Marc Ateba Ombala est décédé ce matin du 21 décembre 2018. Selon le site internet camer.be, citant une source familiale, le président de la Chambre des comptes de la Cour suprême du Cameroun, a perdu la vie ce matin des suites d’un malaise survenu à son domicile sis au quartier Emana à Yaoundé. On apprend des mêmes sources que le magistrat avait « une santé chancelante », sans être plus précis.
Magistrat hors échelle, Marc Ateba Ombala a travaillé à la Cour de justice de la Cemac au Tchad. Après avoir été président de la Cour d’appel de Maroua. L’homme dirige la Chambre spécialisée de la Cour suprême depuis le 8 juillet 2010. Le natif de la Lékié quitte la scène à 67 ans.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a présidé ce jeudi 20 décembre 2018,à partir de 09h dans la Salle des Conseils, la deuxième session ordinaire du Conseil national de la Décentralisation au titre de l’exercice 2018, à laquelle ont pris part, outre ses proches collaborateurs, des membres du Gouvernement, des Parlementaires, des représentants du Conseil économique et social, des représentants des magistrats municipaux, ainsi que ceux de la société civile.
Trois principaux points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :
1. le compte rendu des activités du Secrétariat permanent du Conseil national de la Décentralisation pendant l’inter session, par le Secrétaire permanent du CND ;
2. l’exposé du ministre de la Décentralisation et du Développement local sur : «l’exercice des compétences par les Communes et les Communautés urbaines : état des lieux et perspectives d’élargissement du champ de compétences des Collectivités territoriales décentralisées » ;
3. l’exposé du ministre des Finances sur : «l’état de mise à disposition des ressources transférées aux Collectivités territoriales décentralisées en 2018 (fiscales, Dotation générale de Fonctionnement, et crédits transférés par les Administrations sectorielles) ».
Dans son mot d’ouverture, le Premier ministre, chef du gouvernement, a relevé que cette session intervient au lendemain de la brillante élection du président de la République à la magistrature suprême, suivie de sa prestation de serment le 06 novembre 2018.A cette occasion, Son Excellence Paul Biya a placé la politique de décentralisation au cœur de ce septennat, en déclarant « qu’un bon nombre de réponses aux préoccupations et aspirations des populations sera apporté dans le cadre de l’accélération du processus de décentralisation en cours ».
Le Premier ministre a, en outre, engagé les membres du Gouvernement à œuvrer de manière concertée et cohérente, à l’accélération et l’approfondissement du processus de décentralisation dans notre pays. Rendant compte des activités menées par le Secrétariat permanent du Conseil national de la Décentralisation pendant l’inter session, le Secrétaire permanent a relevé que cette instance a notamment mené des diligences relatives au suivi de la mise en œuvre des directives du chef du gouvernement, issues de la session du Conseil tenue le 07 août2018 et des réunions interministérielles relatives à la thématique de décentralisation. Le Secrétariat permanent du Conseil national de la Décentralisation a, par ailleurs, contribué à la codification du processus de décentralisation à travers la relecture du projet de document de Stratégie nationale de la Décentralisation, examiné et pré-validé par le Conseil le 23 mai 2017, en vue d’y intégrer les avancées intervenues ces derniers temps dans notre processus de décentralisation. Dans son exposé, le ministre de la Décentralisation et du Développement local a présenté l’état des lieux de l’exercice des compétences par les Communes et les Communautés urbaines, ainsi que les perspectives d’élargissement du champ des compétences de ces deux catégories de Collectivités territoriales décentralisées.
Il est ressorti de l’état des lieux de l’exercice des compétences par les Communes et les Communautés urbaines, que depuis l’exercice2010, l’Etat a transféré aux Communes et Communautés urbaines soixante-trois (63) compétences dans les matières nécessaires à leur développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif. Comme accompagnement de ce transfert, trois cents cinquante milliards (350.000.000.000) de francs CFA ont été alloués, à travers le budget des vingt (20) ministères sectoriels concernés.
L’exercice de ces compétences donne globalement satisfaction, en dépit des difficultés enregistrées, liées notamment aux procédures administratives non maîtrisées parles Communes et les Communautés Urbaines, au déficit des capacités de maîtrise d’ouvrage, à l’insuffisance de ressources financières, aux compétences limitées des ressources humaines locales, ainsi qu’aux difficultés inhérentes à la commande publique.
Le ministre de la Décentralisation et du Développement local a formulé des propositions de solutions visant à la résorption desdites difficultés et insuffisances.
En ce qui concerne les perspectives d’élargissement du champ de compétences des Collectivités territoriales décentralisées, le ministre de la Décentralisation et du Développement local a indiqué qu’il est désormais question de repositionner les Communes et les Communautés urbaines, ainsi que les Régions en devenir, sur l’échiquier de l’action publique.
Ainsi, après l’évaluation approfondie des lois de décentralisation de 2004, il est envisagé dès le mois de janvier 2019, l’organisation des Assises générales de la Commune, afin d’insuffler une nouvelle dynamique à l’organisation et au fonctionnement des Collectivités territoriales décentralisées. Pour sa part, le ministre des Finances a présenté l’état de mise à disposition des ressources aux Collectivités territoriales décentralisées, ainsi que les mesures envisagées afin de fluidifier la mise à disposition desdites ressources, compte tenu du volume des arriérés accumulés.
En ce qui concerne l’état de mise à disposition des ressources aux Collectivités territoriales décentralisées, il est ressorti que les impôts communaux soumis à péréquation des 1er et 2ème trimestres de l’année en cours ont été payés, pour un montant total d’environ37 milliards de FCFA, tandis que 381 309433 (trois cent quatre-vingt-un millions trois cent neuf mille quatre cent trente-trois)FCFA ont fait l’objet de paiements globaux dans le cadre de la Dotation Générale de Fonctionnement. Les administrations sectorielles concernées ont, en outre, transféré des crédits aux Communes de l’ordre de près de 150 milliards de FCFA.
S’agissant des mesures envisagées afin de fluidifier la mise à disposition des ressources aux Collectivités territoriales décentralisées, le ministre des Finances a préconisé l’ouverture dans les Livres de la BEAC d’un Compte séquestre dédié au financement de la décentralisation.
Au terme des travaux et prenant acte des avis et contributions des membres du Conseil, le Premier ministre, chef du gouvernement, a instruit :
– le ministre de la Décentralisation et du Développement local :
• de finaliser, dans les meilleurs délais, en liaison avec le MINMAP, le MINFI et le MINEPAT, la réflexion en cours visant à doter les Collectivités territoriales décentralisées d’un système spécifique de passation des Marchés publics ;
• d’organiser ou de faire tenir des sessions de formation à l’intention des magistrats municipaux et leurs collaborateurs administratifs, financiers et techniques, sur des thématiques se rapportant à la gestion des Collectivités territoriales décentralisées ;
• d’associer, outre le MINTP, le MINHDUet le MINFI, les autres administrations concernées, aux travaux des Assises générales de la Commune, projetés ;
– le ministre des Finances :
• de procéder au paiement des arriérés de la Dotation générale de la Décentralisation de l’exercice 2016 ;
• de prendre des mesures urgentes pour améliorer la fluidité dans la mise à disposition du produit des impôts locaux soumis à péréquation ;
• de mener, sans délai, en liaison avec le MINDDEVEL et le MINEPAT, une réflexion sur les implications financières et budgétaires relatives à l’élargissement du champ de compétences des Collectivités Territoriales Décentralisées;
– le ministre de l’Education de base, en liaison avec le MINDDEVEL, le MINMAP et le MINFI, de mettre en place un mécanisme pérenne et fiable de mise à disposition du« paquet minimum » dans toutes les écoles concernées, avant les rentrées scolaires.
La ministredes Poste et Télécommunications donnait leur feuille de route aux nouveaux dirigeants de CAMTEL
Mesdames et Messieurs.
C’est pour moi un honneur de présider ce jour, la cérémonie officielle d’installation des dirigeants récemment promus par le Chef de l’Etat, à la tête de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL).
En cette circonstance solennelle, je voudrais de prime abord, vous remercier tous du fond du cœur, pour votre présence.
Je remercie également les opérateurs et professionnels du secteur des Télécommunications qui ont répondu à notre invitation.
Ma gratitude toute particulière va à tous les membres du Gouvernement ainsi qu’à toutes les personnalités qui, en dépit de leurs nombreuses sollicitations, ont bien voulu honorer de leur présence cette cérémonie, pour lui donner un éclat tout particulier.
Votre présence si nombreuse, Mesdames et Messieurs, est hautement significative car, elle est le signe de l’importance de cet événement pour le développement du secteur des Télécommunications. Ce d’autant plus que, pour la Cameroon Telecommunications, une nouvelle ère s’ouvre aujourd’hui.
En effet, le 14 décembre 2018, le Président de la République S.E. Monsieur Paul BIYA, par les Décrets dont lecture vient d’être faite, a procédé à la nomination de nouveaux responsables à la tête de la Cameroon Telecommunications.
Il s’agit :
– au poste de Président du Conseil d’Administration, de M. MOHAMADOU SAOUDI ;
– au poste de Directeur Général, de Mme. Judith YAH SUNDAY, Epouse ACHIDI.
– et au poste de Directeur Général Adjoint, de M. OLLE Daniel Désiré.
La Ministre (au centre) avec à sa gauche le DG et le DGA et à sa droite le nouveau PCA
C’est dire l’importance de la circonstance qui nous rassemble, et qui m’offre l’agréable devoir de prendre la parole.
En effet, en application de ces importants textes, il m’échoit le devoir républicain, en ma qualité de chef de département ministériel assurant la tutelle technique de CAMTEL, de procéder ce jour, sur Très Hautes Instructions du Président de la République, à l’installation de ces hauts responsables dans leurs nouvelles fonctions.
Qu’il me soit donc permis en cette occasion, de vous adresser, Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Madame le Directeur Général, Monsieur le Directeur Général Adjoint, mes vives et chaleureuses félicitations, ainsi que celles de tout le secteur des Postes et Télécommunications, pour cette brillante nomination.
Cette cérémonie certes, revêt une forte symbolique, mais elle s’insère dans un processus classique de restructuration et de dynamisation des entreprises publiques et donc de CAMTEL et en même temps, de la vie des hauts commis de l’Etat qui en sont concernés.
En effet, le renouvellement des responsables participe généralement des ajustements rendus nécessaires par la recherche d’une impulsion nouvelle, à travers le renouvellement des compétences.
C’est d’ailleurs pour cela, que je voudrais exprimer à Monsieur le Sénateur NFON Victor MUKETE, à Monsieur David NKOTO EMANE, ainsi qu’à Monsieur MAGA, la gratitude du Gouvernement et celle de l’ensemble du secteur, pour le travail accompli au sein de la CAMTEL.
Monsieur le Directeur Général sortant, le Gouvernement salue vos états de service et vous sait surtout gré, des efforts déployés en vue de la mise en place d’une infrastructure de télécommunications moderne au Cameroun.
Aussi, nous vous souhaitons plein succès et bon vent dans vos futures missions.
Distingués invités, Mesdames et Messieurs.
La nomination de nouveaux dirigeants à la tête de CAMTEL intervient quelques mois après la brillante réélection du Président de la République à la Magistrature suprême de notre pays.
Et dans sa profession de foi dans le cadre de la campagne présidentielle, le Président Paul BIYA a placé le renforcement de l’innovation, au cœur de son projet d’accès à l’émergence, parce qu’elle génère la croissance et accroit la compétitivité.
Aussi, s’est il engagé notamment à assurer la connexion équitable de toutes les régions aux technologies de l’information et de la communication et à faire du Cameroun un pôle africain de référence dans l’économie numérique.
La Cameroon Telecommunications, de par ses missions, se trouve interpellée au premier chef dans la réalisation de ces engagements.
En effet, créée par Décret n°98/198 du 08 décembre 1998, la Cameroon Telecommunications a pour missions :
– le développement des infrastructures de télécommunications ;
– l’étude, l’installation, l’exploitation et l’entretien de toutes les infrastructures nécessaires à la fourniture des services de télécommunications sur l’ensemble du territoire national, ainsi que la connexion des réseaux nationaux aux réseaux étrangers ;
– l’échange des comptes avec les autres opérateurs nationaux et internationaux des télécommunications ;
– et la réalisation des opérations commerciales pour le compte de l’Etat.
C’est dire que CAMTEL est l’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, mis en place par l’Etat pour assurer le développement des infrastructures de télécommunications, socle de l’industrialisation de notre pays.
Les encouragements de Mme la ministre des Postes et Télécommunications
Dans l’optique de la mise en œuvre des engagements du Chef de l’Etat, deux défis doivent être relevés à savoir la densification et l’extension des réseaux d’accès filaires, afin d’assurer la fourniture massive des services hauts débits aux ménages, aux entreprises et aux administrations et l’accroissement de la pénétration internet dans les zones rurales par une stratégie qui intègre l’utilisation flexible des technologies nouvelles émergentes à l’instar du satellite.
L’Etat dans son rôle de régulateur et de facilitateur a pris des mesures pour permettre à CAMTEL de jouer pleinement son rôle dans l’environnement actuel et qu’il tienne sa place face aux autres opérateurs.
C’est ainsi que sur prescriptions du Premier Ministre Chef du Gouvernement de nouveaux avenants ont été négociés avec les opérateurs de téléphonie mobile, visant non seulement à préserver les intérêts de l’Etat, mais aussi de sauvegarder la position de CAMTEL comme opérateur historique en charge des infrastructures de transport, sans perdre de vue les objectifs du Gouvernement en matière de climat des affaires.
De manière concrète, dans ces avenants déjà signés avec MTN et Orange, le périmètre des opérateurs dans la pose de la fibre optique a été précisé. Celui-ci ne comprend pas, ni la vente des capacités, ni le raccordement des abonnés finaux par fil, ces segments étant réservés à la CAMTEL.
Sans oublier le retrait des ressources aux opérateurs mobiles dans les bandes 700MHz et 800Mhz, pour leur mise en réserve aux autres opérateurs comme CAMTEL.
Au delà de ce qui précède, il convient de signaler qu’afin de faire de la Cameroon Telecommunications un vecteur de la transformation numérique du Cameroun, conformément aux objectifs du plan stratégique Cameroun numérique 2020, le Gouvernement a sollicité et obtenu de la banque mondiale un accompagnement dans l’implémentation d’un programme générale de réforme du secteur des télécommunications dont l’une des composantes concerne la mise en place d’un cadre institutionnel, légal et réglementaire propice à la croissance du secteur des télécommunications.
Le renouvellement de l’équipe dirigeante de la CAMTEL marque la ferme volonté du Gouvernement d’impulser un dynamisme nouveau à cette institution afin d’en faire un vecteur privilégié du développement de l’économie numérique au Cameroun.
En vous confiant ces nouvelles responsabilités, Monsieur le Président du Conseil d‘Administration, Madame le Directeur Général, Monsieur le Directeur Général Adjoint. Le Président de la république a fait montre de toute la confiance qu’il place en vous, et dans vos capacités pour tenir le gouvernail de cette entreprise stratégique et lui permettre de réaliser efficacement ses missions.
Le Président du conseil d’administration et la Directrice Générale
Distingués invités
Mesdames et messieurs
Permettez-moi à présent de vous présenter les nouveaux promus.
Inspecteur Principal des Postes et Télécommunications, M. MOHAMADOU SAOUDI, est né le 28 juin 1970 à MINIM-TIBATI.
Originaire de l’Arrondissement de Tibati, Département du Djérem, dans la Région de l’Adamaoua, il est également titulaire d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA)ès Sciences de Gestion obtenu à l’Université de Yaoundé II (Soa) en 2000, d’un Master en Comptabilité et Finances obtenu à l’Université Catholique d’Afrique Centrale en 2006, et d’un Diplôme d’Expert en Evaluation des Projets, obtenu en 2011 à la CODEV ici à Yaoundé.
Sur le plan professionnel, M. MOHAMADOU SAOUDI, a occupé plusieurs postes de responsabilité dans l’Administration :
Jusqu’à sa nomination le 14 décembre 2018, comme Président du Conseil d’Administration de CAMTEL, M. MOHAMADOU SAOUDI étaitmembre du Conseil d’Administration de la même entreprise.
M. MOHAMADOU SAOUDI est le Secrétaire Général du Ministère des Postes et Télécommunications.
Signalons que sur le plan politique, M. MOHAMADOU SAOUDI est Conseiller Municipal RDPC à la Commune de NGAOUNDAL depuis 2013. Il est marié et père de 09 enfants.
Il est Chevalier de l’Ordre de la Valeur.
Madame Judith YAH SUNDAY épouse ACHIDI, est née le 26 mai 1965 à Loum. Elle est titulaire d’une Licence en Sciences économiques de l’université du Quebec à Montréal et d’un D.E.S.S en Banque Monnaie de l’Institut des relations Internationales du Cameroun. « Cadre maison », Madame Achidi, recrutée à INTELCAM a occupé depuis 2006, les fonctions de Directeur à CAMTEL avec des responsabilités commerciales et de Directeur Régional tour à tour dans le Sud Ouest, le Nord Ouest, le Littoral et le Centre.
Comme autres activités professionnelles, elle a été vice présidente pour l’Afrique centrale au sein du Conseil d’Administration de la Fédération africaine des Instituts d’Audit interne.
Elle est membre actif du RDPC et « North West Mafor » désignée par l’exécutif des chefs traditionnels du Nord Ouest.
Monsieur OLLE Daniel Désiré, né le 04 Juillet 1964 à Sangmélima est également un « cadre maison ». titulaire d’une licence en droit privé fondamental et d’une maîtrise en droit des affaires. Recruté à INTELCAM, il a occupé plusieurs postes au sein d’INTELCAM et par la suite de CAMTEL. Nous citerons entre autres, Chef de service administration et logistique, chargé d’études, chef de division. Jusqu’à sa nomination, comme directeur général adjoint de la CAMTEL, Monsieur OLLE Daniel Désiré était chargé de mission à la Présidence de la République
Monsieur OLLE Daniel Désiré est marié, père de cinq enfants.
C’est donc des hauts commis de l’État, pétris d’expérience qui sont aujourd’hui nommés pour diriger la CAMTEL.
Et, je puis le dire sans risque de me tromper, qu’avec les atouts sus énumérés, qui fondent une expérience multidimensionnelle, vous saurez Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Madame le Directeur Général, monsieur le Directeur Général adjoint, conduire à bien, les missions de principaux managers de l’opérateur historique de télécommunications qui vous incombent désormais.
Le PCA, la DG, et le DGA
Mesdames et Messieurs.
Dans son adresse du 10 février 2016, le Président Paul BIYA affirmait (je cite) : « le gouvernement devra poursuivre avec méthode et efficacité la mise en place d’une infrastructure adéquate [……] les grandes entreprises et autres structures, publiques comme privées, sont appelées à donner l’exemple, en procédant progressivement à leur propre mutation numérique ;[……] « c’est au prix d’un tel engagement collectif que nous allons gagner le pari d’une transition numérique réussie » (fin de citation).
C’est donc l’occasion pour moi ici de m’adresser à la nouvelle équipe dirigeante de CAMTEL.
Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Conformément aux textes en vigueur, le Conseil d’Administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société. Et le Président du Conseil d’Administration veille à ce que le Conseil d’Administration assure le contrôle de la gestion de la société confiée au Directeur Général.
Ces missions qui certes, constituent le cahier de charges de tous les Conseils d’Administrations des entreprises publiques, revêtent un caractère spécifique en ce qui concerne la CAMTEL.
En votre qualité de premier responsable de cette entreprise, il vous revient de veiller au bon fonctionnement des organes de CAMTEL et de vous assurer, que les administrateurs et la Direction, non seulement remplissent chacun leurs rôles dans le strict respect de la réglementation en vigueur et les limites de leurs compétences, mais aussi et surtout, travaillent à l’atteinte des objectifs de performance du Gouvernement.
Votre qualité de haut commis de l’État, pétri d’expérience. Je ne doute pas un seul instant de votre disponibilité à assurer cette mission.
Pour sa part, le Directeur Général est chargé de l’application de la politique générale et de la gestion de l’entreprise.
Le Directeur Général Adjoint assiste le Directeur Général dans l’exercice de ses fonctions.
Madame le Directeur Général, vous faites partie de la maison CAMTEL. Vous connaissez donc cette entreprise. La Très Haute Confiance du Chef de l’Etat portée vers vous, vous met devant un nouveau chalenge, à savoir porter très haut l’image de la CAMTEL et la conduire vers la performance.
Il s’agit d’un nouveau cap voulu et prescrit par le Chef de l’Etat. Aussi est-il attendu de vous imagination et rigueur dans votre travail et engagement à servir la République à travers CAMTEL.
Pour ce faire, l’éthique et les exigences de gouvernance doivent constituer des impératifs catégoriques de votre management. Ces principes sont la condition nécessaire pour la réussite de vos missions.
Votre feuille de route est constituée de plusieurs défis que CAMTEL doit relever, pour réussir sa propre mutation, conformément aux Très Hautes Prescriptions du Chef de l’Etat et ainsi, tenir efficacement sa place d’opérateur historique du secteur des télécommunications.
[Ces défis portent essentiellement sur les cinq chantiers ci-après : la mise en place d’un marché de gros de vente des capacités et d’accès aux infrastructures de qualité ; l’extension de la pénétration internet en zone rurale ; l’extension du haut débit dans les villes au profit des entreprises et des ménages ; la mise en œuvre d’une bonne qualité de services et la sécurisation du réseau ; l’accroissement de la productivité].
Installation officielle des nouveaux dirigeants
Mrs General Manager
The challenges facing the incumbent operator, CAMTEL are largely driven by competition, convergence and the fast-changing business models, within the industry. It is therefore imperative that under your leadership, the following key issues should be tackled with vigour and energy:
1. Ensure the availability of quality wholesale capacity and Access infrastructure:
Current institutional and regulatory frameworks position CAMTEL as a wholesale provider of terrestrial, sea and satellite access. To meet up with this specific challenge, CAMTEL must work hard to ensure the security and integrity of current fiber optic infrastructure, and that all wholesale access prices are cost-oriented.
2. Extension of rural connectivity and access:
The vision of the government is that no one should be left behind in the digital revolution. Core to this vision, is the necessity for rural dwellers to participate fully in the digital economy, via affordable access to the internet and content. Camtel can enable this vision via an optimal mix of technologies and business models.
3. Enhancement of urban broadband connectivity:
Fiber to the Home (FTTH) and Wireless to the Home (WTTH), are core technologies that CAMTEL must exploit, to ensure that highspeed internet services are available to businesses, government and homes.
4. Quality of services and Network security:
Camtel must make the quality of services provided to the public, and other operators a priority. In service-based competition, the recipe for success is fully engrained, in the quality of services and security of communications provided to the customers. Camtel operates critical gateways to and from the country, and must therefore work closely with ANTIC and TRB, to ensure that our cyberspace and key infrastructure are protected.
5. Profitability and Growth:
CAMTEL occupies a prestigious position in the market but, has not been fully able to match this position with profitability and growth. It is therefore your responsibility and that of the whole company, to ensure that all strategies have been aligned with market demands, to ensure higher productivity and growth.
Comme vous pouvez le constater, la feuille de route assignée à ces dirigeants est dense et importante. Ce sont des missions qui doivent s’exécuter avec, en toile de fond, les prescriptions gouvernementales.
CAMTEL exige comme je l’ai dit plus haut, un management d’éthique et de gouvernance pour produire des résultats.
Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Madame le Directeur Général de CAMTEL, en vous confiant ces nouvelles responsabilités, le Chef de l’Etat fait montre de toute la confiance qu’il place en vous et dans vos capacités à tenir le gouvernail de cette entreprise pour lui permettre de réaliser ses missions.
Les trois nouveaux dirigeants de Camtel
¬ Messieurs les membres du Gouvernement ;
¬ Monsieur le Secrétaire Général du Ministère des Postes et Télécommunications, et Président du Conseil d’Administration de la Cameroon Telecommunications ;
¬ Messieurs les Membres du Conseil d’Administration de la Cameroon Telecommunications ;
¬ Madame et Monsieur les Directeurs Généraux sortant et entrant de la Cameroon Telecommunications ;
¬ Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités ;
¬ Chers personnels de la Cameroon Telecommunications ;
¬ Mesdames et Messieurs.
Dans son discours à l’Assemblée Nationale à l’occasion de sa prestation de serment le 6 novembre 2018, le Président de la République S.E.M. Paul BIYA s’est engagé à promouvoir le rôle des femmes et des jeunes dans notre société.
La nomination des dirigeants de CAMTEL constitue donc l’un des marqueurs pertinents et significatifs de ce début de septennat.
C’est dire, Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Madame le Directeur Général, Monsieur le Directeur Général Adjoint, qu’à travers vous, les promesses et les engagements présidentiels pour les femmes et les jeunes prennent corps.
En vous nommant à la tête de CAMTEL, la hiérarchie a placé toute sa confiance en vous. Vous êtes appelés à mériter cette confiance.
Sachez que les Camerounais et surtout les jeunes et les femmes vous regardent avec intérêt et espoir.
Donnez-leur des raisons de croire en l’avenir de ce pays.
Je ne doute pas un seul instant que, votre dynamisme et votre savoir-faire vous permettront d’y parvenir, en menant à bien la feuille de route qui vous est assignée.
Vous devrez en permanence, Madame le Directeur Général, cultiver en permanence un esprit de collaboration, amener vos équipes techniques à travailler en parfaite symbiose, développer une synergie entre elles d’une part, entre votre structure et les opérateurs économiques du secteur d’autre part.
Je demande à tous les personnels de CAMTEL, d’apporter leur collaboration à la mise en œuvre de ce nouvel agenda porteur d’espoirs pour le développement de notre secteur et du Cameroun.
Pour notre part, soyez en rassuré une fois encore, le Gouvernement de la République et notamment le département ministériel dont j’ai la charge en tant que tutelle et moi-même à titre personnel, nous vous apporterons tout le soutien qui convient.
C’est en renouvelant nos vives félicitations aux intéressés que je déclare :
– M. MOHAMADOU SAOUDI, Président du Conseil d’Administration de CAMTEL ;
– Mme. Judith YAH SUNDAY, Epouse ACHIDI, Directeur Général de CAMTEL.
– M. OLLE Daniel Désiré, Directeur Général Adjoint de CAMTEL.
Officiellement installés dans leurs fonctions respectives.
Je vous remercie de votre bienveillante attention.
C’est un communiqué de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la culture annonce ce 20 décembre le retrait de l’organisation du concours Miss Cameroun à Solange Ingrid Amougou. « Cette option, objet d’une prescription de la Haute hiérarchie, est consécutive aux incidents récurrents ayant impacté négativement ces dernières années, ledit concours », justifie le Minac. Soulignant le souci pour le gouvernement de « préserver l’image de cet événement, vitrine de la culture camerounaise, placé sous le haut patronage de la présidence de la Première dame et ayant souvent bénéficié du soutien financier et matériel de l’Etat ».
On apprend de ce communiqué que « la présidente de l’Association Comité d’organisation »Miss Cameroun » a été informée de la décision concernant la réappropriation par l’Etat du concept Miss Cameroun ». Laquelle a souvent brandie l’argument de la protection à l’Organisation africaine de la protection intellectuelle (Oapi) du concept discuté. Pour le compte de l’association Orphée. Narcisse Mouelle Kombi assure que «le concept Miss Cameroun stricto sensus, sur lequel l’Etat a un droit de préemption, ne saurait faire l’objet d’une appropriation privative ». Alors, le Minac informe l’opinion qu’il «désavoue toute initiative relative à l’organisation par une quelconque association privée, de l’élection Miss Cameroun, sous tel ou tel habillage dénominatif ».
Ingrid Amougou: « c’est moi qui ai créé l’idée »
Vers une guerre ouverte entre le gouvernement et ORPHEE?
Pas que le concours soit suspendu ou annulé. « Les nouvelles modalités d’organisation de cet important événement culturel par l’Etat, actuellement en étude, seront communiquées en temps opportun », promet-il. De quoi rassurer sur la survie de ce concept.
Par cet acte, le gouvernement satisfait à une demande « pressante » du public ces dernières années, avec une récurrence de scandales à chaque édition de ce concours. Des affaires de mœurs, de proxénétisme, de détournements de biens,… ayant pris le pas sur la défense de l’image de marque du Cameroun. « Je n’ai pas été nommée, j’ai créé une idée. Je l’ai mise sur pied. Je suis allée déposer le concept à l’Oapi point barre. J’organise le concours Miss Cameroun depuis près de 18 ans», s’est contenté de réagir laconiquement Ingrid Amougou. C’est peut-être un front de résistance qui se prépare.
«Certains des nôtres ont parlé et donné l’impression que tous les anciens Lions indomptables du football ont la même position sur les élections qui se déroulent actuellement à la Fécafoot. » Stephen Tataw a pris la tête d’un groupuscule d’anciens Lions indomptables mardi dernier pour répondre à Roger Milla, François Omam-Biyik, Jules Denis Onana et autres. Ces derniers qui, la veille, avaient déclaré par la voix de François Omam-Biyik, que « le Calif a décidé de soutenir la candidature d’un de ses membres ». Et Roger Milla, d’enfoncer : « ce n’est plus Bell qui parle, ce sont les footballeurs qui parle », pour soutenir l’adhésion des anciens joueurs à la candidature de l’ancien gardien des buts des Lions indomptables. Et de par le nombre, les responsables du Collectif des anciens Lions indomptables du football (Calif) qui expliquaient leur adhésion à la presse, ont souligné que même les absents comme Bertin Ebwele, sont en communion avec eux.
Mbombo Njoya en arbitre ?
« Le Calif c’est la démocratie, pas la dictature. Le Calif est une famille, mais ça n’exclut pas que chacun ait son regard ; nous ne regardons pas dans la même direction », contrarie Stephen Tataw. « Nous saluons la candidature de Bell, nous la respectons, mais nous disons que nous voyons les choses autrement », a ajouté l’ancien capitaine des Lions indomptables. Le chef du bataillon qui a réalisé l’épopée de la Coupe du monde 1990 et ses partisans, redoutaient un avenir peu clair. « Nous ne voulons pas un candidat controversé, sinon on va retomber dans les mêmes travers », se justifie-t-il. Faisant allusion à la polémique en cours dans les médias et les réseaux sociaux entre Samuel Eto’o et Joseph Antoine Bell au sujet de la négociation en vue de confier la direction technique nationale au double champion d’Afrique. Pour le camp opposé à celui de Roger Milla, cette affaire ne garantit pas le « changement » attendu dans la gestion de la Fécafoot. « Nous aurions voulu voir Bell à la présidence, mais il y a d’autres choses qui sont venues nous entraîner à réfléchir autrement », regrette Tataw. Alors que les autres prônent le « Retour au foot » que clame Joseph Antoine Bell, en face, « nous ne voulons pas un candidat controversé, mais un candidat idéal, qui peut restaurer l’éthique, qui connaît le milieu du football », décrit Stephen Tataw.
Un profil vite trouvé ici : « notre candidat c’est Séidou Mbombo Njoya ; c’est celui qui peut sauvegarder les intérêts du football camerounais », lâcha Isaac Sinkot. « Nous avons suffisamment réfléchi et nous n’avons pas vu mieux que lui ; il est président de club, a été administrateur tant à la Caf qu’à la Fifa. Donc il connaît bien le terrain », soutient François Njeya. Mais « il n’y a pas bagarre dans la maison Calif ; Nous restons soudés sur l’essentiel », rassure Tataw. Et pourtant, la cohésion à peine retrouvée, est en train de voler en éclats. Seidou Mbombo Njoya qui a eu raison de Bell au sortir des urnes, reliera-t-il les morceaux ? Lui qui a prévu un programme de reconversion des anciens footballeurs.
L’Assemblée Générale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a pas validé les comptes de gestion de Tombi à Roko. Appelée à se pencher sur le compte de gestion des fonds de la Fédération depuis le 29 septembre 2015, les « juges » de circonstance n’ont pas été convaincus par les informations fournies par les services compétents. En ce qui concerne la période allant du 1er janvier 2017 au 10 septembre 2017. Ceux concernant une partie de l’ère Tombi à Roko. Et c’est le rapport d’audit dressé par le cabinet Bekolo and partners qui ressort les différentes fautes de gestion. C’est un peu plus d’un milliard de francs CFA qui ne sont pas justifiés par les patrons de la Fécafoot de cette époque. « Il y a des dépenses, avec parfois des raisons de sorties de fonds, mais pas de pièces justificatives desdits fonds », rapporte un membre de l’Assemblée Générale. En revanche, la gestion de la maison du football camerounais entre les 66 délégués qui prenaient part aux travaux de ce 11 décembre 2018, ont pourtant validé les rapports financiers et administratifs du Comité de normalisation, spécifiquement entre le 11 septembre 2018 au 30 novembre 2018. Le premier par 65 voix contre une, et le second par la totalité des voix. Du coup, Me Dieudonné Happi et son équipe peuvent quitter sereinement la Fécafoot au soir du 16 décembre 2018.
Le cas Tombi reste donc à suivre. Il reviendra au nouvel exécutif de la Fécafoot de s’en occuper. La transition n’ayant pas eu assez de temps pour ouvrir ce dossier. Les premiers signaux étaient déjà perceptibles avec l’invalidation de certains dossiers de candidature au Comité exécutif de la Fécafoot. Notamment l’honorable Koa Luc qui postulait comme membre dudit Comité. Le comité éthique a non seulement reproché à l’ancien membre du Comité exécutif présidé par Tombi à Roko l’usurpation du titre de président de la Fécafoot ; mais surtout, lui réclamait des justificatifs de plusieurs dépenses faites pendant la période de gestion de Tombi à Roko Sidiki. Ce que l’homme n’a pas jusqu’ici contesté. Difficile de croire que cette situation s’arrêtera en si bon chemin. « Ceux qui ont géré à cette période devront nous expliquer ce qui s’est passé. Il s’agit quand même des fonds d’un football camerounais malade. Pour le moment, on s’occupe des élections ; il faut que la normalisation parte, et on restera résoudre ce problème », assure un ancien membre de l’Assemblée Générale sous l’ère précédant la Normalisation 2. Les portes de la prison semblent s’ouvrir pour accueillir Tombi à Roko qui s’était préparé pour relancer son séjour interrompu en août 2017 par la Fifa, respectant une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS). Laquelle confirmait l’invalidation des textes ayant encadré le processus électoral qui a porté l’ancien secrétaire général à la tête de la Fécafoot le 28 septembre 2015.
En lieu et place de Bidoung Mkpatt, J. P. Obama assiste à la passation de service entre Me Happi et Seidou Mbombo Njoya
Fin de mission pour Me Dieudonné Happi et ses accompagnateurs du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). L’exécutif transitoire de la Fécafoot a passé le pouvoir ce 18 décembre 2018 au comité exécutif élu le 12 décembre dernier à Mbankomo. La normalisation cède la place deux jours après l’expiration de son mandat. « Il n’était pas bien qu’ils quittent la Fécafoot comme si on les chassait. Le 16 tombait un dimanche et donc un jour férié », tente de justifier un cadre de la Fécafoot. Les normalisateurs ont donc accepté de prolonger leur bail de deux jours.
Une cérémonie qui s’est déroulée sous le regard de Jean Philippe Obama, le directeur des normes et du suivi des organisations sportives (Densos). Ce dernier qui avait déjà suivi l’ensemble du processus électoral depuis l’Assemblée générale d’adoption des nouveaux textes. Peut-être que Bidoung Mkpatt a préféré laisser son directeur poursuivre la mission jusqu’à la fin. Mais l’absence du ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep) ne pouvait passer inaperçue. C’est déjà très rare qu’un ministre en charge des sports se fasse représenter à une cérémonie de prise de fonction d’un président de la Fécafoot. Et le contexte actuel favorise les supputations. On sait que Bidoung Mkpatt qui avait adoubé et accompagné Tombi à Roko, a eu de la peine à cacher sa préférence pour le clan resté fidèle à ce dernier. Et n’a pas hésité à penser à un ancien Lion indomptable pour reprendre le fauteuil laissé par Tombi à Roko. Gérémie Njitap était annoncé comme la figure de proue de ce clan chassé du pouvoir par une décision du Tribunal arbitral du Sport (Tas). Finalement, Franck Happi, solution de rechange, a jeté l’éponge, pour s’allier à Joseph Antoine Bell. Mais la coalition n’a pas porté les fruits escomptés. A la décharge du Minsep.
Quoi qu’il en soit, c’est désormais l’ère Seidou Mbombo Njoya qui s’ouvre. L’homme qui avait promis de réconcilier le football camerounais avec son passé, est désormais aux commandes. Le maçon sera apprécié au pied du mur. Et déjà, une fois son prédécesseur parti, Séidou Mbombo Njoya a réuni le personnel de la Fécafoot pour une première séance de travail. Pour donner le là d’une nouvelle ère. Mais la tutelle a reçu en audience les nouveaux maîtres de Tsinga.
D’ordinaire, les Assemblées générales de la Fédération camerounaise de Football (Fécafoot) sont propices aux manœuvres politiciennes, aux intrigues florentines, aux règlements de comptes et à diverses manigances en coulisse. L’élection de ce 12 décembre n’a pas dérogé à la règle. Franck Happi s’est désisté la veille pour faire la campagne de Joseph Antoine Bell peu avant le scrutin, trahissant une « élection viciée » par le Comité de normalisation, ce que nombre d’experts avaient prédit est arrivé : Seidou Mbombo Njoya a été élu président de l’instance faîtière du football camerounais. Il a obtenu 46 voix contre 17 pour Joseph Antoine Bell et 3 pour Daniel Mongue. Longtemps dans l’ombre d’Iya Mohammed, l’ex président de la Fédération, le nouvel élu est désormais couvert par la lumière.
Eto’o et Iya dans l’ombre de Njoya ?
Les premiers signes d’une élection « programmée » de Seidou Mbombo Njoya avaient déjà été donnés le jour de sa déclaration officielle de candidature. Ce jour-là, l’un de ses camarades, à l’occurrence Gilbert Kadji, révélait que le nouveau président avait tout le soutien de Samuel Eto’o, star mondiale et personnalité très influente du monde du football camerounais. Une annonce qui a eu le don de déchirer les anciens footballeurs et de conforter bon nombre d’électeurs. « Il y a une personne qui aurait pu être avec nous ici, mais il est dans notre équipe », assurait Gilbert Kadji, le jour de la déclaration de candidature de Seidou Mbombo Njoya. Le patron de la Kadji Sport Academy n’est pas passé par quatre chemins pour présenter ce fils du Sultan Roi des Bamouns comme étant le candidat de Samuel Eto’o. Mieux, « Samuel Eto’o n’a pas deux candidats, son unique candidat à la présidence de la Fécafoot c’est le président Seidou Mbombo Njoya ». Dribblant l’opinion qui avait vu en lui le candidat piloté par l’ancien capitaine des Lions indomptables. Finalement, le fils du défunt milliardaire Kadji Defosso, sera candidat au poste de représentant de la région du Littoral au sein du Burau Exécutif de l’instance nationale. Lui qui avait déjà été annoncé à la tête du Comité de normalisation. Des sources crédibles avaient fait entendre que le patron de la KSA, Centre qui a formé le goleador des Lions indomptables, n’avait pas voulu être évalué sur six mois. Du coup, Samuel Eto’o qui, au détour de sa mission de préserver la Coupe d’Afrique des Nations 2019, aurait fait peser sa notoriété et son entregent pour convaincre certains électeurs.
Mais au moment de se lancer, les données ont changé. Sur le terrain, les membres de l’équipe sortante, celle de Tombi à Roko ; mais surtout ceux restés fidèles à Iya Mohammed, se sont battus pour laver l’affront de l’arrestation de leur ancien « guide ». Et pas mieux que celui qui officiait déjà en premier vice- président au terme du scrutin querellé du 19 juin 2013. Et ce n’est pas simplement pour reprendre le bâton de commandement. « Je crois avoir la capacité et l’expérience nécessaires pour présider au destin de notre football », estime Seidou Mbombo Njoya qui déclare avoir jeté l’éponge en 2013 « parce que le contexte était devenu difficile, toutes les tentatives de conciliation ont échoué et j’avais préféré l’intérêt général ». L’homme propose « un nouveau départ », pour « ce panier à crabes » qu’il avait abandonné il y a cinq ans.
Barrage de Nachtigal : un appoint majeur pour le secteur industriel.
Plus d’un km de béton de barrage hydroélectrique sur le fleuve, avec plus de 3km de canal d’amenée des eaux de 20m de large et 14m de profondeur; devant conduire ces eaux vers le barrage, dont les turbines vont transformer dans l’usine adjacente, la force de ladite eau, en énergie de 420 MW ….
C’est actuellement en Afrique subsaharienne, l’un des plus grands projets d’hydroélectricité financé par les fonds privés, pour un montant de plus de 718 milliards de Fcfa…N’allons surtout pas céder à la tentation de faire diversion sur le bien-fondé de cette synthèse, en amenant un débat comparatif avec le giga barrage de la Grande renaissance en construction en Ethiopie et qui concerne trois grands pays comme le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie, partageant le Nil, le plus Long fleuve africain. Notre pays fait déjà bien avec son ingénierie et c’est à encourager….
Une annonce que je retiens de M. Augusto Soares Dos Reis, le DG de Nachtigal Hydro Power Corporation (Nhpc) qui conduit le projet, les premiers coups de pioches sont imminents pour 52 mois de travaux….
Ainsi, avant 2023, on pourra jouir des fruits de ce projet structurant du Septennat des « Grandes opportunités » qui va impacter positivement les populations locales avec un pic d’emplois projetés de 1500 mains d’œuvre actives. Comme ça, des localités comme Batsenga ou autres, pourraient connaître leur émergence avant 2035…..
Par ailleurs, le focus sur le projet de Barrage de Nachtigal ne doit pas aubérer le fait que plusieurs autres projets de barrages existent déjà pour enrichir le déficit énergétique. C’est le cas de celui de Lom Pangar,Mekin,Memvele,Makay,Bini warak, Menchum, Ndjock et bien d’autres en cours ou en étude, dont l’objectif est d’avoir une énergie viable, stable et suffisante….. A côté, bien sûr de ces solutions hydroélectriques, les autres sources d’énergie renouvelables et propres sont en développement… ici, je regarde l’impact positif sur nos populations, la fin des délestages qui va commencer, les industriels « énergivores » qui ont besoin d’une certaine puissance et d’une stabilité de l’énergie non absolument nécessaire aux ménages, vont se déployer plus sereinement…
En tout cas, vraisemblablement, le contenu locales volets Santé, environnement, développement local et les desiderata des populations riveraines sont largement pris en compte… Il reste que les entreprises « energivores » comme je viens de l’évoquer, se préparent à la transformation des ressources naturelles, à fortes valeurs ajoutées, qui fondent notre capacité à industrialiser le pays. Surtout que le Plan Directeur D’industrialisation (PDI) a déjà balisé le chemin avec ses 3 sanctuaires (Le Numérique, l’Agro-industrie et l’énergie) ainsi que ses 5 piliers qui sont en réalité des filières industrielles (Chimie-pharmacie, Forêt-Bois, Mines-Métallurgie-Sidérurgie, Hydrocarbures-Raffinage-Pétrochimie et les filières Coton-textile-Cuir-Confection), ainsi que ses deux socles stratégiques sur lesquels repose tout l’édifice à savoir : le financement et les infrastructures de modernisation ainsi que de consolidation de l’économie nationale. Tout ceci, va être encadré par une plateforme stratégique de sécurité économique et industrielle que l’on a dénommé voile de veille stratégique et d’intelligence économique… La boussole et les instruments ne sauraient nous leurrer, suivons les tout simplement….
Si tous les secteurs s’approprient cet outil(le PDI), je suis persuadé que nous arriverons à bénéficier des grandes opportunités !
Pour moi, les bases de notre industrialisation se consolident de mieux en mieux …. Avançons donc sans crainte, toujours avec compétence professionnelle et patriotisme.
Seidou Mbombo Njoya est le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). « L’homme de la situation » a récolté 46 voix sur les 66 qui ont pris part au vote. Une raclée réussie face à Joseph Antoine Bell qui s’est contenté de 17 voix. Les trois autres votes ont été favorables à Mongue Nyamsi. Hervé Tchinda et Emmanuel Maboang Kessak n’ont rien récolté. C’est le fruit de longues tractations qui ont abouti à deux démissions : Frack Happi s’est désisté au profit de Joseph Antoine Bell, pendant que Bison jetait l’éponge en appelant ses électeurs à voter pour Hervé Tchinda. Il semble qu’aucun électeur n’avait prévu de voter pour l’ancien joueur de l’Unisport du Haut-Nkam.