mercredi, avril 1, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 270

CAN U23 : Les Lions indomptables tenus en échec par leurs cadets juniors

0
Les deux sélections en stage à Mbankomo (Ph David Eyengue)

En match d’évaluation de leur première semaine de stage, les Lions indomptables espoirs ont été tenus en échec ce 6 juin 2023 par leurs cadets de moins de vingt ans (0-0). Ainsi, les poulains de Guy Feutchine qui préparent la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de leur catégorie, n’ont pas pu venir à bout de leurs cadets. Mais pour le staff technique, il semble que le score du match n’est pas le plus important. Mais déjà, selon Marc Chouamo, journaliste à la chaîne de télévision Canal 2 international, l’entraîneur en chef a fait appel à Enzo Tchato (défenseur Montpellier) et Ben Elliott Njongoué (milieu de terrain/U21 Chelsea), deux jeunes joueurs convoqués avec la sélection A pour le compte du match amical contre le Mexique ce 10 juin pour renforcer son dispositif défensif.

La CAN U23 est qualificative pour les Jeux olympiques Paris 2024. En ce qui concerne l’Afrique, elle produira trois équipes directement, la quatrième devra jouer les barrages intercontinentaux. Après avoir échoué à se qualifier pour la CAN, la sélection du Cameroun a été repêchée suite à la disqualification du Gabon coupable d’une faute administrative sur un de ses joueurs ; en l’occurrence Floriss Djave qui a une double identité. Les Lions indomptables U23 sont rentrés en compétition qualificative en octobre 2022, au second tour des éliminatoires. L’Angola est passé à la trappe (3-2/0-0) respectivement à Luanda et à Yaoundé ; puis le Gabon a neutralisé les poulains de Guy Feutchine : un nul sur les deux rencontres à Franceville (0-1) et à Yaoundé (0-1), et la séance de tirs aux buts favorable aux Gabonais (4-5).

Eneo se félicite d’un premier trimestre sans délestage dans le septentrion grâce à ses centrales solaires

0

Le fait est assez rare pour être souligné. De l’électricité en quantité relativement suffisante pour pallier peu ou prou les délestages dans le septentrion. L’entreprise Energy of Cameroon (Eneo) s’en félicite d’ailleurs, et indique dans une note d’information publiée récemment sur son site, que les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-nord, ont vécu le premier trimestre 2023 sans subir de délestage. Ce phénomène était jadis lié à un déficit de production du barrage hydroélectrique de Lagdo, en raison de l’étiage du fleuve Benoué.

Le barrage est désormais mieux alimenté en eau avec des réserves issues de la bonne hydraulicité de l’année 2022. Et depuis août de l’année dernière, l’équilibre entre l’offre et la demande est relativement assuré d’après le concessionnaire du service public en charge de la production et de la distribution de l’énergie électrique.

LIRE AUSSI : Énergie solaire : La fin de l’installation de la centrale de Maroua annoncée en juillet 2023*

« Pour la première fois depuis plus de 3 ans, le premier trimestre s’est déroulé sans délestage pour cause de déficit de production dans le Grand Nord du pays. Cet équilibre entre l’offre et la demande dure même depuis août 2022, date de fin de la saison pluvieuse qui aura été marquée, différemment du passé, par de très fortes précipitations sur le bassin versant de la Bénoué, remplissant à hauteur bien suffisante le barrage de Lagdo », indique Eneo.

La fin des rationnements dans le Grand nord s’explique surtout par l’entrée en service des centrales solaires construite par Eneo avec l’assistance technique de l’opérateur norvégien SCATEC. Il s’agit concrètement de l’injection supplémentaire de 8MW dans le Réseau interconnecté Nord (RIN), depuis les centrales de Guider et de Maroua, portant leur capacité totale à 23MW ; et de l’injection dans le réseau de l’électricité produite dans les centrales thermiques.

LIRE AUSSI : Electricité : Eneo annonce avoir connecté plus de 200 000 ménages en un an

Il est important de relever que la mise en place des centrales solaires d’Eneo constituait l’une des solutions majeures au déficit de production de l’électricité dans le septentrion.

Marchés publics : qui fait quoi ? Et comment ?

0

En effet, bien présent au quotidien, et rythmant la vie des habitants, les marchés publics, sont sources de fantasmes divers du fait de leur grave méconnaissance par les populations. Ce qui a pour principale conséquence de graves confusions, quant aux responsabilités véritables des différents acteurs. Confusions qui sont évidement aggravées par des manipulations de tous ordres.

Les marchés publics, « propriétés » des maîtres d’ouvrage

Les confusions commencent tout d’abord par la notion de « marché public » au sens propre du terme, et qui désigne plus exactement comme le précise Paul Réné Jouonang, dans son ouvrage « Introduction au droit des marchés publics du Cameroun » : «  un contrat écrit par lequel une personne physique ou morale de droit public ou privé, en vue de satisfaire un besoin de l’Etat, d’une collectivité territoriale décentralisée, d’un établissement public ou d’une entreprise publique, s’engage soit à réaliser des travaux, soit à fournir des biens ou des services, dans un délai déterminé et moyennant une rémunération dont le montant arrêté est supérieur au bon de commande ».

Etant entendu que le bon de commande concerne les prestations dont le montant global est compris entre cinq et cinquante millions, il est qu’au sens strict, les fameux « 4.9 », c’est-à-dire les prestations en deçà de cinq millions ne sont pas marchés publics au sens propre et véritable du terme.

Pour ce qui est alors des marchés à proprement parlé, ils sont en quelque sorte la « propriété » des maîtres d’ouvrage, qui sont des personnes physiques placées à la tête des départements ministériels ou assimilés, des exécutifs des collectivités territoriales décentralisées, ou des établissements publics, bénéficiaires des prestations prévues dans le marché.

Les marchés publics sont en effet considérés comme étant leur « propriété » du fait que ce sont eux qui sont tout d’abord au tout début des marchés publics, car ce sont eux qui procèdent aux tout d’abord à l’estimation des besoins de l’administration notamment en termes de consistances et de spécifications, ainsi qu’à la réalisation des études préalables, portant entre autres sur les normes applicables, les clauses sociales et environnementales et les allotissements éventuels.

Le tout visant la maturation qui est le processus au cours duquel une idée de projet est développée sur la base des études appropriées, de manière à pouvoir exprimer le plus exactement possible, les besoins permettant d’atteindre sa réalisation. Elle consiste à préparer tous les éléments permettant la prise en compte de tous les aspects administratifs, techniques, financiers, socioéconomiques et environnementaux liés aux projets. C’est à la suite de cette maturation que le marché peut, en principe, faire l’objet d’une inscription budgétaire.

Une fois ces mesures préalables effectuées, c’est toujours le maitre d’ouvrage qui procède à l’élaboration du projet de plan de passation et d’exécution des marchés, qui s’assure de la disponibilité du financement, qui effectue la préparation des dossiers de consultation, procède au lancement des consultations, à l’attribution des marchés, à la signature et de la notification des marchés, à la résiliation des marchés publics le cas échéant, et à la transmission des rapports périodiques relatifs à la passation et à l’exécution des marchés au Ministère chargé des marchés publics et à l’organe chargé de la régulation des marchés publics.

A côté des maîtres d’ouvrage, l’on a les maîtres d’ouvrage délégués qui sont les Gouverneurs de Région, les Préfets des Départements, les Chefs de missions diplomatiques à l’étranger, les Délégués Régionaux, les Délégués Départementaux, les responsables des Centrales d’achat de mise à disposition pour les commandes groupées et les achats centralisés, ainsi que les Chefs de Cellule des projets bénéficiant d’un financement extérieur.

A ceux-ci, le maître d’ouvrage peut confier en son nom et pour son compte, tout ou partie des attributions suivantes : la définition des conditions administratives et techniques selon lesquelles le projet concerné sera exécuté ; la réception des offres ; l’organisation et la conduite de la procédure de passation des marchés jusqu’à sa signature ; la gestion des marchés passés au nom et pour le compte du maître d’ouvrage ; les paiements aux titulaires des marchés ; la réception du projet ; ou encore l’accomplissement de tous les actes afférents à toutes ces attributions.

Mais dans la réalité et de manière opérationnelle, le maître d’ouvrage est assisté en matière de marchés publics par la Structure interne de gestion administrative des marchés publics (SIGAM) qui est la véritable cheville ouvrière, la bureaucratie spécialisée et consacrée, en matière de marchés publics au sein de l’administration, de l’institution ou de la structure, concernée. En fait, c’est la SIGAM qui est chargée de procéder concrètement à la maturation des projets ; l’élaboration des plans de passation des marchés et de leur suivi ; l’élaboration des projets de dossiers de consultation en relation avec les services techniques du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’ouvrage Délégué concerné ; la réception des offres ; la finalisation des projets de marchés et d’avenants avant souscription ; la préparation des notes de présentation des projets ; l’archivage des documents ; la transmission des documents générés lors de la passation et de l’exécution des marchés publics ; et la rédaction des rapports trimestriel, semestriel et annuel sur la passation et l’exécution des marchés.

De manière générale, c’est le SIGAM qui prépare tous les projets de documents à signer par le maître d’ouvrage dans le cadre du marché, notamment les communiqués, les notifications, les décisions et publications diverses.

La surpuissance du ministère des marchés publics

L’organigramme du gouvernement de la République a été marqué par entre autres le retour du Ministère des marchés publics, qui a été institué pour la première fois le 25 aout 1984, avant d’être remplacé le 8 novembre 1988 par la Direction générale des grands travaux du Cameroun, qui elle-même a été dissoute le 9 juin 1995.

Et le moins que l’on puisse dire est que depuis 2012, la nouvelle structuration du champ des marchés publics au Cameroun consacre la surpuissance, voire la toute-puissance de ce « nouveau-ancien » ministère.

Celle-ci se manifeste tout d’abord par sa capacité en matière de passation « directe » des marchés publics. En effet, si dans le principe les marchés publics sont la « propriété » des maîtres d’ouvrages et autres maîtres d’ouvrage délégués, ceux-ci ne sont en réalité « compétents » que pour les marchés relevant de la lettre de commande, c’est-à-dire, pour les marchés de moins de 50 millions.

En effet, selon l’article 29 du décret du 20 juin 2018 portant code des marchés publics, « le Ministre chargé des marchés publics lance les appels d’offres et attribue, sur proposition de la Commission de Passation des Marchés compétente, les marchés dont les montants sont égaux ou supérieurs à : cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA pour les routes ; cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA pour les autres infrastructures ; deux cent millions (200 000 000) de francs CFA pour les bâtiments et équipements collectifs ; cent millions (100 000 000) de francs CFA pour les approvisionnements généraux ;   cinquante millions (50 000 000) de francs CFA pour les services et prestations intellectuelles ;  cinquante millions (50 000 000) de francs CFA pour les marchés des services centraux des
départements ministériels. 
».       En somme, tous les « grands » marchés « juteux » relèvent du Ministère des marchés publics.         

Bien plus encore, pour ne serait-ce que lancer l’appel d’offre, procéder à l’attribution des marchés, et même signer le projet de marché, le maître d’ouvrage est tenu dans bien de cas de ses référer aux commissions centrales de contrôle des marchés, qui sont logées au Ministère des marchés publics et qui sont chargées du contrôle a priori des procédures de passation des marchés publics relevant de leurs compétences initiées par les Maîtres d’Ouvrage ou les Maîtres d’Ouvrage Délégués. Elles comprennent : la Commission Centrale de Contrôle des Marchés des travaux routiers qui est compétente pour les consultations pour lesquelles le montant cumulé des lots est supérieur ou égal à cinq (5) milliards de FCFA, ainsi que pour les marchés passés suivant la procédure du gré à gré du même seuil ; la Commission Centrale de Contrôle des Marchés des autres infrastructures qui est compétente pour les consultations pour lesquelles le montant cumulé des lots est supérieur ou égal à un (1) milliard de FCFA, ainsi que pour les marchés passés suivant la procédure du gré à gré du même seuil ; la Commission Centrale de Contrôle des Marchés des travaux de bâtiments et des équipements collectifs qui est compétente pour les consultations pour lesquelles le montant cumulé des lots est supérieur ou égal à cinq cent (500) millions de FCFA ainsi que pour les marchés passés suivant la procédure du gré à gré du même seuil ; la Commission Centrale de Contrôle des Marchés des approvisionnements généraux qui est compétente pour les consultations pour lesquelles le montant cumulé des lots est supérieur ou égal à deux cent cinquante (250) millions de FCFA ainsi que pour les marchés passés suivant la procédure du gré à gré du même seuil ; et la Commission Centrale de Contrôle des Marchés de services et de prestations intellectuelles qui est saisie pour les consultations pour lesquelles le montant cumulé des lots est supérieur ou égal à cent (100) millions de FCFA, ainsi que pour les marchés passés suivant la procédure du gré à gré du même seuil.

Ces commissions émettent sur chaque dossier relevant de leur compétence,  soit un avis favorable, dans ce cas, et le maître d’ouvrage ou le maître d’ouvrage délégué poursuit la procédure engagée ; soit un avis favorable assorti de réserves, auquel cas le maître d’Ouvrage ou le maître d’ouvrage délégué est tenu de corriger les points ayant suscité les réserves avant de poursuivre la procédure ; soit un avis défavorable, et le maître d’ouvrage ou le maître d’ouvrage délégué ne peut poursuivre la procédure engagée.

Mais, s’il est une instance qui consacre la mainmise du Ministère des marchés publics sur les procédures de passation des marchés publics, c’est bien les fameuses commissions de passation des marchés publics, qui sont créées par ledit Ministère et placées auprès des maîtres d’ouvrage ou des maîtres d’ouvrage délégués.

Tout d’abord, il existe des Commissions Centrales de Passation des Marchés placés auprès du Ministre chargé des marchés publics pour la passation des marchés initiés par les maîtres d’ouvrage ou les maîtres d’ouvrage délégués et dont les montants sont égaux ou supérieurs à : cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA pour les routes ; cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA pour les autres infrastructures ; deux cent millions (200 000 000) de francs CFA pour les bâtiments et équipements collectifs ; cent millions (100 000 000) de francs CFA pour les approvisionnements généraux ;  cinquante millions (50 000 000) de francs CFA pour les services et prestations intellectuelles. En plus de cela, elles sont compétentes pour les marchés des services centraux des départements ministériels dont les montants sont égaux ou supérieurs à cinquante (50) millions de francs CFA.

Ensuite, au sein de chaque ministère, gouvernorat, préfecture, établissement public, société publique parapublique, mission diplomatique, projet, collectivité territoriale décentralisée, et même des personnes morales de droit privé agissant pour le compte de l’Etat et ses démembrements, il existe une commission de passation des marchés publics. Véritable hydre incontournable, ce bras séculier du Ministère des marchés publics, qu’il soit au niveau ministériel, régional, départemental ou interne, est chargé globalement de veiller au respect de la règlementation et garantissent, notamment les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures de passation des Marchés Publics.

A cet effet, et plus concrètement, elles : examinent et émettent un avis technique sur les projets de dossiers d’appel d’offres ainsi que les demandes de cotation préparée par les maîtres d’ouvrage ou les maîtres d’ouvrage délégués ; organisent les séances d’ouverture des plis ; proposent l’attribution des marchés au Ministre chargé des Marchés Publics ou à l’Autorité compétente ; examinent et émettent un avis technique sur les projets de marchés et d’avenants qui leur sont soumis.

Même lorsque les marchés sont passé de gré à gré, et contrairement à ce qui est communément répandu dans l’opinion publique, les maîtres d’ouvrage et maîtres d’ouvrage délégués n’échappent au contrôle de ces commissions de passation de marchés. Bien au contraire, le contrôle est plutôt renforcé. Car, non seulement le recours au gré à gré doit être expressément autorisé par le Ministre des marchés publics, et dans des cas bien spécifiés et bien délimités par l’article 109 du code des marchés publics, la commission de passation des marchés intervient au niveau de l’ouverture et l’examen des offres, ainsi que de la proposition d’attribution, lorsqu’il est imposé au maître d’ouvrage la consultation d’au moins trois prestataires potentiels qui transmettent leurs offres, comme dispose l’article 109 (b) du code des marchés. Dans tous les cas, article 109 a et b, c’est la commission de passation de marchés qui valide le projet du marché après consultation opéré par le maître d’ouvrage.

Ainsi, loin d’être de simples organes consultatifs comme on pourrait être tenté de le penser, les commissions de passation de marchés sont de véritables instances coercitives. Car, lorsque le Ministre chargé des marchés publics ou le Chef de la structure concernée n’approuve pas la proposition, il est tenu de demander un nouvel examen du dossier par la commission en mentionnant ses réserves, dans un délai de trois (3) jours, à compter de la date de réception de la proposition de la commission concernée.         
Après réexamen, le président de la commission de passation des marchés porte à la
connaissance du Ministre chargé des marchés publics ou du chef de la structure concernée, selon les seuils de compétence, les résultats de la nouvelle délibération.
Si le désaccord persiste en phase d’adoption du dossier d’appel d’offres ou d’examen du projet de marché ou d’avenant, le Ministre chargé des marchés publics ou le chef de la structure concernée engage sa responsabilité et lance l’appel d’offres ou signe le marché ou l’avenant. Dans ce cas, la Commission de Passation des Marchés mentionne ses réserves dans les procès- verbaux de séance, à chaque étape de la procédure.

Mais si ce désaccord intervient en phase d’attribution, le Ministre chargé des marchés publics attribue le marché, pour les marchés relevant des commissions centrales. Et pour la procédure qui relève de la compétence des commissions ministérielles, internes ou locales de passation des marchés, le chef de la structure concernée se dessaisit du dossier qui est soumis, à la diligence du Président de la Commission, à l’arbitrage du Ministre chargé des marchés publics.

Par ailleurs, même en cas de recours portant sur l’attribution d’un marché public, c’est toujours le Ministère des marchés publics qui a la haute main.  En effet, tout soumissionnaire qui s’estime lésé dans la procédure de passation d’un marché public peut introduire une requête auprès du Ministre chargé des Marchés publics, avec copie à l’organisme chargé de la régulation. Le requérant adresse également une copie de ladite requête au chef de la structure auprès de laquelle est placée la commission de passation concernée.          A la suite de quoi, le Ministre chargé des marchés publics instruit la requête et tranche dans un délai de trente (30) jours. Il peut pour cela requérir l’avis technique préalable de l’organisme chargé de la régulation.

Le rôle très résiduel du Ministre des finances dans les marchés publics

Dans tout le processus des marchés publics, du début à la fin, le Ministère des finances intervient uniquement à deux principaux niveaux : le contrôle financier et le paiement.  Etant entendu que les services de comptabilité matières ont été pratiquement réduits à néants par la « Réforme Essimi Menye », qui est de l’avis de tous la source principale de la floraison des marchés fictifs de nos jours.

S’agissant des contrôles financiers, qui sont placés auprès des maîtres d’ouvrage ou des maîtres d’ouvrage délégués, et qui dépendent de la Direction générale du budget, ils sont juste chargés de veiller à la régularité et la légalité des engagements juridiques et comptables, et surtout à disponibilité des financements ou tout au moins l’inscription budgétaire des dépenses projetées. Ceci conformément au décret du 3 février 1997 fixant les attributions et l’organisation des contrôle financiers.

Pour ce qui est des paiements des marchés publics, une fois que le prestataire a terminé la réalisation du « projet » ou atteint le niveau fixé pour les décomptes, il prépare une liasse documentaire justifiant l’effectivité des services faits, ainsi que la conformité de sa situation avec la réglementation en vigueur, qu’il va déposer auprès de la structure du maître d’ouvrage qui lui a attribué le marché. Ce sont les services du maître d’ouvrage qui vont acheminer cette laisse aux services finances, aux fins de paiement, au nom du principe de l’unicité de la caisse.

Une fois dans les services des finances, la liasse est déposée à la Direction générale du trésor, qui s’assure de la disponibilité des fonds ; étant entendu qu’une dépense peut être inscrite dans le budget, mais les fonds ne sont pas effectivement disponibles.

Au cas où les fonds sont effectivement disponibles, le dossier du prestataire est transmis à l’Agence comptable centrale de la trésorerie (ACCT) qui procède au transfert des fonds dans le compte bancaire dudit prestataire, eu égard au fait qu’il est interdit de payer les marchés publics en cash.

Mieux encore, il a été créé auprès de certains ministères des paieries spécialisées pour faciliter ces procédures et surtout les paiements, qui sont ainsi décentralisés.

Dans de le cas échéant où les fonds ne sont pas disponibles, la prestation est reversée dans la dette intérieure de l’Etat du Cameroun, pour un paiement ultérieur.

De toutes les façons, et quel qu’en soit le cas, et contrairement à une idée bien répandue dans l’opinion publique, ce n’est pas le Ministre des finances qui se lève tous les matins, pour distribuer des prébendes au copains et coquins, via les marchés publics, sur lesquels il n’a aucune mainmise. Ce d’autant plus que les administrations de son Ministère qui sont impliquées bénéficient d’une très large autonomie, qu’elles sont souvent prêtes à défendre par tous les moyens, comme le démontrent les passes d’armes récurrentes récentes entre l’ancien Directeur Général des impôts, Modeste Mopa, et le Ministre des finances, Louis Paul Motaze.

Les marchés spéciaux : des marchés attribués par le SG/PR sur autorisation expresse du Président de la République

Il existe une catégorie bien particulière des marchés publics : les marchés spéciaux. Et au sens de l’article 71 du décret du 20 juin 2018 portant code des marchés publics, « les marchés spéciaux sont des marchés publics qui ne répondent pas, pour tout ou partie, aux dispositions relatives aux marchés sur appel d’offres ou aux marchés de gré à gré. Ils comprennent essentiellement les marchés relatifs à la défense nationale, à la sécurité et aux intérêts stratégiques de l’Etat. ». 

Ces marchés spéciaux concernent les acquisitions d’équipements, de fournitures ou de prestations directement liées à la défense nationale, à la sécurité, et les marchés pour lesquels les intérêts stratégiques de l’Etat sont en jeu. 
Pour cela, ils comportent des clauses secrètes pour des raisons de sécurité et d’intérêts stratégiques de l’Etat, et échappent de ce fait à l’examen de toute commission des marchés publics prévue par le code des marchés publics, et ne sont passés qu’après autorisation préalable du Président de la République.

Pour gérer et attribuer les marchés spéciaux, il a été créé par décret présidentiel du 22 janvier 1988, une Commission permanente des marchés de défense et de Sécurité. Celle-ci est habilitée à donner son avis sur les marchés passés par les Administrations chargées des problèmes de Défense et de sécurité.

La Commission Permanente des Marchés de défense et de Sécurité est composée des membres permanents suivants : 
-	le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Président ;	
-	une personnalité désignée par le Président de la République, Vice - Président ;
-	le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense ou son représentant ;
-	le Directeur Général des Grands Travaux ;
-	le Délégué Général à la Sûreté Nationale ou son représentant ;
-	le Secrétaire d'Etat à la Défense ou son représentant ;
-	le Chef d'Etat-Major des Armées ou son représentant ;
-	le Chef d'État-Major Particulier du Président de la République ou son représentant

En plus de ces membres permanents, un ou plusieurs représentants du service technique, auteur des études, tout expert ou technicien dont l'avis est requis, peuvent assister aux travaux de la Commission avec voix consultative.
Bien plus encore, le Ministre délégué à la présidence chargé de la défense désigne, parmi les Officiers en activité, le Secrétaire de la Commission. Le Délégué général à la sûreté nationale peut également être invité à désigner un haut fonctionnaire des cadres de la Sûreté Nationale pour assumer ces mêmes fonctions.
Les membres de la Commission permanente des marchés de défense et de sécurité et le Secrétaire de ladite Commission, perçoive une indemnité dont le taux est fixé par un arrêté du Président de la république.

La Commission permanente des marchés de défense et de sécurité se réunit sur convocation de son président en tant que de besoin, et ne peut valablement délibérer qu'en présence des cinq au moins de ses membres permanents. Les décisions sont prises à la majorité des voix, et en cas de partage, celle du président est prépondérante.

Après examen par la Commission permanente des marchés, de défense et de sécurité, le marché est visé par l'autorité bénéficiaire des prestations et signé par le Secrétaire Général de la Présidence de la République.

Cependant, en ce qui concerne le Ministère de la défense, la passation, d'un Marché de Défense et de Sécurité n'est obligatoire que lorsque le coût de l'opération est supérieur à cent cinquante millions de francs.

Source : Défis Actuels n°773 du lundi 5 au 7 juin 2023

DU MEME AUTEUR :

Par Moussa Njoya, Politologue: les anglophones ne sont pas les « ambazoniens » !

Par Moussa Njoya,Cameroun-Etats-Unis : entre méfiance et défiance !

Portrait : Adamou Ndam Njoya et ses trois ‘’opposants’’ de toujours

Les chefs traditionnels doivent-ils faire la politique ?

Les mécanismes institutionnels de la vacance du pouvoir présidentiel au Cameroun

Partis politiques : pas de démocratie sans démocrates !

Affront de Macron : les raisons structurelles et personnelles de la pusillanimité des autorités camerounaises

Dialogue national : les clés du succès

Anglophones are not “Ambazonians”!

Nominations aux hautes fonctions : la cour des miracles !

Discours haineux et tribalisme : Le RDPC condamne des coupables non « désignés »

0
Jean-Nkuete-en guerre contre les discours haineux et la stigmatisation tribale (Ph RDPC)

Dans un communiqué rendu public, le secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) « condamne avec la dernière énergie tout ce qui dans les propos comme dans les actions, notamment lors des prises de parole en public, tend à semer les graines de la division et de la désunion, par l’instrumentalisation des communautés et l’exploitation malveillante des difficultés auxquelles notre pays ne cesse d’être confronté, comme c’est le cas du reste de tous les pays d’Afrique et du monde ». Sans citer de noms, Jean Nkuété estime que « le développement [de ces agissements] est de plus en plus perceptible dans l’espace public». Pour le patron du Comité central du parti au pouvoir, « il s’agit fondamentalement d’agissements des ennemis de la République, manipulés par des forces obscures intérieures et extérieures dont l’objectif principal est de mettre à mal la stabilité des institutions et d’instiller subtilement le venin des troubles sociaux dans notre pays, à l’aune d’importantes échéances électorales de 2025».

A cet effet, Jean Nkuété invite ses camarades du parti, « à ne pas se laisser distraire par ces discours haineux, dangereux et démobilisateurs propagés sur les réseau sociaux, à la radio, à la télévision et dans les journaux ». D’autant plus que ces discours « tendent à minimiser l’impact des contraintes internationales sur l’environnement national, discréditer les formidables actions du gouvernement qui permettent à notre pays de faire face avec fierté, de faire preuve de résilience et d’assurer chaque jour davantage des conditions de vie meilleures aux populations » ; et surtout à « opposer les communautés les unes contre les autres dans une démarche délibérée de déconstruction du vivre-ensemble et de la solidarité nationale».

Alors le patron de l’administration du RDPC, « en appelle aux responsables locaux du parti (…), à tous les élus du parti (…), afin qu’ils renforcent localement les actions de sensibilisation des militants et des militantes sur les vertus et les exigences du vivre-ensemble, de la paix, de l’unité nationale, de la stabilité, du respect mutuel et des idéaux du Parti, tout en veillant en liaison avec les autorités administratives, à dénoncer et à combattre les velléités de discours et comportements haineux et anti-communautaires, notamment en exploitant judicieusement les dispositions législatives et réglementaires sur le erspect d’autrui », lance-t-il. Mieux, l’homme « demande [à ses camarades] d’appuyer sans réserve les mesures gouvernementales de lutte contre les discours de haine et les comportements tribalistes, tant il est vrai que depuis plus d’une dizaine d’années, sous la haute impulsion du président national, à travers son fonctionnement et son organisation et ses activités quotidiennes, le RDPC est résolument engagé dans la bataille pour le vivre-ensemble dans la paix, la stabilité, la solidarité et la promotion de la diversité positive ».

Le patron politique du parti au pouvoir aborde ainsi un sujet délicat pour lequel son parti est soupçonné par certains acteurs de la scène politique nationale, de faire le lit de ces maux qui brisent la cohésion sociale nationale, sans véritablement s’essayer à un exercice de désignation claire des « coupables ».

Edéa : 50 PME à incuber à la pépinière nationale pilote d’entreprises

0

Les structures doivent avoir une existence légale de 02 à 05 ans et exercer prioritairement dans les secteurs définis par le gouvernement.

« Le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat informe les acteurs de l’écosystème entrepreneurial résidant au Cameroun, qu’il est lancé à leur intention, un appel à candidature pour l’admission de 50 PME au programme  d’accélération de la Pépinière Nationale Pilote d’Entreprises d’Edéa, en vue d’un changement d’échelle » peut-on lire dans le communiqué de Achille Bassilekin III, (Minpmeesa).

En effet, les entreprises retenues suivront un programme d’accélération en alternance axé sur l’innovation technologique et/ou organisationnelle, d’une durée de 20 semaines. Le communiqué du ministre précise que les Petites et moyennes entreprises (PME) intéressées ont jusqu’au 16 juin 2023 (15H 30 précises) pour le dépôt des candidatures.

Critères

Entre autres critères de sélection, le postulant doit être titulaire d’au moins le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ou d’un diplôme équivalent ou justifier d’une Validation des acquis d’expérience (VAE). Il faudra faire preuve de dynamisme, de forte motivation, d’agilité et d’abnégation et surtout être disposé à suivre les cours en présentiel à la Pépinière nationale pilote d’entreprises (PNPE) située à Edéa, département de la Sanaga Maritime, région du Littoral.

Être disposé à s’impliquer personnellement au programme d’accélération ; savoir lire et écrire au moins une des deux langues officielles ; et être âgé d’au moins 18 ans en janvier 2023. Comme critères préférentiels, les postulants doivent d’abord être passés par un incubateur agrée par le Minpmeesa. Être une femme et enfin  disposer d’un ordinateur portable et être inscrite au fichier national des PME.

Les entreprises doivent avoir une existence légale de 02 à 05 ans et exercer prioritairement dans les secteurs suivants : Agro-industrie (transformation des produits agricoles et mécanisation), bois et produits forestiers non ligneux (bambou, rotin et paille) et coton-cuir-textile. Il est également recommandé aux entreprises d’avoir un historique de ventes de produits/services des deux dernières années et de disposer des états financiers des deux dernières années.

RSE : Ecobank et Afriland First bank dans le top 10

0

Sur plus de 16 banques actives au Cameroun, moins de la moitié figurent dans la liste des entreprises affichant les meilleures pratiques RSE. C’est ce que révèlent les résultats de la onzième étude A/M sur la perception des actions de la RSE au Cameroun. Mais on note de bonnes places arrogées par deux établissements de crédit dans le top 10 des entreprises socialement responsables : Ecobank Cameroun, deuxième dans le classement et Afriland First Bank, en 7 eme position. Ecobank en l’occurrence bouscule le groupe SABC premier dans le classement avec un point d’écart d’à peine 0,6.

Globalement, on note une forte progression de la perception des actions RSE d’Ecobank sur le terrain comparé aux années précédentes. Dans plusieurs domaines d’évaluation, la filiale locale de la banque panafricaine devance le mastodonte SABC, cinq fois couronné. Sur l’axe éducation, Ecobank est en tête avec une note de 5,242 points. Soit un écart de plus de 0,182 point avec la SABC qui arrive en seconde position.

LIRE AUSSI : crédit bail: Afriland aux côtés des transporteurs

Il en est de même pour la gouvernance où on enregistre une performance évaluée à plus de 5,957 points pour Ecobank. La banque est une fois de plus au-dessus du groupe SABC qui vient en seconde position. En septième position au classement, Afriland est la deuxième banque qui figure dans le top 10 de l’étude. Elle arrive avec un indice de 0,241. Son classement est surtout poussé par une bonne performance dans le domaine de la santé où elle enregistre plus de 5,50 points. Une meilleure performance par rapport aux autres axes d’intervention comme l’éducation ou la gouvernance où elle se retrouve parfois au-delà de la dixième place.

Globalement, cette étude qui évalue les actions des entreprises en 2022 affiche une faible présence des établissements de crédits. Seules quelques banques ont été sélectionnées mais sont à la traine, notamment, UBA, la BICEC, la banque des PME et BGFI. Cette dernière a par ailleurs marqué le classement occupant une bonne place dans l’axe éthique. BGFI a été classée deuxième dans cette rubrique derrière la SABC avec un écart de 0,059 point. Ce sont au total 100 entreprises et leurs pratiques qui étaient évaluées dans six domaines : la santé, l’éducation, l’environnement, le développement communautaire, l’éthique et la gouvernance. La méthodologie d’évaluation repose en premier lieu sur une revue de la littérature sur la base de plusieurs variables.

LIRE AUSSI : Marché financier. Ecobank Asset Management lance un nouveau produit

En deuxième lieu, un avis des experts sur les questions de RSE, des dirigeants d’entreprise et des leaders d’organisations de la société civile dont les associations de consommateurs. Ce qui permet de dégager des variables et un questionnaire qui a été soumis à 3010 personnes. Ces personnes relèvent de 13 Catégories socio professionnelles, réparties dans les chefs-lieux des 10 régions du pays.

Discours haineux et tribalisme : la fatwa de Bapooh Lipot contre les ennemis de la Nation

0
Robert Bapooh Lipot en guerre contre les discours haineux et le tribalisme

« Nous constatons et dénonçons la détermination de certains acteurs de la Société civile et leaders des partis politiques à manipuler les populations par la promotion d’une idéologie de négation de l’unité nationale et la richesse de notre diversité ». En ces termes, Robert Bapooh Lipot lance sa guerre contre les acteurs sociaux qui investissent dans le discours haineux. Dans une déclaration commise sur ce sujet d’actualité, et intitulé « Discours haineux et promotion du tribalisme ; l’UPC condamne et appelle à la coexistence pacifique», l’homme politique ouvre le feu sur les ennemis de la République qu’il voit dans les milieux de la société civile et politiques. Sans jamais les citer. Et dans sa posture de « secrétaire général » de l’Union des populations du Cameroun (UPC), parti qui a conduit la guerre d’indépendance au Cameroun, l’homme n’hésite pas à reprendre le flambeau allumé par Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandie, Félix Moumié,…pour cet autre combat qui interpelle la Nation : « L’UPC rappelle avec autorité que l’absolu c’est le Cameroun. Qu’aucun citoyen camerounais ne devrait s’octroyer le privilège déshonorant d’être le leader de la déstabilisation du Cameroun sous les camisoles stratégiques du discours haineux et la promotion du tribalisme», lance-t-il. « Conscient des conséquences du silence frisant la complicité dans une entreprise aussi machiavélique, se référant à sa responsabilité historique de Sentinelle de l’indépendance, de l’unité et de la souveraineté du Cameroun », se justifie-t-il.

Le bâton et la carotte

Maniant le bâton et la carotte, le leader de la faction UPC reconnue par l’Administration territoriale enseigne que « c’est le moment pour les républicains et les patriotes de tous bords de s’opposer à ces acteurs de l’implosion du Cameroun ». Soulignant qu’«il s’agit d’un défi majeur lancé à notre peuple et non à un gouvernement, un régime, un parti politique (fut-il au pouvoir) ou au Chef de l’Etat ». Et donc que « c’est l’avenir de notre Nation qui est en jeu. Notre vaillant peuple doit relever ce défi pour maintenir sa cohésion vitale. Cette option doit être évidente afin de barrer la voie au triomphe de l’extrémisme aiguisé par ceux dont le rêve de devenir Chef d’Etat s’inscrit dans la déstabilisation du Berceau de nos Ancêtres». L’ancien député du Nyong-et-Kelle constate que « tout se passe comme s’il y a de la honte à être fidèles aux engagements pris pour entretenir la flamme ardente du patriotisme légendaire de notre Nation. L’esprit de loyauté envers les institutions de la République et ceux qui les incarnent devient une denrée rare dans notre contexte où certains compatriotes tapis dans une certaine  »opposition » et la  »société civile » ont choisi de faire de la peur et de l’esprit de division, une Idéologie ».

Appel au peuple

De toutes les façons, « l’UPC appelle au triomphe de la symphonie républicaine pour la célébration de la diversité ethnique et culturelle, afin de susciter une mobilisation de tout le peuple camerounais derrière les institutions de la république et ceux qui les incarnent, dans un contexte aussi déterminant pour l’avenir de notre Nation », martèle-t-il. Non sans appeler « le peuple camerounais à confirmer sa maturité politique en se désolidarisant des appels aux soulèvements populaires, à la promotion du discours haineux et du tribalisme prôné par certains leaders politiques et de la société civile. L’esprit Républicain doit nécessairement dompter les stratégies des acteurs de la déstabilisation du Cameroun», sensibilise-t-il. Et surtout à faire la « grande politique » qui est de « multiplier les ponts entre nos différents partis politiques et diverses visions de notre Nation, pour être à même d’orienter nos actions vers la promotion du bien commun de tous» ; plutôt que la « petite politique» qui consiste à « peindre tout en noir… » Ce qui à son sens tend à « viscéralement à faire ignorer au peuple camerounais et au monde entier, les avancées majeures de notre pays».

Secteur minier : Le nickel cobalt et le manganèse de Lomié bientôt en exploitation

0

Le Secrétaire d’État-ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim-, Fuh Calistus Gentry, apprend-on des informations en circulation sur les réseaux sociaux, a conduit une mission de terrain sur le site du projet d’exploitation du nickel cobalt et manganèse de Nkamouna par Lomié dans la Région de l’Est. Cette visite de terrain a permis au ministre de toucher du doigt la roche brute et les premiers échantillons prélevés du forage.

LIRE AUSSI : Cobalt de Lomié : début d’exploitation dès 2024

Au cours de la séance de débriefing doublée de consultations avec les populations locales, révèle-t-on, le maire de Lomie a pris l’engagement solennelle à poursuivre ce projet vieux de 18 ans et désormais porté par l’entreprise Phoenix Mining et ses sous-traitants ; Sinohydro et Zinghight. Le ministre, indique-t-on, a rappelé à tous que suite à des consultations internes au Minmidt une liste de 12 projets a été dressée parmi lesquels cinq à court terme dont la réalisation à travers la pose de la première pierre aurait lieu en 2023. Cinq autres à moyen terme dont la réalisation est prévue entre 2024 et 2025 et 2 deux projets dont la réalisation est prévue au long terme.

Fuh Calistus Gentry a rappelé que le secteur de la mine solide porteur d’avenir pour les jeunes à travers plusieurs emplois directs et indirects, d’où la levée des blocages de chaque projet minier. Indiquons que c’est en mars 2022 que la société américaine Phoenix Mining annonçait avoir repris le contrôle dudit projet, après les atermoiements du précédent propriétaire et indiquait vouloir démarrer les travaux dès janvier 2023.

LIRE AUSSI : Eramet obtient le permis d’explorer le bloc rutilifère d’Akonolinga

Pour mémoire, lors de son discours à la nation le 31 décembre 2022, le président de la République, Paul Biya, a annoncé le démarrage dès 2023 de certains projets miniers qui viendront relever la contribution du secteur dans la croissance du Pib national. Dans la lancée, le 4 mai dernier, il a signé un décret fixant les modalités d’application de la loi n° 2019/008 du 25 avril 2019 portant code pétrolier.

Développement local : Afriland First bank au secours des communes

0

Palais des Congrès de Yaoundé, 1er juin 2023. Célestin Guela Simo, Directeur général d’Afriland First Bank et Augustin Tamba, président national des Communes et Villes Unies du Cameroun (Cvuc) ont signé un accord de partenariat visant à promouvoir le développement local et l’inclusion sociale des populations. Ce premier partenariat du genre entre les deux institutions, qui est scellé en marge de la 2eme édition des Journées Economiques Internationales des Communes (Jeicom), vise à mettre sur pied un ensemble de mécanismes pour faciliter l’accompagnement financier des communes dans la mise en œuvre des projets d’impact, vecteurs de la transformation des territoires en « Communes de production », niches de création de richesse et d’inclusion sociale.

LIRE AUSSI : Secteur bancaire : Afriland First Bank a injecté 1013 milliards dans l’économie à fin 2022

Selon Célestin Guela Simo, DG d’Afriland First Bank, « la question du développement local est au cœur de l’agenda stratégique de notre pays, déclinée dans la SND30. A juste titre, résoudre l’équation du développement local revient à mettre en place dans les communes des projets à valeur ajoutée, porteurs de richesses et pourvoyeurs d’emplois pour les populations ». Pour lui, « une telle solution n’est rendue possible que par l’appui d’un secteur bancaire local, dynamique et solide ». C’est d’ailleurs ce qui explique l’implication dans ce projet d’Afriland First Bank, première banque du système bancaire camerounais avec un total de bilan de près de 2000 milliards de FCFA.

Pour sa part, Augustin Tamba n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance, au nom des communes et villes du Cameroun, auprès d’Afriland First Bank. « Nous remercions Afriland First Bank, banque citoyenne camerounaise, d’avoir accepté cette coopération et nous nous engageons à accompagner l’ensemble de nos collègues dans cet exercice pour que le développement des territoires soit effectif ». Il souligne par ailleurs que « les communes qui ont des projets à valeur ajoutée dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage, la pisciculture et bien d’autres peuvent désormais les monter avec l’encadrement technique des Cvuc pour pouvoir postuler à des lignes de crédit que va mettre Afriland First Bank pour le développement des territoires ».

LIRE AUSSI : Partenariat : Afriland First Bank et Proparco signent 10 milliards

A travers la signature de cette convention de partenariat, les deux parties formalisent leur engagement mutuel à œuvrer davantage, chacun en ce qui le concerne, au développement local, participatif et inclusif de notre pays. Signalons que chaque commune a sa gestion autonome et peut demander des facilités en fonction des règles de la banque. Notons qu’Augustin Tamba se porte caution pour les facilités d’obtention des crédits et s’est engagé à accompagner l’ensemble de ses collègues dans cet exercice pour que le développement des territoires soit effectif.

Tensions : des personnels de la santé arrêtés par la police

0
Le personnel de la santé en grève (Ph Mimimefo)

Des hommes et femmes en blouses attroupés devant le commissariat central N°1 de la ville de Yaoundé ce 5 juin 2023, chantant et dansant au rythme de chansons populaires. Des chansons parfois détournées dans leurs paroles d’origine, pour reprendre des paroles collant à leur actualité. Ces ouvriers de la santé exigent « la libération de nos collègues». C’est que ce matin encore, les personnels de la santé n’ont pas rejoint leurs postes de travail, mais plutôt l’esplanade du ministère de la Santé publique. Pour poursuivre le mouvement de grève qu’ils ont lancé il y a quelques semaines. La police a alors interpellé quelques grévistes, 19 personnes, qui ont été conduits dans les locaux de ce commissariat de la ville de Yaoundé. De quoi aggraver une situation déjà très tendue. « Nous exigeons la libération de nos camarades car nous ne sommes pas des vandales, mais nous demandons simplement de bonnes conditions de travail », réitère un des grévistes.

C’est un tournant dans cette grève car cet incident survient au lendemain de l’échec des négociations initiées par Grégoire Owona, le ministre du Travail et de la sécurité sociale. Le négociateur a promis aux grévistes qu’une solution sera trouvée à leurs problèmes les prochains jours. Insuffisant pour ramener ces derniers dans les hôpitaux. Du coup, le mot d’ordre de grève n’a pas été levé. On peut entendre dans les chansons le nom du ministre de la Santé publique (Minsanté), Malachie Manaouda comme celui qui a « tué la santé ». Ce matin encore, ces ouvriers de la santé n’ont pas regagné les établissements hospitaliers. En faisant le pied de grue devant le commissariat, les manifestants tiennent à ce que soient libérés leurs camarades avant toute autre initiative. Pendant ce temps, les malades subissent le coup de la crise.

- Publicité -
Google search engine