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Affaire Conceiçao : Comment l’Etat a sauvé la Fécafoot et le Cameroun

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Dans un courrier adressé au ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) la semaine dernière, le Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) demande « de bien vouloir procéder en urgence au paiement de la somme de 1. 850. 895,89 euros, soit environ 1. 212.336.810 Fcfa  (un milliard deux cent douze millions trois cent trente-six mille huit cent dix francs CFA) à M. Antonio Conceiçao, ex-entraîneur sélectionneur des Lions indomptables ». Ce « à la suite de la résiliation de son contrat de travail par la Fédération camerounaise de football».   

Cela survient alors que la Fédération internationale de football association (Fifa) vient de menacer de suspendre les sélections nationales de football de toutes les compétitions organisées par la Fifa. En effet, dans un courrier adressé à la Fécafoot le 13 décembre dernier et qui a échoué sur les réseaux sociaux ces derniers jours, Erika Montemor Ferreira, responsable du statut des joueurs à la Fifa, attire l’attention de l’ancien employeur du Portugais que la décision rendue par la Chambre du Statut des Joueurs (PSC) en faveur d’Antonio Conceiçao, n’a toujours pas été appliquée. Rappelant que la Fécafoot avait jusqu’au 19 décembre 2024 pour s’acquitter de cette ardoise, et en fournir la preuve du règlement ; faute de quoi le Cameroun n’allait plus être admis à prendre part aux compétitions organisées par la Fifa.

Cette date est passée, la Fécafoot ne s’est pas exécutée. Alors que les Lions indomptables U17 viennent de se qualifier pour la CAN de leur catégorie, et que les Lions indomptables A et les A’ sont eux aussi attendus respectivement à la CAN Maroc 2025 et au CHAN 2024, l’Etat a cru devoir passer outre le débat sur la responsabilité du limogeage du prédécesseur de Rigobert Song, pour régler la facture. Question de sauver les meubles. Sachant que l’Etat via le Minsep, avait tout de même tenu une réunion de travail avec la Fécafoot, au sujet du cas Conceiçao qui venait de terminer la CAN 2021 à Yaoundé en 3ème place. Dans une ambiance surchauffée sur un banc de touche où des talents vus comme des gages de sursaut des Lions, étaient habitués.

La décision de régler cette ardoise arrive au moment où François Omam Biyik et Jacques Songo’o, adjoints de Conceiçao, avaient déjà été désintéressés. En octobre 2023, le Premier ministre avait autorisé la liquidation des droits de ces deux anciens collaborateurs de Conceiçao, afin de faciliter à Omam Biyik, la prise en charge de ses soins médicaux. Une somme de 132 millions Fcfa avait ainsi été mise à la disposition des deux anciens Lions indomptables, à se répartir équitablement, soit un montant de 66 millions Fcfa à chacun.

Le Cameroun sous cybermenace avec le Dark Web, le rançongiciels et les failles de sécurité

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Le lundi 29 janvier 2024, une sombre ombre numérique s’est abattue sur Eneo, le leader camerounais du secteur de l’électricité. Une cyberattaque d’une ampleur inattendue a frappé l’entreprise, semant la confusion et le mécontentement parmi ses clients. Ce jour-là, des milliers d’usagers se sont retrouvés dans l’incapacité de recharger leurs compteurs prépayés via leurs smartphones, plongeant ainsi la clientèle de cette société chargée de la distribution et de la vente d’énergie électrique dans le désarroi. Ce n’est que quatre jours après l’incident qu’Eneo a réussi à reprendre le contrôle de la situation, rassurant ainsi sa clientèle. Huit mois plus tard, une autre tempête numérique frappait une institution publique. Cette fois-ci, c’était au tour de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) du Cameroun d’être victime d’une cyberattaque majeure, exposant des millions de données sensibles. Le groupe de hackers malveillants « Space Bears » était responsable de cette intrusion, mettant en vente les informations volées sur le Dark Web pour un montant de 3 000 dollars, soit Près de 1,9 million de FCFA. Les données compromises incluent des informations personnelles et financières de plus de 1,5 million de citoyens, des détails sur les cotisations sociales, ainsi que des rapports confidentiels. Ces épisodes ont révélé à quel point la sécurité numérique est devenue une priorité cruciale pour les entreprises et les institutions publiques, et à quel point elles doivent se préparer à faire face à de telles menaces.

LA MOBILISATION COLLECTIVE CONTRE LES CYBERATTAQUES

 « Face à une menace cybernétique en pleine croissance, les entreprises et institutions camerounaises doivent adopter une approche proactive en matière de cybersécurité », a préconisé Gladys Salmouth, responsable communication Corporate Afrique centrale et de l’Ouest chez Kaspersky. Ainsi, une conférence de sensibilisation sur les différentes vulnérabilités et les méthodes préventives de protection des systèmes d’information, a été organisée le 12 et 13 février dernier à Douala et Yaoundé par Kaspersky, une société internationale de cybersécurité et de protection de la vie privée fondée en 1997. « L’engagement du ministère des Postes et Télécommunications dans le KNext Yaoundé 2025 est un signal fort sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux cyberattaques », reconnaît Gladys Salmouth.

Dans la capitale politique, c’est le Secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), Mohamadou Saoudi, qui a présidé le rendez-vous. Pendant cette rencontre, Kaspersky Security Network confirme en effet, une hausse inquiétante des cyberattaques ciblant les entreprises et institutions camerounaises en 2024. L’augmentation des infrastructures numériques et des services connectés s’accompagne d’un accroissement des menaces sophistiquées, mettant en péril la continuité des activités économiques et la protection des données sensibles.

LES TYPES D’ATTAQUES SUBIS PAR LES ENTREPRISES CAMEROUNAISES

Parmi les principales menaces identifiées en 2024, figurent notamment les cyberattaques exploitant des failles de sécurité qui ont presque doublé par rapport à l’année précédente, passant de 174 472 en 2023 à 333 930, soit une augmentation de 91 %. Ces vulnérabilités permettent aux hackers malveillants de pénétrer les systèmes via des logiciels non mis à jour ou mal sécurisés. Parallèlement, 163 298 attaques exploitant le protocole RDP (Remote Desktop Protocol) ont été détectées. Ce protocole, permettant de prendre le contrôle d’un ordinateur à distance comme si l’on était physiquement devant, a été utilisé pour cibler des accès distants mal protégés. L’objectif : infiltrer les infrastructures informatiques et propager des ransomwares. De plus, 139 395 attaques par portes dérobées (« backdoors ») ont été recensées, offrant aux cybercriminels un accès clandestin aux systèmes des entreprises et administrations, facilitant ainsi le vol de données et l’installation de logiciels malveillants. « Le cybercrime pour certains est un métier. Aujourd’hui, ces attaques sont faites par des bandes organisées ; ils ont des pseudos sur le Darkweb. Ils se réunissent pour faire dans certains cas des attaques ciblées et vont travailler pour mettre en péril une société et obtenir une rançon pour les libérer », explique Pascal Naudin, chef des ventes Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale de kaspersky.

L’urgence est qu’«il faut déjà que les entreprises sensibilisent leurs employés; il ne faut pas cliquer n’importe où, n’importe comment et n’importe quand. Avec la sensibilisation, les entreprises peuvent se prémunir à environ 80% des attaques. Il faut aussi mettre en place des systèmes de sécurité et les faire vivre en mettant à jour l’ensemble des composantes de votre réseau (systèmes d’exploitation des serveurs, des pc, logiciels, etc). Si vous lâchez prise ne serait-ce qu’une seule semaine, soyez sûr que les attaquants vont trouver une brèche et vont effectivement s’immiscer », recommande Pascal Naudin. Depuis 2020, en initiant le Forum national sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, le gouvernement camerounais avait déjà démontré son engagement envers la protection de l’univers numérique national. Lors de l’édition 2024, qui s’est tenue à Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est, sous le thème « Écosystème national du numérique, protection des données numériques et stratégiques », les participants ont évalué les risques liés à la cybersécurité et proposé des solutions adaptées à l’environnement local.

Lions indomptables : Qui avait alors limogé Conceiçao ?

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Narcisse-Mouelle-Kombi-et-Samuel-Eto'o se rejettent la responsabilité du limogeage abusif

Dans un communiqué rendu public le 23 février 2025, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) rejette les termes employés par le Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) dans son courrier du 19 février dernier, accusant la Fécafoot d’être à l’origine du licenciement d’Antonio Conceiçao. « La résiliation du contrat de l’entraîneur Antonio Conceçao et de tout son staff pour résultats insuffisants a été actée par le Très haut accord de Monsieur le président de la République et mise en œuvre par l’ensemble des administrations concernées lors d’une réunion convoquée à cet effet par le ministre des Sports le 14 juillet 2022 et tenue au Minsep sous sa conduite le 22 juillet 2022 ». Samuel Eto’o dénonce ainsi la responsabilité qui lui est attribuée dans cet acte qui vaut au Cameroun aujourd’hui de devoir décaisser un milliard 200 cent millions de francs pour dédommager un technicien qui ne rassurait pourtant pas. En revanche, Samuel Eto’o remercie l’Etat camerounais pour avoir décidé de payer cette note amère. Et tient à remettre la balle au centre.

Au lendemain de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 jouée au Cameroun en 2022 et qui avait vu le pays organisateur arracher de haute lutte la 3ème place devant un Burkina Faso qui l’avait mené 0-2 en première mi-temps, le sort du technicien en chef des Lions indomptables semblait scellé. Lui dont le contrat avait déjà été reconduit unilatéralement par le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), Narcisse Mouelle Kombi, avec l’aval, disait-on, de la présidence de la République. L’homme qui avait cloué au banc de touche des joueurs cadres tels Choupo-Moting et Vincent Aboubakar, y compris dans des matchs compliqués comme celui contre l’Egypte, et même en match de 3ème place contre les Etalons du Burkina, était largement vomi par le public et même par ses collègues entraîneurs.

Yaoundé qui a toujours fait du football et particulièrement des Lions indomptables un outil marketing au service de la politique, s’était bougé. Mais invité de l’émission Actualité hebdo du 13 février 2022, le Minsep avait indiqué que l’entraîneur en chef des Lions indomptables allait poursuivre son bail qu’il venait de renouveler pour deux ans. Ce qu’avait contesté la Fécafoot dans une lettre à la tutelle, Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot, avait fait une mise au point dans laquelle il exigeait du ministre le respect de la réglementation en vigueur, déniant au ministre les prérogatives de nomination du sélectionneur de l’équipe nationale. « La gestion administrative, technique et sportive des équipes nationales de football relève de la compétence de la Fédération camerounaise de football…», avait rappelé la Fécafoot, citant le décret présidentiel du 26 septembre 2014 organisant la gestion et le fonctionnement des équipes nationales de football du Cameroun. Le nouveau patron du football camerounais indiquait que « la réflexion sur le maintien ou la résiliation du contrat avec l’actuel sélectionneur de notre équipe de football les Lions indomptables du Cameroun, est toujours en cours».

Présidence de la République

La décision sera actée, et le Comité exécutif de la Fécafoot avait pour sa part tranché. Le 28 février 2022, la décision avait été officialisée. Avec l’aval de la présidence de la République qui en faisait l’annonce le 28 février 2022. Alors que quelques mois avant, le ministre des Sports, invité de Présidence Actu, une émission du service des Reportages spéciaux de la Crtv, avait renouvelé le contrat de Conceiçao, contre l’avis de la Fécafoot qui venait d’accueillir Samuel Eto’o comme nouveau président. Narcisse Mouelle Kombi commettait un communiqué annonçant le remplacement du staff dirigé par Toni Conceiçao par la bande à Rigobert Song Bahanag. A la suite d’une correspondance du Sgpr marquant « le Très haut accord du président de la République, pour le remplacement du sélectionneur de l’équipe nationale senior de football masculin, M. Antonio Conceiçao, et e l’encadrement technique des Lions indomptables…» Et jusqu’en juillet de la même année 2022, Minsep et Fécafoot se concertaient sur les suites à accorder à cette affaire. Entre temps, Antonio Conceiçao avait attaqué la Fécafoot devant la Commission du Statut du joueur de la Fifa. Autant, Jacques Songo’o et François Omam Biyik avaient saisi des juridictions pour exiger réparation.

Dans sa réaction aux sorties du Sgpr et du Minsep, la Fécafoot rappelle que plusieurs sélectionneurs avant Conceição, Javier Clemente, Volker Finke, Hugo Broos et Clarence Seedorf, tous recrutés par le Minsep, ont été licenciés dans des conditions similaires, entraînant des pertes financières pour l’État. Quoi qu’il en soit, l’Etat vient de décider de décaisser un peu plus d’un milliard de francs CFA pour dédommager un entraîneur de football dont le contrat a été rompu unilatéralement. En temps normal, c’est l’Etat qui supporte le salaire du sélectionneur des Lions indomptables.

L’APME et Red-Plast SARL lancent une usine de recyclage à Douala

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Lors de cette cérémonie, Jean Marie Louis BADGA, directeur général de l’APME, et Alain Rodrigue Ngonde Elong, président directeur général de Red-Plast SARL, ont scellé leur engagement en signant un accord pour la création d’une usine moderne de recyclage et de valorisation des déchets solides. L’objectif principal de ce projet est de donner une seconde vie aux déchets tout en dynamisant l’économie locale, grâce à un cadre incitatif favorisant l’investissement privé dans une filière à la fois économique et écologique. Ce partenariat intervient dans un contexte préoccupant où le Cameroun produit chaque année plus de 6 millions de tonnes de déchets, dont une grande partie reste non recyclée.

Ce constat alarmant a inspiré Red-Plast SARL à transformer un problème en opportunité. « Le gouvernement peine à financer la collecte et le traitement des ordures, avec des subventions dépassant les 20 millions par an. Nous avons donc décidé de transformer cette contrainte en opportunité », explique M. Ngonde Elong. Grâce à cette usine, les déchets plastiques et autres matériaux solides deviendront une ressource valorisable, contribuant ainsi à la réduction de la pollution et à la préservation de l’environnement. Au-delà de ses retombées écologiques, le projet promet également un important impact sur l’emploi. En effet, l’usine devrait générer 166 emplois directs et plus de 2000 emplois dans le secteur de la collecte des déchets à travers le pays sur une période de cinq ans.

Jean Marie Louis BADGA souligne que l’APME mettra tout en œuvre pour soutenir ce projet en offrant des facilités fiscales, douanières et administratives : « Ces avantages sont destinés à accompagner les entrepreneurs dans la création de richesses et d’emplois. C’est une exhortation à produire avec qualité et compétitivité, pour hisser le Cameroun au rang des nations performantes dans l’économie circulaire. » Red-Plast SARL, dont le siège est à Douala, est spécialisée dans la collecte, l’enlèvement, le recyclage et la valorisation des déchets plastiques. L’entreprise transforme ces déchets en produits finis, tels que des pavés pour le revêtement des sols. Le projet en cours vise à accroître ses capacités de production afin de répondre à la demande croissante de solutions écologiques et durables.

Les financements structurés, un outil au service du développement des infrastructures en zone CEMAC

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Séminaire Haute Finance www.newsducamer.com
Séminaire Haute Finance www.newsducamer.com

Face aux défis économiques et financiers croissants dans la zone CEMAC, le Ministère des Finances du Cameroun parraine un séminaire de haute finance qui se tiendra à Douala, à l’Hôtel Krystal Palace, les 26, 27 et 28 février 2025 sur le thème : « Maîtriser les financements structurés pour le développement des infrastructures dans les pays de la CEMAC : Cas du Cameroun ». Organisé en partenariat avec le cabinet G&M Finance, ce séminaire réunira des experts de renommée internationale.

Un contexte économique délicat

Le Fonds Monétaire International (FMI) estime que le solde budgétaire de la CEMAC, déjà déficitaire de 0,3% du PIB en 2023, atteindra 0,9% en 2025. Cette situation s’explique principalement par la baisse des recettes pétrolières, ce qui porte le ratio dette publique/PIB de la zone à 57,2% en 2024, soit 151 milliards d’euros. Certains États, comme le Congo et le Gabon, se trouvent particulièrement vulnérables.

Cette conjoncture a conduit les Chefs d’État de la CEMAC à tenir une réunion d’urgence à Yaoundé en décembre 2024. L’objectif était d’examiner les risques que le poids du service de la dette fait peser sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Malgré une dette jugée élevée, l’Afrique ne représente que 0,5% de la dette mondiale. Parallèlement, les Investissements Directs Étrangers (IDE) sur le continent sont en baisse continue depuis cinq ans, selon le rapport 2023 de la CNUCED. Pour financer son développement, l’Afrique doit donc explorer des mécanismes de financement innovants et renforcer l’attractivité de ses marchés financiers.

Le Cameroun en quête de financements structurés

Dans ce contexte difficile, le Cameroun, locomotive économique de la CEMAC, maintient un endettement maîtrisé, inférieur au seuil communautaire de 70%. Toutefois, pour atteindre les objectifs de sa Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), le pays devra mobiliser des financements importants dès 2025, une année clé.

Le budget de l’État pour 2025 prévoit un recours à l’endettement de 1 795 milliards FCFA, dont 70,8% à travers des prêts projets et 29,2% sous forme d’appuis budgétaires. Sur la période 2025-2027, le besoin d’endettement du Cameroun est estimé à 5 407 milliards FCFA.

Dans un contexte où les ressources se font rares et où l’accès aux marchés financiers traditionnels demeure limité, le Cameroun et les autres pays de la CEMAC doivent impérativement diversifier leurs sources de financement. Les financements structurés offrent une flexibilité accrue, permettant d’obtenir des ressources financières à long terme adaptées aux projets d’infrastructures et au développement économique.

Un séminaire de haute finance pour des solutions concrètes

Le séminaire de Douala a pour ambition de fournir aux cadres financiers seniors du secteur public et privé les outils nécessaires pour comprendre et maîtriser ces mécanismes complexes.

Les thématiques abordées incluront plusieurs sujets clés. La transformation et l’efficience des organisations financières seront au cœur des discussions. Le financement des projets à long terme, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des ressources naturelles, fera également l’objet d’une attention particulière. L’acquisition d’équipements et d’entreprises via des mécanismes comme le LBO sera également explorée. La titrisation et la notation financière seront présentées comme des outils de gestion des risques et d’optimisation des ressources. Enfin, les produits dérivés, notamment les contrats à terme, les options et les swaps, seront expliqués afin d’évaluer leur pertinence dans un contexte de diversification financière.

Durant trois jours, des experts financiers internationaux animeront des ateliers et des échanges pratiques. L’objectif est de permettre aux participants de développer une compréhension approfondie des instruments financiers complexes. Ceux-ci concernent aussi bien le financement de projets à grande échelle que les levées de fonds sur les marchés internationaux ou encore l’utilisation d’actifs en garantie.

Des experts internationaux de renom

Les interventions seront assurées par des spécialistes de la finance ayant exercé au sein de banques et d’institutions financières de premier plan, telles que la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, l’Union Européenne et la Banque Atlantique. Des experts issus de cabinets de conseil de référence, comme PWC, Ernst & Young et Moody’s, prendront également part aux échanges.

Parmi les principaux intervenants, Hubert Otele Essomba, expert financier et spécialiste des levées de fonds sur les marchés internationaux, partagera son expertise. Catherine Gerst, spécialiste de la titrisation et de la notation financière, interviendra sur ces aspects techniques. Samuel Kotto Ndoumbe, expert financier et administrateur de banque, apportera des éclairages stratégiques. Patrick Provenzano, spécialiste de la transformation et de l’efficience des organisations financières, analysera les meilleures pratiques en matière de gestion financière.

Un programme riche et intensif

Le séminaire s’ouvrira le 26 février 2025 par une cérémonie officielle présidée par le Ministre des Finances. Cette session inaugurale sera suivie d’une présentation des techniques de financement actuelles du Cameroun, animée par le Directeur de la Trésorerie du Ministère des Finances.

Les interventions s’enchaîneront ensuite avec des conférences ciblées. Patrick Provenzano abordera la transformation et l’efficience des organisations financières. Samuel Kotto Ndoumbe expliquera les différentes méthodes de financement des projets à long terme. Catherine Gerst décryptera les mécanismes de titrisation et de notation financière. Hubert Otele Essomba traitera des financements d’acquisition d’équipements et d’entreprises (LBO) ainsi que des produits dérivés.

Une évaluation finale sera réalisée afin d’attester de la capacité des participants à mettre en œuvre des financements structurés adaptés aux besoins du Cameroun et de la CEMAC.

G&M Finance, un acteur clé de la haute finance en Afrique

Ce séminaire est organisé par le cabinet G&M Finance, qui accompagne les gouvernements et les entreprises africaines dans la gestion des enjeux financiers complexes. Il met un accent particulier sur la finance durable et la gouvernance financière.

Les domaines d’intervention de G&M Finance incluent plusieurs axes stratégiques. L’ingénierie financière est au cœur de son expertise. Le cabinet propose également du conseil en structuration de financements et une assistance en investigations financières. Enfin, il offre des formations de haut niveau destinées aux professionnels du secteur financier.

Une opportunité unique pour les acteurs économiques

Ce séminaire constitue une opportunité unique pour les cadres financiers, les banquiers et les gestionnaires de fonds. Il leur permettra de renforcer leurs compétences et d’accéder à des solutions financières innovantes, adaptées au contexte économique et financier de la CEMAC.

La Cename va débourser 1,3 milliard de FCFA pour importer des médicaments

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Le directeur général de la Cename a annoncé l’ouverture d’un appel d’offres international pour l’achat de médicaments essentiels, d’un montant de 1,3 milliard de FCFA. Ce processus vise à sélectionner des entreprises autorisées à fabriquer ou distribuer des produits pharmaceutiques en gros, conformément aux règlements en vigueur au Cameroun. L’objectif est de garantir l’approvisionnement en produits stratégiques tels que les antibiotiques, les antiparasitaires, les antipaludiques, les psychotropes et les vaccins.

L’appel d’offres se décline en plusieurs lots, le plus important s’élevant à 274,5 millions de FCFA, tandis que le plus modeste est fixé à 76,9 millions de FCFA. Le financement de cette opération est assuré par le budget de la Cename pour l’exercice 2025. Cependant, cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large où l’industrie pharmaceutique nationale peine à s’imposer face à l’afflux des importations.

UNE INDUSTRIE LOCALE À LA PEINE

 Entre 2010 et 2023, la facture des importations de médicaments au Cameroun est passée de 69,5 milliards à 166,6 milliards de FCFA, soit une augmentation de près de 140 %, selon le Comité de compétitivité du ministère de l’Économie. Le pays continue d’importer plus de 90 % de ses besoins pharmaceutiques, alors que la production locale ne capte que 8 milliards de FCFA sur un marché de 125 milliards. L’UE et l’Inde figurent parmi les principaux fournisseurs du Cameroun.

En 2023, l’UE a exporté vers le Cameroun 4,2 tonnes de médicaments pour 62,9 milliards de FCFA, la France étant le premier fournisseur avec 2,017 tonnes pour 28,5 milliards de FCFA. L’Inde, quant à elle, a contribué à hauteur de 39,5 milliards de FCFA, soit 7 % du volume total.

UNE PRODUCTION LOCALE SOUS-EXPLOITÉE

Malgré des unités de production existantes, les industriels locaux du médicament tournent à seulement 20 % de leurs capacités, selon l’Association des industries du médicament. En cause, des difficultés d’accès à la commande publique et des problèmes de financement. Africure Pharmaceuticals Cameroon, une unité basée à Douala, souligne que la Cename, qui importait pour 15 milliards de FCFA en 2011, n’a acheté que pour 3 milliards sur le marché local en 2020.

Face à cette situation, les industriels camerounais plaident pour une politique d’import-substitution plus volontariste. Ils proposent que la Cename leur réserve une part de ses commandes en fonction de leurs capacités de production. Un levier qui pourrait permettre de dynamiser un secteur sous tension et de réduire la dépendance du pays aux médicaments importés.

Les pays de la Cemac lèvent 5 001,6 milliards de FCFA en un an sur le marché des titres

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La dernière édition du « bulletin économique et statistiques » de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), publiée le 20 février 2025, révèle un dynamisme accru du marché des titres du Trésor dans la zone CEMAC entre septembre 2023 et septembre 2024. Cet instrument de financement des États a enregistré une nette progression en volume d’opérations, confirmant son rôle central dans la mobilisation des ressources publiques. Le marché primaire des valeurs du Trésor, qui correspond aux émissions initiales de titres par les États, a vu son encours progresser de 14,7 %, atteignant 6 914,5 milliards de FCFA en septembre 2024, contre 6 027,2 milliards un an plus tôt.

Les Trésors nationaux ont réussi à lever 5 001,6 milliards de FCFA au cours de cette période, soit une hausse de 36 % par rapport aux 3 677,7 milliards mobilisés entre septembre 2022 et septembre 2023. Parmi les instruments les plus prisés figurent les bons du Trésor assimilables (BTA), notamment ceux à 26 semaines, qui représentent 56,2 % des émissions avec un montant total de 1 551,5 milliards de FCFA. Côté obligations du Trésor assimilables (OTA), 173 émissions ont été réalisées, pour un total de 2 240,8 milliards de FCFA.

Ces obligations offrent des maturités plus longues, permettant aux États de financer des projets structurants. Sur le marché secondaire, où s’échangent les titres déjà émis, l’activité a été particulièrement dynamique. Le nombre d’opérations d’achat-vente de titres a bondi de 24 %, passant de 1 437 à 1 781 transactions sur un an. Le montant nominal des échanges s’est établi à 4 170,1 milliards de FCFA, en hausse de 23 % par rapport aux 3 392,3 milliards enregistrés un an auparavant.

Trois types d’opérations dominent ce marché : les achats-ventes fermes, les pensions-livrées interbancaires (qui permettent aux banques d’obtenir de la liquidité en échange de titres en garantie) et les transferts franco de titres (cessions sans contrepartie monétaire).

Concernant la répartition des détenteurs de titres du Trésor, les Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), qui sont les intermédiaires financiers agréés pour l’acquisition de ces titres, en détiennent la majorité (61,5 %). Les investisseurs institutionnels, incluant compagnies d’assurances et fonds de pension, occupent la deuxième place avec 19,2 %, tandis que les établissements de crédit non SVT et les personnes physiques détiennent respectivement 13,7 % et 3,2 % des titres en circulation.

Ces performances confirment le rôle essentiel du marché des titres publics dans le financement des budgets des États de la CEMAC. Toutefois, la baisse des taux de couverture des émissions et la hausse des coûts d’émission observées sur la période interrogent sur la soutenabilité à long terme de ce mode de financement. Une évolution que les autorités monétaires devront suivre de près.

25 ans au Cameroun : MTN prime les pionniers

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 Des médailles mais aussi des primes des valeurs d’au moins 2 millions de FCFA ont été remis à plusieurs employés de l’entreprise  en récompense de leur ancienneté.

3 millions de FCFA aux personnels ayant 25 ans d’ancienneté dans l’entreprise et 2,5 millions de FCFA pour ceux totalisant 20 ans. C’est ainsi que la filiale locale du groupe sud-africain de télécommunications a décidé d’honorer sa ressource humaine à l’occasion de la célébration de ses 25 ans de présence au Cameroun. Parmi les heureux élus, nombreux ne font plus partie des effectifs de l’entreprise. D’aucuns sont déjà à la retraite. Mais tous ces pionniers ont reçu la récompense de l’entreprise pour leur contribution à son développement.  

A côté des primes,  290 employés de MTN Cameroun ont reçu des médailles d’honneur de travail. Ils ont été décorés le 21 février 2025 par le  ministre du Travail et de la Sécurité sociale.  Il s’agissait au total de 164 médailles de vermeil, 191 médailles en argent, et 13 médailles en  or.  Selon la Directrice générale sortant de MTN Cameroun, ces médailles « reflètent les nombreuses années de dur labeur et de sacrifice que vous avez consacrées avec fidélité à vos idéaux. Ces années de service signifient l’importance de la vie professionnelle dans l’épanouissement personnel de chacun », a déclaré Mitwa Ng’ambi à ses collaborateurs.

Au mois d’Août 2024, MTN Cameroun totalisait 526 employés, dont 180 femmes. Plus de 90% des employés de cette filiale témoignent positivement sur le bien-être dans leur lieu de service. L’entreprise a par ailleurs lancé en 2023, l’initiative « Shaping Your Future » permettant à ses employés de prendre en charge leur parcours professionnel et de favoriser l’apprentissage continu.

Le réseau MTN couvre aujourd’hui près de 98% de la population dans plus de 7 500 villes et villages.  L’opérateur de télécoms déclare avoir investi plus de 1 370 milliards de FCFA dans ses infrastructures et avoir contribué aux recettes fiscales du pays  avec plus de 1 300 milliards de FCFA versés dans les caisses de l’État sous forme d’impôts, de taxes et de redevances.

Réaction

 Évangéline Biboum, Directrice des Ressources Humaines MTN Cameroun 

 « Nous sommes au service des clients et des communautés »

« MTN est au Cameroun depuis février 2000. Ce qui marque 25 années de présence incontestable et leader sur le marché camerounais de la téléphonie. Nous sommes au service des clients et des communautés. Nous avons des programmes de responsabilité sociétale, mais tout ceci c’est parce que nous avons des collaborateurs engagés qui sont motivés et qui chaque jour se lèvent avec la conviction de servir le Cameroun. C’est notre leitmotiv et nous ne pouvions pas commencer cette célébration sans évidemment célébrer cette ressource dans laquelle nous investissons chaque jour. Nous avons commencé par la célébration des pionniers. Il y a des personnes qui étaient là au début, lorsqu’on a posé des conteneurs mais il y en a qui sont toujours là aujourd’hui, il y en a qui sont en retraite après de longues années de loyaux services. Il fallait célébrer ces personnes par ce qu’en interne nous avons un programme de  reconnaissance qui va de trois ans à plus de 25 ans. Je voudrais préciser que ce nous vivons ici n’est que le début d’une série d’activités qui vont s’étendre sur toute l’année. On a commencé par les employés qui sont la première ressource. Après il faudra célébrer nos clients, célébrer notre engagement vis à vis de la communauté. Après il faudra renforcer nos liens vis à vis de l’institution qu’est le Cameroun »

Infrastructures Portuaires : L’extension du Port de Kribi entre en service en mars 2025

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« Le PAK s’est développé. Dans la première phase, nous n’avions que 615 mètres. Aujourd’hui (vendredi 21 février Ndlr), nous sommes passés à 715 mètres. Cela nous permettra de gérer plus de trafic dans notre port », s’est réjoui Patrice Melom, directeur général du Port Autonome de Kribi (PAK), alors qu’il recevait officiellement la deuxième phase de construction du port en eau profonde de Kribi. L’amélioration des infrastructures du port de Kribi aide à le rendre plus compétitif et à anticiper la saturation des installations portuaires. C’est en effet l’entreprise chinoise China Harbor Engineering Company (CHEC) qui s’est chargée des travaux de construction de la phase 2 du Port autonome de Kribi (PAK) qui a procédé à la remise de cette infrastructure.

 Sa mise en service, prévue à la fin du mois de mars 2025, sera couplée à l’accostage du premier navire commercial, qui marquera ainsi, le démarrage effectif des activités sur cette nouvelle plateforme portuaire. « Cette réception technique marque l’aboutissement des travaux d’extension et confirme que les nouvelles infrastructures sont prêtes à entrer en exploitation. Sous la vision du Chef de l’État, S.E. Paul Biya, et le leadership du Directeur Général du PAK, Patrice MELOM, cette infrastructure clé incarne l’ambition du Cameroun vers l’émergence », indique le Port de Kribi sur ses pages digitales. Chen Ze, directeur général de la division Afrique centrale de la CHEC, a exprimé sa fierté et son engagement pour l’avenir. Selon lui, la cérémonie de remise des clés ne représente pas une conclusion, mais plutôt le début d’une nouvelle dynamique pour le port. « L’achèvement de la deuxième phase est une étape importante pour répondre aux demandes croissantes du commerce et améliorer la capacité de manutention du port. La remise d’aujourd’hui n’est pas un point final, mais plutôt un nouveau départ », a-t-il affirmé.

La phase 2 du développement du Port autonome de Kribi comprend l’extension de « 715 mètres du quai pour le trafic conteneurisé, l’allongement de 675 mètres de la digue de protection, l’aménagement de 30 hectares de zones d’entreposage et de stockage, la construction de terminaux aluminier et à hydrocarbures sur la digue, l’acquisition d’équipements de manutention de dernière génération, ainsi que la construction de bâtiments supplémentaires et l’extension des voiries et réseaux divers », énumère le PAK. Il s’agit en outre de l’acquisition de 5 nouveaux portiques de quai et de 15 portiques de parc, de nouveaux postes d’accostage à conteneurs, le dragage de la passe d’entrée, l’extension des brise-lames, ainsi que de nouvelles aires de stockage. Cette phase, réalisée par l’entreprise CHEC sous la forme d’un contrat EPC (Engineering, Procurement, and Construction), a coûté environ 392 milliards de FCFA. Pour cela, le financement concessionnel a été accordé par Eximbank China à hauteur de 85 % du montant total des travaux, le gouvernement camerounais assurant les 15 % restants.

A l’horizon 2040, apprend-on, il est prévu le développement d’une infrastructure portuaire comprenant 20 terminaux sur 6.5 km de linéaire de quai capable de traiter 100 millions de tonnes de marchandises par an. Ce port, inauguré en 2018 avec une première phase opérationnelle, a depuis démontré son impact économique en renforçant les échanges commerciaux du Cameroun et de la sous-région.

Ces banques qui ont aidé le Cameroun à financer son budget en 2024

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Le ministère des Finances a dévoilé les résultats de la mobilisation des fonds sur le marché des titres publics, soulignant la forte implication des banques et investisseurs dans le financement du budget de l’État. D’après les chiffres communiqués, 1 045,78 milliards de FCFA ont été levés à travers des émissions de titres sur le marché primaire et des transactions sur le marché secondaire. Les institutions financières ont investi dans deux principaux types de titres.

 Il s’agit notamment des bons du Trésor assimilables (BTA), de court terme (6 à 12 mois), servant à financer les besoins de trésorerie de l’État et les obligations du Trésor assimilables (OTA), de moyen et long terme (2 à 10 ans), visant à couvrir des dépenses structurelles.

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