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Projets routiers à Yaoundé 5 et 7 : 800 millions FCFA pour indemniser les populations impactées

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L’objectif est de permettre aux travaux de se poursuivre sereinement dans ces deux communes de la ville de Yaoundé.

Les populations impactées par les travaux de projets routiers dans les communes de Yaoundé 5 et 7, vont recevoir une indemnisation de 800 millions FCFA. C’est ce qui ressort de la réunion d’élaboration du projet de budget de la mairie de la ville de Yaoundé, tenue le 27 septembre 2023 à l’hôtel de ville. L’annonce a été faite par Luc Messi Atangana, le « super maire » de la capitale politique.

L’objectif est de permettre aux travaux de se poursuivre sereinement dans ces deux communes de la ville de Yaoundé, au moment où le problème d’indemnisation constitue l’un des freins à la bonne exécution des chantiers d’infrastructures au Cameroun.

L’on a également appris de Luc Messi Atangana que cette session a en effet permis d’adopter le projet de délibération portant autorisation de l’ouverture des crédits au budget de l’exercice 2023 pour les indemnisations liées au Projet de développement des villes inclusives et résilientes (Pdvir) dans les communes susmentionnées.

L’objectif du Pdvir est d’avoir un impact positif sur l’emploi des individus habitant les quartiers bénéficiaires en rapprochant les actifs du bassin d’emploi mais aussi en générant des emplois à l’intérieur du quartier. Le désenclavement des quartiers par l’aménagement de voies secondaires peut diminuer les coûts liés à la recherche d’emploi, rendre plus accessible l’information sur les offres d’emplois, et exercer ainsi un impact positif sur le taux de chômage.

Selon les prévisions du Ministère de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu), plusieurs composantes du programme sont par ailleurs susceptibles de générer de l’activité à l’intérieur des quartiers. L’aménagement des voies secondaires, en développant le trafic à l’intérieur du quartier, favorise le développement d’activités commerciales le long de ces voies, avec le risque toutefois que les habitants des quartiers ne soient pas les détenteurs de ces commerces.

Le raccordement au réseau d’électricité favorise le commerce de services et de vente de matériel électrique. Enfin, une partie des jeunes ayant bénéficié de la formation professionnelle sera à même de saisir les opportunités d’emplois.

Vie chère: l’inflation atteint 7,8 % à fin août

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Les produits alimentaires et les coûts de l’enseignement ont tiré l’inflation vers le haut à fin août dernier. Celle-ci a atteint 7,8%, dépassant de loin le seuil communautaire de 3% fixé par la Cemac, selon une note sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages au Cameroun publiée à la fin du mois de septembre dernier, par l’Institut national de la statistique. Par rapport au mois juillet, les prix à la consommation finale des ménages ont enregistré une hausse de 0,5% en août 2023, après une augmentation de 0,4% en juillet.
S’agissant des prix des produits alimentaires qui ont principalement influencé cette inflation, l’Ins indique qu’ils ont augmenté de 1,3% par rapport au chiffre du mois de juillet dernier pour se situer à 13,3% à fin août.

Cette progression est entretenue par la hausse des prix des pains et des céréales qui a évolué de 1,4%, par rapport au mois précédent. Ainsi à fin août, les prix des pains et céréales ont atteint 13,0%.

Par ailleurs, les prix des viandes et poissons d’une part et des fruits de mer d’autre part, à fin août, sont 7,5% et 13,2% respectivement, après une augmentation de 0,6% et 1,3% par rapport au mois de juillet.

Quant aux lait, fromage et œuf, révèle l’Ins, ils ont augmenté de 0,2% en un mois pour se situer à 14,0% à fin août. Les boissons non alcoolisées et les boissons alcoolisées ont connu une progression mensuelle de 0,2% et 0,4% et sont ainsi à 4,1% et 4,5%, respectivement.

S’agissant des coûts de l’enseignement, précisons qu’ils ont connu une hausse de 1,1%, notamment avec l’augmentation des frais annuels de scolarité et/ou d’inscription dans certains établissements privés et/ou confessionnels de l’enseignement primaire et des enseignements secondaires. Cela a fortement influencé l’inflation.

En effet, il y a eu une demande accrue pour les biens et services liés à l’éducation à fin août. A l’approche de la rentrée scolaire, les ménages ont acheté des fournitures scolaires, des uniformes, des livres et d’autres articles liés à l’éducation. Cela a provoqué une pression inflationniste qui pourrait être accentuée par l’augmentation de la demande de transports. La période de rentrée scolaire peut occasionner une hausse de la demande de transports en commun, de services de taxi ou de moto taxis, notamment durant les heures de pointe.
Dans les régions où des établissements d’enseignement supérieur sont présents, la période de rentrée scolaire peut occasionner une demande accrue en matière d’hébergement pour les étudiants. Les loyers peuvent connaître une hausse à cette période de l’année, ce qui peut potentiellement influencer l’indice des prix à la consommation.
Toutefois, il convient de souligner que ces impacts – en lien avec la rentrée scolaire -, sont généralement de nature temporaire et circonscrits à des périodes spécifiques de l’année.

L’inflation à long terme est davantage tributaire de paramètres tels que la politique monétaire, les coûts de production, la demande globale, ainsi que des événements économiques à l’échelle internationale.

Finances publiques : la dette de l’Etat estimée à 12 008 milliards de FCFA à fin août

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Le directeur général de la Caisse autonome d’amortissement(CAA), nommé le 30 janvier dernier, s’est exprimé sur le service de la dette publique du Cameroun. Selon l’interview publiée dans les colonnes du quotidien camerounais à capitaux publics- Cameroon Tribune-, Adolphe Noah Ndongo, sans ambages, soutient que le Cameroun reste crédible.
L’encours de la dette du secteur public à fin août 2023 est estimé à 12 008 milliards de FCFA, soit environ 43,7% du Pib. Il est en diminution de 0,7% par rapport à fin juin de la même année où cet encours- sans intégrer l’emprunt obligataire de 176 milliards de FCFA émis en juin-juillet 2023-, s’élève à 12, 137 milliards de FCFA, soit 43,8% du Pib. En valeur absolue, le nouveau montant de la dette publique a baissé de 129 millions de FCFA en deux mois.
Ce taux d’endettement- de 43,7% du Pib- reste en deçà du seuil des critères de convergence communautaire en zone Cemac, fixé à 70% du Pib. Au regard de cette statistique, soutient le Dg de la CAA, le Cameroun dispose encore d’une marge d’endettement substantielle pour financer d’autres projets et programmes d’investissement porteurs de croissance.
Par conséquent, il serait excessif, écrit le Dg de la CAA, de parler de signaux alarmants concernant l’endettement du Cameroun dont le ratio de solvabilité démontre la maîtrise de l’endettement public et la capacité du pays à honorer ses obligations à moyen et long termes. Pour preuve, « à ce jour, le Cameroun ne compte aucun arriéré de paiement de dette extérieure. De plus, poursuit-il, diverses mesures ont été instruites par le président de la République pour assurer le paiement régulier des échéances de la dette ».
D’après le Dg de la CAA, malgré la notation des agences de notation financière, « les acteurs financiers, tant au niveau national qu’international, continuent de faire confiance au Cameroun. A titre d’illustration, les prêts en cours de négociation et ceux déjà autorisés par le décret présidentiel, se chiffrent à date à plus de 5 000 milliards de FCFA ».
Par ailleurs, selon la dernière analyse de viabilité de la dette (AVD) du Fonds monétaire international à la fin décembre 2021, mise à jour par les autorités nationales dans le cadre de la loi de Finances 2023, la dette publique du Cameroun est viable, mais présente un risque élevé de surendettement, principalement à cause de la faiblesse des recettes budgétaires et d’exportations. S’agissant des exportations, l’Institut national de la statistique indique qu’elles ont davantage chuté au premier trimestre 2023, à cause de mauvaises performances des produits de l’agriculture d’exportation, du bois grume et de l’extraction de pétrole brut.

Autoroute Yaoundé-Douala, phase Il : loin du bout du tunnel

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Le projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala, phase Il piétine. Cette infrastructure qui doit relier la capitale politique à la capitale économique par une autoroute longue de 196 kilomètres a pourtant suscité beaucoup d’espoir. A juste titre, le projet dans son ensemble s’accompagne d’un ensemble de voies de contournement devant permettre de booster le développement économique du pays, au-delà de ces deux régions. Les travaux de construction de l’infrastructure, divisés en deux phases ont démarré en avril 2014, notamment pour ce qui est de la phase I. Censée être livrée après 48 mois, la construction des 60 premiers kilomètres de l’autoroute Yaoundé-Douala a finalement duré un peu plus de neuf ans.
S’agissant de la phase II qui devait initialement faire l’objet d’un appel public international à manifestation en 2016, même si l’on rassure quant à l’évolution de la procédure contractualisation du projet en Partenariat public-privé, il faut dire sans ambages que les choses ne vont pas à la vitesse souhaitée. La preuve, un peu plus de huit ans après le début des travaux, on en est encore aux atermoiements. « La procédure de contractualisation en PPP pour le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de l’autoroute Yaoundé -Douala phase Il, est rendue à l’étape de l’offre finale, après le dialogue de pré-qualification qui s’est achevé le 30 juin 2023 », indique le chef de la cellule de communication du ministère des Travaux publics.
Selon la même source, des trois candidatures initialement retenues dans le processus de recrutement de la société adjudicataire, l’offre finale d’un seul candidat a atteint l’étape finale. Celle-ci a été reçue le 7 septembre 2023 et transmise à la commission spéciale des contrats de partenariat relative à ce projet mise en place par le Premier ministre, Haute Autorité des Contrats de Partenariat. Cette commission dispose d’un délai d’un mois pour achever ses travaux et soumettre au Premier ministre, son rapport en vue d’une adjudication éventuelle. En d’autres termes, le nom de société adjudicataire du projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala, phase II devrait être révélé le 7 octobre courant.
Selon un communiqué du Mintp rendu public au mois de mars 2020, trois entreprises avaient été présélectionnées pour la réalisation du projet. Il s’agit par ordre de mérite du groupement Sogea/ Satom-Fayat-Vinci, de la société Mota Engil, et du groupement Sinohydro-Pcrb-Sdhs. Pour l’instant, aucune information ne filtre sur le nom de la société dont l’offre a été transmise à la Primature. Conséquemment, il faudrait la révélation officielle de la société adjudicataire pour effectivement assister la négociation des termes du contrat avant sa signature et son entrée en vigueur.
Cette étape, soulignons-le, marquera le début du processus de recherche des financements du Partenaire privé. Pour mémoire, le projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala, phase Il sera exécuté dans le cadre d’un partenariat public privé de type concessif dans lequel le partenaire privé portera effectivement le risque de la demande (risque de trafic), indique-t-on à la cellule de la communication au Mintp. Toutefois, compte tenu du niveau très faible des trafics enregistrés actuellement, l’État devra apporter une subvention d’investissement au début pour assurer l’équilibre financier du projet car les autoroutes sont financièrement rentables (les recettes de péages couvrant entièrement les dépenses d’investissement, d’exploitation et de maintenance) à partir d’un trafic de 15 000 à 20 000 véhicules/jour.

Journée internationale de la paix : Yali for Peace dit non aux crépitements d’armes en Afrique

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Alors que l’Afrique est en proie à de multiples conflits, les volontaires de Yali for Peace, se sont mobilisés au Cameroun et en Côte d’Ivoire pour demander le retour à la paix en Afrique.

Une trentaine de jeunes se sont réunis le samedi 23 septembre 2023 à Yaoundé dans le cadre d’une séance de sport couplée à de la sensibilisation sur la paix et la cohésion sociale. Cette activité organisée par Yali for Peace simultanément au Cameroun et en Côte d’ivoire marquait la commémoration de la Journée internationale de la paix, observée le 21 septembre 2023 sur le thème « Action en faveur de la paix : nos ambitions pour les #ObjectifsMondiaux ».

« Nous entendons les crépitements d’arme dans plusieurs pays d’Afrique. La jeunesse africaine doit plus que jamais se mobiliser pour militer pour la paix. Sinon, c’est notre avenir qui est foutu. Nous avons la responsabilité et l’obligation de créer un monde pacifique pour notre futur et pour les générations à venir », a déclaré Luchelle Feukeng, Coordinatrice Générale de Yali for Peace.

« Notre message lors de cette mobilisation est clair : Nous voulons moins d’armes et plus de paix dans nos communautés et nos sociétés. C’est possible d’avoir plus de calme en Afrique, si du moins nous y contribuons tous de façon intentionnelle, dans chaque acte que nous posons au quotidien. Au Cameroun comme en Côte d’Ivoire ou une trentaine de jeunes s’est également mobilisée pour la manifestation, le message était le même car les réalités sont quasiment les mêmes de part et d’autre sur notre continent. » ajoute Luchelle Feukeng.

La journée internationale de la paix s’est commémorée en 2023 dans un contexte tendu en Afrique avec une série de coup d’État survenus en quelques mois au Gabon, au Niger au Burkina Faso etc. Au Cameroun, la crise dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest a déjà fait près de 6000 morts ainsi que de nombreux dégâts matériels.

Yali for Peace est le réseau thématique réunissant les anciens boursiers du programme Yali intéressés par les questions de paix et de sécurité. Fondé en 2022, le réseau est présent dans 15 pays d’Afrique.

Pénétrante Est de Douala : la phase 2 au ralenti

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Les  taux d’avancement des travaux restent en deçà de 30% tandis que les  prestataires se plaignent de la non libération du site, du défaut d’approvisionnement en gasoil et des contraintes fiscales.

Le chantier  de la pénétrante Est de Douala piétine, selon une évaluation faite par le ministère des Travaux Publics. A l’abandon pendant près de trois ans, ce chantier qui a repris en début de cette année affiche une  progression insatisfaisante à en croire Emmanuel Nganou Djoumessi.  Au mois de septembre 2023, les  travaux de chaussée exécutés par MAG SARL affichent un taux de   20,60% et de 30,90% pour les travaux de Magil. L’évaluation faite par la revue des projets routiers en cours sur l’ensemble du territoire national, renseigne que le taux d’avancement   du lot mis en œuvre par MAG SARL, est de 18,13% pour une consommation de délai de 32,17%.  Côté MAGIL, il est de 27% contre une consommation du délai contractuel de 48% sur 36 mois.

D’après le ministre des Travaux publics, MAGIL a justifié ce faible taux d’avancement  des travaux par la non- considération de certains travaux du lot chaussée. Plusieurs difficultés  sont évoquées par MAGIL et MAG SARL.  Il s’agit notamment de la non libération du site occupé par l’entreprise Razel, l’approvisionnement en gasoil et la fiscalité. En effet,  l’on apprend que Razel occupe un espace qu’elle doit libérer pour que Magil y installe sa base vie. Razel justifie sa présence par des lourdeurs administratives qui le contraignent à  être encore sur ce site alors que son contrat a été résilié.   Le ministre affirme que les diligences sont prises pour résoudre ce problème ainsi que celui de l’approvisionnement en carburant.

Sur la question de la fiscalité, l’on annonce que des concertations sont en cours en vue d’y apporter des solutions.  Mais,  il faut dire que c’est depuis le mois  d’avril dernier que  les contraintes fiscales ont été signalées comme une menace pour la suite des travaux. MAGIL sollicitait notamment une dérogation pour la prise en charge de la TVA, des frais de douane et des frais d’enregistrement du projet.

En rappel, cette phase 2 de la pénétrante Est de Douala consiste entre autres à l’aménagement des voies alternatives ; le déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone; la construction de quatre giratoires (carrefour ARI, hôpital gynéco, Yassa et Japoma); la construction des ouvrages d’art et d’assainissement dont un échangeur type PIPO au Carrefour YASSA et un échangeur de Type SPDA à l’entrée du stade de Japoma. Les travaux impliquent également l’élaboration et le suivi d’un Plan environnemental et social; le maintien de la fluidité de la circulation; la construction des équipements urbains et publics; les travaux de signalisation routière; l’éclairage public et les aménagements paysagers.

Pour le financement de cette phase,  le ministre de l’Economie de la planification et de l’aménagement du territoire avait signé en 2021, avec la Standard Chartered Bank et UK Export finance (Ukef), une convention de crédit d’un montant de 135 512 754,14 euros. Soit environ 88,889 milliards FCFA.

Des personnels de MTN Cameroon formés en langue des signes

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 Cette initiative s’ajoute à un autre programme en cours  pour la formation de 130 personnes vivant avec un handicap, en infographie et en développement web dans 3 régions du pays.

 MTN Cameroon se montre solidaire vis-à-vis des personnes vivant avec un handicap.  L’opérateur de  télécommunication a montré son engagement en faveur de ces personnes à l’occasion de la Semaine internationale des personnes sourdes, du 18 au 23 septembre, et  de la Journée internationale des langues des signes, le 23 septembre 2023.

 Pour permettre un accès équitable à ses services aux personnes sourdes ou malentendantes, l’entreprise a mis en place un programme de formation de ses agents en langues de signes.  Les personnels formés ont ainsi été  présentés au grand public et ont également reçu leurs certificats de formation lors d’une cérémonie à  l’agence  MTN d’Akwa à Douala.  « Cette formation m’a permis de m’occuper et de communiquer plus adéquatement avec la clientèle sourde ou malentendante afin de lui offrir les meilleurs services. Cela m’a également aidé à mieux accepter les différences autour de moi, car elles peuvent m’enrichir. C’était une si belle expérience. Je voudrais exprimer ma gratitude à MTN », s’en réjouit Nancy Diboti, une apprenante.

  A travers cette formation de certains de ses agents, MTN Cameroon entend satisfaire les personnes handicapées en contact avec ses locaux. « Il est important que tous nos clients quelles que soient leurs conditions aient droit à une expérience de qualité, quel que soit le canal par lequel nous interagissons avec eux. C’est dans cette optique que nous formons les employés de nos agences en langues des signes », a indiqué Marie-Rose Daya, Général Manager Custumer expérience.

La démarche de MTN Cameroon ne se limite pas à la formation de ses agents. L’entreprise a également consacré une ligne au support des personnes malvoyantes et non-voyantes. Un outil disponible depuis juillet dernier via WhatsApp. Dans le même temps,  130 personnes vivant avec un handicap suivent ce moment, une formation en infographie et en développement web dans 3 régions du pays. On dénombre aussi une vingtaine au sein de la Digital Academy, que la Fondation MTN organise en partenariat avec l’Institut Africain d’Informatique.

Toutes ces initiatives font partie intégrante de la stratégie de responsabilité sociétale de MTN Cameroon. La  filiale locale du géant sud-africain est engagée à soutenir le développement durable, en  réduisant les inégalités et en promouvant l’inclusion. « Notre approche de l’inclusion nous recommande d’accorder une attention particulière aux couches sociales les plus défavorisées, où nous comptons les jeunes, les femmes, les réfugiés et les personnes vivant avec un handicap. Pour ce dernier groupe, nous déployons des initiatives visant à améliorer leur accès à nos locaux, nos communications, nos produits et services et nos opportunités de formation et d’emplois », rappelle Melvin Akam, General Manager Regulatory and Corporate Affairs.

Il faut dire que MTN Cameroon s’assure également que les personnes vivant avec un handicap ont accès à ses opportunités d’emplois.

Destination tourisme au Cameroun : « Nous maintenons le cap de 6,5 millions de touristes »

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Nous avons organisé de très grands séminaires pour montrer aux autres que le Cameroun c’est un pays « clean »

L’édition 2023 de la Journée mondiale du tourisme s’est célébrée hier mercredi 27 septembre 2023. L’édition a pour thème : « Tourisme pour les investissements verts ». Ce rendez-vous mondial institué par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), souligne le rôle du tourisme dans la construction d’un monde meilleur.

« Nous maintenons le cap de 6,5 millions de touristes »

Mfouapon Alassa, directeur de la promotion du tourisme au Mintoul

Le responsable a fait le point hier à Yaoundé sur l’état post-Covid-19 du secteur au Cameroun.

Le thème de la 44ème édition de la Journée mondiale du tourisme cette année c’est « Tourisme et pour les investissements verts ».   Quelle différence y a-t-il entre ce type d’investissement et les autres ?

L’OMT (Organisation mondiale du tourisme Ndlr) a identifié l’investissement comme l’une des principales priorités pour la relance pour le secteur du tourisme. L’investissement vert c’est un investissement qui protège les sites touristes. Donc nous ne voulons plus des investissements qui vont apporter des déchets et détruire les sites touristiques. Raison pour laquelle nous parlons d’investissements verts. Ces investissements verts ne tiennent pas compte de la productivité ou bien des critères économiques.

Est-ce que ce type de financement est déjà mis en œuvre au Cameroun ?

Oui bien sûr, ce type de financement est déjà implémenté dans plusieurs de nos sites touristiques, nous avons par exemple le site de Lobeke, à Campo Ma’an pour ne citer que ceux-là. Je peux même vous dire que le produit phare du tourisme au Cameroun c’est l’écotourisme.

Aujourd’hui, que représentent les chiffes dans le secteur du tourisme au Cameroun?

Nous sortons d’une période très critique et très difficile causée comme vous le savez par la pandémie de Covid-19. Si je le dis aujourd’hui, c’est avec autorité parce que je suis membre d’un comité qui gère le e-visa et nous voyons les chiffres qui ne cessent de grimper toutes les semaines. Le Cameroun c’est une destination assez prisée, avec la facilité d’obtention des visas en ligne et au débarquement que nous avons aujourd’hui.

Pouvons-nous avoir une idée de cette activité au Cameroun, au moins les chiffres de l’année dernière?

L’année dernière nous sortions de la pandémie de Covid-19 et ce n’était pas évident pour l’activité touristique au Cameroun comme dans d’autres pays à travers le monde. Raison pour laquelle le ministre d’Etat (Bello Bouba Maïgari Ndlr) a prescrit la relance du tourisme du tourisme interne, parce qu’on s’était rendu compte que le tourisme externe était plombé, il fallait regagner la confiance des touristes extérieurs, ce qui a été fait à travers un certain nombre d’activités.

Nous avons organisé de très grands séminaires pour montrer aux autres que le Cameroun c’est un pays « clean » c’est zéro Covid-19 dans nos hôtels, dans nos sites touristiques et ça marche puisque les gens recommence à venir puisqu’ils se sont rendus compte qu’au Cameroun on peut revenir, sans se faire infecter.

Quelles sont les principaux défis auxquels fait face le secteur du tourisme au Cameroun ?

La SND30 (Stratégie nationale de développement 2020-2030 Ndlr) le dit, nous devons accueillir au moins 6,5 millions de touristes extérieurs et un nombre extensible de touristes interne, voilà le principal défi. D’ici l’horizon 2030, nous devons nous situer à ce chiffe.

Propos recueillis par D.B 

Transport des marchandises. Le Conseil national des chargeurs installe une antenne à kousseri

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L’antenne régionale pour l’Extrême-Nord du Cameroun couplée à un centre vie sera bénéfique pour les transporteurs du corridor Douala/Kribi/Ndjamena ainsi qu’aux acteurs du commerce qui verront la sécurité de leurs marchandises.

Le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (Cncc) a inauguré ce 27 septembre 2023, sson antenne régionale pour l’Extrême-Nord.  L’ouvrage a été construit en même temps qu’un centre de vie. Le Centre de vie de Kousseri et l’antenne régionale du Cncc sont situés sur le corridor Douala/Kribi/Ndjamena, au lieu-dit Nguéli, dans le département du Logone et Chari, à 500 mètres de Ndjamena, la capitale Tchadienne.

L’infrastructure s’étend sur une superficie de 5 hectares et  comprend un bloc administratif, un parking sécurisé d’une capacité de 200 camions, un centre d’hébergement de 40 chambres au profit des transporteurs et professionnels assimilés, réfectoire de 60 places, un centre de santé, un espace de prière,  un atelier d’entretien de camions etc.  Ce projet a pour objectifs de réduire les stationnements anarchiques des gros porteurs en pleine ville, limiter les accidents des gros porteurs dans les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena, mettre à la disposition des chargeurs un centre de repos confortable.  « Ils sont destinés aux acteurs du commerce transfrontalier pour les marchandises à destination ou en provenance de la République du Tchad, pays sans littoral. Ces deux édifices offrent aux usagers un cadre de vie et de travail moderne pour la sécurité de leurs marchandises. L’aménagement de ces infrastructures obéit aux engagements de l’Etat du Cameroun à contribuer à la facilitation du trafic, et à la promotion des corridors camerounais pour les marchandises en transit vers les pays de la sous-région sans littoral », expliqueAuguste Mbappe Penda, le Directeur général du Cncc.

Cette infrastructure du  Conseil National des Chargeurs du Cameroun  intervient dans le cadre d’un programme lancé par la structure depuis quelques années, visant à construire au profit des transporteurs sous-régionaux et régionaux, des centres de vie. On dénombre déjà ceux de Dibamba  dans la Sanaga Maritime et de Ngoulentang  dans la banlieue de Yaoundé. Après Kousseri, ce sera au tour de Ngaoundéré dont la pose de la première pierre du Centre de vie est annoncée pour le mois d’octobre 2023.

Gestion moderne des ports : des cadres formés par la CNUCED

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Plus de 20 personnels de l’administration portuaire  ont reçu leurs certificats de fin de formation de  gestion moderne des ports  de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement le 23 septembre dernier.

Le Port Autonome de Douala ainsi que d’autres administrations  du secteur portuaire national, a de quoi relever les défis actuels.   Le chantier de transformation et de modernisation pour le port de Douala Bonabéri, de finalisation de la deuxième phase d’extension pour le port de Kribi et le renforcement de la capacité de supervision de l’autorité portuaire nationale.  Certains personnels de ces  administrations viennent de boucler une formation en gestion moderne des ports, certifiée par la  Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED).Les apprenants  qui constituent la 14 eme promotion des gestionnaires des ports modernes, ont reçu leurs certificats le 23 septembre dernier lors d’une  cérémonie  présidée par Cyrus Ngo’o, Directeur Général du Port Autonome de Douala.

Cette formation avait pour but de renforcer la connaissance portuaire des personnels de sur les activités portuaires et de les rendre plus efficaces pour leurs entreprises. Notamment leur donner des outils sur les actions à prendre pour rendre les ports plus performants et plus compétitifs. Les stagiaires ont suivi plus de 200 heures de cours, pendant la période d’octobre 2022 à septembre 2023. Les modules  étaient dispensés par des experts locaux et internationaux du réseau Train For Trade. Chacun d’eux a ainsi rédigé un mémoire consistant en une étude de cas concernant un problème réel et fournissant des recommandations concrètes pour améliorer la performance des entreprises portuaires.  A écouter les responsables du Port Autonome  de Douala, l’entreprise attend beaucoup d’eux.   « La plupart d’entre eux ont rédigé un mémoire dans lequel ils ont fait des propositions. Nous allons les exploiter et très souvent l’exploitation de ces mémoires nous permet d’améliorer un certain nombre de pans de fonctionnement de nos entreprises. Naturellement on attend d’eux un rendement plus élevé à leurs postes de responsabilité. C’est d’ailleurs pour cela que cette certification au plan social leur confère généralement un avancement dans leur carrière », s’est exprimé  Dieudonné Onana Ndoh, directeur délégué de la Régie du Terminal à Conteneurs.

Déjà 333 personnels ont été formés dans le cadre de ce programme avec la CNUCED appelée  formation portuaire Train For Trade.  Dans ce nombre, 184 agents du PAD.

« Nous remercions le directeur général du Port autonome de Douala qui a permis la tenue de cette prestigieuse formation internationale. Nos remerciements vont aussi à la CNUCED qui a initié ce programme de formation relatif à la mise à niveau des personnels du secteur portuaire afin de faire face aux défis qui sont de plus en plus nombreux dans le domaine maritime en général et portuaire en particulier » a déclaré le porte -parole des apprenants.

Réactions

Patricia WELADJI FONKOUE, major

 » Nous avons une autre perspective de la gestion portuaire « 

« Il fallait mettre les bouchées doubles pour ne pas perdre sa place parce que les 8 modules constituent 50% et la soutenance 50%. Donc il fallait non seulement conserver et faire mieux. Cette formation nous a ouvert l’esprit. Elle nous donne une autre perspective de voir la gestion portuaire et on commence à partir de là à mettre en place tout ce que nous avons appris et nous sommes sûrs que d’ici l’année prochaine notre service va complètement changer. Nous comptons mettre un accent sur le contrôle. Il faut anticiper les impayés par ce qu’on se rend compte que les administrations nationales ont beaucoup de problèmes d’impayés il faut d’abord voir au niveau de la contractualisation, mettre tout en place pour anticiper les impayés et quand c’est déjà là on essaie juste de contourner en mettant en valeur le recouvrement à l’amiable au détriment du recouvrement contentieux. Donc nous avons proposé des mesures d’anticipation. »

Cyrus NGO’O, DG Port Autonome Douala

«  Cette information est importante pour la compétitivité de l’industrie portuaire  nationale »

« Le port est un espace unique où sont traitées les opérations logistiques, commerciales et administratives entre privés  et entités  gouvernementales.  Il s’y effectue un nombre important  d’opérations  critiques pour des questions  de contrats qui rendent prééminent le rôle de chaque acteur.  En tant que frontière,  le port est à la fois un lieu de passage et une barrière. Il joue ainsi un rôle de filtre. Le port est donc une infrastructure stratégique  pour l’économie  d’un pays.  Il l’est encore plus  pour les pays  en développement que nous sommes. Par ce rappel, je voudrais  signifier  l’importance de la formation sanctionnée  par la remise des parchemins de ce jour. Chacun devra dans son secteur  mettre à contribution  les nombreuses connaissances  acquises pour la modernisation  et la performance et la compétitivité de l’industrie portuaire  nationale. Cette cuvée avait pour nom de baptême la nouvelle dynamique. Ce choix a une sémantique importante. En effet, le secteur  portuaire  comme d’autres ailleurs est  en pleine évolution. Il faut s’adapter aux évolutions que nous impose le monde en perpétuel mouvement  et les grandes entreprises ici comme ailleurs ont par leur taille une tendance à se bureaucratiser. Elles sont considérées  comme des organisations qui  par nature résistent au changement et le statut quo est un statut qui conduit inexorablement au déclin ;  d’où  l’importance d’insuffler  une nouvelle dynamique et les ports camerounais se sont engagés  dans cette voie. Vous devez  donc être des ressorts de ce vaste processus qui doit arrimer l’industrie portuaire  nationale aux standards  internationaux du secteur.  Ceci implique la combinaison de deux processus  fondamentaux, celui du changement et de l’innovation. »

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