jeudi, mai 21, 2026
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Filière bois : 103 entreprises fermées et 2750 emplois perdus en 2024

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Alors que le Cameroun, à l’instar des autres pays d’Afrique centrale, se prépare à l’arrêt de l’exportation du bois en grumes, le secteur se trouve aujourd’hui au cœur d’une véritable tourmente. Dans un contexte où l’Union européenne a dénoncé l’accord de partenariat volontaire (APVFlegt) pour le commerce du bois, les acteurs de la filière se sont mobilisés pour faire entendre leur voix. La situation actuelle dans la filière bois est jugée « assez inquiétante » par les professionnels.

 Face aux multiples problèmes qui se multiplient, l’Association des acteurs de la filière bois (AFIB) a décidé de réunir, le 5 mars 2025, tous les intervenants en la matière. L’objectif principal de cette rencontre était de rechercher des solutions consensuelles aux problèmes communs affectant la filière. Lucien Posho, président de l’AFIB, a expliqué lors de cette réunion que « cette rencontre est justifiée par la conjoncture actuelle qui est assez inquiétante pour notre filière en raison de multiples problèmes que nous rencontrons. C’est pour cela que nous nous sommes dit qu’il fallait que nous puissions nous rencontrer pour parler d’une même voix et soumettre nos doléances aux autorités compétentes. »

 Les répercussions de cette crise ne se font pas attendre sur l’économie nationale. En 2024, sur un total de 303 unités de transformation recensées, 103 ont été contraintes de fermer leurs portes, provoquant la perte de 2750 emplois. Selon la cellule de communication de l’AFIB, la menace plane toujours sur 75 autres entreprises, qui pourraient également être amenées à cesser leurs activités si aucune solution n’est trouvée rapidement. Dans ce climat de tension, la réunion organisée par l’AFIB a revêtu une importance capitale. Elle visait non seulement à échanger sur les difficultés rencontrées, mais également à définir une stratégie commune pour faire face aux défis à venir.

La mobilisation des acteurs de la filière témoigne d’une volonté de collaborer étroitement avec les autorités compétentes afin de préserver ce secteur vital pour l’économie du pays. En attendant des réponses concrètes, le secteur du bois reste en alerte, avec l’espoir que cette concertation aboutira à des mesures qui permettront de limiter les pertes économiques et de préserver les emplois.

Energie : Eneo sollicite la Chambre de Commerce de Paris pour une expertise de ses investissements

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Alors que le processus de cession des parts d’Actis dans Eneo suit son cours, une autre procédure, indépendante de cette opération, est en cours devant la Chambre de Commerce Internationale (CCI) de Paris. Et il ne s’agit ni d’un contentieux judiciaire entre Actis et l’État du Cameroun, ni d’une tentative de blocage de la vente des actions du fonds d’investissement britannique. La démarche engagée auprès de la CCI concerne uniquement une expertise technique demandée par Eneo, portant sur une portion de ses investissements réalisés entre 2014 et 2024 et encore en attente de validation par l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL).

UN BILAN DÉCENNAL CONTRASTÉ

Depuis une décennie, Eneo, dont Actis détient actuellement 51% des parts, a investi près de 400 milliards de FCFA pour moderniser le réseau et renforcer l’accès à l’électricité, a révélé le Directeur Général de l’énergéticien, Amine Homman Ludiye, lors d’une rencontre avec la presse le 7 mars 2025 à Yaoundé. En 2024 par exemple, 26 nouvelles lignes de distribution ont été construites, portant à 19000 KM le nombre total des lignes de distribution moyenne tension (en croissance de 80% par rapport à 2014). Il faut noter aussi la modernisation des infrastructures de production et des avancées significatives dans la gestion commerciale. Ces efforts ont permis de faire passer le taux d’accès à l’électricité de 56% en 2014 à 75% en 2024, selon les données de l’entreprise. La sollicitation d’une une expertise technique indépendante auprès de la CCI de Paris par Eneo s’inscrit dans le cadre du contrat de concession liant l’entreprise au gouvernement camerounais et vise à établir une valorisation objective des investissements concernés.

 UN DIFFÉREND TECHNIQUE, MAIS PAS UNE ACTION EN JUSTICE

Contrairement à certaines interprétations, il ne s’agit pas d’une action en justice intentée par Actis contre l’État du Cameroun. Les parties impliquées dans cette procédure sont Eneo et l’ARSEL, et non pas Actis et le gouvernement camerounais. L’objectif de cette expertise est d’obtenir une évaluation impartiale des investissements contestés et de faciliter leur reconnaissance officielle. “Solliciter une expertise technique auprès d’une instance internationale comme la CCI de Paris n’est pas un événement exceptionnel », assure un responsable d’Eneo. Il s’agit d’un mécanisme prévu dans le contrat de concession, permettant de résoudre les désaccords sur la validation des investissements sans recourir à un arbitrage judiciaire ou à des sanctions financières”, explique-t-il.

IMPACT FINANCIER

 En attendant une issue à cette procédure, la situation financière d’Eneo se tend. L’entreprise qui affiche une dette estimée autour de 500 milliards de FCFA à fin 2024 avec des créances de l’ordre 400 milliards de Francs CFA, voit ses capacités d’investissement directement affectées. Malgré ce contexte, Eneo a opté pour une dynamisation des investissements. Elle revendique 59 milliards d’investissements en 2024 contre 36, 6 milliards en 2023 (voir tableau). En parallèle, les négociations autour de la sortie d’Actis du capital d’Eneo suivent leur cours. Avant de finaliser cette opération, les autorités camerounaises ont lancé un inventaire physique des actifs de distribution d’Eneo, principalement dans les régions du Centre et du Littoral. Cet audit vise à évaluer l’état des infrastructures, préciser les caractéristiques techniques des installations, déterminer leur valeur comptable, vérifier le respect du cahier des charges de l’entreprise. Ce processus est essentiel pour établir une base de négociation équilibrée et éviter tout litige ultérieur sur la valorisation des actifs.

INCERTITUDES

Avec le départ envisagé d’Actis et les négociations en cours autour de la reconnaissance des investissements en attente, l’avenir d’Eneo reste marqué par plusieurs incertitudes. Toutefois, la question de la relève d’Actis au capital d’Eneo reste ouverte. L’État camerounais, qui possède 44% des parts de l’entreprise, pourrait être amené à jouer un rôle plus important dans la transition, à moins qu’un nouvel investisseur stratégique ne vienne reprendre les parts du fonds britannique. En attendant, Eneo continue d’assurer la fourniture d’électricité à des millions de Camerounais, dans un contexte où la modernisation des réseaux (transport et distribution) et l’amélioration de la qualité du service restent des enjeux majeurs pour le secteur énergétique national.

Discours haineux : les patrons de presse disent STOP

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Face aux discours haineux, la presse doit se ressaisir, l’État doit prendre ses responsabilités 

En facilitant la propagation des discours haineux, les journalistes trahissent leurs codes d’éthique. En restant laxiste face aux entrepreneurs de la haine, les pouvoirs publics font le lit d’un possible déchirement de la cohésion nationale.

À qui profite le crime (car le tribalisme en est un !) ? La question se pose avec gravité, depuis que prolifèrent sur la toile et à la télévision une surenchère de discours tribalistes, stigmatisants et haineux. Désormais, c’est de manière totalement décomplexée et parfaitement docte que des compatriotes organisent des forums sur les réseaux sociaux et des débats télévisés pour conforter et enrichir leur haine, juger et condamner telle ou telle ethnie, coupable des agissements supposés ou réels de certains de ses membres.

Pourquoi est-ce un crime de tribaliser le débat politique et social ? C’est évident. Parce qu’en cultivant le rejet de l’autre et la méfiance vis-à-vis des non-membres du groupe, en les présentant comme des dangers imminents, en prêchant la haine de l’autre, que ce soit ouvertement ou à force de sous-entendus, ces discours menacent gravement la cohésion sociale de notre nation encore fragile.

Pourtant, comme l’indique la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la FIJ, « Le/la journaliste veillera à ce que la diffusion d’une information ou d’une opinion ne contribue pas à nourrir la haine ou les préjugés et fera son possible pour éviter de faciliter la propagation de discriminations fondées sur l’origine géographique, raciale, sociale ou ethnique, etc. » Autant dire que certains journalistes camerounais piétinent allègrement les règles de base de leur métier.

Selon l’UNESCO, le discours de haine est défini comme « tout type de communication, orale ou écrite ou de comportement, constituant une atteinte ou utilisant un langage péjoratif ou discriminatoire, à l’égard d’une personne ou d’un groupe, en raison de leur identité ». Or que voyons-nous à la télévision camerounaise ? Que lisons-nous sur les réseaux sociaux ? Une prolifération de discours et de sous-entendus qui cultivent la haine de l’autre. Une surenchère de poncifs tout aussi nauséabonds les uns que les autres.

Quelle gloire professionnelle peut revendiquer le journaliste ou le panéliste qui alimente les rancœurs à coups de stéréotypes ? Quelle ambition veut atteindre l’homme politique qui montre de la complaisance face à la prolifération des discours haineux et/ou de l’intolérance dans ses rangs ?

Certes, le contexte préélectoral est propice à la constitution de camps idéologiques et de chapelles partisanes. Mais la polarisation actuelle ne se fait plus sur les programmes et les idées, elle se fait à tort sur les origines ethniques.

Parmi ces gladiateurs des claviers et des petits écrans, les plus modérés appellent à la solidarité tribale en faveur des politiciens de leurs contrées (chose clairement interdite par la loi), tandis que les plus radicaux appellent purement et simplement à l’extermination d’autres groupes ethniques (une dérive sévèrement punie par la loi). Il est curieux de constater que le ton monte sans conséquence, les tribalistes invétérés en rajoutant à chaque fois une couche, assurés de leur impunité.

Il semble donc de plus en plus certain qu’au-delà de l’éducation, le terreau fertile de ces discours clivants et de ces appels au meurtre, c’est l’impunité. Pourtant, la loi prévoit des poursuites et des peines d’emprisonnement contre « celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique ». La liberté d’expression ne peut pas être la liberté de propager la haine.

L’article 241-1 du Code pénal camerounais prévoit des peines allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et des amendes de 300 000 à 3 000 000 FCFA pour de tels actes. Pire encore, lorsque l’auteur est un fonctionnaire, un responsable politique ou un journaliste, ces peines sont doublées et les circonstances atténuantes interdites.

Le plus écœurant est de constater que ces discours haineux émanent souvent d’intellectuels et de leaders d’opinion que l’on croyait au-dessus de ces basses considérations. Il y a quelques années, un écrivain Camerounais vivant à l’étranger appelait au meurtre d’une communauté, et nous avons tous détourné le regard, par pudeur et peut-être même par honte. Hier toujours, des Camerounais ont été pourchassés de certaines régions du pays, leurs biens pillés, impunément. Aujourd’hui, on entend journalistes et universitaires aboyer ouvertement leur rage contre d’autres communautés, toujours impunément. Et désormais, les appels au meurtre se multiplient.

Le plus glaçant, c’est le flegme des pouvoirs publics face à cette dérive qui menace la cohésion sociale et, par extension, la paix et la stabilité du pays. Bien des États, parfois voisins du nôtre, ont sombré dans le chaos sous l’effet combiné des discours haineux et du laxisme des autorités. Pourtant, l’État camerounais ne manque pas d’instruments pour endiguer cette vague délétère qui se propage à travers les médias et les réseaux sociaux. Outre les dispositions du Code pénal révisé, on peut citer les lois en vigueur contre la cybercriminalité, l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC), la Commission Nationale pour le Bilinguisme et le Multiculturalisme, ainsi que le Conseil National de la Communication (CNC). Chacune de ces institutions a un rôle à jouer dans la lutte contre les discours de haine. Encore faut-il que ces mécanismes soient mobilisés avec rigueur et efficacité, et non laissés à l’état d’outils dormants face à un péril grandissant.

Les hommes de médias camerounais doivent faire preuve de retenue et de responsabilité face à la tentation du sensationnalisme et de la quête d’audience. Le Cameroun est un pays composite, constitué de plus de 200 ethnies qui, depuis à peine un demi-siècle, apprennent à forger ensemble une identité nationale. Les discours clivants fragilisent ce tissu social encore en construction et attisent des antagonismes dangereux. Or, les communautés sont aujourd’hui profondément imbriquées, unies par des alliances, des mariages et des filiations qui transcendent les clivages ethniques. En soufflant sur les braises du tribalisme, certains médias ne mesurent pas les risques qu’ils font courir à l’ensemble de la société. L’histoire, notamment en Afrique, regorge d’exemples tragiques où de simples mots ont mené à l’horreur et au chaos. Les médias doivent refuser de servir de caisse de résonance à la haine et aux ressentiments, sous peine d’être complices des fractures qu’ils contribuent à creuser.

L’élection présidentielle qui s’annonce ne doit pas nous diviser ; l’enjeu certes capital ne peut pas autoriser toutes les dérives, d’autant que nous savons déjà qu’il y aura un seul vainqueur et plusieurs déçus.

Les entrepreneurs de la haine ne devraient pas se pavaner librement sur les plateaux de télévision ou sur les réseaux sociaux pour détruire les acquis encore fragiles de notre nation. Il est temps que la presse se ressaisisse et que l’État prenne ses responsabilité.

Ont signé cette tribune collective :

François BAMBOU, Directeur de publication de Défis Actuels et président de ONE NATION, Association pour l’élimination du tribalisme et la promotion du vivre-ensemble

Georges Alain BOYOMO, Directeur de publication, MUTATIONS

Séverin TCHOUNKEU, Directeur de Publication, La Nouvelle Expression, PDG Équinoxe, 

HAMAN MANA, Président de la fédération des éditeurs de presse du cameroun (Fedipresse), Directeur de Publication, Le Jour

Guibaï GATAMA, Directeur de publication, L’Œil du Sahel

Émile FIDIECK, Directeur de publication, EcoMatin

Christian NGAH, Directeur de Publication, The Guardian Post

Chantal NGA, Directrice de Publication, Ladies News

Valentin Siméon ZINGA, Directeur de publication, Lignes d’Horizons, président de l’association Médias, Médiations et Citoyenneté

Nancy FAWOH, Directeur de Publication, Le Gideon

Yerima KINI NSOM, Directeur de publication, The Post

Randy Joe  SA’AH, The Daily Voice 

Thierry NDONG OWONA, Directeur de publication, Intégration

Jean François CHANNON, Directeur de Publication, Le Messager

Michel Eclador PECKOUA, Directeur de publication, Ouest Échos

François MBOKE, Directeur de publication, Diapason, Président du Réseau des patrons de presse

Economie verte : La révolution des véhicules électriques au Cameroun en panne de courant ?

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La loi de finances 2025, qui prévoit un abattement de 50 % sur la valeur des véhicules électriques importés, s’inscrit dans une démarche double : lutter contre le changement climatique et stimuler l’adoption des technologies propres. Si cette mesure fiscale vise à réduire le coût d’acquisition des véhicules électriques, les acteurs du secteur pointent du doigt un obstacle majeur : la disponibilité insuffisante des bornes de recharge sur les axes routiers. « La disponibilité des bornes de recharge, c’est justement la principale contrainte évoquée aujourd’hui pour l’arrimage à l’électrique », souligne Wadih Assaad, directeur général de 3S Motors Cameroun dans les colonnes de l’hebdomadaire gouvernemental Cameroon Business Today.

Ce constat met en exergue la nécessité de développer rapidement des infrastructures adaptées, notamment sur des axes stratégiques comme Douala-Yaoundé, où Total s’investit activement dans l’installation de points de recharge. Dans le cadre du lancement du programme pilote de promotion de la mobilité électrique, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, avait déclaré en juillet 2024 : « C’est une initiative importante pour notre pays. Nous allons adjoindre dans ce projet les collaborateurs de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (Minepded) pour que le travail soit réalisé en parfaite synergie. Je tiens à dire que je n’ai aucun doute sur sa faisabilité. »

Cette collaboration interinstitutionnelle témoigne d’une volonté forte de créer un écosystème propice à l’essor de la mobilité électrique, en associant les différents acteurs pour surmonter les défis techniques et logistiques. Néanmoins, certains experts restent prudents quant aux retombées économiques de ces mesures. Julien Bikouth, ingénieur général en construction automobile, met en garde : « Il faut reconnaître que les véhicules électriques coûtent cher à l’acquisition par rapport aux moteurs thermiques. Faire un abattement de 50 % sur les frais de douane ne va pas nécessairement galvaniser les importateurs. En comparant les coûts, l’importateur se rendra compte rapidement qu’il est plus avantageux d’opter pour un moteur thermique. » Ce constat met en lumière le besoin de repenser l’ensemble de la chaîne de valeur pour que l’électrification devienne réellement compétitive sur le marché.

UN CONTEXTE ÉNERGÉTIQUE EN PLEINE MUTATION

Le projet s’inscrit dans un contexte énergétique complexe. Le Cameroun fait face à des défis liés à un approvisionnement en électricité parfois insuffisant en raison d’infrastructures vieillissantes. Pour pallier ces lacunes, l’État a engagé d’importants investissements dans la construction de barrages, comme celui de Nachtigal, qui devrait permettre de doubler, voire tripler, la capacité actuelle de production. Par ailleurs, des partenariats, notamment avec Total Cameroun, visent à intégrer la recharge solaire aux côtés des réseaux classiques, capitalisant sur l’abondance du soleil dans la région. Avec l’adoption de la loi de finances 2025, une première vague d’importations de véhicules électriques, principalement des motos et des taxis, est prévue.

 L’objectif est de représenter entre 10 et 15 % des ventes totales de véhicules dès les premiers temps de cette transition. Selon Vivacar, entité de Société Générale spécialisée dans le financement innovant, le classement des 10 voitures électriques à petit prix en vente en 2025 situe leurs coûts entre 11 millions de FCFA (16 900 euros) et 22,4 millions de FCFA (34 000 euros). Toutefois, le véritable potentiel du marché résiderait dans les motos, tricycles et camionnettes de livraison, qui, grâce à leur faible émission de bruit et l’absence de gaz CO₂, devraient rapidement conquérir les villes. Des initiatives de déploiement dans d’autres villes africaines, telles que Abidjan, sont également envisagées, afin de renforcer la présence des véhicules électriques sur des axes stratégiques comme celui reliant Douala et Yaoundé.

La 2ème édition de LinkedIn Local Douala annoncée le 22 mars prochain

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Désormais reconnu comme un rendez-vous immanquable, la deuxième édition de LinkedIn Local Douala est placée sous le thème : « LinkedIn : Levier de croissance professionnelle et catalyseur de performances commerciales pour les Entreprises ». Conçu pour rassembler professionnels, entreprises et leaders d’opinion, LinkedIn Local Douala va au-delà du simple réseautage. Il s’agit d’une véritable plateforme d’échanges et de stratégies, visant à démontrer comment LinkedIn peut devenir un moteur de croissance pour les entreprises et un accélérateur de carrières pour les individus. Dans un contexte où le réseautage digital est primordial, l’événement offre notamment des stratégies pratiques pour optimiser l’utilisation de LinkedIn, des clés pour renforcer la visibilité et la présence des professionnels et entreprises, ainsi que des conseils pour créer des partenariats commerciaux et dynamiser le recrutement et la vente via la plateforme.

LinkedIn Local Douala va bien au-delà d’un simple rassemblement en réunissant professionnels, entreprises et étudiants afin de les sensibiliser à l’importance stratégique de LinkedIn pour le développement de carrière et la performance commerciale, tout en leur fournissant des outils et stratégies concrets pour optimiser leur utilisation de la plateforme. L’événement met également l’accent sur la promotion d’un réseautage qualitatif et sur la création de collaborations fructueuses au sein de l’écosystème professionnel camerounais.

À l’échelle mondiale, LinkedIn s’affirme comme le premier réseau social professionnel, rassemblant plus d’un milliard de membres, et offre aux professionnels, entreprises et étudiants l’opportunité de développer leur réseau à l’international, de partager leur expertise et leurs réussites, tout en découvrant de nouvelles perspectives de carrière et d’affaires. Malgré une utilisation en croissance continue, LinkedIn reste encore en deçà de son potentiel sur le sol camerounais. En 2024, seulement 1,2 million d’utilisateurs – soit 4,3 % de la population – exploitaient la plateforme. Ce constat met en lumière l’urgence de promouvoir une adoption plus large de LinkedIn afin de renforcer la présence des professionnels camerounais sur la scène internationale et de permettre aux entreprises locales de saisir les nombreuses opportunités qu’offre cette plateforme mondiale.

StayUp Consulting, moteur de cette initiative, est une agence marketing experte en personal branding et en optimisation de la présence sur LinkedIn, qui propose également des formations aux outils digitaux pour les professionnels et entreprises, tout en offrant un accompagnement stratégique pour renforcer la visibilité et stimuler le développement commercial sur les plateformes digitales.

Chez StayUp Consulting, la mission est claire : fournir aux entreprises et aux professionnels les moyens de transformer leur présence en ligne en un véritable levier de performance et de croissance. En fédérant une communauté LinkedIn Cameroun dynamique, l’agence entend accompagner chacun dans la réalisation de ses objectifs professionnels et commerciaux.

Election à la CAF : Le TAS réhabilite Samuel Eto’o

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Samuel Eto’o Fil sera candidat au Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Ainsi en a  décidé le Tribunal arbitral du sport (TAS) ce 7 mars 2025. L’instance basée à Lausanne en Suisse « annule la décision rendue par le Comité exécutif de la CAF le 25 janvier 2025 en ce qu’elle ne mentionne pas le nom de Samuel Eto’o sur la liste des candidats à l’élection par l’Assemblée générale  extraordinaire du 12 mars 2025 des membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football », peut-on lire dans la décision rendue publique ce 7 mars 2025. De façon plus claire, le TAS « ordonne au Comité exécutif de la Confédération africaine de football d’intégrer Samuel Eto’o Fils sur la liste des candidats à l’élection par l’Assemblée générale extraordinaire  du 12 mars 2025 des membres du Comité exécutif » de la CAF. L’instance faîtière du football africain devra par ailleurs payer au président de la Fécafoot la somme de 8000 francs suisse, représentant les frais d’avocat.

A lire aussi: CAF : Seidou Mbombo Njoya et Samuel Eto’o s’affronteront

C’est un gros revers pour la CAF qui avait écarté le patron du football camerounais de la course pour une place au Comité exécutif de la CAF. Au motif de violation du Code éthique de la CAF. Une décision que la CAF avait prise en se basant sur le rapport de la Sous-commission d’examen de la commission de gouvernance de la CAF. Laquelle s’était basée sur la condamnation de Samuel Eto’o par la justice espagnole pour fraude fiscale, et sa condamnation par la CAF dans l’affaire de son contrat avec 1Xbet. Le jury d’appel de la CAF avait condamné le patron du football camerounais d’une amende pécuniaire. Des éléments qui avaient permis à la CAF d’invalider la candidature de Samuel Eto’o. En même temps, la candidature de Séidou Mbombo Njoya, son prédécesseur à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), avait été également écartée, car n’ayant pas bénéficié du parrainage de la Fécafoot. Du coup, sur les quatre candidats à la candidature qui s’étaient annoncés pour le compte de l’Afrique centrale, aucun des deux Camerounais, n’avait été retenu.

La décision de la CAF

Aujourd’hui, Samuel Eto’o sauve sa peau. Le chemin était balisé pour cette décision depuis quelques semaines. En effet, le 21 février dernier, le Camerounais avait eu gain de cause en appel de sa condamnation par le jury d’appel de la CAF. Du coup, plus rien n’empêchait sa réhabilitation. Cela survient au moment où Samuel Eto’o se trouve en Afrique du Sud, où il a rencontré Patrice Motsepe, le patron de la CAF.

L’élection du président de la CAF est prévue le 12 mars prochain. A l’occasion, le gouvernement de l’instance sera renouvelé. Si Samuel Eto’o n’a plus finalement déposé son dossier de candidature pour succéder à Patrice Motsepe, il est fort probable que le Camerounais fasse partie de ce nouveau gouvernement.

L’Université de Dschang s’ouvre aux formations américaines

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L’Université de Dschang a récemment accueilli une délégation de l’ambassade des États-Unis au Cameroun pour une séance de travail axée sur les échanges académiques et les opportunités de formation. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle Victor Fotso, a réuni des représentants des différentes facultés, sous la présidence du Professeur Guimdo Bernard Raymond, Vice-recteur en charge de la Recherche, de la Coopération et des Relations avec le Monde Économique (VR-RECOME).

Conduite par Gaïna Dàvila, directrice de la diplomatie publique à l’ambassade des États-Unis au Cameroun, la délégation américaine a présenté plusieurs programmes destinés aux étudiants, enseignants-chercheurs et cadres universitaires. Parmi eux, le programme Fulbright, qui offre des séjours académiques aux étudiants en Master et Doctorat ainsi qu’aux enseignants, a particulièrement retenu l’attention.

D’autres initiatives telles que le Hubert H. Humphrey Fellowship, conçu pour les cadres universitaires occupant des postes de gestion, le Study of the U.S. Institute (SUSI) et le Fulbright ARSP Application Component ont également été exposées. Ces programmes visent à renforcer les compétences des bénéficiaires tout en favorisant un dialogue académique et culturel entre le Cameroun et les États-Unis.

Des témoignages inspirants et un appel à la participation

Lors de la séance, plusieurs étudiants ayant déjà bénéficié de ces opportunités ont partagé leurs expériences, mettant en avant l’impact positif de ces échanges sur leur parcours académique et professionnel. Ces témoignages ont renforcé l’intérêt des participants, soucieux d’explorer ces pistes pour enrichir leur formation et leur carrière.

Le Pr. Guimdo Bernard Raymond a souligné l’importance de diffuser largement ces opportunités afin que le plus grand nombre puisse en profiter. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer davantage la coopération entre l’Université de Dschang et l’ambassade des États-Unis, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles collaborations académiques et scientifiques. Cette rencontre marque une avancée significative dans les relations entre l’Université de Dschang et les États-Unis, promettant de nouvelles perspectives pour les étudiants, enseignants et cadres administratifs en quête d’excellence et d’ouverture internationale.

Kaeyros: une start-up  camerounaise qui innove dans la gestion des données en entreprises

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 La data Tech dirigée par une équipe de jeunes camerounais, se donne pour ambition d’améliorer la performance des entreprises grâce aux datas.

Créée par Thierry Monthe en 2021, Kaeyros Analytics fait partie des rares data Tech dont dispose le Cameroun. La société basée au Cameroun et en Allemagne propose diverses solutions permettant de collecter, de structurer, de sécuriser et d’exploiter les données afin d’améliorer les prises de décisions dans les entreprises.

 Sa particularité repose sur la mise à disposition des données tirées des réalités propres au continent, dans un environnement où ces données sont la plupart du temps contrôlées par des occidentaux.  « Nos solutions sont conçues par des africains pour des africains et prennent en compte les réalités de nos pays. Nos solutions se veulent aussi intuitives et faciles à adopter pour que nos clients puissent en tirer les bénéfices le plus rapidement possible », explique Axel Djouonang,  chief business officer de l’entreprise

Avec une équipe de développeurs, des data scientists, des marketers, des designers et des commerciaux, la Data Tech  se donne pour ambition d’améliorer la performance des entreprise grâce aux datas. Leurs solutions  sont adaptées aux petites, aux moyennes et aux grandes entreprises.  Ceci, avec des coûts très compétitifs.

 En dehors de la gestion des données, un de leurs succès ce sont  de chatbots, ces assistants virtuels qui aident à converser sur les réseaux sociaux.  Ces outils sont  jugés très utiles par  les petites et moyennes entreprises (PME) dans l’interaction avec leurs clients. Ils comportent diverses fonctionnalités, notamment pour les ventes à distance  ou pour prendre des rendez-vous.

Les solutions de Kaeyros Analytics répondent d’une certaine manière à un enjeu de souveraineté numérique. Car, la plupart des technologies  disponibles sur le continent à l’heure actuelle sont importées.  A l’exemple de ST Digital, la start-up  développe des produits et services adaptés aux  besoins des locaux, tout en garantissant des coûts favorables pour les PME notamment.

Réaction

Axel DJOUONANG, chief business officer

« Les données fiables sur les marchés africains sont rares »

« La valeur ajoutée de Kaeyros se situe essentiellement dans le fait que nos solutions sont conçues par des africains pour des africains et prennent en compte les réalités de nos pays; nos solutions se veulent aussi intuitives et faciles à adopter pour que nos clients puissent en tirer les bénéfices le plus rapidement possible. En Afrique subsaharienne quasiment 80% des économies sont informelles. Ceci sous-entend que les données fiables sur les marchés africains sont rares voire inexistantes. Il est capital pour nos économies de pouvoir décrire nos environnement de façon fiable et factuelle si nous voulons prendre les meilleures décisions business. Si je sais combien de femmes habitent un quartier, je peux facilement décider de l’ouverture ou non d’un salon de coiffure. Si je sais quel est le nombre de naissances par an dans une ville donnée, je peux planifier la construction d’écoles. Aujourd’hui on commence à accéder à des données macro fiables mais le coût est encore élevé. Ceci fait perdre du temps et de l’argent aux entreprises qui très souvent doivent lancer leur business sur la base d’hypothèses avant d’avoir la confirmation par le terrain au moment du lancement de leurs activités / produits. « 

Mayo-Tsanaga : Fin tragique de deux chercheurs à Soulédé-Roua

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Frédéric Mounsi est mort sur le terrain de la recherche

Trois jours après l’assassinat au bûcher de trois individus dans l’arrondissement de Soulédé-Roua, l’on a une idée précise des victimes : il s’agit de Frederic Mounsi, chercheur hydrogéologue au Centre de Recherches géologiques et minières de Garoua, du Dr Bello Bienvenue, jadis en service comme vacataire à l’université de Maroua et actuellement au service d’une organisation non gouvernementale, et du moto-taximan qui les conduisait, le nommé. La vidéo réalisée par les populations qui leur ont administré les sévices cruelles avant de les brûler, ainsi que les documents extraits de leurs bagages et filmés par leurs bourreaux qui révèlent ces identités. « Il m’avait dit qu’il allait se déplacer pour faire des recherches depuis jeudi dernier », soutient dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel, une collègue de Frédéric Mounsi, à la radio Sainte Marie Madeleine de Garoua. Le chercheur, diplômé de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), basée à Yaoundé, officiait dans cette radio privée.

On apprend que Frédéric Mounsi, doctorant à l’université de Garoua, se rendait dans cette localité pour des recherches dans le domaine de l’hydrologie. Détenteur d’un Ordre de mission, le chercheur s’était fait accompagner de son ami Bello, ainsi que cinq autres personnes. Inconnus dans le village, ils vont être pris pour des éléments de Boko Haram, et leur capture va être organisée. Se sentant en danger, les autres vont fuir et s’échapper. Le chercheur, son ami et accompagnateur, et leur transporteur, vont être attrapés par des villageois qui vont les interroger en français et en langue Mafa, une des langues locales. Leurs réponses ne vont pas parvenir à dissiper les doutes sur leur identité et la raison de leur présence dans la localité. La suite est une scène horrible. Les trois hommes, déshabillés, ligotés et battus, vont être brulés vifs.

Hantise de Boko Haram

Alors que la vidéo était déjà en circulation sur la toile, le préfet du Mayo-Tsanaga adresse une note au gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, l’informant du drame. La note de Jean Bosco Avom Dang précise que « la peur des attaques de Boko Haram pousse désormais les populations locales à une extrême méfiance envers toute personne étrangère à leur village. Depuis plusieurs années, cette localité est en proie aux incursions du groupe terroriste Boko Haram, qui multiplie les attaques contre les civils et les forces de sécurité ». Le département du Mayo-Tsanaga est l’un des plus affectés par les assauts de la secte Boko Haram. Des villages entiers dans ce département sont aujourd’hui désertés par leurs habitants. C’est dans ce contexte que tout étranger dans un village est suspecté.

Dr Bello Bienvenue sacrifié pour la recherche sur l’eau, dans une région qui a soif

La gendarmerie nationale est sur le dossier. Une enquête est ouverte à cet effet, afin de déterminer les responsabilités. En attendant, des sources crédibles parlent de vives tensions entre les populations de Soulédé-Rouaet celles dont est originaire Frédéric Mounsi. « La famille du chercheur s’est résignée à faire le déplacement du village où leur fils a été tué, par peur », apprend-on d’un proche de la famille de Frédéric Mounsi.

Le C2D injecte plus 2 milliards de FCFA pour moderniser l’état civil à l’Ouest

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Le projet de Renforcement de l’État Civil dans l’Ouest et Restitution des Droits (RECORD), lancé le mardi 4 mars 2025 à Bafoussam, ambitionne d’améliorer significativement la qualité et la fiabilité des enregistrements d’état civil. Ce programme vise également à sécuriser ce service public essentiel tout en sensibilisant les populations à leurs droits civils, afin de garantir des enregistrements complets et fiables. Financé par le troisième Contrat Désendettement-Développement (C2D), il bénéficie d’un apport de 3,5 millions d’euros, soit l’équivalent de plus de 2 milliards de FCFA hors taxes. Le projet est issu d’une convention d’affectation signée le 9 juin 2023 entre la République du Cameroun et l’Agence Française de Développement (AFD).

Initialement prévu pour trois ans, sa durée a été prolongée jusqu’au premier semestre de 2028, grâce à un avenant signé lors de l’exercice 2024. Pour atteindre ses objectifs, plusieurs axes d’intervention spécifiques ont été définis. Premièrement, améliorer l’offre et la qualité des services d’état civil tout en assurant leur sécurisation. Deuxièmement, renforcer la demande pour l’obtention des actes d’état civil grâce à des campagnes de sensibilisation et de communication adaptées, incluant des problématiques liées au genre. Troisièmement, optimiser la coordination entre les différents acteurs du système d’état civil, tant au niveau central que local, pour accroître l’efficacité de l’action publique.

Le projet RECORD se concentre sur la région de l’Ouest, avec des approches adaptées aux réalités locales. Il se décline en quatre composantes principales : l’amélioration de l’offre des services, le renforcement de la demande grâce à des opérations de sensibilisation et de rattrapage, la coordination des acteurs, et la gestion globale du projet supervisée par l’Unité de Gestion de Record. Le projet repose sur une structure solide de pilotage et de coordination. Le financement est assuré par le C2D, représenté par des instances telles que le Comité d’Orientation et de Suivi, qui supervise la répartition sectorielle des ressources, et le Comité technique bilatéral, chargé du suivi technique et administratif. Ces instances sont soutenues par le Stade C2D, qui joue un rôle de secrétariat technique.

 Sur le terrain, le Comité de Pilotage du Projet (COPIL) fixe les orientations stratégiques et valide les plans d’action. L’Unité de Gestion du Projet, placée sous la tutelle du Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (Minddevel), s’occupe du suivi technique et financier, en collaboration avec l’Opérateur Civipol. Basé à Bafoussam, ce dernier garantit la gestion opérationnelle et fournit une assistance technique pour renforcer l’efficacité des dispositifs dans les communes bénéficiaires de la région de l’Ouest.

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