jeudi, juin 4, 2026
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Forces de défense : 1312 faux diplômes détectés aux concours

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Parmi eux se sont toujours retrouvés des faussaires

Le recrutement dans les forces de défense en cours est plombé par une affaire de faux diplômes. « Dans le cadre du processus de recrutement de jeunes gendarmes et soldats en cours dans les Forces de défense camerounaise pour le compte de l’exercice budgétaire 2024, les contrôles appropriés d’authentification des diplômes des candidats retenus pour la visite médicale approfondie, préalables substantiels à la publication des résultats finaux d’admission, ont permis de détecter de nombreux faux titres », annonce le ministre de la Défense (Mindef) Joseph Beti Assomo, dans un communiqué. Exactement 1312 faux diplômes détectés de Bepc, CAP, probatoire, GCE O’level, GCE A’level. On apprend qu’il y a parmi, 661 faux Bepc d’un pays voisin dont le nom n’est pas spécifié.

Ce n’est pas la première fois que ce type d’opération est mené dans les concours et recrutements organisés par le Mindef. Et le tamis rattrape toujours les mauvais grains. Mais cette fois-ci, la moisson est « en légère hausse par rapport aux résultats d’une opération similaire qui avait permis en 2022 d’écarter 929 individus des rangs à l’entrée définitive dans les Forces de défense camerounaises», mentionne le communiqué de Joseph Beti Assomo. Les dossiers ont été rejetés, et le Mindef envisage des « mesures répressives» à l’encontre de ces « faussaires ».

Lions indomptables : Marc Brys et les joueurs chez Mouelle Kombi

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Mouelle Kombi reçoit Marc Brys

Marc Brys a été reçu ce 12 juin 2024 par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Marc Brys, son staff, et le capitaine Vincent Aboubakar, accompagné du défenseur Michaël Ngadeu, sont allés au cabinet de la tutelle des sports au Cameroun, à leur retour d’Angola où les Lions indomptables sont allés arracher un nul d’un but partout face à la sélection locale, les Palancas negras. « Il s’est agi de faire le bilan des deux matchs [des 3ème et 4ème journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, Ndlr] et d’envisager les perspectives d’avenir pour la sélection nationale fanion du Cameroun», apprend-on. Le communiqué sanctionnant la rencontre indique que « les changes ont été francs, sincères, conviviaux et constructifs ».

La mission assignée au staff technique et aux Lions indomptables, a été compliquée par la guerre entre le ministère et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à Yaoundé, pour le contrôle de l’équipe nationale dont l’Etat du Cameroun a repris les rênes en désignant un staff d’encadrement. « Le ministre a demandé au capitaine Vincent Aboubakar de transmettre à ses valeureux coéquipiers les félicitations du gouvernement pour leur prestation et leur patriotisme, en résonnance et en cohérence avec les objectifs de performance et de recommandées par le président de la République, Paul Biya», peut-on lire dans le communiqué commis à cet effet. Pour sa part, « le staff technique a été félicité pour le travail de qualité abattu dans un laps de temps très court et dans un contexte relativement difficile». Alors « il a été remercié pour sa résilience et sa patience son souci du dialogue et son sens de collaboration constructive», lit-on dans le communiqué signé de Narcisse Mouelle Kombi.

Ce d’autant plus que l’homme dont le nom a été dévoilé le 2 avril dernier et qui est arrivé quelques temps après, a souffert le chaud et le froid. Rejeté avant d’être accepté, l’homme a été suspendu, insulté, humilié, par les affidés de Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot. Avec deux équipes différentes de collaborateurs choisis par les deux camps se disputant la légitimité sur l’équipe nationale fanion, le technicien belge a été esseulé au banc de touche face lors des matchs. Lui qui a essayé en vain de couper la poire en deux en panachant les deux staffs. Quoi qu’il en soit, dans ce contexte, Marc Brys a d’abord gagné (avec manière à Yaoundé contre le Cabo verde (4-1), avant d’arracher un nul d’un but partout à Luanda face à la sélection locale. Après un voyage tumultueux ponctué d’une longue attente à l’embarquement à Yaoundé et de longues pertes de temps à Luanda, à loger un effectif pléthorique.

Passé ce baptême du feu, le successeur de Rigobert Song Bahanag peut souffler huit mois avant de renouer avec la compétition. Peut-être le temps pour ses employeurs de trouver un terrain d’entente. « Evoquant les perspectives, le ministre a renouvelé aux membres du staff technique la confiance de l’Etat et les a rassurés du soutien constant des pouvoirs publics dans leur quête pour la réalisation de nouvelles victoires». Alors « il les a exhortés à se remettre dès à présent, au travail, pour la préparation méthodique, rationnelle et rigoureuse, dans l’ordre, l’harmonie et la discipline, des Lions indomptables invités à affronter avec force, vigueur et ardeur, les prochaines échéances sportives », et surtout « d’avoir toujours à l’esprit la Très haute prescription du chef de l’Etat relative à la construction salutaire d’une ‘’meilleure organisation pour de meilleurs résultats’’ ».

Paludisme/Sida/Tuberculose: Le Fonds mondial réduit de 31 milliards de FCFA les allocations versées au Cameroun

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Le Minsanté a écouté les pleurs du peuple

Le Cameroun n’est pas dans les bonnes grâces du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Cela transparaît clairement dans les allocations que cette organisation compte octroyer à Yaoundé pour le cycle 2023-2025. En effet, ces dernières vont connaître une coupe de 31,47 milliards de FCFA, révèlent nos confrères de l’Urgentiste.  «Le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (FM) a revu à la baisse le montant alloué au Cameroun pour la lutte contre ces trois maladies. Il passe ainsi de 123,3 millions d’euros (80,94 milliards de FCFA) à 75,3 millions d’euros (49,47 milliards de FCFA). Soit une diminution de 29 % en valeur relative et de 48 millions d’euros (31,47 milliards de FCFA) en valeur monétaire», peut-on lire sur ce blog spécialisé en santé.

 Des dysfonctionnements en cascade

Le Cameroun paie ainsi son laxisme dans le respect de ses engagements en termes de contrepartie. En effet, «pour la période 2021-2023, l’institution financière attendait du Cameroun 123,3 millions d’euros de cofinancements pour ces trois maladies. Malheureusement, le pays n’a versé que 28 % de ses engagements, soit 34,6 millions d’euros (environ 22,71 milliards de FCFA)», souligne l’Urgentiste. Dans un rapport publié à l’issue d’une mission effectuée au Cameroun du 26 février au 6 mars 2024, au cours de laquelle l’utilisation des financements du Fonds mondial par le Cameroun a été passée à la loupe, Yaoundé est également épinglé pour des dépenses jugées douteuses. Notamment l’achat de congélateurs d’occasion pour un montant  de 350 millions de FCFA. « Lors d’une vérification récente de 249 congélateurs de laboratoire achetés par l’Unops d’une valeur de 652 125,84 dollars US et distribués aux établissements de santé, il a été constaté que (i) les congélateurs distribués sur place étaient des congélateurs d’occasion d’une marque différente de celle que l’Unops prétend avoir achetés sur la base de la documentation mise à disposition ; (ii) sur les sites visités, 32 congélateurs sur 33 étaient non fonctionnels. Un seul congélateur fonctionnel a été réparé par la direction du site avant d’être utilisé ; (iii) il a également été signalé le non-respect des obligations contractuelles concernant la livraison, l’installation et la formation du personnel sur les équipements de santé achetés», rapporte l’urgentiste qui faisait l’économie d’une partie du rapport susmentionné.

Les ruptures de stock de médicaments « vitaux » dues aux versements tardifs ou aux déficits de financements nationaux ont également milité pour la réduction des subventions accordées au Cameroun. « D’énormes quantités de médicaments sont par exemple arrivées à expiration dans les magasins de la Centrale nationale d’approvisionnement en médicaments et consommables médicaux essentiels (Cename) et des Fonds régionaux pour la promotion de la santé (FRPS).Ce qui revient à dire que, quand les médicaments sont dans les formations sanitaires, personne ne sait quel stock y est disponible. Il est donc impossible de faire des prévisions et de réaffecter des médicaments là où on en a besoin», indique le rapport du Fonds mondial.

Mesures de sortie de crise

Pour sa défense, le ministère de la Santé Publique (Minsante) brandit l’argument du taux de change de devises. «Cependant, cet argument a été rejeté par le bailleur de fonds qui, après des réunions avec la BEAC (Banque des États de l’Afrique centrale) et la CAA (Caisse autonome d’amortissement), a conclu qu’il n’y avait pas de retard ou d’obstacles aux transferts de devises. Dans tous les cas, cette situation aura des conséquences pour le pays», rappelle l’Urgentiste. Comme solutions de sortie de crise, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme invite le Minsante  à prioriser les paiements et les transferts de fonds pertinents pour l’achat de produits de santé ; de garantir l’achat de produits de santé avec les fonds nationaux au moins six mois avant la date de livraison prévue ; de fournir « en temps utile » un rapport annuel sur les dépenses de cofinancement national, au plus tard 90 jours après l’année concernée.

Angola-Cameroun: le nul de la victoire pour les Lions

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Bryan Mbeumo aura permis au Cameroun de ramener un point de Luanda

Le Cameroun n’aura pas fait un déplacement négatif à Luanda en Angola. Les Lions indomptables ont arraché un nul (1-1) contre les Palancas negras au stade du 11 novembre de Luanda. Vincent Aboubakar et ses coéquipiers auraient pu engranger les trois points de la partie si le centre de l’attaquant angolais n’avait été dévié par Michaël Ngadeu. C’est que le défenseur central des Lions indomptables a trompé son gardien sur ce centre qui ne lui était pas destiné, mais qui a trouvé son pied qui l’a détourné dans ses buts. Permettant ainsi à la sélection locale de revenir à la marque. On en restera là jusqu’au coup de sifflet final.

Et pourtant le Cameroun avait pris de l’avance en ouvrant le score dès la xx minute. Un centre de Christian Bassogog conclu par Bryan Mbeumo. mais la dynamique qu’avait prise l’équipe visiteuse va s’estomper avec la sortie prématurée du passeur aligné sur le couloir gauche. Olivier Ntcham ne parviendra pas à assurer le maintien du rythme. le milieu de terrain finira la partie sur le banc de touche, remplacé lui aussi par Kunde Malong. Vincent Aboubakar essaiera maintes fois sans succès.

Par ce score de parité, le Cameroun empoche un point. Suffisant pour garder le leadership du groupe D des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. D’autant plus que le Cap vert en lever de rideau, avait déjà pris le dessus sur la Libye (1-0), jusque-là principal challenger du Cameroun. Maurice pour sa part, l’emportait face à l’Eswatini (2-1)Du coup, le Cameroun passe à 8 points, devançant d’un point les deux poursuivants immédiats qui restent à 7 points chacun. La course-poursuite reprendra en mars 2025. Le Cameroun fera le déplacement d’Eswatini pendant que plus loin se tutoieront d’une part Libye et Angola et d’autre part Cabo verde et Maurice. Puis le Cameroun retrouvera la Libye, pour le début du retour.

Pour la Coupe du monde USA-Mexique-Canada, un seul pays sera qualifié par groupe en zone Afrique, puis une au terme d’un barrage à quatre équipes.

Feuille de match

Angola : Neblu – Cruz, Carmo, Buatu, Mata – Nteka, Show, Fredy – Dala, Mabululu, Milson.

Cameroun : Onana – Nouhou Tolo, Wooh, Ngadeu, Tchatchoua – Baleba, Zambo Anguissa, Mbeumo, Aboubakar (Moumbagna), Bassogog (Ntcham/Kunde Malong)

Personnel Medico-sanitaire: Les Instituts privés d’enseignement supérieur écartés de la formation

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Les membres de l'Anipes réunis le 4 juin 2024, lors d'une réunion organisée à l'Istag

Selon une déclaration rendue publique par l’Association nationale des instituts privés d’enseignement supérieur, les diplômés des Instituts privés d’enseignement supérieur ne sont pas reconnus par l’Ordre des Professions Médico-Sanitaire tandis que leurs étudiants admis en stage, sont refoulés dans les structures sanitaires publiques

Quelles sont les institutions habilitées à former le personnel médico-sanitaire au Cameroun? C’est la question que se pose certainement toute personne qui a assisté au point de presse organisé le 04 juin 2024 par l’Association nationale des instituts privés d’enseignement supérieur (Anipes). Cette organisation qui rassemble les responsables des Instituts universitaires privés disséminés à travers le pays, assure que ses membres en ont le droit. Pour soutenir sa prétention, elle brandit les textes de loi suivants: le décret 80-198 du 09 juin 1980 en son article 45 (Les établissements sont ouverts aux détenteurs du probatoire de l’enseignement secondaire, ou d’un diplôme équivalent …) ; la loi n0 84-009 du 05 décembre 1984 portant réglementation de l’exercice des professions d’infirmiers ; sage femmes, techniciens médico sanitaires et le décret présidentiel n0 2005/142 du 29 avril 2005 portant organisation du ministère de l’Enseignement Supérieur.

L’Opms en croisade contre les IPES

L’Ordre des Professions Médico-Sanitaire (Opms) n’est pas du tout d’accord. Depuis de nombreuses années, il refuse de reconnaitre que les établissements sus-évoqués ont les capacités techniques, pédagogiques et didactiques pour former les futurs personnels medico-sanitaire. On se souvient notamment d’un communiqué signé le 3 novembre 2020, à la veille de la rentrée universitaire, dans lequel le président du conseil régional de l’Opms rappelait aux parents que les diplômes de Brevet de technicien supérieur (BTS), Diplôme supérieur d’études professionnelles (DSEP) et autres licences en soins infirmiers, sages-femmes et techniciens médico-sanitaires délivrés par les Instituts privés d’enseignement supérieur (IPES) ne sont pas valables. Dans le même document, il les exhortait plutôt à pousser leurs enfants à présenter le concours ouvert tous les ans pour les écoles sous tutelle du ministère de la santé publique, «qui est l’unique porte d’entrée dans les métiers de santé au Cameroun», pouvait-on lire dans ce manifeste. Et d’ajouter que «Le conseil de l’ordre rappelle par ailleurs que toute formation entreprise dans le domaine des sciences médico-sanitaires en marge des écoles sous la tutelle du ministère de la santé publique, est assimilable à une escroquerie pouvant à terme exposer ceux qui s’y engagent à des poursuites judiciaires pour exercice illégal des professions concernées», avait-il indiqué.

Deux ans plus tard, l’Opms a remis ça, en adressant cette fois, une correspondance au ministre de l’Enseignement supérieur. Dans ce document, l’ordre a listé toutes les défaillances qui le confortent dans l’idée que les futurs professionnels de santé, ne devraient pas être formés dans les IPES. Il pointait du doigt la mauvaise qualité des programmes de formation, le mode de sélection des étudiants basé sur des critères subjectifs, le nombre pléthorique des apprenants dans un cours, et la qualification des enseignants. Des paramètres qui selon l’organisation, contribuent à livrer des praticiens mal formés mettant ainsi en danger la santé des populations. Pour y remédier l’Opms a suggéré l’élaboration «de formations qui respectent les accords de Bologne que le Cameroun a ratifié en inscrivant toutes ses formations dans le LMD (licence-master-doctorat). Il s’agira également de définir les écoles habilitées à former et de mettre en place un concours national pour la sélection des étudiants». Au ministère de la Santé publique on est d’accord avec cette approche. D’ailleurs le 14 juin 2023, Malachie Manaouda, le chef de ce département ministériel a annoncé, lors de la 24ème session du Conseil de direction des établissements de formation des personnels médico-sanitaires, la mise en place d’un cadre pédagogique optimal en vue d’améliorer la formation des apprenants.

Stratégie de conciliation

En attendant la mise en œuvre effective de cette nouvelle stratégie, les diplômés des IPES ne s’étant pas présentés au concours national organisé par le ministère de la Santé, vivent un véritable calvaire. Selon l’Anipes, leurs diplômes qui sont pourtant délivrés par le ministère de l’Enseignement Supérieur, qui leur a par ailleurs octroyé une autorisation pour exercer leurs activités, sont rejetés par l’Omps. En outre, rajoute l’Anipes, ces derniers ne sont plus admis en stage dans les structures sanitaires publiques. Pour résoudre cette situation, l’Association nationale des instituts privés d’enseignement supérieur propose le dialogue. Notamment, la mise sur pied d’une plateforme d’échanges entre les différents acteurs, à savoir, le ministère de l’Enseignement Supérieur, le ministère de la Santé Publique, l’Opms, et L’Anipes ou tout autre regroupement ayant intérêt.

Déclaration de l’IRPP : A 20 jours de l’échéance, la DGI fait le bilan des souscriptions volontaires

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siège de la Direction générale des Impôts

Après 20 années d’amnistie, le gouvernement camerounais a soumis à la sanction des parlementaires, lors de la session de novembre 2023 consacrée à l’adoption du budget, une proposition visant la réintroduction de l’Impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP). Finalement adoptée et inscrite dans la Loi de finances 2024, cet impôt sur lequel l’administration fiscale a fait une impasse depuis 2002, ne fait pas encore l’objet d’une collecte auprès des contribuables. En effet, avant le paiement il faut se soumettre à une sorte de processus d’identification. Dans un communiqué du ministère des Finances (Minfi), publié régulièrement depuis le mois de mars dans les colonnes de Cameroon Tribune, Louis Paul Motaze, le patron de ce  département ministériel, indique qu’il s’agit d’une déclaration annuelle récapitulative. Dans le même document, il invite donc les imposables à souscrire à ladite déclaration au plus tard le 30 juin de chaque année.  Pour l’exercice budgétaire en cours,  l’échéance fixée par le Minfi expire dans 20 jours.

Bilan et espoirs

Pour le moment, le bilan est loin d’être optimal. «Le mouvement  a véritablement pris corps. Sur nos applications nous avons déjà des déclarations qui sont reçues. Ce n’est pas encore la vitesse de croisière souhaitée, parce que nos fichiers prévoient une moyenne de deux à trois millions de déclarations qui sont attendues, mais j’imagine qu’avec les problèmes de connectivité que le Cameroun a connus dans certaines régions, peut-être que les uns et les autres éprouvent des difficultés à accéder à nos plateformes… la seule contrainte à gérer est celle du civisme des uns et des autres», tente de se convaincre Daniel Hippolyte Bickoe, chef de centre régional des impôts du Centre 2. Toutefois, ce haut cadre de l’administration fiscale demeure confiant. 

Selon lui, il est possible d’atteindre l’objectif de collecte (20 à 25 milliards de FCFA) assigné à la direction générale des Impôts pour cette première campagne. «L’objectif est réaliste, parce que le calcul est simple. 20 milliards de F se serait même le minimum  dans la mesure où si chaque contribuable non professionnel venait à payer 15 000 à 20 000 FCFA, vous êtes même au-delà de 30 milliards de FCFA. Et si les trois millions de contribuables attendus se rendaient sur nos plateformes, on serait au-delà de ces montants. L’objectif pour nous reste donc atteignable», a-t-il confié à Cameroon Tribune.

Des sanctions pour les contrevenants

Daniel Hippolyte Bickoe est tout de même conscient que de nombreux contribuables pourraient ne pas respecter l’échéance fixée par le ministère des Finances. Pour les contrevenants, il existe des mesures de coercition. «Vous avez le retrait du fichier actif des contribuables camerounais. La conséquence du retrait d’un contribuable camerounais c’est qu’il ne peut plus obtenir de visa de sortie du territoire, encore son attestation de conformité fiscale qui lui permet par exemple de contracter dans tous types de contrat, avec un concessionnaire en matière d’eau et d’électricité, d’aller obtenir un paiement au trésor public, de soumissionner à quelque marché public que ce soit. A côté de ça, une déclaration au-delà du délai légal qui est le 30 juin, risque de faire supporter au contribuable une amende de 10% du montant des impôts à payer», a-t-il rappelé.

Pour mémoire, d’après la Direction générale des Impôts, l’IRPP s’applique exclusivement aux personnes bénéficiant des revenus des traitements, salaires, pensions, rentes viagères, et/ou revenus financiers, fonciers et globalement des rémunérations de toute nature.

Minsep-Fécafoot : Le match se poursuit en terre angolaise

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Encore du brouillard dans la tanière

Les Lions indomptables et leurs accompagnateurs sont à Luanda en Angola depuis hier nuit. Mais il aura fallu braver une autre bataille de la guerre ouverte entre le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour que l’avion décolle de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Prévu à 16h, le vol de Camair-Co a connu près de deux heures de retard. Le temps pour les belligérants par fantassins interposés, liquident la partie.

C’est que, après l’épisode de l’hôtel Hilton, la Fécafoot a anticipé et a affrété un avion de la compagnie nationale pour le vol spécial des Lions indomptables, en n’y retenant que les noms des personnes choisies par ses soins. Evidemment, les personnes désignées par l’Etat du Cameroun et non acceptées par la Fécafoot n’y faisaient pas partie. Arrivés sur le tard pour la même mission, la délégation du Minsep a activé l’appareil politique pour bloquer les embarquements. Selon des sources crédibles, Ayem Mauger, président du Conseil d’administration de Camair-Co, a été mis à contribution pour ramener le directeur général de la compagnie de transport aérien, à fléchir. Lui qui campait sur le deal du commandeur qu’est à la Fécafoot.

Retournement de situation, c’est finalement le staff et la délégation du Minsep, qui se retrouve dans l’avion. Prosper Nkou Mvondo, membre du Comité exécutif de la Fécafoot et chef de la délégation désigné par Samuel Eto’o, doit tempêter, péter un câble pour que ses éléments soient admis dans le vol. La même situation les attend à Luanda où la Fécafoot avait également anticipé sur son adverse. Mais il s’avère que finalement tous les voyageurs ont été logés.

Il reste le match à gérer. Ici, Marc Brys a déjà clairement opté pour ses collaborateurs désignés par l’Etat du Cameroun. Ceux avec lesquels l’homme a préparé le match contre Cabo verde. La partie ne devrait pas être aussi facile en terre étrangère car au pays, le technicien belge a eu le soutien des autorités étatiques, y compris la soldatesque.

Lions indomptables : Après la victoire, Samuel Eto’o menace les Lions

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Samuel Eto'o n'est pas toujours content

« La Fécafoot ne tolèrera plus toute violation et non respect des obligations des joueurs pendant la période de mise à disposition». La menace est de Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Dans une lettre qu’elle a adressée aux différents joueurs de la sélection nationale actuellement en regroupement. Quelques minutes après la victoire infligée par le Cameroun au Cabo verde (4-1), en éliminatoires de la Coupe du monde senior 2026. Les héros du 8 juin 2024 en sont donc encore à célébrer cette large victoire sur les Requins bleus, qu’ils doivent subir les foudres du président de la Fécafoot. Pas des lettres de félicitations pour ce sacre par ces temps de disette pour le football camerounais.

Déjà, l’objet des lettres servies aux différents joueurs engagés regroupement depuis le 3 juin dernier en dit assez sur son contenu : « Mise au point». On y lit : « Pour le match Angola-Cameroun du 11 juin 2024, à Luanda, nous vous demandons de rester entièrement à la disposition de la Fécafoot et de respecter le programme qui va vous être communiqué incessamment». Relevant que « depuis le 3 juin 2024, vous êtes pris en charge par des personnes non représentatives de l’Association pour laquelle vous avez été mis à disposition ; ceci en violation des statuts et des dispositions réglementaires de la Fifa (SIC)». Pour leur rappeler que « les joueurs convoqués ont mis exclusivement la disposition de l’Association (Fécafoot), unique interlocuteur des instances internationales (Fifa et CAF) et de votre club, elle est garante de l’organisation et de la pratique de toutes les activités physiques du joueur pendant la période de mise à disposition ».

La lettre en question

Réconciliation

Le ministre Jean de Dieu Momo a tôt fait de croire que « la victoire des Lions indomptables va réconcilier les Camerounais et les acteurs du football camerounais ». Comme beaucoup de Camerounais, le membre du gouvernement s’attendait à une baisse de la température entre les acteurs du football au plus haut niveau au Cameroun, avec cette victoire hautement symbolique pour le Cameroun. Que non ! la paix des braves n’est pas pour demain.

Ampliation de la lettre que Samuel Eto’o sert aux joueurs est faite à leurs clubs employeurs des joueurs. Question de pousser les clubs à intervenir et certainement pour contraindre les joueurs à rejoindre son camp. Autant dire que l’homme n’entend pas se plier aux négociations là où la raison d’Etat est évoquée.

Résurrection : Michaël Ngadeu, les Lions indomptables et le karma

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L’histoire retiendra que Michaël Ngadeu aura ouvert le score dès la 13ème minute du match Cameroun-Cabo verde, comptant pour la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Et c’est le plus retentissant dans ce match que le Cameroun a gagné (4-1) au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé ce 8 juin 2024. D’autant plus que, si les Lions ont gardé une foi positive avant cette rencontre marquée par un climat des plus délétères, du fait d’une guerre rude entre le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), il reste que la préparation du match n’était pas de nature à rassurer. Et pourtant les Lions indomptables y ont cru. Et dans une telle partie, les spécialistes s’accordent à dire que le match se joue au mental.et sur cet aspect, Michaël Ngadeu est un Lion dans l’âme. L’homme a surpris les Requins bleus sur cette balle arrêtée. Montée en appui aux attaquants comme il sait le faire en pareille situation, le défenseur de Beijing Guoan s’est élevée au milieu des défenseurs adverses, a placé le coup de tête nécessaire qui trompa le portier xxx.

La messe était dite a priori pour les visiteurs car ce but ouvrait un boulevard pour trois autres buts camerounais. Et après le doublé de Vincent Aboubakar, le numéro 5 des Lions indomptables sera encore passeur sur le 4ème but de Nouhou Tolo. Un autre coup de tête en direction des buts adverses, pour que l’arrière gauche termine en propulsant le cuir dans les filets.

On devrait alors parler de retour en ce qui concerne Michaël Ngadeu Ngadjui. Le défenseur qui s’était déjà illustré avec la même maestria lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, pour supplanter les attaquants et devenir le meilleur buteur des Lions indomptables, vainqueurs de cette CAN gabonaise, a manqué aux Lions indomptables. L’homme qui avait déjà été passeur dans le but assassin de qualification pour la Coupe du monde 2022 en mars 2022 à Blida face à l’Algérie, avait été écarté de la sélection pour le Mondial 2022, et même la CAN jouée en janvier dernier dans le noir. Jeté à la vindicte populaire par la Fédacoot, en même temps que d’autres joueurs comme Choupo-Motong, Zambo Anguissa et André Onana, l’homme a ainsi passé un peu plus de deux ans loin de la tanière des Lions indomptables. Jusqu’à l’arrivée de Marc Brys. Un autre Belge qui lui a fait confiance. Et l’homme a su rebondir. Même s’il est coupable d’un défaut de marquage sur le but capverdien, ce qui est retenu de la prestation du champion d’Afrique 2017 est ce retour parlant.

Cameroun-Cabo verde : Les Lions domptent les Requins bleus

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Le Cameroun a dominé le Cabo verde (4-1) ce jour au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Au terme d’une partie largement dominée par la sélection locale qui a démarré en trombe avec un but de Michaël Ngadeu. Le défenseur sur le retour après deux ans de passage au désert avec la sélection nationale, signait ainsi son retour en grâce avec l’arrivée de Marc Brys sur le banc de touche. Sur un coup de tête consécutif à un coup franc de Moumi Ngamaleu.

Un but libérant une équipe certes dominatrice mais qui avait en face un adversaire animé par la volonté de s’imposer devant des Lions indomptables dont la tanière est infestée par une guerre ouverte entre le ministère et la fédération. Vincent Aboubakar signera un doublé (sur un plat du pied et sur penalty), avant que Nouhou Tolo n’aggrave le score. Entre temps, le Cabo verde a réduit le score en profitant d’un mauvais placement de la défense camerounaise (2-1). Menés finalement 4-1, les Requins bleus auront une occasion de se relancer dans les cinq dernières minutes du temps réglementaire ; mais le penalty concédé par Jackson Tchatchoua sera stoppé par André Onana qui laissera le ballon rebondir sur la ligne, avant de le reprendre, pour être propulsé dans les filets par un attaquant adverse. Plutôt que de tergiverser sur le sort du ballon qui roulait sur la ligne, l’arbitre central décidera d’un coup franc, pour faute sur le gardien. Marc Brys tournera son effectif pour meubler le temps. Ryan et ses coéquipiers sont ainsi réduits à leur plus simple expression.

Réconciliation et renaissance

Au-delà de la victoire, les Lions indomptables ont ouvert une nouvelle page de leur histoire. Déjà, il remonte à très longtemps l’époque où la sélection nationale fanion du Cameroun a remporté avec autant de buts et un si grand écart, à Mfandena. En tout cas, pas dans les dix dernières années. En plus, malgré le contexte marqué par un climat guerrier entre les patrons du football camerounais, Marc Brys et ses hommes ont maintenu l’invincibilité du Cameroun au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

Marc Brys a bien entamé son séjour sur le banc de touche des Lions indomptables. La suite demande une confirmation. Déjà mardi prochain face à l’Angola à Luanda. Un autre match qui va se dérouler dans la même ambiance électrique. En terre étrangère. L’homme pourrait avoir moins de mesures de protection qu’au pays, tant les moyens de l’Etat pourraient faire défaut. Toujours est-il que l’homme qui a déjà montré qu’il est invulnérable aux menaces et difficile à vaincre, devrait certainement avoir du cran pour maintenir le cap. Une victoire à Luanda conforterait le Cameroun dans sa position de leader du groupe D.

En attendant, le Cameroun reprend le contrôle du groupe D des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 avec 7 points (+6). Supplantant la Libye qui y trônait provisoirement depuis sa victoire la veille sur l’Ile Maurice (2-1) et qui compte également 7 points mais avec une différence de +2 à la différence de buts. Pour la 4ème journée, le Cap vert qui reste à 4 points affrontera la Libye (2ème). Le Cameroun, lui s’envole pour Luanda. L’un et l’autre s’affronteront donc à distance.

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