dimanche, juin 7, 2026
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Performances : la SRC compte porter ses objectifs de recouvrement des créances à 18,8 milliards de FCFA en 2023

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La Société de recouvrement des créances(SRC), pour l’exercice 2023 en cours, compte porter son objectif à 18,87 milliards de FCFA contre 9, 7 milliards de FCFA pour l’exercice précédent. Cette performance, révélée par le directeur général de la SRC, Marie-Rose Messi, qui s’est récemment exprimée dans « Les dossiers du Minfi 2022/2023 », -une publication de ce département ministériel-, est en hausse 93,4% en valeur relative et de 9, 1 milliards de FCFA en valeur absolue.

Une performance possible grâce à l’élargissement du champ d’action de la SRC. En effet, le décret n° 2020/016 du 09 janvier 2020 portant réorganisation et fonctionnement de la SRC a consacré l’extension de l’objet social de la structure à de nouvelles missions. Notamment, il s’agit du recouvrement des créances compromises des établissements de micro finances ; le recouvrement des créances issues des condamnations pécuniaires prononcées par les tribunaux au profit de l’Etat tant sur le territoire national qu’à l’étranger. La structure, selon le texte sus-évoqué, a également pour missions, entre autres, d’appuyer en conseils en matière bancaire et/ou financière l’Etat, ses démembrements et toutes autres institutions qui pourraient la solliciter, sans omettre qu’elle gère le patrimoine immobilier issu des opérations de recouvrement. Pour implémenter ces nouvelles missions et atteindre son objectif de recouvrement, a-t-on appris de son directeur général, Marie-Rose Messi, le 25 mai 2022, le ministère des Finances et le ministère de la Justice ont mis à la disposition de la structure des ressources humaines dans le cadre d’un groupe de travail élargi à la délégation générale à la Sûreté nationale, au secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie et le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, entre autres. Conséquemment, son budget est passé de 4,5 milliards de FCFA en 2022 à 8,5 milliards de FCFA, soit une augmentation de 88,9%. Précisons que dans la traque des débiteurs et leurs patrimoines, la SRC, selon le décret du 9 janvier 2020, dispose du privilège du Trésor, du pouvoir d’investigation et du pouvoir de réquisition et l’accès aux bases de données. Il y a un an- 2022-, cette structure a lancé des ventes aux enchères de biens résultants de l’exercice du privilège du Trésor dont elle jouit. Les décrets présidentiels du 9 janvier 2020, faut-il le souligner, placent la SRC au rang des sociétés à capital public à caractère financier, ayant comme unique actionnaire l’Etat du Cameroun. Elle est dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.

Mobilisation des fonds PPP : le Cabinet français Frs Consulting veut accompagner l’Etat

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Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Paul Tasong, a reçu en audience-au nom du Minepat-, le 19 septembre courant, une mission du Cabinet français Frs Consulting, conduite par son président, Abdou Samb. Des échanges entre les deux parties, il ressort que l’Etat et le cabinet susmentionné vont conclure un partenariat dont les clauses portent sur deux principaux points. D’une part, le Cabinet français Frs souhaite accompagner le Cameroun dans la mobilisation effective des fonds lors la table ronde de Paris en préparation, d’autre part, celui-ci va aider le pays dans le cadre du renforcement de ses capacités en matière de Partenariat public-privé. S’agissant de la mobilisation des fonds, précisons que le Cabinet français Frs Consulting a déjà mené des rencontres préalables avec des bailleurs de fonds en Europe et au Moyen-Orient, selon son président. Certains projets ont, à cet effet, été présentés aux financiers. Un programme de 40 projets, révèle Abdou Samb, a intéressé les bailleurs de fonds internationaux rencontrés. « Nous espérons pouvoir lancer la première édition bilatérale PPP dès le mois de novembre prochain à Paris », a-t-il précisé. Selon le ministre délégué auprès du Minepat, ce partenariat est prometteur pour l’avenir du Cameroun, au regard du contexte économique mondial qui ne permet plus une mobilisation optimale des fonds par les méthodes de financement classiques.

Non générateur d’endettement, le partenariat public-privé est un mode de financement par lequel une autorité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant au service public. Le partenaire privé tire contrepartie de la mise en service du projet en vue de rentrer dans son investissement. Ce mode de financement a été adopté au Cameroun en 2006 par la loi portant régime des Contrats de Partenariat public-privé. Au regard des résultats peu convaincants issus de la mise en œuvre initiale dudit partenariat, un projet de loi défendu par le Minepat, Alamine Ousmane Mey, a été soumis aux parlementaires au cours de la session de juin dernier. Lequel a été rénové, puis promulgué le 25 juillet dernier par le chef de l’Etat.

Réseau routier Nord : faible mobilisation des entreprises sur le terrain

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Du mardi 19 au vendredi 22 septembre courant, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, préside la revue des projets routiers en exécution sur l’ensemble du territoire national. L’objectif de cette opération est d’évaluer les travaux en cours, d’identifier les obstacles et d’y apporter des solutions. Cette revue intervient au terme du troisième trimestre 2023. Elle permet d’évaluer les performances dans les trois réseaux routiers Nord, Ouest et Sud, tout en ouvrant sur des projections liées à la programmation budgétaires 2023-2025, apprend-on. Pour ce qui est de la première journée de travaux- à savoir le 19 septembre courant-, les équipes projets se sont appesantis sur le réseau Nord, constitué des régions de l’Adamaoua, du Nord et l’Extrême-Nord. Selon le Mintp, il ressort de manière générale que la mobilisation des entreprises sur ce réseau n’est pas satisfaisante. L’ingénieur de l’Etat invoque ainsi diverses raisons. D’abord leurs capacités techniques sont faibles en terme d’utilisation des ressources humaines et en terme de mobilisation de ressources matérielles. Bien plus, selon le Mintp, il existe un déphasage entre les déclarations des entreprises en terme de capacité financière lors les commissions de passation des marchés publics et la réalité observée sur le terrain. Conséquemment, ces entreprises ne travaillent que contre paiement effectif des décomptes, pourtant indique le Mintp, elles devraient utiliser leur capacité financière propre respective, de temps à autre pour faire avancer les travaux. Les cas de la route Ngaoundéré-Paro et du Pont sur le Mayo Pitchoumba, ont particulièrement retenu l’attention au cours des travaux. S’agissant du premier cas, le chantier est quasiment abandonné, indique le Mintp. L’entreprise, explique-t-il, a de difficultés à mobiliser ses ressources humaines. En outre, la mission de contrôle a déploré le non-respect du chronogramme du projet par l’entreprise China State Construction Engineering Corporation engagée sur ce site. Le ministre lui a servi une mise en demeure. Pour ce qui est du chantier du Pont sur le Mayo Pitchoumba, l’entreprise attend le paiement d’un décompte de 300 millions pour se déployer à nouveau sur le terrain.

RSE. BGFI Bank Cameroun réhabilite l’hôpital de District de Dibombari

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La formation sanitaire a reçu des équipements et a vu certains de ses services mis aux normes grâce au soutien de la banque.

L’hôpital de District de Dibombari  dans la région du Littoral peut désormais offrir de meilleurs soins aux plus de 20000 âmes que compte la commune. Cette population  était parfois obligée de se rendre à l’hôpital de Bonassama dans l’arrondissement de Douala 4 eme pour avoir accès à un meilleur plateau technique.  Ce déplacement ne sera plus nécessaire grâce  au soutien que vient d’apporter BGFI Bank  Cameroun à l’hôpital de district de Dibombari qui croule sous le poids de ses 68 années de vie.

 Le don de  BGFI Bank  Cameroun a consisté notamment au réaménagement du service des urgences en l’arrimant aux normes.  A  la maternité, une salle de travail a été créée. Une salle de prélèvement ainsi qu’une salle d’attente  ont été aménagées au niveau du laboratoire. L’institution financière a également contribué à la mise en place d’une véritable Banque de sang qui fonctionnait jusqu’ici grâce à un réfrigérateur. Ceci, en plus des divers équipements  qui ont été offerts. Entre autres, un humidificateur à oxygène, des matelas hospitaliers, des réserves d’eau d’une capacité de 6000 litres.  La banque répondait ainsi à un cri de cœur d’une native de la localité qui avait saisi l’Administrateur Directeur Général de BGFI Bank par courrier pour lui présenter les difficultés de cette formation sanitaire. « Après avoir regardé  l’ADG de BGFIBANK  Cameroun, monsieur Abakal MAHAMAT  sur les réseaux  sociaux,  je me suis dit mais pourquoi  pas. Voilà un directeur  qui fait beaucoup  pour les populations, pourquoi pas celles de Dibombari ? Aujourd’hui  c’est comme un rêve qui devient réalité », s’en réjouit Irene Patience ESSOUNGOU, initiatrice de la demande.

Si la valeur financière de ce don n’a pas été révélée, cet appui  est un soulagement pour les populations de Dibombari et ses environs, témoigne le maire de la ville. « Trouver une banque qui fait des dons, c’est  rare donc aujourd’hui. Je dis merci à BGFI  Bank et à toute la communauté BGFI.  Il est rare de voir une direction  qui se déplace ainsi pour faire un  don »,  a déclaré Justin BEJEDI NDAME le 14 septembre dernier lors de cérémonie solennelle y relative.

Le geste de BGFI Bank Cameroun à l’hôpital de district de Dibombari n’est pas le premier en direction des hôpitaux. En Janvier 2023, la  banque avait offert un groupe électrogène et un forage à Laquintinie de Douala.

 BGFI Bank Cameroun est la filiale locale de BGFI Holding Corporation présent dans 12 pays. Le groupe est détenu à 100% par des privés et est  leader sur son marché domestique, le Gabon.

Fécafoot : Eto’o coupe quatre têtes

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Sur convocation du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Samuel Eto’o, une session ordinaire du comité exécutif de la Fecafoot s’est tenue ce lundi 10 septembre 2023 au Shalom hôtel à Garoua. Mais c’est cinq jours après que les décisions prises à cette occasion ont été rendues publiques. Au total, 15 résolutions sur 16 ont été prises lors des travaux de ladite session. La première décision est que «Monsieur Guibaï Gatama n’est plus en l’état autorisé à prendre part aux activités de la Fecafoot pendant la durée de cette suspension». Nonobstant, le journaliste Guibaï Gatama qui n’a pas pris part à ce comité exécutif a mis en évidence quelques violations.
Le journaliste membre du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football a dans un courrier du 8 septembre dernier signifié qu’il ne prendra pas part à la réunion de ce lundi 11 septembre 2023. Ce dernier expliquait qu’il n’a pas reçu les documents relatifs à l’ordre du jour de la session ordinaire du comité exécutif de la Fecafoot.


Le représentant de la Ligue régionale de l’extrême-Nord, avait alors notifié par voie d’huissier à la Fecafoot en date du 08 septembre 2023, sa non-participation au Comité Exécutif de ce lundi 11 septembre 2023. Dans ce courrier, on pouvait lire «En l’absence des documents me permettant d’agir en connaissance de cause et ainsi représenter efficacement la ligue régionale de l’extrême-nord dont je suis l’unique représentant au comité exécutif, je vous informe que je ne pourrais pas prendre part à la session du comité exécutif du 11 septembre 2023 à Garoua et réserve tous mes droits pour agir».


Le Comité exécutif de la Fecafoot a décidé de la suspension à titre provisoire de plusieurs présidents de la fédération. Il s’agit de Kome Max Jérôme président de Dragon de Yaounde, Nseke Adolphe président d’Aigle du Moungo et Owona Gaspard président de Renaissance de Ngoumou. Par ailleurs membres de l’Assemblée générale de l’instance faîtière du football camerounais, ces derniers ont été suspendus «en raison de la violation de leurs obligations visées à l’article 14 alinéas (1k) des statuts de la Fecafoot » peut-on lire.L’une de ces 15 résolutions met fin à la vacance au poste de 4ème Vice-président «démissionnaire» de cette institution.

À cet effet, les membres présents ont choisi Félix Mbigah, président de la Ligue régionale du Nord-ouest «Le Comité exécutif a pourvu à l’unanimité des membres présents, au remplacement de Monsieur Henri Njalla Quan Junior comme 4ème Vice-président de la Fecafoot par Monsieur Mbigah Felix», lit-on au terme de la résolution numéro 13. De plus, le désormais ex-président est remplacé au sein du Comité exécutif par Essa Pius Tabi. Tel est le cas pour Joseph Feutcheu «démissionnaire» et Boubakary Bello décédé qui sont remplacés respectivement pat Youssoupha et Augustin Bouadeu jusqu’à la prochaine Assemblée Générale Ordinaire. La Fecafoot laisse, entendre outre part respecter les sentences du Tribunal Arbitral du Sport.

C’est dans cette ordre d’idée que la Panthère du Ndé Nzuimanto contredit ces allégations en la date du 16 septembre 2023 via un communiqué de radio presse. «Contrairement à ce qui est affirmé à la troisième résolution de ce communiqué, la Fecafoot n’a jamais et n’entend pas respecter la sentence arbitrale rendue par le Tribunal Arbitral de Sport (TAS 2022/2023 Panthère Sportive du Ndé Nzuimanto c./ Fédération camerounaise de football ) de Lausanne en Suisse le 15 août 2023 qui déclare que «La résolution n•15 prise par l’Assemblée générale de la Fédération camerounaise de football en sa session du 27 août 2022 est nulle et de nul effet» et lui inflige d’importantes condamnations financières», déclare la Panthère Sportive du Ndé

Concours Villes-Propres : Le revers de la médaille à Yaoundé 5

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Le revers de la médaille

Outre les accidents de la circulation, la saison des pluies est venue aggraver la situation des populations.

Il est environ 11 heures, en cette matinée du 19 septembre 2023 au lieudit carrefour Pakita. Trois gamins visiblement âgés entre 8 et 13 ans essaient de traverser la route qui connait un grand trafic en cette heure de la journée. Après environ 5 minutes d’attente au bord de la route, les trois enfants se font finalement aider par un passant.

En effet, ces enfants essaient de rallier l’autre carrefour (Corneillet) situé en aval de Pakita à environ 250 mètres. Du fait des activités du Concours Villes-Propres lancé chaque année par le ministère de l’Habitat et du développement urbain (MINHDU), la plupart des bacs à ordures ont été déplacés des axes principaux pour être déposés loin des ménages.

Conséquence, il faut désormais parcourir des centaines de mètres partant de son domicile, pour déverser ses ordures ménagères. « Nous enregistrons de plus en plus de cas d’accidents d’enfants qui vont vider la poubelle. Ils se font souvent renverser par des véhicules. Au moins lorsque nous avions nos bacs à ordures à proximité des maisons, les enfants couraient moins de risque » s’insurge Essomba N. résident au quartier Mvog-Ada.

Outre les accidents de la circulation, la saison des pluies est venue aggraver la situation. « Lorsque la pluie tombe, les gens qui habitent en amont profitent pour déverser leurs ordures dans les caniveaux et ça vient nous retrouver ici en bas. Nous sommes fatigués de cette situation » fulmine Marguerite Bilounga, une résidente du même quartier.

Pour mémoire, à l’occasion de la célébration nationale de la journée mondiale de l’Habitat 2022, le MINHDU, en partenariat avec en partenariat avec ONU-habitat, a désigné les communes les plus propres du Cameroun au cours d’une cérémonie ayant eu lieu ce lundi 3 octobre 2022 à Bertoua dans la région de l’Est.

La Commune de Yaoundé 5ème a remporté ledit concours édition 2022 et empoché une enveloppe de 100 millions FCFA. Elle succède à la commune d’Ebolowa 2ème,  vainqueur de l’édition 2021, et qui ne se classe que 7ème lors de cette édition.

Extrême-Nord : Un financement la coopération allemande pour former  250 jeunes dans 8 filières

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Le projet vise aussi l’amélioration des infrastructures productives et sociales, la relance économique, le renforcement de la cohésion sociale et le renforcement des capacités de gouvernance locale.

Catholic Relief Services (CRS) est une agence humanitaire et de développement qui est basée aux Etats-Unis d’Amérique. Elle travaille dans près de 100 pays, afin de réduire la pauvreté et la souffrance à travers le monde. Installée au Cameroun depuis 1960, les programmes de CRS sont basés sur le besoin et non sur l’appartenance religieuse, la race ou la nationalité.

CRS est actuellement à la recherche des centres ou ateliers de formation professionnels installés dans la région de l’Extrême-Nord. L’objectif est de former 250 jeunes apprenants, âgés entre 18 et 35 ans, issus de trois arrondissements (Mokolo, Koza et Mayo-Moskoda) dans le département du Mayo-Tsanaga.

Les apprenants seront formés dans les métiers de couture, élevage, électricité, mécanique auto, maçonnerie, menuiserie, petit commerce et petites transformations. Ceci grâce à un financement du ministère de la coopération économique et du développement allemand (BMZ), à travers la banque allemande de développement (KFW).

Au finish, le projet vise à contribuer à la stabilisation et la réconciliation dans les régions les plus affectées par la crise du Lac Tchad. Le projet vise aussi l’amélioration des infrastructures productives et sociales, la relance économique, le renforcement de la cohésion sociale et le renforcement des capacités de gouvernance locale.

Selon la Banque mondiale, la croissance économique au Cameroun ne mène pas à une réduction équitable de la pauvreté dans toutes les régions, principalement en raison des inégalités géographiques et sociales, d’un environnement commercial défavorable caractérisé par des retards d’équipement en infrastructures, et d’une gouvernance défaillante.

La population pauvre étant majoritairement concentrée dans les zones rurales. Le Cameroun dispose néanmoins d’un fort potentiel de développement et peut s’appuyer sur ses importantes ressources, naturelles notamment, pour assurer une croissance économique inclusive et réduire la pauvreté.

Garantie de l’État. Attentes et inquiétudes du secteur privé

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Délai de traitement des dossiers, coûts du crédit, conditions de soumission, adhésion des banques… Les opérateurs économiques affichent un scepticisme face au mécanisme de garantie de l’Etat.

 Lors des échanges au siège du Gicam à Douala le 13 septembre dernier, les  chefs d’entreprises ont salué l’initiative  prise par l’Etat de mettre en place une facilité de garantie. Si elle est perçue comme une solution à l’épineux problème de garantie auquel font face divers entrepreneurs, des préoccupations demeurent.  Surtout après l’échec de la première initiative du même genre portée par le gouvernement. « On espère  simplement  que ce sera  lisible, facile à bénéficier  et que les banques notamment joueront le jeu de la transparence  afin que les potentiels  porteurs  de projets puissent être  conscients de ce à quoi ils sont en droit  de s’attendre », déclare Célestin Tawamba. Ses propos résument l’essentiel des inquiétudes formulées par les opérateurs économiques au cours des échanges.

L’une des principales inquiétudes porte sur  le délai  de traitement  de la demande  au regard de la procédure qui a été présentée par le conseiller technique du ministère des Finances.  « Il faut saisir son banquier et le banquier  fait son travail indépendamment du ministère  des finances. Après examen, le banquier nous envoie le dossier pour un préaccord, le dossier va passer par le comité de garantie  qui va siéger au plus vite. Étant donné  que les garanties font partie  de la dette publique, nous envoyons ce dossier au comité  de la dette publique.  Lorsque ce comité a validé,  c’est à ce moment que le ministre  des finances signe et vous accorde donc un accord de garantie qui est matérialisé par  un certificat  de garantie. Et c’est ce certificat  qui est l’élément  principal et le banquier vous décaisse donc l’argent en fonction  de la politique  bancaire », explique Serge Abouem. Mais ce  parcours est perçu comme interminable pour d’aucuns qui demandent des assurances sur la célérité dans le traitement de la demande. En face, le secrétaire Général de l’Apecam indique qu’en une dizaine de jours maximum, le demandeur de la garantie de l’Etat pourra être fixé. «  Le dispositif a été simplifié par ce  que nous avons demandé  que la commission de validation puisse se tenir le plus régulièrement possible au ministère et la fréquence hebdomadaire  a été  retenue.  Par ce que nous estimons qu’à la banque quand nous terminons les comités de crédit, on notifie d’abord au client que le processus est engagé.   Donc,  ils ont consenti à alléger les procédures  de sorte qu’au bout d’une semaine on puisse avoir le retour définitif  du ministère », rassure Pierre Kam.

Considérées comme les principales bénéficiaires de cet appui de l’Etat, les PME se montrent plus inquiètes. Certes, elles ont de quoi faire face au blocage lié à la garantie matérielle qu’elles ne parviennent pas toujours à mobiliser. Mais, les banques sont-elles disposées à leur donner plus de chances ?  Pour Pierre Kam, les PME ont leur partition à jouer. « ce mécanisme était très attendu.  Le compartiment  des PME  souffre énormément  et il faut également  dire que c’est celui qui cause un certain  nombre de problèmes.  Pour que la donne change, il y a une part des responsabilités des PME,  par ce que sur un taux de sinistralité évaluée en moyenne à 13,9%,  la part des PME s’élève à 20%.  L’impact du taux de sinistralité sur le crédit se traduit par l’exigence de primes de risque et de taux d’intérêt plus élevées par les établissements de crédit ».

Les promoteurs de PME, ajoute- t-il, doivent  s’assurer que les projets soumis à la banque sont bien élaborés,  s’attacher si possible des services de spécialistes. Ils pourraient aussi partager l’actionnariat  de leurs entreprises avec d’autres personnes par ce que les PME reposent généralement à 100 % sur une seule personne. Grâce à ces méthodes,  les PME pourraient, elles aussi, aider à réduire le taux de sinistralité et rétablir la confiance des banques.

Réaction

Eric Ngah ELOUNDOU, administrateur Ecam

 «  La garantie est un excellent signal pour soutenir la production locale»

« La mise en œuvre de la garantie de l’État aux Établissements publics et aux Entreprises publiques et privées est un excellent signal du gouvernement pour soutenir le développement du tissu de production locale et la transformation industrielle de notre économie.  Cela est d’autant plus important que l’arrêté du 17 juillet 2023 signé par le ministre des Finances précise les filières identifiées comme prioritaires dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement 2020 2030 (SND30). Ce qui permet à toutes les parties prenantes de s’organiser plus efficacement pour focaliser les énergies vers ces activités et organiser les différents marchés concernés.  La difficulté réside cependant dans l’application effective de ces dispositions par les institutions financières, qui butent sur la procédure de recouvrement inhérente  à cette garantie de l’État et redoutent une accumulation des créances et des délais longs de recouvrement en cas de défaut des entreprises financées. Les banques auraient certainement préféré disposer d’un mécanisme cash collatéral (garantie financière) adossé à un compte séquestre ouvert auprès de la BEAC. Ce qui permettrait d’avoir plus de visibilité sur le processus de recouvrement. Toutefois, dans le contexte qui est le nôtre, une telle disposition pourrait encourager des comportements opportunistes et dévier les objectifs recherchés par le Gouvernement.

 En définitive, l’origine des pesanteurs observées réside dans le fait que ce mécanisme ne traite pas le problème de fond, qui est celui du risque réel de défaut auquel les entreprises, et notamment les PME, exposent les institutions financières dans le cadre d’une stratégie  de développement de leurs activités.

La garantie, même avec une procédure de recouvrement efficace, n’efface pas le risque de défaut. Or, ce dernier hante les banquiers dès lors qu’on évoque le financement des entreprises, quelle que soit leur taille. Par conséquent, le seul critère qui puisse les rassurer, dans un contexte comme le nôtre, c’est un dispositif plus exhaustif qui intègre à la fois la garantie de l’État et un écosystème sécurisé qui favorise  l’organisation industrielle des entreprises et la maîtrise des flux financiers, d’informations et des biens et services. Un tel dispositif ne peut pas être envisagé sans un secteur privé structuré et organisé autour des mêmes objectifs que le gouvernement et les institutions financières. »

Crédits bancaires . L’Etat garantit 170 milliards au secteur privé

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Sur un montant  global de 200 milliards de FCFA mis à disposition par l’Etat au titre de garantie, 85% sont destinés à soutenir les prêts contractés par les entreprises privées avec un taux de couverture de 70% pour les PME.

Le secteur privé camerounais est appelé à saisir  la facilité de crédit offerte par le gouvernement.  De hauts responsables du ministère des Finances étaient au siège du patronat camerounais le 13 septembre dernier pour présenter les contours de cet appui de l’Etat. Le 16 août dernier,  une convention a en effet été signée entre le ministère des Finances, l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam) et l’Association nationale des établissements de microfinance du Cameroun (Anencam).  La convention portait sur la mise en place d’une garantie de 200 milliards de FCFA destinés à financer l’économie et prioritairement les entreprises privées.

Le dispositif déjà opérationnel vient mettre un terme au blocage lié à l’exigence de garantie sollicitée par les banques. Plusieurs crédits sont parfois refusés  à des projets bancables, pour défaut de garantie. Mais, désormais, l’Etat donne sa caution. Sur un montant de 200 milliards de FCFA, 170 milliards  de FCFA, soit  85% du montant,  sont destinées aux entreprises privées tandis que seulement 15% (30 milliards)  sont réservés aux  établissements et entreprises publics.  L’autre fait marquant  de ce mécanisme repose sur le taux de couverture. La convention signée avec le secteur financier prévoit que 30%  de la garantie sont destinés à faciliter l’accès aux crédits aux entreprises et établissements publics, contre 70% pour les entreprises du secteur privées. Selon Serge Abouem, conseiller technique au Minfi, « la part élevée destinée aux entreprises privées tient compte de la volonté de relancer l’économie à travers les PME ». C’est pour cette raison, que le  plafond est fixé à 30% pour les grandes entreprises contre 70% pour les PME.

Autre caractéristique de cette garantie de l’Etat, les plafonds sont variables pour les  entreprises opérant dans les zones économiquement sinistrées. Notamment les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord en crise.  Ces plafonds sont fixés à 60% pour les grandes entreprises et à 80% pour les PME.  L’Etat s’engage par ailleurs à supporter les coûts liés à la mobilisation de la garantie.

 A travers cette démarche, l’Etat entend faciliter l’accès au crédit bancaire pour les entreprises souvent pénalisées par l’exigence de garantie.  L’objectif est de  permettre aux entreprises de produire et de créer de la valeur  ajoutée.  Sont éligibles, les entreprises de droit camerounais à capitaux majoritairement camerounais, implantées sur le territoire national  et ne faisant pas l’objet  d’une procédure collective (redressement judiciaire, liquidation etc.). Il faudrait aussi faire partie des secteurs identifiés comme prioritaires dans la SND30.

Recompense.12 entrepreneurs africains reçoivent le prix Pierre Castel

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Originaires de  six pays d’Afrique francophone, ces jeunes qui ont présenté les meilleurs projets dans le domaine agricole  et agroalimentaire ont reçu leurs récompenses le 14 septembre dernier.

Ils sont au total  12 lauréats  à raison de deux par pays qui ont reçu leurs distinctions lors d’une cérémonie solennelle tenue le 14 septembre dernier à Douala. Il s’agit des meilleurs jeunes agri entrepreneurs d’’Algérie,  du Cameroun,  du Burkina Faso,  de la Côte d’ivoire, Madagascar,  et de la République Démocratique du Congo.   Ce sont là  les six pays d’Afrique francophone dans lesquels le groupe Castel a des activités. A travers le prix éponyme,  le fonds de dotation Pierre Castel Le Fonds Pierre Castel soutient chaque année des initiatives agricoles et agroalimentaires portées par la jeunesse africaine. Les projets sont retenus pour leur résilience, leur capacité à préserver et valoriser les ressources, à favoriser l’autonomisation des jeunes et des femmes et à contribuer au développement des systèmes alimentaires, en améliorant les productions et pratiques agricoles.

 Les projets récompensés sont aussi innovants les uns que les autres.  Des dalles et murs végétaux à base de résidus provenant de la culture de palmiers dattiers. Des produits écologiques participant à la purification de l’air proposés par  l’algérienne  Fella BOUTI. Une ferme agricole biologique pour aider les éleveurs à s’approvisionner en poussins de souches performantes de  Tony NEPPA  de la RDC. On pourrait aussi citer des bonbons à base de fruits, de plantes et produits forestiers  de Mireille  KINI Biayou Burkina Faso. Une innovation  qui a la particularité que la totalité du sucre n’est pas absorbée par l’organisme. Le Cameroun  aussi  s’est notamment démarqué avec les pâtisseries  à base de farine de patate douce d’Adeline TSEMO Epse PELAGE,   1er prix local. Elle est secondée par Hippolyte Nozawo Tchoffo avec son chocolat made in Cameroun.

Les lauréats vont  développer leurs projets grâce à la dotation financière du fonds Castel.  Il s’agit de 15 000 €, soit environ 10 millions de FCFA pour les premiers lauréats et de  10 000€ (6,5 millions de FCFA) pour les seconds.  Pour la plupart, cette dotation financière va permettre de renforcer l’outil de production et d’acheter des intrants. Hippolyte Nozawo par exemple compte s’octroyer une tempéreuse automatique qui va lui permettre d’accélérer son processus de production.

 Pour un meilleur accompagnement de ces lauréats, un partenariat  a été signé avec la chambre de commerce lors de cette cérémonie de récompense.

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