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Narcisse Mouelle Kombi : Le test des chantiers de la Can

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C’était prévisible. Après le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 au Cameroun, Paul Biya se devait de trouver une astuce pour mettre un terme à la discorde née entre Bidoung Mkpatt et Ferdinand Ngoh Ngoh. S’il a promu son secrétaire général au rang de ministre d’Etat, le chef de l’Etat a opéré un changement de siège entre le ministre des Sports et son collègue des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi. Un mouvement de chaise musicale qui sonne un peu comme une sanction envers le désormais ex-patron camerounais des Sports dont la responsabilité aurait été établie parmi les causes du retrait de l’organisation de la CAN 2019 au pays des Lions Indomptables. On lui reproche notamment d’avoir été très peu actif sur le terrain des chantiers de la compétition. Son remplaçant n’a pourtant pas grand-chose à voir avec les milieux du sport. Narcisse Mouelle

Kombi est en effet un universitaire et écrivain qui a trois mois pour clore définitivement le dossier lié à la construction des futures infrastructures sportives. Mais qui devra également veiller à la bonne marche du mouvement sportif national. Devenu en mai 1993, enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Yaoundé II, il sera tour à tour assistant, chargé de cours, maître de conférences puis professeur titulaire. Chargé d’études au Secrétariat Général de la Présidence de le République (1995 – 2003), puis doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Douala (2003 – 2005), directeur de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (2005 – 2012), Il devient Conseiller spécial à la présidence de la République avant d’être nommé ministre des Arts et de la Culture le 2 octobre 2015. Rarement impliqué dans le domaine des sports, c’est donc un tout nouveau monde qu’il s’apprête à découvrir.

Source: Défis actuels

Bidoung Mkpatt : Enfin dans son domaine, la culture

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Il est l’un des rares ministres nommés le 4 janvier dernier dans son domaine de prédilection. Artiste comédien et dramaturge, connu pour ses multiples sketchs à succès de « Mini Pampam », Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt devrait se sentir chez lui au ministère des Arts et de la Culture. Même si son départ du ministère des Sports sonne comme une sanction, après le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football 2019 au Cameroun. Sa responsabilité en qualité de président du Comité local d’organisation (Cocan) a été établie dans les causes de cet échec. S’il n’a pas lésiné sur les moyens de mettre un coup d’accélérateur dans la préparation de la CAN féminine de 2016 (pression dans les chantiers, retrait de marché à l’entreprise chinoise Sinohydro pour résultats insuffisants etc.), Bidoung Mkpatt n’a pas fait montre de la même détermination cette fois-ci. Pour le voir dans les chantiers ou dans les salles de réunions avec les représentants d’entreprises ou des Commissions, il fallait attendre la veille d’une visite d’inspection de la CAF. Or, la montre a tourné. Mais Bidoung Mkpatt ne quitte pas le gouvernement pour autant.

Né le 16 novembre 1953 à Nanga Eboko, il a été directeur de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (Injs). Il devient ensuite ministre de la Jeunesse et des Sports du 18 mars 2000 au 23 avril 2004. Auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Théâtre et développement culturel au Cameroun, La veste de fer, Les Charognards, Les Malicieuses ou Les femmes capables, Bidoung Mkpatt fête son retour dans le gouvernement à la faveur du remaniement de 2011 au poste de ministre de la Jeunesse et de l’Education civique avant de devenir en octobre 2015 ministre des Sports. Homme politique, il exerce la fonction de chargé de relation avec les femmes et les jeunes au sein du parti au pouvoir, le Rdpc.

Joseph Dion Ngute : Maître d’œuvre des grandes opportunités

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Le nouveau premier ministre du Cameroun

Joseph Dion Ngute n’est pas prêt d’oublier sa première semaine de l’année 2019. Le 2 janvier, sa résidence d’Ekondo-Titi, son village a été ravagée par les flammes. Un incendie imputé aux séparatistes anglophones qui sèment la terreur dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Et en fin d’après-midi du 4 janvier, le chef de Paul Biya le nommait Premier ministre.Paul Biya l’a convoqué en personne pour lui annoncer la nouvelle en premier. « Le président de la République m’a convoqué et il m’a dit qu’il m’avait choisi comme son prochain Premier ministre », a confié le promu au micro de la Crtv. « Sachant que la tâche est élevée et difficile, je lui ai promis de donner le meilleur de moi-même ». Il devra entre autres missions à la Primature, coordonner l’action gouvernementale et piloter la mise en œuvre de la politique des grandes opportunités du nouveau septennat du chef de l’Etat.
De la présidence à la primature
Comme le veut la tradition depuis trois décennies en effet, Dion Ngute Joseph, 64 ans,est un ressortissant de la zone anglophone du pays notamment de la région du Sud-Ouest. Ilremplace Philemon Yang, qui, nommé le 30 juin 2009 a battu le record de longévité à ce poste où il a passé près de neuf années. Le désormais ex-chef du gouvernement cède pourtant sa place à un juriste au parcours éloquent. Titulaire d’un doctorat en droit de l’université anglaise de Warwick en 1982, il entame sa carrière à l’université de Yaoundé II deux ans plus tôt. Il devient le numéro deux du Centre National d’Administration et de Magistrature (Cenam) en 1986, puis dirige l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) le 11 mars 1991. A la faveur d’un remaniement ministériel le 7 décembre 1997, Joseph Dion Ngute entre dans le gouvernement comme ministre délégué auprès du ministre des Relations Extérieures en charge du Commonwealth. Un poste que ce militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir) occupe pendant pratiquement deux décennies. Lui qui aura eu l’occasion de défendre les intérêts du Cameroun au niveau international en ses qualités de membre de la Commission Cameroun – Nigeria et du Conseil des droits de l’Homme aux Nations-Unies. Promu au poste de ministre chargé de mission à la présidence de la République le 2 mars 2018, Joseph Dion Ngute aura mis peu de temps à gagner davantage la confiance du chef de l’Etat.
Source : Défis actuels

Gouvernement : L’équipe Dion Ngute du 4 Janvier 2019

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– Premier ministre : Dion Ngute Joseph
-Ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République : Ferdinand Ngoh Ngoh
-Ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur : Jacques Fame Ndongo
-Ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur : Fame Ndongo Jacques
-Ministre délégué à la présidence de la République chargé des Marchés publics : Talba Malla Ibrahim
-Ministre délégué à la présidence de la République chargé des relations avec les Assemblées : Wakata Bolvine
-Ministre de l’Agriculture et du Développement rural : Mbairobe Gabriel
-Ministre des Arts et de la Culture : Bidoung Kpwatt Pierre Ismaël
-Ministre de la Communication : Sadi René
-Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières : Eyebe Ayissi Henri
-Ministre de l’Education de base : Monsieur Etoundi Ngoa Laurent Serge
-Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Issa Tchiroma
– Ministre de l’Habitat et du Développement urbain : Courtes Née Keutcha Célestine
-Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique : Dodo Ndoke Gabriel
-Ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de
l’Artisanat : Bassilekin III Achille
-Ministre de la Santé publique : Manaouda Malachie
-Ministre des Sports et de l’Education physique : Mouelle Kombi Narcisse
-Ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Garde Des Sceaux : Momo Jean De Dieu
-Ministre délégué auprès du ministre des Transports : Njoya Zakariaou
-Ministres chargés de mission à la présidence de la République : Ghoghomu Paul Mingo et Ndong Soumhet Benoit
-Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education de base : Madame Kilo Vivian Asheri

Can 2019 : L’Egypte remplace le Cameroun

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L’Egypte organisera la Coupe d’Afrique des nations (Can) Total 2019. Ainsi en a décidé le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) réuni ce 8 janvier 2019 à Dakar au Sénégal. Le pays des Pharaons a été préféré à l’Afrique du Sud. « On a donné la Can à l’Egypte par rapport à l’étude, à l’évaluation que Roland Berger nous a faite. On a vu que les deux candidatures sont potentielles ; mais l’Egypte a un avantage particulier parce que le gouvernement entier s’engage : ils ont déjà un budget pour l’organisation de la Can », justifie Ahmad Ahmad, le président de la Caf. On sait que l’Afrique du Sud qui avait également postulé pour la reprise de l’organisation de la 32ème Can de football, devait attendre le quitus du parlement, pour éventuellement élaborer le budget de ladite organisation prévue du 15 juin au 13 juillet 2019.

Le rêve pour le Cameroun de sauver sa Can 2019 s’est définitivement volatilisé. Le pays devra désormais espérer qu’Ahmad Ahmad et le Comité exécutif de la Caf tiennent leur parole. Alors que l’improbabilité de la candidature de l’Afrique, le retrait du Maroc initialement annoncé comme solution de rechange, avaient permis au gouvernement camerounais de garder espoir. Certaines pontes du régime parlant même d’une diplomatie souterraine du régime Biya qui faisait son effet. Il n’en sera rien. Sauf rebondissement, c’est en Egypte que la prochaine Can sera jouée.

Le Cameroun, lui, continue de dépendre d’autres acteurs et facteurs pour pouvoir jouer cette Can. Les Comores ayant saisi le Tribunal arbitral du sport pour exiger l’application complète de la réglementation au sujet du retrait d’une compétition à un pays. Notamment la disqualification du Cameroun. Ce que le président de la Caf refuse d’appliquer, pour des raisons extra juridiques. En l’occurrence « l’engagement personnel du président » camerounais pour cette Can, a souligné Ahmad Ahmad. Et même l’organisation de la prochaine Can, n’est pas encore entre les mains de Paul Biya. Le Comité exécutif de la Caf souhaite voir le déchu d’aujourd’hui s’en consoler. Mais tout dépendra de la Côte d’ivoire dont la fédération de football a déjà attaqué au TAS, le glissement annoncé par la Caf. Laquelle a souhaité que le pays des Eléphants abrite l’édition de 2023 initialement attribuée à la Guinée et que cette dernière organise 2025.

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Gouvernement : Paul Biya redistribue les mêmes cartes

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L'homme a su garder le sourire (Photo d'archives)

Trois heures après la nomination d’un premier ministre, Paul Biya a lâché le gros morceau. Un nouveau gouvernement. Mais le changement de tête n’a pas été de véritable effet sur le corps du gouvernement. 12 entrées, mais très souvent pour les seconds rôles : Achille Bassilekin III récemment nommé secrétaire général du ministère des Postes, est promu ministre des Petites et moyennes entreprises, en remplacement de Laurent Serges Etoundi Ngoa qui est muté à l’Education de base. Célestine Ketcha Courtès remplace sociologiquement Jean Claude Mbwentchou à l’Habitat et au développement urbain. Ibrahim Talba Mala également, en lieu et place d’Abba Sadou. Gabriel Mbairobe, l’ancien président de Coton sport de Garoua, hérite de l’Agriculture. Comme secrétaire d’Etat à l’éducation, Vivian Kilo Asheri trouve place dans le navire. On y retrouve également Wakata Bolvine, Jean de Dieu Momo (délégué à la Justice), Njoya Zakariaou (secrétaire Etat aux Transports), Manaouda Malachie (Santé publique), Gabriel Dodo Ndoke (Mines et développement technologique)

Ainsi, ce sont également 12 sorties qui sont enregistrées, si l’on y ajoute le Premier ministre : Abba Sadou, Youssouf Adjidja Alim, Amadou Ali, Koung à Bessike, Zacharie Perevet, André Mama Fouda, Ernest Ngwaboubou, Amadou Moustapha, Jean Pierre Fogui, Mefiro Oumarou et Jean Claude Mbwentchou. Le premier était jusqu’ici ministre délégué à la présidence de la République en charge des marchés publics. La seconde ministre de l’Education de base. A ce dernier département, Paul Biya a tout balayé. Benoït Ndong Soumhet qui officiait comme secrétaire d’Etat, s’en va à la présidence de la République comme chargé de mission, accompagné de Paul Ghoghomu, jusqu’ici directeur du cabinet de l’ancien Premier ministre Yang Philemon. Amadou Ali qui se bat contre la maladie depuis plusieurs années, ira se reposer en cédant le fauteuil de ministre délégué à la présidence en charge des relations avec les Assemblées, à François Wakata Bolvine. Jacqueline Koung à Bessike, Zacharie Perevet et Jean Claude Mbwentchou retournent également au village.

Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt (ex ministre des Sports et de l’éducation physique) et Narcisse Mouelle Kombi (ex ministre des Arts et de la culture) permutent de postes, pendant qu’Issa Tchiroma et René Sadi ont mutés. Le premier quitte la communication qu’occupe le second. L’ancien patron de la communication va à l’Emploi et la formation professionnelle.  Henry Eyebe Ayissi quitte l’Agriculture pour les cadastres et les affaires foncières.

Les ministres sortis du navire

1. Amadou Ali, ex-ministre délégué à la à la présidence de la République chargé des relations avec les assemblées
2. Jean Claude Mbwentchou, ex-ministre de l’habitat et du Développement urbain
3. André Mama Fouda, ex-ministre de la Santé publique
4. Ernest Ngwaboubou, ex-ministre des Mines, de l’industrie et du Développement technologique
5. Youssouf Adjidja Alim, ex-ministre de l’éducation de base
6. Amadou Moustapha, ex-ministre chargé de missions à la présidence de la République
7. Jacqueline Koung A Bissike, ex-ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières
8. Zacharie Perevet, ex-ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle
9. Abba Sadou, ex-ministre des Marchés publics
10. Jean Pierre Fogui, ex-ministre délégué au ministère de la Justice.
11; Mefiro Oumarou, ex-ministre délégué auprès du ministre des Transports.
12. Philémon Yang, 1er ministre

Gouvernement : Joseph Dion Ngute, nouveau premier ministre

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Depuis ce 04 janvier 2018, Joseph Dion Ngute est le nouveau Premier ministre de la République du Cameroun. L’ancien ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures en charge des relations avec le Commonwealth remplace Yang Philémon qui était en poste depuis 2009. Cette nomination survient au lendemain de l’incendie de la maison du nouveau promu à Bagongo Barombi, à Ekondo Titi par des hommes armés que le gouvernement soupçonne d’être des membres des Amba boys, le mouvement sécessionniste luttant pour la séparation des régions traditionnellement anglophones du Cameroun. Paul Biya déjoué ainsi les pronostics qui voyaient un certain Paul Elung Che, secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Pour autant, le nouveau patron de l’Immeuble Etoile sort de l’antichambre de la Présidence. Lui qui était ministre chargé de mission à la présidence de la République.

C’est la fin de neuf années de leadership de Yang Philemon. Le natif d’Oku dans le Nord-ouest aura battu un record de longévité à ce poste. Lui que d’aucuns voyaient passer comme un éclair du fait de son “manque de poigne”. Ce qui a affaibli l’homme aux yeux des hommes de son équipe. Beaucoup de ministres se sont souvent rebellés, en manifestant parfois sur la place publique leur irrévérence à l’endroit de leur chef. Et Paul Biya a pris soin de sanctionner tous les non-alignés en 2015. Entre autres, Ama Tutu Muna, Patrice Amba Salla, Essimi Menye,… Avant de rappeler deux ans plus tard la fille de Salomon Tandeng Muna, au sein de la Commission du bilinguisme et du multiculturalisme. Entre temps, l’homme à qui Paul Biya avait confié la résolution de la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, a reçu les pleins pouvoirs du faiseur de rois. Depuis lors, Yang Philemon est devenu un homme respecté de ses hommes. Jusqu’à ce 4 janvier 2019.
Né le 12 mars 1954 à Bongongo Barombi dans le département du Ndian de la région du Sud-Ouest, Joseph Dion Ngute est un pur produit de l’école camerounaise. Après le Gce advanced level obtenu au lycée bilingue de Buéa, le fils du Ndian poursuit ses études supérieures à l’université de Yaoundé, sanctionnées par une licence en droit. Avant de poursuivre entre 1977 et 1978 au Queen Mary College de l’Université de Londres, où il obtient le Master’s degree en Droit, et enfin un Ph.D. en Droit à l’Université de Warwick en Grande-Bretagne les quatre années suivantes.

Une courte vie d’enseignant

Entre temps, l’homme est recruté à l’université de Yaoundé comme chargé de cours dès 1980. Mais très vite, les couloirs politiques se sont ouverts pour le jeune enseignant d’université. Le 19 juin 1986, Dion Ngute est nommé Directeur général adjoint du Centre national d’administration et de magistrature (Cenam). Cinq ans plus tard, il devient le 11 mars 1991, directeur général de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), cumulativement avec les fonctions de directeur général par intérim du Cenam. Lors du remaniement ministériel du 7 décembre 1997, Joseph Dion Ngute est nommé Ministre Délégué auprès du Ministre des Relations Extérieures chargé du Commonwealth. Avant de devenir en 2017, ministre chargé de mission à la Présidence de la République.
Paul Biya a ainsi déjoué les pronostics qui voyaient Paul Elung Che à ce poste. D’autant plus que généralement, L’Homme lion puise au secrétariat général de la Présidence de la République. Du moins depuis le retour au multipartisme. Après Sadou Hayatou, Paul Biya qui a réservé le poste de Premier ministre aux ressortissants des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, a jeté son dévolu sur Simon Achidi Achu (Mezam/Nord-ouest), Peter Mafany Musonge (Fako/Sud-ouest), Inoni Ephraim (Fako/Sud-ouest) et Yang Philemon (Bui/Nord-ouest).

 

Chantiers de la Can : Ben Modo donne rendez-vous dans 71 jours

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Fin de combat pour Ben Modo?

Pour Ben Modo, « le fait le plus marquant majeur de l’année 2018 est le retrait de la Can 2019 au Cameroun. La décision de décaler la Can de 2019 à 2021 pour le Cameroun est venue avec une très grande déception ». L’administrateur directeur général de Prime potomac pense que « la décision était injuste [car] la fin du match a été sifflée à la 70ème minute ». AU moment où certaines entreprises adjudicataires des marchés de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 ratent le dernier rendez-vous qu’elles ont fixé au 28 décembre. Notamment Gruppo Piccini, qui construit le complexe sportif d’Olembe-Yaoundé. Donnant ainsi raison en partie au Comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) d’avoir retiré l’organisation de cette compétition au Cameroun.

De son côté, le patron de Prime potomac maintient le cap. « Nous sommes à quelques semaines de la livraison des stades, et à moins de deux mois de la livraison des hôtels », a-t-il réaffirmé en termes de promesse. « Nous devons tout livrer dans 71 jours », précise-t-il. Soit avant le 31 mars 2019. Date à laquelle les infrastructures sportives devraient être remises à la Caf pour les besoins de la Can prévue en juin 2019. Conformément à ce qui était prévu dans le cahier de charges de la Caf. Mais Ben Modo recadre : «Je voudrais que ce soit bien clair : c’est un partenariat entre l’Etat du Cameroun et Prime potomac. Il faut que chacun joue son rôle », conditionne-t-il. Avant d’expliquer : «que ceux qui doivent signer pour les paiements au ministère des Sports et au ministère du Tourisme fassent leur travail ». Alors « si cela est fait Prime potomac livrera ses chantiers dans les 71 jours », assurait-il ce 28 décembre 2018.

Un dernier message positif pour clôturer une année 2018 qui aura été agitée pour le Cameroun qui était censé abriter la Can 2019, avant que la Caf n’en décide autrement le 30 novembre dernier. Au moment où le Cameroun vit au rythme des scandales autour des chantiers de cette Can. Prime potomac ayant particulièrement focalisé l’attention à un certain moment, du fait de grèves et mouvements d’humeur d’employés et fournisseurs. Ce temps est révolu pour Ben Modo qui n’a pas manqué récemment de dénoncer les crocs-en-jambe dont son entreprise a été victime. Et pourtant, « ça a été une année très positive pour nous car il y a eu beaucoup d’avancées sur les chantiers de Garoua qui nous concernent». Et à ce propos, « l’une des plus grandes satisfactions de 2018 est d’avoir pu trouver au Cameroun un peu plus de 220 partenaires fournisseurs qui ont pu participer au succès que nous avons eu à Garoua », souligne Ben Modo.

Affaire Can 2019 : Cet autre « Cameroun » qui attaque la Caf au TAS

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L'Acfac veut sauver la Can camerounaise

« Le Bureau exécutif de l’Acfac a décidé à l’unanimité des membres présents et représentés, de confirmer l’appel déposé au Tribunal arbitral du sport le 07 décembre 2018 en contestation des décisions du Comité exécutif de la Caf du 20 juillet 2017 ».L’annonce a été faite ce 27 décembre par l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) dont le bureau exécutif, élargi à certains membres influents, s’est réuni pour statuer sur le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 au Cameroun par la Caf. Décision prise le 30 novembre dernier à Accra. Après avoir constaté le retard du Cameroun dans les travaux d’infrastructures de cette compétition prévue entre mi-juin et mi-juillet 2019.

La décision prise par l’Acfac conteste le changement unilatéral du cahier de charge de la Can 2019 en juillet 2017 par la Caf. Ce qui faisait passer le nombre de participants de 16 à 24 pays, et le nombre de stades de compétition de 4 à 6, avec effet immédiat. Un changement jadis imposé au Cameroun par la Caf. Le pays de Samuel Eto’o ayant consenti à s’arrimer, sur la base des projets infrastructurels prévus dans son plan d’investissement, a cru pouvoir tenir le pari de l’organisation dans ces nouvelles conditions. Mais à sa surprise, la Caf n’a pas attendu le délai requis, pour « constater » le retard du pays hôte. « Nous ne voulons plus agir en urgences ; désormais, nous voulons être préventifs», a expliqué Constant Omari, vice-président de la Caf sur Rfi.

Le gouvernement compte-t-il sur Abdouraman ?

le jokker du gouvernement?

Si le gouvernement camerounais et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) se sont contentés de continuer à accepter les faits accomplis, se consolant avec la promesse de reprendre la Can 2021 initialement attribuée à la Côte d’ivoire que la Caf pré(voit) déjà aussi en retard, l’Acfac rame désormais à contre-courant. Les clubs amateurs du Cameroun ont saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester la décision d’Ahmad Ahmad. « Cette initiative vise uniquement à permettre au Cameroun de récupérer l’organisation de la Can 2019 et en cas de besoin, un calendrier exceptionnellement aménagé, dans la mesure où pendant deux ans, la Caf a empêché à la Fécafoot de fonctionner normalement en maintenant à sa tête un exécutif sans mandat, avant de modifier de manière arbitraire et unilatérale le nombre d’équipes participantes à la Can 2019 avec toutes les conséquences engendrées sur les plan infrastructurel et organisationnel », se justifie l’Acfac. Déniant ainsi à l’exécutif de Tombi à Roko le pouvoir d’attaquer cette décision en son temps. Aussi, l’Acfac voit d’un mauvais œil la saisine du Tas par la Côte d’ivoire pour sauver sa Can. Avec une possibilité de réussir là où le Cameroun n’a pas essayé en 2017.

Le gouvernement n’a pas réagi à cette démarche de l’Acfac qui le contrarie. Mais une source crédible avait déjà signalé début décembre, des rapprochements entre Abdouraman Hamadou, le président d’Etoile filante de Garoua et cheville ouvrière des procès de l’Acfac contre les différents exécutifs de la Fécafoot devant le Tas. « Il a été contacté afin qu’il puisse aider le gouvernement à attaquer sans donner l’impression à la Caf que c’est le gouvernement qui agit », avait soufflé cette source généralement bien introduite dans les milieux sportifs. Saisi sur le sujet, Abdouraman Hamadou n’a pas jusqu’ici daigné réagir. Toujours est-il que l’homme avait déjà engagé une telle initiative en juillet 2017, avant de se calmer. Paul Biya à qui le gouvernement a fait mentir au peuple camerounais en continuant à se dire prêt sans l’être, aimerait tenir le pari de l’organisation de cette Can pour sauver la face. Le gouvernement l’ayant trahi, pour venir avouer son retard réel sur le terrain. Dans un pugilat verbal où chaque ministre rejetait les torts sur les autres.

Corruption : Le ministère des Marchés publics remporte le hit parade 2017

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Abba Sadou. Le mouton noir de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017

L’indice de perception de la corruption (Ipc) dressée par la Commission nationale anticorruption (Conac), au terme de l’enquête menée en 2015 et dont les résultats viennent d’être rendus publics, place le ministère des Marchés publics (Minmap) en tête des administrations les plus corrompues du Cameroun. Avec une note de 7,77/10. Suivi du ministère des Finances, en tant que Services centraux, avec 7,02. Et ce sont les seules des 43 administrations publiques (ministères, entreprises publiques et parapubliques, organismes étatiques, collectivités territoriales décentralisées) concernées par cette étude. six autres pointent entre 6,56 et 6,08. Ce sont respectivement le ministère de la Justice, la Gendarmerie nationale (6,42), le ministère des Transports (6,37), le ministère des forêts et de la faune (6,25), le ministère des Mines, du développement technologique (6,17) et les impôts.

Dans le ventre supérieur du tableau, la police se glisse au top avec 5,99/10, légèrement au-dessus du ministère du Cadastre et des affaires foncières (Mindcaf) qui a 5,94 et de la Cameroon telecommunications (Camtel) qui obtient 5,83. On retrouve ici respectivement les ministères en charge de l’Agriculture, de la Santé publique, de l’Administration territoriale et de la décentralisation, du Commerce, des Travaux publics, etc. Dans le ventre inférieur, classé dans la barre de 4/20, avec des différences dans la partie décimale, huit administrations (respectivement la Cnps, les ministères en charge de l’Habitat, de la Promotion de la femme, de l’Elevage, de la Fonction publique, de l’Economie, de la Douane et du ministère des Arts et de la culture.

Les Services du Premier ministre « blancs comme neige »

Les meilleurs élèves de la Conac sont les Services du Premier ministre, totalement propres selon l’enquête (0,00/10) et la Conac elle-même qui n’a pas une image entièrement blanche. Le gendarme est crédité de 0,5/10. Et dans une certaine mesure le ministère des Relations extérieures (1,33/10). En revanche, la Conac peut exhorter cinq administrations à faire un dernier effort vers la brillance. Ce sont les ministères en charge de la Formation professionnelle (3,32), de l’Energie et de l’eau (3,31), des petites et moyennes entreprises (3,27), d’Elecam (3/10) et du ministère en charge du Travail (2,60).

Ainsi, si « dans l’ensemble la lutte contre la corruption a progressé », Dieudonné Massi Gams en redemande en matière d’effort : « on peut encore faire mieux ». Évoquant les entraves à ce combat, que sont notamment la peur des représailles, l’inertie, la complicité, l’absence des instances de lutte dans l’arrière-pays.

Les enquêtés se sont exprimés sur la transparence dans les différents administrations publiques et quelques structures privées. Les critères étant l’accueil des usagers, la disponibilité des agents, le respect des usagers, les renseignements fournis aux usagers, l’information fournie, la composition des dossiers, la complexité des procédures, l’identification des bureaux par des plaques indicatives, l’affichage des coûts des prestations, l’écart observé entre les coûts affichés et ceux réellement payés, le contact avec les usagers, la diffusion et la vulgarisation des textes réglementaires du secteur aux usagers. Les administrations, objet de la notation des usagers, se faisant sur la base de 10. Et dans l’ensemble, les notes allaient de 3,88 à 7,07/10.

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