un consensus mondial sur une approche multilatérale, appuyée par la volonté politique et l’engagement des Etats afin d’assurer une relance sûre et efficace de l’aviation après la crise de la Covid-19.

CAN 2021 : Le Cameroun tient définitivement l’organisation

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L'Accord-cadre signé

Ça y est. Trêve de polémique. L’Accord-cadre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 a été signé ce 22 octobre à Yaoundé. Mettant un terme ( ?) à la polémique sur l’organisation camerounaise. Sept ans après l’attribution au Cameroun. Entre temps, l’édition 2019 initialement confiée au Cameroun, a « glissé ». L’Egypte l’a récupéré, alors que le pays de Paul Biya pataugeait sur les retards dans la construction des infrastructures. Dans un contexte de crise de confiance entre Ahmad Ahmad, le successeur d’Issa Hayatou à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) et le Cameroun. Mais le nouveau patron du football africain et ses acolytes consoleront le pars de son prédécesseur, en lui attribuant l’édition 2021 initialement confiée à la Côte d’ivoire. Paul Biya soufflant le martyre avec ses collaborateurs qui ne parvenaient pas à respecter les rendez-vous avec la CAF et les accords avec les entrepreneurs.

Séidou contraint au partage du bonheur

Il faudra encore attendre trois ans pour parvenir à la signature de ce document qui attribue juridiquement l’organisation de la prochaine CAN au Cameroun. Mais la guerre électorale qui sévit depuis 2013, a résisté aux Comités de normalisation installés à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Du coup, Séidou Mbombo Njoya, l’actuel locataire de la Tour de Tsinga, qui lui-même assure un intérim consécutif à l’annulation de son élection, a dû concéder les premiers rôles à Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) dans son rôle de président du Comité local d’organisation (COCAN). Pire, l’homme pourchassé par l’Assemblée générale de 2009, n’a pas eu droit à la parole ce jour au Palais polyvalent des sports. C’est la tutelle gouvernementale qui a échangé les parapheurs avec Augustin Senghor, le Premier vice-président de la CAF. Lui qui n’avait déjà pas été au-devant de la scène lors de la cérémonie du tirage au sort en août dernier. Sous le regard vigilent de Véron Mosengo-Omba, le secrétaire général de la CAF.

Mais le prince Bamoun n’a pas craché sur le plaisir d’avoir été associé à l’événement, pendant que son concurrent Albert Mbida nommé par l’AG de 2009 : «C’est un grand jour pour moi, et je suis très heureux, en tant que président de la fédération camerounaise de football, et en tant que Camerounais tout simplement d’avoir eu l’honneur et la confiance de signer deux Accords-cadres, pour le CHAN et pour la CAN », s’est réjoui l’homme qui souffle le feu et le froid depuis dix mois qu’il a été désigné par la FIFA pour assurer l’intérim à la tête de la Fécafoot. Alors « je voudrais remercier le Chef de l’Etat et le gouvernement de m’avoir permis de signer cet Accord», peut-il souffler. Cette autre bataille est gagnée. Rendez-vous le 9 janvier 2022 pour le coup d’envoi du tournoi final, suite logique de l’événement d’aujourd’hui.

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Classement FIFA : Le Cameroun gagne quatre places, le Sénégal est meilleur africain

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Les Lions indomptables ont relevé la tête

Avec 1418,21, le Cameroun est classé 54ème nation mondiale de football masculin. Le pays des Lions indomptables a gagné 13,75 points. C’est quatre places gagnées par le Cameroun qui occupait le 58ème rang le mois passé. Les Lions indomptables sont un peu moins lotis que les Lionnes indomptables, qui sont 52ème avec 1460 points. Tout de même, c’est une progression que le cameroun n’a pas enregistré depuis bien longtemps. C’est la conséquence du comportement du Cameroun en éliminatoires de la Coupe du monde 2022, notamment les deux victoires sur les Mambas du Mozambique, après la chute face à la Côte d’ivoire un mois auparavant. Le Sénégal occupe le premier rang africain en étant 20ème mondial. Loin devant la Tunisie qui occupe le 27ème rang. Le Maroc et l’Algérie sont 29ème et 30ème. Le Nigéria, 36ème, complète le tableau des cinq meilleurs africains.

Le maillot jaune reste l’affaire de la Belgique, juste devant le Brésil qui se maintient sur place. Malgré leur défaite en Ligue des nations de l’UEFA, les Diables Rouges maintiennent le brassard. Les Bleus qui les ont battus gagnent une place et rejoignent le trio de tête. L’Italie aussi gagne une place et se hisse derrière la France. Le Top 5 est complété par l’Angleterre. Argentine, Espagne, Portugal, Mexique et Danemark complètent le tableau des dix meilleurs. Ainsi, aucun nouveau n’entre dans cercle des 10.
le classement rendu public ce 21 octobre a été établi sur la base de 160 matchs. Des rencontres des éliminatoires de la Coupe du monde et de la Ligue des nations d’Europe.

Retrouvez ici le classement complet

Crise : Albert Mbida somme Séidou Mbombo Njoya de quitter le siège de la Fécafoot

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La guerre se porte bien entre les deux

Par une sommation d’huissier à lui servi par Albert Mbida, Séidou Mbombo Njoya et les membres de l’exécutif de 2018, ont 48h pour « libérer les bureaux par eux occupés illégalement dans les locaux de la Fédération camerounaise de football ». Moins d’une semaine après avoir été nommé à la tête du Comité exécutif provisoire (CEP) de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), le sénateur veut déjà occuper le bureau du président de la Fécafoot. La sommation signée de Me Micheline Tchimdou Mekiage, s’appuie sur la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) du 15 janvier 2021, qui confirmait l’annulation des résolutions de l’Assemblée générale extraordinaire du 10 octobre 2018 ayant adopté les textes qui ont encadré le dernier processus électoral à la Fédération. Lequel a vu l’élection de Séidou Mbombo Njoya.

Sur la base de la loi de 2018 organisant les activités physique et sportives au Cameroun, AS olympique de Meiganga, le requérant, avait saisi le Tribunal de Première instance de Yaoundé-centre administratif, pour obtenir une ordonnance le 24 février 2021, afin de pouvoir exécuter cette décision du TAS.

Cela se passe alors que Séidou Mbombo Njoya et ses hommes poursuivent le processus électoral, faisant fi de toutes les décisions de justice à eux défavorables. On court vers une nouvelle annulation de l’actuel processus, alors que l’ancien contentieux n’est pas encore bouclé.

CAN 2021: Véron Mosengo arrive en catimini au Cameroun

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Avec qui Veron Mosengo va-t-il signé l'accord-cadre?

Après le faux bond de mardi dernier, Veron Mosengo-Omba a été aperçu à Garoua ce mercredi, aux côtés des membres de la délégation que conduit Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République. Sans que l’on l’ait annoncé au Cameroun. Mais il est certain que la signature de l’Accord-cadre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 aura lieu ce 22 octobre 2021. Confirmation a été faite par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).

Mais pour le moment, il demeure une énigme sur la personnalité qui signera le document pour le compte du Cameroun. Des indiscrétions laissent entendre que le secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) essaie de négocier un accord sur la personne qui signera ledit document. Même si la CAF tient à faire signer cet accord avec le président de la Fédération, il reste que l’option du ministre des Sports et de l’éducation physique (MINSEP), en sa qualité de président du comité local d’organisation (COCAN) du tournoi, a déjà été évoquée. Mais Narcisse Mouelle Kombi et le gouvernement redoutent un piège tendu contre l’organisation camerounaise. Les adversaires de Séidou Mbombo Njoya n’ayant pas encore dit leur dernier mot. Depuis le 13 octobre dernier, une partie de l’Assemblée générale de 2009 qui revendique la légitimité à la Fécafoot, a nommé le sénateur Albert Mbida à la tête du Comité exécutif provisoire (CEP), faisant office donc selon eux, de comité exécutif de la Fécafoot. En lieu et place du prince Bamoun que la Fédération internationale de football association (FIFA) pour assurer l’intérim après l’annulation de son élection en janvier dernier.

A la Fécafoot, on ne tergiverse pas. « L’Accord-cadre est signé par le président de la fédération nationale et donc le président de la Fécafoot », rappelle Parfait Siki, le secrétaire général par intérim de la Fécafoot. Ajoutant que « le président de la fédération peut convier le président du Cocan à la signature, mais c’est bien lui le président de la Fédération qui signe ledit document». Demain, l’on saura définitivement lors de la cérémonie.

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