mardi, juin 2, 2026
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Cameroun-Kenya : les 25 Lions de Marc Brys

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Marc Brys a pris les mêmes pour recommencer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2O25. Face à la presse ce 5 octobre 2024, l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables a rendu publique la liste des 24 joueurs qu’il a retenus pour la double confrontation entre le Cameroun et le Kenya les 11 et 14 octobre prochains à Yaoundé et Kampala. Le patron de l’encadrement technique des Lions indomptables n’est pas fan de changements. Ainsi, le gros de l’effectif est déjà connu.

Ce sont les mêmes au poste de gardien de buts : André Onana, Simon Omossola et Simon Ngapandouetnbu. En défense, Christopher Wooh et Michaël Ngadeu, Nouhou Tollo et Faï Collins, sont les piliers auxquels vont s’ajouter de jeunes talents comme Jackson Tchatchoua dont l’entrée face à la Namibie a boosté la dynamique offensive de la défense. Le milieu de terrain comprend sept joueurs, presque tous connus : seul Guy Kilama s’ajoute aux anciens que sont Zambo Anguissa, Carlos Baleba, Olivier Ntcham, Martin Hongla, Kunde Malong.

La liste de Marc Brys

Parmi, six de la dizaine de noms nouveaux que le technicien belge a annoncés comme frappant aux portes de la tanière des Lions indomptables : les défenseurs Enzo Boyomo, James Djeungoué, Guy Marcelin Kilama ; le milieu de terrain Martin-Beautrel Atemengue du Fc Ashdod en Israël; et l’attaquant Patrick Soko. Manquent à l’appel parmi ces bleus annoncés, les défenseurs Y. Dibango et Y. Bisseck, le milieu de terrain Eric-Junior Dina Ebimbe de Francfort et Nicky Belocko du FC Sion, l’attaquant D. Namasso.
Des anciens ont aussi cédé des places aux nouveaux. Ainsi, manquent à l’appel le défenseur Harold Moukoudi, le milieu de terrain Yvan Neyou, les attaquants Georges Kevin Nkoudou et Lamkel Ze. Ils rejoignent Jean Charles Castelleto qui n’était déjà pas présélectionné.

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VIRGINIE DAGO: « Nous voulons soutenir le développement des ONG et OSC locales »

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VIRGINIE DAGO, Directrice de l’Agence Française de Développement au Cameroun

Quelle est la principale motivation de l’AFD à privilégier les financements directs aux Organisations de la Société Civile (OSC) et Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales, alors qu’elle avait auparavant recours à des financements indirects ?

Depuis trois ans, l’AFD a décidé de mettre en œuvre une stratégie visant à permettre aux Organisations de la Société Civile (OSC) et Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales, c’est-à-dire des pays dans lesquels nous intervenons, de bénéficier directement des financements. Toutefois, il y a des conditions : elles doivent avoir déjà reçu un financement indirect de l’AFD, soit en participant à un consortium avec une ONG internationale, soit en ayant bénéficié d’un financement du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC).

Pourquoi cette évolution ?

D’abord, parce que nous avons constaté qu’il est crucial, pour soutenir le développement d’un pays, d’encourager également le développement de ses ONG locales. Pour que celles-ci puissent grandir, elles doivent avoir accès à des financements. Cela fait partie de leur processus de maturation : leur donner les moyens d’acquérir une expérience, de prouver ce qu’elles sont capables de faire, et ainsi de répondre progressivement à des besoins plus importants. Récemment, j’ai discuté avec un participant venant du Niger qui m’a parlé de Karkara, une ONG qui a évolué de cette manière. L’idée est donc de soutenir le développement des ONG locales afin qu’elles ne restent pas éternellement des prestataires pour les ONG internationales. Nous savons aussi que les ONG locales sont souvent mieux placées pour comprendre les besoins et savoir comment s’adapter. C’est d’ailleurs pour cela que les ONG internationales travaillent fréquemment avec des ONG locales : ces dernières connaissent mieux le terrain, parlent la langue nécessaire à la communication et savent adapter leurs approches pour que leurs propositions soient adoptées par les populations.

Est-ce que l’AFD réussit avec ce nouveau mécanisme ?

Je dirais que nous réussissons parce que nous imposons plusieurs conditions. Les OSC et ONG nationales qui bénéficient de nos financements doivent prouver qu’elles sont capables de les gérer correctement, et de fournir les rapports exigés. À ma connaissance, cela fonctionne très bien. Je me souviens qu’à l’époque où je travaillais au Niger, des OSC locales me disaient : « Si on nous donne les mêmes moyens que les ONG internationales, nous pouvons faire un excellent travail. » Le problème était qu’elles étaient souvent sous-payées en tant que prestataires, et donc ne produisaient pas les mêmes résultats. Lorsqu’on leur donne les moyens nécessaires, elles sont en mesure de prouver leur efficacité.

 Dans quels domaines les OSC doivent-elles principalement intervenir pour obtenir un financement ?

 Nous collaborons principalement avec les ONG et OSC dans les secteurs de la santé, des activités génératrices de revenus, c’est-à-dire le soutien aux populations, ainsi que dans le domaine de l’éducation entre autres.

Plus de 102,6 milliards de FCFA accordés au secteur de la santé par l’AFD

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Entre 2009 et 2024, le portefeuille de santé de l’AFD au Cameroun s’élève à 156,2 millions d’euros, mobilisés à travers plusieurs mécanismes, notamment le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), des prêts non souverains et le Fonds d’Appui à la préparation et au suivi de projets. Ces financements sont destinés à améliorer l’accès aux soins, à renforcer les infrastructures sanitaires et à accompagner les initiatives locales en matière de santé publique.

 L’institution institution financière publique qui met en œuvre la politique de développement de la France, estime que « les projets financés permettent d’atteindre des populations vulnérables, souvent éloignées des services de santé, tout en renforçant l’échelon communautaire au sein du système sanitaire, au plus près des besoins des populations ». « Au niveau de l’Ambassade de France, au niveau du Service de coopération et d’Action culturelle (Scac), on intervient dans les actions santé en complémentarité de ce qui peut être fait par l’Initiative et l’AFD, un peu sur d’autres aspect qui vont être notamment les questions d’accès aux soins dans les zones en crise, en situation d’urgence avec des financement dédiés à la réponse d’urgence, mais aussi plus un accès aux soins de santé primaire, santé sexuelle en soutenant les initiatives d’organisation de la société civile locales, dans les localités plutôt reculées », a confié Anaëlle Roucou attachée de coopération à l’ambassade de France au Cameroun.

En 2024, le portefeuille global de l’AFD au Cameroun s’élève à 1,33 milliard d’euros, couvrant 65 projets dans divers secteurs. Près de 48 % de cette somme, soit 633 millions d’euros, est consacrée aux infrastructures et au développement urbain. Le secteur de la santé, quant à lui, représente 12 % de ce portefeuille, avec un financement de 165 millions d’euros, reflétant l’importance accordée à la santé publique dans le cadre des interventions de l’AFD. L’AFD dispose de quatre principaux outils de financement pour soutenir ses partenaires au Cameroun. Il s’agit notamment des garanties et des prises de participations, des subventions sous forme de dons aux ONG, du C2D et de la délégation de fonds provenant d’autres bailleurs de fonds. En plus des subventions, l’AFD accorde des prêts aux entreprises, aux collectivités et aux États, permettant ainsi une approche diversifiée pour soutenir le développement du Cameroun, notamment dans le domaine de la santé.

Les OSC locales désormais éligibles aux financements de l’AFD

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Depuis trois ans, l’Agence Française de Développement (AFD) a amorcé un tournant dans sa politique de financement des Organisations de la Société Civile (OSC). Jusqu’à récemment, les appels à manifestation d’intérêt pour le financement des projets des OSC étaient exclusivement réservés aux organisations de droit français. Ce modèle limitait l’accès direct des OSC locales aux financements, malgré leur implication cruciale dans la mise en œuvre des projets sur le terrain. « Les appels à manifestation d’intérêts pour les OSC étaient uniquement ouverts OSC de droit français, maintenant on s’ouvre beaucoup plus aux OSC locales », précise Chrystelle Tapouh, responsable du Pôle développement humain et gouvernance au sein de l’AFD au Cameroun.

 La précision a été faite le 23 septembre dernier à Yaoundé, lors de la conférence organisée par l’Agence sur le mécanisme de financement des OSC dans le domaine de la santé au Cameroun. Ce dispositif, conforme à la loi française de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales adoptée en août 2021, confère l’autonomie de gestion de projets aux OSC par exemple, mais sous certaines conditions. « On leur demande de prouver qu’elles sont à mesure de gérer nos financements, de faire le reporting qui est demandé », a indiqué Virginie Dago, directrice de l’AFD Cameroun. A l’observation, ce mécanisme a pour but de renforcer la coopération entre les acteurs locaux et internationaux pour un impact durable dans le secteur ciblé. Il se justifie, apprend-on, par le fait que, les OSC locales présentes depuis longtemps dans les communautés, ont développé une connaissance approfondie du terrain et des compétences essentielles à la réussite des projets. « Les OSC locales ont développé toutes les capacités et compétences nécessaires pour la mise en œuvre des projets. Donc, pourquoi ne pas leur donner une chance d’accéder également aux financements ? », interroge Chrystelle Tapouh.

L’AFD, à travers cette démarche, entend renforcer cette dynamique en permettant aux OSC locales de jouer un rôle plus central. Cette ouverture représente notamment une reconnaissance de leur expertise et un encouragement à leur autonomisation. L’objectif est double : soutenir le développement des OSC locales tout en favorisant une mise en œuvre plus efficace des projets grâce à une meilleure connaissance des réalités locales. Ainsi, l’ouverture des financements de l’AFD aux OSC locales traduit une volonté de repenser la coopération internationale, en plaçant les acteurs locaux au cœur des projets de développement. Une démarche qui s’inscrit dans une perspective de renforcement des capacités des OSC locales à devenir de véritables partenaires dans le développement de leurs pays.

C’est dans cette logique que l’AFD a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour l’année en cours, recevant ainsi 147 intentions. Ces projets d’intérêt général doivent avoir, dit-elle un montant supérieur ou égal à 500 000 euros, soit un peu plus de 328 millions de FCFA, avec un taux de financement de la part de l’agence pouvant atteindre 90 % du budget total du projet, s’il s’agit d’OSC locales ayant déjà bénéficié d’un financement, soit directement, soit via une OSC française. Comment se fera le suivi des projets ? « Très concrètement, nous effectuons des visites de projets sur le terrain autant que possible. Nous essayons de nous rendre régulièrement sur les sites des projets. Évidemment, plus un projet est éloigné de notre base, plus il est difficile de s’y rendre, mais nous faisons en sorte d’y aller de manière aussi régulière que possible.

Si nous ne pouvons pas nous déplacer, nous nous appuyons sur d’autres partenaires qui ont parfois plus de facilité à accéder à certaines zones », a expliqué Anaëlle Roucou attachée de coopération à l’ambassade de France au Cameroun. Elle poursuit en illustrant : « dans le cadre d’un projet sur les droits humains, nous avons collaboré avec des réseaux camerounais qui nous ont aidés à identifier des OSC, souvent jeunes (ayant entre 2 et 5 ans d’existence), fondées par des jeunes et axées sur les problématiques de la jeunesse. Certaines de ces OSC étaient situées dans des zones très reculées du Nord et de l’Extrême-Nord. Grâce à ce réseau, des équipes se sont rendues sur place pour réaliser des vidéos, des photos et nous fournir un rapport de mission. Nous maintenons également des échanges réguliers avec ces structures par téléphone et par mail. Elles nous remettent des rapports financiers et techniques à échéances régulières, tous les six ou douze mois »

Inertie : Paul Biya absent au sommet de la Francophonie

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Le 19ème sommet de la Francophonie s’est ouvert ce jour à Villers-Cotterêts en France. Plusieurs dizaines de chefs d’Etats africains ont répondu présent à cette rencontre qui se réunit pour la première fois en France depuis 33 ans, après celui de Versailles. Mais c’est un sommet qui se tient dans un contexte marqué par la montée en puissance du sentiment anti-français dans le monde et particulièrement en Afrique, et où le français subit l’impérialisme d’autres langues dans son espace traditionnel, notamment l’anglais et le mandarin. Alors que la France se bat à sauver ce qui peut encore l’être, elle est quelque peu lâchée par nombre de ses alliés traditionnels de poids.

Sur les 88 Etats et gouvernements attendus à cette occasion, près de la moitié se sont fait représenter. De grands noms du monde francophone figurent parmi les absents. Si les présidents militaires des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Niger et le Mali n’ont pas été invités en raison de la suspension de leurs pays du fait des coups d’Etat qui ont porté leurs dirigeants à la tête de leurs pays, Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, Mohammed VI du Maroc, Denis Sassou Nguesso du Congo, Paul Biya du Cameroun,… ont simplement fait le choix de ne pas effectuer le déplacement de France. Selon Slimane Zeghidour, écrivain algérien, invité de TV5, « contrairement à son père, Mohammed VI va rarement aux sommets. Il préfère les rencontres bilatérales. Il n’est pas un passionné des rencontres internationales ». On sait que le nouveau président sénégalais est quelque peu en rupture avec la France.

L’absence de Paul Biya qui semble plutôt être dans les grâces de la France depuis quelques mois, est parlante. Paul Biya qui n’était pas au sommet de Kinshasa, mais qui a porté la parole de l’Afrique au Débarquement de Provence récemment en France, malgré les caprices de la nature, se trouve en terre européenne depuis plusieurs semaines, mais n’est pas venu aux travaux. Le président camerounais qui a quitté Yaoundé le 3 septembre dernier pour le sommet Chine-Afrique, a pris la direction de la Suisse au moment où ses pairs regagnaient leurs pays après le sommet de Beijing. Depuis, l’homme n’est pas revenu au Cameroun. Depuis quelques jours, le lanceur d’alertes Paul Chouta annonce que le président camerounais connaît des ennuis de santé qui l’ont conduit en urgence en France. Le lanceur d’alertes a même annoncé que Paul Biya a été opéré.

Déjà 31 ans hors du pays

Bruno Bidjang le journaliste et directeur des médias du groupe L’Anecdote du milliardaire Jean Pierre Amougou Bélinga, a démenti cette information, indiquant que Paul Biya se trouvait encore en terre suisse. L’homme dont les acointances avec le pouvoir sont un secret de polichinelle, a même diffusé des images du couple présidentiel qu’il présentait comme celles de leur séjour en Suisse ; avant d’être contrarié par Paul Chouta qui a relevé que ces images étaient celles du passage en Provence du couple présidentiel. Mais Bruno Bidjang n’a pas démordu, et a annoncé que Paul Biya pourrait se rendre personnellement à New-York, à l’Assemblée générale des Nations unies. Finalement, Paul Biya n’est pas allé aux Etats-Unis, et s’est fait représenter par le ministre des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella. Le même Minrex représente encore Paul Biya au sommet de la Francophonie, non loin de la Suisse. Ce qui nourrit davantage les questions sur la santé de celui qui, à 92 ans dont 42 passés à la tête du pays, continue d’être présenté comme le candidat de du Rdpc, son parti, ainsi que ses alliés, pour la prochaine présidentielle prévue en octobre 2025.

Yaoundé n’a pas jusqu’ici communiqué sur l’état de santé du président de la République, ni même sur son séjour. Le président camerounais est à 31 jours passés hors du territoire national. Bientôt le délai de 40 jours que le président de la République ne devrait pas dépasser de façon continue l’extérieur du pays, selon la Constitution, approche.

Dégradation du réseau routier: Le Mintp minimise sa responsabilité et promet des solutions

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C’est l’air serein, qu’Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux Publics (Mintp) s’est présenté devant les journalistes à la fin du mois de septembre. C’était lors d’une conférence de presse organisée en marge de la traditionnelle revue annuelle des projets routiers. Si les plaintes du patronat concernant le mauvais état des principaux axes routiers du pays et l’incidence économique qui en découle ont certainement joué un rôle prépondérant dans le choix des sujets abordés lors de cette rencontre avec les journalistes, Emmanuel Nganou Djoumessi a préféré jouer la carte de l’apaisement.

Il s’est même permis de revêtir pendant un court instant, la casquette d’ingénieur. Le temps de détailler les principaux facteurs qui concourent à la dégradation tout azimut des routes camerounaises, ces dernières années.

A en croire ce dernier, il s’agit essentiellement du temps et de la nature. «L’accélération de la dégradation de nos routes résulte des effets combinés des durées de vie accomplies. Ces routes ont vieilli. Elles sont âgées pour la plupart de plus de 15 ans, voire 20. Ensuite, il y a les conséquences des averses abondantes et continues. Ces précipitations ne rencontrent pas d’ouvrages d’évacuation aménagés pour faire face à cet important écoulement des eaux. En conséquence, les eaux entrent sous les chaussées, perce que n’étant pas convenablement évacuées, et contribuent à accélérer la dégradation de la chaussée».

Le membre du gouvernement pointe également un doigt accusateur vers les usagers de la route qui se livrent à un certain type de comportements répréhensibles, notamment le non-respect des barrières de pluie.

IL EST TEMPS DE PASSER À L’ACTION

Le diagnostic effectué par le Mintp constitue un préalable important. Toutefois, l’opinion nationale épouse les récriminations du Gecam qui, dans un communiqué récent, ayant pour destinataire Nganou Djoumessi, s’alarme des conséquences néfastes de la détérioration des routes sur les activités économiques. En clair, s’il faut résumer le sentiment général, «il est temps de rompre avec les discours et de passer concrètement à l’action». C’est surtout que sur le terrain, l’urgence se fait sentir.

En effet, la dégradation du réseau routier s’est accélérée, passant de 69,28 % à fin décembre 2023 à 71,07 % au 15 juillet 2024, soit une augmentation de 1,8 % en seulement 7 mois. Sur un réseau total de 121 873 km, cela signifie que 86 529,83 km de routes sont désormais en mauvais état. D’après le ministère des Travaux Publics (Mintp), 17,76 % des routes sont en état moyen, tandis que seulement 11,17 % sont en bon état.

Parmi ces routes, 8,4 % sont bitumées, soit 10 234,94 km, contre 111 638,06 km de routes en terre. Aucune des dix régions du pays ne dépasse les 25 % de routes en bon état, ni les 30 % de routes en état moyen. Le classement des régions les plus touchées est dominé par l’Extrême-Nord avec 85,8 % de routes en mauvais état, suivi du Sud-Ouest (80,52 %), du Nord-Ouest (79,55 %), de l’Ouest (74,42 %) et de l’Adamaoua (70,91 %).

TRAVAUX PROVISOIRES

Face à ce contexte particulièrement alarmant, Emmanuel Nganou Djoumessi n’a pas manqué d’apporter sa petite note d’espoir. De son discours, l’on a appris que 62 projets de construction, de réhabilitation ou d’entretien confortatif des routes et ouvrages d’art sont en cours. «Ces projets couvrent 8 685,443 km de routes en travaux. Dont 1 290, 314 km en construction, 373,38 en réhabilitation, et 7 021 ou un peu plus en entretien. Actuellement, un linéaire total de 1 346,88 km est en cours d’entretien confortatif. L’entretien confortatif est une conjonction de réhabilitation et d’entretien périodique. Ces opérations sont financées à la fois par le Fonds routier et le budget d’Investissement public à hauteur de 51,500 milliards de FCFA. A terme, ces interventions donneront un nouveau visage à ces axes et rendront aisée la circulation des usagers et des biens», a déclaré le membre du gouvernement.

 AXES ROUTIERS MAJEURS

 Toujours dans la même veine optimiste, le Mintp a donné des détails concernant des axes routiers en déliquescence, dont la réhabilitation paraît urgente, au regard du trafic qu’ils drainent. Il s’agit notamment de la route Douala-Bafoussam. A en croire le membre du gouvernement, une entreprise est mobilisée pour mettre à niveau la chaussée, et faciliter tout au moins le trafic de manière provisoire. Toutefois, a-t-il précisé, les fortes pluies retardent ces travaux d’entretien confortatif, qui ne sont en fait que des initiatives provisoires.

 En effet, le Mintp, a-t-on appris, négocie actuellement avec la Banque islamique de développement afin d’obtenir des fonds qui vont permettre de démarrer la reconstruction de cette route. Les mêmes explications ont été données pour la route Ngaoundéré-Garoua, Mora-Dabanga-Kousséri, avec tout de même une petite dissemblance. A en croire le Mintp, pour ces projets, les financements sont déjà disponible. La prochaine étape, ce sera le lancement des appels d’offres pour le recrutement des entreprises

Les inondations de Yagoua : un défi climatique et humanitaire

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Le camp sinistré d’Ouro Dabango, situé à Yagoua, a été frappé par de violentes inondations vendredi 4 octobre 2024, suite à des pluies torrentielles qui ont duré plus de deux heures. Dès les premières gouttes, les résidents du camp ont vu, impuissants, l’eau s’infiltrer dans plusieurs tentes qui leur servent d’abri. Malgré la réactivité de certains, l’inondation a causé d’importants désagréments à plusieurs familles. Avec les inondations dans l’Extrême-Nord du Cameroun, le pont reliant le centre de la ville de Yagoua et les quartiers populaires comme Kaskao ou encore Gabara a cédé sous la pression des eaux. La mairie a fait installer une passerelle en planches pour permettre à ceux qui ne peuvent pas emprunter de pirogue de circuler. Une situation qui perturbe fortement le quotidien de ses habitants et ceux des arrondissements voisins depuis bientôt un mois. Reportage. Des habitants de Yagoua traversant sur une passerelle suite à la destruction, consécutive à de violentes inondations dans l’Extrême-Nord du Cameroun, d’un pont reliant le centre-ville à d’autres arrondissements.

Avant l’effondrement du seul pont du centre-ville de Yagoua, ville de l’Extrême-Nord du Cameroun, Vincent était agriculteur. Depuis l’incident, il s’est trouvé une nouvelle occupation : il régule la circulation sur une passerelle provisoire installée sur les deux extrémités de ce qui reste de la structure du pont. « Nous avons essayé d’adapter les choses pour que les gens puissent passer », explique-t-il. Cette passerelle en planches est fragile. Conséquence : seuls les piétons, les vélos et les motos sans charges lourdes peuvent passer. Pas moyen pour les véhicules de transports de circuler. « Ça ralentit totalement les activités puisque c’est un pont principal qui relie vraiment deux côtés de la ville », souligne un autre riverain. La rupture du pont a également perturbé la première semaine de cours : plusieurs élèves, notamment ceux du primaire, ont changé d’établissement.

Pierre Lirawa, maire de Yagoua, espère des solutions plus pérennes pour l’avenir de cette ville, frappée par le changement climatique : « Il faut refaire ce pont et le dupliquer parce que c’est la seule voie. Les besoins de la ville sont nombreux. Il faut entre autres refaire les salles de classes et les circuits d’approvisionnement en eau potable détruits par les inondations et recaser les populations sinistrées qui habitent les zones inondables sur un site approprié. » La destruction de ce pont à Yagoua est venue s’ajouter à d’importants dégâts matériels causés par les inondations dans la région de l’Extrême-Nord du pays, où les eaux ont détruit près de 9 000 habitations et des milliers d’hectares de cultures.

La région de l’Extrême-Nord du Cameroun est frappée ces derniers mois par des inondations qui ont causé de nombreux dégâts. Ce phénomène environnemental a fait officiellement plus de 200 000 sinistrés et 17 morts. Plus de 3 000 sinistrés, regroupés dans 500 ménages, vivent dans des conditions précaires dans le camp d’Ourao-Dabang, près de Yagoua. « C’est la rentrée scolaire au Cameroun, et près de 100 écoles sont restées fermées dans le septentrion dont je suis originaire. À Yagoua où je vis, au moins 13 000 personnes ont été affectées par les inondations. Au fil des ans, la situation empire et préoccupe grandement. Au Nord, l’éducation de la jeune fille n’est pas primordiale et quand des catastrophes naturelles s’y ajoutent, cela complexifie davantage la situation. L’éducation est un droit fondamental, et aucun enfant ne devrait en être exclu. », déplore Firida Debora, jeune sinistrée de Yagoua, dans l’Extrême-Nord Cameroun.

« Les données récentes font froid dans le dos. Entre juillet et août 2024, la région de l’Extrême-Nord a subi à plusieurs reprises des inondations. Plus de 8 000 maisons ont été détruites, affectant ainsi à peu près 160 000 personnes. Plusieurs enfants risquent d’avoir une année scolaire difficile à cause de ces inondations. De plus, près de 3 000 hectares de plantations ont été détruits, une catastrophe pour le Cameroun où, en 2023, près de 3 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë, d’après le gouvernement. Ce fait d’actualité, qui vient se greffer à la liste déjà très longue des pertes et dommages créés par les changements climatiques, montre à suffisance l’urgence qu’il y a à sécuriser les fonds pour endiguer les effets des changements climatiques », rapporte Sylvie Michele Ongbassomben, chef de projet de la Campagne Forêt chez Greenpeace Afrique.

Les météorologues annoncent d’autres inondations courant octobre, occasionnées par le débordement du fleuve Logone.

Marcial NZEMIE

Firida Debora, sinistrée des inondations de Yagoua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun

« L’agriculture, qui est la principale activité, a été dévastée par les inondations. »

 La population de Yagoua fait face à une situation catastrophique depuis près de deux mois. La scolarisation des enfants est très compliquée en cette rentrée scolaire. Certains veulent vraiment aller à l’école mais les moyens ne sont pas disponibles. Les élèves souffrent du manque de moyens de déplacement pour se rendre à l’école. Ma petite sœur a perdu ses effets scolaires dans cette inondation. Le pont qui reliait les deux parties de la ville s’est écroulé, causant un problème de mobilité. Du coup, les établissements ont été divisés. Ceux qui habitent le Nord vont faire les cours du côté Nord ; ceux du Sud vont les faire aussi du côté Sud, et ainsi de suite. Ce qui signifie que même si tu fais l’enseignement technique et que tu te retrouves dans une zone où il n’y en a pas, tu es obligé de te reconvertir et t’adapter si tu tiens encore à fréquenter. Et il y a aussi des élèves qui ne parviennent pas à aller à l’école parce que leurs fournitures ont été emportées.

L’agriculture, qui est la principale activité, a été dévastée par les inondations. Il y a deux ans, nous avons eu des inondations, mais l’intensité de cette fois-ci était plus forte que jamais. Yagoua compte 11 arrondissements et tous ont subi les affres des inondations : les habitats, les bêtes, les champs et les produits, etc. L’eau jaillit des soussols. Trois cases de notre concession ont été détruites et le bétail a péri. Dans les quartiers environnants, c’est pire que cela. Nous vivons une famine indescriptible. Nous rencontrons de nombreuses difficultés liées à l’alimentation, à l’éducation et au recasement des sinistrés.

À Yagoua où je vis, au moins 13 000 personnes ont été affectées par les inondations. Au fil des ans, la situation empire et préoccupe grandement. Au Nord, l’éducation des jeunes filles n’est pas primordiale et quand des catastrophes naturelles s’y ajoutent, cela complexifie davantage la situation. L’éducation est un droit fondamental, et aucun enfant ne devrait en être exclu.

Perturbations des télécommunications : CAMTEL n’est pas seule responsable, selon l’ART

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siège deCamtel à Yaoundé.

Contrairement aux informations largement diffusées par certains médias selon lesquelles la Cameroon Telecommunications, CAMTEL, serait entièrement à l’origine des récentes perturbations dans les services téléphoniques, la connexion Internet et d’autres services de télécommunications, il apparaît que les responsabilités se trouvent ailleurs.
En tant qu’unique fournisseur de la fibre optique dans le pays, CAMTEL s’est retrouvée devant le tribunal du peuple ces dernières semaines lorsque les abonnés de différents opérateurs de télécommunications ont commencé à faire face à des perturbations récurrentes des services.
Certains opérateurs de télécommunications privés ne se sont pas gênés de rejeter publiquement la faute sur CAMTEL.
Cependant, une descente sur le terrain effectuée par une équipe d’enquêteurs de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), la police du secteur, s’est soldée par des conclusions tout à fait contraires aux affirmations d’autres acteurs du secteur.
L’équipe de l’ART qui a visité les installations de CAMTEL a non seulement félicité l’entreprise publique, mais a également fait l’éloge de cette mastodonte pour ses énormes efforts visant le développement des infrastructures de télécommunications.
Il est ressorti de ladite descente que les origines des perturbations sont diverses avec, en pole position, les actes de vandalisme réguliers perpétrés sur les installations de CAMTEL, et les travaux de génie civil.
Selon le Directeur du Recouvrement à ART, Jules Essoh Kambo: « il arrive que des lignes de fibre optique soient coupées pendant des projets routiers. Il y a aussi les actes de vandalisme réguliers sur la fibre optique de CAMTEL qui entraîne la détérioration du service. »
Au cours de la visite, la salle des serveurs de l’opérateur de télécommunications a également été inspectée. Selon CAMTEL, le dispositif de stockage des données de l’installation n’a pas été corrompu.
« CAMTEL n’a connu qu’un dysfonctionnement interne minime. Il est de notre souhait que les opérateurs continuent à investir et à mobiliser des ressources humaines pour la maintenance de la fibre optique. Nous espérons qu’ils travailleront main dans la main pour cette cause nationale qu’est la fourniture d’un service de qualité. Nous voulons encourager CAMTEL à continuer à chercher des investissements pour améliorer la qualité des services, et nous souhaitons également que CAMTEL crée un climat de confiance avec les autres opérateurs afin qu’ensemble, ils puissent mieux gérer et entretenir la fibre optique », a insisté le responsable de l’ART.
Menée à la demande du ministre des Postes et Télécommunications, cette mission d’inspection s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions adoptées lors d’une réunion tenue aux lendemains du mouvement d’humeur dit « Mode avion » qui s’est exprimé par l’indignation des citoyens sur les réseaux sociaux en 2023, suscitée par la mauvaise qualité des services de communication mobile.
La visite d’inspection des installations de CAMTEL à Douala, qui s’est déroulée en deux temps, a été précédée d’une audience accordée à la délégation d’ART conduite par le Directeur Général Adjoint de l’Agence, Zourmba Aboubakar. La délégation a été reçue au siège de CAMTEL par son Directeur Général, Mme Judith Yah Sunday épse Achidi. L’objectif de la rencontre était de mener des discussions approfondies sur l’état et le développement du réseau de CAMTEL, d’évaluer les défis rencontrés dans la gestion des infrastructures de télécommunications, en particulier celles liées à la fibre optique, et de formuler des recommandations pour améliorer la qualité des services de télécommunications au Cameroun. Cette séance de travail entre les équipes des deux institutions terminée, lesdites équipes ont procédé à l’inspection des installations techniques de CAMTEL.
A l’issue de la visite, Madame le Directeur Général de CAMTEL s’est félicitée de la qualité des échanges et de la pertinence des observations faites par l’ART.
« Cette visite marque une étape importante dans notre engagement à fournir des services de qualité aux Camerounais. La collaboration entre CAMTEL et l’ART est essentielle pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment en matière de protection des infrastructures de télécommunications et de lutte contre le vandalisme. Nous restons déterminés à travailler en étroite collaboration avec l’ART pour assurer un secteur des télécommunications efficace et sécurisé », a déclaré Madame le Directeur Général de CAMTEL.
Pour sa part, le Directeur Général Adjoint de l’ART, Zourmba Aboubakar, a salué l’engagement de CAMTEL à se conformer aux normes réglementaires et a sollicité des investissements accrus afin d’améliorer constamment la qualité des services de l’entreprise public.
« Nos échanges ont été fructueuses et nous avons pu identifier des pistes concrètes d’amélioration. L’ART continuera à soutenir CAMTEL, qui joue un rôle stratégique dans l’écosystème des télécommunications au Cameroun, dans ses efforts pour offrir une connectivité fiable et accessible à tous les Camerounais », a-t-il promis.

La Cible d’actes de vandalisme répétés
La Cameroon Telecommunications, CAMTEL est victime d’actes de vandalisme répétés sur ses infrastructures.
Dans une récente sortie, CAMTEL a décrié ce que ses responsables qualifient d’actes de sabotage et de vandalisme sur son réseau de fibre optique, lequel est essentiel au fonctionnement d’entreprises clés à l’échelle nationale.
La sortie de l’institution est intervenue à la suite des perturbations de service qui ont suscité des inquiétudes le pays entier.
En plus d’une déclaration antérieure de CAMTEL clarifiant d’autres détails techniques pour lesquels certains de ses partenaires sont responsables, la société a maintenu que les attaques étaient des manœuvres visant à faire dérailler son rôle de leader dans l’agenda national de la transformation numérique.
Selon certaines sources, son infrastructure de fibre optique, long de 12 000 kilomètres, qui devrait bientôt être étendue de 4 000 kilomètres supplémentaires, démontre l’engagement de CAMTEL à servir la nation en tant que patron de la fibre optique qui est l’épine dorsale des communications électroniques du Cameroun.
En tant qu’acteur clé de l’ajustement numérique de la nation pour fournir l’infrastructure clé nécessaire aux efforts de développement, CAMTEL a fait preuve d’une résilience engagement multiforme.
Au milieu de cette résilience, les problèmes de connectivité ont toujours été au premier plan, mais les responsables de CAMTEL affirment que l’entreprise a la capacité et les moyens de répondre aux besoins en services d’infrastructure numérique de la société camerounaise, de la sous-région de l’Afrique centrale et au-delà.

Cameroun-Kenya : la CAF abat Eto’o en plein vol

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Samuel Eto'o arrivant au Krystal hôtel de Douala pour tenir la réunion de préparation du match

Le match Cameroun-Kenya, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 se jouera au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Dans un communiqué de presse rendu public ce 3 octobre 2024, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) en a fait l’annonce, en mentionnant que ce match était initialement prévu au stade omnisports de Japoma. Samuel Eto’o et ses hommes sont ainsi comme obligés de venir jouer dans un stade longtemps choisi par Marc Brys l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables, d’ailleurs pour ses matchs ; mais un choix que la Fécafoot a refusé depuis et se bat à exclure le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé des matchs de l’équipe nationale fanion du Cameroun.

Cette décision de la Fécafoot intervient au lendemain d’une mission d’inspection de la Confédération africaine de football (Fécafoot) au Cameroun, du 26 au 28 septembre dernier. Les experts de la CAF se sont intéressés aux différentes installations sportives comportant des stades de football, notamment le stade de la Réunification de Douala, le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, le stade omnisports de Yaoundé-Olembe, le stade omnisports de Douala-Japoma, le stade omnisports de Kouékong à Bafoussam, et le stade omnisports de Nguémé à Limbé. La CAF n’a homologué que les stades Ahmadou Ahidjo de Yaoundé et Kouékong comme pouvant accueillir les matchs des Lions indomptables pour l’heure.

Imposant à la Fécafoot de retourner à Yaoundé la mort dans l’âme. Alors que l’instance faîtière du football camerounais avait jusqu’ici campé sur Japoma. Après avoir échoué à faire jouer Cameroun-Namibie dans ce stade construit en prélude à la CAN 2021, la Fécafoot avait préféré le stade Roumde Adjia de Garoua. Une pelouse qui n’a pas été très accueillante pour les Lions indomptables. Cette fois-ci, la CAF a abattu Samuel Eto’o et ses hommes en plein vol. L’homme avait déjà unilatéralement organisé une réunion de préparation du match Cameroun-Kenya à Douala, en y conviant les autorités administratives et le ministre ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep). Court-circuitant ainsi la tutelle qui avait préalablement convoqué une réunion multisectorielle pour les mêmes fins. Au cours de cette réunion, la Fécafoot a annoncé déjà la vente des billets d’accès au stade, avant même que la CAF n’ait validé le stade.

Le Minpmeesa et la Cassid se mobilisent pour un artisanat plus compétitif

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Cette convention de partenariat vise à renforcer le secteur de l’artisanat à travers la promotion du savoir-faire local et le développement de compétences dans le domaine du design intérieur. Elle se fixe comme objectif principal d’appuyer la transformation du bois et d’améliorer la qualité des produits artisanaux. En outre, l’accord prévoit de former et d’accompagner les artisans en matière de conception, de finitions et de design, dans l’optique de contribuer à la création d’emplois et de richesses au Cameroun. Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement camerounais de promouvoir le « Made in Cameroon », en mettant en lumière le patrimoine culturel du pays tout en intégrant des éléments de modernité dans la conception des œuvres artisanales.

Le partenariat avec Cassid est également un aboutissement des discussions initiées le 6 juillet 2023 lors de l’audience accordée par le ministre des Pmeesa à S.E Rosalia Arteaga, ancienne présidente de l’Équateur et marraine de la Confédération Africaine d’Architecture d’Intérieur. Ces échanges avaient permis de poser les bases d’une coopération avec le regroupement, sous la direction de sa présidente fondatrice, Madame Léonie Bwemba, et avec la participation de plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Gabon. En signant cette convention, le Minpmeesa et la Cassid réaffirment leur engagement à promouvoir les artisans locaux et à réduire la dépendance aux importations de mobilier. L’association milite notamment pour l’implication systématique des architectes d’intérieur dans les projets de construction, qu’ils soient publics ou privés, et encourage la création de centres de formation pour les métiers de l’architecture d’intérieur au Cameroun.

Ce partenariat ouvre des perspectives prometteuses pour l’artisanat camerounais, en permettant de bâtir des synergies entre le secteur public et privé. Il contribuera à la mise en place de politiques concrètes pour la valorisation des produits artisanaux locaux, tout en offrant un cadre structuré aux artisans pour améliorer leurs compétences et accéder à de nouveaux marchés. A l’observation, cette collaboration entre les deux entités constitue une opportunité stratégique pour dynamiser le secteur de l’artisanat au Cameroun, tout en ancrant le « Made in Cameroon » dans les pratiques contemporaines de design et d’architecture intérieure.

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