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10 février 2021: Ce que Paul Biya a dit à sa jeunesse

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discours-jeunesse-2021

Mes chers jeunes compatriotes,
La célébration de la Fête de la Jeunesse cette année intervient peu après le déroulement réussi de la 6ème édition du Championnat d’Afrique des Nations de Football, CHAN Total Cameroun 2020, que notre pays a eu le privilège d’abriter du 16 janvier au 07 février 2021.
Ce fut une belle opportunité de communion avec l’ensemble de la jeunesse sportive africaine et une vitrine pour exposer la vitalité du peuple camerounais.
A cette occasion, le Cameroun, pays à l’hospitalité légendaire, a su y tenir son rang, grâce notamment à la forte mobilisation de sa jeunesse, dynamique, talentueuse et enthousiaste.
En accueillant le CHAN Total 2020, notre pays a pu offrir aux autres jeunes d’Afrique et du monde, une belle fête sportive et culturelle, ainsi qu’un agréable moment de divertissement, dans le contexte sanitaire plutôt contraignant du moment…
Comme on peut le constater, le respect des mesures barrières édictées par le Gouvernement et des autres dispositions souhaitées par les organisateurs du tournoi, a permis que la première compétition internationale, dans un monde qui lutte contre le Coronavirus, se déroule de manière convenable au Cameroun, pays de fraternité et de paix.
Avec le succès de cette compétition sportive, j’ai envie de dire que l’année 2021 commence sur une note positive pour notre jeunesse. Et je souhaite que cette bouffée d’oxygène ravive durablement l’espoir en chacun d’entre vous.
En 2022, un autre rendez-vous est fixé : la Coupe d’Afrique des Nations de Football, CAN Total Cameroun 2021. Je ne doute pas un seul instant que ce sera encore pour vous l’occasion d’exprimer votre dynamisme, votre talent et votre enthousiasme.

En dépit d’une conjoncture économique difficile, notre pays s’est bien préparé pour ces deux événements. En effet, nous nous sommes dotés d’infrastructures ultramodernes, dont quelques-unes ont été mises en service pour la première fois à l’occasion du CHAN qui vient de s’achever. Sachons les préserver.
La jeunesse sportive du Cameroun, de par ses multiples exploits, mérite bien les sacrifices consentis pour ces grands investissements. Ce doit être un réel motif de fierté pour tous et un encouragement à remporter de nouvelles victoires.
C’est le lieu pour moi d’inviter les instances faîtières du football camerounais à se ressaisir et à ramener la sérénité dans leur organisation. Ce n’est qu’ainsi qu’il nous sera possible de créer les meilleures conditions de l’épanouissement constant de notre football.

Mes chers jeunes compatriotes,
Comme je vous l’ai souvent répété, vous ne devez jamais désespérer de votre pays. Vous devez garder foi en l’avenir d’un Cameroun qui gagne et où chacun se met volontiers au service de l’intérêt de tous. Vous devez demeurer à l’avant-garde pour mener les combats vitaux de votre temps.
Le dire n’est pas négliger les difficultés auxquelles vous êtes confrontés. Mais, rappelez-vous, il y a deux ans, dans les mêmes circonstances, je vous disais à peu-près qu’à chaque génération correspond une mission historique à accomplir pour le devenir de la Nation.
Il est clair que la vôtre aujourd’hui est en rapport avec la préservation de la paix, de l’unité et de la prospérité de notre pays, par-delà les contrariétés inéluctables liées aux mutations du monde.
La paix est une condition indispensable au progrès. Et comme vous le savez, celle-ci est, depuis quelques années, menacée dans notre pays par des bandes armées qui sèment la terreur à la frontière-ouest de l’Extrême-Nord, à certains endroits du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Notre frontière-est, est également sujette à des faits d’insécurité.
La jeunesse camerounaise, vaillante et patriote, assure, heureusement avec efficacité, son rôle de fer de lance dans la défense de la Patrie sur ces différents fronts.
Avec détermination, professionnalisme et sens élevé du sacrifice, nos jeunes soldats s’activent de manière décisive à ramener la paix dans notre pays.

De même, dans le cadre du diptyque armée-nation, les jeunes sont les plus actifs au sein des comités de vigilance qui apportent un appui précieux aux forces de sécurité et défense.
Cette jeunesse qui s’implique et s’engage, fait la fierté de notre pays. Elle constitue un modèle d’abnégation, de conscience patriotique, de service pour l’intérêt général, de préservation de la souveraineté et de l’unité nationales.
Puisse leur exemple vous inspirer dans divers autres domaines de la vie nationale.
S’agissant de l’unité nationale, certains d’entre vous ont fait le choix malheureux de faire alliance avec les démons de la haine et de la division. Mus par un fanatisme barbare, souvent conçu et alimenté depuis des pays étrangers ou par un usage pervers des réseaux sociaux, ils tentent de saborder les bases de la Nation.
Ceux-là sont des « anti-modèles ». Je vous exhorte à vous en éloigner. Ils ne contribuent pas à la construction d’un Cameroun prospère et uni dans sa diversité, un Cameroun exemplaire que nous souhaitons de tous nos vœux.

Mes chers jeunes compatriotes,
Notre pays vient de parachever la mise en place de ses institutions démocratiques telles que prévues par la Constitution. De nombreux jeunes ont intégré les diverses instances parlementaires, municipales et régionales. C’est de cette manière que se prépare la transition générationnelle dans la gestion des affaires publiques.
La propagande politicienne est donc terminée. C’est le temps maintenant de se remettre résolument au travail.
Les collectivités territoriales décentralisées constituent une pépinière d’opportunités que je vous invite à saisir.
Le Gouvernement, pour sa part, va poursuivre ses efforts de développement de l’ensemble du pays. La participation effective des jeunes à la vie socioéconomique de la Nation restera au cœur de son action. Pour cela, il veillera à les impliquer davantage dans la prise des décisions les concernant.

Les grandes lignes de la marche de notre pays vers l’émergence à l’horizon 2035 ont été redéfinies dans notre Stratégie Nationale de Développement, récemment adoptée. Il convient de s’en imprégner profondément afin de déceler toutes les opportunités qu’elle offre.
Mais avant cela, j’avais déjà instruit la mise en place de plusieurs programmes d’accompagnement des jeunes. Ces initiatives sont en cours de réalisation dans plusieurs secteurs productifs.
J’invite, une fois de plus, le Gouvernement à faire tout pour que ces programmes connaissent un plein succès. Car de leur mise en œuvre dépend en grande partie la résolution de l’épineux problème de l’emploi des jeunes dans notre pays.
Parmi ces programmes, je pourrais citer :Le Plan Triennal « Spécial Jeunes » qui, en 2020, a financé environ 5.500 projets, pour un montant global de près de 15 milliards de francs CFA, et permis ainsi l’installation d’un peu plus de 16 mille jeunes dans 66 villages pionniers de la deuxième génération.

Le Programme de Promotion de l’Emploi Décent qui compte atteindre le cap de 500.000 emplois créés au titre de l’exercice 2021.
Mes chers jeunes compatriotes,
La construction nationale est une affaire de tous. Elle exige un esprit de concorde et de tolérance entre les citoyens. Je vous invite donc à cultiver cet esprit en tout temps, et à prendre fait et cause pour la paix afin de ne pas gaspiller les opportunités que votre pays met à votre disposition.
En tant que composante sociologique majoritaire, mobilisez-vous pour le devenir de votre pays, le Cameroun. Un Cameroun stable, uni et prospère. C’est votre précieux héritage.
Soyez positifs et persévérants. Ne cédez pas au pessimisme et au découragement. Rejetez les chemins aventureux et ceux de la recherche du gain facile.

Si vous allez à la conquête du monde, revenez construire votre pays. Faites rayonner le Cameroun, à l’instar de vos compatriotes : le physicien Arsène Stéphane TEMA BIWOLE à la General Atomics, le mathématicien et informaticien Thystère Djob MVONDO qui vient de soutenir avec brio sa thèse de doctorat à 22 ans, l’écrivaine Djaïli AMADOU AMAL qui a remporté, comme vous le savez, le Prix Goncourt des Lycéens 2020, et bien d’autres que je ne saurais tous citer ici.

C’est en agissant ainsi, chers jeunes compatriotes, que vous apporterez efficacement votre contribution à la construction d’un Cameroun fort, uni, démocratique, décentralisé et émergent à l’horizon 2035. Je sais que vous en êtes capables. Et je compte sur vous.
Bonne Fête de la Jeunesse à chacun de vous !
Vive la jeunesse camerounaise !
Vive le Cameroun !

Discours à la jeunesse : Paul Biya retrouve son amour son amour pour le football

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Paul Biya a retrouvé le sourire avec le football

Si le Cameroun a échoué au pied du podium du 6ème Championnat d’Afrique des nations (CHAN), il aura réussi le pari d’une organisation certes teintée de déchets, mais tout au moins au-dessus du vécu, selon des appréciations concordantes. Le sujet était si proche et l’écho si retentissant que Paul Biya ne pouvait y échapper. Le président de la république a ouvert son discours à la jeunesse par cet événement qui vient de s’achever. Le second d’envergure dans un pays qui a fait du football son sport roi, et en a rapporté les lauriers, sans parvenir à organiser lui-même, jusqu’à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine 2016. Une victoire de l’organisation « grâce à la forte mobilisation de sa jeunesse dynamique, talentueuse et enthousiaste», attribue le Premier sportif national. Paul Biya a même pris le risque de confondre la Confédération africaine de football (CAF) qui a opposé une fin de non recevoir au remplissage des stades à 50% de leurs capacités dès le second tour du tournoi comme le souhaitaient les autorités camerounaises. Ce, au motif du non respect des mesures-barrières édictées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Pour le président camerounais, « le respect des mesures-barrières a permis que le CHAN se déroule de manière convenable». Alors que la CAF a utilisé le même argument à dans le sens opposé, pour maintenir le remplissage des gradins à 25% de leurs capacités. Toujours est-il que par cette « victoire » à la camerounaise, « 2021 commence sur une note positive pour notre jeunesse». Et « en 2022, il y a aura la CAN Total Cameroun 2021 ; ce sera encore l’occasion de faire montre de votre dynamisme, votre talent et votre enthousiasme », a-t-il flatté. De quoi amener Paul Biya à ne pas regretter d’avoir consenti autant d’investissements que l’opinion publique a dénoncés car les stades camerounais ont englouti de faramineuses sommes d’argent largement au-dessus des enveloppes dédiés à pareils investissements ailleurs.

Pour l’homme en tout cas, revenant au CHAN, « c’était une bonne vitrine pour notre pays». Un pays qui a souvent vendu au monde l’image d’un pays où règne la corruption, les détournements de deniers, l’indiscipline. D’ailleurs l’Agence de promotion des investissements en a saisi l’opportunité pour se vendre et vendre le label Cameroun. C’est un retour à un sujet qui l’a très souvent passionné dans ses discours mais qui a disparu avec la mauvaise passe que traverse le ballon rond au pays des Lions indomptables. Mais aujourd’hui, avec le CHAN et les infrastructures qu’il a pu construire après des décennies d’injures, Paul Biya a des raisons de renouer avec ses anciennes amours.

Occasion de vanter la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 (SND30) qui est la nouvelle boussole de développement du pays. Une boussole dans laquelle la jeunesse devrait tirer partie des opportunités à saisir. Mais au préalable, « il faut s’en imprégner…», conseille Paul Biya. En attendant, le chef de l’Etat annonce que le Plan triennal spécial jeunes a pu financer 5500 projets pour un montant de pas moins de 15 milliards de francs CFA.

Fleur aux groupes d’autodéfense

Mais pour que le pays puisse parvenir à ses ambitions, le président de la république a un caillou dans la chaussure : la paix et la sécurité qui sont en péril depuis quelques années, avec notamment deux fronts qui perturbent la quiétude du dirigeant : l’Extrême nord avec la secte Boko Haram et sur le front ouest avec les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest où se mène une guerre de sécession. Mais fort heureusement, salue Paul Biya, grâce encore à la jeunesse, les frontières territoriales n’ont pas encore été contestées. Paul Biya ne loue pas seulement les efforts des jeunes qui ont choisi le port du treillis, mais aussi les groupes d’autodéfense et autres comités de vigilance qui assurent un relais informel entre les populations et les forces de défense et de sécurité. « Puisse leur exemple vous inspirer», a-t-il lancé. En tout cas, « il y a trois ans, dans les mêmes circonstances, je vous rappelais que chaque génération a une mission à remplir. La paix, l’unité et la prospérité de notre nation est votre défi», a-t-il engagé sa jeunesse. Tançant ceux des jeunes qui ont choisi la voie de la rébellion pour se faire entendre dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Paul Biya n’a pas manqué l’occasion d’inviter la diaspora à jouer sa partition pour le développement du pays : « si vous allez à la conquête du monde, revenez construire le pays», a-t-il appelé les jeunes allés chercher fortune ailleurs.

Fécafoot : Le TAS adoube-t-il Albert Mbida ?

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Siège-du-TAS

Le tribunal arbitral du sport (TAS) reconnaît-il Albert Mbida comme président transitoire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ? Tout porte à le croire. Dans une correspondance adressée à l’instance faîtière du football camerounais, le tribunal suprême mondial du sport désigne le président du Comité exécutif transitoire de la Fécafoot. « J’accuse réception du courrier de ‘’Me Lebel Elamo Manga, agissant en qualité de conseil de la Fécafoot, ayant à sa tête Monsieur le sénateur Albert Mbida, président du Comité exécutif provisoire nommé par l’Assemblée générale de la Fécafoot lors de sa session extraordinaire tenue le 02 février 2021’’», écrit Delphine Deschenaux-Rochat, conseillère auprès du TAS. Répondant à un courrier de l’avocat-conseil de l’exécutif nommé le 2 février 2021, celle qui parle au nom de l’arbitre unique dans la crise entre la Fécafoot et la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), reprend les termes du courrier. Mais très vite, elle s’adresse directement à Albert Mbida, l’intimée (Fécafoot). Invitant « l’appelante (LFPC, Ndlr) à se déterminer sur la requête de bifurcation déposée par l’intimée d’ici au 15 février ».

Une attitude qui tranche avec le commentaire orienté que le TAS avait commis dans la sentence du 15 janvier 2021 annulant les textes qui ont encadré le processus électoral ayant conduit à l’élection de Séidou Mbombo Njoya à la tête de la Fécafoot en décembre 2018. En effet, après avoir annulé l’adoption des textes, l’arbitre unique qui savait que la conséquence de cette annulation est qu’elle entraîne celle du processus électoral, a proposé, « sauf avis contraire» de la FIFA à qui revenait la gestion de la sentence, de maintenir l’équipe en place. Ce que la FIFA avait respecté sans se faire prier. Dès le 16 janvier, Fatma Samoura, la secrétaire générale de la FIFA, avait pondu un communiqué dans lequel elle prenait acte de la sentence du TAS, et avait alors annoncé que l’équipe en poste restera pour assurer la transition.

Ce qui avait suscité l’indignation dans le camp des vainqueur, notamment As Olympique de Méiganga l’auteur du recours, avec autour de lui des clubs amateurs regroupés autour de l’Association des clubs de football amateur (ACFAC). Avec pour porte-parole Abdouraman Hamadou, président d’Etoile filante de Garoua et auteur des précédents recours en annulation des élections à la Fécafoot depuis 2013. Les contestataires n’ont pas tardé à saisir la FIFA pour s’opposer à cette démarche. Entre temps, une partie de l’Assemblée générale de 2009, seule légitime actuellement en tant qu’élue, pour parler au nom de la Fécafoot. Mais le TAS avait clairement rejeté le retour de l’exécutif de 2009 qui marquerait la reprise en main des affaires par John Begheni Ndeh, premier vice-président de l’équipe Iya Mohammed. En revanche, l’Assemblée générale de 2009 demeure la seule à pouvoir adopter les nouveaux statuts. D’où sa décision de nommer un nouvel exécutif en lieu et place de celui dont l’élection a été annulée, mais que la FIFA a maintenu en place à Tsinga.

Le TAS relance ainsi les hostilités au niveau de la Fécafoot car le gouvernement a d’ores et déjà pris partie pour la bande à Séidou. Mais la faiblesse du gouvernement est qu’il ne pourra pas intervenir de façon visible pour imposer sa position aux contestataires. Le sénateur Albert Mbida, lui, a déjà convoqué les membres de son bureau pour une première réunion de travail le 16 février prochain. Avec au menu quatre points dont la situation des « usurpateurs » qu’il voit en l’équipe en place à Tsinga.

Fécafoot : Albert Mbida engage les hostilités

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Albert Mbida prend les commandes de la Fécafoot

Une semaine après sa « nomination », Albert Mbida est sorti de son silence.
Dans un communiqué rendu public ce 9 février 2021, le président du Comité exécutif provisoire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) convoque les membres de son équipe à une première réunion. Ce sera le 16 février 2021 à Yaoundé. A l’ordre du jour, le Pr Albert Mbida annonce quatre points : l’examen de la situation créée par l’usurpation de président et des membres du comité exécutif de la Fécafoot par M. Séidou Mbombo Njoya et ses colistiers ; l’examen des modalités de réintégration des organes créés en 2009 au sein des ligues régionales et des ligues départementales conformément aux sentences arbitrales devenues définitives ; l’examen des modalités de reprise des compétitions de football professionnel conformément aux décisions du Tribunal arbitral du sport ; et l’examen de la situation du joueur André Onana, gardien des buts des Lions indomptables.

Dans le premier point, le sénateur qui avait fait croire qu’il n’était pas informé de sa «nomination » par l’Assemblée générale extraordinaire, version 2009, montre son ambition de mener à bout sa mission. Laquelle ne peut aboutir que s’il a les coudées franches. Alors le sénateur du parti au pouvoir s’attaque prioritairement à Séidou Mbombo Njoya que la FIFA a maintenu en poste malgré l’annulation de son élection par le Tas. Face à la détermination de la Fifa à ne pas laisser l’exécutif de 2009 reprendre du service à Tsinga, une partie des membres de la dernière assemblée générale légitime a décidé de passer à l’offensive en nommant une équipe transitoire, à la surprise du camp d’en face et de la FIFA qui n’en a qu’été informée. Pour la suite, Albert Mbida et ses hommes entendent réintégrer les organes de 2009 dans les ligues régionales et départementales, pour assurer la continuité du service dans ces instances décentralisées.
A la même occasion, le comité exécutif provisoire va envisager la reprise des championnats professionnels à l’arrêt depuis mars 2020, non plus seulement du fait du Covid-19, mais de la crise de légitimité entre la Fécafoot et la Ligue de football professionnelle du Cameroun. Instance qui a été déchue par l’équipe à Séidou Mbombo Njoya, et qui a attaqué avec succès au TAS, sans pouvoir retrouver ses prérogatives.

Albert Mbida devra passer sur le dos du gouvernement pour réussir sa mission. D’autant plus que Yaoundé a déjà donné son quitus pour le maintien de l’équipe dont l’élection a été annulée. On peut comprendre la prudence du président du Comité exécutif provisoire de ne pas préciser le lieu de ladite réunion. Et envisage de remettre les fonds nécessaires à la reprise des championnats à Séidou Mbombo Njoya et compagnie. La bataille s’annonce longue.

Sébastien Nadot : « On ne peut pas rester silencieux après tant de massacres »

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Vous êtes très critique de la situation de crise qui prévaut au Cameroun anglophone, qu’est ce qui explique votre  intérêt particulier pour cette crise?

Je suis parlementaire français. En plus d’être Législateur, la Constitution de mon pays me confère un rôle précis : contrôler l’action du gouvernement. Comme je suis à la Commission des affaires étrangères, je prête une attention particulière à la politique menée par le ministre en charge de l’Europe et des Affaires étrangères. Par ailleurs, j’ai été interpelé à plusieurs reprises par des ressortissants camerounais m’alertant sur la situation déplorable en matière de droits de l’homme au Cameroun. Vous le savez, j’ai eu de nombreux échanges avec Amadou Vamoulké, ancien directeur de la CRTV, lequel est toujours emprisonné, au mépris de toutes considérations de justice, de dignité et d’humanité. Les prisonniers d’opinions et les journalistes sont particulièrement malmenés au Cameroun. Maurice Kamto en a été victime et certains leaders politiques anglophones également. Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères français, s’est rendu à plusieurs reprises au Cameroun, mais il est dans le déni, comme les autorités camerounaises, quant à reconnaître qu’il y a un conflit extrêmement inquiétant et violent avec le Cameroun anglophone. Après les massacres de N’Garbuh, de Kumba et plus récemment de Mautu, on ne peut rester silencieux quand on est responsable politique d’un pays dont la Constitution est un héritage de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Or, si la Constitution est un guide pour chaque citoyen français, elle l’est également pour le Législateur que je suis et devrait l’être encore davantage pour le ministre des Affaires étrangères. Comme le pouvoir exécutif français ne fait pas à, mon sens son, devoir vis-à-vis la crise anglophone, j’estime remplir le mien en informant mes concitoyens et aussi en réclamant des comptes à la diplomatie française, trop molle et silencieuse sur ce qui est, quel que soit sa dénomination, un désastre humain.

 Déjà près de 4 ans que ce conflit dure et selon votre analyse, on ne voit ni le Cameroun, ni la communauté internationale résolument engagés pour trouver des solutions concrètes pour mettre fin à  cette crise. Qu’est ce qui vous fait dire cela?

Je ne crois pas que ce soit mon rôle de juger des autorités camerounaises. Je suis parlementaire français. Je peux seulement dire que je mesure comme tout Camerounais que la situation est déplorable et parait s’envenimer un peu plus chaque jour avec des conséquences terribles. Les autorités camerounaises semblent paralysées par la guerre de succession qui fait rage et, dans l’attente d’un successeur au Président Biya, aucune solution ne semble pouvoir venir de l’intérieur. Quant à la communauté internationale, on a l’impression qu’elle assiste à la dégradation de la situation comme si elle était téléspectatrice d’une mauvaise série à la télévision. C’est intolérable !

Chaque nouvelle session du Conseil de Sécurité des Nations unies est un affront à sa charte fondatrice. Le contenu de la charte de San Francisco a été oublié par le Cameroun, qui en est signataire, mais aussi par la communauté internationale qui promet assistance dans le verbe sans lendemain pour le concrétiser.

 Vous êtes également très critique envers la diplomatie française dans ce conflit. Que lui reprochez-vous? Et que peut faire la France pour aider le Cameroun à  mettre fin à  cette situation ?

En décembre 2019, le ministre des Affaires étrangères Le Drian est allé au Cameroun plusieurs jours. Il a sciemment évité le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, dans ses déplacements comme dans ses rencontres. Tout un symbole… À son retour, je l’ai interpelé lors d’une séance de questions au gouvernement dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour savoir ce que faisait la France afin de promouvoir les droits de l’homme au Cameroun. Compte tenu du passé colonial de la France, le minimum serait d’avoir une attention particulière pour les gens des pays où la France doit assumer une histoire faite de violence d’État. La réponse du ministre, uniquement sous forme de langue de bois, était inacceptable. Il y avait beaucoup de cynisme et de mépris dans sa manière de dire qu’en la matière les Camerounais sont souverains et que la France ne doit pas intervenir. Ce mépris, il est le même pour les Camerounais dont manifestement le sort n’intéresse pas ce ministre et pour les Français qui sont peu informés de la situation et auraient mérité des explications plutôt que ce jeu de faux-semblants destiné à éviter de dire que la France n’est pas la patrie des droits de l’homme partout et à tous moments.

Et puis il y a le massacre de N’garbuh. Ce n’est pas la première atrocité commise dans la région mais très vite, à l’évidence, on peut comprendre que, par-delà ce massacre, un système inquiétant est en train de se mettre en place, dont il faut au plus vite se débarrasser, enrayer sa « mécanique ». Pour cela, une enquête internationale était indispensable. Mais comment demander aux autorités camerounaises de trouver les responsables et faire justice, quand le bras armé de ces mêmes autorités est pris la main dans le sac ? La France a manqué à son devoir précisément à ce moment-là. Elle aurait dû porter une demande d’enquête internationale aux Nations unies. Pire, alors que la France présidait le Conseil de sécurité des Nations unies en juin-juillet 2020, une réunion du Conseil de sécurité a été l’occasion pour 7 ou 8 délégations de souligner leur inquiétude quant à la situation dans la zone anglophone au Cameroun. Pas un seul mot de la France. Honteux !

 Les initiatives personnelles que vous avez menées en faveur de la résolution de ce conflit semblent n’avoir pas eu assez d’échos. Avez- vous pensé  à porter plus haut la crise en France et à  l’international ?

Je reconnais que mes initiatives ne sont pas allées assez vite pour préserver du malheur les plus récentes victimes. Mais, dès la fin de l’année 2019, voyant que le pouvoir exécutif ne voulait pas jouer le rôle qui devrait être le sien, je me suis tourné vers mes homologues dans d’autres pays.

Voilà plus d’un an que je travaille avec des parlementaires américains, allemands ou britanniques. Personne à lui seul ne détient la clef mais en travaillant également avec de nombreux représentants de la diaspora camerounaise, francophone ou anglophone, installés aux États-Unis, Canada, Suisse, en Europe, et bien sûr, en échangeant avec des Camerounais à Yaoundé, Douala ou ailleurs de bonne volonté, un front commun d’apaisement se dessine, pour demander, sinon imposer, un processus de dialogue réel et pluriel. Mais rien n’est acquis encore.

Selon vous et à l’heure actuelle où  on compte près de 4000 morts, qu’elle peut être la solution pour sortir de crise?

Je pense que plusieurs pays de la communauté internationale doivent « mouiller la chemise ». Le Français que je suis est pleinement conscient que si les Britanniques, les Américains et les Canadiens n’étaient pas venus en aide à la France dans ses heures les plus sombres, point de France libre en 1945 ! Il n’y a pas à rougir ou à butter sur une aide extérieure. Il faut la circonscrire aux nécessités : la sortie de crise passe par l’organisation d’une table ronde réunissant des représentants de tous les acteurs du Cameroun pour inventer son futur. Les États-Unis comme la France ne doivent pas dessiner l’avenir du Cameroun, mais ils doivent rendre possible cet exercice entre camerounais. L’exercice n’est pas simple puisqu’il faudra répondre en même temps aux problèmes institutionnels et démocratiques jamais réglés dans un contexte économique, sanitaire et social extrêmement dégradé.

Ces derniers jours doivent se comprendre comme une bonne nouvelle : il y a d’abord cette résolution du Sénat américain du 1er janvier 2021 réclamant aux différentes parties camerounaises de cesser toute action violente et demandant nommément à la France de s’impliquer dans la défense des droits de l’homme au Cameroun. Il y a ensuite les propos d’Antony Blinken, le nouveau Secrétaire d’état du Président Joe Biden, faisant de la situation au Cameroun l’une de ses trois priorités en Afrique avec l’Éthiopie et l’Ouganda. Ce réveil de la diplomatie américaine ne manquera pas de stimuler la diplomatie française.

Interview réalisée par Joseph Essama

« La réponse du ministre, uniquement sous forme de langue de bois, était inacceptable. Il y avait beaucoup de cynisme et de mépris dans sa manière de dire qu’en la matière les Camerounais sont souverains et que la France ne doit pas intervenir »

Joseph Essama

Lions indomptables A’ : Yannick Ndjeng exclu du groupe

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Une image de l'altercation manquée

Yannick Ndjeng suivra la petite finale du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) depuis les gradins, voire le petit écran. L’attaquant des Lions indomptables A’ « a été exclu de l’équipe pour indiscipline caractérisée à l’issue de la demi-finale perdue hier contre le Maroc à Limbe », apprend-on d’un communiqué de presse publié par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Et a aussitôt quitté le groupe ce même jour « sur la demande de l’entraîneur Martin Ndtoungou Mpile», souligne le communiqué signé du team press officer de la sélection.

L’indiscipline dont il est question ici fait référence à l’altercation entre l’attaquant remplacé lors du match de la demi-finale (Cameroun-Maroc, 0-4) et l’entraîneur adjoint, lorsque le joueur a été remplacé. Des joueurs du banc de touche avaient dû intervenir pour éviter un spectacle humiliant qu’auraient offert Yannick Ndjeng et David Pagou. Rien n’avait jusqu’ici filtré, jusqu’à quelques indiscrétions depuis la nuit dernière, qui laissent laissent entendre que le joueur remplacé alors que le Cameroun était mené 0-3 avait laissé éclater sa colère en lançant un « vous êtes des nullards » en direction des entraîneurs. David Pagou, le premier adjoint de Ndtoungou Mpile aurait alors réagi: « tu dis quoi? ». Le joueur aurait répété: « je dis que vous êtes des nullards« . Ce que n’a pas pardonné le staff déjà très critiqué pour sa gestion de l’effectif.

Dans un voice note lui attribué, l’ex joueur de l’Espérance de Tunis aujourd’hui dans les rangs d’As Futuro, il fait amende honorable auprès de ses coéquipiers. Dans cet enregistrement, Yannick Ndjeng regrette la manière dont il s’est comporté, mais maintient qu’il y avait un problème qu’il a juste mal posé : c’est que l’équipe était menacée, et l’attaquant estimait qu’on avait besoin de plus d’attaquants pour espérer remonter la pente, plutôt que de muscler le milieu de terrain. Lui qui voyait une rentrée de Jacques Zoua qui, comme lui, est un Lion indomptable, mais qui a été oublié sur le banc de touche lors de cette compétition.

Prison : Mamadou Mota libéré nuitamment

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Mamadou Mota chez Maurice Kamto

Mamadou Mota n’est plus prisonnier. Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a recouvré sa liberté nuitamment, précisément autour de 1h ce 5 février 2021. Les formalités de lever d’écrou remplies, le dernier haut cadre du parti de Maurice Kamto a été élargi aussitôt. Dès sa liberté retrouvée, l’homme a pris la direction du domicile de Maurice Kamto qui l’a précédé hors du pénitencier de Kondengui en octobre 2019. Au milieu d’un groupe de militants qui ont tenu à réserver un accueil digne des « grands hommes » à leur leader embastillé depuis juin 2019. Maurice Kamto qui a écourté son sommeil pour les besoins de la cause a remercié les militants et l’équipe d’avocats qui a défendu les intérêts des cadres du parti. Non sans regretter que « de nombreux militants soient encore détenus » dans différentes prisons du pays. La populace qui a bravé la nuit pour accueillir Mamadou Motta a été priée de retourner à leurs domiciles, en attendant des informations qui leur seront données.

Mamadou Mota a été arrêté le 8 juin 2019, dans le cadre des « marches blanches » organisées par son parti, pour exiger la modification du Code électoral et exiger la fin des travaux d’infrastructures sportives. Des gouffres financiers tout le temps interrompus, au point de faire perdre au Cameroun l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019.

Comme Lapiro de Mbanga

Mamadou Mota rejoignait en prison Maurice Kamto et d’autres cadres du parti qui les y ont précédés en janvier de la même année, pour les mêmes causes, notamment, manifestations illégales, sédition, troubles à l’ordre public, insurrection,… Les autres ont retrouvé leur liberté à l’occasion de la grâce et la commutation de peine décidées par le président de la République. Mais Mamadou Mota n’était pas éligible aux critères édictés par Paul Biya en raison d’une condamnation à deux ans de prison dans le cadre des émeutes qui ont secoué la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. Mouvement lancé par des détenus de la crise dite anglophone, et au cours duquel Mamadou Mota avait été impliqué, et qui marquait son soutien à ces compatriotes dénonçant les conditions de leur détention. Aujourd’hui Mota est libre. Et le parti annonce que rien ne le découragera dans sa quête pour des élections libres et indépendantes, ainsi qu’un mieux-être pour les Camerounais.

La libération de Mamadou Mota s’est faite comme celle de Lapiro de Mbanga. L’artiste musicien engagé avait été arrêté en 2008 dans le cadre des émeutes de la faim. A un jour de la fin de son bail carcéral, l’homme avait été libéré nuitamment. Alors que des manifestations étaient annoncées pour lui réserver un accueil à la hauteur de la personnalité qu’il représentait aux yeux de ses admirateurs. Malgré sa requête de boucler sa peine de prison, les autorités judiciaires et carcérales ont court-circuité les partisans de l’auteur de « Mimba we« , pour le libérer au plus profond de la nuit et l’accompagner à son domicile.

CHAN 2020 : Ahmad Ahmad est au Cameroun

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L'arrivée d'Ahmad Ahmad au Cameroun

Ahmad Ahmad est arrivé au Cameroun ce 5 février 2021. Le président de la Confédération africaine de football (CAF) a été accueilli à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen par Constant Omari, le premier est premier vice-président et qui assurait l’intérim du poste d’Ahmad depuis sa suspension des affaires du football par la FIFA. A ses côtés, et Séidou Mbombo Njoya le président par intérim de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).

Le président de la CAF vient présider la finale du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020. Un honneur qui a failli lui échapper avec sa suspension de cinq ans. D’ailleurs, le Malgache a manqué la première fête sportive d’envergure de son ère, jusqu’ici. Grâce au Tribunal arbitral du sport (TAS) qui a suspendu sa suspension, le temps de connaître au fond son recours en réhabilitation, ne pouvait manquer cette occasion. L’homme s’est précipité au pays de son prédécesseur pour rattraper ce qu’il pouvait sauver. Ahmad reprendra donc son fauteuil de président de l’instance faîtière du football africain que son premier vice-président occupait depuis quelques semaines. Il sera donc aux premières loges demain au stade de la Réunification de Douala pour la petite finale du CHAN entre le Cameroun et la Guinée. Avant de regagner Yaoundé pour la finale dimanche.

Après, Ahmad reprendra ses fonctions au Caire, pour poursuivre ses fonctions jusqu’à la décision du TAS dans le recours qu’il a fait de sa suspension par le Comité éthique de la FIFA. C’est là que l’homme saura si sa candidature rejetée tant par la CAF que par la FIFA, sera réhabilitée. Mais le sort de celui qui l’accueille à Yaoundé est déjà scellé. Séidou Mbombo Njoya qui était candidat à un poste au Comité exécutif de la CAF, a vu son élection être annulée le 15 janvier dernier par le TAS, mais la FIFA l’a maintenu au poste pour la transition.

Ajax d’Amsterdam : Un an de suspension pour André Onana

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L'horizon s'obscurcit pour André Onana (Ph L'équipe)

André Onana sera out des compétitions dès ce jour, pour une durée de douze mois. C’est la décision prise ce jour par l’Union européenne de football association (UEFA). Il est reproché au gardien titulaire de l’Ajax d’Amsterdam, le non respect des règles antidopage. L’UEFA annonce qu’il a été trouvé dans les urines du portier des traces de furosémide lors d’un contrôle « hors compétition» le 30 octobre dernier. Une substance faisant partie des produits considérés comme dopant.

A en croire des informations concordantes, le gardien principal des Lions indomptables ne nie pas avoir consommé ce produit. Sauf qu’il l’aurait accidentellement consommé dans un médicament prescrit à son épouse. Dans un post attribué au condamné, à l’intention de ses fans, André Onana l’avoue d’ailleurs et précise qu’il a pris ce médicament pour de l’aspirine « parce que leurs emballages sont identiques ».L’homme qui dit respecter la décision, la trouve tout de même « excessive et disproportionnée », prend l’opinion à témoin : «chacun sait que je mène une vie très saine le monde sait que, et depuis le début de ma carrière sportive, j’ai toujours été farouchement opposé à l’usage de tout produit dopant et je condamne toute conduite antisportive ».

Le message d’André Onana à ses fans

Mais rien n’est encore définitivement acquis. Le gardien des buts des Lions indomptables indique qu’il fera appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) « pour prouver mon innocence et laver mon image». En l’état, c’est un coup dur pour celui qui est sacré meilleur gardien du championnat hollandais des quatre dernières saisons et qui est l’une des pièces maîtresses de son club tant pour le championnat d’élite hollandais que pour les compétitions européennes. Mais surtout, le gardien des Lions indomptables manquerait la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se joue dans son pays en 2022.

Agé de 24 ans, André Onana était déjà annoncé au Borussia dormund au prochain mercato.

Fête de la jeunesse : Paul Biya annule le défilé du 11 février

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Mounouna Foutsou n'aura pas droit aux honneurs le 11 février 2021

Il n’y aura pas de fête populaire le 11 février 2021. Ainsi en a décidé le gouvernement. Dans un communiqué rendu public ce 5 février 2021, Mounouna Foutsou, le ministre de la Jeunesse (Minjeun) informe l’opinion publique que « la suite des manifestations de la Fête de la jeunesse sera essentiellement centrée sur les activités en mode virtuel d’une part, et celles en présentiel n’entraînant pas une forte mobilisation, d’autre part». Une nouvelle qui survient alors que le Minjeun lançait hier seulement les activités de la semaine de la jeunesse. « A cet effet, la parade du défilé du 11 février n’aura plus lieu sur l’étendue du territoire». Précisant agir « sur très hautes instructions». Et donc si l’on s’en tient aux usages avec cette expression, la décision est prise par le président de la République Paul Biya lui-même.

Mounouna Foutsou justifie cette rupture qui survient lors de la 55ème édition de la fête nationale de la jeunesse, par « la propension à l’observance des mesures barrières lors de certaines manifestations d’envergure et des risques subséquentes de résurgence et de propagation de la Covid-19». La suspension de la parade sur les places de fête a pour but d’éviter de davantage exposer les populations.

Cette option avait déjà été envisagée, si l’on en croit le communiqué du ministre qui indique que le Programme national harmonisé des activités de cette fête dédiée à la jeunesse avait prévu des activités en présentiel et d’autres en virtuel. Ainsi, « seules les activités du Village jeunesse à mobilisation réduite continueront de se dérouler en présentiel, dans le strict respect des mesures barrières ». Les autres activités prévues dans le cadre de la « Onzaine de la jeunesse » se tiendront en virtuel.

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