samedi, juin 13, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 641

Célestine Ketcha Courtès: Pour l’urbanisation et l’habitat décent

0
Ketcha Courtès:"Rendre le cameroun propre comme le ndé"

C’est la « grosse surprise » du réaménagement du 4 janvier dernier Célestine Ketcha Courtes fait ainsi son entrée dans le gouvernement comme ministre de l’Habitat et du Développement urbain en remplacement de Jean Claude Mbwentchou. Née le 13 octobre 1964 à Maroua dans l’Extrême-Nord, la Maire de Bagangté, poste qu’elle occupait jusqu’à sa nomination, est rentrée dans les bonnes grâces du chef de l’Etat. Titulaire d’un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en techniques et d’un diplôme d’études supérieures de commerce et d’économie, elle intègre les Cimenteries du Cameroun en tant que cadre commerciale et marketing. Cette magnat d’affaires, va par la suite quitter l’entreprise pour s’adonner aux affaires et à la politique. D’ailleurs, son dynamisme lui a valu le poste de directrice de Queen Fish Cameroon, une entreprise spécialisée dans la distribution des poissons surgelés et en conserve ainsi que des fruits, légumes et alcools, présidente de l’Ofrdpc, présidente nationale du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique du Cameroun (Refela-Cam) et présidente départementale des Communes et Villes Unies du Cameroun (Cvuc – NDE). Surnommée « Madame Propre » pour avoir fait plusieurs fois de Bangangté la ville la plus propre, la nouvelle ministre de l’Habitat et du Développement a pour missions d’urbaniser, d’embellir nos villes en mettant en oeuvre le plan d’urbanisation et parachever les chantiers d’aménagement des voiries et autres. Elle devra surtout « mettre en valeur une politique d’habitat social digne de ce nom ». Comme l’avait précisé le président de la République Paul Biya dans sa profession de foi. Pour cela, Celestine Ketcha Courtes devra poursuivre le projet de construction des 10 000 logements sociaux.

Source: Défis actuels

Jacques Fame Ndongo : La confiance renforcée

0
Fame Ndongo veut des examens de fin d'année sans Covid

S’il y a un ministre dans le nouveau gouvernement qui a véritablement bénéficié de la confiance du chef de l’Etat, c’est bien Jacques Fame Ndongo. Après 14 ans passés au ministère des Enseignements supérieurs, le chancelier des ordres académiques en plus d’être maintenu à son poste a été promu ministre d’Etat. A 68 ans, cet originaire de Nkolandom dans la région du Sud est désormais quatrième personnalité du gouvernement après le Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs, et le ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des sceaux. Proche du président de la République, le secrétaire à la communication du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) débute sa carrière en 1972 après l’obtention de son diplôme de journalisme. Il devient alors chef de la rubrique nationale à l’Agence Camerounaise de Presse (ACAP). Entre 1974 et 1978, il est coordonnateur de la rédaction française de Cameroon Tribune. Détenteur d’un doctorat en sémiologie, le professeur Jacques Fame Ndongo a été tour à tour directeur de l’Ecole Supérieure des Sciences et Technologiques de l’Information et de la Communication et Recteur de l’université de Yaoundé. Il a été chargé de mission au cabinet civil de la présidence de la République de 1984 à 1998 avant d’être rappelé comme ministre de la Communication en 2000, poste qu’il occupera pendant quatre ans. Pour ce nouveau gouvernement, « l’homme de main » du chef de l’Etat a à coeur de poursuivre la professionnalisation en milieu universitaire afin de livrer sur le marché des mains d’œuvre qualifiées et prêtes à l’emploi.

Source: Défis actuels

Gabriel Dodo Ndoke : Priorité au Plan Directeur d’Industrialisation

0

Avant le réaménagement ministériel du 4 janvier dernier, Gabriel Dodo Ndoke était inconnu des moteurs de recherches sur internet. Et c’est pareil même après. Excepté en effet, le fait qu’il ait été porté à la tête du ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique (Minmidt), Gabriel Dodo Ndoke demeure un « mythe » pour la toile. Pas une seule ligne sur sa biographie, ni la moindre image de lui ne circulent. Pourtant, avant sa nomination, il occupait déjà les fonctions de secrétaire général au ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières. Désormais, c’est lui qui devra conduire l’implémentation du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI) du Cameroun. Une mission importante aux yeux du chef de l’Etat qui n’est pas accepter la moindre erreur de sa part. Parce qu’à travers le PDI, le Cameroun songe à devenir « l’Usine de la Nouvelle Afrique Industrielle à l’horizon 2050 ».

Il est prescrit au nouveau ministre le rattrapage du retard de croissance pour le porter à deux chiffres, la reconquête du leadership et la maitrise des chocs structurels ou systémiques. Le Cameroun ambitionne ainsi d’accroître de 24 % contre 13 % actuellement, la contribution du secteur industriel dans la formation de son PIB afin d’atteindre les objectifs d’émergence à l’horizon 2035. Pour y arriver, certaines filières porteuses ont été ciblées à savoir : l’agro-industrie, l’énergie et le numérique. Un accent particulier sera mis sur la transformation du bois, du coton, des minerais, des hydrocarbures mais également sur la métallurgie, la sidérurgie, la pétrochimie et la chimie.

Port de Douala : Dit a investi 50 milliards FCFA

0

Le contrat de concession des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance de Douala International Terminal (DIT), prendra véritablement fin en décembre 2019. Le communiqué publié le 8 janvier dernier par le Port Autonome de Douala (PAD); portant sur les résultats de l’appel d’offres lancé à cet effet, permet de constater que le consortium Bolloré et Apmt, principal actionnaire de DIT, ne figure dans la liste des entreprises présélectionnées. Toutefois, des experts s’accordent sur le fait que cet acteur majeur de la chaine logistique au Port Autonome de Douala (PAD) peut se targuer d’avoir impacté d’une certaine manière cette plate

forme portuaire.
En effet, dans une interview accordée à Défis Actuels, Frederik Klinke, directeur général du DIT, vantait les performances enregistrées par son entreprise au PAD. Ainsi soulignait-il, qu’en termes d’investissements, DIT a déboursé « plus de 50 milliards de francs CFA en équipement et matériel ». Ce qui inclut, expliquait-il, « la troisième grue de quai, mais aussi deux grues mobiles et quatre RTG pour augmenter la capacité de manutention dans la cours, ainsi que des reachstackers et des camions terminal ». Cet investissement, soulignait Frederik Klinke, est « largement en dépassement aux engagements contractuels ».

Lire également : 

Transports Maritime ; Bolloré perd la concession du port de Douala

En outre pouvait-on lire dans cette interview, en 13 ans (2005-2017), « les volumes manutentionnés par DIT sur le terminal à conteneurs de Douala ont plus que doublés, passant de 131,994 EVP à près de 386,370 EVP ; le taux annuel moyen de progression des trafics s’établissant à plus de 13 % ». En 2017, poursuivait-il, « nous avons traité au niveau du terminal de DIT 161 000 conteneurs d’exportation ».

En outre, au moment où le consortium Bolloré et Apmt perd le contrat de concession au PAD, DIT nourrissait des ambitions pour cette année 2019.

Elle entendait par exemple « renforcer la capacité des terminaux afin de gérer la forte pression actuelle tout en s’adaptant à la croissance des volumes transitant par Kribi ». Par ailleurs, DIT prévoyait de « fournir des solutions numériques plus rapides et plus sûres aux défis administratifs auxquels sont confronté les clients actuels, les services logistiques, etc ». Créée dans le cadre de la convention de concession du terminal à conteneurs signée le 28 juin 2004 avec le PAD, DIT, société anonyme de droits camerounais, a pour mission de gérer, exploiter et développer l’activité de manutention conteneurs du PAD. Ses métiers sont diversifiés, notamment la réception et la livraison des conteneurs à l’importation et à l’exportation; le stockage, surveillance des conteneurs sur le parc à conteneurs; le déchargement et chargement des navires porte-conteneurs; diffusion des informations et documents associés aux parties intéressées.

 Par Junior Matock (Défis Actuels)

Bolloré perd la concession du port de Douala

0

L’appel public international à manifestation d’intérêt (Apimi) lancé le 12 janvier 2018 pour la présélection des entreprises devant participer à l’appel à consultation restreinte pour la concession des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du Terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala (PAD) a rendu son verdict. Au total, cinq entreprises ont été retenues par la Direction Générale de la plateforme portuaire : CMA Terminals (France), Dubaï Port World (Qatar), Hutchison Port Investments Limited (Iles Caïman), Red Sea Gateway Terminal (Arabie Saoudite) et Terminal Investment Limited (Suisse). Pas de place donc pour Bolloré. Le groupe français dont l’une des entreprises, Douala International Terminal (DIT) demeure concessionnaire du Terminal à conteneurs du PAD jusqu’à la fin de cette année, n’a visiblement pas pu faire le poids face à la concurrence.

CONDITIONS

Pour participer à l’appel public international, il fallait en effet fournir un certain nombre de documents, notamment le tableau de présentation synthétique des principales données financières de l’entreprise pour les trois (03) derniers exercices et les comptes sociaux et annexes audités et certifiés des trois (03) derniers exercices comptables. Les candidats devaient également produire une présentation sommaire des motivations de la manifestation d’intérêt et de la stratégie envisagée pour la rénovation, la modernisation, l’exploitation et la maintenance du Terminal à conteneurs au PAD. Et aussi fournir non seulement les références en matière de manutention des conteneurs, en plus de la liste et les caractéristiques techniques des équipements portuaires exploités dans le(s) port(s) où chaque candidat opère, mais également les références et l’expérience sur des projets de développement similaires, incluant la rénovation, la modernisation, l’exploitation et la maintenance d’un Terminal à conteneurs.

Lire également :

Port de Douala: Dit a investi 50 milliards Fcfa

Une fois les dossiers de candidatures constitués et déposés, une Commission du PAD s’est réunie à l’effet de procéder à une analyse de chaque dossier de candidature sur la base des critères d’évaluation et de la grille de notation fixés dans le dossier d’appel public international à manifestation d’intérêt. C’est cette Commission qui a dressé la liste des entreprises présélectionnées, lesquelles ont à présent un délai de 30 jours pour soumissionner et remettre leurs offres dans le cadre de la procédure de consultation restreinte. La Commission Ad Hoc Interne de Passation de ladite Concession procédera alors à l’évaluation des offres et rédigera un rapport d’analyse et d’évaluation proposant le classement desdites offres. Et c’est sur la base dudit rapport qu’un adjudicataire provisoire sera désigné et invité à négocier les termes de la Convention de concession. Alors que l’étape finale consistera à la négociation et l’établissement d’une Convention de concession, qui sera signée par le Directeur Général du Port Autonome de Douala et par le représentant dûment mandaté de la société de droit camerounais constituée pour l’exécution de ladite Convention.

 

Par Arthur Wandji (Défis Actuels)

Dr. Ariel Gnitedem :  « on doit arrêter l’exportation de certaines matières premières »

0

Dans son discours de fin d’année, le président de la république a instruit le gouvernement de veiller à l’équilibre budgétaire et à la soutenabilité de la dette extérieure. Quelle analyse faitesvous de cette instruction ?

Si le chef de l’Etat est revenu sur le l’équilibre budgétaire, c’est parce que le déficit fait partie des raisons pour lesquelles le Fonds Monétaire International a signé un Programme Economique et Financier avec le Cameroun, soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Et ce, parce que le déficit budgétaire était devenu inquiétant. Pour le cas du Cameroun, il était parti de 2 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2015, à 6,5 % du PIB en 2016. C’est pour cette raison qu’en décembre, le président Biya a fait convoquer un sommet extraordinaire avec ses pairs de l’Afrique centrale. Il était non seulement question de se pencher sur ce problème de déficit, mais aussi sur l’amenuisement du compte des opérations. Notons que par solidarité, le Cameroun était obligé de payer pour la Guinée Equatoriale et le Tchad, pour lesquels ces devises étaient complètement amenuisées. Il est donc question pour le FMI de veiller à la mise en œuvre des réformes pour rétablir ces équilibres. Force est de constater que tout s’est bien passé en 2017, année au cours de laquelle on est passé de 6 % du PIBen2016à3,5%duPIBen2017. En 2018, au regard du compte rendu du FMI, le Cameroun s’est globalement bien comporté. Le chef de l’Etat veut donc que cette position soit confortée et je suis tout à fait d’accord avec lui. Car, comme je l’ai toujours dit, si à la sortie de ce programme de trois ans, les indicateurs ne sont pas remis au vert, le FMI se trouvera obliger, sous la pression de la communauté internationale, de nous imposer un programme plus drastique, caractérisé par l’ajustement structurel. Avec son lot de conséquences sociales.
Pour ce qui est de la dette, il est question d’aller vers des emprunts qui coûtent moins chères, donc de meilleure qualité, notamment les dettes concessionnelles. Mais ce que le président de la République n’a pas dit, c’est qu’il faut non seulement regarder la soutenabilité de la dette, mais il faut aussi veiller à l’utilisation effective des fonds issus de la dette. Je le dis parce qu’il y a un stock de la dette qui n’est pas utilisée, et qui est connue sous le vocable soldes engagés non décaissés. C’est donc des prêts contractés mais dont les fonds ont été cantonnés pour des projets. Mais on arrive pas à décaisser parce que les projets ne sont pas exécutés de façon satisfaisante. On devrait mettre un accent particulier sur cet aspect.

L’autre point soulevé par le président de la république, porte sur la confortation de la croissance économique. A quoi cela renvoi-t-il concrètement ?

C’est une lapalissade. Parce qu’on ne peut pas véritablement se développer s’il n’y a pas de croissance économique. La croissance économique est donc nécessaire pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des Camerounais. Conforter la croissance suppose qu’il faille accroître l’investissement. Il est établi que l’investissement produit des points de croissance. Il en faut suffisamment tant dans le secteur public que privé. Il y a aussi l’industrialisation. On ne saurait se développer sans s’industrialiser. On peut y ajouter la promotion des chaînes de valeurs. En d’autres termes, il faut transformer davantage sur place.

C’est d’ailleurs ce que le président a appelé produire plus. Il va donc falloir le faire mais également exporter davantage. Pour avoir des exportations de qualité, il faut ne serait-ce que faire la transformation de premier degré.
Cependant, je pense que le chef de l’Etat devrait aller plus loin, en demandant qu’on arrête l’exportation des matières premières dans certains secteurs. C’est le cas pour le secteur du bois. On peut tout simplement arrêter d’exporter les grumes et n’exporter que le bois débité. Il en est de même pour le cacao. On pourrait transformer notre cacao et ne l’exporter que sous la forme de produits semifinis. Telles sont quelques pistes qui peuvent être mises en œuvre pour accélérer la croissance.

En plus, j’insiste en outre sur le fait que l’Etat doit jouer son rôle de régulateur, c’est-à-dire améliorer l’environnement des affaires pour permettre au secteur privé d’apporter sa contribution à la croissance. Les données actuelles démontrent que la part du secteur privé reste encore faible. La croissance est portée au Cameroun par le secteur tertiaire. Alors qu’elle devait l’être par le secteur primaire. Il y a beaucoup plus de points de croissance à gagner dans le secteur primaire que dans les autres secteurs.

Lire également :

Economie : les chantiers prioritaires de 2019

En quoi est-ce que la modernisation de l’agriculture peut être une plus-value pour l’économie ?

La modernisation de l’agriculture peut créer de la valeur ajoutée. On sait bien que le PIB c’est la somme des valeurs ajoutées. Concrètement, moderniser l’agriculture a un objectif précis : améliorer la productivité. En effet, en augmentant la productivité, on peut normalement arriver à créer de la valeur ajoutée. A titre d’illustration, le Cameroun importe de l’huile de palme du Gabon. C’est dire que si le Gabon exporte de l’huile de palme, c’est parce sa productivité s’est nettement améliorée. Et si le Cameroun importe ce produit, c’est parce que sa productivité est faible. On a des palmerais donc la production est artisanale. Et par conséquent, le taux de productivité est en dessous de la moyenne. Le Gabon qui se comporte mieux dans ce secteur, peut aisément exporter vers le Cameroun. On peut en dire de même de la filière banane, manioc, maïs, etc.

Il faut en outre ajouter un autre aspect, celui de la mécanisation. Car on est passé à l’étape de l’agriculture de seconde génération ou il faut sortir de la production artisanale. Cela intègre aussi l’accès au foncier qui pose problème. Parce que pour faire de l’agriculture, il faut avoir accès à la terre. De plus, chaque Camerounais qui observe, a certainement parlé de ce problème de tracteurs qui devaient apporter un coup de pouce à ce processus. Mais les résultats demeurent poussifs. Ceci pose aussi le problème de la conception et la mise en œuvre de nos projets qui ne sont pas toujours conçus suivant les standards. A la fin, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes.

Et en matière d’infrastructure énergétique ?

Le problème dans ce secteur se pose en trois termes : qualité, quantité. Et ensuite le coût. Il faut donc produire de l’énergie en quantité suffisante, de bonne qualité et à un coût accessible. De ces trois indicateurs, il n’y a pas encore un qui soit complètement atteint. La quantité fait encore problème, d’où les nombreux problèmes de délestage. La qualité n’est pas toujours celle qui respecte les normes en tout point de vue. Et les coûts peuvent être encore améliorés. Ce que je note c’est un manque d’intégration des projets. C’est-à-dire que quand on a construit un barrage, on devrait intégrer non seulement la construction du barrage mais aussi la ligne de transport. Or nous avons aujourd’hui des projets qui sont isolés de la ligne de la ligne de transport. C’est quand on a fini le barrage qu’on se rend compte que la ligne de transport n’a pas été prise en compte. Par conséquent, l’énergie est produite, mais ne peut pas être injectée dans le circuit. C’est aussi un aspect sur lequel il faudra s’appesantir à l’avenir.

Propos recueillis par Junior Matock (Défis Actuels)

 

Economie : les chantiers prioritaires de 2019

0

1. Moderniser l’agriculture

Dans son discours de fin d’année, Paul Biya a présenté la modernisation de l’agriculture comme l’un des axes majeurs capables d’apporter une plus-value au développement économique du Cameroun. Mais comment va-t-il s’opérer sur le terrain ? « En relevant ses objectifs de production et de diversification et en mettant à sa disposition les moyens techniques nécessaires ». Il faut noter dans cette perspective, que les orientations avaient été indiquées lors du Comice Agropastoral d’Ebolowa de 2011. Elles prévoyaient notamment le passage à une agriculture de seconde génération, portée par la mécanisation. Dans ce sens, de sources crédibles, plus de 1000 tracteurs montés dans l’usine éponyme d’Ebolowa, ont été distribués aux coopératives agricoles à travers le pays. Même si les retombées en termes d’augmentation de la production de certains produits demeurent encore peu visibles.

2. Produire plus, réduire les importations

Dans cette rubrique, le diagnostic posé par Paul Biya coule de source : « certains de nos problèmes tiennent au fait que les structures de notre économie nous rendent très dépendants de l’extérieur et en particulier des cours de nos produits de base ». Or, a-t-il renchérit, « nous sommes en situation de produire une grande partie de ce que nous importons, qu’il s’agisse de produits d’origine agricole ou industrielle ». Les chiffres confirment ce constat. Selon l’Institut National de la Statistique (INS), les importations du pays, en fin juin 2018, ont augmenté de 8,3 %, contre une baisse des exportations estimée à 10,8 %. Ce qui contribue à maintenir la balance commerciale déficitaire. Sans oublier, affirment certains experts, les nombreux milliards investis dans les divers programmes agricoles, mais dont l’impact sur les populations et sur l’économie n’est pas encore satisfaisant. Il faudra à cet effet, inverser la tendance.

3. Transformer localement les matières premières

La question de la transformation des matières premières se pose désormais comme un impératif, selon certains économistes. Ils intègrent d’ailleurs dans cette rubrique les produits agricoles, tout comme ceux issus du secteur minier. Selon ces mêmes experts, « quel que soit la quantité de matières premières produites par un pays, lorsque cela ne s’accompagne pas par la transformation de ces ressources, les effets sur l’économie sont dérisoires ». Dans cette logique, l’appel de Paul Biya tombe sous le sens, soulignent certains observateurs. Lorsqu’il invite le gouvernement « appliquer les orientations du Plan Directeur d’Industrialisation, en priorité à la transformation de nos matières premières agricoles afin de gagner en valeur ajoutée et de réduire nos importations de biens et services ». Il convient de souligner que les données officielles indiquent que le pays envisage de porter la contribution du secteur industriel au Produit Intérieur Brut (PIB) de 13 % à 24 % au moins à l’horizon 2035. Alors même qu’il était déjà d’environ 20 % dans les années 1980.

4. Les infrastructures énergétiques

« Nous continuerons à doter notre pays d’infrastructures d’énergie, à la fois pour répondre aux besoins de notre agro-industrie et de nos différents secteurs industriels ainsi que pour satisfaire les demandes de nos populations. Aux barrages hydro-électriques s’ajouteront aussi des centrales solaires destinées à l’électrification des zones rurales ». Ces propos du président Biya dénotent, d’après certaines sources dignes de foi, une insuffisance enregistrée dans ce domaine. Et ce

d’autant plus que les chiffres affichent un taux d’électrification actuel de 40 % au Cameroun. Les pouvoirs publics comptent ainsi le porter à 50 % d’ici 2022. Pour minimiser le déficit, atteindre cet objectif, le gouvernement a mis sur pied le projet d’électrification rurale et d’accès à l’énergie dans les zones sous-desservies au Cameroun (Perace). C’est en tout 132 milliards de francs CFA qui sont mobilisés pour électrifier 687 villages. Soit une couverture de près de 1,7 millions d’habitants correspondant sensiblement à 370 000 ménages.

5. Les infrastructures de transport

« Les efforts considérables qui ont été déjà faits pour développer nos infrastructures de transport (routes, autoroutes, ports, aéroports) seront poursuivis, au bénéfice de notre économie et de la mobilité de nos compatriotes ». Soulignait Paul Biya dans son dernier discours à la Nation. En ce qui concerne ce secteur, des experts pensent que l’urgence doit être accordée à la finalisation des chantiers déjà engagés et de les rendre opérationnels. Ils expliquent d’ailleurs que les ressources mobilisées dans le cadre du dernier emprunt obligataire de 204 milliards devraient être orientées à ces différents chantiers. Notamment l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, l’autoroute Yaoundé-Douala, etc.

6. Maintenir léquilibre budgétaire

Pour maintenir l’équilibre budgétaire, Paul Biya recommande « la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles et à veiller à la soutenabilité de notre dette extérieure ». Ceci suppose expliquent des économistes, le respect des engagements pris dans le cadre du Programme Economique et Financier appuyé sur une « facilité élargie de crédit », signé avec le Fonds Monétaire International en juin 2017. L’un des axes importants consiste à cet effet, à réduire le déficit budgétaire. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, soutenait d’ailleurs récemment que les efforts effectués ont permis de le réduire à 6,5 % en 2016, puis à 4,5 % en 2017. Pour l’exercice 2018, le déficit est projeté à 2,6 %. Cette évolution de la réduction du déficit budgétaire s’inscrit, expliquent le gouvernement, dans la trajectoire définie dans le programme, qui prévoit une réduction du déficit budgétaire de 6,5 % en 2016 à 1,7 % en 2020. Et pour éviter que le pays ne suffoque du fait de la dette, le président de la République martèle, « qu’il nous faudra désormais faire davantage appel aux institutions financières qui pratiquent des taux concessionnels plus accessibles ».

7. Réduire les délais de maturation des projets

S’il est un problème longtemps décrié par la Banque Mondiale dans ses nombreux rapports, c’est bel et bien celui de la maturation des projets. Selon cette institution, certains projets inscrits dans les lois de finances ne sont pas réalisés du fait de leur immaturité. Ou alors à cause du temps mis dans la phase de maturation. Ce constat a été une fois de plus relayé par Paul Biya qui s’en offusque en ces termes : « il est inadmissible que la maturation de nos projets prenne beaucoup plus de temps que dans des pays de niveau comparable ». Aussi a-til à ce propos instruit le gouvernement en indiquant que : « ces délais devront être abrégés ». Etant donné que les projets non matures ou partiellement, contribuent « à la sous consommation du budget d’investissement public, à l’abandon des chantiers, à la multiplication des avenants, à la prolifération des rallonges de délais », selon Isaac Tamba, directeur général de l’Economie et de la Programmation des Investissements Publics au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat).

Par Junior Matock (Défis Actuels) 

La peur s’installe dans le camp des sécessionnistes

0

La  peur est désormais omniprésente dans le camp des sécessionnistes anglophones, depuis le dépôt aux EtatsUnis d’Amérique, d’une plainte contre leur porte-parole Tapang Ivo Tanku, accusé de « terrorisme international ». Cette plainte engagée par le cabinet d’avocats Nsahlai Law Firm qui défend les droits de deux résidents américains d’origine camerounaise a porté l’affaire devant le FBI et promet de le faire auprès de la police d’Etat et la police locale, du département de la Sécurité intérieure, et du Contrôle de l’immigration et des douanes. Depuis, des leaders séparatistes se désolidarisent peu à peu de leur camarade. Au point de l’accuser d’être celui qui a souvent charger de jeunes partisans sécessionnistes de s’attaquer aux « écoles, hôtels, et de tuer des civils innocents pour obtenir l’indépendance » des deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Lire également : Le-fbi-aux-trousses-des-separatistes

Pris de panique, Tapang retourne sa langue

Il y a quelques jours en effet, Mark Bareta, l’un des leaders de la cause sécessionniste a diffusé un message sur les réseaux sociaux, appelant au limogeage de Tapang Ivo en tant que porte-parole du mouvement indépendantiste. Tapang, lui, est subitement devenu un promoteur de la non-violence. L’homme qui, en novembre 2018 envoyait ses affidés « rendre visite à des civils innocents dans des chambres d’hôtel à Yaoundé et à Douala » a retourné sa langue. « Nous avons toujours affirmé qu’il fallait protéger les minorités francophones à Ambazonia », dit-il. Le porte-parole séparatiste prône désormais le dialogue avec Yaoundé. « Nous dialoguerons et négocierons en présence de l’ONU », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Vraiment, nous n’irons nulle part sans Unité. Je m’excuse auprès de tous. Gardons nos egos, réparons les barrières. Apprenons à aimer et à tolérer tout le monde sans coups de poignard et sans haine. L’Unité donne espoir et victoire ».
Selon la presse anglophone, Tapang Ivo est dans la panique. Récemment, il a publié un message sur Facebook, s’adressant au cabinet d’avocats qui le poursuit et qu’il invite à « ouvrir un canal pacifique pour des pourparlers de paix avec moi, où je pourrais exprimer mes sincères condoléances en tant qu’apatride aux familles touchées que ce cabinet d’avocats représente. Laissons une chance à la paix ». Tapang Ivo a besoin d’un avocat pour le représenter devant les tribunaux américains. Il devra aussi effectuer de nombreux voyages pour assister aux audiences. « Il va lui falloir beaucoup », avoue un confrère de la presse anglophone. Or « à première vue, il n’en a pas. C’est pourquoi il est constamment en ligne sur les réseaux sociaux, mendiant et prêchant littéralement pour l’unité avec d’autres factions ambazoniennes ».

 

Crise anglophone : le FBI aux trousses des séparatistes

0

Il est l’un des cerveaux du mouvement indépendantiste né dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Mais depuis le 1er janvier dernier, Tapang Ivo Tanku est dans le collimateur du FBI. Le porte-parole des séparatistes anglophones fait l’objet d’une enquête aux Etats-Unis d’Amérique pour « terrorisme international ». Une plainte a été déposée contre lui auprès du Tribunal de district du nord de la Californie et de la police fédérale américaine, par le cabinet international d’avocats Nsahlai Law Firm qui représente deux résidents américains d’origine camerounaise. « Au nom de certaines victimes, citoyens américains et résidents d’origine camerounaise, dont les parents, les frères et sœurs, les enfants ont été tués, mutilés, torturés, des biens brûlés, et pour d’autres, leurs enfants empêchés d’aller à l’école depuis deux ans, nous soumettons une plainte contre Ivo Tanku Tapang qui, sur la base de certaines informations commet de multiples actes de terrorisme et autres crimes à partir de sa résidence à San Jose en Californie », a écrit le cabinet d’avocats.

« Un terroriste » qui « DOIT être arrêté »


Dans ce document auquel Défis Actuels a pu avoir accès, Nsahlai Law Firm accuse principalement Tapang Ivo d’avoir violé plusieurs dispositions de la loi antiterroriste américaine. Notamment l’article 18 du Code pénal américain (United States Code, USC) qui interdit à toute personne d’ aider, inciter, conseiller, commander ou se procurer un crime fédéral ; de conspirer en vue de commettre un crime fédéral ou un acte de terrorisme ; de fournir un soutien matériel aux terroristes ; de financer ou d’encourager le terrorisme etc. Autant de violations reprochées au porte-parole du mouvement indépendantiste camerounais. Un rapport sur les crimes fédéraux y compris les violations des lois sur le terrorisme – censés être commis par Tapang Ivo Tanku depuis octobre 2016 accompagne en effet la plainte déposée par le cabinet Nsahlai Law Firm. Il s’agit de tableaux comprenant des preuves, des légendes et des liens vidéo sur la conduite et les actions menées par de Tapang Ivo. « M. Tapang, comme en témoignent ces vidéos, indique le cabinet d’avocats, fournit des experts conseils, une formation et du personnel aux Forces de Défenses d’Ambazonie (ADF, les forces de défenses de l’Etat que les sécessionnistes anglophones rêvent d’implanter) sur la manière d’intimider les civils, commettre des meurtres, terroriser des innocents dans des hôtels et les étudiants dans les dortoirs, incendier les maisons de ceux qui ne coopèrent pas et d’autres atrocités ». Pour le cabinet, il ne fait aucun doute que « Tapang est un terroriste et l’un des plus importants donneurs d’ordres. Il doit être arrêté ».

Présenté comme l’un des contributeurs financiers et l’un des plus grands soutiens matériels qui s’investissent dans la cause sécessionniste au Cameroun, Tapang Ivo n’a en effet jamais caché sa part de responsabilité dans les exactions qui sont commises chaque jour par les séparatistes en régions anglophones. C’est lui qui « collecte les fonds pour les combattants et les organisations de milices armées », utilise « ses messages Facebook pour fournir des instructions sur la stratégie, la politique, et les règlements aux ADF », assure le « recrutement des combattants » et assiste « lors de l’achat et de la fourniture d’armes, de matériel et autres matériaux tangibles », accuse le cabinet. Tapang Ivo est également soupçonné d’être non seulement à la tête de la « coordination avec d’autres groupes séparatistes à l’étranger et au Cameroun », mais aussi du « leadership de l’ADF aux Etats-Unis d’Amérique ».

Le cabinet d’avocats Nsahlai Law Firm promet d’assurer le suivi de cette affaire par une plainte contre Tapang Ivo Tanku auprès de la police fédérale, de la police d’Etat et la police locale, du département de la Sécurité intérieure, et du Contrôle de l’immigration et des douanes. Les plaignants dans cette affaire et leurs conseils ont créé un site internet, www.cameroonvictims.ort, où d’autres victimes peuvent librement et en toute confidentialité contacter le cabinet Nsahlai afin de participer anonymement au procès ou de fournir de nouvelles preuves à l’encontre de l’accusé.

 Par Arthur Wandji (Défis Actuels)

Adelaïde Ngalle Miano: «Je compte contribuer au rayonnement du groupe Bolloré au Cameroun»

0

Selon certaines indiscrétions, vous seriez la première femme à accéder au Conseil d’administration du groupe Bolloré. Comment cela s’est-il fait?

Je suis en effet la première femme camerounaise à accéder au Conseil d’administration du Groupe Bolloré Transport Logistics (BTL).

Comment cela s’est-il passé?

J’ai été sélectionnée parmi de nombreux partenaires camerounais avec qui ce grand groupe international travaille depuis des années. Je considère que c’est à la fois une marque de reconnaissance pour ma bonne relation de travail, mais surtout un challenge en vue de contribuer à la bonne réalisation des objectifs et résultats économiques de ce grand groupe international au Cameroun.

Mme Ngalle-Miano, pouvezvous présenter à nos lecteurs votre parcours professionnel et personnel ?

Titulaire d’un BTS, je me suis lancée dans les affaires en 2003 par la création d’une imprimerie (Cadelle Plus). Auparavant, j’ai travaillé comme Assistante de Direction au Port Autonome de Douala. Très ambitieuse et entreprenante, mon principal objectif a toujours été d’être une créatrice d’emplois aux fins de soustraire moi-même au diktat de l’emploi salarié mais surtout d’être un modèle pour les jeunes filles.

Sur le plan personnel, première née d’une fratrie de huit enfants, dans une famille modeste de Douala 5e, je suis devenue moi-même parente très jeune et malgré mon statut d’épouse et mère de plusieurs enfants et petits-enfants, je veux être l’exemple qu’une vie familiale remplie n’est pas un obstacle pour réaliser son ambition d’entrepreneure et leader.

En dehors des secteurs tels que les BTP, l’hôtellerie, dans quels autres domaines évoluez-vous?

Outre le BTP, l’hôtellerie, j’ai évolué dans le secteur de l’immobilier, l’imprimerie et le Conseil en Relations Publiques. Bref, je suis une entrepreneure qui n’entend pas être confinée à un seul secteur, même si ma base est l’hôtellerie, l’immobilier et le Conseil.

Quelle est votre perception de l’environnement des affaires au Cameroun?

Pour moi, l’environnement économique est plein de défis, aussi bien pour les entrepreneurs que pour les créatrices de richesses. Mais parce je suis une lionne qui ne se laisse décourager ou dissuader par aucun obstacle humainement abordable, je fais de toute contrainte une opportunité. Je suis très attentive aux efforts des pouvoirs publics pour améliorer significativement l’environnement économique. Je les encourage par ma présence, ma participation et mes contributions intellectuelles et humaines à cet effort. Je mobilise et encourage les femmes à trouver leur place dans cet environnement extrêmement exigeant. C’est d’ailleurs le principal objet de la création en 2017 de la Cameroon Women Business Leaders Association (CWBLA).

Outre votre implication dans la vie associative, notamment à travers la promotion des femmes dans les affaires, vous intéressez-vous à la politique?

Ma conviction est qu’en faisant au mieux mon travail d’une part et en m’associant pour partager les expériences, on est autant utile à sa communauté que ceux qui cherchent et obtiennent des mandats politiques, sous la bannière d’organisations partisanes. Je me considère d’abord comme une défenseure

de l’initiative entrepreneuriale féminine en général et en particulier de l’insertion économique de la jeune femme diplômée. Si en fait, je devrais m’intéresser aux politiques publiques, qu’elles soient locales, nationales, régionales ou internationales, eh bien oui je m’intéresse à l’activité politique par son acception décisive aux orientations globales dans divers secteurs de la vie ; dont ceux relatifs à l’entreprenariat féminin et l’insertion économique des jeunes femmes diplômées.

En dehors du Cameroun, avez-vous des investissements à l’étranger, si oui dans quels pays?

Évidemment. Dans plusieurs
pays dont la France. Mais ma base reste le Cameroun, mon pays d’origine ; car je suis très attachée aux miens notamment mes familles biologique, professionnelle et associative.

Comment vous définissez vous en tant que femme d’affaires ?

Je me considère d’abord comme une Lionne, partie de très loin et qui veut montrer à ses sœurs que l’entreprenariat n’est pas antinomique à une structure familiale classique. Je suis donc une femme d’affaires avisée et déterminée.

Quel est le secret de votre réussite dans les affaires ?

Intégrité, rigueur et sérieux sont les atouts d’un entrepreneur qui veut durer et laisser un héritage. J’en fais miens.

Que pensez-vous de la faible implication des femmes dans les affaires ?

C’est une préoccupation sérieuse et lancinante. Qui, chacun peut le comprendre aisément aujourd’hui par nos actions, justifie d’ailleurs et amplement l’initiative de création de la Cwbla. À travers ce socle associatif, je me dévoue à la mobilisation et l’encouragement des femmes à l’entreprenariat, ainsi que la formation des jeunes femmes à la création d’entreprises.

Comment parvenez-vous à gérer vos nombreux engagements, surtout avec votre nouveau poste au sein du groupe français ?

La clé de l’efficacité chez moi réside dans l’organisation rigoureuse des tâches et la confiance en mes principaux collaborateurs. Cela me permet, en tant que patron de déléguer et d’assurer les contrôles d’exécution nécessaires. Il n’y a pas d’autre magie que l’organisation rigoureuse du travail et autant que possible quotidiennement. Ainsi, ne jamais terminer une journée sans faire le point des instances et programmer/orienter le jour suivant.

Quels sont vos modèles dans le milieu des affaires?

Un modèle? Pas à proprement parler. Je reste attentive à certains parcours mais fais mon chemin dont j’espère inspirer de très nombreuses jeunes femmes, diplômées ou non.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui souhaiteraient suivre votre exemple ?

Travail. Sérieux. Intégrité. Persévérance et détermination. Au plan humain, éviter autant que possible les mélanges de genre notamment entre la vie privée et la vie professionnelle.

Propos recueillis par Junior Matock (Défis Actuels)

- Publicité -
Google search engine