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La Sonara évite une condamnation de 63 milliards de FCFA dans un procès contre Sahara Energy

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Dans une salle comble, entouré de ses collaborateurs, Harouna Bako ne cache pas sa satisfaction. L’affaire qui menaçait de peser lourdement sur les finances de la Sonara a finalement tourné en faveur de l’unique raffinerie du Cameroun. « Nous avons évité une condamnation d’environ 100 milliards de FCFA », confie le directeur général, soulagé. Derrière cette victoire se cache une bataille juridique complexe, menée devant la Commercial Court d’Angleterre et du Pays de Galles.

Opposée au puissant trader pétrolier nigérian Sahara Energy, la Sonara a dû défendre bec et ongles sa position dans un dossier où se mêlaient retards de paiement, intérêts financiers et interprétation contractuelle. Le jugement, rendu en décembre 2024 par la juge Sara Cockerill, a rejeté toutes les demandes de Sahara Energy, estimées à 63,1 milliards de FCFA (101 millions de dollars).

Mieux encore, la cour a reconnu que les réclamations du trader nigérian étaient prescrites et que le document central du litige, un « Rapport Commun » signé en 2019, ne constituait pas un accord juridiquement contraignant.

UN DIFFÉREND NÉ D’UN CONTRAT VIEUX DE PLUS DE DIX ANS

L’origine du contentieux remonte au 14 janvier 2013. Ce jour-là, la Sonara signe avec Sahara Energy un contrat d’approvisionnement en pétrole brut. Plusieurs avenants suivront en 2014, 2015 et 2016, ajustant les modalités de livraison et de paiement. Mais la raffinerie camerounaise, en proie à des difficultés financières récurrentes, ne parvient pas à respecter ses échéances.

Alors que les paiements devaient être effectués dans un délai de quatre mois après chaque livraison, la Sonara accuse des retards conséquents. Les premiers versements n’interviennent qu’en 2016, et il faudra attendre 2019 pour solder la totalité des sommes dues. Entretemps, Sahara Energy, qui s’était appuyé sur des financements bancaires pour assurer ses livraisons, subit de lourdes pertes. Parmi les établissements impliqués figurent Access Bank et Ecobank, qui accordent au trader nigérian des lignes de crédit significatives.

À titre d’exemple, Ecobank lui octroie un prêt de 137,5 milliards de FCFA (220 millions de dollars) avec un taux d’intérêt indexé sur le Libor, majoré de 8 %. Confronté à des charges financières croissantes, Sahara Energy réclame alors des compensations pour couvrir les intérêts accumulés, les pénalités de retard et les pertes de change. C’est dans ce contexte que le différend prend une tournure judiciaire.

DEVANT LA JUSTICE BRITANNIQUE

Au cœur du litige : un « Rapport Commun » signé en 2019 à l’issue d’une réunion de conciliation entre les deux parties. Sahara Energy y voit un engagement formel de la Sonara à lui verser des indemnités supplémentaires. La raffinerie, elle, conteste cette lecture et affirme que le document n’a aucune portée juridique contraignante. Après plusieurs reports, le procès s’ouvre finalement en octobre 2024 devant la Commercial Court de Londres.

Cinq points cruciaux sont examinés. Il s’agit notamment de l’application de l’article 26 du contrat, qui traite des pénalités en cas de retard de paiement, de l’interprétation du « Rapport Commun » et sa valeur juridique ; de l’opposabilité de l’article 8, qui fixe un plafond d’indemnisation ; de la prescription des réclamations formulées par Sahara Energy ; et pour finir, de la demande reconventionnelle de la Sonara, qui accuse le trader de n’avoir pas respecté certains accords conclus en 2019. À l’issue des débats, le tribunal tranche nettement en faveur de la raffinerie camerounaise qui était représentée par par le cabinet d’avocats international Squire Patton Boggs.

 Il considère que les demandes de Sahara Energy sont prescrites, faute de reconnaissance de dette par la Sonara. Il estime aussi que les pertes de change invoquées par le trader ne sont pas récupérables, car elles n’étaient pas prévisibles au moment de la signature du contrat. Enfin, la juge Cockerill juge que l’article 8 du contrat ne constitue pas un code d’indemnisation complet et que l’article 18 exonère la Sonara des pertes imprévues.

Résultat : Sahara Energy se retrouve avec des demandes intégralement rejetées. UN SOULAGEMENT POUR LA SONARA Si cette issue favorable évite à la Sonara une nouvelle saignée financière, elle ne règle pas pour autant ses difficultés. La raffinerie nationale, déjà fragilisée par l’incendie de son unité de distillation en 2019, lutte toujours pour sa survie. Son endettement, colossal, a atteint les 1 000 milliards de FCFA en 2020, poussant l’État camerounais à instaurer une taxe spéciale sur le carburant pour en financer l’apurement.

Depuis sa mise en place, cette taxe – fixée à 47,8 FCFA par litre de carburant vendu – a permis de collecter près de 353 milliards de FCFA au 31 octobre 2024. Un mécanisme qui devrait durer une décennie pour rassembler les 780 milliards de FCFA nécessaires au redressement de la société. Ces fonds sont centralisés sur un compte ouvert à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et sont strictement affectés au remboursement des créanciers de la Sonara.

En septembre 2023, par exemple, la raffinerie a pu honorer une dette de 14 milliards de FCFA envers le trader suisse Trafigura. Si la menace financière représentée par le litige avec Sahara Energy est désormais écartée, la Sonara reste sous pression. Sa viabilité repose encore largement sur le soutien de l’État et sur sa capacité à retrouver un équilibre financier

Entrepreneuriat : 91 incubateurs recensés pour accélérer l’import-substitution

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ACHILLE BASSILEKIN III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa)

Le paysage entrepreneurial du Cameroun connaît une véritable révolution grâce à l’essor des structures d’incubation. En marge du Congrès national sur l’incubation d’entreprises au Cameroun (Coniec), Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), a dévoilé dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, la cartographie de ces entités qui offrent divers types de soutien aux jeunes entreprises pour les aider à se développer et à réussir.

Sur l’échiquier national, le membre du gouvernement recense 91 incubateurs, témoignant d’une forte dynamique de soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Parmi ces structures, 22 relèvent du secteur public tandis que 69 émanent d’initiatives privées. La région du Centre se distingue avec 44 incubateurs, suivie par le Littoral qui en compte 22, concentrant ainsi près de 75,53 % des incubateurs recensés. Par ailleurs, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest disposent chacun de 3 structures, le Septentrion en possède 6, l’Ouest 3 et le Sud 8, alors que la région de l’Est reste en attente d’une implantation notable. Sur le plan sectoriel, apprend-on, seules 27 structures se sont orientées vers des sous-secteurs jugés prioritaires par la SND30, tels que l’agroalimentaire, le textile, le bois et le numérique, dont deux se focalisent spécifiquement sur l’entrepreneuriat féminin.

Par ailleurs, 50 incubateurs, qu’ils soient publics ou privés, ont validé les procédures d’agrément ou de formalisation indispensables. De plus, 19 structures, majoritairement implantées au sein d’universités d’État et de grandes écoles, ont bénéficié de subventions importantes du MINPMEESA, pour un montant total de 2,124 milliards de francs CFA. Ces fonds ont permis le renforcement des équipements, l’offre de formations ciblées et le soutien financier pour les amorçages.

DES RÉUSSITES CONCRÈTES ET INNOVANTES

Les incubateurs camerounais ne se contentent pas d’accompagner des projets, ils génèrent des succès tangibles affirme Achille Bassileken. C’est le cas du Fab Lab AUI Techno, qui a conçu une couveuse néonatale 100 % Made in Cameroon, et l’incubateur de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Douala qui a développé un bateau navigable innovant. Le Cardiopad, inventé par Arthur Zang, figure également parmi les réussites notables. Durant la pandémie de Covid-19, ces structures ont su faire preuve d’adaptation en fabriquant des portiques sanitaires pour la désinfection, a rappelé le ministre. Dans le cadre de la politique d’import-substitution, plusieurs initiatives innovantes ont vu le jour : la transformation des cabosses de cacao en emballages biodégradables, l’élaboration d’une huile diététique à partir de produits forestiers locaux, le développement de conservateurs en spray pour divers produits agricoles, la mise au point de gommes alimentaires pour la panification de farines locales, ainsi que la création de bioplastiques et biomatériaux pour la conservation des boissons.

VERS UNE STRUCTURATION OPTIMISÉE

Face à ces résultats prometteurs, il apparaît essentiel d’augmenter le nombre d’entreprises viables issues de ces incubations et d’optimiser l’accompagnement offert par ces structures. La dernière édition du CONIEC, placée sous le thème « La structuration de l’activité d’incubation d’entreprises au Cameroun : un levier pour l’accélération de la politique d’import-substitution », a ainsi formulé plusieurs recommandations. Parmi celles-ci figure la spécialisation accrue des incubateurs pour mieux répondre aux besoins spécifiques des secteurs prioritaires.

Le ministère des PME s’est engagé dans un chantier ambitieux visant à structurer durablement l’écosystème d’incubation, afin de dynamiser encore davantage l’innovation locale et de soutenir la transformation économique du pays : « En tant que garant institutionnel de la mise en œuvre des stratégies d’incubation, notre département ministériel envisage à brève échéance : I ’harmonisation d’un référentiel sur l’incubation d’entreprises par filière pour accompagner la spécialisation des structures d’incubation ; la mobilisation des financements en faveur des structures d’incubation », conclu le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat.

RDPC : La Mvila mobilisée pour la présidentielle de 2025

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La maison du parti d’Ebolowa a été le théâtre d’une réunion de concertation et de mobilisation d’ampleur, rassemblant les responsables du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) de la Mvila. Cette rencontre hautement stratégique, placée sous le thème : « Comment s’approprier les directives de la hiérarchie du RDPC, pour assurer à son candidat une victoire confortable et incontestable dans la paix, à l’élection présidentielle de 2025 ? », a été initiée par Minette Libom Li Likeng, Ministre des Postes et Télécommunications et Chef de la Délégation Permanente Départementale du Comité Central du RDPC pour la Mvila, dans le Sud du pays.

 Dans un contexte politique marqué par une fébrilité croissante des acteurs en prélude à l’échéance présidentielle de 2025, cette concertation visait avant tout à renforcer la cohésion du parti et à harmoniser les stratégies pour garantir une mobilisation optimale des militants. « Le Cameroun va vivre en 2025 un rendez-vous majeur pour la vie politique nationale, à savoir, l’élection présidentielle. Aussi nous retrouvons-nous dans une conjoncture où plusieurs acteurs politiques se montrent de plus en plus ambitieux et déterminés, parfois avec une grande fébrilité », a rappelé Minette Libom Li Likeng, situant ainsi les enjeux de la rencontre. Les discussions ont abordé des points essentiels : l’appropriation des directives du RDPC, la mobilisation des électeurs, ainsi que la nécessité d’assurer un climat apaisé avant, pendant et après le scrutin.

 Pendant quatre heures d’intenses échanges, les militants et sympathisants du parti ont réaffirmé leur engagement total à œuvrer pour une victoire sans équivoque du candidat du RDPC en 2025. C’est dans cet esprit que la déclaration d’Ebolowa du 1er mars a été adoptée, affirmant : « Nous nous engageons à nous mobiliser dans la cohésion, la paix et la discipline, avec ardeur et loyauté, à soutenir sa candidature à l’élection présidentielle de 2025. Nous impliquer dans les opérations d’inscription massive des militants et sympathisants du RDPC sur les listes électorales. A tout mettre en œuvre dans l’égalité et le respect des usages de la République et les canons de la démocratie pour assurer à notre candidat une victoire éclatante, incontestable et confortable à la prochaine élection présidentielle de 2025, afin de lui permettre de poursuivre l’œuvre de construction de notre nation dont la très haute vision est le Cameroun, un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité ».

Cette rencontre s’inscrit donc comme une étape cruciale dans la dynamique de mobilisation du parti au pouvoir dans la Mvila. Elle traduit en outre la volonté des responsables locaux d’assurer une participation massive et disciplinée des militants aux prochaines échéances électorales, tout en garantissant la stabilité et l’unité nationale.

MINETTE LIBOM LI LIKENG, Chef de la délégation permanente départementale du Comité central du RDPC pour la Mvila

« Le RDPC dans la Mvila est mobilisé pour assurer une victoire incontestable »

Au terme de cette concertation, qui a marqué le lancement de nos activités politiques pour l’année 2025 dans la Mvila, nous avons réuni les membres du comité central, les parlementaires, les présidents de sections, les présidents de sous-sections et les élites. Ce qui peut être retenu, c’est que tous sont mobilisés pour travailler cette année, stratégique pour notre pays et notre parti. Nous savons que les élections présidentielles se profilent à l’horizon. Nous sommes le socle granitique du RDPC, mais nous ne voulons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous savons qu’aucune bataille, aucune compétition n’est gagnée d’avance. Voilà pourquoi il était question de mobiliser les équipes. À partir de maintenant, les chefs politiques descendront sur le terrain pour continuer à mobiliser, sensibiliser et même réparer là où il y a des discordances. Car sans cohésion, l’ennemi peut profiter pour disloquer davantage les équipes. Je repars donc satisfaite, car le RDPC dans la Mvila est mobilisé pour assurer aux candidats statutaires du RDPC une victoire incontestable, parce que nous aurons travaillé pour cela, renforcé nos acquis et converti même ceux qui sont indécis.

Lutte contre l’insalubrité: Un marché de 78,5 milliards pour la gestion des ordures à Douala

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La ville de Douala, poumon économique du Cameroun, est confrontée depuis des années à une gestion approximative des ordures ménagères. Avec une production quotidienne de 2 700 tonnes de déchets, dont seulement 1 800 tonnes sont collectées chaque jour, la métropole est enlaidie par l’insalubrité croissante. Pour y remédier, la Communauté urbaine de Douala (CUD), sous l’égide de son maire, Mbassa Dine, vient de lancer un appel d’offres international ouvert (AOI) pour la collecte, le transport et le nettoyage des ordures ménagères. Ce marché, d’un montant total estimé à 78,5 milliards de FCFA, est divisé en quatre lots, chacun couvrant des zones spécifiques de la ville.

LES DÉTAILS DE L’APPEL D’OFFRES

L’appel d’offres, publié récemment, vise à recruter des entreprises nationales et internationales, ainsi que des groupements d’entreprises, pour assurer plusieurs prestations clés. Ces dernières incluent la fourniture de bacs métalliques (de 9m³, 16m³ et 20m³), la collecte et le transport des ordures ménagères vers les centres de transfert et les décharges de Ngombè et Nyalla PK10, ainsi que le balayage et le nettoyage des rues, places publiques et marchés de la ville.

 En outre, les entreprises sélectionnées devront mener des campagnes d’information, d’éducation et de communication pour sensibiliser les populations à la gestion des déchets. L’appel d’offres est structuré en quatre lots distincts, chacun correspondant à une zone géographique précise de Douala. Le lot n°1 couvre les communes d’arrondissement de Douala 1er et Douala 2ème. Il inclut la collecte et le transport des ordures ménagères, ainsi que le nettoyage des rues, places publiques et marchés. Il comprend également la gestion et l’exploitation du centre de transfert de Youpwe. Le coût prévisionnel de ce lot est de 23,9 milliards de FCFA.

Pour le lot n°2, l’entreprise qui sera recrutée va se déployer dans la commune d’arrondissement de Douala 3ème. Les mêmes prestations que le lot 1, mais avec la gestion et l’exploitation du centre de transfert de Nyalla PK10 pour un coût prévisionnel est de 20,5 milliards de FCFA. Le lot n03 est dédié à la commune d’arrondissement de Douala 4ème. Il inclut la collecte et le transport des ordures ménagères, ainsi que la gestion et l’exploitation du centre de transfert de Bonaberi. Le coût prévisionnel s’élève à 12,6 milliards de FCFA. Quant au lot n°4, ce dernier couvre la commune d’arrondissement de Douala 5ème. Il inclut la collecte et le transport des ordures ménagères, ainsi que le nettoyage des rues, places publiques pour un coût prévisionnel de 21,4 milliards de FCFA.

DÉFI FINANCIER

Si cet appel d’offres représente un espoir pour l’amélioration du cadre de vie à Douala, la question du financement reste un point d’achoppement. Depuis plusieurs années, les difficultés de paiement des prestations de collecte ont entraîné des tensions entre l’État et les entreprises en charge du ramassage des ordures. Hysacam, principal opérateur actuel, avait déjà alerté sur le problème du manque de moyens.

« Le problème n’est pas le nombre d’opérateurs. Tant que les questions de financement ne seront pas résolues, qu’il y ait une ou plusieurs entreprises, elles feront toutes face aux mêmes difficultés. Les activités de ramassage des ordures nécessitent des équipements mécanisés, qui consomment du carburant et mobilisent du personnel qui doit être rémunéré à la fin du mois », souligne une source interne à l’entreprise.

Pour surmonter cet obstacle, le gouvernement camerounais a mis en place un mécanisme de financement basé sur un droit d’accises spécial. Instauré en 2022, ce droit représente 0,5 % de la base imposable de toutes les marchandises importées, à l’exception des importations en franchise. Les fonds collectés sont centralisés par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom), qui les redistribue aux collectivités territoriales décentralisées, dont la Communauté urbaine de Douala. Cependant, des tensions de trésorerie au niveau du Compte unique du trésor retardent régulièrement la distribution régulière de ces fonds, ce qui pourrait compliquer la tâche des entreprises retenues.

RDPC : Zoétélé renforce sa base pour la Présidentielle de 2025

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En prélude de l’élection présidentielle d’octobre 2025, les acteurs politiques intensifient leur présence sur le terrain, mobilisant les élus locaux pour mener un travail de fond. Le samedi 1er mars 2025, dans la ville de Zoétélé, Louis Paul Motaze, chef de la délégation permanente départementale du RDPC dans le Dja et Lobo, par ailleurs ministre des Finances a conduit les débats en présence du ministre Georges Elanga Obam et des élus locaux de la section. L’enjeu est d’assurer une campagne présidentielle fluide, visant à garantir l’élection du candidat naturel du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) au terme du scrutin en octobre 2025.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de préparation à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025, et vise à ancrer la stratégie du Rdpc en profondeur sur le terrain. La rencontre s’est déroulée dans un climat empreint de détermination, les acteurs politiques ont profité de cette occasion pour échanger sur les enjeux cruciaux de la campagne électorale à venir. C’est en effet pour éveiller les élus de base et renforcer leur engagement afin de mener une campagne présidentielle sans accroc. Les discussions ont mis en lumière la nécessité d’un travail de fond pour convaincre les militants que le choix du candidat du Rdpc est le seul véritable atout pour l’avenir du Cameroun.

Au cœur de la réunion, un dialogue ouvert s’est instauré entre les responsables du parti au pouvoir. Aux côtés de Louis Paul Motaze, le président de la section Dja et Lobo 2 par ailleurs maire de Zoétélé, Paul Aristide Bomba a exprimé sa gratitude envers le chef départemental pour sa venue et pour l’attention portée aux doléances des élus locaux. Ce dernier a souligné l’importance de recueillir et d’analyser ces préoccupations afin de préparer une stratégie électorale efficace et inclusive. Les responsables des 37 sous-sections présentes n’ont pas hésité à évoquer les problèmes rencontrés sur le terrain, notamment le manque d’activités et de revenus qui pourrait freiner l’engagement militant. Plusieurs voix se sont élevées pour demander la mise en œuvre de projets agroforestiers et l’implantation de structures d’autonomisation financière, destinées à soutenir les jeunes et les femmes. Ces propositions illustrent l’ambition de transformer les difficultés en opportunités de développement et d’intégration socio-économique.

Une Réponse Prometteuse aux Défis Électoraux

Un point sensible abordé fut celui des inscriptions sur les listes électorales. Les élus ont pointé du doigt les obstacles liés à l’absence de cartes nationales d’identité et de certains actes de naissance, entravant une mobilisation large et efficace du corps électoral. Face à ces constats, Louis Paul Motaze a promis la mise en place de mesures immédiates pour surmonter ces difficultés, garantissant ainsi un déploiement optimal des opérations électorales préliminaires. La réunion s’est clôturée dans un esprit de fraternité et de convivialité, chaque participant s’engageant à fédérer la base autour des valeurs et des ambitions du RDPC. Louis Paul Motaze, fidèle à son engagement, a annoncé la poursuite de ce type d’exercices dans les autres sections du département du Dja et Lobo, suivant un calendrier précis pour préparer la campagne présidentielle 2025 avec tact et détermination. Cette rencontre à Zoétélé marque une étape cruciale dans l’organisation stratégique du RDPC, illustrant une volonté forte de renforcer le lien entre la hiérarchie et les élus de terrain pour construire une dynamique électorale robuste et porteuse de changement.

Louis Paul Motaze, chef de la délégation permanente départementale du RDPC dans le Dja et Lobo

« Nous allons élaborer une stratégie pour rassurer la réélection de notre président »

Je tiens à préciser qu’il y a quelques jours, j’ai publié un communiqué à l’attention de toutes les sections du Dja et Lobo pour leur expliquer que nous vivons une année particulière. Par conséquent, je vais organiser des séances de travail, et non des meetings, afin que nous puissions concevoir ensemble une stratégie adaptée. Ces séances permettront également de prendre le pouls des populations à la veille des échéances électorales. Ce que nous avons fait aujourd’hui s’inscrit dans cette démarche : élaborer une stratégie claire pour remporter l’élection et assurer la réélection de notre président. Nous avons présenté les grandes lignes, et certains présidents de sous-sections ont partagé leurs doléances. C’est précisément cela l’objectif : bâtir un plan de campagne solide. Je leur ai rappelé que le temps presse et qu’il est impératif de commencer à travailler dès maintenant pour garantir, comme toujours, notre victoire.

Présidentielle 2025 : Atanga Nji déclare la guerre à Kamto et compagnie

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A quelques mois de l’élection présidentielle, alors que la scène nationale est agitée par des mouvements de préparation, des jeux d’alliance de candidats à la candidature, et autres. Le ministre de l’Administration territoriale (Minat), lui, a sorti le bâton, contre les opposants qui menacent de perturber la vie nationale pour une raison ou une autre. « Tout au long de l’année 2024 et depuis le début de l’année 2025, un homme politique véreux, inconscient, encouragé par des partisans récalcitrants et qui avait refusé de participer au double scrutin législatif et municipal de 2020, a volontairement décidé de perturber la vie nationale en brandissant la menace d’un grand désordre à travers le pays s’il n’est pas candidat à l’élection présidentielle de 2025. Ses affidés, acolytes et partisans ont créé un soi-disant mouvement ou alliance illégal au sens de la loi qui, le moment venu, pourrait l’investir », a déclaré Paul Atanga Nji au cours d’une conférence de presse hier à Yaoundé.

Et de peaufiner sa description : « A la surprise générale et contre la volonté de plusieurs membres de son propre camp, ce responsable politique avait décidé de boycotter le double scrutin de 2020. Non seulement il a boycotté les élections, mais il a tenu une conférence de presse pour justifier le bien-fondé de sa décision de boycotter le double scrutin de 2020. Il avait lui- même déclaré qu’il ne pourra pas participer à l’élection présidentielle de 2025 et que ses partisans ne pourront pas siéger à l’assemblée nationale et au Sénat », a-t-il poursuivi.

En soutien à Elecam

Le Minat n’a pas prononcé de nom, mais le portrait-robot qu’il fait laisse voir clairement Maurice Kamto. Ce qui énerve Atana Nji c’est l’affront que mène le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) à Elections Cameroon (Elecam), l’organe chargé de l’organisation des élections au Cameroun. Au sujet des listes électorales dont certains noms d’électeurs ont été retirés du fichier pour défaut d’empreintes digitales, mais surtout pour non publication du fichier électoral national ; et autres. « Plus grave, il appelle ses partisans à la révolte populaire si le scrutin n’est pas organisé à son goût. Récemment, il a indexé les services de sécurité et Elecam, insinuant une intention d’enrôler des étrangers dans le fichier électoral national », se sent-il offusqué. « Je voudrais dire clairement à ce politicien véreux d’arrêter, car trop c’est trop. Il sait parfaitement que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Chacun doit désormais avoir l’honnêteté intellectuelle d’assumer ses décisions et choix politiques. On vous donne de la nourriture dans un plat et vous décidez de manger à terre, vous devez l’assumer entièrement sans tenter d’embarquer des innocents, des personnes naïves et vulnérables dans votre chute ou enfer politique », regrette-t-il.

Le pays de ‘’si je savais’’ est proche

Avant d’annoncer des couleurs : « à partir de ce jour, tout désordre, invective, manipulation, propagation de fausses nouvelles, appel à l’insurrection, message de haine, doivent cesser et seront désormais traités avec la rigueur de la loi », menace-t-il. « La loi sera plus sévère pour la simple logique qu’avec les réseaux sociaux, le mensonge est amplifié par deux mille, la manipulation est amplifiée par cinq mille, l’appel à l’insurrection est amplifié par dix mille. Toutes choses inacceptables et intolérables dans un Etat de droit comme le Cameroun. Aucun écart de comportement de qui que ce soit ne sera toléré », prévient-il. D’ailleurs à la prochaine occasion, « il passera un séjour encore plus long au pays de ‘’si je savais’’», promet Atanga Nji. Réitérant une menace qu’il avait déjà agitée en 2019, avant que le leader du Mrc et ses partisans, ne soient arrêtés et jetés en prison. 

Agression de Mounouna Foutsou : Le gouvernement condamne

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« S’en prendre à des représentants de l’Etat, en l’occurrence un membre du gouvernement dans l’exercice de ses fonctions et un ambassadeur du Cameroun, c’est ni plus ni moins, porter atteinte au Cameroun tout entier». La mise au point est de René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication (Mincom), porte-parole du gouvernement. Au sujet de l’agression du ministre de la Jeunesse et de l »éducation civique (Minjec) à Bruxelles par des éléments de la Brigade antisardinard (BAS), à l’occasion de sa tournée dans ce pays européen, dans le cadre de la célébration du mois de la jeunesse. En effet, alors qu’il présidait la cérémonie de clôture du mois de la jeunesse dans la capitale belge, « un groupuscule de Camerounais se réclamant de la Brigade anti-sardinards, telle une bande de terroristes forcenés, manifestement instrumentalisés, a pris d’assaut la salle de l’hôtel Claridge, à l’effet de perturber cette cérémonie, usant d’une violence et d’une brutalité inouïes », décrit le porte-parole du gouvernement. Et ce n’est pas tout : «en outre, dans la matinée du 3 mars 2025, au moment où il s’apprêtait à quitter son lieu de résidence pour le Cameroun, le ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique et l’ambassadeur du Cameroun en Belgique, qui l’accompagnait pour la circonstance, ont de nouveau été attaqués par les mêmes hors-la-loi… », poursuit le communiqué.

Sur la toile, les images du Minjec enfariné, de l’ambassadeur du Cameroun en Belgique blessé, circulent, suscitant des commentaires. Yaoundé n’entend pas se laisser intimider. « Le gouvernement de la République déplore et condamne avec la plus grande fermeté ces comportements irresponsables et barbares, des actes insensés, dirigés contre les représentants de l’Etat…», dénonce René Sadi. Le porte-parole du gouvernement indique que « le gouvernement entend faire savoir que, tout Camerounais où qu’il soit, et aussi longtemps qu’il se prévaut de cette nationalité, voire de ce privilège, est tenu de respecter les institutions de la République, ainsi que celles et ceux qui les incarnent». Rappelant que « le Camerounais est une démocratie et un Etat de droit, où nul n’a le droit de se faire justice, autrement que par les voies qu’autorisent les lois de la République, et que les changements institutionnels ont lieu , non par la violence, mais par les urnes». En appelant les citoyens de la diaspora au respect et à la préservation de l’image de marque du Cameroun, « appelle au respect réciproque des par les autorités des pays amis, des engagements et des responsabilités qui incombent à tous les Etats», en vertu des conventions internationales auxquelles nous sommes tous parties.  

Affaire Danpullo/MTN: nouveau rebondissement

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Après une décision ordonnant la levée d’une des saisies des comptes bancaires de MTN Cameroun, le camp du milliardaire a obtenu l’autorisation d’une autre saisie, usant des documents non conformes selon  les avocats du groupe de télécoms.

Le collectif d’avocats de MTN Cameroun pensait voir les choses se dénouer dans le cadre du conflit judiciaire qui oppose l’entreprise de télécommunications à l’homme d’affaires  camerounais Baba Danpullo. Que non. Le 24 février dernier, en effet,  la cour d’appel du Littoral a rendu sa décision en faveur de MTN Cameroun,  ordonnant la main levée d’une des saisies des comptes bancaires de la société. Mais l’accalmie ne va pas durer.

Quelques jours plus tard, certaines banques dans lesquelles sont logées les ressources de MTN Cameroun, vont être notifiées par le camp du milliardaire, d’une  autorisation de justice  pour une autre saisie des comptes de l’opérateur de télécommunications.  La défense de MTN, nous murmure une source proche du dossier, soutient que cette nouvelle autorisation de saisie est en effet celle datée du 5 septembre 2022. Elle n’est donc pas valide, argumente-t-elle. Car, au-delà de trois mois, ce document est caduc.  Les avocats de MTN, selon notre source, s’apprêtent à contester cette nouvelle autorisation de saisie  établie sur la base d’un  document erroné qui date de 3 ans.  Bien plus, cette saisie ne concerne que Bicec, standard chartered Bank et citi bank sur une dizaine de banques qui était visée au départ.

C’est depuis 2022 que MTN Cameroon conteste la saisie de ses comptes par la justice, à l’initiative des avocats de l’entreprise BESTINVER présentée comme appartenant  à Baba Danpullo.  L’objectif était de récupérer 259 milliards de francs CFA, valeur de ses biens immobiliers mis en liquidation en Afrique du Sud par sa banque. La démarche visait deux entreprises sud-africaines basées au Cameroun. Précisément  MTN Cameroon et Chococam, qui selon le camp du milliardaire ont pour actionnaire majoritaire, l’entité sud-africaine public investment corporation Ltd (PIC), qui a aussi des prises de participations dans la banque sud-africaine en conflit avec Baba Dan Pullo.  Mais MTN affirme n’avoir aucun lien avec l’entité évoquée. La justice avait autorisé trois saisies à titre conservatoire. Deux contre MTN et une contre mobile money corporation pour un montant d’environ 144 milliards de FCFA, dont près de 120 milliards de FCFA du compte de dépôt Mobile Money. L’affaire est en appel

Rigobert Song officiellement sélectionneur de la Centrafrique

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Ça y est ! Rigobert Song Bahanag est le nouvel entraîner des Fauves du Bas-Oubangui. Le Camerounais a paraphé son contrat ce jour avec le ministère en charge des sports de la Centrafrique. On apprend que le technicien camerounais a un bail de deux ans sur le banc de la sélection nationale de la République centrafricaine. Après un mois de tergiversations, marquées par l’opposition de la Fédération centrafricaine de football. Au motif que le choix du nouvel entraîneur avait été fait par les politiques. Dans ce cafouillage, le dernier stage des Fauves du Bas-Oubangui a été conduit par l’entraîneur intérimaire, Eloge Enza-Yamissi. Les lignes ont certainement bougé et l’ancien patron du banc de touche des Lions indomptables peut désormais officier sur le banc de touche de la Centrafrique. Des informations font état de ce que Rigobert Song a souhaité que les parties en conflit s’accordent, avant qu’il ne s’engage. On sait que dans l’une de ses rares sorties publiques sur le sujet, Rigobert Song avait appelé l’ensemble de la Nation centrafricaine à s’unir : « unissons nos forces ! Ensemble, nous devons créer un environnement où chaque joueur se sent soutenu et valorisé. Votre soutien est essentiel, car il motive les joueurs à se surpasser», avait-il lancé. 

L’homme avait été désigné en décembre dernier par le ministère des Sports, sur « instruction » du président Faustin Archange Touadéra avec qui l’ancien capitaine des Lions indomptables avait été aperçu en photos. La signature contrat annoncée pour janvier dernier, et Rigo s’était rendu à Bangui, pour revenir bredouille.

Si des bruits n’ont plus été entendus, il reste que l’on n’a pas aperçu la fédération à la cérémonie de signature du contrat de Rigobert Song. C’est dire que les lignes n’ont certainement pas bougé. Mais l’homme a accepté le challenge. Come celui qu’il a laissé dans son pays, le Cameroun. En effet, en remplacement de celui qui occupait déjà le même poste à la tête des Lions indomptables jusqu’au 28 février 2024, l’Etat du Cameroun a désigné le Belge Marc Brys, sans associer, ni consulter la Fédération camerounaise de football. Près d’un an après, les deux parties sont en conflit, avec une phase particulièrement tumultueuse qui a vu deux sélections à la tête des Lions indomptables.

Financements structurés. Les clés pour developper les projets d’infrastructures

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 Les experts de la haute finance réunis à Douala ont partagé leurs savoirs autour de cet instrument financier jugé complexe mais avantageux pour les projets à long terme et  pour la qualité de la dette publique.

 Pour financer les infrastructures dans le secteur comme les transports, l’énergie, les télécommunications, l’agro-industrie, l’éducation ou de la santé, les experts recommandent  les financements structurés.  Ceux-ci  sont définis comme  des instruments financiers complexes « combinant des prêts, des actions, des obligations et des produits dérivés pour créer un produit financier à la carte, correspondant aux besoins spécifiques d’un pays ou d’une entreprise ». D’après les experts financiers, ces instruments viendraient répondre à plusieurs défis. La  qualité de la dette mais surtout la diversification des sources de financement.

 En effet,  on observe de manière globale une rareté des ressources au niveau international. Les banques éprouvent de plus en plus de difficultés à satisfaire les besoins exprimés de part et d’autre. L’Afrique par exemple ne parvient à capter qu’à peine 1% des financements mondiaux.  Dans la même veine, les Investissements Directs Etrangers (IDE) sur le continent sont en baisse au cours des cinq dernières années, selon le rapport 2023 sur l’investissement mondial de la CNUCED.  

Les besoins sont donc réels. Pour le triennat 2025-2027, l’Etat du Cameroun par exemple affiche un besoin d’endettement de 5407  milliards de FCFA. Pour financer son budget de cette année  seulement,  l’Etat prévoit de s’endetter à hauteur de 1795 milliards.   Ce qui exige, selon les experts, une ingénierie financière permettant de faire recours à des mécanismes  innovants qui atténuent les risques tout en améliorant les rendements.  D’où les financements structurés, qui permettent d’une certaine manière de répondre aux besoins sur le long terme, face aux banques qui ne disposent que des ressources de court terme.

 « Face au manque de ressources financières internes, à l’accès limité aux marchés financiers traditionnels, avec par contre un grand besoin de financement à long terme, les pays de la CEMAC, en particulier le Cameroun ont besoin des financements qui offrent une plus grande flexibilité. Ils doivent par conséquent maitriser les financements structurés, pour diversifier leurs sources de financement, et pour obtenir des ressources financières à long terme pour leurs projets d’infrastructures et de développement », explique Hubert Otele Essomba, co associé du cabinet G&M Finance qui a organisé un séminaire à Douala du 26 au 18 février dernier.

 Une maitrise des financements structurés, va selon lui améliorer le service de la dette. Car, certains pays sont parfois à tort cités comme étant sur endettés, pourtant le problème  réside sur la qualité de la dette. « Qu’est-ce que nous faisons de notre dette ? La bonne dette,  le taux de rendement poursuit ou finance les projets, des actifs qui ont un rendement supérieur aux intérêts que la dette elle-même peut avoir », indique Hubert Otele Essomba.

 Des experts hautement qualifiés tels que Catherine Gerst, ancienne directrice générale de Moodys France ou encore  Samuel Kotto Ndoumbe, ancien Directeur Général de la Banque Atlantique, du Fonds d’Investissement Africain ont permis  aux participants d’avoir une meilleure maîtrise des instruments financiers complexes utilisés pour financer des projets à grande échelle.

 Réactions

Hubert Otele Essomba, Organisateur

 « La finance structurée répond à des besoins spécifiques »

«Il faut faire des financements structurés. C’est pour cela que nous avons organisé en collaboration avec le ministre des finances, ce séminaire pour pouvoir apprendre aux cadres de nos administrations publiques mais également les banques, les institutions spécialisées dans les financements à long terme de pouvoir comprendre, appréhender, maîtriser des financements innovants qu’offrent les financements structurés. Notamment en matière de titrisation, notation financière, PPP, produits dérivés, etc. La finance structurée c’est le financement complexe d’un certain nombre de  besoins qui ne sont pas des financements classiques, qui sont des financements on va dire un peu à la carte. Ils sont spécifiques à un projet qui sont spécifiques à une activité et dans laquelle on fait des montages complexes qui peuvent être… ou aller jusqu’à la syndication, à la mise en place des produits dérivés avec les sous-jacents qu’il faut financer. Nous avons un besoin en financement. Pour ce qui concerne l’éducation, et le secteur de la Santé. Dans ces secteurs il faut aller beaucoup plus loin. »

Georges Meka Abessolo, expert financier

« Les financements structurés sont adaptés pour le long terme »

« La grande complexité aujourd’hui pour la Cemac et notamment le Cameroun en tant que locomotive, est d’identifier des financements à long terme. Ce qui n’est pas disponible par rapport au solde du déficit budgétaire de nos Etats, mais également à la disponibilité liquide des banques pour pouvoir les financer. Les financements structurés, qui sont un panier de différents produits financiers comme les actions, les obligations, les prêts et les produits dérivés constituent donc une alternative viable et faisable pour financer, identifier les financements qui peuvent tenir sur la construction d’infrastructures à long terme, 5 à 10 ans. On a le financement pour les 10 années et permet donc d’exécuter les infrastructures 24H/24 à des taux d’intérêt moindres. Les PPP sont justement un mécanisme  sous la forme et le fond des financements à long terme dépendant du type d’infrastructure, puisqu’il permet à celui qui va investir d’être en partenariat public privé avec l’Etat. Le partenaire privé apporte ses fonds, permettant aussi à l’Etat d’apporter ses fonds. Mais par rapport à un PPP, l’identification de financement structuré permet d’élargir justement le montant et le volume disponible pour des infrastructures à long terme. »

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