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Nécrologie : Nkodo Sitony est mort

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Nkodo-Sitony

Le monde la culture et la famille de la musique camerounaise sont en deuil. Nkodo Sitony n’est plus. L’artiste s’est éteint des suites d’une opération chirurgicale à l’hôpital central de Yaoundé, selon la CRTV, la radio publique nationale camerounaise. Le Cameroun perd un monument de la musique, tant l’homme fait partie de ceux qui ont modernisé et révolutionné le rythme bikutsi.

Nkodo Si Tobi François de son vrai nom, quitte la scène à 62 ans, après avoir longtemps souffert de maladie. Des alertes ont été données ces dernières semaines sur la santé de l’auteur de  »90° à l’ombre ». Il ne s’en remettra plus. Lui qui, après plusieurs décennies passées hors des frontières nationales, était revenue il y a quelques années, quelque peu mal en point sur le plan financier.

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CAF 2021 : Patrice Motsepe maintient le tournoi en janvier 2022

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Patrice Motsepe est formel : la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 aura lieu au Cameroun en janvier 2022. Au terme d’un tête-à-tête avec le président Paul Biya de la République du Cameroun, le président de la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé ce qu’il avait déjà redit en arrivant au Cameroun lundi dernier. « Je serai à Yaoundé dès le 7 janvier 2021 avec mon épouse et mes enfants pour vivre la Can 2021». Mais il aura fallu attendre l’audience avec le chef de l’Etat camerounais pour avoir la position définitive de la CAF.

L’homme étant arrivé au Cameroun dans un contexte d’incertitudes et de doutes sur la tenue du tournoi. C’est que, après l’Association européenne des clubs (Eca) qui menace de ne pas libérer les joueurs africains pour la CAN en janvier prochain en raison de la pandémie du Covid-19, c’est au tour de Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), de créer des polémiques autour de la CAN. L’homme qui a échoué à changer la périodicité de la CAN (de deux à quatre ans), essaie depuis quelques jours de faire annuler la CAN 2021, à défaut de la faire reporter ultérieurement, en souhaitant que la plus grande fête du football africain se tienne désormais en automne. En même temps que des rumeurs annonçaient des négociations au sommet de la CAF pour faire jouer la CAN au Qatar.

Mais Paul Biya, lui, tient à organiser la CAN dans les prochains jours. De quoi laver l’affront de 2019 lorsqu’il a vu le tournoi lui glisser entre les doigts pour l’Egypte, à cause des retards accusés dans la construction des stades, notamment celui d’Olembe qui abritera le match d’ouverture et la finale du tournoi. Paul Biya qui avait déjà deux fois snobé le patron de la CAF lors de ses déplacements au Cameroun, avait le devoir de sauver les meubles, en évitant au patron du football africain de trouver des arguments contre sa CAN. C’est désormais fait. La CAF n’a pas écouté les ennemis de la CAN. Elle se jouera entre le 9 janvier et le 6 février 2022 au Cameroun. Sauf un nouveau rebondissement.

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CAN 2021: Le Président de la CAF au Cameroun en urgence

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Une délégation de la Confédération africaine de football (CAF) vient d’arriver à Yaoundé. Conduite par son président en personne, Patrice Motsepe, elle comprend le premier vice-président de la CAF Augustin Senghor, le secrétaire général Véron Mosengo-Omba et Samuel Eto’o, elle atterit au Cameroun à l’improviste. Alors que les dirigeants de la CAF se trouvaient encore ce 18 décembre 2021 au Qatar pour la finale de la Coupe du monde arabe de football.

La correspondance du secrétaire général de la CAF adressée au président de la Fecafoot indique que Patrice Motsepe voudrait rencontrer le président Paul Biya et un certain nombre de personnalités, notamment le secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre des Sports et de l’éducation physique Narcisse Mouelle Kombi et les nouveaux élus de la Fecafoot. Avec ces personnalités, l patron du football africain voudrait  »faire le point des avancées » des préparatifs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), et visiter personnellement le stade d’Olembe qui accueille les matchs d’ouverture et de la finale du tournoi. Stade qui fait l’objet de récurrentes crises et polémiques entre le Cameroun et la CAF.

Mais cela survient au moment où la CAN 2021 fait l’objet d’une vive polémique. L’association européenne des clubs (ECA) a menacé dans une lettre adressée à la CAF, de ne pas libérer les joueurs pour les besoins de la CAN. Redoutant des infections au coronavirus. Alors même que le virus sévit davantage en Europe. Des médias européens annoncent des actions du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui ferait la pression sur la CAF pour soit reporter, soit annuler la CAN 2021 pour les mêmes motifs que l’ECA. La CAF qui avait fait le reproche à la partie camerounaise en novembre dernier de ne pas lui donner le protocole sanitaire, a été servie. Le gouvernement camerounais recommande le vaccin ou un test négatif. Sauf que quelques jours après, au cours d’une visite au Cameroun (la semaine dernière), le secrétaire général de la CAF a plutôt exigé aux spectateurs le vaccin. La partie se poursuit. Paul Biya qui a snobé Patrice Motsepe deux fois déjà va-t-il le recevoir cette fois-ci ?

Semaine de l’Innovation Numérique : la 3ème édition en gestation

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L’événement qui prime les meilleurs projets innovants au Cameroun se tient du 14 au 18 mars 2022.

La troisième édition de la Semaine de l’Innovation Numérique est dans les starting-blocks.  Organisé par le ministère des Postes et Télécommunications, ce rendez-vous qui met en compétition chaque année, les inventeurs en herbe du pays, se déroulera du 14 au 18 mars 2022 à Yaoundé. Cette troisième édition est placée sous le thème : « Cybersécurité et innovation numérique : quels défis pour la jeunesse camerounaise ». Les inscriptions se déroulent sur le site internet www.ictinnovationweek.cm du 18 décembre 2021 au 28 janvier 2022. A condition de remplir un certain nombre de critères. Notamment : être de nationalité camerounaise ; être porteur d’un projet innovant mettant à contribution les TIC ; et résider sur le sol camerounais.

Innovations

Outre son objectif visé qui est celui de récompenser  les  projets les  plus  innovants  présentés  par  des  jeunes,  au  courant  de  l’année, l’édition 2022 aura également la particularité d’ouvrir les portes du Centre de Développement de l’Economie Numérique (CDIC) aux jeunes startups en vue de leur incubation. « Il s’agit en effet d’un centre de haute technologie numérique (cyber parc technologique) qui permettra de capter, de canaliser, d’accompagner et de promouvoir les initiatives et innovations dans le domaine de l’entrepreneuriat numérique, en  mettant  à  la  disposition  du  porteur  de  projet un  cadre  de  travail  accessible, flexible  et  modulable  ;  des outils  pédagogiques,  didactiques et d’ingénierie de dernière génération ; des services d’encadrement technique efficient et d’assistance managériale ; un accompagnement à la recherche de financements », a expliqué la ministre des Postes et Télécommunications, lors d’un point de presse vendredi.

Dans le cadre de la troisième édition de la Semaine de l’Innovation Numérique, deux activités phares sont au programme. D’abord, le Concours national du meilleur projet d’innovation numérique de l’année, avec l’attribution du Prix Spécial du Président de la République au meilleur projet. Et ensuite,  le Challenge numérique, en vue de la sélection des startups à admettre en incubation interne au Centre de Développement de l’Economie Numérique. « Cette édition apparaît donc comme une opportunité précieuse, pour stimuler l’ingéniosité de notre jeunesse dans le domaine de  la  cybersécurité. Et la jeunesse doit la saisir. C’est-à-dire inscrire ses inventions dans le sens de l’Histoire en marche », a indiqué Minette Libom Li Likeng.

CAN 2021 : Le vaccin anti-Covid imposé aux spectateurs

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CAN 2021: Sur le plan sanitaire, la Caf et le Cameroun font équipe commune

Seuls les personnes vaccinées seront admis à acheter les billets pour les matchs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021. En plus, elles devront présenter un test PCR négatif de moins de 72h ou un test Tdr anti-génique négatif de moins de 24h Ainsi en ont décidé la Confédération africaine de football (CAF) et le Cameroun, pays organisateur. Les deux parties ont donné une conférence de presse ce 16 décembre 2021 à Yaoundé. Ceux qui comptaient se contenter de tests négatifs pour se retrouver dans les gradins devront déchanter. Les autorités camerounaises et la CAF ont saisi l’occasion de la CAN pour chercher à gonfler les chiffres des personnes vaccinées. « C’est une bonne opportunité. On voyait la CAN au départ comme un challenge en tant que possibilité de cluster, mais le challenge est en train d’être transformé en une opportunité de pouvoir vacciner un grand nombre de populations par le baillet de cet événement», salue le Pr Yap Boum, chef de section au Centre des opérations d’urgence du ministère de la Santé publique. L’homme qui regrette que jusqu’ici l’on ne soit qu’à peine à 5% de la population vaccinée. Pour ce qui concerne les joueurs et les équipes, la CAF va recourir aux services d’un laboratoire internationalement reconnu, par « souci de neutralité et de transparence».

A la CAF comme au sein du gouvernement camerounais, « son organisation doit éviter que la CAN constitue en soi une mise en danger supplémentaire tant de la population résidant au Cameroun que des participants et spectateurs venus d’ailleurs », justifie-on. Mieux, «nous pouvons faire de cet événement un outil efficace de sensibilisation sur les comportements à adopter pour lutter contre les virus Covid-19 en général », lit-on dans le communiqué conjointement signé par les deux parties qui étaient en conférence de presse ce jour. La CAF était représentée par Veron Mosengo son secrétaire général, et les ministres de la Santé publique et des sports du Cameroun, ainsi que Céline Eko, la première vice-présidente de la CAF.

Du coup, la FIFA pourra sanctionner les clubs qui ne vont pas libérer les joueurs pour les besoins de la CAN. D’autant plus que la conférence de presse arrive comme une réponse à l’Association européenne des clubs (ECA) qui menace de ne pas libérer les joueurs d’origine africaine pour la CAN, au motif du Covid. Alors que le pass sanitaire était annoncé par les autorités camerounaises comme condition pour les spectateurs dans les différents stades lors de la CAN, des pressions occultes ont amené les organisateurs à opter pour le vaccin (obligatoire). C’est donc une réponse indirecte à l’ECA qui n’aura plus d’autre choix que de libérer ses sociétaires pour les besoins de la CAN 2021. En même temps, la partie camerounaise a émis le vœu de voir les gradins combles.

Organisation : L’Europe tente un croc-en-jambe contre la Can

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Selon Rmc, une radio française, la Caf entreprend d’annuler la Can 2021 qui se joue au Cameroun du 9 janvier au 6 février 2022. Cette chaine très introduite rapporte que la réflexion fait son chemin à la Confédération africaine de football (CAF). Indiquant que la persistance de la pandémie à Covid serait un souci majeur pour la Caf. Cela survient au moment où l’Association européenne des clubs (ECA) a saisi la CAF pour dire ses inquiétudes face à cette situation. L’ECA portée par de grands clubs d’Europe ne souhaite pas libérer les joueurs africains pour la CAN, de peur des risques de Covid. Le variant omicron effectuant des ravages sur le continent européen, et en Afrique du sud. L’ECA s’indignait du manque de visibilité sur le protocole du Cameroun en matière de lutte contre le virus. Le ministre de la Santé publique (Minsanté) vient pourtant de livrer à la CAF le protocole en question. Le pass sanitaire sera de mise : la preuve du vaccin ou un test négatif datant de moins de 72h. L’ECA semble ne pas y croire. De quoi irriter Joseph Antoine Bell : « Les Européens doivent respecter les Africains. C’est en Europe que la maladie sévit, et c’est l’Afrique qu’ils indexent ?», s’est interrogé l’ancien gardien des buts des Lions indomptables, sur les antennes de Radio France international (RFI) dont il est le consultant.

Au moment même ou le secrétaire général de la CAF séjourne au Cameroun et effectue le tour du propriétaire. Veron Mosengo qui a marqué sa satisfaction face aux « avancées » observées au stade d’Olembe qui accueillera le match d’ouverture et la finale du tournoi. Stade dont le retard dans la livraison a justifié le retrait de la Can 2019 au Cameroun et nourri les guéguerres entre le Cameroun et la Caf ces derniers mois. Le combat se mène entre la CAF et l’UEFA. Le Cameroun, lui, est un observateur qui joue la diplomatie dans l’ombre de la CAF qui a intérêt à sauver sa compétition.

Avant cette autre attaque, l’idée d’une déportation de la CAN au Qatar a fait son chemin sur des couloirs informels. Mais la CAF a toujours battu en brèche cette option, même au moment où le Cameroun n’était pas prêt.

Engagement : Dix ans de combat

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Alors que s’ouvre la phase électorale, plus de 45min après, Samuel Eto’o a des préalables à régler, dont le bulletin de vote. Gilbert Schilck, le président de la Commission électorale est pris à partie. L’homme qui vient de prononcer un discours martial en ouverture, en est à s’expliquer devant le candidat. « Papa, est-ce que vous-mêmes vous êtes fiers de ce que vous avez fait ?», demande-t-il Schlick. «Il s’agit du bulletin unique », lance ce dernier. « Vous devriez vous accorder avec tous les candidats !», tonne Eto’o. « Mais c’est dans les textes !», réagit l’autre. Et Eto’o à qui Prosper Nkou Mvondo glisse par moments des mots dans le creux de l’oreille, de répliquer : «vous allez nous montrer ces textes ! ». Non sans exiger que les bulletins soient signés du président, et contresignés par le vice-président. Même si la demande est rejetée, le contestataire a réussi à casser la « toute puissance » du magistrat très craint.

Ainsi aura été la vie professionnelle de l’ancien capitaine des Lions indomptables. Une vie de combats qu’il a généralement remportés. Lui qui a imposé le respect dû à sa personne en Europe, suspendant le cours d’un match pour avoir été traité de singe. Amenant la FIFA à intensifier la lutte contre le racisme. Lui qui, parti des rues de New Bell natal, a failli hisser le drapeau du Cameroun sur les cimes des compétitions internationales, en étant un élément clé des plus grands clubs d’Europe. « Tout ce que j’ai eu dans ma carrière, c’est grâce au travail », ne cesse-t-il de répéter. En passant, « je n’ai jamais toléré l’injustice dans ma vie», a-t-il souvent clamé, lors des conflits qu’il a eus avec le clan Iya Mohammed qui a gouverné le football pendant plus de deux décennies.

Le Marrakechgate

Le sacre de ce fougueux de 40 ans, est le couronnement d’un long parcours jonché d’embûches que le combattant a généralement réussi à contourner, à défaut de neutraliser. Le premier acte grandeur nature du combat de l’homme pour le respect des droits des footballeurs est la révolte baptisée par la presse « Marrackechgate » en octobre 2011. Cette rébellion des Lions indomptables au lendemain du tournoi LG cup que le Cameroun avait pourtant remporté. Celui qui était capitaine de la sélection nationale fanion moins d’un an seulement avant, était l’organisateur en chef d’une mutinerie au sein de l’équipe nationale, avec pour motif principal la revendication des primes de la LG cup. « Déjà, au début du tournoi de la LG Cup, j’ai demandé au vice-président Mveng de me montrer le contrat, il m’a dit qu’il n’y en avait pas. Je lui ai dit que ce n’était pas sérieux. Or, avant moi, Alexandre Song lui avait posé la même préoccupation. Imaginez que je me blesse en allant prendre part à ce tournoi, sans aucune garantie. C’est un manque de sérieux. A partir de ce moment là, nous avons décidé de ne plus nous laisser abuser », expliquera-t-il au cours d’une émission télévisé. Le match amical contre l’Algérie qui devait se jouer après ce tournoi, est boycotté. Dans la foulée, les joueurs veulent connaître la vérité sur la « gratuité » de cet autre match. A leurs yeux, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’avait pas dit la vérité ; citant des précédents. Et même si le leader était retourné en Espagne, sa troupe est restée soudée à sa position et n’hésitait pas à solliciter son intervention dans les négociations avec les responsables de la fédération. Suspendu pour 15 matchs, le capitaine sera réhabilité et sa sanction revue à huit mois. « Je continuerai de jouer à l’équipe nationale après avoir purgé ma sanction», avait-il promis.

C’était parti pour dix années de « rébellion » contre l’ordre établi à Tsinga. L’homme qui promit des représailles au ministre en charge des sports Michel Zoah et Iya Mohammed le président de la Fécafoot, dénoncera toutes les frustrations et duperies dans la gestion de l’équipe nationale. Au plus fort de la crise avec les autorités du football, le capitaine refusa de prendre le drapeau national des mains du Premier ministre, au départ pour la Coupe du monde 2014. En organisant une grève des joueurs. La question des primes est au centre des revendications.

Le combat redouble d’intensité une fois que l’homme quitte les arènes. Pour le compte de la 2ème normalisation, la FIFA peine à trouver l’oiseau rare qui satisferait les aspirations des contestataires portés par Abdouraman Hamadou, et soutenu en son temps par Samuel Eto’o. Ce dernier jouera sa partition, et la FIFA jettera son dévolu sur Me Dieudonné Happi, après que Gilbert Kadji ait décliné l’offre. C’est cette normalisation présidée par l’avocat de Samuel Eto’o, qui organise les élections qui conduisent Séidou Mbombo Njoya à la présidence de la Fécafoot. La main cachée du client de Me Happi est soupçonnée d’y avoir joué un rôle central. L’homme le confirmera personnellement, non sans dire sa « déception » que son poulain n’ait « pas respecté les engagements ». Nul ne sait de quoi parle le faiseur de rois. Toujours est-il que « je vous avais dit qu’en cas d’échec, vous m’aurez en face», lâcha-t-il en se portant candidat. Promettant toujours de « redonner au footballeur sa place» dans le football camerounais. Il est désormais lui-même aux commandes.

L’université de Yaoundé I accueille les Mathématiciens du monde

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Les mathématiciens du monde entier sont au Cameroun. Pendant une semaine, les experts et chercheurs venus de plusieurs continents vont se mettre ensemble dans le but de capitaliser leurs connaissances et partager leurs  expertises pour le développement de l’Afrique.

Le Pr. Maurice Aurélien SOSSO, Recteur de l’Université de Yaoundé 1 qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux a salué  un grand rendez-vous de la science. « Ce grand rendez-vous de la science permettra aux chercheurs Camerounais en particulier de proposer des solutions mathématiques pertinentes aux problèmes sociaux et économiques qui tentent de freiner le Cameroun dans sa marche vers l’émergence à l’horizon 2035 conformément à la vision du chef de l’État»,  a déclaré le recteur de l’Université de Yaoundé 1, hôte de l’évènement.

La 18 ème édition Conférence Internationale du Groupe Interafricain de Recherche en Analyse, Géométrie et Applications(GIRAGA) a pour thème central «Structures analytiques et géométriques : application aux sciences naturelles»

Le Groupe Giraga est principalement formé des mathématiciens d’Abomey-Calavi (Benin) et de l’université de Yaoundé I. Tous les deux ans il organise un séminaire international alternativement au Cameroun et au Benin. Depuis 1990, plusieurs organismes scientifiques se sont associés à cette importante initiative camerouno-beninoise tels que le Centre International de Mathématiques Pures et Appliquées de NICE en France (CIMPA), l’Union Internationale de Mathématiques(IMU), l’African Institute of Mathematical Sciences (AIMS-Cameroon)  et l’Université du Burundi. « D’où la capacité des chercheurs à contribuer avec méthode à la résolution des problèmes de leurs sociétés respectives et à faire briller la science », a confié le Pr. Raoul Ayissi, Chef de Département de Mathématiques à l’UYI.

Hausse du prix du ciment. La mise en garde du gouvernement

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Le ministre du commerce dénonce la décision des cimenteries d’augmenter le prix du sac de 500 francs et 300 francs tandis que les pourparlers sont encore en cours avec les autorités.

Luc Magloire Mbarga Atangana dit avoir des éléments écrits qui révèlent que les sociétés productrices de ciment ont décidé de « façon concertée » de procéder à l’augmentation du prix de vente du ciment. Ceux-ci seraient de 500 et 300 FCFA par sac selon le type de ciment, indique le ministre du Commerce, dans une correspondance adressée aux Directeurs Généraux de ces entreprises.  

Les producteurs de ciment avaient en réalité sollicité l’aide du gouvernement comme d’autres filières, face à la flambée des prix des matières premières et du fret maritime du fait de la pandémie. Le prix du clinker, principale matière première dans la fabrication du ciment, est passé de 58 euros en janvier 2021 à 90 euros en août  de cette année. Cimencam  par exemple était sur le point de procéder à la hausse des prix en juillet dernier, avant de recevoir un rappel à l’ordre du ministre qui menaçait de sceller ses installations. Après des échanges avec le gouvernement, le calme s’était rétabli.  Mais les discussions sont toujours en cours. Car,  les industriels demandaient aux autorités de supporter la filière pour éviter des répercussions sur le consommateur en termes de hausse de prix. « La survie des cimenteries en dépend », avait déclaré Bertrand Mbouck, DG de Dangote, porte-parole de la filière. Cependant le gouvernement insiste pour que la hausse des prix de vente ne soit pas opérée.  En contrepartie, le gouvernement a ouvert des concertations pour trouver des mesures de soutien à la filière. En attendant l’aboutissement de ces pourparlers, le ministre invite les acteurs à garder les prix habituels.  D’où sa mise en garde contre  l’augmentation «unilatérale du prix» qui aurait été décidée par les acteurs.

Luc Magloire Mbarga Atangana rappelle ainsi les dispositions légales en la matière. Notamment la loi n° 98/013du 14 juillet 1998 relative à la concurrence, en particulier celles  traitant de la question  des ententes sur les prix, tarifs, barèmes ou escomptes. Il fait aussi allusion à la procédure en matière de prix concertés. En l’occurrence, la loi n° 2015/018 du 21 décembre  2015 régissant l’activité commerciale  au Cameroun.

Transport des marchandises.Un partenariat annoncé entre le BGFT et la CEEAC

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Les dirigeants des deux organisations ont envisagé un accord prochain au terme d’une visite du coordonnateur du BGFT à Libreville au Gabon.

 Le Coordonnateur général du Bureau de Gestion du Fret terrestre (BGFT) a été reçu en audience  le 7 décembre dernier par le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale ( CEEAC).  El Hadj Oumarou et Gilberto Da Piedade Verissimo ont échangé sur des moyens de créer  des relations de coopération entre les deux entités. Le  coordonnateur du BGFT a dans ce sens formulé plusieurs suggestions. « Nous proposons la gestion intelligente des corridors avec des instruments de facilitation qui permettront d’élaguer considérablement les aléas que rencontrent les acteurs économiques aussi bien publics que privés au sein de la sous-région d’Afrique centrale en mettant en place des instruments de facilitation en vue de réduire des coûts et  les délais dans le traitement des dossiers d’une part et l’amorce d’une véritable zone de Libre Echange qui partirait de l’Afrique de l’Est jusqu’au niveau de l’Afrique centrale ». A déclaré El Adj Oumarou.  Il faut dire que le BGFT  qui a entre autres missions de  veiller à la sécurisation des marchandises le long des corridors  et d’assurer la sensibilisation des intervenants a déjà développé des solutions intelligentes. Il s’agit notamment du Système Intégré de Gestion du fret Terrestre (Sigfret). Relié au guichet unique,  ce système permet un échange d’informations  avec les autres acteurs de la chaine logistique. Avec sa mise en place, les procédures de transport qui prenaient par le passé plus de 10 jours sont aujourd’hui ramenées à 1 heure.

Outre la digitalisation, El Hadj Oumarou a proposé qu’il y  ait une synergie d’actions entre  opérateurs économiques. Notamment « au niveau des frontières pour permettre la célérité dans le traitement des dossiers et éliminer toutes les barrières physiques et non matérielles sur l’ensemble des zones traversées par les opérateurs économiques afin que cette fluidité des trafics se ressente et que l’économie prospère ». Le Président de la Commission de la CEEAC a  de son côté indiqué que  la gestion rationnelle et intelligente des corridors et des frontières est en accord avec la vision de la CEEAC  dans  la mise en œuvre de ses divers projets.  Gilberto Da Piedade Verissimo a par ailleurs souhaité que l’action du BGFT ne se limite pas qu’en zone CEMAC, mais qu’elle s’ouvre à l’ensemble de l’espace CEEAC. Les deux interlocuteurs ont dit la nécessité de procéder, peut-être au mois de janvier 2022, à la signature d’un accord de partenariat entre le BGFT et la CEEAC.

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