mercredi, juin 3, 2026
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Rumeur sur le décès de Paul Biya : les investisseurs s’affolent, Yaoundé rassure

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Paul Biya dépassé

L’absence de Paul Biya, président du Cameroun, n’est pas passée inaperçue. Depuis sa dernière apparition lors du Forum de coopération sino-africaine début septembre 2024, aucune communication officielle n’avait été faite sur sa localisation ou son état de santé. Cette situation a alimenté les rumeurs sur sa mort présumée, exacerbées par un silence prolongé des autorités. Certains rapports faisaient état d’une possible hospitalisation en France ou en Suisse, accentuant le flou autour de la situation. Cette rumeur, bien que rapidement démentie par le gouvernement, a eu des répercussions importantes sur les marchés financiers.

LES OBLIGATIONS DU CAMEROUN EN CHUTE LIBRE

Selon nos confrères de Bloomberg, les obligations souveraines en dollars du Cameroun ont subi une baisse significative pour le troisième jour consécutif mercredi dernier, à cause des incertitudes concernant la santé du président Biya. A en croire le média américain, la spéculation autour de son décès potentiel a engendré une volatilité accrue, avec un impact direct sur la performance des euro-obligations camerounaises. «Ce mouvement de marché est symptomatique de la crainte des investisseurs face à l’éventualité d’une instabilité politique dans un pays où le pouvoir est extrêmement centralisé depuis plus de 40 ans», souligne le média susmentionné.

 Pour expliquer cette chute, il est important de comprendre ce que sont les obligations souveraines. Il s’agit de titres de dette émis par un État pour lever des fonds sur les marchés internationaux. Les investisseurs qui achètent ces titres prêtent de l’argent à l’État en échange d’un remboursement futur avec intérêts. Ainsi, lorsque la stabilité politique d’un pays est remise en question, comme c’est actuellement le cas au Cameroun, les investisseurs redoutent que le pays ait des difficultés à honorer ses engagements financiers, d’où la baisse de la valeur de ces obligations.

INQUIETUDES DES INVESTISSEURS

Face à une potentielle crise de succession Plusieurs acteurs du marché ont exprimé leurs craintes quant aux répercussions potentielles d’une vacance du pouvoir. Thys Louw, gestionnaire de portefeuille chez Ninety One UK Ltd, a souligné que «le président Biya a concentré beaucoup de pouvoir autour de lui, et une crise de succession pourrait provoquer une grande volatilité sur les marchés», rapporte Bloomberg.

Quant à Sam Singh-Jami, stratège pour l’Afrique à Rand Merchant Bank, également interrogé par Bloomberg, il a ajouté que si «les indicateurs macroéconomiques du Cameroun sont relativement solides, l’incertitude politique pourrait remettre en question la capacité du pays à maintenir sa politique budgétaire et à respecter ses engagements envers ses créanciers internationaux»

La réaction des marchés est donc compréhensible. Une forte incertitude plane sur la question de savoir qui succédera à Paul Biya, et cela influence directement la perception de risque des investisseurs. A Yaoundé, on essaie de relativiser. Un fonctionnaire camerounais, sous couvert d’anonymat, contacté par nos confrères de Jeune Afrique a commenté la situation en déclarant que «c’est une réaction normale du marché», insistant sur le fait que les autorités camerounaises suivent de près cette situation.

PAUL BIYA VA BIEN !

Face à la tempête de spéculations, le gouvernement camerounais, à travers son porte-parole René Emmanuel Sadi, est finalement sorti de son silence. Dans un communiqué publié le 8 octobre 2024, le ministre a dénoncé les «manœuvres de désinformation» orchestrées pour déstabiliser le pays. Selon lui, Paul Biya se trouve en Europe pour un bref séjour privé après sa participation au sommet sino-africain. Le Cabinet civil de la présidence a également publié un communiqué pour rassurer les Camerounais et la communauté internationale, affirmant que le président, en excellente santé, continue de travailler depuis Genève, où il séjourne.

LE CAMEROUN, UNE DESTINATION MOINS RISQUÉE MALGRÉ

TOUT Malgré cette conjoncture politique tendue, le Cameroun reste, selon plusieurs analystes, une destination relativement attractive pour les investisseurs. Le pays a fait preuve de résilience économique malgré des crises récurrentes, et ses indicateurs économiques sont stables comparés à d’autres économies africaines plus fragiles. Les secteurs clés tels que l’agriculture, l’exploitation minière et l’énergie continuent de stimuler l’économie, offrant des perspectives d’investissement intéressantes. Ce contexte rend les marchés camerounais moins risqués, bien que les incertitudes politiques actuelles ajoutent une dose de volatilité non négligeable.

Cas Paul Biya : Eyebe Ayissi et compagnie s’en remettent à Dieu

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Au moment où Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) proscrit tout débat ou commentaire sur la santé de Paul Biya dans les médias et les réseaux sociaux, son homologue du Domaine, du cadastre et des affaires foncières (Mindcaf) et plusieurs associations religieuses organisent une messe d’action de grâce jeudi prochain au palais polyvalent des sports de Yaoundé, pour le président de la République. Parmi les organisations annoncées, il y a le Collectif des anciens des séminaires catholiques du Cameroun (Casemca) dont fait partie Henry Eyebe Ayissi le Mindcaf, l’Union catholique des hommes fils de Saint Joseph,… L’on annonce également des musulmans dans l’organisation.

Dans un communiqué signé du Mindcaf, il est indiqué que la messe en question vise à « promouvoir la paix nationale, soutenir le président Paul Biya dans ses efforts inlassables de développement du Cameroun et dont l’horizon est fixé en 2035 ». Mais aussi, il est question de « favoriser le dialogue entre les différentes communautés religieuses ». Pour les organisateurs, les dirigeants politiques et religieux doivent travailler ensemble pour trouver des solutions durables aux crises qui affectent le Cameroun.

41 jours

Cela survient à un moment où le pays est secoué par des informations contradictoires sur la santé du président Paul Biya. ABS, une chaîne de télévision pro-séparatiste a annoncé la mort du chef de l’Etat, au moment des lanceurs d’alertes parlaient d’une santé précaire de Paul Biya. Paul Biya est à l’étranger depuis le 3 septembre dernier. Parti à Pékin pour le sommet Chine-Afrique qui s’est tenu du 4 au 6 septembre dernier, Paul Biya n’a plus donné signe de vie. Face à la montée des informations alarmantes, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République et le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, ont commis deux communiqués pour démentir des «informations inondées ». Si l’un annonce Paul Biya en Europe, l’autre précise à Genève ; si l’un le dit « en bref séjour», l’autre le dit « au travail». Toujours est-il que le président de la République du Cameroun n’a plus donné signe de vie depuis la fin du sommet Chine-Afrique. Cela fait aujourd’hui 41 jours. Alors que certains pontes du régime tels Jacques Fame Ndongo et Grégoire Owona, tous deux membres du gouvernement et respectivement secrétaire à la communication et secrétaire général adjoint du Comité central du Rdpc, parti au pouvoir, se sont démenés à dénoncer sur les réseaux sociaux les informations, en condamnant le jeu des activistes, Eyebe Ayissi est en mode prière.

Finance climatique : l’appel à une action urgente pour la COP 29

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Les pays africains sont frappés de plein fouet par les effets du changement climatique. Conscients des conséquences néfastes auxquelles fait face le continent, Greenpeace Afrique et les Mouvements pour la Justice Climatique se mettent en ordre de bataille pour une justice climatique équitable. À cet effet, ils ont présenté un document au Groupe Africain de Négociateurs sur la mise en place d’un cadre de financement climatique ambitieux basé sur les besoins concrets observés sur le terrain. Le 20 septembre de l’année en cours, au cours de la conférence de presse organisée à Yaoundé, Greenpeace Afrique a dressé les attentes du continent à l’issue de la grand-messe mondiale sur l’environnement en Azerbaïdjan. « Permettez-moi de revenir sur les différentes inondations qui se passent partout en Afrique australe et centrale, comme ce fut le cas dans le Logone et Chari. Les conséquences de toutes ces pluies sont énormes et viennent s’ajouter aux difficultés habituelles des populations. Greenpeace Afrique insiste sur le rôle que doit jouer le financement climatique et appelle le gouvernement du Congo et du Cameroun à davantage renforcer leurs positions sur la finance climatique lors de la COP 29 pour assurer une meilleure protection des forêts et des communautés qui y vivent », a déclaré Sylvie Michele Ongbassomben, chef de projet de la campagne Forêt chez Greenpeace Afrique.

Parmi les principales demandes présentées aux négociateurs africains figurent des appels en faveur d’un nouvel objectif collectif quantifié (NOCQ) qui donne la priorité à l’augmentation du financement public de la lutte contre le changement climatique, soutenu par une taxe sur les dommages climatiques et sur l’extraction des combustibles fossiles afin de générer les fonds. Les militants ont demandé un financement public net pour éviter de grever davantage les économies africaines. Ils ont également exigé l’arrêt de tout soutien à la production de combustibles fossiles et autres initiatives irresponsables qui prolongent et aggravent la crise climatique. Les nations riches et les entreprises de combustibles fossiles doivent payer leur dû en soutenant la transition de l’Afrique vers un avenir durable, plaide Greenpeace Afrique. « Le moment est venu d’agir. Les financements sont l’élément vital de l’action climatique et de la survie de l’Afrique, et fort heureusement ils existent et sont disponibles. C’est à nous d’aller les chercher. Il faut juste un renforcement des capacités des organisations et autres parties prenantes par le biais des formations et du partage d’expérience. On devrait également continuer de plaider en faveur de la décomplexification des procédures d’accès à ces financements. »

Lors de la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, plusieurs résolutions ont été prises visant à la protection de l’environnement. Parmi les résolutions adoptées figure « le Pacte pour l’avenir », visant à protéger les besoins et les intérêts des générations présentes et futures grâce à de nombreuses mesures prises. Les changements climatiques sont parmi les plus grands défis de notre temps, dont les répercussions sont ressenties le plus durement par les pays en développement, en particulier ceux qui sont grandement vulnérables face aux effets néfastes des changements climatiques. Les chefs d’État et de gouvernement, représentant les peuples du monde à ce sommet, se sont engagés à respecter rapidement leurs obligations au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris. Ils visent à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, sachant que cela permettrait de réduire considérablement les risques et les effets des changements climatiques. Ils soulignent que les effets des changements climatiques seront beaucoup moins importants si l’élévation de la température est de 1,5 degré Celsius plutôt que de 2 degrés Celsius et font preuve de détermination dans la poursuite de leurs efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius. À l’image de Greenpeace Afrique, les participants de la 79ème session des Nations Unies ont réaffirmé leur détermination à fixer, lors de la COP 29, un nouvel objectif collectif chiffré d’un montant au moins égal à 100 milliards de dollars des États-Unis par an, en tenant compte des besoins et des priorités des pays en développement.

Marcial NZEMIE

Sylvie Michele Ongbassomben, chef de projet de la Campagne Forêt chez Greenpeace Afrique

 « Sans financement adéquat, les projets ne seront pas assez solides pour faire face aux changements climatiques. »

Permettez-moi de revenir sur les différentes inondations qui se passent partout en Afrique australe et centrale, comme ce fut le cas dans le Logone et Chari. Les conséquences de toutes ces pluies sont énormes et viennent s’ajouter aux difficultés habituelles des populations. Nous avons la dégradation des sols, la sécheresse, la pauvreté, le réchauffement climatique, etc. La communauté est d’abord exposée aux défis d’exploitation abusive des sols par les entreprises. En prélude à l’échéance internationale de la COP 29 en Azerbaïdjan et la COP 16 en Colombie, cette conférence a été organisée pour présenter les différents impacts sur les communautés et amener certaines solutions. Dans ce cadre, Greenpeace Afrique insiste sur le fait que le changement climatique tel que défini par les Nations Unies fait référence à de longues variations des températures et des régimes climatiques. Et ces changements peuvent être naturels certes, mais depuis les années 1800, on a constaté que tout cela est dû à l’action de l’homme en raison des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz, qui produisent énormément de chaleur. En conclusion, Greenpeace Afrique insiste sur le rôle que doit jouer le financement sur l’aspect climatique et appelle le gouvernement du Congo et du Cameroun à renforcer davantage leurs positions sur la finance climatique lors de la COP 29 pour assurer une meilleure protection des forêts et des communautés qui y vivent. En outre, l’État doit pouvoir assurer une transition juste, défendre une politique industrielle verte, et veiller également à l’amélioration des conditions de travail et à la protection sociale. Sans financement adéquat, les projets ne seront pas assez solides pour faire face aux changements climatiques. Il y a quelques exigences qui ont été présentées. Il s’agit du nouvel objectif collectif et quantifié qui doit répondre à la nécessité d’augmenter véritablement le financement public international de la lutte contre le changement climatique. Ainsi, faire payer les pollueurs pour une approche équitable pour collecter et mobiliser les revenus indispensables. Les coûts des changements climatiques devraient être supportés par ceux qui polluent le plus, notamment les entreprises, les pays ou les individus. En plus de consacrer la responsabilité des États, le nouvel objectif collectif et quantifié doit reconnaître la nécessité pour l’industrie des combustibles fossiles et les autres secteurs fortement émetteurs de payer pour les dommages causés par leurs produits. Il y a suffisamment d’argent pour faire face à la crise climatique. Donc il serait idéal qu’il y ait une proposition de solution novatrice : la proposition d’une taxe sur les dommages climatiques et l’extraction des combustibles fossiles, qui est basée sur le principe « pollueur-payeur » et qui devrait, en principe, générer de nombreux milliards de dollars. Il y a des problèmes au niveau du climat et d’autres secteurs sont plus privilégiés. Si les taxes sont introduites par les pays de l’OCDE, elles permettront de pouvoir mobiliser 900 milliards de dollars d’ici 2030.

Lions indomptables : Marc Brys se lâche et dénonce la tendance guerrière de Eto’o

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La paix n’est pas encore revenue dans la tanière des Lions indomptables. Et c’est le moins que l’o puisse dire. Alors que le ministre des Sports et de l’éducation physique et le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ont récemment conjointement nommé un nouveau staff d’encadrement des Lions indomptables, comprenant des membres des deux staffs qui étaient en conflit ouvert, la guerre persiste. Et Marc Brys l’a révélé : « Je suis très fâché. Je vais dire pourquoi : Il y a deux semaines, on a commencé à travailler ensemble. Je dois dire que ça s’est très bien passé. Honnêtement j’avais peur parce que ce n’était pas du tout mes relations ; au contraire. On a commencé, tout le monde a eu peu mis de l’eau dans son vin, et ça a marché », a-t-il engagé. « J’ai été étonné, vous savez pour chaque match, le commissaire de match met sur la feuille de match les noms de ceux qui jouent, ceux qui commencent, les assistants, médecins et tout ; Encore une fois, ils ont fait ça dans mon dos : faire la liste sans y mettre mes assistants», raconte-t-il.

L’entraîneur sélectionneur dénonce un dysfonctionnement du temps de la guerre des deux staffs. Alors que les joueurs avaient choisi de suivre Marc Brys, l’entraineur nommé par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Samuel Eto’o le président de la Fécafoot, qui avait perdu la main sur la sélection nationale depuis la nomination du staff, avait repris ce qu’il pouvait encore sauver, en imposant sur les feuilles de match et donc sur le banc de touche, les collaborateurs du sélectionneur nommés par ses soins. Joachim Mununga, l’assistant de Marc Brys, en est victime jusqu’aujourd’hui. L’homme et les autres collaborateurs tels que Alioum Boukar, François Omam-Biyick, sont constamment ignorés sur les feuilles de matchs, et pourtant le plus souvent ceux ayant régulièrement travaillé avec le sélectionneur.

Alors que l’on croyait cette page tournée, il n’a pas fallu plus d’un match pour que les vieux démons ressurgissent. Du coup, interrogé par la presse sur une rencontre avec le président de la Fécafoot, « maintenant que la paix est retrouvée, le technicien belge n’a pas mâché ses mots. « C’est prévu ou ce n’est pas prévu ? On va y être non pas pour parler avec le président, on va y être pour gagner des matchs », a assuré Marc Brys.

La « réconciliation » entre Samuel Eto’o et Narcisse Mouelle Kombi le Minsep, s’est faite dans les salons du Secrétariat général de la présidence de la République (Sgpr). Au lendemain du match Namibie-Cameroun joué à Kampala en septembre dernier, Marc Brys avait menacé de jeter l’éponge si les choses ne changeaient, parlant de la sérénité dans la gestion des Lions indomptables. Le sélectionneur avait aussitôt été reçu par le Sgpr. Ferdinand Ngoh Ngoh avait également reçu le capitaine Vincent Aboubakar et le ministre des sports.

La paix n’a pas le même sens chez les deux belligérants : Pour Marc Brys, toute relation demeure strictement professionnelle ; chez Samuel Eto’o, seule sa volonté compte, y compris sur les décisions qui relèvent de la compétence du technicien. Les Lions indomptables iront à Kampala dans cette atmosphère. Eux qui ont à peine retrouvé une ambiance normale.

CTF Project : 750 milliards de FCFA pour révolutionner la production de pneus au Cameroun

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Une nouvelle ère s’ouvre pour l’industrie du pneu au Cameroun. Ce secteur est sur le point de connaître un bouleversement majeur avec la fusion-absorption de Cameroon Tyre Factory (CTF) par sa société sœur, CTF Project. Cette opération, devrait donner naissance à un champion national du pneu, dont le capital social passera de 100 millions de FCFA à 15,253 milliards de FCFA. La hausse de ce capital est la résultante de l’émission de 1 525 206 nouvelles actions d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, apprend-on. La manœuvre vise à soutenir une production de pneus sous deux marques phares : « Afri Star » pour les poids lourds et « Pcr » pour les véhicules de tourisme. CTF Project envisage non seulement d’alimenter le marché camerounais mais aussi les pays de la sous-région.

Ce projet d’envergure est évalué à 750 milliards de FCFA et devrait permettre à la Cameroon Development Corporation (CDC) de jouer un rôle clé dans l’approvisionnement en hévéa, matière première indispensable pour la production de pneus. L’objectif principal de cette opération de fusion de ces deux entités appartenant au groupe industriel d’Antoine Ndzengue, également PDG de Neptune Oil est de créer un seul pôle de production et de distribution de pneus, renforçant ainsi la compétitivité sur le marché local et international. Pour Antoine Ndzengue, ce projet permettra « une meilleure distribution des pneus neufs et afin de bénéficier très rapidement du réseau de distribution déjà existant sur le marché Camerounais et à l’exportation ; une stratégie verticale permettant de réaliser des économies de coûts des transactions sur la distribution des pneus ». En outre, cette réorganisation industrielle devrait générer des économies significatives grâce à une intégration verticale de la production et de la distribution.

Avec cette fusion, la Cameroon Tyre Factory Project se positionne pour devenir un acteur incontournable sur le marché des pneus en Afrique centrale, avec l’ambition de rivaliser avec les plus grands constructeurs internationaux. La réussite de ce projet repose sur des financements provenant d’institutions financières de premier plan, telles que la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) et Afreximbank, ainsi que sur l’appui technique d’un partenaire finlandais, nous souffle une source proche du dossier. À terme, ce sont 2 500 emplois directs et un nombre similaire d’emplois indirects qui devraient être créés, offrant un coup de pouce à l’économie locale et régionale.

Cameroun-Kenya: avec Bassogog, les Lions confirment leur supériorité

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Christian Bassogog aura mérité été l’homme de l’équation kényane ce 11 octobre 2024 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Buteur et passeur, l’homme aura été la bête noire des Harambee stars dans cette partie. La sortie du milieu de couloir gauche des Lions indomptables aura été salutaire pour les visiteurs qui ont un peu soufflé. Mais les jeux étaient déjà faits. D’ailleurs le score ne changera plus. Le meilleur joueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017 avait retrouvé sa forme d’il y a sept ans. Et confirmé la victoire du Cameroun avec ce 4ème but qui a mis définitivement fin au rêve des Kényans. Le score avait été ouvert sur penalty par Vincent Aboubacar. Martin Hongla avait salé l’addition, puis Bassogog avait servi un caviar à Bryan Mbeumo, avant d’alourdir le score.

Malgré la blessure de Christopher à pine le premier quart d’heure joué, n’aura pas déstabilisé la défense Camerounaise. Blessé à l’arcade sourcilière, le défenseur central a terminé le match à l’hôpital général de Yaoundé, mais aux dernières nouvelles, il y a eu plus de peur que de mal.

Le Cameroun prend les commandes du groupe J des éliminatoires de la CAN 2025 avec 7 points, devant le Zimbabwe qui la veille, avait pris de l’avance en battant la Namibie (0-1). Confinant plus que jamais le pays d’Afrique australe à la queue du classement dans le groupe J.

A lire aussi: Cameroun-Kénya: un match de revanche

La promesse de revanche du Kényan n’a pas été tenue par Engin Firat, le sélectionneur des Harambee stars. Au contraire le Cameroun a mis fin à la série d’invincibilité du Kenya dans ce tournoi. Confirmant sa supériorité avec désormais 5 victoires contre 4 nuls dans leurs confrontations de l’histoire. Lundi est une nouvelle occasion de revanche pour les Harambee stars qui, bien que jouant à Kampala, évolueront  »à domicile ».

Cameroun-Kenya : Un choc en perspective à Yaoundé

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Pour le compte de la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025, le Cameroun accueille ce 11 octobre 2024 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Lions indomptables et Harambee stars disposent chacun quatre points et ont également en commun de voguer sur une vague d’invincibilité depuis le début de ces éliminatoires. Ce qui peut fausser le déséquilibre sur papier. En fait, c’est la 9ème rencontre entre Lions indomptables et Harambee stars. Avec un ascendant pour la sélection locale qui compte quatre victoires pour quatre nuls ; et donc aucune défaite. Si les premières rencontres ont été fructueuses pour les Lions indomptables (une victoire de 2-1 lors de la CAN 1972 et 3-1 douze ans plus tard), de plus en plus leurs adversaires leur opposent une résistance constante. Le dernier match entre les deux adversaires remonte à janvier 2010 en amical : une victoire (3-1). C’est dire si les Kényans arrivent avec l’intention de mettre un terme à la longue série d’invincibilité des Camerounais. Déjà, Engin Firat, le sélectionneur des Harambee stars, a annoncé être venu mettre un terme à la série noire de son équipe face au Cameroun qu’il promet de mettre en difficulté. Alors que l’actuelle génération des Lions indomptables aura pour ambition de marcher sur les pas de leurs devanciers en sélection.

Au moment où les deux adversaires descendent dans l’arène, leurs concurrents dans la poule se sont déjà exprimés hier. Le Zimbabwé a remporté la partie (0-1) face à la Namibie. Ce qui place les Warriors en tête du groupe J, avec 5 points. Un point de plus que les deux adversaires de Yaoundé (4points). Camerounais et Kenyans ont une chance de prendre le dessus en cas de victoire. Mais un nul place les trois équipes sur le même piédestal, garantissant une suite encore plus engagée dans ce groupe. Mais à domicile, les Lions indomptables se sentent plus acculés que les visiteurs. Mais pas de quoi se mettre la pression outre mesure : « Quelle que soit la situation, on a un groupe très engagé. On joue à domicile et on sait que ce match est très important pour nous et pour notre public», a compris Jackson Tchatchoua, arrière-droit.

Liberté d’expression : Atanga Nji interdit les débats sur la santé de Paul Biya

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« Tout débat dans les médias sur l’état du président de la République est […] formellement interdit ». Le « décret » est de Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat). Dans un communiqué rendu public nuitamment ce 9 octobre 2024, le patron de l’organisation du territoire s’en prend à la presse privée qui relaie les informations faisant état de la mort du président de la République, diffusées le 8 octobre dernier par ABS, une chaine de télévision basée en Afrique du Sud, et détenue par des sécessionnistes camerounais. Un « fake news », selon le régime de Yaoundé. Le ministre de la Communication (Mincom) et le directeur du cabinet civil (DCC) de la présidence de la République ont commis des communiqués pour démentir cette information et tenter de rassurer l’opinion nationale et internationale que Paul Biya est vivant, sans en apporter une preuve. De quoi envenimer davantage ce qui se chuchotait seulement sous cape.

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Alors le Minat est monté au créneau pour amplifier la menace. « Le président de la République est la première institution de la République. De ce fait, les débats sur son état relèvent de la sécurité nationale », brandit-il. S’érigeant en enseignant de journalisme, sans pour autant soutenir son enseignement par des arguments juridiques. « A la suite de ces mises au point du ministre DCC et du Mincom, porte-parole du gouvernement, aucun autre commentaire ou débat ne devrait plus être cautionné, de qui que ce soit dans les médias privés en semaine ou les week-ends», indique-t-il. « Dès ce jour, je demande à chaque gouverneur de créer auprès de ses services compétents des cellules de veille chargées de suivre et d’enregistrer toutes les émissions et débats dans les médias privés et d’identifier les auteurs des commentaires tendancieux, y compris ceux qui agissent à travers les réseaux sociaux », annonce-t-il.

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Le Minat instruit les gouverneurs de régions de créer des cellules de veille devant scruter les médias audiovisuels nationaux et enregistrer, afin de traquer toute tentative de défiance à cette violation de sa mesure pourtant illégale. « Les contrevenants devront faire face à la rigueur de la loi », prévient Atanga Nji.

Ainsi, au Cameroun, la liberté d’expression, et plusieurs autres libertés sont de plus en plus embrigadées. Le ministre de l’Administration décide désormais de ce qui est permis, selon sa convenance.

BAD : une camerounaise à la vice-présidence

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Marie-Laure Akin-Olugbade au poste de Vice-présidente principale après plus de 30 années passées au sein de cette d’institution financière.

« Je suis heureux de nommer Mme Marie-Laure Akin-Olugbade au poste de Vice-présidente principale du Groupe de la Banque Africaine de Développement », a annoncé le président du groupe de la BAD,  Akinwumi Adesina.

La camerounaise remplace la Sud-africaine Bajabulile Swazi Tshabalala qui a démissionné de afin de se présenter à la présidence de l’institution en 2025. L’élue est une professionnelle qui totalise une expérience riche de plus de 30 au sein du groupe. Marie-Laure Akin-Olugbade a commencé sa carrière à la BAD en 1991. Elle a progressivement gravi les échelons année après année.  Directrice générale de la région Afrique de l’Ouest en 2018,  elle devient Vice-présidente chargée du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services à la Banque en 2023.

Titulaire d’un Master en économie appliquée de l’Université Paris Dauphine et d’un diplôme supérieur en gestion de l’Université Panthéon-Sorbonne en France, elle est considérée comme un maillon essentiel au sein de la BAD. D’après les dirigeants de l’institution financière, son expertise a été capitale dans des initiatives d’intégration économique régionale, la mobilisation des ressources et le développement de solutions financières innovantes pour les clients des guichets souverains et non souverains.   « Marie-Laure poursuit Akinwumi Adesina, est une dirigeante d’équipe très expérimentée, engagée et efficace, dotée d’une connaissance approfondie de la Banque Africaine de Développement, de ses règles, processus et systèmes et d’une capacité éprouvée à mener à bien des opérations à l’échelle de la Banque, tout en préservant la cohésion de l’équipe. Je suis convaincu que Marie-Laure saura insuffler un leadership et un dynamisme rafraîchissants à l’équipe de direction et à la Banque », a déclaré le président du groupe de la BAD.

Marie-Laure Akin-Olugbade  est « Je suis profondément honorée de la confiance que le Président Adesina a placée en moi. Je me réjouis à la perspective de travailler en étroite collaboration avec le Président, l’équipe de direction et nos Conseils d’administration pour renforcer l’impact et l’efficacité de la Banque dans la mise en œuvre de programmes qui profitent à nos pays membres régionaux ».

Marché financier : la Cosumaf réduit les tarifs

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Les frais de gestion sont notamment limités à 2% hors taxes de l’actif net pour les OPC Actions tandis que les commissions des sociétés de bourse  sur les opérations de marché  passent de 2% à 1,75% du montant levé.

 La présidente de la Commission de Surveillance du Marché Financier de la Cemac (Cosumaf) a rendu public un communiqué fixant une nouvelle tarification. Le régulateur revoit ainsi la grille tarifaire à la baisse pour la majorité des acteurs du marché.

La première réduction concerne les tarifs appliqués aux sociétés de bourse.  Le taux maximal des commissions sur les structurations et les arrangements des opérations de marché  passent de 2% à 1,75% du montant levé. Les commissions sur le placement et la prise ferme sont maximalement fixées à 1%.  On observe donc une réduction sur le placement tandis que  les commissions pour le chef de file  des opérations d’introductions en bourse ne  changent pas. Elles restent plafonnées à 0,30%.  Par contre, les ordres de bourse, frais de recherche, attestation et relevé sont  désormais fixés à 2500 FCFA maximum.

Sur le marché secondaire, les frais de courtage passent de 1% maximum à  0,5 % maximum du montant brut sans distinction, autant pour les actions que pour les obligations.  Sur les introductions en bourse des actions, la BVMAC pourra prélever uniquement  0,08% et 0,04% pour les emprunts obligataires. La redevance annuelle versée par les sociétés de bourse à la BVMAC  reste de 2 000 000 FCFA et la commission de Courtage maintenue à 0,3%.

Les frais de gestion  connaissent  aussi une baisse.  Ils sont désormais limités à 2% Hors Taxes de l’Actif net pour les Organismes de Placement Collectif Actions, 1,5 pour les autres OPC et 3% pour la gestion sous mandat. Les Conservateurs Nationaux des Titres financiers au Cameroun et au Gabon devront désormais payer 25 millions de FCFA tandis que les Sociétés de Bourse passent à 7,5 millions à 5 millions de FCFA. 

 Au sujet des commissions d’agrément, les plateformes digitales, les Commissaires aux Comptes doivent en verser 5 millions de FCFA.  L’obtention d’agrément par les Conseillers en Investissement financiers, les Conseils en Investissement Participatif, les Listing Sponsors, les évaluateurs d’OPCI, les analystes financiers,  entraîne le paiement d’une somme de 1,5 million FCFA.

Globalement, les tarifs sont réduits. Il s’agirait d’un moyen pour les autorités de la sous-région, d’encourager le recours au marché financier sous régional.

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