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Entreprises publiques: l’Etat a payé tous les droits sociaux des ex employés

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En cette matinée ensoleillée du 25 juin 2019, même la programmation de la rencontre opposant les Lions Indomptables à l’équipe nationale de Guinée Bissau n’a pas dompté la détermination des ex-employés des sociétés d’Etat à venir manifester devant le ministère des Finances (Minfi). « Nous réclamons le payement intégral de nos droits, ça fait 30 ans que ça dure », peut-on lire sur les pancartes brandis par la cinquantaine des manifestants regroupés dans ce lieu, devenu presque mythique de la ville de Yaoundé. « Où est donc passé le vivre-ensemble tant proclamé par le président de la République ? Pourquoi ces responsables du ministère des Finances sont-ils indifférents à nos cris », scande, la mine défraîchie, Honoré P, l’un des manifestants. A grand renfort des bruits de tambours transportés sur les lieux par ses compères.

Du côté du Minfi, l’assurance qu’affichent des responsables contraste avec la mine obséquieuse des ex-employés. C’est que, raconte Bertrand P, cadre dans ce département ministériel, « à la suite du licenciement de ces personnels survenus au plus fort de la crise qui a secoué le pays dans les années 1980, l’Etat n’a lésiné sur aucun moyen pour payer les droits sociaux légaux de ces ex-employés ». Et ce, « depuis le 4 novembre 1988, date à laquelle le président de la République avait ordonné le payement d’un ensemble de droits, en l’occurrence les indemnités de chômage technique, les dommages et intérêts, la prime de fin de carrière, les indemnités de transport, la prime de bonne séparation, les salaires des délégués du personnel, etc ». Toutefois, ceci n’ayant pas donné lieu à un satisfecit général, « les revendications vont s’intensifier, donnant lieu le 10 juillet 2006, à la mise sur pied, par le gouvernement d’une commission chargée d’évaluer le reliquat desdits droits », explique Louis Marie B, cadre à la Direction des Affaires Générales du Minfi. Ainsi, poursuit-til, « après six mois de travail acharné, le comité a rendu public une liste de 47 sociétés éligibles au payement des droits, pour un montant total de 4,535 milliards de francs CFA, a distribué à 22 564 agents des entreprises d’Etat. Et les payements se sont faits de 2009 à 2011 ». Au terme de l’opération, souligne notre source, « 498, 818 millions de francs CFA sont reversés au Trésor public, parce que certains ayant droits n’étaient pas passés rentrés en possession de leurs dus ».

Prime de reconversion : Un « droit » sans fondement légal

L’une des revendications qui a fait l’objet des discussions âpres entre les différentes commissions mises sur pied par le gouvernement et les mandataires des ex-employés, est relative au payement de la prime de reconversion. Le point d’achoppement résidait alors sur le fait que les représentants de l’Etat, « ne reconnaissaient aucun fondement juridique à cette prime, étant donné qu’elle n’était pas contenue dans le code de travail », explique une autre source ayant traité de l’affaire au Minfi. Toutefois, un consensus va être trouvé, et le montant à payer va être fixé à « 28,048 milliards de francs CFA, pour les 48 entreprises retenues », martèle la même source. Cependant, les entreprises ayant indiqué que leurs trésoreries ne leur permettaient pas de payer ce montant, « le gouvernement a de nouveau entamé des négociations avec les 11 représentants du collectif des ex employés, dans le souci de préserver la paix sociale », renchérit un autre haut cadre du ministère du Travail qui avait pris part à ces discussions.

Négociations

Au terme des négociations de plusieurs heures, « les 11 représentants des personnels ont signé un accord dans lequel ils acceptaient de recevoir comme solde de tout compte, trois mois de salaire sur les 12 exigés au départ. Ce qui faisait au total 6,7 milliards de francs CFA à payer à 15 372 ex-employés », argue une autre source. Ainsi, ajoute cette même source, sous la coordination de l’ancien ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, « un protocole transactionnel est signé le 21 août 2013, suivi du payement d’un acompte de 1,5 milliard de franc CFA ». L’Etat ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Pour éviter que ne s’amplifient la grogne observée à certains points de paiement, le ministre Alamine Ousmane Mey, « va préciser que tous ceux qui avaient des salaires de moins de 100.000 francs CFA par mois ( c’est-à-dire entre 15 000 et 20 000 francs), toucheront la totalité de leur prime. Les autres bénéficieront de l’équivalent d’un demi-mois de salaire et le solde de tout compte dans les différentes régions ». Il va par la suite ordonner le déblocage des fonds qui seront logés à la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA). Laquelle était chargée de virer ces ressources dans les établissements bancaires retenus à cet effet, notamment Ecobank, SCB-CA, Bicec et UBA. Toutefois, le retard pris dans l’exécution de cette tâche va emmener le Minfi à instruire que les payements se fassent par le Trésor public, dès le 21 septembre 2013. Et ce n’est pas tout, quelques mois plus tard, Alamine Ousmane Mey tient de nouveau parole et « fait à nouveau débloqué 5,2 milliards de francs CFA. Ce qui porte le total des sommes payées jusqu’en 2015 à 6,7 milliards de francs CFA », selon une source de la Direction Générale du Trésor. C’est dire, martèle notre source, « le ministre Alamine Ousmane Mey, sous l’impulsion du Premier ministre, Philémon Yang, avait bouclé ce dossier. Bien avant qu’il ne soit muté au ministère de l’Economie ».

Par Junior Matock, Défis Actuels

Can 2019 : Le Cameroun termine 2ème du groupe

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Kunde Malong, homme du match Bénin-Cameroun

Bénin-Cameroun (0-0) aura été un match nul un peu dans tous les sens, pour le Cameroun. Aucune action véritable sur l’ensemble de la rencontre. A peine un tir bloqué, deux en direction des buts, contre huit non cadrés. En face, même si on a enregistré trois tirs bloqués, le Bénin s’est contenté d’autant non cadrés et d’un seul réussi en direction des goals. Les deux sélections pouvaient s’en contenter, tant en engageant la partie, les jeux étaient presque faussés déjà. Avec cette qualification du Cameroun garantie avec les victoires algérienne et sénégalaise respectivement sur la Tanzanie et le Kenya, sur le même score de 3-0 la veille. Ce qui plaçait le Cameroun dans une position confortable avec quatre points, contre des concurrents pour la 3ème place qui n’en étaient qu’à 3points, comme l’Afrique du sud (groupe D), le Kenya (groupe C) et la Rdc (groupe A). La Guinée étant la seule formation à 4 points avant la dernière journée dans le groupe F du Cameroun.

Le Cameroun a donc joué sans pression, et l’on pourrait ainsi expliquer le manque d’ambitions réelles des poulains de Clarence Seedorf qui a aligné une autre sélection, avec la titularisation de Kunde Mallong dans l’entre-jeu en lieu et place de Georges Constant Mandjeck, et Stéphane Bahoken dans l’axe de l’attaque. Même si celui-ci ne parviendra pas à faire la différence que Karl Toko peine à faire sur deux matchs. Sur les côtés, Toko et Choupo ont évolué, sans forcer le jeu. Alors que Yaya Banana a retrouvé la confiance de l’entraîneur pour l’axe de la défense, et que Faï a sera maintenu. En tout, en trois matchs, Seedorf a utilisé 18 des 22 joueurs que compte la délégation camerounaise à Egypte 2019. Seuls les deux gardiens remplaçants, Wilfried Kaptoum et Jacques Zoua, n’ont pas jusqu’ici bénéficié de la « magnanimité » du sélectionneur qui justifie son instabilité dans le onze entrant par le souci de n’aligner que les joueurs en forme à l’heure opportune.

Dans l’autre match du groupe, le Ghana s’est imposé deux buts à zéro devant la Guinée-Bissau. Buts inscrits par Jordan Ayew et Thomas Partey. Du coup, le Ghana termine en tête du groupe F à égalité de points (5) avec le Cameroun. Les trois meilleurs troisièmes des six groupes sont donc respectivement la Guinée (groupe B, 4pts), la Rdc (groupe A, 3pts), le Bénin (groupe F, 3pts) et l’Afrique du sud (groupe D, 3pts, -1). Le Cameroun affrontera le Nigeria en 8èmes de finale.

Résultats :
Groupe A :
1er : Egypte (9pts, +5)
2ème : Ouganda (4pts, 0)
3ème : Rdc (3pts, 0)
4ème : Zimbabwe (1pt, -5)
Groupe B :
1er : Madagascar (7pts, +3)
2ème : Nigeria (6pts, 0)
3ème : Guinée (4pts, +1)
4ème : Burundi (0pt, -4)
Groupe C :
1er : Algérie (9pts, +6)
2ème : Sénégal (6pts, +4)
3ème : Kenya (3pts, -4)
4ème : Tanzanie (opt, -6)
Groupe D :
1er : Maroc (9pt, +3)
2ème : Côte d’ivoire (6pt, +3)
3ème : Afrique du Sud (3pt, -1)
4ème : Namibie (opt, -5)
Groupe E : 
1er : Mali (7pts, +4)
2ème : Tunisie (3pts, 0)
3ème : Angola (2pts, -1)
4ème : Mauritanie (2pt, -3)
Groupe F :
1er : Ghana (5pts, +2)
2ème : Cameroun (5pts, +2)
3ème : Bénin (3pts, 0)
4ème : Guinée Bissau (1pt, -4)

 

Le tableau des 8ème en finale

Manifestation à Genève: la sécurité et les soutiens de Paul Biya aux abonnés absents !

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Gouvernance: les paroles s’envolent mais la réalité reste !

S’il est vrai qu’en termes de mobilisation des contestataires de la « Brigade Anti-Sardinards » (BAS) les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs, il n’en demeure pas moins que durant la semaine du 24 au 30 juin 2019, le rubicon a été franchi sur les plans symbolique et historique lors des différentes manifestations à Genève. Mettant à jour, plus que jamais, de graves défaillances tant dans l’organisation de la sécurité du président Paul Biya, que dans ses soutiens ou supposés comme tels.

Une sécurité totalement improvisée

Lors des différentes sorties de Paul Biya, l’on est coutumier d’une noria de personnes, exhibant avec fierté leurs statures et équipements de gardes-rapprochés, allant souvent jusqu’à occulter la principale personnalité, le chef de l’Etat. L’on s’attendrait alors que ces hommes des forces d’élite soient toujours parés à toute éventualité, comme le dit d’ailleurs leur devise. Mais, la scène des affrontements entre les manifestants de la BAS et quelques éléments de la sécurité présidentielle a laissé plus que dubitatifs la très grande majorité des experts en sécurité et même les simples observateurs. En effet, durant la dizaine de secondes que dure cette vidéo qui a été largement diffusée dans les réseaux sociaux, on aperçoit des gardes hésitants dans leurs gestes, comme pris au dépourvu et quelque peu hagards. Surtout la durée de ces échauffourées et le bilan coté assaillants où les plus atteints parlaient de simples égratignures comme séquelles, se vantant même au passage d’avoir poché l’œil d’un des éléments de la garde, interpelle au plus haut point. Une chose est sûre une pareille altercation avec des forces d’élite israéliennes (qui forment pourtant les éléments de la garde et de la sécurité présidentielles) aurait eu des conséquences nettement plus « salées » pour les « assaillants ». Ceci amène à s’interroger avec acuité les ressorts du recrutement et de la formation des éléments de la sécurité présidentielle, censés être le dernier rempart dans la protection du président de la République. L’interrogation devient problématique lorsqu’on se remémore les manquements antérieurs tel que le vol de la mallette présidentielle en septembre 2008 par le lieutenant Luc Emane.

 Le renseignement prévisionnel non fonctionnel

Il convient de dire que la réaction improvisée des éléments de la sécurité présidentielle n’est que l’effet de la surprise. Surprise rendue possible par un grave déficit de renseignement prévisionnel. Chose assez surprenante au demeurant. En fait, le Cameroun dispose d’une myriade de services dévolus aux renseignements et surtout la haute information du chef de l’Etat, à savoir : la Direction de la Sécurité Présidentielle (DSP), les Renseignements Généraux (RG), la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), la direction générale de la recherche extérieure (Dgre), la division de la sécurité militaire (Semil), le Centre de Renseignement Militaire (CRM), la gendarmerie nationale, la police, les démembrements du ministère de l’administration territoriale (gouverneurs, préfets et sous-préfets) et ceux du ministère de la communication (la division de l’observation de l’opinion publique, les délégués régionaux, les délégués départementaux et les attachés culturels dans les ambassades du Cameroun à l’étranger). A ce dispositif officiel, il faut ajouter tous les « honorables correspondants indépendants » qui se comptent par centaines, les « visiteurs du soir » de la famille présidentielle et autres « conseillers étrangers » qui nimbent les allées de la présidence. Mais, force est de constater que malgré ce « maillage », qui jadis avait fait du Cameroun l’un des pays les plus renseignés et du président de la République l’homme le plus informé, la capacité d’anticipation des autorités camerounaises est des moindres. Comme on a eu à le constater tout au long de la semaine des manifestations à Genève, et avant cela, lors des casses dans les ambassades de Paris et de Berlin. Qu’on se le dise bien, le renseignement n’est pas fait pour le simple plaisir de savoir ce que font les autres, mais il a pour objectif unique d’anticiper sur ces actions. Malheureusement, tout porte à croire que le coté prévisionnel et surtout opérationnel semble avoir été oublié par les responsables de ce domaine hautement sensible, et qui disposent pourtant d’énormes moyens.

Une communication de crise tatillonne

Depuis le début des actions de la BAS, l’on observe également que la communication du gouvernement et de ses partisans est largement débordée, peine à la manœuvre et est confinée à la réaction. Souvent tardive. Cette situation est assez incompréhensible eu égard aux moyens structurels, matériels et personnels dont dispose l’Etat du Cameroun dans l’optique de « promouvoir l’image de marque » du pays et de celui qui l’incarne, le président de la République. En effet, pour mener à bien cette mission, les responsables du Cameroun ont : la Société de Presse et d’Edition du Cameroun (un quotidien bilingue national, une maison d’édition, une imprimerie ultramoderne, 3 magazines et 11 agences régionales), la Cameroon Radio and Télévision (17 chaines de radios, 3 chaines de télé et un média en ligne), la cellule de communication de la présidence de la République (qui dispose d’une équipe cybernétique), la cellule de communication du cabinet de la présidence de la République (qui a également toute une équipe numérique), les cellules de communication de tous les départements ministériels (environ 50) et surtout ceux des ministères chargés des questions de sécurité et de défense (Dgsn, Mindef et SED), ainsi que le ministère de la Communication (porte-parole du gouvernement). Auxquels il faut adjoindre le secrétariat général du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc), tous les cabinets de conseils en communications notamment ceux de Stephane Foucks (Euro Rscg), Vincent Bolloré (Havas Worldwide) et Patricia Balme (PB ComInternational), ainsi que tous les « journaux » et du palais. Malgré cela, l’on voit au quotidien à quel point le gouvernement est atone, et l’image du Cameroun est mise à mal au quotidien par ses opposants sur le plan national et sur la scène internationale. Ceci conduit à s’interroger véritablement sur les capacités et la loyauté de ceux en charge de la communication institutionnelle.

L’impuissance de la puissance du rdpc

Les images des « patriotes » prenant leurs pieds à leur cou devant l’escouade de la BAS ont fait le tour de la toile. Obligeant la police genevoise à intervenir. La faute à une très faible mobilisation des partisans du gouvernement devant l’hôtel Intercontinental de Genève. Pourtant le parti du « flambeau ardent » est loin de manquer d’atouts. Historiquement, exception faite de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le Rdpc, héritier de l’Union Nationale du Cameroun (UNC) est le plus ancien parti du Cameroun. Financièrement, le Rdpc c’est environ un milliard de financement public de fonctionnement par an, depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2000/015 du 19 décembre 2000 relative au financement des partis politiques et des campagnes électorales. A cela, il faut ajouter les centaines de millions de dons volontaires des personnalités ressources à diverses occasions. Institutionnellement, le Rdpc c’est 93 sénateurs titulaires, 93 sénateurs suppléants, 147 députés titulaires, 147 députés suppléants, 20 membres du Bureau politique (environ), 300 membres titulaires du Comité central (environ), 120 membres suppléants du comité central (environ), 50 membres du Bureau de l’Ofrdpc (environ), 38 membres du Bureau de l’Ojrdpc (environ), 360 sections au Cameroun, 17 535 responsables des bureaux de Section, 165.600 responsables des bureaux de Sous-sections, 422.240 responsables des comités de base, soit 606 383 électeurs certains (9,17 % du corps électoral). Le Rdpc c’est aussi quelques 3.800.160 responsables des bureaux de Cellules, soit environ 4 406 543 responsables du parti au total (66 % environ du corps électoral qui est de 6 608 611 électeurs), sans parler des militants de base ni des responsables des partis alliés au Rdpc. Surtout le Rdpc ce sont de dizaines de sections revendiquant de milliers d’adhérents à l’international, notamment en occident. Alors, si tant sont vrais ces chiffres très souvent brandis par les militants de ce parti pour justifier son ultra-domination sur l’échiquier politique camerounais, comment s’expliquent-t-ils que ce parti peine tant à mobiliser ces derniers temps pour défendre son « champion » ? Ce d’autant plus que celui-ci est censé avoir obtenu plus de 71 % lors de la dernière élection présidentielle. Cette interrogation est d’autant plus importante que l’on se rappelle que dans les années 1990, dans une ville de Douala quasi-insurrectionnelle, l’on avait vu les Françoise Foning et autre Marius Onana mobiliser de dizaines de milliers de personnes, rendant possible la fameuse visite lors de la campagne présidentielle d’octobre 1992 et au cours de laquelle Paul Biya avait prononcé sa célèbre formule, « Me voici donc à Douala ! ». En répondant aux abonnés absents, là où l’on se serait attendu à de gigantesques contremanifestations, le Rdpc oblige l’administration et surtout les forces de défense et de sécurité à se mettre en première ligne pour la défense de Paul Biya. Renforçant l’image de dictature que veulent bien inscrire dans l’imaginaire les pourfendeurs du régime de Yaoundé. Les contempteurs de Paul Biya ont d’autant plus la main heureuse que les moindres actions de communication entreprises par le comité central sont de véritables fiascos, à l’instar de la « motion de soutien » des « élites de l’Ouest » dont le nombre de fautes et la présence de nombreuses personnalités décédées font douter de la collégialité d’une telle entreprise voire même de la véracité d’un tel « communiqué ». L’invisibilité de la « majorité présidentielle »

L’isolement de Paul Biya face à ses opposants se fait davantage ressentir par le fait qu’en plus de l’indolence du Rdpc, l’on a une quasi-invisibilité des « alliés ». L’on se souvient que lors de la présidentielle de 2018, il y a moins d’un an, l’opinion publique avait vu apparaitre sur le landerneau politique camerounais, un regroupement des partis politiques, anciennement de l’opposition, et désormais décidés à porter la victoire du président sortant. Baptisés le G20, ceux-ci venaient s’ajouter aux « alliés » coutumiers que sont Issa Tchiroma du Front pour le Salut du National du Cameroun (Fsnc), Hamadou Moustapha de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès (Andp), Bello Bouba Maïgari de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (Undp) et autre Dakola Daïssala du Mouvement pour la Défense de la République (MDR). Face à l’adversité à laquelle fait face Paul Biya depuis des mois, l’on se serait attendu à ce que les actions de ces « alliés » quitte les sentiers confortables des conférences de presse, des communiqués et des défilés lors des fêtes nationales pour emprunter ceux de la mobilisation de terrain. Mais tout porte à croire que leur activisme n’était rien d’autre que de la pêche aux strapontins, et qu’une fois obtenu ou pas son entrée au gouvernement, la destinée de Paul Biya ne semble plus les intéresser.

Par Moussa Njoya, Politologue

Cameroun – Ghana : ces choix douteux de Clarence Seedorf

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Seedorf se comprend seul

Clarence Seedorf a eu faux sur toute la ligne ! Pour venir à bout des Black Stars du Ghana samedi dernier, en match comptant pour la deuxième journée dans le groupe F de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en cours en Egypte, l’entraineur de l’équipe nationale du Cameroun a opéré des choix forts qui ont payé cash : un nul (0-0) obtenu au terme d’une performance terne, inodore, incolore et sans saveur. Vainqueurs sans trembler de la Guinée Bissau (2-0) lors de leur première sortie, les Lions Indomptables du Cameroun souhaitaient enchaîner face à leur concurrent numéro un pour la première place du groupe. Objectif manqué. Et sur ce coup, Clarence Seedorf peut s’en mordre les doigts.

Kana-Biyik, dangereux pour Son équipe

Pour débuter la rencontre face aux Black Stars revanchards, Clarence Seedorf a dribblé tout le monde. Tenez, en défense centrale, le technicien hollandais a choisi de laisser sur le banc de touche, un certain Yaya Banana. Auteur d’un match intéressant face à la Guinée Bissau, soldé par un but et une distinction dans l’équipe-type de la première journée de cette CAN, le joueur de Panionios a cédé la place un Armel Kana-Biyik médiocre face aux Ghanéens. S’il a cassé le jeu en remettant systématiquement tous les ballons à son gardien, parfois dans des situations dangereuses, le fils d’André Kana-Biyik a même failli offrir un but aux Black Stars. Heureusement pour le Cameroun, le retour de Michaël Ngadeu a été payant. C’est sûr, l’ex-joueur de Kayserispor a causé plus de mal à son équipe, que de bien.

Njie et Bong presqu’inutiles

Seedorf a aussi opté pour une titularisation de Clinton Njie et Gaëtan Bong en lieu et place d’Eric-Maxim Choupo-Moting et Arnaud Djoum. Si Choupo-Moting n’était effectivement pas apte à disputer les 90 minutes de la partie, faire jouer un défenseur (Bong, Ndlr.) à la place d’un milieu de terrain (Djoum, Ndlr.) était tout de même risqué. Surtout face à une équipe du Ghana qui joué repliée dans son camp. Il fallait absolument créer le jeu et obliger les Ghanéens à sortir de leur camp. Sans un Arnaud Djoum qui est très souvent utile dans le rôle de sentinelle, Zambo Anguissa a dû assumer ce rôle seul. Ce qui lui a d’ailleurs valu d’être élu pour la deuxième fois dans cette CAN, « Homme du match ».

Par ailleurs, le choix de titulariser un Clinton Njie, plutôt qu’un Stéphane Bahoken qui n’a eu qu’une minute pour marquer et prouver qu’il est un joueur efficace face à la Guinée Bissau, pose également question. Même si cette titularisation a dû mettre un sacré coup au moral de Njie, un joueur que l’on sait très émotif depuis la précédente CAN, le joueur de l’Olympique de Marseille s’est souvent montré maladroit et égoïste. Sa présence sur le terrain, combinée à celle d’un Christian Bassogog auteur d’un premier match moyen, a beaucoup aidé la défense ghanéenne qui n’a pas eu à les subir. Quoique le joueur d’Henan Jianye a failli marquer à deux reprises en seconde période.

Enfin, l’entraîneur hollandais s’est montré trop frileux en faisant rentrer Pierre Kunde en lieu et place de Zambo Anguissa. Ce dernier a traversé la rencontre comme un fantôme, causant au passage des erreurs qui ont permis aux Ghanéens de se montrer dangereux en fin de partie. Si Clarence Seedorf avait maintenu la même équipe qui a marché sur la Guinée Bissau, le résultat de la rencontre aurait peut-être été différent. Mais avec des si…

Par Arhur Wandji, envoyé spécial à Ismaïlia

Can 2019 : ils ont déjà assuré leurs places en huitièmes de finale

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On connait l’identité des premières nations d’ores et déjà qualifiées pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique en cours. Et la première à avoir validé son ticket, c’est l’Egypte, le pays organisateur. Auteurs d’un sans-faute après deux journées de compétition, Mohamed Salah et ses coéquipiers poursuivent sereinement leur course vers un huitième titre de champions d’Afrique. Après un succès timide face au Zimbabwe (1-0) en match d’ouverture, les Pharaons ont enchaîné en se montrant plus entreprenants face à la République Démocratique du Congo (2- 0). Sauvés deux fois par leurs montants, les Egyptiens qui n’ont pas encore atteint le niveau d’un futur vainqueur de CAN, s’en sont remis à leur attaquant vedette et leur bouillant public, pour passer l’obstacle congolais. L’idole de Liverpool a délivré le centre qui a débouché sur l’ouverture du score d’Ahmed el-Mohammadi (25e), puis a marqué son premier but du tournoi, en concluant un contre initié par Mahmoud Trezeguet (43e).

Le Nigeria a fait le boulot

De son côté, le Nigeria s’est lui-aussi qualifié pour les huitièmes de finale de la compétition, grâce à sa victoire contre la Guinée (1-0) mardi dernier, lors de la deuxième journée du Groupe B. Un but de la tête du défenseur Kenneth Omeruo a offert aux Super Eagles la qualification pour le prochain tour du tournoi avant même leur dernier match de groupe. Trois fois vainqueurs de la CAN, les Super Eagles n’avaient plus participé à cette épreuve depuis leur sacre en 2013.

L’Algérie freine le Sénégal et file en 8ème

A l’occasion de la deuxième journée du groupe C de cette CAN 2019 le 27 juin, le Sénégal et l’Algérie s’affrontaient au stade du 30 juin au Caire. Un choc qui opposait les deux favoris du groupe. Après avoir battu sans trembler la Tanzanie (2-0), les Lions de la Teranga souhaitaient enchaîner face à leur concurrent numéro un pour la première place du groupe. Objectif atteint. Pour ce premier grand choc de la compétition, les Fennecs ont fait sensation en tirant leur épingle du jeu face à une sélection sénégalaise décevante. Unique buteur de la partie, Belaïli offre un prestigieux succès aux Algérien (1-0) et permet aux siens d’accéder aux huitièmes de finale.

Le Maroc brise la défense des Éléphants

Dans le groupe D de la compétition, le Maroc s’est déjà accaparé de l’un des deux tickets du wagon qui mène aux huitièmes de finale. Et autant dire que la mission n’a pas été facile ; puisque c’est face aux Eléphants de Côte d’Ivoire que les Lions de l’Atlas sont allés chercher leur qualification. Vainqueur de la Namibie (1-0) lors de la première journée, le Maroc a enchainé sur le même score (1-0) face à des Ivoiriens inefficaces offensivement. Avec 6 points à leur actif, les hommes qu’entraine Hervé Renard n’ont besoin que d’un nul contre l’Afrique du Sud, ce lundi, pour verrouiller la première place du groupe D et s’assurer d’un adversaire « abordable » en huitièmes.

Par Arhur Wandji, envoyé spécial à Ismaïlia

Drame : Des morts à Boumnyebel

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La semaine a mal commencé sur la Route nationale N°3. Cet axe reliant Douala à Yaoundé, a enregistré un accident de la circulation en cette fin de matinée. Selon Isidore Kahe Feukou de l’association Coaliroute, « un Bus gros porteur de General Voyages est entré en collision avec un petit car Hiace en provenance de Yaoundé ».

Pour le moment, on n’en sait pas mieux. Mais selon des sources concordantes, le premier bilan fait état de 7 morts et plusieurs blessés. Cependant, en soirée, un communiqué du ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe venait contredire les chiffres. Le texte du patron des transports parle de quatre morts. En adressant les condoléances du gouvernement aux familles éprouvées, le Ministre indique que « les résultats de l’enquête ouverte en vue d’établir les responsabilités lui permettront de sanctionner dans les tout prochains jours, aussi sévèrement que l’autorise la réglementation, le/les auteurs de cet accident« . En indiquant par ailleurs que le chauffeur de la compagnie de transport se nomme Jean Désiré Etoundi, et celui de l’autre véhiculé est Grégoire Ndzie.

N.B: Article actualisé à 21h20

 

Dénouement : John Fru Ndi est libre

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Selon les services de communication du Social democratic front (Sdf), Ni John Fru Ndi est désormais libre. « Le président national du SDF, le chairman Ni John Fru Ndi vient d’être libéré il y a de cela 30 minutes. Plus précisément à 21h30 mn. Il se trouve en ce moment dans sa résidence de Ntarikon par Bamenda », informe Jean robert Wafo, le ministre de la Communication du Shadow cabinet du parti leader de l’opposition. Sans détails. Renvoyant l’opinion à plus tard. « Le président national s’exprimera en temps opportun sur les contours de sa détention et sur les circonstances exactes de sa captivité par ses ravisseurs», indique-t-il. On devra attendre dans les prochains jours pour en savoir davantage.

Cela survient vingt-quatre heures après le kidnapping du chairman du Sdf dans son domicile de Ntarikon/Bamenda. En effet, selon les informations du Sdf, Ni John Fru Ndi a été arrêté aux environs de 15h30 hier 28 juin par des hommes armés qui ont au préalable tiré sur son garde-du-corps, avant d’enlever le maître des lieux. Depuis lors, l’on ne savait pas où se trouvait le président national du Sdf.

Les soupçons pesaient sur les sécessionnistes qui en veulent à l’homme fort de Ntarikon de ne pas accompagner la dynamique de partition du pays. Ni John Fru Ndi et le Sdf ont toujours prôné le fédéralisme. le leader de l’opposition a été enlevé une première fois le 27 avril dernier alors qu’il se rendait aux obsèques du député Joseph Banadzem. Cette première fois, l’homme n’a été retenu que quelques heures, avant d’être libéré. Fru Ndi avait rapporté que ses ravisseurs ne l’avaient pas torturé, mais avaient échangé avec lui sur la crise que traverse cette partie du pays.

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John Fru Ndi encore enlevé

Can 2019/Cameroun : Un petit pas vers le second tour

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Une phase du match Cameroun-Ghana. Les deux parties se sont neutralisées

Pour leur seconde sortie en Coupe d’Afrique des nations –Can) 2019, Les Lions indomptables ont été accrochés (0-0) par les Blacks stars. Mais le Cameroun aurait pu faire la différence s’il avait bien exploité les rares occasions qu’il a obtenues. Christian Bassogog a signé les deux meilleures occasions du matches, mais à chaque fois, l’attaquant des Lions indomptables a fait le mauvais choix : d’abord à la 41ème, l’homme lève le ballon sur la trajectoire du ballon, plutôt que de le placer à ras du sol. Puis à la 76ème. Entre temps, Ngadeu manquera un coup de tête à la 43ème. Le Cameroun est ainsi passé à côté de la victoire, car c’est le Ghana qui s’est montré le plus entreprenant sur le plan offensif. Avec Jordan Ayew qui a manqué sa cible une première fois à la 29ème minute, puis Nuhu Ksim qui voit son tir bloqué à la 38ème.

Dans un match qui s’annonçait comme la finale du groupe F. Les deux sélections se sont regardées en chiens de faïence sur l’ensemble de la partie. Avec d’un côté le Cameroun qui a brouillé les pistes avec un dispositif des plus attendus : 5-4-1. Utilisant dans sa défense Ngadeu, Kana-Biyick, Bong, Oyongo et Faï, et dans un milieu en deux paliers, la paire Mandjeck-Anguissa et en avant, Njie-Bassogog. Et Toko en pointe. De quoi contrer une équipe du Ghana qui a a aligné en attaque la paire Ayew.

Le dispositif fonctionnera, et le Cameroun se contentera de subir le poids du match, sans pouvoir réussir un tir avant les 40 premières minutes. Le Cameroun sortira de sa torpeur à la fin de la première période. Et même à la reprise, les Lions indomptables auront de la peine à s’ouvrir. Au contraire, c’est le Ghana qui s’offre les meilleures occasions dans les cinq dernières minutes. André Onana est adroit sur les trois occasions délicates.
Les deux parties se séparent dos-à-dos et se partagent deux points sur les trois mis en jeu. Le Cameroun passe à quatre points, pendant que le Ghana arrache le second point. Il faudra aux Black stars une victoire pour espérer le second tour. Le Cameroun, lui, pourra continuer avec un simple nul.

Fécafoot : Puma fait de la résistance

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Après 10 ans, Puma est resté dans les esprits

Partira, partira pas. Puma n’est plus l’équipementier des Lions indomptables depuis le 31 décembre 2018. Du moins depuis la présentation des nouvelles tuniques des deux sélections nationales fanion de football du Cameroun début juin 2019, estampillés Le Coq sportif. D’abord le 7 juin à Montpellier pour la sélection féminine, puis le 19 juin à Yaoundé pour les hommes. Si le contrat liant la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a pas (encore) été signé, et que Seidou Mbombo Njoya, le président de la Fécafoot et Mehdi Kamraoui, le représentant de Le Coq sportif, ont gardé secrets les clauses du pré-contrat annoncé, ils se sont accordés à rassurer l’opinion que les deux parties marcheront main dans la main sur quatre ans. « Nous avons donc fait des consultations restreintes auprès des équipementiers les plus côtés sur le marché en plaçant comme prioritaire Puma. Suite à la proposition irrespectueuse de Puma qui voulait diviser par trois, voire quatre son apport, nous avons discuté avec d’autres, et avons réussi à trouver un accord avec Le Coq Sportif. Le contrat tient encore à quelques modalités juridiques, mais nous disposons d’un pré-contrat avec la marque», avait annoncé Séidou Mbombo Njoya. Saluant les efforts du nouveau partenaire pour avoir fourni en deux mois, les stocks nécessaires pour les deux équipes qui étaient appelées à défendre les couleurs nationales.

Et pourtant, dans la tanière des Lions indomptables, la marque Puma résiste. Au sein de la délégation officielle, des membres influents de la Fécafoot dont des membres des Comités exécutif et d’urgence, continuent d’arborer les survêtements et maillots frappés du logo de l’équipementier allemand. Alors que les membres de la délégation officielle reçoivent souvent une part des équipements. Une situation qui peut réveiller le doute dans les esprits, tant la non signature du contrat après plusieurs rendez-vous donnés, a laissé croire et même dire que la Fécafoot avait juste trouvé un accord avec l’équipementier français pour parer au plus pressé. Même si Séidou Mbombo Njoya a indiqué que « les choses ont été faites dans les règles de l’art… Les statuts de la fédération sont clairs : il existe un comité d’urgence qui agit en lieu et place du comité exécutif. Ce dossier est passé entre les mains du comité d’urgence qui l’a validé…»

Peut-être sont-ce les restes des stocks que détenait encore la Fécafoot au moment de l’expiration du contrat avec Puma? Toujours est-il que l’image suscite de la suspicion. Joint sur ce sujet, Parfait Siki, le chef du département communication de la Fécafoot, a promis d’apporter des clarifications, qui ne viendront jamais.

Crise : Ni John Fru Ndi à nouveau kidnappé

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Ni John Fru Ndi a été enlevé cet après-midi. La rumeur vient d’être confirmée par les services de communication du Social democratic front (Sdf). Le leader du parti leader de l’opposition a été kidnappé à son domicile de Ntarikon par Bamenda, aux environs de 15h30, par des hommes inconnus. « Ces derniers sont entrés dans sa résidence de Ntarikon par Bamenda avec des armes à feu et ont tiré à bout portant sur son garde de corps puis multiplié par la suite des tirs de sommation. Le chairman qui se trouvait à l’intérieur de la maison est sorti pour s’enquérir de la situation et c’est alors que les assaillants l’ont enlevé pour une destination inconnue », rapporte le communiqué du Sdf.

Cet acte survient exactement deux mois après un premier kidnapping dont a été victime l’homme fort de Ntarinkon. Le 27 avril dernier, le président national du Sdf avait été enlevé par des hommes armés, alors qu’il se rendait aux obsèques de l’honorable Joseph Banadzem. Quelques heures plus tard, Fru Ndi a été libéré, et a rattrapé la cérémonie dans le Bui. D’aucuns avaient estimé qu’il s’agissait d’une « concertation familiale », vu que l’otage n’avait pas subi de tortures. Lequel avait lui-même raconté son séjour chez les ravisseurs, en assurant n’avoir pas été torturé.

Il est constant que les combattants séparatistes reprochent à Fru Ndi de pactiser avec le gouvernement de Yaoundé et de ne pas accompagner la lutte pour la sécession. Le Sdf milite pour le fédéralisme. Est-ce un message au moment où s’organisent les négociations de paix en terre Suisse?

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