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Football : Vers un retour d’André Onana et Fabrice Ondoa chez les Lions

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Les Lions indomptables du Cameroun vont affronter le Mexique le 10 juin prochain en amical en Californie aux Etats-Unis. A l’occasion cette rencontre, le gardien camerounais André Onana qui avait annoncé sa retraite internationale au lendemain de la Coupe du monde « Qatar 2022 », à la suite de bisbilles avec la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), pourrait effectuer son retour en sélection.

Le nom du portier de l’Inter Milan figure en effet sur une liste de huit joueurs pressentis par la FECAFOOT pour prendre part à cette rencontre amicale. Ces noms ont été envoyés par la fédération au ministre des Sports et de l’Education physique, Narcisse Mouelle Kombi, afin que celui-ci initie avec le ministère des Relations Extérieures, des diligences pour faciliter l’entrée de ces joueurs aux Etats-Unis.

Il va sans dire que les portes de la sélection nationale s’ouvrent de nouveau à André Onana, qui est pourtant engagé avec son club en finale de la Champion’s league ce même 10 juin, face à Manchester City.

Parmi les joueurs pressentis par la FECAFOOT, figure un autre gardien, Fabrice Ondoa, qui n’avait plus fait d’apparition chez les Lions depuis près de cinq ans. Le champion d’Afrique 2017 devrait donc réintégrer l’équipe nationale, et devenir une solution alternative pour André Onana. Il ne serait donc pas superflu de le voir dans les buts des Lions le 10 juin prochain. La liste des joueurs retenus par le manager sélectionneur Rigobert Song pour cette confrontation face au Mexique devrait être rendue publique cette semaine. 

Patronat : La fusion Gicam-Ecam sera examinée au cours d’une assemblée générale le 11 juillet 2023

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La journée du mardi 30 mai 2023 a été peu ou prou tumultueuse au Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), où la tenue d’une réunion du conseil d’administration a fait l’objet d’interdiction préalable par le sous-préfet de Douala 1er, Michel Oumarou, « en exécution des instructions téléphoniques de monsieur le ministre de l’Administration territoriale », pour « défaut de déclaration ».  

LIRE AUSSI : Fusion Gicam-Ecam: Le comité des sages du Gicam s’oppose

Une démarche administrative qui n’a finalement pas prospérée. Le directoire du Gicam ayant simplement fait entendre raison aux pouvoirs publics, en leur rappelant que la tenue d’une réunion du conseil d’administration de l’organisation, qui plus est à son siège, ne nécessite nullement une autorisation préalable de l’administration locale.

Le conseil d’administration s’est donc réuni sous l’égide de son président, Célestin Tawamba, pour examiner les voies d’une formalisation définitive de la fusion entre le Groupement inter-patronal du Cameroun et Entreprises du Cameroun (Ecam). Les membres du conseil, à l’unanimité, ont validé le traité de fusion entre les deux organisations, soit dix voix pour, et deux contre. Ils ont également décidé de la tenue le 11 juillet prochain, d’une assemblée générale extraordinaire, « pour statuer sur la fusion », peut-on lire dans une mise au point signée de Célestin Tawamba ce mardi. Comme préalable à cette opération, et dans le souci d’en assurer la transparence, le président du tribunal de première instance de Douala Bonanjo a désigné un commissaire à la fusion pour sa formalisation définitive.

LIRE AUSSI : Cameroun : De la nécessité de l’équité dans la fusion GICAM-ECAM

Le conseil d’administration du Gicam s’est réuni vaille que vaille, alors qu’en son sein, cette fusion ne fait pas l’unanimité parmi les patrons et suscite depuis lors des gorges chaudes. Le conseil des sages du Gicam, constitué d’anciens présidents et vice-présidents de cette organisation, ne l’approuve pas. Une prise de position qui a plongé l’institution au sein d’une crise, donnant lieu à une guerre de tranchées.

Dans sa mise au point, Célestin Tawamba a réagi à cette radicalisation de la « vieille garde », et a souligné que le conseil des sages n’est qu’une « instance consultative », qui n’a aucun pouvoir délibératif sur les décisions prises par l’instance. « Ce comité n’a aucune compétence pour s’immiscer dans les attributions du conseil d’administration, qui détermine les orientations stratégiques de notre groupement, pas plus qu’il n’est habileté à s’ériger en juge de la validité des décisions du conseil d’administration ou du président », martèle le patron du Gicam sans coup férir.

Il va sans dire que le divorce est presque acté entre cette composante du Gicam et l’exécutif en fonction.

SUR LE MEME SUJET : 1. Patronat. Le Gicam et ECAM se mettent ensemble

2. Administration fiscale-Gicam : Le temps de la paix

Cameroun : De la nécessité de l’équité dans la fusion GICAM-ECAM

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Par Louis-Marie Kakdeu

Contexte

En 2008, le patronat camerounais n’aurait jamais dû se diviser. Il aurait dû se restructurer pour répondre aux aspirations et craintes des uns et des autres. La question est donc de savoir si, avec la fusion annoncée, les mêmes causes ne produiront pas les mêmes effets. Est-ce qu’aujourd’hui, la fusion du GICAM et d’ECAM est synonyme du respect de ces aspirations qui s’exprimaient à l’époque ?

Pour les uns, la division pilotée par le régime en place permettait d’affaiblir un monstre comme le GICAM qui pesait déjà très lourd dans les négociations. C’est ainsi que pour narguer le GICAM, les membres d’ECAM ont été très rapidement intégrés dans le protocole d’État.

Dieu seul sait comment c’est compliqué pour une simple organisation au Cameroun d’être reconnu immédiatement au sommet de l’État. Pour les autres, la gestion du GICAM n’était pas inclusive, ce qui mettait l’organisation au service de quelques individus, voire d’une communauté ethnique.

Est-ce que ce sont ces mêmes individus qui étaient aux affaires à l’époque qui se lèvent en bouclier aujourd’hui contre le retour d’ECAM ? Dans tous les cas, la politique du « diviser pour mieux régner » a été consommée et le patronat s’est affaibli. Je vais y jeter un regard technique mais, en arborant mes lunettes sociales-démocrates. Je vais donc cibler l’équité.

Problème d’équité

Je ne regarderai pas les choses d’un point de vue communautaire. Il faudrait plutôt regarder la nature des organisations qui s’unissent. Il s’agit d’une part du mouvement des Grandes Entreprises (GICAM) et d’autre part, du mouvement des PMEs/PMIs (ECAM). Le problème d’équité qui peut se poser est que, dans un même bassin, les gros poissons ont l’habitude de manger les petits poissons.

En clair, les grandes entreprises et les petites entreprises ne poursuivent pas les mêmes intérêts et ne bénéficient pas des mêmes facilités au Cameroun. Les grandes entreprises camerounaises sont intéressées par les facilités d’importation massive et de rapatriement des fonds, alors que les petites entreprises camerounaises sont asphyxiées par les conditions de production ou de transformation locale des matières premières camerounaises.

Sur ce plan, le tissu économique des petites entreprises camerounaises est entièrement détruit dans certains secteurs comme celui de l’agro-industrie par l’extraversion des grandes entreprises qui importent les matières premières et qui leur font par conséquent une concurrence déloyale sur le marché nationale. Cela engendre le plus souvent la fermeture/faillite de beaucoup de PMEs/PMIs.

Pour le Cameroun, l’intérêt public se trouve du côté de la promotion des PMEs. Elles représentent plus de 98% des entreprises nationales. Ce sont elles qui créent le peu de richesses qui existent alors que les grandes entreprises participent plus à la création des richesses à l’étranger, dans les pays fournisseurs.

Par conséquent, l’État du Cameroun ne devrait pas avoir intérêt à ce que les PMEs/PMIs soient menacées voire phagocytées par les grandes entreprises. Sauf que le gouvernement camerounais n’est pas pro-citoyen et pour des raisons politiciennes, il est même intéressé par la disparition de toute organisation qui porte des revendications légitimes. Cette approche extravertie est néfaste pour notre économie nationale.

De la nécessité d’un système de double-majorité au sein du futur GICAM unifié

Si les patrons veulent en effet que leur voix compte, alors ils auront intérêt à s’unir. Sauf que l’ambiance électorale au GICAM ne semble pas être propice pour mener cette réflexion. Pour que le patronat camerounais soit fort, il faut qu’il soit uni et inclusif. L’inclusion ici n’est pas forcément identitaire.

Elle concerne plutôt l’intégration de toutes les catégories professionnelles dans la prise de décision notamment, les PMEs. Le GICAM devrait se restructurer pour intégrer le système de double-majorité. Cela signifie que pour qu’une décision soit prise, elle requiert à la fois la validation de la chambre des PMEs/PMIs et celle de la chambre des Grandes Entreprises.

Il faudrait donc déjà créer ces deux chambres au sein du Conseil d’administration. La double-majorité permet de garantir la défense des intérêts de toutes les parties. Au cas contraire, ECAM ira légitimer la défense des intérêts égoïstes au sein du GICAM et ce sera contre-productif.

L’avenir nous dira.

Louis-Marie Kakdeu

Membre du Shadow Cabinet SDF

Économie, Finances et Commerce.

Chancel Mbemba: «Gagner le prix Marc-Vivien Foé était un de mes objectifs»

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Chancel Mbemba, que ressentez-vous après avoir remporté le prix Marc-Vivien Foé qui récompense le meilleur joueur africain de la Ligue 1 ?

D’abord, de la fierté. Ensuite, je dis merci à l’ensemble des personnes qui ont voté pour moi. Déjà, être dans la liste, ce n’est pas facile, parce qu’il y a beaucoup d’Africains en Ligue 1, je ne pensais pas le gagner. Aujourd’hui, c’est fait, je dis : « Merci ! ». En tant que Congolais, c’est un plaisir. En plus, pour ma première année en France, j’ai vraiment travaillé, parce qu’il y a beaucoup de talents en Ligue 1. Mais, grâce à Dieu, j’ai gagné.

Il y a une centaine de joueurs africains en Ligue 1. Vous auriez voté pour qui ?

J’aurais voté pour Fofana [le milieu ivoirien Seko Fofana de Lens, NDLR]. J’aurais voté également pour Bamba Dieng, parce que c’est mon gars (rires). Il y a beaucoup de joueurs africains en Ligue 1, et beaucoup auraient mérité de gagner ce trophée. Fofana avait gagné l’année dernière, c’est un plaisir d’être devant lui quand je regarde ses performances.

Vous considérez que c’est un gros exploit d’être devant Fofana, alors que c’est votre première saison en France ?

Oui, parce que gagner ce trophée était aussi un de mes objectifs. Fofana l’a remporté et, avant lui, c’était Gaël Kakuta, un Congolais comme moi. Quand je suis arrivé en France, je me suis dit qu’il fallait que je travaille à fond, montrer mes qualités à chacun pour faire comme eux et entrer dans l’histoire. C’est grâce à eux que j’ai gagné. J’ai une forte relation avec Gaël Kakuta. On est toujours ensemble en équipe nationale. C’était un exemple à suivre en arrivant en France.

Vous venez du championnat portugais et vous débarquez en France dans un club exigeant et médiatisé comme l’OM. Comment vous expliquez cette adaptation presque parfaite pour votre première année ici ?

Pour moi, c’était d’abord un défi. J’ai fait un bon parcours au Portugal, mais il fallait tourner la page. L’OM m’a donné cette opportunité, je voulais aussi venir en France, parce que c’est plus médiatisé, c’est une vitrine, on regarde plus le championnat français au pays. Après, j’ai joué dans plusieurs clubs, mais l’appel du président Longoria pour me faire venir m’a beaucoup touché. C’était la première fois qu’un président m’appelait pour signer dans son club. J’ai aussi discuté avec « Bakagoal », Cédric Bakambu, qui était encore au club. Après, il fallait vite s’adapter, travailler pour ce nouveau challenge, m’imposer rapidement et montrer que j’étais capable de jouer en Ligue 1.

L’OM, c’est aussi beaucoup les supporteurs. Vous qui avez évolué en Belgique, en Angleterre, au Portugal, vous vous attendiez à un tel engouement de la part du public marseillais ?

Non ! Sans blague, je ne savais que c’était aussi… [il ne finit pas sa phrase, NDLR]. Je ne m’attendais pas à être adopté aussi vite. Moi, mon objectif, c’était juste de montrer de quoi j’étais capable, mes qualités. J’ai commencé à faire mes matchs et j’ai senti la joie des supporteurs. Quand il m’arrive de les croiser, ils m’encouragent beaucoup, me disent merci de me donner à fond. Ça fait plaisir. C’est un bonheur de jouer à l’OM, de donner de la joie aux supporteurs.

Depuis quelques semaines et les matchs contre la Mauritanie en éliminatoires de la CAN 2024, on a l’impression que vous marquez le pas. En tout cas, vous n’êtes plus un titulaire indiscutable aux yeux de votre entraîneur, Igor Tudor. Est-ce que c’est un problème physique, un choix du coach ?

D’abord, c’est une fierté quand tu pars au pays pour défendre le drapeau. Je suis parti et je suis revenu, même un jour plus tôt que prévu, parce que j’aime mon travail. Après, si je ne joue pas, c’est le choix du coach. Mes amis, mes coéquipiers me demandent si j’ai un problème avec le coach, mais il n’y a rien. Il fait ses choix, il faut les accepter. Moi, je suis à 100%, je suis là pour le club. Est-ce que je trouve injuste de ne plus être titulaire ? Je laisse tout entre les mains de Dieu. Je ne force pas les choses. Si j’ai l’opportunité de jouer, je joue. Sinon, je suis derrière l’équipe et mes coéquipiers. Je n’ai pas discuté avec le coach, je suis là pour travailler.

En parlant de travail, il y a un phénomène qui est né à partir d’une de vos interviews, avec le hashtag #boulot-palais, c’est-à-dire : « On fait son travail et on rentre à la maison. Pas le temps de s’amuser. » Le fait que les supporteurs, les jeunes Congolais, véhiculent cette philosophie, « boulot-palais », qu’est-ce que cela vous inspire ?

« Boulot-palais », c’est ma devise, ce n’est pas quelque chose que je demande aux autres. J’ai une carrière, j’ai une ambition. Quand je suis arrivé en Europe, je me suis dit : il faut y aller étape par étape. Pour moi, pour être bien dans ma vie et réussir, je fais mon travail, je rentre à la maison. Je profite de mes enfants à la maison. Je profiterai du reste après ma carrière. Actuellement, c’est le travail. C’est grâce à mon travail que je suis ici. Le travail te valorise, c’est par le travail que tout le monde peut voir de quoi tu es capable. Si tu ne travailles pas… c’est chaud.

Vous avez parlé tout à l’heure de l’équipe nationale, on sent que c’est important pour vous. Qu’est-ce que cela représente de porter le maillot des Léopards ?

C’est une fierté de porter le drapeau de son pays. Quand tu as la grâce d’être appelé en équipe nationale, tu dois être fier. J’ai été appelé en 2012 pour la première fois par Claude Le Roy. J’étais dans la réserve d’Anderlecht et il m’a appelé pour venir m’entraîner avec l’équipe A. J’ai saisi l’opportunité et j’ai joué mon premier match contre les Seychelles à Kinshasa. Personne ne me connaissait, car je n’avais pas joué dans les grands clubs du pays comme Mazembe ou l’AS Vita. Les gens de ma famille disaient : « C’est notre fils. » Quand j’ai fini le match, je suis rentré au quartier, c’était la fête.

Il paraît que vous êtes tellement attaché à l’équipe nationale qu’un jour, à la veille d’un match contre le Congo-Brazzaville, vous étiez tellement motivé que vous en êtes arrivé à pleurer…

[Sourire] Le derby, c’est un match capital. Il y a tellement d’histoires entre le deux Congos que, pour nous, c’est un match à ne pas perdre. Ce match-là [quart de finale de la CAN 2015, NDLR], il fallait que chaque joueur se donne à fond pour gagner. On a mal commencé en première mi-temps [0-0]. Après, en deuxième mi-temps, on a marqué 4 buts [4-2, score final, NDLR].

Les supporteurs congolais vous surnomment « demi-dieu », d’où cela vient-il ? Qu’est-ce que cela traduit ?

[Il souffle.] Je ne sais pas. Au Congo, on aime beaucoup la musique. C’est un musicien congolais, Fabregas [Fabrice Mbuyulu, NDLR] qui m’a dédicacé une chanson, c’était en 2013. Je n’étais même pas au courant. C’est quand j’ai commencé à faire mes matchs à Anderlecht, à jouer la Ligue des champions, à marquer des buts et être plus connu que la chanson est ressortie et le surnom aussi. Voilà, je n’ai rien demandé, je n’ai pas le choix, les supporteurs m’appellent ainsi. Mais aujourd’hui, je préfère qu’on m’appelle par mon prénom, Chancel, qui vient de « chance ».

Vous avez commencé à jouer au football à Kinshasa. Vous rappelez-vous vos premiers pas dans le quartier ? Vous imaginiez-vous déjà jouer en Europe à ce moment-là ?

Au début, non jamais ! On commence dans la rue, pieds nus, avec un ballon fabriqué, rapiécé. Je jouais comme ça dans la rue avec mes amis et un jour ma tante, Sylvie, m’a dit : « J’ai fait un rêve dans lequel je te vois jouer au football en Europe et les gens chantent ton nom. ». J’avais six ans et cela m’a marqué. Cette phrase m’a accompagné dans ma carrière. Parce que je me disais que ce n’était pas un hasard que ma tante, qui ne s’y connaissait absolument pas en football, me sorte ça. C’était un message. Pour moi, j’avais une grâce et il fallait donc aller la chercher, me focaliser dans mon travail. Dès lors, je me suis discipliné très tôt. Je travaille, je ne sors pas, je m’entraîne, je rentre à la maison, je regarde mes films avec mon ami Georges. J’ai toujours fait ça. Aujourd’hui, ma tante rigole quand elle me voit et qu’on repense à ce qu’elle m’avait prédit.

Vous avez une relation particulière avec les Sénégalais : Cheikhou Kouyaté à Anderlecht, Mamadou Ndiaye Loum à Porto, Bamba Dieng et Pape Guèye à l’OM. Quel joueur sénégalais rêveriez-vous de voir à l’OM prochainement ?

Ah ! J’ai déjà parlé de mon gars [Iliman Ndiaye, attaquant qui joue à Sheffield United, NDLR] dans une interview récente et cela a fait beaucoup de bruit. Je ne vais rien dire cette fois [rire]. Mais je pense que pour la majorité des Sénégalais qui jouent au foot, leur premier rêve, c’est de jouer à l’OM. Ma belle-mère est Sénégalaise, j’ai des cousins au Sénégal qui me disent que l’OM est unique là-bas, c’est comme le Real Madrid. Moi, je veux que tous les bons joueurs sénégalais viennent à l’OM. Je ne vais pas citer de noms, sinon mon téléphone ne va pas arrêter de sonner [rire]. En tout cas, je dis aux joueurs sénégalais : s’ils ont l’opportunité de venir jouer pour Marseille et sentir la chaleur, c’est un top club.

Source:rfi.fr

Prix Marc Vivien Foé : Chancel Mbemba sacré en 2023

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Chancel Mbemba a été le meilleur Africain de Ligue 1 en 2023 (Ph Rfi)

A défaut de retourner au pays, Marc-Vivien Foé séjournera en République démocratique du Congo pendant au moins un an. Le Léopard Chancel Mbemba, 68 sélections, a remporté le prix dédié au défunt milieu de terrain des Lions indomptables, pour la saison 2023. L’homme a récolté 207 points, devançant le tenant du titre Seko Fofana de Lens de 11 points seulement, et le Nigérian de Nice Terem Moffi (125 points). Une grande première pour un défenseur dans ce palmarès.

Il y a un an, à son arrivée au club phocéen, rien ne lui prédisposait un tel couronnement. Mais très vite, le Congolais s’est imposé dans le vestiaire de l’Olympique de Marseille, tout autant que l’axe défensif. Muraille particulièrement athlétique, l’homme présente des qualités de finisseur dignes d’un renard de surface. En tout, sept buts inscrits cette saison, toutes compétitions confondues dont cinq en Ligue 1. Sur les antennes de Radio France international (RFI) ce matin, l’heureux élu à indiqué que ce prix était un objectif pour lui.

Lire aussi: Prix Marc-Vivien Foé, les 11 nommés

Mbemba est le deuxième Marseillais à être sacré meilleur joueur africain de Ligue 1. Avant lui, il y a eu le Ghanéen André Ayew en 2015. De même, Chancel Mbemba est le second Congolais à atteindre le graal dédié à Marc-Vivien Foé. Gaël Kakuta l’a fait en 2021.

Le Prix Marc-Vivien Foé est organisé par Rfi et France 24, et récompense le meilleur joueur africain de Ligue 1 française. Son jury est constitué de journalistes spécialisés, de consultants et d’acteurs du football.

Le palmarès
2023 : Chancel Mbemba (OM/ RD Congo)
2022 : Seko Fofana (RC Lens/ Côte d’Ivoire)
2021 : Gaël Kakuta (RC Lens/RD Congo)
2020 : Victor Osimhen (LOSC/Nigeria)
2019 : Nicolas Pépé (LOSC/Côte d’Ivoire)
2018 : Karl Toko-Ekambi (Angers SCO/Cameroun)
2017 : Jean Michaël Seri (OGC Nice/Côte d’Ivoire)
2016 : Sofiane Boufal (LOSC/Maroc)
2015 : André Ayew (Olympique de Marseille/Ghana)
2014 : Vincent Enyeama (LOSC/Nigeria)
2013 : Pierre-Emerick Aubameyang (AS Saint-Etienne/Gabon)
2012 : Younès Belhanda (Montpellier HSC/Maroc)
2011 : Gervinho (LOSC/Côte d’Ivoire)
2010* : Gervinho (LOSC/Côte d’Ivoire)

2009* : Marouane Chamakh (Girondins de Bordeaux/Maroc)
*Le trophée ne s’appelait pas encore Prix Marc-Vivien Foé.

Fusion Gicam-Ecam: Le comité des sages du Gicam s’oppose

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Le Comité des sages du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) annule -provisoirement- le traité de fusion signé le 5 avril 2023 entre le Gicam et E-Cam. Réuni le 25 mai finissant sur convocation de son président, Richard Howe, lit-on sur le procès-verbal dressé à l’issue de cette rencontre convoquée le 9 mai, le comité « demande au président du Gicam de surseoir immédiatement toute activité sur le traité de fusion jusqu’à l’exécution à la satisfaction du Comité des sages d’un due diligence par un cabinet compétent pour réassurer les membres du Gicam sur le bien-fondé du dossier ».

Par contre, précise le procès-verbal, « le Comité conseille le président du Gicam que pour atteindre son objectif, déclaré louable et entièrement soutenu par le comité des sages c’est-à-dire d’unifier la voix des membres de ECam avec celle des membres du Gicam, tout en rehaussant la réputation et pérennisant le nom du Gicam, d’inviter le E-Cam de s’abonner au Gicam et de leur proposer un siège institutionnel au conseil d’administration ».

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Selon le procès-verbal de la réunion des sages du Gicam ayant fuité sur les réseaux sociaux, le président du Comité des sages a été chargé de remettre, le plus tôt possible, la décision du comité au président du Gicam, Célestin Tawamba. A son tour, ce dernier devrait la communiquer aux membres du conseil d’administration et à l’Assemblée générale ordinaire, prévue le 3 juin 2023. Outre le président du Comité des sages, ont pris part aux assises, Behle, O ; Fosso, H ; Howe, R et André Siaka. François A et Mbayen R étaient représentés alors que Fokam P et Yinda L étaient absents.

Toutefois, précise le procèsverbal des assises, ils ont été consultés. Constitués des anciens présidents et vice-présidents du Gicam, le Comité des sages, doit-on le mentionner, est, selon les statuts de cette organisation patronale, l’instance chargée de veiller au respect des valeurs et principes du Gicam. Il apporte des conseils et des éclairages au conseil d’administration.

Mort du Gicam

Le traité de fusion entre le Gicam et E-Cam, rappelons-le, n’a jamais fait l’unanimité au sein du Gicam et même au-delà. Au sein du Gicam, l’on se souvient qu’Emmanuel Wafo, le président de la commission Economie et développement de l’entreprise, dans une tribune, a contesté cette fusion. Selon lui cette dernière consacre explicitement la mort du Gicam.

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De manière invariable, précisait-il, la fusion fait référence à une nouvelle centrale patronale, une assemblée générale constitutive, de nouveaux statuts, fusion-création, etc. « Toutes choses qui, selon Emmanuel Wafo, sont contraires à l’esprit de consolidation de la maison commune qu’est le Gicam ». Bien plus, poursuit-il, en se référant à l’article 26 traitant de la dissolution, cette dernière ne peut être prononcée que par l’assemblée générale extraordinaire. Balayant ces critiques d’un revers de la main, les adeptes de la fusion portée par Célestin Tawamba, révèlent que le traité est inscrit dans le programme de campagne de l’actuel président décliné en 2017.

Par conséquent, il rentre en droite ligne des objectifs de construction et de consolidation du patronat. Au-delà de cette querelle interne, d’aucuns, même hors du Gicam, accusent le gouvernement d’avoir manœuvré pour l’aboutissement de la fusion Gicam/E-Cam. Pour quel objectif, s’interroge-t-on ? Selon des sources au sein du gouvernement, cette fusion « instruite » par le chef du gouvernement a pour but de renforcer le patronat camerounais afin qu’il soit capable de contribuer au développement de l’économie nationale tel que l’indique le Snd-30.

Soupçon d’un troisième mandat

Cet avis ne rassure pas tout le monde. En effet, Célestin Tawamba dont le second mandat à la tête du Gicam est censé s’achever cette année est soupçonné de vouloir se maintenir à la tête du patronat. En effet, après avoir claqué la porte du Gicam en 2008, à la suite d’un désaccord entre certains membres du Gicam et l’équipe dirigeante d’alors, Célestin Tawamba et Protais Ayagma créent E-Cam et deviennent respectivement président et vice-président.

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Le premier susmentionné revient à la maison en 2017, directement comme président pour un mandat de 5 ans. Après son élection, il révise les statuts du Gicam, ramène le mandat à trois ans renouvelable une fois. Il est réélu en 2020. Créé en 1957, le Gicam revendique 1000 adhérents, dont 27 associations professionnelles. Selon ses données ses membres génèrent 75% du chiffre d’affaires des entreprises modernes, contribuent à 74% aux recettes fiscales de l’Etat et comptent près de 200 000 employés.

Source : Defis Actuels du lundi 29 au 31 mai 2023

Extrême-nord : Quatre personnes, dont trois hommes en tenue tuées dans une attaque terroriste à Mora

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A Chadian gendarme walk past burnt houses on April 6, 2015 in N'Gouboua, near Lake Chad in Chad, which was attacked by Islamist group Boko Haram on February 12. Seven civilians were killed in an attack in Chad blamed on Nigerian Boko Haram rebels, officials said on April 6. AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES / AFP / PHILIPPE DESMAZES

Les populations de Mora, dans le département du Mayo-Sava, région de l’Extrême-nord, ont vécu une nuit très tumultueuse, suite à une incursion des djihadistes de la secte islamiste Boko haram dans la localité. D’après nos confrères de « L’œil du Sahel », les terroristes se sont introduits dans la ville par les montagnes derrière le CES de Mora.

Le bilan macabre de cette attaque fait état de quatre personnes tuées au cours de cette attaque, dont un policier, deux douaniers et un terroriste. Pour l’heure, les sources gouvernementales n’ont pas encore communiqué sur cette attaque.

Dans la nuit du lundi 29 mai 2023, une autre attaque terroriste sur un poste des forces de maintien de l’ordre dans la localité de Zigague a conduit à la mort d’un militaire, le soldat de première classe Guigolo Alain Obono Lejeune, décédé après avoir reçu une balle. Deux djihadistes ont été tués en riposte et deux armes ont été récupérées par les soldats camerounais.

Coopération : Plus de 32 milliards FCFA de la France pour équiper le corps national des sapeurs-pompiers camerounais

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Un protocole financier et une convention de prêt ont été signés hier lundi 29 mai 2023 à Yaoundé, entre Thierry Marchand et Alamine Ousmane Mey.

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et Thierry Marchand, ambassadeur de France au Cameroun ont procédé hier 29 mai 2023 à la signature d’un protocole financier et une convention de prêt d’un montant de 50 millions d’Euros, soit plus de 32 milliards FCFA.

Thierry Marchand a expliqué que cette signature marque l’aboutissement de plusieurs années de discussion et de travail et va à coup sûr combler une forte attente des autorités camerounaises. « Le projet va permettre au Cameroun de répondre aux grands défis de demain, qu’ils soient sécuritaire, alimentaire, technologique ou environnementaux » a expliqué l’ambassadeur de France.

Sur le plan sécuritaire, au-delà de ses missions traditionnelles, le projet ouvre la voie à une série interministérielle commune avec les Forces de sécurité et de défense (FSD), les professionnels de la santé et toute la société civile, afin de renforcer les synergies professionnelles et la cohésion citoyenne.

Sur le plan de la sécurité alimentaire, Thierry Marchand a expliqué que le projet va contribuer à la protection des récoltes, entre les risques d’incendies et les aléas climatiques notamment les sécheresses et les inondations. Le projet vise aussi à lutter contre la pollution des forêts et des cours d’eau et la sûreté des installations hydroélectriques, routières, portuaires, aéroportuaires et industrielles.

« Depuis le 19 mai 2022, date de l’octroi des prêt par le Trésor français, nos équipes ont travaillé d’arrache-pied à l’élaboration du protocole financier et la convention de financement que nous venons de signer. Il reste maintenant à finaliser le volet commercial, qui permettra au Cameroun et à l’ensemble de ses partenaires financiers de confirmer la livraison des premiers engins dès 2024 » a indiqué l’ambassadeur de France au Cameroun.

Dans les prochains mois, le partenariat va s’atteler à renforcer la formation professionnelle des équipes avec environ 1 500 sapeurs-pompiers formés et recyclés depuis trois ans. « Avec l’acquisition de ces 237 engins neufs d’incendie et de secours de toutes natures, trois composantes importantes forment le socle de ce projet : premièrement l’acquisition des équipements, deuxièmement la formation et troisièmement l’entretien » a expliqué le Minepat.

Au niveau national, le projet va appuyer les populations en leur apportant le secours nécessaire dans les situations d’urgence. A moyen terme à l’échelle sous-régionale, le projet permettra au Cameroun de se positionner comme pionner dans la sécurisation civile.

Route Douala Bonepoupa : péril sur la livraison six ans après

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 Le gouvernement a décidé de résilier le contrat de l’entreprise qui conduit les travaux de construction de cet axe d’un linéaire de 33 km depuis 2017. Ce qui crée des incertitudes sur la poursuite du chantier.

Six ans après leur démarrage,  les travaux de construction de la route  Douala-Banepoupa dans la région du Littoral  affichent un taux de réalisation de  seulement 51%.  Le chantier en cours depuis 2017 peine à être livré, alors que l’entreprise adjudicataire a  déjà bénéficié de prolongation de délais pour un projet qui était prévu durer 36 mois. En d’autre termes, c’est depuis le 31 octobre 2022 que les travaux devaient s’achever.  Après une consommation des délais de plus de 100%, le gouvernement n’entend plus accorder de nouveaux délais. Le ministre des Travaux publics en visite sur le chantier il y a quelques jours a annoncé la résiliation du contrat avec l’entreprise tchadienne Encobat en charge des travaux.

Cette décision d’Emmanuel Nganou Djoumessi intervient un an après sa dernière descente sur le site.  Au terme de sa visite d’avril 2023,  le ministre  avait prolongé le délai de livraison pour le 31 mars 2023.  Après cette nouvelle rallonge, le ministre estime que rien n’a bougé depuis lors sur le tronçon de 20 Km restants. Insatisfait de l’évolution des travaux, il affirme qu’il « n’est plus question de perdre du temps. A partir du moment où il n’y a pas une organisation interne de l’entreprise, il n’y  pas de ressources humaines  de qualité, même si les ressources matérielles sont là le rendement n’est pas garanti. On va payer à l’entreprise toutes les prestations déjà exécutées, retirer le contrat et en installer une autre. ».

En résiliant le contrat de l’entreprise Encobat Btp,  le chantier risque  de connaître encore plus de retard.  Certains observateurs  soulignent qu’il faudra  engager les démarches pour la passation d’un nouveau marché. Or,  les procédures en matière de marchés publics ont la réputation d’être chronophages. Il faut au moins une vingtaine d’étapes pour l’appel d’offres restreint ou ouvert. Et pour un gré à gré, pas moins de 10 étapes.

Par ailleurs, le Cameroun a la reputation de ne pas livrer ses travaux d’infrastructures à temps. Ces retards sont causés entre autres par l’abssence d’indemnisation des populations, la non libération des réseaux d’électricité, mais surtout l’accumulation des arriérés de paiement des décomptes par l’Etat. Ces problèmes ont été cités dans le Projet de performance des administrations en 2020 comme les principaux freins au respect des délai de livraison des chantiers d’infrastructures. Bien plus, certains partenaires étrangers ont maintes fois soulevé le non-respect des clauses contractuelles par la partie camerounaise. En d’autres termes, le gouvernement est lui même tenu pour responsable de cette situation. Des faits qui s’ajoutent au coût jugé élévé de ces infrastructures. Le Km de route bitumée au Cameroun est évalué à environ 200 millions de FCFA pour une moyenne africaine de 100 millions.

 La route Douala Bonepoupa  fait partie de l’axe Douala-Bonepoupa-Yabassi long de 95 KM. Cet axe a pour rôle de désenclaver le bassin agricole et halieutique du département du Nkam, difficilement accessible.   Les ressources mobilisées pour son financement (26 milliards FCFA) interviennent dans le cadre du Plan d’urgence triennal (Planut) et le Budget d’Investissement public du ministère des Travaux Publics. Sur la situation financière, à date, Encobat affiche  des impayés de 2, 4 milliards de FCFA avec 25 décomptes émis. Soit un montant cumulé perçu de  13, 6 milliards de FCFA.

Transparence : Le gouvernement veut auditer les ressources humaines au Fonds routier

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L’objectif est de s’assurer que la structure est capable de réaliser les missions qui lui sont assignées.

Les textes organiques du Fonds routier limitent ses effectifs à 25 personnels. De plus, l’entrée en scène depuis 2018 des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) comme maître d’ouvrage à part entière des projets financés par le Fonds routier a généré une charge de travail considérable, qui ne correspond plus aux effectifs.

C’est dans ce contexte que l’administrateur du Fonds routier, Essaie Moussa Aubin, vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt en vue du recrutement d’un consultant individuel pour l’audit des ressources humaines au Fonds routier.  L’objectif de la mission du consultant est d’évaluer les ressources humaines du Fonds routier en particulier leur performance. Le financement de cette mission sera assuré par le budget de fonctionnement du Fonds routier pour l’exercice 2023 du guichet entretien.

De manière spécifique, il s’agira d’effectuer un diagnostic de la fonction des ressources humaines, afin de s’assurer qu’elles sont capables de réaliser les missions qui leurs sont assignées. Il est également question d’exécuter un diagnostic général de ces ressources dans le but de s’assurer de la cohérence entre les postes occupés et les qualifications des personnels (diplômes, compétences…). Pour mémoire, dans le cadre de la politique du gouvernement visant la promotion de la consolidation d’une croissance économique durable, il a été institué par la loi du 08 avril 1996, un mécanisme durable de financement des programmes de protection du patrimoine routier national, de prévention de la sécurité routière et d’entretien routier.

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