mardi, juin 2, 2026
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Le Minpmeesa et l’OIM pour la réinsertion professionnelle des migrants

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Le Cameroun et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) renforcent leur collaboration pour offrir aux migrants une alternative durable à la migration : l’entrepreneuriat. L’acte s’est concrétisé le 30 septembre dernier, alors qu’Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), recevait à Yaoundé Abdel Rahmane Diop, chef de mission de l’OIM au Cameroun. Cette audience s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre les deux institutions, avec pour objectif central l’amélioration des conditions de vie des migrants, en promouvant l’entrepreneuriat comme une alternative durable à la migration. Concrètement, il s’est agi de la mise en place d’un instrument de promotion de l’entrepreneuriat par le Minpmeesa pour soutenir les migrants résidant au Cameroun ou désireux d’y retourner. Ce soutien se traduit par un accompagnement accru dans la création d’entreprises durables, un levier essentiel pour une intégration réussie. À cet effet, le département ministériel en charge des Petites et Moyennes Entreprises travaille actuellement, apprend-on, avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) sur la formulation d’un programme d’autonomisation des réfugiés et déplacés internes au Cameroun. Ce programme vise à offrir des solutions concrètes pour leur insertion socio-économique, en développant notamment des initiatives entrepreneuriales adaptées à leurs besoins.

L’audience a également permis d’évoquer la question essentielle des transferts de fonds de la diaspora, notamment la présentation du « Projet de renforcement de la gestion des ressources financières générées par la diaspora, pour soutenir le développement durable du Cameroun » et de l’« Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants ». Un programme qui a pour but la capitalisation de ces fonds, constituant un enjeu majeur pour le développement économique du Cameroun, en encourageant des investissements dans des projets entrepreneuriaux pérennes. « Sur les questions d’engagement de la diaspora, effectivement, nous avons labouré quelques idées, et je pense qu’avec M. le ministre, la question de l’entretien du lien et de la compréhension du phénomène migratoire devrait être importante, afin de créer une condition idoine pour une meilleure contribution de la diaspora au développement du Cameroun », a confié Abdel Rahmane Diop aux médias lundi dernier.

La diaspora camerounaise, par son apport financier, devient ainsi un acteur clé de la promotion des petites et moyennes entreprises au pays. Selon la Banque mondiale, les transferts de fonds effectués depuis la seule Europe vers l’ensemble du continent africain en 2023 ont atteint un montant d’environ 58 767,7 milliards de FCFA. Au Cameroun, les envois de fonds de la diaspora ont presque doublé à 650 milliards FCFA en 2022. En 2022, les travailleurs camerounais résidant à l’étranger ont transféré un montant total de 649,8 milliards FCFA (1,06 milliard USD) à destination de leur pays d’origine, selon les données du ministère des Finances. Ce n’est pas la première fois que le ministre et le chef de mission de l’OIM se rencontrent. En effet, une première audience avait eu lieu en juin 2022, au cours de laquelle ils avaient discuté des divers programmes en faveur des migrants.

Parmi ces initiatives, le « Projet de renforcement de la gestion des ressources financières générées par la diaspora » avait retenu l’attention, tout comme l’« Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants ». Lancée en 2016, l’Initiative permet en effet aux migrants qui décident de rentrer dans leur pays d’origine de le faire dans des conditions sûres, dignes et respectueuses des normes internationales relatives aux droits humains et du principe de non-refoulement. En partenariat étroit avec des acteurs étatiques et non étatiques, elle fournit une assistance aux migrants de retour dans leur pays d’origine pour les aider à redémarrer leur vie grâce à une approche intégrée à la réintégration qui vise à répondre aux besoins économiques, sociaux et psychosociaux des migrants de retour tout en incluant les communautés dans le processus de réintégration. Elle couvre et coopère étroitement avec 26 pays africains dans la région du Sahel et du lac Tchad, la Corne de l’Afrique et l’Afrique du Nord. À l’issue de cette nouvelle rencontre entre Achille Bassilekin III et Abdel Rahmane Diop, un point focal a été désigné au sein du ministère en charge des PME pour assurer le suivi des objectifs du Groupe de résultat 3 du Plan Cadre de Coopération avec l’ONU, que l’OIM pilote. Il est à noter que les interventions de l’OIM au Cameroun s’inscrivent dans son Plan Stratégique 2024-2028, qui se concentre sur trois objectifs clés : sauver des vies et protéger les migrants, trouver des solutions aux déplacements et faciliter des voies de migration régulières.

ABDEL RAHMANE DIOP, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations au Cameroun.

« L’OIM a financé un retour volontaire et la réintégration de près de 10 000 Camerounais »

Je suis venu porter un message de la directrice générale de l’OIM à M. le ministre en charge des PME, pour discuter de la question de la migration régulière et des conditions dans lesquelles la migration pourrait davantage contribuer au développement du Cameroun. Cette question a été abordée sous plusieurs angles, dont la promotion de l’entrepreneuriat pour les jeunes migrants camerounais de retour. Il va sans dire que depuis 5 ans, l’OIM, à travers ce programme financé notamment par l’UE, a assisté au retour volontaire et à la réintégration de près de 10 000 Camerounais. Aujourd’hui, la question de la pérennisation et de la durabilité de ces entreprises nous préoccupe, et cela a été abordé lors de nos échanges. Nous avons également échangé sur les conditions de l’engagement du secteur privé camerounais pour répondre à ses besoins en lien avec les migrations, mais aussi pour créer des conditions afin que ces migrations lui soient bénéfiques. Cela représente aussi une force pour la croissance du secteur privé, qui est une condition à la fixation des jeunes et à faire en sorte que la migration soit toujours volontaire et non forcée, comme on le voit souvent. Le dernier point de discussion portait sur les questions d’engagement de la diaspora. Effectivement, nous avons exploré quelques idées, et je pense qu’avec M. le ministre, la question de l’entretien du lien et de la compréhension du phénomène migratoire devrait être importante, afin de créer une condition idoine pour une meilleure contribution de la diaspora au développement du Cameroun.

Appui au développement: 13,7 milliards de FCFA de l’UE pour le Nord-Ouest et le Sud-Ouest

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Le 27 septembre 2024 à Yaoundé, un contrat d’exécution majeur a été signé entre le gouvernement camerounais et la Société allemande pour la Coopération internationale (GIZ). Ce partenariat scelle la mise en œuvre d’un projet ambitieux, baptisé « Promotion d’approches de transformation du genre pour le renforcement de la résilience de la société civile au Cameroun » (Proscig). Ce dernier s’inscrit dans un contexte de crises sociales et humanitaires, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et vise à promouvoir la participation équitable de la population au développement national.

Financé à hauteur de 21 millions d’euros (13,79 milliards de FCFA) – dont 17 millions apportés par l’Union Européenne (11,11 milliards de FCFA) et 4 millions (2,61 milliards de FCFA) par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement –, le projet se déploiera sur une période de quatre ans, jusqu’en 2028.

La cérémonie de signature a rassemblé plusieurs personnalités de premier plan, telles que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoua, ainsi que des représentants de l’Union Européenne et du gouvernement allemand.

Le Proscig ambitionne de créer un environnement favorable pour les organisations de la société civile, notamment celles œuvrant pour les droits des femmes. Il prévoit d’améliorer le cadre juridique et institutionnel qui régit leur fonctionnement, avec pour objectif de renforcer leur rôle dans la protection des populations déplacées. Ces régions, lourdement affectées par la crise anglophone, ont en effet vu leur cohésion sociale fragilisée.

Grâce à ce projet, des initiatives de dialogue et de paix seront mises en place, visant à restaurer la stabilité et à renforcer la résilience des communautés. Un autre volet du Proscig porte sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), un fléau qui touche de plein fouet les populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. Il s’appuiera sur des acteurs clés pour accompagner les victimes et les aider à retrouver une autonomie économique et sociale. Ce soutien direct s’inscrit dans une vision plus large de l’Union Européenne, qui fait de la paix, de la gouvernance et de la décentralisation les axes prioritaires de sa coopération avec le Cameroun pour la période 2021-2027

Cacao : vers une hausse de la production camerounaise de plus de 10 000 tonnes en 2024

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La production cacaoyère du Cameroun devrait connaître une légère augmentation lors de la campagne 2024-2025, selon les récentes projections de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). L’institution estime que la production pourrait atteindre 276 900 tonnes, soit une hausse de près de 10 000 tonnes par rapport à la campagne précédente.

Cette progression attendue, bien que modeste, souligne les efforts déployés pour dynamiser une filière stratégique pour l’économie camerounaise. Toutefois, le pays reste encore loin de l’objectif de 600 000 tonnes fixé en 2020 dans le cadre du plan de relance des filières cacao-café, adopté en 2014. Ce plan visait également la transformation locale de 50 % de la production, un défi encore hors de portée.

En dépit de cette stagnation autour des 300 000 tonnes de production, les perspectives pour la transformation locale restent limitées. Les infrastructures mises en place pour transformer les fèves en produits finis ou semi-finis peinent à fonctionner à plein régime, en raison de la rareté des matières premières disponibles. Cette situation entrave les efforts visant à créer davantage de valeur ajoutée et à renforcer la compétitivité du Cameroun sur les marchés internationaux du cacao. 

Hydrocarbures : Tradex réalisé un bénéfice de près de 15 milliards de F en 2023 

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En 2023, le distributeur camerounais de produits pétroliers, Trading and Exploitation S.A (Tradex), a réalisé des performances financières exceptionnelles. L’entreprise a clôturé l’année avec un chiffre d’affaires de 387,3 milliards de Fcfa, en hausse significative, et un bénéfice net qui a doublé par rapport à l’année précédente, atteignant 14,7 milliards de Fcfa. Ce résultat constitue un record historique pour la filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Ces performances ont été portées par des investissements cumulés de 8,2 milliards de Fcfa enregistrés en 5 ans, permettant à l’entreprise de développer son réseau de distribution avec la construction de 17 nouvelles stations-service et 23 installations consommateurs. Tradex a ainsi renforcé sa présence sur le marché camerounais, avec un total de 81 points de vente.

En 2023, Tradex a également enregistré des ventes impressionnantes avec plus de 803 880 mètres cubes de carburant écoulés, soit une augmentation de 30,5% par rapport à l’année précédente. Le volume de gaz domestique vendu a quant à lui atteint 113 405 tonnes métriques, en progression de 3%. 

Pièces de monnaie: La Beac lance l’opération Billet contre pièces pour contrer la pénurie

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Depuis plusieurs années, la rareté des pièces de monnaie dans les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est un frein aux transactions courantes. Au Cameroun, comme dans d’autres pays de cette zone, les petites coupures de 25, 50 et 100 francs CFA sont indispensables pour les échanges quotidiens, notamment dans les secteurs du commerce de détail. En réponse à cette situation critique, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) vient de trouver une solution pour faciliter la réinjection de pièces de monnaie dans le circuit économique.

À Douala, le chef de l’agence locale de la Beac, Armand Lengué Koum, a récemment invité dans un communiqué, les grands commerces à échanger leurs billets contre des pièces de monnaie. Cette opération, programmée tous les lundis, mardis et mercredis de 7 h à 10 h, cible en priorité les pharmacies, supermarchés, boulangeries et autres établissements de vente au détail.

L’objectif de cette démarche, selon les autorités bancaires, est de lutter contre la pénurie persistante de pièces de monnaie qui affecte particulièrement la capitale économique du Cameroun. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une directive émise par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC, en août 2024. Dans la circulaire publiée au cours du même mois, le gouverneur déplorait la faible dissémination des pièces de monnaie, malgré un approvisionnement important en pièces de la gamme 2006, soit 150 millions de pièces de monnaie.

LES RAISONS DE LA PÉNURIE

La pénurie de pièces de monnaie trouve en partie son origine dans des réseaux d’exportation clandestins. Des circuits informels, notamment les salles de jeux, sont utilisées pour collecter ces pièces avant de les exporter vers des pays asiatiques, où le métal entrant dans leur composition est utilisé dans la bijouterie. Pour contrer ce phénomène, la Beac prévoit de lancer une nouvelle gamme de pièces de monnaie, fabriquées à partir d’un matériau moins attractif pour les usages non monétaires. Ce projet, qui s’étendra sur une période de cinq ans, nécessitera un investissement considérable, du fait du coût élevé des matières premières.

 Port de douala : deux nouvelles vedettes pour renforcer la surveillance

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 Les engins de dernière génération vont aider à veiller à la fois sur le plan d’eau et des côtes,  mais également à fournir des données.

Le 25 octobre dernier, Joseph Zaboto, conseiller technique N⁰3 près de la direction générale du Port Autonome de Douala (PAD), a présidé la cérémonie de réception provisoire de deux nouveaux équipements. Il s’agit de deux vedettes neuves de  dernière technologie.

De type SW27PB, ces équipements multi-tâches ont plusieurs utilités. Premièrement, ils seront utilisés pour la sécurité portuaire à travers la surveillance du plan d’eau et des côtes. Bien plus, ces vedettes sont dotées de propriétés qui leur permettent d’effectuer des relevés barymetriques et marégraphiques ainsi que la prise de diverses données. « Avec leur coque en Fiberglass Reinforced Plastic, leur cabine de commande Boat With Hardtop pouvant embarquer 6 à 7 personnes, des défenses en Rubber Fender D Type, d’une longueur hors tout de 8,29 m et une largeur moyenne de 2,5 m, avec un tirant à 0,5 m et un tonnage en déplacement de 2,5 t de capacité, ces embarcations viennent enrichir le parc d’engins nautiques du PAD », se réjouit l’entreprise.

Avec l’acquisition de ces deux embarcations, le PAD renforce un fois de plus son parc d’engins en accord avec sa politique de rénovation et de modernisation. La Régie du terminal à conteneurs par exemple s’est enrichi de 8 nouveaux portiques.  En  novembre 2023,  quatre grues à portique mobile de type Rubber Tyred Gantry (RTG), ont été réceptionnées, s’ajoutant aux quatre premières arrivées un mois plus tôt. Ce qui porte désormais à  12  le nombre de ces équipements qui n’étaient que 4 sous l’administration de l’ancien concessionnaire, Douala International Terminal.

Lions indomptables : Mouelle Kombi et Samuel Eto’o accordent leurs premiers violons

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Dans un communiqué de presse conjointement signé ce 1er octobre 2024, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ont réaménagé le staff d’encadrement des Lions indomptables. Et ce sont les postes d’adjoints et du staff administratif qui sont touchés. Les adjoints nommés par les deux camps sont maintenus, sans ordre de priorités. Ainsi, François Omam Biyick et Cyprian Ashu Bessong qui avaient été nommés par le ministre restent en poste, mais comme « superviseurs analystes », alors que Martin Ndtoungou Mpile et David Pagou nommés initialement par le président de la fédération, restent les seuls adjoints de Marc Brys, respectivement numéros un et deux. De même, Idris Carlos Kameni et Alioum Boukar, respectivement nommés par la Fécafoot et le Minsep, restent en post comme adjoints en charge des gardiens de buts. Mouele Kombi gagne également au poste de préparateur physique avec Christophe Manouvrier qui reste en poste, pendant que Narcisse Tinkeu retourne subir son sort individuel. Lui qui avait été nommé à Moloundou, pendant que David Pagou était lui aussi envoyé à Salapoumbé, dans le feu de l’action. Tinkeu est le seul technicien sacrifié.

C’est dans les postes administratifs que les lignes ont bougé, avec des sacrifices dans chaque camp. Ainsi, les deux qui se sont déjà jusqu’ici mouillés au poste de coordonnateur des sélections nationales, à savoir Benjamin Banlock (Minsep) et Benoît Angbwa (Fécafoot), ont tous été mis de côté. Un autre ancien Lion indomptable, Timothée Atouba, hérite du poste, avec comme adjoint Serge Pensy qui était déjà en poste, et nommé par la Fécafoot, au détriment de Hervé Mveng que Mouelle Kombi avait nommé. Nicolas Alnoudji du camp de la Fécafoot, lui, est maintenu Team manager au détriment de Dany Nounkeu du camp Mouelle Kombi, ainsi que Thierry Ndoh (team press officer) préféré à Germain Noël Essengue initialement choisi par le Minsep ; et Pierre Arnold Ebolo comme agent de liaison du camp Eto’o Fils, plutôt que Didier Lobe.

Dans le staff médical, Dr Fotso que Samuel Eto’o avait nommé, est maintenu pendant que le Dr William Ngatchou quia plusieurs fois été au poste, retourne à ses affaires personnelles. Les kinésithérapeuthes Che Awah et Elias Kaleguem, tous nommés par le président de la Fécafoot au départ, sont en poste. Le Minsep n’en avait pas nommés.

Les signes annonciateurs étaient déjà perceptibles. La veille du dernier match des Lions indomptables en septembre dernier, Marc Brys avait assuré la presse que le problème du double staff était réglé. Mais la guéguerre n’avait pas cessé. Toujours est-il que, même si les Lions indomptables ne se sont pas entraînés en terre ougandaise ou se jouait le match, les bruits de bottes n’étaient plus aussi retentissants qu’avant. Et au retour au Cameroun, Marc Brys avait craché son venin face à la persistance de la crise, et avait menacé de prendre ses responsabilités. Face à cette menace dont le message n’était pas tout à fait clair, Ferdinand Ngoh Ngoh le Secrétaire général de la présidence de la République, avait reçu en audience le technicien en chef, tout comme le capitaine Vincent Aboubakar et le ministre des Sports et de l’éducation physique. Depuis, la guerre de tranchées se poursuivait désormais par milices interposées, mais les principaux acteurs étaient moins audibles. Jusqu’à la finale de la Coupe du Cameroun. A ce moment de clôture de saison sportive où tous les projecteurs sont braqués sur le footall, sport roi, l’opinion a découvert deux « ennemis » accorder leurs violons face aux caméras et aux yeux des milliers de spectateurs de la finale au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Mouelle Kombi et Samuel Eto’o se sont non seulement serrés la main, mais ont affiché une certaine complicité, le temps des cérémonies protocolaires aux deux équipes finalistes, et surtout lors du coup d’envoi, en se parlant plusieurs fois.

Et au sortir de cette occasion, surprenant le public, les deux ennemis intimes d’hier ont donné un nouvel élan à leurs relations. Dans le communiqué annonçant le réajustement du staff d’encadrement de la sélection nationale, les deux patrons du football camerounais « exhortent les Lions indomptables à tirer parti de cette sérénité renouvelée pour œuvrer à la relance du football camerounais voulue par le chef de l’Etat», et appellent le peuple camerounais « à continuer à leur apporter un soutien sans faille dans cette nouvelle dynamique».

Cela survient à quelques jours du prochain match des Lions indomptables, le 11 octobre prochain, contre le Kenya. Match que Samuel Eto’o a déjà unilatéralement programmé à Douala-Japoma. Avant même le passage de la mission d’inspection de la CAF. Tenant une réunion de préparation à laquelle il a convié les autorités publiques, alors même que le ministre en a programmé une. De son côté, Marc Brys a publié la liste des joueurs qu’il a présélectionnés pour le compte de ce match. Liste publiée sur les antennes de la télévision nationale, à travers germain Noël Essengue, le team press jadis nommé par le ministre des sports, avant que Marc Brys ne réponde aux questions de la chaine publique nationale, depuis l’étranger. Les prochains jours devraient confirmer ou non, la nouvelle dynamique.

Cacao : le prix moyen du kilo de fèves recule à 4 000 FCFA/kg dans les bassins de production

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Le prix du cacao au Cameroun reste sur une bonne dynamique, malgré une légère baisse par rapport aux pics observés plus tôt dans l’année, dépassant les 6 000 FCFA/Kg. Deux mois après le lancement de la campagne cacaoyère 2024/2025, les autorités annoncent un prix moyen de 4 000 FCFA par kilogramme de fèves, pratiqué dans les principaux bassins de production. Une constance qui continue d’offrir aux producteurs une opportunité de capitaliser sur la hausse des cours mondiaux.

Dans ce contexte, les autorités encouragent les cacaoculteurs à se concentrer sur la qualité de leurs récoltes et à privilégier les ventes groupées. Ces ventes, organisées sous l’égide de l’Office national du café et du cacao (ONCC), permettent aux producteurs de bénéficier de prix plus avantageux tout en réduisant l’influence des intermédiaires.

Le Cameroun a produit 266 725 tonnes de cacao au cours de la campagne 2023/2024, marquant une hausse de 1,17 % par rapport à la saison précédente. De cette récolte, près de 185 613 tonnes de fèves ont été exportées générant une masse monétaire de 265,3 milliards FCFA, en augmentation de 84%. Cette augmentation, combinée à une meilleure structuration du marché local, offre des perspectives positives pour les cacaoculteurs, malgré les défis de la volatilité des prix. Le gouvernement entend continuer à soutenir la professionnalisation du secteur afin de maximiser les bénéfices pour les producteurs locaux.

Arise IIP va investir 230 milliards de F pour construire une zone industrialo-portuaire au Cameroun

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ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), spécialiste de la conception et gestion d’écosystèmes industriels en Afrique, s’engage à investir 230 milliards de Fcfa pour la mise en place de la zone industrialo-portuaire de Dibamba, située au Port Autonome de Douala (PAD). Ce projet, couvrant 517 hectares, s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement 2030 (SND 30) du Cameroun, visant à diversifier l’économie et la rendre plus compétitive à l’échelle mondiale.

Cet accord de partenariat entre ARISE IIP et le PAD repose sur une ambition commune : renforcer les capacités industrielles du pays et faciliter le commerce grâce à un écosystème dédié. La zone ciblera neuf secteurs prioritaires, notamment l’agro-industrie, le bois, les matériaux de construction et les produits pharmaceutiques. Ces secteurs stratégiques permettront de transformer localement les ressources naturelles tout en attirant des investisseurs nationaux et étrangers.

Le projet prévoit plusieurs infrastructures modernes : une plateforme logistique multimodale (Dibamba Douala-Port, DDLP) équipée d’entrepôts et d’installations de stockage, visant à désengorger le trafic du port de Douala ; une plateforme industrielle (Dibamba Douala, DDIP) avec des infrastructures destinées à promouvoir l’industrialisation. Aussi, un guichet unique pour simplifier les démarches administratives des entreprises installées, et un centre de formation professionnelle pour renforcer les compétences locales.

La zone offrira aux investisseurs des incitations attrayantes, telles que des avantages fiscaux et douaniers, et un accès préférentiel aux marchés mondiaux. Chaque industrie sera implantée sur des parcelles de 5 000 m², conçues pour répondre à leurs besoins spécifiques. La zone sera connectée au port de Douala par la route nationale N3 et des voies maritimes, optimisant ainsi les flux logistiques.

En plus de stimuler la croissance économique, ce projet est également conçu pour respecter l’environnement, avec des mesures visant à protéger les zones sensibles. La création de cette zone industrialo-portuaire générera des milliers d’emplois directs et indirects, participant à l’industrialisation du Cameroun et à l’essor économique de la région CEMAC.

Gagan Gupta, fondateur et directeur général d’ARISE IIP, a souligné l’importance de ce projet : « En alliant notre expertise à celle du Port Autonome de Douala, nous allons créer un écosystème industriel de classe mondiale, qui valorisera les ressources locales, attirera des investissements internationaux et générera des milliers d’emplois. Ce projet incarne notre vision d’une croissance durable pour le Cameroun et toute la sous-région CEMAC. »

Sud-Ouest: le sous-préfet d’Idabato kidnappé

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L’arrondissement d’Idabato est sans sous-préfet depuis la nuit dernière. Roland Ewane a été enlevé par des hommes armés, aux environs de 2h. L’information non encore confirmée de sources officielles, est confirmée par des sources sécuritaires dans la zone. Sa famille se trouvant du côté de Yaoundé, le patron de l’administration dans cet arrondissement du Sud-Ouest, aurait été kidnappé seul.

Pour le moment, rien ne filtre des circonstances de cet enlèvement, mais « il est peu probable que ce soient les séparatistes», pense une source policière. Penchant plus du côté des pirates qui opèrent régulièrement dans cette zone frontalière avec le Nigéria. Déjà que la zone du département du Ndian dont dépend l’île d’Idabatao, ne souffre pas particulièrement des attaques des séparatistes. Mais la coïncidence avec le 1er octobre, journée considérée par les séparatistes qui se revendiquent de l’Etat virtuel de l’Ambazonie, laisse croire que ces derniers peuvent être une piste non négligeable à exploiter. L’on apprend que l’état-major du Sud-Ouest en en branle pour trouver les traces de Roland Ewane.

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