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Le PAD crée une régie du patrimoine immobilier

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Réuni en sa 110ème session mardi 30 mai dernier dans la salle de réunions de son siège, le Conseil d’administration du Port autonome de Douala (PAD) a créé la Régie du Patrimoine Immobilier, pour une gestion rentable et efficace de l’important patrimoine immobilier du portefeuille du PAD. Une consécration de la prise en main de la gestion de l’actif résiduel de l’ex-ONPC, après le transfert effectif, comme le stipule l’article 22 en ses alinéas 1 et 2 du décret du 24 janvier 2019, portant réorganisation du Port Autonome de Douala.

Les administrateurs du PAD à travers une résolution, ont donné quitus au directeur général, Cyrus Ngo’o : « à engager et à conduire toutes les diligences nécessaires, à signer tous documents utiles, et à accorder tous pouvoirs nécessaires et, de façon générale, prendre toutes décisions utiles à la mise en place d’une nouvelle structure qui sera chargée de gérer le patrimoine immobilier » de l’organisme portuaire. Un patrimoine immobilier qui n’a pas cessé de s’agrandir au fil des ans et que va désormais gérer la Régie du Patrimoine Immobilier (RPI), est aujourd’hui constitué de 23 propriétés immatriculées, dont 22 bâties dans la ville de Douala et une non bâtie à Yaoundé.

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La contenance superficielle de l’ensemble de ces propriétés étant de 20ha 77a 39ca. La création de cette nouvelle entité vise une gestion optimale du patrimoine du PAD, avec une pleine visibilité et une rentabilité maîtrisée. L’objectif in fine étant de permettre non seulement la sécurisation de ce patrimoine bâti et non bâti, d’en assurer le développement, la modernisation, la viabilisation, l’entretien et la maintenance. Cette option de gestion devrait également permettre d’effectuer de nouvelles acquisitions, et éventuellement de faire des placements en cas de besoin.

La valorisation de ce patrimoine immobilier devant permettre par exemple au PAD de renforcer sa capacité d’endettement. Par ailleurs, ce nouveau cadre de gestion facilitera par exemple une meilleure valorisation du Club House du PAD, des deux immeubles de la « Cité du port » à Bépanda ainsi que des résidences individuelles dont la gestion actuelle n’est pas maîtrisée. De même, les résidences du Directeur général et du Directeur général adjoint, ainsi que les 14 villas de la Crique Tokoto seront rationnellement entretenues et maintenues, pour limiter leurs charges budgétaires qui ne cessent de croître d’année en année.

L’option est prise pour la forme juridique la plus souple et la plus adaptée pour gérer ce patrimoine, mais également pour permettre à la nouvelle entité d’assurer d’autres missions qui pourraient lui être confiées par le PAD. Après la transformation de ses quatre régies (Régie du Terminal à Conteneurs, Régie déléguée du Remorquage, Régie déléguée du Dragage et Régie de Police et de Sécurité) en filiales (pour les deux première) et succursales (pour les deux autres), le PAD a décidé de créer une troisième succursale. La succursale, dans le contexte et compte-tenu de l’objet, étant la forme la plus appropriée et efficace de gestion du patrimoine immobilier de l’organisme portuaire.

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Cette nouvelle régie, appelée à sortir définitivement de l’ornière le patrimoine du PAD et à le gérer avec transparence et efficience, aura pour objet, outre d’autres missions qui pourraient lui être confiées par le PAD, la maîtrise de tous les actifs immobiliers actuels et à venir, leur développement, leur entretien, leur maintenance et l’exploitation par la mise en location, la recherche et l’acquisition de nouveaux immeubles. Le PAD devant toutefois continuer à gérer les immeubles sièges, en raison de leur occupation par plusieurs administrations.

Actifs résiduels de l’ex ONPC
Création de la nouvelle régie : bases et objectifs
Créée au cours des 109ème 110ème 111ème et 112ème sessions du Conseil d'administration du PAD tenues le 29 mai et le 1e juin 2023, cette nouvelle régie va gérer ses biens immobiliers de l’ex-ONPC.

Le Port Autonome de Douala vient de créer une régie pour gérer ses biens immobiliers et les mettre définitivement hors d'atteinte des appétits de certains prévaricateurs des propriétés de l'État. Les raisons sont contenues dans une note interne que votre journal a pu consulter Une nouvelle régie vient donc d’être créée par le Port Autonome de Douala (PAD) pour gérer son important patrimoine immobilier. C'est l'une des résolutions phare des 109ème 110ème 111ème et 112ème sessions du Conseil d'administration de l'organisme portuaire qui se sont tenues à l'immeuble siège du PAD entre le 29 mai et le 1 juin 2023. Selon un document interne, ce patrimoine immobilier de 23 propriétés immatriculées, dont 22 propriétés bâties dans la ville de Douala et une non bâtie à Yaoundé. 
Font partie de ce patrimoine immobilier, les actifs résiduels de l'ex-ONPC, rétrocédés 16 novembre 2021 par deux arrêtés du ministre des Domaines et des Affaires foncières, qui suivait ainsi les hautes instructions du Président de la République soucieux de préserver un patrimoine menacé de dilapidation. Dans le décompte de ses biens immobiliers, le PAD fait mention des deux immeubles de la Cité du port à Bépanda ainsi que des résidences individuelles dont la gestion actuelle n'est pas maîtrisée. Il s'agit notamment des résidences construites à l'époque pour les Directeurs généraux et les Directeurs généraux adjoint, ainsi que les quatorze (14) villas de la Crique Tokoto. La création de l'entité nouvelle vise à assurer une gestion optimale, avec une pleine visibilité, et rentabilité pour le PAD, expliquet-on à la Direction générale du PAD. 
Elle devra sécuriser ce patrimoine bâti et non bâti, en assurer le développement, la modernisation, la viabilisation, l'entretien et la maintenance Elle devrait également permettre d'effectuer de nouvelles acquisitions, et éventuellement des placements en cas de besoin. Ce patrimoine immobilier valorise doit permettre au PAD de renforcer sa capacité d'endettement. Dans sa recherche d'efficacité, la Direction générale du PAD a exploré plusieurs possibilités. Une société civile immobilière d'abord, forme la plus usuelle en matière de gestion immobilière. Mais cette forme juridique ne correspondait pas tout à fait au contexte et ne répondait pas à toutes les exigences du cahier de charges du management de l'autorité portuaire du Port de Douala-Bonabéri. 
« La société civile immobilière est limitée dans son activité et dans son objet social. Elle n'a pas pour objet des activités commerciales. Son objet social est donc principalement immobilier (achat des terrains en vue de leur revente après construction et location d'immeubles). Elle ne doit donc pas avoir d'objet commercial, ni même se livrer à titre habituel à des activités commerciales Elle n'est régie par aucun texte au Cameroun. Le Code civil camerounais n'en fait pas cas, peut-on lire dans une note interne dont nous avons pu obtenir copie Cette note soutient par ailleurs que la forme d'entité la plus appropriée pour gérer avec efficacité ce patrimoine immobilier est la succursale, définie par l'article 116 de l'Acte uniforme OHADA relatif aux sociétés commerciales et au groupement d'intérêt économique (AUSGIE) comme un établissement commercial ou industriel ou de prestations de services, appartenant à une société ou à une personne physique et doté d'une certaine autonomie de gestion ».
 « La succursale n'a pas de personnalité juridique autonome, distincte de celle de la société ou de la personne physique propriétaire. Les droits et obligations qui naissent à l'occasion de son activité ou qui résultent de son existence sont compris dans le patrimoine de la société ou de la personne physique propriétaire, ajoute l'article 117 Et l'article 119 de l'AUSGIE de compléter : la succursale est immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier conformément aux dispositions régissant ce registre ». 
La succursale dispose d'une immatriculation à titre secondaire au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM); jouit d'une autonomie de gestion, et est administrée par une personne physique responsable de la succursale et peut commercer; n'a pas de personnalité juridique distincte de la société principale, donc du PAD; n'a pas de capital social distinct de celui du PAD; a une personnalité fiscale avec un numéro d'identifiant unique qui lui permet de souscrire à ses obligations fiscales, notamment le paiement de la patente; tient une comptabilité distincte, avec un compte de liaison avec le PAD qui est la maison mère. En définitive, son patrimoine et les bénéfices générés appartiennent au PAD et les comptabilités sont annuellement consolidées. 
La succursale effectue des activités commerciales qui vont au-delà de la simple gestion immobilière comme ce serait le cas avec une société civile immobilière. Le patrimoine immobilier que sera appelée à gérer la succursale annoncée sera celui de la société mère PAD, qui pourra en disposer en cas de besoin. « Il est important que le PAD puisse disposer à tout moment et en cas de besoin de son patrimoine immobilier existant ou à acquérir, ce qui pourrait lui servir de levier de garanties dans le cadre des emprunts. Par ailleurs les loyers qui en découleraient constitueront à coup sûr une nouvelle niche de recettes », confie une source interne.

Source : Défis Actuels n°773 du lundi 5 au 7 juin 2023

Loi de finances 2023 : Hausse de 381,8 milliards de FCFA du budget de l’Etat

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Le budget de l’Etat pour l’exercice 2023 passe de 6345,1 milliards de FCFA à 6 726, 9 milliards de FCFA. Selon une ordonnance du chef de l’Etat signée le 2 juin courant, il a été revu à la hausse de plus de 381,8 milliards de FCFA en valeur absolue et d’environ 6,7% en valeur relative. Cet ajustement a eu des incidences sur trois principales composantes du budget de l’Etat. Selon les dispositions relatives aux ressources, notamment le chapitre quatrième lié à l’affectation des recettes, les comptes d’affectation spéciale ont été ajustés.

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En effet, le plafond des ressources destinées à approvisionner le Fonds pour le financement de la Reconstruction des zones reconnues économiquement sinistrées des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est fixé à 29, 131 milliards de FCFA pour l’exercice en cours au lieu de 15 milliards de FCFA comme voté au départ, soit une hausse 14, 131 milliards de FCFA. Conséquemment, le budget d’Etat pour l’exercice en cours s’est équilibré en ressources et en emplois à 6 726, 9 milliards de FCFA, selon les dispositions relatives à l’équilibre des ressources et des charges du budget de l’Etat.

Pour ce faire, les produits et revenus applicables au budget de l’Etat pour l’exercice en cours s’équilibrent à 6 642,5 milliards de FCFA, soit un ajustement de plus de 367, 7 millions de FCFA par rapport aux 6 274, 8 milliards de FCFA. Pour réaliser ce nouveau budget, l’Etat doit particulièrement mettre un accent sur l’élargissement de l’assiette fiscale.

En effet, les recettes fiscales initialement fixées à 4 676 500 FCFA sont passées à 4 780 500 FCFA soit une hausse prévue de 104 000 FCFA. Par contre, les autres recettes –revenus de la propriété et du domaine de l’Etat, produit des cessions d’immobilisations, entre autres, ont été revues à la baisse de 12 600 FCFA, soit 816 400 FCFA à 803 800 FCFA.

Emprunts

Le gouvernement, indique l’ordonnance du chef de l’Etat, est habilité à recourir aux emprunts sur les marchés financiers et bancaires intérieurs et extérieurs, pour des besoins de financement des projets pour un montant maximum de 650 milliards de FCFA.

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Pour ce faire, le plafond des ressources à mobiliser sur le marché financier intérieur, notamment en émissions de titres publics, est fixé à 450 milliards de FCFA contre 200 milliards de FCFA comme ressources à mobiliser sur les marchés bancaires extérieurs, destinés à l’apurement des restes à payer.

Ressources de l’Etat 
Loi de finances : pourquoi un collectif budgétaire ?
La modification du budget a permis d’ajuster la loi de Finances aux nouvelles dépenses postérieures à sa promulgation.

C’était un secret de Polichinelle : le Cameroun préparait une loi de Finances rectificative. L’information avait été révélée le 8 mai dernier par la cheffe de la délégation du Fonds monétaire international, Cemile Sancak, dans le cadre de la préparation de la 4e revue du programme économique et financier triennal (2021-2024) Cameroun-FMI. En général, la modification de la loi de finances, selon le ministre des Finances, répond à un certain nombre d’exigences inhérentes à un accroissement des dépenses et ou des recettes de l’Etat. Pour ce qui est de l’exercice 2023, la nouvelle loi de Finances permet donc d’ajuster le budget de l’Etat conformément aux nouvelles dépenses, notamment celle inhérente au financement de la Reconstruction des zones reconnues économiquement sinistrées des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest passé à 29, 131 milliards de FCFA pour l’exercice au lieu de 15 milliards de FCFA comme voté au départ, soit une hausse 14, 131 milliards de FCFA. 

Par ailleurs, le Cameroun fait recours au marchés financiers et bancaires intérieurs et extérieurs pour mobiliser des ressources depuis le début de l’année en cours. Ces opérations qui se sont jusquelà soldées par des échecs. Au départ, au regard des assurances du directeur général du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire, Moh Sylvester Tangongho, l’inquiétude ne se faisait pas ressentir. Pour le Dg du Trésor, les bons du trésor de 3 à 6 mois posaient des problèmes à cause de leur taux d’intérêt élevé. « Nous essayons de faire comprendre aux SVT (Spécialistes en valeurs du Trésor) et aux banques que l'essentiel n'est pas d'aller chercher les 7% dans les autres pays, mais qu’il faut aussi regarder les risques que peuvent comporter cette concentration de leur portefeuille sur un pays ». Selon le Dg du Trésor, aucun problème ne se poserait pour la levée des titres de moyens et longs termes, de 5 ans ou de 7 ans. 

Sauf que même au niveau des emprunts à moyens et longs termes, le pays ne semble pas tirer son épingle du jeu. Outre ces imprévus, la loi de Finances rectificative a pour but d’ajuster dans la loi de Finances 2023 l’augmentation- le 31 janvier dernier- du prix de certains produits pétroliers afin de réduire l’enveloppe destinée à la subvention desdits produits à la pompe, d’une part. D’autre part, la nouvelle loi de Finances permet également d’ajuster les mesures d’accompagnement qui ont suivi la hausse du prix des produits pétroliers, en occurrence la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti(Smig) à partir 41,875 Fcfa, et plus tard-le 6 mars. 

Le conflit entre russo-ukrainien a entrainé l’accroissement du prix du pétrole sur le marché international. Il était alors nécessaire d’ajuster le tir. Indiquons que depuis l’année 2018, le gouvernement camerounais modifie en cours d’année le budget de l’Etat, généralement voté par les parlementaires, pour l’adapter aux évolutions économiques dictées par la conjoncture aussi bien nationale qu’internationale Pour mémoire, le Cameroun, pour financer les grands projets inscrits dans sa Stratégie nationale de développement 2020-2030, a besoin de 88 000 milliards FCFA.

Source : Défis Actuels n°773 du lundi 5 au 7 juin 2023

Coopération : des appuis financiers de l’Allemagne pour les secteurs prioritaires

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Négociations intergouvernementales Allemagne-Cameroun

Berlin a abrité le 31 mai dernier la signature du procès-verbal des négociations intergouvernementales entre le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) Alamine Ousmane Mey, et le secrétaire d’Etat au ministère allemand de la coopération économique et du développement Jochen Flasbarth. Au menu, un don de 39,3 milliards de francs CFA de l’Allemagne au Cameroun, consacrés à la programmation du cycle de coopération pour la période 2023-2024. Cette enveloppe est affectée presque équitablement à la coopération technique et à la coopération technique. Ce dernier volet comprend notamment quatre domaines prioritaires : la gestion durable des ressources naturelles ; le développement rural ; la gouvernance, la décentralisation, la paix et la cohésion sociale ; et la santé, protection sociale et la politique démographique.

En outre, le gouvernement allemand a octroyé au Cameroun des ressources en termes de projets globaux et initiatives spéciales, à hauteur de près de 18 milliards de francs CFA. Et en bonus, les deux parties se sont accordées à convertir une dette de 6 millions d’euros en appui vers le secteur de la santé.

Le Minepat a rappelé que «ces assises interviennent à la suite des consultations tenues à Yaoundé le 6 décembre 2022, qui avaient permis de poser les bases de l’orientation sectorielle et thématique de la coopération allemande au Cameroun ». Indiquant que ce cadre de coopération, conçu sur une base participative, est aligné sur la Stratégie nationale de développement (SND 30).

Les deux parties s’accordent à trouver qu’au cours des 60 dernières années, la dynamique de coopération technique et financière entre le Cameroun et l’Allemagne, a gagné en volume, en diversité et en impact. « De 1959 à nos jours, le Cameroun a globalement reçu des financements de l’Allemagne à hauteur de 1 311 407 331,71 euros, soit environ 860 milliards FCFA», relève-t-on. Et actuellement, le portefeuille actif de projets et programmes mis en œuvre représente environ 250,21 milliards de francs, apprend-on. Et les deux partenaires envisagent la poursuite des négociations intergouvernementales germano-camerounaises à Yaoundé en 2024 et en 2025.

En marge de ces négociations, s’est tenu un Forum économique sur le développement, ayant permis de mettre en relation les secteurs privés allemands et camerounais dans les domaines de la santé, du développement rural et de l’économie numérique.

Prix Castel 2023: les six finalistes camerounais

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Attendus devant le jury national le 06 juin prochain, ces jeunes entrepreneurs du domaine agroalimentaire ont chacun des projets innovants, à fort potentiel et des parcours qui inspirent.

Yolande NDOUNGUE NANKENG, employée devenue employeur

 Son parcours laisse voir une femme entrepreneure née. Ancienne de CFAO, Yolande NDOUNGUE NANKENG a écrit son nom dans l’histoire de cette entreprise. Elle y a passé 18 années pendant lesquelles elle a notamment occupé le poste de Business Unit Manager Services Récurrents.  Malgré son statut de cadre, la dame de 42 ans a quitté cette prestigieuse boite en juillet 2020 pour  fonder sa propre entreprise : Extrait Végétal Sarl spécialisée dans la transformation agroalimentaire des fruits et des légumes en jus et smoothies.   Des produits commercialisés sous la marque Apon Ce saut pour l’entreprenariat selon elle marque  une volonté  de suivre  sa passion.  Car c’est très tôt que Yolande a appris à se battre.   Après le décès de son père alors qu’elle n’avait que quatre ans,  elle a dû apprendre à travailler très jeune pour soutenir sa mère  sans emploi dans une fratrie de 6. Cette expérience dans l’entrepreneuriat n’empêche pas Yolande de faire face aux difficultés et de nourrir des peurs.  « Ce matin j’ai peur, je me sens envahie  par une étrange peur, peur de voir la dimension du projet que je nourri, peur de ne pas y arriver, peur de ne pas atteindre mes objectifs, peur d’embarquer mes 4 jeunes collaborateurs dans un rêve incertain » écrit-elle il y a quelques mois pour partager ses émotions avec sa communauté sur Linkedin. Au plan académique, après un Brevet de Technicien Supérieur(BTS) en Secrétariat de Direction obtenu à Bafoussam, elle décroche en 2009 un Master en Organisation et Management à L’ESSEC de Douala. Fascinée par l’hygiène vitale, elle organise des séminaires, ateliers et accompagnement nutritionnel pour permettre aux personnes de retrouver le bien être par l’alimentation. Elle a d’ailleurs obtenu en 2021 une certification en Hygiène Vitale. Son ambition, mettre sur pied la première industrie de production de jus purement naturel au Cameroun.

Estelle Dora KEUTCHOU, un visage du vin made in Cameroon

De nombreuses personnes la connaissent. Très présente dans les foires expositions, son stand accueille souvent beaucoup de curieux qui souhaitent déguster du vin blanc aux goûts fruités. Estelle Dora KEUTCHOU se fait presque toujours remarquer par son produit made in Cameroon.

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur des industries agroalimentaires à l’ENSAI de N’Gaoundéré, Estelle fabrique du vin à base des fruits locaux (ananas, mangue…) avec pour marque « La cuvée des nobles ».  Son innovation lui a permis de remporter  en octobre dernier, le prix du concours Shirlma empochant ainsi un chèque d’1 million de francs CFA et un accompagnement logistique pour son usine de production. Avant de créer en 2021  la Compagnie des Produits du Terroir (CPT), sa structure, Estelle est passée dans plusieurs entreprises.  Elle a notamment été ingénieure consultante au groupe Forac Engineering et chef de production boulangerie et viennoiseries  à Kadji Foods Services (KFS) en tant que.

Hippolyte  NOZAWO TCHOFFO, le chocolatier

L’homme est à sa deuxième participation au prix castel. Après  un échec à la phase finale en 2021, Hippolyte  NOZAWO TCHOFFO a de nouveau été présélectionné cette année. Il met en compétition sa passion pour le chocolat pour lequel il s’investit depuis  2013, avec la création d’une plantation de cacao à Iyammouni, dans le département du Mbam et Kim, région du centre. Il va ensuite développer la volonté de transformer lui-même les fruits de ses récoltes, et met sur pied le 4 septembre 2017,  Nohi Sarl. L’entreprise produit et commercialise  depuis lors du chocolat made in Cameroun sous la marque « Nohi ». La gamme de confiserie Nohi est très riche et diversifiée. C’est un éventail de création artistique et gustative capable de faire voyager le consommateur dans un vaste champ d’émotions. On y retrouve les truffes, les ganaches, les enrobées et plusieurs autres créations en fonction du besoin gustatif, nutritionnel et thérapeutique. Notamment  du chocolat au miel, à la spiruline, au yorrihimbe et à la courge.

 Hippolyte  NOZAWO TCHOFFO a un diplôme d’Ingénieur en Chimie industrielle et Génie de l’environnement à l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences Agro-Industrielles (ENSAI) de Ngaoundéré. Il a entre autres travaillé à Fisco sarl et Saint Thomas Bakery.

Astrid NFONGMO NDANGANGdes saucisses de poissons aux épices locales

Son produit dont l’originalité fait l’unanimité porte le nom de Yeülah. C’est sous ce nom qu’ Astrid NFONGMO NDANGANG commercialise des saucisses de poisson made in Cameroon. Ces saucisses ont la particularité d’être faites à base de poissons locaux et des épices du terroir. «Yeülah signifie en Moya “Chez-nous”. Le Moya est une langue pratiquée dans le Département du Nkam, dans la Région du Littoral au Cameroun. Pour être plus précis, il s’agit de l’Heterotis niloticus localement appelé kanga,  du Chrysityche nigrodigitatus  qui est  la  mâchoire et le silure Clarias gariepinus. À ces poissons, nous ajoutons spécifiquement un cocktail d’épices de chez nous soigneusement sélectionné » , explique-t-elle. L’œuvre lui a permis de remporter le prix de l’agroalimentaire  lors du dernier Salon International de Promotion de l’Emploi Jeunes (Siprome).  Selon elle, la force de son produit est son authenticité.  C’est certainement ce qui aura capté l’attention du comité de présélection du Prix Pierre Castel 2023.  Astrid NFONGMO Astrid  est ingénieur  diplômée de l’Institut des Sciences Halieutiques de Douala.  Notamment en transformation et contrôle qualité des produits halieutiques. Elle est actuellement en études doctorales à l’Ecole Doctorale des Sciences Fondamentales Appliquées de l’université de Douala.

Léonie ABOH DIANG Francine, reine des infusions.

Diplômée d’un Master en Gestion des Ressources Humaines à ESG / IUG, Francine  n’avait pas prévu de se lancer dans l’agroalimentaire. Pourtant  elle dirige aujourd’hui FKC SARL  qui transforme les rhizomes de gingembre en infusion mentholée de gingembre en plusieurs saveurs (ananas, miel, citronnelle, miel-ail, canne à sucre, cacao) dans un format de 300 grammes. C’est un projet qu’elle a mis sur piéd depuis 2020, après avoir passé quelque temps seulement sur le marché de l’emploi comme employé. Notamment en 2019, en tant que commerciale à LIGTH SARL où elle est promue en 2020 au poste de Responsable du Département santé et sécurité. Une casquette qu’elle va arborer pendant quelques mois seulement  avant de créer son entreprise.

Adeline TSEMO epse PELAGE, ambassadrice de la farine de patate

Elle fait partie de ceux qui ont quitté d’autres cieux pour développer leur pays.  Adeline TSEMO  est en effet un produit de l’école française. Après l’obtention de son Master en science du management obtenu à l’ESSEC Business school de Paris en 2015, elle obtient un CAP boulangerie en 2019.  Puis débute en 2016 chez Naxitis Paris, où elle séjournera 3 ans, avant de rentrer au Cameroun. Elle est recrutée à Jumia comme Senior Project Manager. Simultanément, elle crée Madinina Foods SARL, une entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation de Snacks sains à base de farine de patate douce, 100% naturels, sans additifs ni colorants (madeleines, cookies, sablés etc.) Sous la marque BOBO, elle entend satisfaire les exigences de ceux qui recherchent des produits naturels.

Gicam : assemblée générale à huis clos

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Tenue dans un contexte de crise, la réunion prévue le 02 juin dernier à Douala était fermée à la presse nationale.

Le Groupementinter-patronal du Cameroun (Gicam) a pratiquement fermé ses portes à la presse nationale le 02 juin dernier. L’Assemblée Générale ordinaire  convoquée plusieurs jours auparavant et très attendue par l’opinion publique nationale compte tenu du contexte, s’est déroulée à huis clos. Les médias rendus au siège du Gicam pour en assurer la couverture ont été priés de quitter les lieux. Seuls les médias à capitaux publics ont pu avoir accès à la salle mais uniquement  pour suivre la séquence consacrée aux échanges avec le Directeur Général des impôts, invité spécial. Roger Athanase Meyong Abath, nommé en mars dernier, faisait ainsi sa première sortie officielle au Gicam.

La presse privée locale a manqué ces moments de dialogue entre le patron de l’administration fiscale et le secteur privé. Le choix du Gicam d’ouvrir uniquement ses portes aux médias gouvernementaux  met en évidence la méfiance  du patronat vis-à-vis du contexte actuel. Cette attitude pour certains observateurs contribue d’ailleurs à renforcer le climat de tensions, laissant croire que le Gicam ne souhaite pas parler ouvertement de la crise qui sévit en son sein. Car, même si cette assemblée Générale Ordinaire  avait pour ordre du jour, la présentation du rapport des activités du conseil d’administration et du rapport de gestion, ainsi que du rapport du commissaire aux comptes, il reste évident que la presse locale n’aurait pas manqué d’interroger les acteurs sur la question de fusion qui fait  la une de l’actualité.

 Il y a quelques jours, le président du Gicam a annoncé que  le traité de fusion avec Entreprises du Cameroun (Ecam), a  été approuvé « à la majorité » lors du conseil d’administration du 30 mai  dernier.  Célestin Tawamba a également indiqué dans une lettre adressée aux adhérents, qu’une assemblée générale extraordinaire est convoquée le 11 juillet 2023 pour statuer en définitive sur cette fusion qui divise. Au sein du Gicam, plusieurs voix contestent la forme de cette initiative.  Les contestataires, tout en saluant la volonté d’unir les organisations patronales, ne souhaitent pas voir disparaître le label Gicam. Ils redoutent aussi une manoeuvre du président Tawamba pour rester à la tête du patronat du fait que les statuts actuels ne lui permettent pas de se representer. L’enjeu est donc désormais autour de la question de  fusion-création ou de fusion-absorption. La prochaine assemblée générale prévue le mois prochain devra trancher.

Crise anglophone : Le vice-président du Conseil régional du Nord-ouest libéré par des Forces spéciales

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Yakum Kevi Teuvih Shomitang II est enfin libre. Le président de la Chambre des chefs et vice-président du Conseil régional du Nord-ouest, a recouvré sa liberté après un an et démi de captivité auprès des séparatistes qui sévissent dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. La nouvelle de la libération du Chef des Bambalang a été annoncée par le sous-préfet de Mbiame, département du Ngoketunjia. « Il semble que ses ravisseurs ont fui à l’arrivée des forces du BTAP de Koutaba», indique une source administrative. Selon la presse locale, le gouverneur de la région du Nord-ouest Adolphe Lélé Lafrique, a indiqué que « Fon Shomitang II est en bonne santé», et laisse le soin aux Forces de défense et de sécurité de communiquer sur les circonstances de cette libération « en temps opportun».

Fon Yakum Kevi Teuvih a été enlevé le 7 décembre 2021 en fin d’après-midi, par des hommes armés du redoutable General No Pity, dont les troupes combattent pour la création de la république fantôme d’Ambazonie. Les ravisseurs avaient eu accès au Palais royal de Bambalang et ont arrêté le Fon qu’ils ont emmené de force. Depuis lors, l’on n’a plus jamais eu de nouvelles du président de la House of chiefs du nord-ouest. Ajoutant que, « ils n’étaient pas fixes. Ils ont fait Belo, Ngo-Ketunjia, Noni, Nkum, Kumbo, Mbiame et autres avec lui. Mais les forces d’intelligence étaient sur leurs traces», rapporte un proche du sous-préfet de Mbiame, dans le département du Bui.

Cette fin heureuse de captivité survient quelques jours après la reddition de Sylvester Mbashie alias « Shina Ramboun », frère du général No Pity de triste réputation. Ce général autoproclamé qui a régné en maître de Ndop et environs depuis le déclenchement de la crise séparatiste dans les deux régions anglo-saxonnes du Cameroun, que les Forces de défense et de sécurité camerounaises ont annoncé mort il y a quelques mois. Rien n’indique pour l’instant si les deux événements sont liés. Toujours est-il que depuis l’annonce du décès de No Pity, les forces de défense et de sécurité semblent gagner davantage du terrain dans le département du NgoKetunjia. C’est certainement une victoire qui aura des conséquences heureuses pour le retour de la paix dans le Nord-ouest.

Chantiers routiers : L’aménagement du réseau communal proposé à la France

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Route Babadjou - Bamenda
Route Babadjou - Bamenda

Le ministre des Travaux Publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi, a accordé le 30 mai dernier, une audience à la délégation du Mouvement des entreprises françaises (Medef), en séjour au Cameroun dans le cadre de la deuxième édition des Journées économiques internationales des communes.

L’occasion faisant le larron, le Mintp, au cours de la rencontre, a proposé un certain nombre de chantiers à ses hôtes. « Le réseau routier communal est [l’un des plus importants chantiers routiers, Ndlr] au Cameroun est le plus dégradé. Il reste en terre. La maîtrise d’ouvrage est assurée par les maires qui, depuis de nombreuses années, déjà bénéficient de l’accompagnement du ministère des Travaux publics dans le cadre de la politique de décentralisation. Cependant pour impacter véritablement et inverser la perception des populations, je voudrais vous proposer l’aménagement de 1000 kilomètres de route communale en terre comme projet pilote à travers la technique de stabilisation au sein de la substitution du bitume à ces fins, le Cameroun pourrait accueillir une usine de fabrication des produits innovants dans l’aménagement routier », a indiqué Emmanuel Nganou Djoumessi.

Par ailleurs, le Mintp suggère aux investisseurs français la réhabilitation, la construction et l’entretien de la Nationale 3, [Yaoundé – Douala –Idenau] ; la réhabilitation de la route N’GaoundéréGaroua et de la construction des ponts métalliques. La délégation française conduite par Éric Tchouvenel, directeur du développement international de Razel Bec, était constituée de onze entreprises- françaises- dont certaines travaillent déjà au Cameroun à l’instar de Razel, Sogea Satom, Egis ou Matières.

Les infrastructures routières et autoroutières occupent une place centrale dans le développement du Cameroun, à travers l’industrialisation et l’amélioration de la production. Pour ce faire, l’ambition du pays est, dit-on, d’offrir un réseau routier et autoroutier compétitif, axé sur l’ouverture vers les pays de la sous-région Afrique centrale et les pays voisins d’une part et la densification des voies de desserte des bassins Agro-industriels et portuaires, d’autre part. Ainsi, avec le concours des bailleurs de Fonds, le Cameroun a-t-il engagé le développement de son réseau routier, avec la densification et la modernisation de ces dernières années, avec pour objectif, de bitumer 6000 kilomètres de nouvelles routes, de réhabiliter 3000 kilomètres de routes bitumées et d’entretenir de manière permanente, l’ensemble du réseau routier sur la période 2020-2030.

Rappelons que plusieurs projets ont déjà été réalisés ou sont en cours de réalisation au Cameroun avec l’appui des entreprises ou des financements français : la construction de la route Garoua-Boulaï Nandeke, 86 km ; la construction de la route Nandeke-Mbere : 82 km ; la construction du second pont sur le Wouri à Douala; l’aménagement des pénétrantes Ouest et Est (phase I) de la ville de Douala; la construction de la route BatchengaNtui, y compris un pont de 400 mètres linéaires sur le fleuve Sanaga à Natchigal financée par l’AFD ; la construction de la route Léna-Tibati-Ngatt d’un linéaire de 165 km sur la Nationale 15 ; la construction de la route Olama-Bingambo d’un linéaire de 106 km; la construction en cours du pont sur le fleuve Logone entre Yagoua au Cameroun et Bongor au Tchad et ses accès et la construction amorcée de 14 postes de péage automatique sur plusieurs axes routiers dont la Nationale 3 qui porte la quasi-totalité des transports et transit dans la sous-région CEMAC. Les échanges avec les entreprises françaises vont se poursuivre dans les jours à venir, pour aboutir à coup sûr, à la réalisation de projets routiers.

Source : Défis Actuels n°772 du jeudi 1er au 5 juin 2023

Lions indomptables : La liste de Rigobert Song sans Vincent Aboubakar

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Le manager sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun, Rigobert Song, a rendu publique une liste de 22 joueurs, en perspective au match amical du 10 juin prochain face au Mexique. Dans cette liste, on note plusieurs surprises, notamment l’absence du capitaine Vincent Aboubakar, d’Éric Maxim Choupo-Moting, et aussi de Franck Zambo Anguissa.

L’on note par ailleurs les retours de Fabrice Ondoa, de Stéphane Bahoken, ou encore de Jean Junior Onana

 RSE : la SABC encore en tête

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 Pour la cinquième année consécutive, le groupe figure en tête dans le top 10 en termes de meilleures pratiques RSE au Cameroun.

La  Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC) conforte son leadership en matière de RSE au Cameroun. L’entreprise trône de nouveau  dans  le classement des entreprises les plus responsables en 2022.   Elle vient encore de remporter la palme d’or dans le cadre de la onzième étude A/M sur la perception de la pratique de la RSE au Cameroun. L’enquête a été menée auprès d’un peu plus de 3000 Personnes réparties dans les chefs-lieux des 10 régions du pays.  Ces enquêtées dont  plus de 2500 ont des niveaux d’études universitaires ont noté 100 entreprises retenues,  dans les domaines déterminés par l’étude. Il s’agit de six axes: la santé, l’éthique,  la gouvernance, l’éducation,  l’environnement et le développement communautaire.

Les travaux ont été conduits par le Dr Nyemb Ntoogue et le professeur Giles Etoundi Eloundou de l’université de Douala. Les entreprises sont notées sur une échelle de 0 à 1. L’entreprise qui a un indice plus proche de 1 étant la plus socialement responsable.

Les résultats publiés le 30 mai dernier à Douala révèlent une performance de la SABC  dans le top 10 marquée par une note de 5,61 points soit 0,280. Le groupe est suivi par Ecobank. La troisième place est occupée par Cimencam puis, Orange, Mtn, Dangote, Afriland First Bank, UCB, Hysacam, Total et Seigneurie en dernière position. Professeur Giles Etoundi Eloundou reprécise la dimension sociétale qui était recherchée. « La responsabilité sociétale des entreprises est cette dynamique qui amène les entreprises et les opérateurs agents économiques à prendre conscience du fait que toute action qu’ils mènent a un impact significatif sur le reste du monde, impact qu’il faut prendre en compte dans l’activité pour éviter les conséquences néfastes dans l’avenir », indique –t-il.

C’est la sixième fois que le groupe SABC occupe la première place dans ce classement, et  c’est pour  la cinquième fois consécutive. Pour Vanessa Nana, chef service RSE à la SABC,  la force de la stratégie RSE du groupe se situe autour du slogan « Vous êtes au cœur de notre vie ».  «  On dit que la vraie magie c’est le travail.  Aux Boissons du Cameroun dès le début d’année nous avons le programme de ce que nous allons faire tout au long de l’année en termes de la RSE. Et notre stratégie repose sur tous les  six axes de la RSE et plus récemment nous avons mis en place le programme entrepreneuriat qui s’adresse aux jeunes diplômés des grandes écoles  qui espèrent être embauchés. On leur demande de monter des projets  et on les accompagne dans leurs projets», explique Vanessa Nana.

Cette stratégie RSE se décline en cinq principaux axes : l’éducation,  la santé, l’environnement,  les sports, les arts et la culture.

 Les actions sur le terrain sont multiples. On peut recenser la construction de  forages, l’assainissement de drains ; la remise de  bourses scolaires aux meilleurs élèves ;  campagnes de reboisement dans le Septentrion et l’Ouest ; don de médicaments et consommables médicaux  ; sensibilisation de plus 10 000 élèves à l’hygiène et salubrité en milieu scolaire ; sensibilisation des jeunes à la non consommation de l’alcool et de drogue etc. C’est en moyenne 3 milliards de FCFA qui sont injectés chaque année par l’entreprise dans la RSE.

Le Feicom et la Chambre d’Agriculture s’unissent pour le développement agropastoral

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La Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des Forêts du Cameroun (Capef) et le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom) ont décidé de mutualiser leurs forces pour soutenir les producteurs.les deux institutions ont récemment signé une convention cadre de partenariat à Yaoundé. Paul Martin Mindjos Momeny, président de la Capef et Philippe Camille Akoa, directeur général du Feicom, sont les co-signataires de ce document qui vise une mutualisation financière et technique dans le secteur agropastoral.

Les deux parties ont également pris des engagements pour la recherche de financements de façon conjointe auprès des bailleurs de fonds. « Nous venons de signer une importante convention cadre de partenariat pour mutualiser nos efforts afin d’apporter des solutions aux préoccupations des producteurs avec les collectivités locales décentralisées notamment les communes et les régions. Il s’agit effectivement d’identifier des projets définis dans le cadre du transfert des compétences de l’État vers les communes des projets qui peuvent impacter positivement l’activité quotidienne de nos membres et ressortissants », a expliqué le président de la Capef. Signalons que la principale mission du Fonds est de contribuer au développement harmonieux de toutes les Collectivités territoriales décentralisées sur la base de la solidarité nationale et de l’équilibre inter-régional et intercommunal, en liaison avec les administrations concernées.

À ce titre, le Feicom centralise et procède à la redistribution des impôts et taxes régionaux soumis à péréquation, ainsi que des Centimes additionnels communaux et autres impôts communaux et régionaux soumis à péréquation, conformément à la réglementation en vigueur ; Met à la disposition des régions, des communes, des syndicats de communes et des communautés urbaines bénéficiaires, les quotes-parts correspondantes de la Dotation générale de la décentralisation arrêtée par le gouvernement ; Procède au paiement de la rémunération des présidents et membres des bureaux des conseils régionaux, ainsi que des magistrats municipaux ; enfin, participe aux opérations financières visant à promouvoir le développement économique local, en liaison avec les autres administrations et structures concernées, notamment: la mobilisation des ressources nationales et internationales ainsi que l’intermédiation financière dans la recherche et la gestion des ressources provenant de la coopération décentralisée, en faveur des collectivités territoriales décentralisées.

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