samedi, mai 30, 2026
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Violente manifestation : la mairie de Yokadouma en feu.

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Les agents de la mairie réclament 15 mois de salaire non payés.

Depuis plusieurs jours une dizaine d’agent communal a pris d’assaut la mairie de Yokadouma dans la région de l’Est Cameroun pour réclamer leurs dus. Ils réclament précisément 15 mois de salaire. Selon certaines sources, le patron de l’exécutif communal Abono Mpoumbel est resté indifférent à toutes leurs réclamations. Ce matin à la première heure, les manifestants ont décidé de paralyser le fonctionnement de la mairie en y érigeant des barricades.
Les mêmes sources révèlent que ce n’est pas la première fois que le personnel de cette commune exprime leur mécontentement pour les mêmes griefs. En décembre dernier ils ont fait un sit-in à l’esplanade de la mairie au point où les autorités administratives ont tenu une réunion de sortie de crise qui malheureusement n’a pas porté ses fruits.
Les grévistes toujours dans les locaux de la mairie avec les plaques en mains n’ont pas l’intention de quitter les lieux jusqu’à ce que le problème se résolve.

SICPATRACE : une solution conçue pour les gouvernements afin d’optimiser les recettes fiscales

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Cette solution permet en outre de surveiller les chaines d’approvisionnement de manière sécurisée, de marquer et d’authentifier les marchandises

Plusieurs pays veulent préserver les recettes fiscales et protéger le consommateur, malheureusement, ils font face aux pratiques commerciales illicites telles que la sous-déclaration, l’évasion fiscale, la contrebande, la contrefaçon et la distribution de marchandises non autorisées.

Pour résoudre le problème, Sicpatrace, une solution de la société suisse Sicpa, propose des solutions et services d’authentification, d’identification et de traçabilité sécurisés. Il s’agit en effet d’un système numérique de gestion de timbres fiscaux qui leur permet de contrôler à l’échelle nationale la production, l’importation, l’exportation et la distribution des produits soumis aux droits d’accises.

Selon les rapports du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale et de l’Organisation Mondiale de la Santé, les systèmes de traçabilité sécurisée de Sicpa protègent les revenus d’accises de nombreux gouvernements dans le monde.

Outre la lutte contre le commerce illicite et la promotion d’une économie légitime, la solution Sicpatrace protège les consommateurs contre les produits illégaux, potentiellement dangereux.
La solution Sicpatrace qui est actuellement déployée dans une vingtaine de pays particulièrement exposés à ces fléaux, monitore les chaînes d’approvisionnement en marquant, en suivant, en traçant et en authentifiant de manière unique et sécurisée les marchandises tout au long de leur cycle de vie.
Plusieurs pays l’ont expérimenté avec satisfaction. Notamment le Togo et certains pays d’Afrique de l’Est.

Au Togo, le pays a pu réaliser 35% d’augmentation sur la collecte des droits d’accises grâce à cette solution. Selon l’Office Togolais des Recettes (OTR), le commerce illicite s’élevait chaque année à près de 14 milliards de FCFA, avant le déploiement de la solution de marquage. Le flux d’importation de cigarettes et de bière, qui échappe au contrôle fiscal, se chiffrait à 40% et 80%, pour un montant estimé à 2,5 et 3,5 milliards de FCFA de pertes annuelles. Un manque à gagner considérable, auquel le Gouvernement togolais souhaitait mettre un terme.

L’OTR a donc mis en place la solution automatisée de marquage (SAM) en septembre 2020, une solution Sicpa, technologiquement identique à celle planifiée pour le Cameroun, afin de protéger les consommateurs contre les produits illégaux, potentiellement dangereux, de lutter contre le commerce illicite et de promouvoir une économie légitime.
Un rapport publié par les autorités indique que les droits d’accises ont augmenté de 35% sur ces seules catégories de produits. Par ailleurs, un nombre important d’opérateurs économiques ont pu régulariser leur situation fiscale. La solution a en outre permis une de rétablir les bases d’une saine concurrence entre opérateurs économiques.
En Tanzanie, la solution a permis de collecter 4 milliards de dollars supplémentaires dans la collecte des droits d’accises en trois mois.
Les autorités fiscales tanzaniennes (TRA) ont mis en place la solution SICPATRACE en 2019 pour lutter contre le commerce illicite. La collecte des droits d’accise est passée de 24 milliards de dollars en janvier 2019 à 28 milliards de dollars en avril de la même année après l’introduction du système par le TRA. En 2020, le TRA a fait état d’une augmentation de 34% de la collecte des recettes grâce à l’utilisation de la solution de marquage.

Son périmètre dépasse même les seuls droits d’accises car un opérateur qui a régularisé sa situation fiscale va désormais aussi régler les montants liés à la TVA et à l’impôt sur les sociétés.

Recherche Universitaire : début des paiements des allocations des professeurs ce 13 janvier 2022.

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C’est l’annonce faite par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Prof Jacques Fame Ndongo dans son communiqué du jeudi 13 janvier 2022.

Suite à la mobilisation des fonds par le Ministre des Finances, le paiement de l’allocation relative à l’Ex-Compte d’Affectation Spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire correspondant au 4e trimestre de l’exercice 2021, par billetage, débutera le jeudi 13 janvier 2022. De ce fait, les nouveaux et anciens bénéficiaires de ladite allocation pourront se présenter à l’Agence Comptable de l’Ex-Compte d’Affectation Spéciale située au 10e étage du Ministère de l’Enseignement Supérieur, dès 13 heures précises. Pour être en possession de ladite allocation, chaque professeur devra se munir de sa carte nationale d’identité, d’une copie de son contrat, de l’attestation de présence effective correspondant au trimestre susvisé et plus important du relevé d’identité bancaire (RIB) le plus récent.

Quant au virement bancaire, il commencera le lendemain c’est-à-dire le vendredi 14 janvier 2022 auprès des banques de domiciliation des comptes des enseignants concernés. Ceci se poursuivra de manière méthodique, conformément au calendrier arrêté par les services compétents du Ministère des Finances.

Il est important de rappeler que la prime spéciale susvisée a été créée par le Chef de l’Etat le 08 avril 2009. Elle est payée régulièrement, chaque trimestre, à la diligence du Ministre des Finances.

Innovation : un sac de classe doté d’un dispositif à énergie solaire

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L’invention d’un jeune camerounais permet aux élèves d’avoir de l’énergie électrique partout où il se trouve et en cas de coupure à la maison.

Un sac à dos multifonctions. C’est une invention du jeune camerounais Simon Wadefai. Baptisé Smart bag by Hakila, ce sac fabriqué à base de matériaux recyclés se veut utile à plusieurs niveaux. « Le Sac est équipé d’un dispositif solaire qui stocke de l’énergie lorsque l’enfant le porte en journée vers son lieu d’école. Il peut lui permettre d’éclairer une fois à la maison pour étudier. Il est également équipé d’une sortie USB qui permet de recharger son téléphone même en marchant ou étant à la maison lorsque l’électricité n’est pas disponible » fait savoir le promoteur. Tout ceci sans risque pour l’enfant qui se retrouverait au contact de l’eau. Car, le sac dit il est imperméable.

Autre particularité, ce sac est doté d’un GPS qui permet de renseigner le parent sur les déplacements de l’enfant ou de celui qui détient le sac. Un dispositif utile en cas de disparition de son propriétaire. Pour son promoteur, c’est une invention au service des personnes défavorisées. « Un entrepreneur selon moi doit contribuer au développement de la société ou de sa communauté. J’ai conçu ce sac pour aider la société car ayant grandi dans un village où il y avait constamment des coupures intempestives d’énergie électrique. Avec l’insécurité, nous assistons à des enlèvements d’enfants, également avec l’incivisme dans les écoles. D’où la présence du GPS et le système antivol pour retrouver son sac à dos », Explique-t-il. Seulement, pour un début il faudra débourser plus d’une vingtaine de mille pour avoir ce sac. Car, Simon Wadefai et les deux autres personnes qui l’ont aidé dans la conception ont dû dépenser autour de 750 mille FCFA pour mettre sur pied le prototype Smart Bag by Hakila. Leur cible est constituée des parents d’élèves, des ONG, des institutions publiques, l’armée, la police etc. L’invention a été présentée au Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique au salon international de promotions des entreprises PTS-jeunes à Yaoundé en décembre.

Bassin du Lac tchad : 710 milliards de francs d’aide reçus en dix mois

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Ces fonds ont servi à répondre de manière adéquate aux besoins humanitaires les plus aigus, et à fournir une assistance à 8,2 millions de personnes ciblées.

Dans le Bassin du Lac Tchad, au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigeria, 10,6 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, principalement dans l’Extrême Nord du Cameroun, dans la région du lac au Tchad et dans la région de Diffa (Sud Est du Niger), ainsi que dans trois Etats du Nigeria, Adamawa, Borno et Yobe, selon Ocha, le Bureau des affaires humanitaires de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Après 12 ans de violence, les services sociaux de base et les ressources naturelles déjà limitées sont mis en épreuve. 3,3 millions de personnes sont en insécurité alimentaire. « La pire augmentation pour la première fois depuis quatre ans », affirme Ocha, qui relève au passage que c’est « la pire situation durant cette même période en quatre ans » et 400 000 enfants souffrent de malnutrition sévère. Près de 1 050 écoles ne fonctionnent pas dans le Bassin du Lac Tchad en raison des attaques, privant des milliers d’enfants d’éducation. 2,8 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur, dont 2 millions au Nigéria seulement, et 264 000 sont des réfugiés. La violence continue de se propager avec 70 incidents sécuritaires enregistrés en Octobre 2021, et causant la mort de 259 personnes.

Le Bassin du lac Tchad (Extrême-Nord au Cameroun, Lac au Tchad, Diffa dans le Sud-Est du Niger, ainsi que dans trois Etats du Nigeria, Adamawa, Borno et Yobe), est le théâtre d’atrocités des groupes djihadistes, selon l’ONU. Toutes ces zones sont confrontées, certaines depuis 2009, aux attaques meurtrières de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), issu d’une scission en 2016 de Boko Haram, selon leurs gouvernements. « Après 12 ans de violence, les services sociaux de base et les ressources naturelles déjà limitées sont mis à rude épreuve » dans cet espace, s’alarme Ocha. « La violence continue de s’étendre et les contraintes d’accès posent des problèmes supplémentaires pour l’acheminement de l’aide », note l’agence de l’Onu. Elle pointe notamment « trois attaques consécutives » menées en avril contre la ville nigériane de Damasak frontalière du Sud-Est du Niger, ayant « visé aussi directement la communauté humanitaire » et « entraîné un niveau de destruction sans précédent et placé des milliers de familles dans une situation critique ». Ces attaques ont été attribuées à l’Iswap.

TREIZE ANS DE CRISE

Répondre « de manière adéquate aux besoins humanitaires les plus aigus », dans la région, nécessitera « 5,1 milliards de dollars » en 2021, soit 1 450 milliards de FCFA. Mais en octobre 2021, « seuls 49 % (710 milliards F CFA) des fonds ont été reçus comme contribution des Etats et leurs partenaires », selon Ocha, après plus des trois quarts de l’année, seulement 49 % pour cent des fonds nécessaires ont été reçus. En 2019, la crise du bassin du lac Tchad a entamé sa dixième année. Elle est restée l’une des plus grandes urgences humanitaires au monde. C’est au Nigéria, en 2002, que le groupe militant islamique Boko Haram est apparu, revendiquant l’instauration d’un califat dans le nord du pays. Depuis 2009, les combattants de Boko Haram sont à l’origine de nombreuses attaques terroristes ayant déjà engendré la mort de plus de 20 000 personnes et des déplacements massifs de populations. En 2013, la crise s’est étendue géographiquement, englobant dès lors la région du lac au Tchad, le nord du Cameroun et le Diffa dans le sud-est du Niger.

Les attaques Boko Haram n’épargnent pas les populations civiles qui se retrouvent, malgré elles, au cœur du conflit. Des écoles ont été détruites.

Par Amandine Atangana

Budget 2022 : l’Etat alloue 16 milliards à la région du Nord

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A cette enveloppe, il faut ajouter la dotation d’un montant de 21 milliards de f Cfa en gestion centrale,
dédiée à la poursuite et à l’achèvement des divers projets
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L ‘enveloppe globale de la loi de finances de l’exercice 2022 est de 5 752,4 milliards de francs CFA contre 5 480,4 milliards en 2021. Soit une augmentation de 272 milliards en valeur absolue et de 5 % en valeur relative. Dans cette enveloppe, la région du Nord en prend une bonne part, avec un budget d’un montant de 16 milliards de francs CFA, dont 8,8 milliards en investissement et 7,2 milliards en fonctionnement. A cette enveloppe, indique une source au ministère des Finances, il faut ajouter la dotation d’un montant de 21 milliards en gestion centrale, dédiée à la poursuite et à l’achèvement des divers projets de seconde génération engagés dans les secteurs de la santé, de l’agriculture et des infrastructures, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations de la région. « Ces diverses dotations sont la preuve, dixit le Minfi Louis Paul Motaze, s’il en était encore besoin, de la volonté des pouvoirs publics de parachever dans les meilleures conditions de réalisation, les grands projets initiés dans le cadre de la CAN TOTAL ENERGIE et d’en démarrer de nouveaux, conformément aux objectifs de la SND30 ». Il s’agit en effet : de la construction et de l’équipement de l’hôpital de référence de Garoua ; de l’acquisition des mobiliers hospitaliers pour la mise en service du Centre Hospitalier Régional de Garoua ; des travaux de bitumage de la route Guidjiba-Taparé sur la Nationale N°13 ; de la poursuite de l’aménagement des périmètres agricoles ; de la reconstruction d’un pont et de ses accès sur le Mayo Pitchoumba ; la réhabilitation du système d’adduction d’eau de Lagdo etc.

EXECUTION DU BIP : MENTION TRES BIEN

D’après le gouvernement, l’exécution efficiente de la loi de finances 2022 suppose toutefois la mise en place de dispositifs et procédures adéquats, et traditionnellement, la circulaire portant exécution du budget nous en donne les indications. Cette année, en plus du manuel de référence relatif à l’exécution du budget de l’Etat et des Etablissements Publics, un manuel de référence pour l’exécution des budgets des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) a été élaboré et est annexé à cette circulaire. Un outil qui devrait d’ailleurs renforcer les acquis de la région du Nord qui, en matière d’exécution de la dépense publique connait un niveau de réalisation satisfaisant des projets ces dernières années. Au point d’être classée comme l’une des meilleures régions en matière d’exécution du Budget d’Investissement Public (BIP). Illustration : pour le compte de l’exercice 2020, le taux de réalisation physique des projets était de 96,21 % et pour l’exercice 2021, il se situait au 30 septembre déjà à 72,06 %. « Ces belles performances, sont la preuve d’une bonne maîtrise des procédures par les différents acteurs de la chaine d’exécution du budget et traduit le professionnalisme et le patriotisme des prestataires de service retenus, que je tiens à féliciter au passage », déclarait le ministre des Finances le 5 janvier dernier, à l’occasion du lancement du budget 2022 de l’Etat, dans la ville de Garoua.

Electricité : l’Etat va injecter 48 milliards supplémentaires

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Le paiement de cette autre partie de la dette due à Eneo va se faire à travers une opération d’émission des titres publics, annoncée pour le 17 janvier 2022.

Bonne nouvelle pour le secteur de l’électricité. D’ici quelques jours, la dette de l’Etat et de ses démembrements envers Eneo, évaluée à près de 118 milliards de F CFA au 31 octobre 2021, devrait être totalement apurée. En effet, après les 70 milliards injectés dans le secteur au milieu du mois de décembre passé, le gouvernement à travers le ministère des Finances se prépare à injecter une nouvelle enveloppe de 48 milliards de F CFA. L’action annoncée pour le 17 janvier prochain va se faire à travers une opération d’émission des titres publics. L’opération rentre dans le cadre du protocole d’accord de règlement partiel de la dette de l’Etat vis-à-vis des diverses entités du secteur de l’électricité, signé avec des banques le 15 décembre 2021.

« Il était urgent de mobiliser au moins 118 milliards avant le 31 décembre 2021 pour sauver le secteur. C’était un pari perdu d’avance dans un contexte marqué par la rareté de la trésorerie et des nombreuses sollicitations aussi bien pour l’achèvement des infrastructures de la CAN 2021 que pour la riposte contre la Covid-19 », avait expliqué Louis Paul Motaze. Et d’ajouter : « ainsi grâce à une ingénierie financière assez originale et unique en son genre dans notre contexte. Nous avons avec le concours de l’Arrangeur Financia Capital élaboré un modèle financier permettant d’injecter dans le secteur de l’électricité la somme globale en valeur de 182 milliards de F CFA sous plusieurs formes ». D’abord le rachat des arriérés de créances d’Eneo de 39 milliards par la Société Générale Cameroun avec un pool de banques, afin d’apurer la dette de l’Etat auprès du distributeur exclusif d’électricité du pays. Et ensuite l’injection de 70 milliards de F CFA à travers une titrisation de la dette de l’Etat au secteur de l’électricité.

En clair, l’Etat a remis, en contrepartie de sa dette à Eneo, des Bons et des Obligations du Trésor à l’entreprise. Avec l’intermédiation d’un arrangeur (Financia Capital), celle-ci a ensuite placé lesdits titres auprès d’un pool bancaire constitué d’Afriland First Bank, Société Générale Cameroun, SCB Cameroun, Commercial Bank of Cameroon, Ecobank Cameroon, Union Bank of Cameroon. Au moment où le protocole d’accord est officiellement signé le15 décembre dernier, 80,3 milliards de francs avaient déjà été levés sur le marché monétaire, contre les 70 milliards recherchés. Une enveloppe déjà répartie entre les entreprises concernées pour régler les factures ayant trait : à la compensation des actifs qui ont été cédés au transporteur public d’électricité Sonatrel ; au paiement de la consommation de l’État et la subvention tarifaire de l’année 2021 ; à une avance de la subvention tarifaire de 2022 et au règlement d’une partie des dettes des entreprises publiques que sont Alucam, Camwater et Camtel. Ainsi donc, au terme de ces opérations, Eneo gardera 20 milliards de francs ; Kpdc, 53 milliards ; Dpdc, 15 milliards ; Sonatrel, 13 milliards ; EDC, 17 milliards. Le Trésor public quant à lui percevra 25 milliards de francs à travers le paiement par Kpdc et Dpdc, des dividendes et impôts divers.

La Scdp renforce son stock de sécurité

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L’inauguration d’un nouveau bac de stockage de gasoil d’une capacité de 10 000 m3 permet à la société
Camerounaise des dépôts Pétroliers d’assurer désormais 26 jours de stocks contre 15 jours avant la mise en service du réservoir.

Le dépôt de la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) du quartier Nsam à Yaoundé s’est doté d’une nouvelle infrastructure de stockage. Le bac de stockage du gasoil, d’une capacité de 10 000 m3 a été inauguré le29 décembre dernier par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie. Cette nouvelle infrastructure augmente la capacité de stockage du gasoil du dépôt de Nsam de 33,99%, passant de 29 470 m3 à 39 470 m3. Ce qui permet « d’assurer près de 26 jours de stock, contre 15 jours avant la mise en service du réservoir », a précisé Véronique Moampéa Mbio, la directrice générale de la SCDP. Avant de confier qu’« avec sa mise en service, en même temps que celle du bac rénové Jet A1 de 2 900 m3, la capacité globale du dépôt de Nsam se voit ainsi considérablement renforcée passant de 66 970 m3 à 76 970 m3, permettant par conséquent à la SCDP de répondre, avec efficacité, à la forte demande induite par le grand rendez-vous sportif continental que le pays s’apprête à abriter dès le début de l’année (2022, Ndlr), à savoir la 33è édition de la CAN TotalEnergies2021 ». Depuis plusieurs années, le gouvernement camerounais a lancé un vaste programme de renforcement des capacités de stockage des produits pétroliers avec pour objectif, d’augmenter les capacités de stockage de la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers de 34500 m3 dans ses dépôts de Yaoundé, Douala et Bélabo. Ce chiffre avait été avancé en décembre 2020 par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, lors de la défense de son enveloppe budgétaire pour l’exercice 2021 devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Le bac à gasoil inauguré le 29 décembre 2021 fait ainsi partie de ce chantier gouvernemental initié par le gouvernement pour garantir l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Ce programme a connu un ralentissement au cours des cinq dernières années, mais devrait s’accélérer en 2022, apprend-on de la SCDP.

CONSTRUCTION DE NOUVEAUX BACS DE STOCKAGE

S’exprimant le 26 novembre 2021, lors de la présentation du programme économique, financier, social et culturel du gouvernement camerounais pour l’année 2022, le Premier ministre, Joseph Dion Nguté, a annoncé «la construction de nouveaux bacs de stockage des produits pétroliers» et d’une « nouvelle sphère de 1000 tonnes métriques à Bonabéri, pour augmenter la capacité de stockage du GPL (Gaz de pétrole liquéfie, communément appelé gaz domestique, NDLR)». Afin d’assurer l’État du Cameroun a revalorisé de 2 FCFA par litre le droit de passage des produits pétroliers dans les dépôts de la SCDP, qui étaient jusqu’ici « occupés à 48% par des stocks de sécurité », avait précisé le ministre. En clair, les distributeurs des produits pétroliers en activité au Cameroun ne pouvaient en réalité utiliser qu’à peine 50% des capacités, les stocks de sécurité ne pouvant être déstockés qu’en cas d’extrême urgence sécuritaire.

PLUS DE CONFORT

 Le nouveau bac mis en service le 29 décembre 2021 devra faciliter la tâche aux distributeurs des produits pétroliers, dans un contexte où le Cameroun importe tous les produits pétroliers blancs consommés dans le pays, depuis l’incendie qui a ravagé des installations de la Société nationale de raffinage (Sonara) en mai 2019.       

Sénat : Sylvestre Nnah Ondoua et Henry Kemende sont morts

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Le sénat camerounais est doublement frappé en l’espace de quelques heures. La page triste s’est ouverte ce mardi soir par le sénateur du Social democratic front (Sdf) Henry Kemende. L’ancien membre du Conseil de l’ordre et représentant du bâtonnier dans le Nord-ouest a été assassiné par des hommes armés que des sources concordantes rapprochent des combattants ambazoniens. L’avocat et homme politique était à bord de son véhicule quand ses bourreaux lui ont tiré dessus. Avant d’enlever son épouse qui se trouvait aussi à bord, en emportant également son véhicule. Mais nul ne décrit les circonstances exactes de ce meurtre.

Puis au petit matin, l’ange de la mort a happé un autre sénateur : Sylvestre Nnah Ondoua. Le sénateur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais s’est éteint en France cette nuit. Une source familiale indique que l’homme politique originaire de la Mefou-Afamba était malade et évacué en hexagone. La médecine s’est avérée incapable de maintenir en vie le sénateur camerounais.

Le sénat porte le double deuil qui s’ajoute à une liste qui ne fait que s’allonger depuis le début du mandat en 2020. Le dernier en date est Bernard Amougou en août 2021.

Anthony Nnoke Ngwese: « contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations »

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Le Secrétaire général du conseil régional du Littoral dresse le bilan de la première année de fonctionnement du conseil et précise les compétences de cette institution nouvellement créée.

Le Conseil régional du Littoral, comme des autres régions, entre dans sa deuxième année d’existence.  Quelles sont les actions que vous avez pu mener au cours des 12 derniers mois ?

Nous avons mené des actions sur plusieurs versants. Au niveau administratif, l’administration du conseil, certes se met en place de manière difficile  mais  elle se met en place. Sur le plan matériel,  les locaux qui ont cédés par l’Etat pour abriter le siège du conseil  continuent de faire l’objet d’amélioration par le conseil. Il y a un ensemble de travaux qui sont en train d’être faits.  Sur le  plan de  la coopération décentralisée, le président du conseil  a  effectué un certain nombre de missions hors du pays,  pour aller à la rencontre des partenaires qui sont  disposés à apporter leur accompagnement au conseil régional du Littoral pour promouvoir son développement. Sur le plan budgétaire, le conseil a voté son premier budget en mai- juin sur la  base  d’une  dotation de trois milliards de FCFA en  respectant les différents ratios prescrits par la loi. C’est-à-dire 40% pour le fonctionnement, soit 1,2 milliard et 60% pour l’investissement  soit 1,8 milliard.

Comment ces ressources ont-elles été utilisées ?

Le conseil a pris une résolution  très importante d’utiliser presque la moitié  de cette dotation d’investissement  dans la constitution du parc du matériel  du génie civil. Un marché a été passé à Tractafric pour ce faire. La  recette technique de ce parc  a  déjà eu lieu. D’ici peu, la région  disposera d’un important  parc de matériel de génie civil pour assurer l’entretien optimal  de ses routes. Au-delà de ces activités importantes, le conseil a lancé deux études.  Une étude pour l’élaboration de son plan régional de développement, au titre de la période 2022 2027. C’est un document de planification très important. Nous attendons que le consultant mette à notre disposition  ce document.  Le conseil a également lancé une étude de levées topographiques et géotechniques et cadastrales du site choisi pour abriter non seulement le siège du conseil mais également la ville nouvelle. Ces études sont en cours. Le conseil réalise en liaison directe avec le Feicom les études architecturales, non seulement  de son complexe, de l’hôtel de région mais aussi d’une ville nouvelle autour avec un centre d’affaires, des bâtiments qui seront construits avec des partenaires et qui pourront servir de recettes  autres pour le conseil.

Vous parlez  de la constitution d’un Parc de matériel de génie civil.  Parallèlement, la ville de Douala est aussi en train de se doter d’une régie autonome des routes et de constructions. Est-ce qu’il n’y aura pas de chevauchement avec vos activités ?  

Il n’y aura pas de chevauchement, parce que  les compétences transférées sont très précises. Les collectivités territoriales de proximité ont  des compétences qui sont  des compétences de proximité. Les CTD intermédiaires ont des compétences intermédiaires. Et s’agissant, de l’entretien routier, la loi précise  clairement les routes qui sont du giron des communes. Les routes rurales et communales. Elle précise également les routes qui sont du giron des conseils régionaux. Les routes départementales, régionales. Donc le conseil régional interviendra dans le cadre  des routes qui sont de son ressort mais cela n’exclut pas qu’une commune sollicite le conseil régional pour réaliser un ouvrage  ou alors pour réaliser une activité sur une route qui relève  de cette commune. Par ce que la région est fondée de par les textes à apporter l’appui aux communes.

Le plan régional de développement est certes en cours d’élaboration. Mais globalement comment le conseil se projette t’il sur les prochaines années ?

La vision du conseil se situe dans le cadre des compétences transférées. Un ensemble de compétences ont été transférées dans un certain nombre de domaines. Mais de manière globale, le conseil entend contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations.  

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