jeudi, mai 21, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 113

Marchés des capitaux : Le Minfi aux USA pour renforcer la confiance des investisseurs

0

Du 12 au 14 mars 2025, une délégation d’experts gouvernementaux en économie et en finances, conduite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a entrepris une mission cruciale aux États-Unis. L’objectif : présenter la vision économique du Cameroun, ses réformes et ses opportunités d’investissement aux investisseurs internationaux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), qui trace les engagements du pays sur les plans économique, social et environnemental pour la prochaine décennie. À travers ce document stratégique, le Cameroun s’engage à intégrer les principes du développement durable dans ses politiques publiques et ses stratégies d’investissement. « Il ne suffit pas de venir chercher de l’argent. Il faut également venir discuter avec ces investisseurs, leur faire savoir ce qui va, ce qui ne va pas. Euxmêmes ont énormément de questions à poser, car on ne prête de l’argent qu’à ceux que l’on connaît. Si vous êtes connus, on vous fait beaucoup plus confiance », a déclaré Louis Paul Motaze, insistant sur la nécessité d’un dialogue régulier avec les marchés financiers internationaux.

 ÉCHANGES FRUCTUEUX À NEW YORK ET BOSTON

Le roadshow, qui s’est tenu dans deux places financières majeures, New York et Boston, a permis de mettre en lumière les secteurs clés tels que les énergies renouvelables et l’environnement. Les discussions ont également porté sur la stabilité économique et politique du Cameroun, la transparence des réformes et la croissance durable. L’accent a été mis sur l’adoption des normes internationales en matière d’environnement, de gouvernance et de responsabilité sociale (ESG), offrant ainsi un cadre sécurisé et structuré aux investisseurs. Lors des échanges, le ministre des Finances a répondu aux préoccupations des investisseurs, notamment sur la situation de la dette publique. « On a présenté aux investisseurs la situation du pays, nos relations avec le Fonds monétaire international, les plus grands enjeux, les ambitions de la SND30, les ambitions du budget pour l’année 2025. Eux aussi, ils posent beaucoup de questions, notamment au sujet des problèmes de la dette. Heureusement, ils sont parfaitement au courant de la situation de l’endettement du Cameroun, qui est l’un des dix pays les moins endettés d’Afrique. Nous avons également abordé des problématiques précises, comme la reconstruction de la Sonara ou encore le départ de la banque française Société Générale. Nous avons clarifié notre position et expliqué notre stratégie », a-t-il précisé. Outre la dette, la question de la transition politique a été soulevée. Les investisseurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à d’éventuels troubles post-électoraux. « Nous leur avons fait comprendre que les élections ont toujours eu lieu, qu’il y en a eu il y a sept ans, et que les candidats attendent le scrutin. En cas de contestations, des institutions juridictionnelles existent pour y répondre. Notre administration est forte et nous pensons qu’il n’y aura pas de problèmes », a rassuré Louis Paul Motaze.

AMÉLIORER LA PERCEPTION GLOBALE

Ce non-deal roadshow constitue une opportunité unique de renforcer la confiance des investisseurs et d’attirer des capitaux à long terme sous des conditions favorables. Il devrait également avoir un impact positif sur la notation financière du pays et améliorer la perception globale du Cameroun sur les marchés internationaux. En favorisant la transparence et le dialogue, cette initiative a été saluée comme une avancée majeure vers la consolidation d’un climat de confiance durable entre le Cameroun et les investisseurs étrangers. Loin d’être une démarche isolée, cette tournée marque le début d’un engagement régulier avec les marchés. « Nous irons ensuite à Londres pour poursuivre ces échanges dès lundi prochain. L’objectif est d’avoir des entretiens fréquents, car on nous reproche souvent de venir chercher de l’argent et de disparaître. Cette fois, nous voulons inscrire nos relations dans la durée », a conclu le ministre des Finances. Avec cette approche proactive et stratégique, le Cameroun se positionne de manière compétitive sur la scène financière internationale et s’emploie à transformer ces rencontres en opportunités économiques concrètes.

Justice populaire : Encore deux personnes brûlées dans le Mayo-Tsanaga

0
Une des deux victimes

La scène est passée il y a trois jours, mais n’a été rendue publique que ce jour par le quotidien L’œil du Sahel. Le 17 mars 2025, deux hommes, la cinquantaine dépassée, ont été brûlés à Houbaré, dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Les deux victimes, Jacques Wague et un certain Farikou, étaient soupçonnés d’être des preneurs d’otages. On apprend d’une source locale que « quelques mois auparavant, ces deux hommes auraient  conduit une opération criminelle qui avait laissé des cicatrices profondes dans la communauté ». Rapportant des informations recueillies auprès de personnes ayant été au contact des faits du 17 mars dernier.

Selon le quotidien spécialisé dans les informations du Grand-Nord, « les villageois ont intercepté les suspects et les ont conduits à la chefferie de Bering pour qu’ils soient confrontés à leurs actes». Sauf que ce sont des corps calcinés qu’on a retrouvés plus tard. Des sources contactées par L’œil du Sahel ne s’accordent pas : « De sources proches de la chefferie de Bering, ces suspects ont été mis à la disposition des éléments de BIR (Bataillon d’Intervention rapide, Ndlr) en service dans cette localité. Après quoi, ces derniers ont été vu calcinés dans la brousse », rapporte le journal. Relayant une autre source qui indique que « certains disent qu’au lieu d’amener ces suspects auprès des éléments du BIR, les populations ont plutôt décidé d’en découdre avec eux, en les calcinant dans la brousse ». Alors que notre source locale rapporte que « d’autres disent par contre que les éléments du BIR ont tiré sur eux en brousse et les populations sont venues calcinés les cadavres ».

Le matériel saisi chez les « suspects »

Toujours est-il que ces deux individus ont été calcinés. Les circonstances de cette opération de brûlure restent à déterminer. Un acte qui survient alors qu’un précédent n’a pas fini d’alimenter la chronique nationale. En effet, le 2 mars dernier, deux chercheurs et leur guide ont été lynchés et brûlés vifs à Mbalda, un village de l’arrondissement de Soulédé-Roua, dans le même département du Mayo-Tsanaga. Cela survient dans un contexte marqué par des exactions de la secte terroriste Boko-Haram dans la région de l’Extrême-Nord et particulièrement dans le Mayo-Tsanaga, avec des atrocités d’une extrême violence. Ce qui a psychologiquement marqué les esprits, alors que les Forces de défense et de sécurité peinent à contenir ces assauts, malgré les moyens déployés. Avec l’appui des comités de vigilance. Du coup, les populations sont parfois promptes à se défendre à leur manière. Avec comme conséquences des dégâts collatéraux.

Cameroun-Grande Bretagne : L’UKEF pressentie pour le financement de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen

0

Dès le début de cette rencontre, le diplomate britannique a réaffirmé sa volonté de travailler étroitement avec le MINHDU. Comme l’a rappelé Célestine Ketcha Courtès dans son propos introductif, cette promesse de coopération s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de précédentes discussions. La délégation, composée des Directeurs généraux de l’UKEF, a ainsi porté une attention particulière au lot N°1 de la section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen.

Ce segment, qui s’étend de l’échangeur Ahala jusqu’au Carrefour Trois Statues, a été attribué à l’Entreprise Bun’s et constitue un élément majeur du projet. Profitant de la présence des hôtes britanniques, le Ministre a exposé d’autres axes de financement visant à dynamiser le développement urbain et rural. Outre le lot N°1, il a été question des voies de raccordement de la section rase campagne de l’Autoroute ainsi que de celles de la section urbaine. Le projet intègre également les lots T1, T2 et le pôle de développement de Nkong Nouma, relatifs à la Voie de Contournement de Yaoundé (VCY). Dans le même temps, le Coordonnateur du programme Mobilise Yourcity a présenté brièvement les aménagements envisagés dans diverses villes camerounaises, soulignant la capacité du programme à transformer le paysage urbain du pays. Pour rappel, la section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen s’étend sur 12,3 km. Elle relie l’échangeur Ahala, situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, à la Souspréfecture Tsinga, dans la commune de Yaoundé II, en passant par la « Poste centrale ». La première phase des travaux, entamée en août 2024, a déjà vu le lancement des travaux préliminaires.

Parmi les chantiers en cours, l’aménagement de la voie de déviation du Carrefour Trois Statuts, qui verra la construction d’un nouvel échangeur, occupe une place centrale. D’autres initiatives telles que le recalibrage du canal traversant le bois Saint Anastasie et la mise en place d’un site de relocalisation pour les vendeurs de meubles d’Olézoa à Nouvelle route Bastos viennent compléter ce vaste programme d’infrastructures. L’accord de principe entre Madame le Ministre et ses homologues britanniques ouvre la voie à un déploiement conjoint des projets évoqués. Ce partenariat, qui s’inscrit dans une vision à long terme pour le développement urbain et l’amélioration des infrastructures nationales, promet de transformer durablement le paysage économique et social du Cameroun. La rencontre du 11 mars 2025 marque ainsi un tournant déterminant dans la stratégie de modernisation des réseaux routiers et urbains du pays.

Télévision Numérique Terrestre : 10 ans d’attente et toujours rien !

0

Alors que la Cameroon Radio and Television (CRTV) célèbre ses noces d’émeraude (40 ans), de nombreuses voix s’élèvent parmi les Camerounais pour questionner l’avenir du projet de Télévision Numérique Terrestre (TNT), annoncé en grande pompe dès 2014. Cette interrogation prend tout son sens car, à ce jour, les citoyens se retrouvent toujours obligés de souscrire à des bouquets comme CANAL+ ou TNT AFRICA, entre autres, pour avoir accès à la CRTV et aux chaînes locales. L’ex-ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary avait même précisé la date de basculement le 17 juin 2015, selon l’accord de Genève signé en 2006 sous l’égide l’Union internationale des télécommunications (UIT), une organisation des Nations Unies dont le rôle est d’harmoniser le développement des télécommunications dans le monde. Mais, 10 ans après, le Cameroun n’a toujours pas effectué cette migration qui devait permettre aux citoyens de bénéficier de 12 chaînes réunies dans un bouquet gratuit soient 8 chaînes nationales et 4 chaînes internationales. Selon l’ancien ministre de la Communication, la migration du Cameroun vers la Télévision Numérique Terrestre permettra, à terme, d’économiser plus de 100 milliards de FCFA.

A l’occasion de la présentation du programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2023 à l’Assemblée nationale, le 19 novembre 2022, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a annoncé la reprise du projet de Télévision numérique terrestre (TNT) au Cameroun. «Dans le domaine de la communication, le gouvernement va s’atteler à […] la relance du projet de démarrage de la TNT dans le cadre d’une gestion intégrée. Il sera également question de redimensionner ce projet et, surtout, de rechercher les financements nécessaires à sa mise en œuvre», avait déclaré le chef du gouvernement. Cette migration incluait aussi la réhabilitation de la Crtv qui disposait depuis plusieurs années d’un outil obsolète, pour un coût global de 110 milliards de FCFA. Pang Xinxing, PDG du groupe chinois StarTimes a rencontré à Yaoundé le 13 mars 2025 le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, ainsi que le Directeur général de la CRTV, Charles Ndongo pour une fois de plus parler de ce projet TNT. Cette fois, l’opérateur chinois réclame au gouvernement une enveloppe d’environ de 14,2 milliards de FCFA qu’il avait investis au double plan technique et logistique pour permettre à l’office de radiodiffusion publique du Cameroun de produire le signal des différentes compétitions qu’a accueillies le pays depuis 2016, à commencer par la Coupe d’Afrique des nations (Can) féminine organisée cette année-là. Il y a ensuite eu le Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020 et, enfin, la Can masculine organisée dans 6 villes du Cameroun début 2022. Le rapport 2022 de GSMA assure que malgré les mesures prises pour faire avancer la migration numérique, celle-ci semble actuellement ralentie. Car, elle a rencontré des difficultés en raison de contraintes financières et des difficultés à négocier avec StarTimes. Par conséquent, rendu à juillet 2022, le Cameroun reste dans la phase de simulation et n’a pas de date limite définie pour la TNT. Cependant, précise ce rapport, le Cameroun a réussi à réaffecter des parties des fréquences du projet de TNT aux principaux opérateurs de téléphonie mobile que sont MTN, Orange en 2015 et Camtel en 2019. Chaque opérateur a reçu 30 MHz de spectre, le reste du spectre étant placé en réserve pour une utilisation future.

Eswatini-Cameroun : le nul au goût de défaite pour les Lions

0

C’est le nul vierge qui a sanctionné le match Eswatini-Cameroun de ce 19 mars 2025. Les deux sélections se sont séparées sans avoir jamais trouvé le chemin des filets. Et pourtant le Cameroun avait tôt donné des frayeurs sur ce centre de Bryan Mbeumo placé sur la transversale adverse à la 15ème minute. Les Lions indomptables donnaient ainsi l’alerte d’une envie de gagner, sans suite. La première partie se terminera sans lus rien de consistant à se mettre sous la dent.

La reprise verra une sélection un peu plus ambitieuse, avec l’entrée de Namasso pour sa première sélection sous le maillot des Lions indomptables. Le Camerouno-britannique montrera de belles intentions, sans aller plus loin que cette balle qu’il plaça au-dessus de la transversale. Tout comme Vincent Aboubakar dont le coup de tête a été dévié par le portier éswatinien. Ou encore Carlos Baléba dont la reprise a rasé le poteau gauche adverse. André Onana aura lui-même essayé une intention offensive qui a failli surprendre son vis-à-vis. Autant de bonnes intentions trahies par des maladresses.

Les Lions indomptables accuseront certainement le manque de préparation. Eux qui sont arrivés en terre sud-africaine quelques heures seulement avant la rencontre. Juste le temps de se reposer et descendre dans l’arène. Faute pour la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), d’avoir pris des dispositions sur le plan administratif, pour un séjour à la régulière de la sélection nationale. Les Lions indomptables qui retournent au pays cette nuit-même, affrontent la Libye mardi prochain. Un adversaire qu’il faudra prendre au sérieux tant les Guerriers de la Méditerranée sont 2ème du groupe, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Dénouement : Le sous-préfet d’Idabato libéré

0

Roland Ewane est enfin libre. Le sous-préfet d’Idabato est en route pour Yaoundé. La nouvelle est tombée en cette mi-journée, diffusée par le poste national de la Crtv, la radio nationale, dans son journal de la mi-journée. Rien n’est précis sur les conditions de libération du patron de l’administration territoriale dans cette ile de la région du Sud-Ouest. Toujours est-il que l’homme est entre les mains de l’armée camerounaise.

C’est un ouf de soulagement pour la famille de Roland Ewane. Enlevé le 1er octobre 2024 par des hommes armés présentés comme des pirates nigérians, le sous-préfet d’Idabato a souffert entre les mains de ses ravisseurs qui exigeaient de fortes sommes d’argent en contrepartie de sa libération. Face à un silence assourdissant de l’Etat, la famille avait entrepris des négociations en vue de a libération de Roland Ewane. Alors que le Premier ministre n’avait pas pu recevoir l’épouse de Roland Ewane, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), supérieur du sous-préfet, avait invité la pauvre dame à s’en remettre à la prière. Une épreuve difficile tant les moyens collectés par la famille s’avéraient insuffisants, et les ravisseurs menaçaient d’exécuter le sous-préfet. Après un peu plus de cinq mois de détention, l’otage a été libéré.

Pour mieux comprendre: Le sous-préfet d’Idabato enlevé

Orange Cameroun : plus de 1300 milliards investis en 25 ans

0

Les fonds ont été alloués dans divers secteurs notamment pour renforcer l’inclusion numérique,  améliorer les infrastructures, le développement durable… avec près de 1500 milliards de FCFA de recettes pour l’Etat.

Le groupe Orange  célèbre ses 25 ans de présence au Cameroun. En chiffres, l’entreprise de télécommunications dit avoir consacré une part importante de ses ressources dans l’investissement. Depuis son installation dans le pays sous la dénomination de Mobilis en 2000, le géant des télécommunications déclare avoir investi plus de 1300 milliards de FCFA ces 25 dernières années.  «  C’est un investissement qui est à la mesure de notre engagement à impacter positivement et durablement la trajectoire digitale du Cameroun. Ce même engagement se traduit en termes de contributions au budget de l’État à une valeur cumulée sur les 25 ans de près de 1500 milliards de FCFA », révèle Patrick Benon, le DG d’Orange Cameroun.

Dans le détail, les fonds ont été investis dans divers domaines. Dans la santé, une trentaine de maternités ont été réalisées sur l’ensemble du territoire national. Dans l’éducation, 32 écoles numériques  ont été créées, 11 écoles primaires  habilitées et 8 villages orange installés à travers le pays. « L’objectif d’un village Orange est de favoriser l’accès à l’éducation et au de santé dans les zones reculées en construisant dans une même localité une  école, un point d’eau et un centre de santé. Ce programme a impacté à date plus de 40 000 camerounais dans 8 régions différentes du pays », renseigne Patrick Benon.

 L’un des  investissements majeurs d’Orange Cameroun est son datacenter  considéré comme le plus grand en Afrique Centrale  et de l’ouest. Situé  au quartier Makepe à Douala, il est bâti sur une superficie de 1040m2  contre 750 m2 pour le Sénégal et 300m2 pour la côte d’Ivoire.

Plus de 2 milliards de FCFA pour la transition solaire 

Orange Cameroun est engagé dans le respect des Objectifs pour le Développement Durable.  La filiale locale du groupe s’est notamment fixée pour objectif de restaurer 1000 hectares de mangrove à l’horizon 2030.  Plus de 240 hectares de mangroves sont déjà reboisés à date et  plus de 600000 arbres plantés. S’agissant du climat,  près de 2 milliards de francs CFA ont été investis dans la transition solaire.

Quant à la création d’emplois, plus de 3000 jeunes ont été formés grâce à Orange Digital Center, plus de 60 certifications professionnelles offertes gratuitement, plus de 950 emplois facilités. De même,  près de 40 start-up ont été accompagnées.  Et s’agissant de l’entrepreneuriat féminin,  Orange a déjà fait 222 bénéficiaires du prix Coup de cœur au féminin pour une valeur de 42, 6 millions de francs  CFA.  

De plus, avec un réseau de 19 agences sur le territoire, 500 franchises  conteneurs et kiosques, l’entreprise est à l’origine de plus de 210 000 emplois  pour  la distribution de ses produits. Ces dernières années, Orange s’est par ailleurs engagé à mobiliser au moins 30 milliards chaque pour des investissements visant à améliorer ses infrastructures, par ricochet la qualité du service.

 Réaction

 Patrick BENON, DG Orange Cameroun

 « Nous voulons atteindre 100% de taux de couverture réseau »

«Les  38 écoles numériques Orange ont accueilli plus de 10 mille enfants depuis la création de ce programme dont le but est de mettre à disposition des contenus éducatifs sous forme numérique pour les élèves.  Grâce à Orange Digital Center, ce hub d’excellence  et d’inclusion numérique, et à ses déclinaisons déployées dans les universités du Cameroun, ce sont plus de 3000 jeunes qui ont  été formés plus de 950 emplois créés, plus de 200 millions de FCFA qui ont été levés  par les start-up accompagnées.

 Nous avons voulu au cours des 25 années passées, ne pas être qu’une société de télécommunications.  Nous avons été également une société qui a déployé  une stratégie sociétale d’entreprise. Nous avons lancé notre fondation Orange Cameroun qui a accompagné les communautés qui sont dans le besoin. Nous avons lancé Orange digital center pour accompagner les jeunes à entreprendre dans le digital. Pour les 25 prochaines années nous voulons encore donner une meilleure qualité de service aux populations.  Nous couvrons plus de 90% de la population.  Malheureusement nous ne couvrons pas encore 100%. Donc nous avons  cette volonté d’aller plus loin, dans les zones où il n’y a pas de réseau aujourd’hui pour fournir la communication. »

Le Cameroun enregistre un recul de l’indice de liberté économique de la Heritage Foundation

0

Par Henri Kouam, Directeur exécutif Institut camerounais de politique économique (CEPI)

Introduction

Les pays considérés comme « économiquement libres » ont tendance à obtenir de meilleurs résultats et à attirer des investissements qui leur permettent de se développer beaucoup plus rapidement. Ces pays disposent également d’un plus grand bassin d’entrepreneurs, car il y est plus facile, plus rapide et plus efficace de gérer une entreprise. La Fondation Heritage publie chaque année un indice de liberté économique, qui établit une corrélation positive entre liberté économique et progrès.

L’Indice de liberté économique de la Fondation Heritage fournit une évaluation complète de l’environnement économique des pays, basée sur quatre piliers : l’État de droit, la taille de l’État, l’efficacité réglementaire et l’ouverture des marchés. Cet article analyse la performance du Cameroun dans l’indice sur la base de ces quatre indices. Globalement, le Cameroun a perdu 1,5 point pour atteindre 52,1 points en 2025, contre 75 pour Maurice, le pays africain le mieux classé.

  1. État de Droit: cet indice comprend les droits de propriété, les droits judiciaires et l’intégrité du gouvernement. Avec 31 points, les droits de propriété au Cameroun sont entravés par la faiblesse des mécanismes d’application, la corruption et un système juridique complexe qui sape la confiance des investisseurs et des entrepreneurs. Il est important de noter que les droits de propriété sont essentiels à une économie florissante. Maurice est classée avec 86,4 points. L’efficacité du système judiciaire est entravée par les retards, la corruption et le manque d’indépendance. Le Cameroun a obtenu 10 points tandis que l’ île Maurice a obtenu 81 points. La corruption est néfaste pour la croissance économique et le classement de l’intégrité du gouvernement du Cameroun s’établit à 20,7 points contre 53,2 points à Maurice.
  • Taille du gouvernement : Au Cameroun, les impôts sont nombreux et peuvent entraver la liberté économique. Cependant, le régime fiscal actuel exclut tout impôt pour les nouvelles entreprises pendant une période de 3 ans et pour les investisseurs locaux et internationaux pendant 10 ans. Compte tenu des besoins de développement du Cameroun, aucun scénario ne permet de croire qu’un impôt inférieur à 25 % stimulera un développement durable et inclusif. Le Cameroun se classe à 72,9 points contre 89,8 % pour l’île Maurice. Cependant, l’île Maurice compte 1,3 million d’habitants contre 30 millions pour le Cameroun. Par conséquent, les impôts ne devraient être abaissés à 25 % que lorsque plus de 70 % de la population sera employée dans le secteur privé, car le faible impôt sur les sociétés sera remplacé par un impôt sur les plus-values. Des recherches antérieures sur le CEPI montrent que les dépenses publiques peuvent évincer la consommation privée et nous partageons donc l’avis de la Heritage Foundation sur ce point. Le Cameroun se classe à 91,2 points contre 81 points pour l’île Maurice. La dette du Cameroun est en baisse, mais le risque de surendettement persiste, d’où la nécessité d’investissements stimulant la productivité et d’objectifs quantifiables en matière d’infrastructures et de développement du capital humain.
  • Efficacité réglementaire :La lourdeur des réglementations et les obstacles bureaucratiques freinent l’entrepreneuriat, et la lourdeur de la réglementation rend difficile la création et l’exploitation d’une entreprise. La réglementation du marché du travail au Cameroun s’améliore très lentement, alors que le Cameroun fait partie d’un bloc, de sorte que sa politique monétaire ne peut être indépendante. Si nous convenons que l’autonomie monétaire confère certains avantages, la politique monétaire est indépendante du contrôle politique, ce qui lui confère une certaine légitimité. En ce qui concerne l’environnement des affaires, la liberté du travail et la liberté monétaire, le Cameroun se classe respectivement à 48,8, 46,5 et 73,7, contre 82,9, 69,3 et 62,4 pour Maurice.
  • Ouverture du marché: Les barrières commerciales du Cameroun affectent son score de liberté commerciale, mais il est important de noter que les barrières non tarifaires telles que l’étiquetage, l’emballage, les limites de produits chimiques et de traces protègent toutes la santé des consommateurs.

Il est important de rendre la conformité moins coûteuse et accessible aux exportateurs, et non de supprimer ces mesures. La réglementation camerounaise sur les jus importés, par exemple, est similaire à celle de pays comme le Japon, l’Égypte et la Corée du Sud. La réglementation camerounaise sur les changes devrait être clarifiée et limiter les obstacles bureaucratiques et les délais d’attente afin de stimuler l’investissement. Le secteur financier devrait être rendu plus inclusif grâce à une application permettant aux utilisateurs d’acheter et de vendre des actions numériquement sans tiers, et une plus grande transparence des institutions financières améliorera le flux de crédit aux entreprises. En matière de commerce, d’investissement et de liberté financière, le Cameroun est classé 57,2, 30 et 50, contre 87,4, 70 et 70 pour Maurice respectivement.

L’Institut camerounais de politique économique (CEPI) reconnaît qu’il faut redoubler d’efforts pour garantir l’indépendance économique du Cameroun. Cependant, les récentes réformes visant à stimuler la croissance et le développement du secteur privé pourraient avoir un impact positif sur son classement dans les années à venir. Le CEPI propose trois réformes urgentes :

  • Numérisation :Personne ne devrait avoir à se rendre dans un bureau public pour un service autre que les procédures KYC. Particuliers et entreprises devraient pouvoir déclarer et payer leurs impôts en ligne en toute simplicité. En cas de changement d’emploi, payer ses impôts au Cameroun peut s’avérer compliqué ; des améliorations sont donc nécessaires.
  • Impôts :Les impôts obligatoires devraient être réduits pour les nouvelles entreprises. Bien qu’exonérées d’impôt sur les sociétés, elles devraient bénéficier d’un taux réduit. Après tout, chacun devrait contribuer au ramassage des déchets et à l’éclairage public. La collecte des impôts locaux devrait être numérisée.
  • Faire respecter les droits de propriété :Les droits de propriété doivent être respectés, et des avis juridiques et un mécanisme de plainte doivent être mis en place pour garantir que les droits des femmes, en particulier, ne soient pas menacés. Le droit coutumier doit être clairement relégué au second plan et les délais d’attente doivent être réduits afin d’assurer une plus grande efficacité et une baisse des coûts pour les entreprises.
  • Accélération de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) :Le Cameroun doit faciliter la conformité des entreprises aux normes locales et internationales. Par exemple, l’utilisation des données de l’Observatoire africain du commerce permettra aux entreprises de mieux connaître les exigences d’exportation de tous les produits destinés aux pays africains. Toutes les exigences de santé et de sécurité pour les produits frais et les produits animaux qui protègent la santé des consommateurs doivent être respectées, mais les entrepreneurs doivent d’abord être informés de ces processus afin de réduire les coûts de conformité. La CEPI appelle les décideurs politiques à élaborer un plan d’action et à communiquer régulièrement sur la mise en œuvre de la ZLECA.

En conclusion, la performance du Cameroun dans l’Indice de liberté économique met en évidence des défis importants pour la plupart des indicateurs. Remédier à ces problèmes par des réformes qui renforcent l’État de droit, réduisent l’intervention de l’État, améliorent l’efficacité réglementaire et favorisent l’ouverture des marchés est essentiel pour favoriser une croissance économique durable et améliorer le bien-être de ses citoyens. Il est important de noter que certaines réformes ont été mises en place pour alléger le fardeau des nouveaux entrepreneurs, mais les décideurs politiques doivent numériser les services publics et accélérer la mise en œuvre du libre-échange.

Elevage : la peste porcine déclarée dans la région du Nord

0

«Dans le cadre de la lutte préventive contre la propagation de la peste porcine africaine dans la région du Nord, et compte tenu de l’existence de foyers déclarés de ladite maladie dans l’arrondissement de Garoua II, il est instauré, à compter de la date de signature du présent arrêté, des mesures de veille sanitaire », peut-on lire dans une décision signée le 21 février 2025 par Abate Edi’i, gouverneur de la région du Nord. Par cette déclaration, l’autorité administrative confirme officiellement la présence de la Peste Porcine Africaine (PPA) dans l’arrondissement de Garoua II, situé dans le département de la Bénoué. Confrontée à la menace grandissante de cette maladie, la collectivité a mis en place une série de mesures de veille sanitaire visant à contenir la propagation et à protéger l’ensemble du secteur agro-pastoral régional. Dans le cadre de la lutte préventive contre la propagation de la PPA, le gouverneur a instauré plusieurs mesures strictes : la circulation et le transit des porcs ainsi que de leur viande sont interdits dans la région et à ses frontières, y compris à l’aéroport de Garoua, afin de limiter la mobilité des vecteurs potentiels du virus ; les porcs ne doivent plus divaguer dans les zones touchées ; les marchés, foires dédiés aux porcs ainsi que la vente publique de viande de porc sont suspendus pour réduire les risques de contagion ; et les détenteurs de porcs ont l’obligation de déclarer leurs effectifs, leur état de santé et leur origine aux services vétérinaires compétents. Enfin, les éleveurs doivent participer aux programmes de prévention établis par les autorités pour être formés aux bonnes pratiques sanitaires.

 UN DISPOSITIF D’EXÉCUTION RIGOUREUX

Ces mesures, déployées par les services techniques de la Direction Régionale de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, reposent sur la loi du 16 avril 2001. Le gouverneur précise que toute infraction aux dispositions de l’arrêté exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur. Les autorités administratives, municipales et traditionnelles, ainsi que les forces de maintien de l’ordre, ont reçu pour mission d’assurer l’exécution effective de ces mesures. Le dispositif a été conçu pour être appliqué de manière coordonnée et rigoureuse, garantissant ainsi une réponse rapide et adaptée face à ce risque sanitaire majeur. La déclaration d’infection par la PPA et la mise en place de ces mesures de veille sanitaire illustrent la volonté des autorités locales d’agir rapidement pour protéger l’économie locale et la santé publique. La découverte de la peste porcine en 2010 avait conduit à l’abattage de 26 000 porcs, plongeant plus de 800 éleveurs dans le désespoir et entraînant des pertes économiques considérables.

 Selon une récente étude réalisée par le cabinet londonien Trends & Poor, le marché du porc au Cameroun pesait 231 milliards de FCFA en 2024. À la faveur d’une croissance annuelle estimée à 9% chaque année, ce marché devrait peser 490 milliards de FCFA d’ici l’année 2030. Cette croissance devrait être tirée par les régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest, qui représentent à elles seules environ 71% du marché local du porc en 2024.

Drame de Souledé-Roua : Les corps des deux chercheurs et leur guide exhumés

0

Les corps des trois victimes du drame de Mbalda ont été exhumés ce vendredi 14 mars 2025. Sur autorisation du procureur de la République, et en présence des autorités administratives, les corps de Frédéric Mounsi, Bienvenue Bello et Oumarou Kabaly, ont été sortis des terres du cimetière de Roué, « pour complément d’enquêtes». On apprend que deux commissions d’enquête sont constituées à cet effet. On devrait davantage en savoir sur les circonstances de l’assassinat de ces trois Camerounais dont les images véhiculées sur les réseaux sociaux, ont laissé découvrir une mort tragique par calcination, après une dure épreuve de torture.

Pour mieux comprendre: Mayo-Tsanaga, fin tragique de deux chercheurs

Les dépouilles ou ce qu’il en reste, seront par la suite remises aux familles concernées. Lesquelles avaient fait un sit-in dans les Services du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord le 10 mars dernier, pour exiger que les corps soient exhumés et remises aux familles, et que justice soit rendue. Les obsèques seront prises en charge par l’Etat, sur instruction du président de la République, apprend-on d’Ibrahim Yiche, jeune leader politique.

Cela se passe pendant que vingt personnes ont été arrêtées, pour les besoins d’enquête. Ces suspects sont été interpellés dans les villages Mbalda et Fogom.

Sur le même sujet

Drame de Souledé-Roua: Voici les 20 personnes interpellées

Drame de Souledé-Roua: Arrestations massives à Mbalda et Fogom

- Publicité -
Google search engine