jeudi, mai 28, 2026
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Université de Yaoundé I : Guerre autour des recrutements

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Le recteur Sosso et ses collaborateurs

« Non, le Recteur ne recrute pas au rectorat ! Il propose le recrutement aux autorités hiérarchiques après l’avis des jurys, des conseils de département, des conseils d’établissement et, enfin, de la Commission consultative de recrutement des Assistants qui est composée des présidents des jurys, des chefs de département concernés, des chefs d’établissement, du Secrétaire général de l’Université et des Vice-recteurs. Par ailleurs, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur y est représenté ainsi que le Ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation ». La Cellule de communication de l’université de Yaoundé II a cru devoir faire une mise au point. Face à un débat qui fait florès sur les réseaux sociaux depuis le début de la matinée, suite à une publication de Boris Bertolt sur facebook intitulé « Sexe, népotisme et mafia dans le recrutement des assistants à l’université de Yaoundé I» Le lanceur d’alertes accuse Maurice Aurélien Sosso de se la jouer en solo dans les recrutements à l’université de Yaoundé I. Et surtout, que l’homme fait la part belle aux ressortissants de son aire sociologique.

Faux, rejette la communication de la mère des universités au Cameroun : « Celui dont on connait la probité morale, le sens de l’administration et de la responsabilité, ne saurait s’asseoir avec ses pairs, dans la salle des actes du rectorat, pour organiser une sélection « au faciès » des candidats Assistants à l’Université de Yaoundé I pour ne retenir que ceux d’une certaine région et recaler d’autres ». Estimant que « le porter sur la toile relève d’une méprise flagrante et insultante des textes, des règles et des usages qui régissent l’université camerounaise voire, qui régulent le fonctionnement de l’Etat du Cameroun».

A l’occasion, les communicants de l’Université publique de Ngoa-Ekelle rappellent donc le process. Mais surtout, s’interrogent sur le recours à la rue pour un dossier encore en cours. Non sans égratigner de « probables » ennemis internes qui seraient à l’origine du stratagème : « Qui a quoi à se reprocher ? S’il fallait suivre la logique de ce type de post fétide, qui taxe le recteur de favoritisme, peut-être faudrait-il commencer par indexer les jurys, les Chefs de département et le Chef d’Etablissement (Faculté des sciences) d’où partent les premières sélections et où l’on retrouve une filière Biochimie avec des noms qui ont une certaine résonance ». Un indice peut-être ? Toujours est-il que « le fait que les résultats du recrutement soient déjà à la disposition du diffamateur invétéré et ses commanditaires avant même la publication officielle, est surprenant », s’indigne le signataire du document. Pour la communication de l’université de Yaoundé I, « ces pratiques avilissantes visent à détruire notre société et à créer un Etat de non droit ».

Boris Bertolt ne loupe pas le Pr Maurice Aurélien Sosso ces derniers temps. L’ancien journaliste du quotidien privé Le jour avait déjà été celui qui a mis sur la place publique la rixe qu’il y a eu dans le bureau du recteur de la mère des universités mi-janvier dernier. Accusant le professeur d’université d’infidélité et de népotisme. L’affaire se trouve devant les tribunaux où dame Damaris Enyegue a attaqué sa collègue Patricia Sosso, épouse du recteur, pour agression.

Ci-dessous la mise au point

MISE AU POINT

Mise au point

NON , LE RECTEUR DE L’UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ I NE RECRUTE PAS DANS SON CABINET !
Depuis un certain temps, un calomniateur indécrottable à la solde de commanditaires sans foi ni loi, a décidé de ternir la belle image du recteur de l’Université de Yaoundé I, Professeur Maurice Aurélien Sosso, Président de la Conférence des recteurs du Cameroun, Président du Comité consultatif général du CAMES, qui a autorité au Cameroun, en Afrique voire dans le monde sur les questions relatives à l’enseignement supérieur. Quel toupet ! A priori, ces effrontés devraient se taire.
Celui dont on connait la probité morale, le sens de l’administration et de la responsabilité, ne saurait s’asseoir avec ses pairs, dans la salle des actes du rectorat, pour organiser une sélection « au faciès » des candidats Assistants à l’Université de Yaoundé I pour ne retenir que ceux d’une certaine région et recaler d’autres. Le porter sur la Toile relève d’une méprise flagrante et insultante des textes, des règles et des usages qui régissent l’université camerounaise voire, qui régulent le fonctionnement de l’Etat du Cameroun.
Non, le Recteur ne recrute pas au rectorat ! Il propose le recrutement aux autorités hiérarchiques après l’avis des jurys, des conseils de département, des conseils d’établissement et, enfin, de la Commission consultative de recrutement des Assistants qui est composée des présidents des jurys, des chefs de département concernés, des chefs d’établissement, du Secrétaire général de l’Université et des Vice-recteurs. Par ailleurs, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur y est représenté ainsi que le Ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation.
La Commission consultative de recrutement des Assistants n’est donc pas une instance qui se tient dans les catacombes. Elle est publique. Comment donc imaginer que le modeste recteur de l’Université de Yaoundé I, grain de sable dans cet aréopage, se saisisse tout seul de son stylo pour écarter tel ou tel candidat ? Si ce n’est du cinéma, c’est de l’affabulation ou simplement de la distraction comme seuls les médias sociaux et ceux qui les nourrissent de fariboles ont le secret.
Qui a quoi à se reprocher ? S’il fallait suivre la logique de ce type de post fétide, qui taxe le recteur de favoritisme, peut-être faudrait-il commencer par indexer les jurys, les Chefs de département et le Chef d’Etablissement (Faculté des sciences) d’où partent les premières sélections et où l’on retrouve une filière Biochimie avec des noms qui ont une certaine résonnance. Le fait que les résultats du recrutement soient déjà à la disposition du diffamateur invétéré et ses commanditaires avant même la publication officielle, est surprenant. Ces pratiques avilissantes visent à détruire notre société et à créer un Etat de non droit.
Que le recteur de l’Université de Yaoundé I prenne la parole du haut de ses posture et stature de Président de la Conférence des chefs des Institutions universitaires communément appelée « Conférences des recteurs », cela peut rebuter ou dégouter ceux dont le bagout épistolaire sur la Toile est fait pour ternir et avilir. Il ne se lassera point de faire des suggestions pour un Cameroun qui avance.

La Cellule de communication UYI

Transport aérien : Air Algérie atterrit au Cameroun

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L'ambassadeur d'Algérie et le ministre camerounais des transports

C’est désormais officiel. Air Algérie va desservir le Cameroun. Les avions de la compagnie algérienne vont atterrir dans un premier temps à Douala. C’est l’une des principales clauses de l’accord de services aériens signés mercredi entre le ministre camerounais des Transports et l’ambassadeur de la République d’Algérie au Cameroun. Ce document qui lie les deux pays vient remplacer un accord vieux de 44 ans. En effet, en 1974, les deux pays s’étaient mis d’accord sur un document destiné à encadrer leur coopération aérienne. Mais son application dans le contexte actuel était devenue obsolète. Notamment après l’entrée en vigueur des nouvelles normes de sûreté édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (Oaci). «Cet accord est l’aboutissement de négociations commencées il y a très longtemps et dont les dernières en date remontent à 2017», se réjoui Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè. D’après le ministre des Transports, cet accord a un impact diplomatique très fort. «D’abord dit-il, dans le sens où il permettra un rapprochement des populations des deux Etats ; il permettra le développement des relations commerciales et le développement de l’activité touristique. En deuxième lieu, cet accord va contribuer à la baisse des prix dans le secteur du transport aérien, compte tenu de la concurrence qui va se mettre en place. Enfin, cet accord est une formidable opportunité pour Air Algérie et Camair-Co qui a une ouverture de portes dans le cadre des activités régionales qu’elle compte mener». Cet accord constitue en effet une ouverture pour la compagnie camerounaise de transport aérien qui pourra l’exploiter dans le cadre de son redressement sur le plan régional soit directement en opérant sur la ligne, soit indirectement à travers des accords commerciaux.

La partie algérienne se félicite de la signature de cet accord de services aériens après de si longues années. Mais pourquoi le Cameroun ? «Parce que le Cameroun c’est le pays pivot en Afrique Centrale. A partir du Cameroun, nous espérons aller vers d’autres destinations. On veut travailler dans le cadre d’un véritable partenariat économique», a indique l’ambassadeur de la République d’Algérie au Cameroun, Son Excellence Bedjaoui Merzak. Le diplomate annonce la signature de huit autres accords avec le Cameroun, notamment dans les domaines du transport, de la coopération économique, judiciaire, militaire et même en vue de l’ouverture d’un comptoir commercial dans la ville de Douala. Mais le transport aérien reste l’un des axes prioritaires pour l’Algérie. «Nous avons une flotte très importante et nous sommes en train d’ouvrir des lignes un peu partout dans le monde, souligne l’ambassadeur. La maintenance des avions est faite en Algérie. Il y a un accompagnement technique qui peut être envisagé avec Camair-Co. Nous avons des simulateurs de vol sur place qui peuvent également servir à la formation des pilotes camerounais».

Par Arthur Wandji

Bernard Njonga : la fin du combat

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Il n’est plus l’inlassable militant des intérêts des paysans camerounais, et de la souveraineté alimentaire du Cameroun. A 65 ans, Bernard Njonga s’est éteint. C’était le dimanche 21 février au CHU d’Amiens en France. Selon des informations de ses proches, il y était interné depuis janvier dernier et planifiait déjà sa sortie pour les prochaines semaines. Mal lui en a pris, la mort a frappé. Le Cameroun perd un ardent défenseur des populations du monde rural, qui a fait de ce combat l’objet de sa vie.

Sa carrière de combattant nait en 1987, lorsque Bernard Njonga, alors jeune fonctionnaire, ingénieur agronome sorti de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (Ensa), démissionne de la fonction publique. Un an plus tard, il crée le journal la Voix du Paysan, une publication qui ambitionne de valoriser l’entrepreneur rural. Dans la foulée, avide de changement, Bernard Njonga met sur pied le Service d’Appui aux Initiatives locales de Développement (Saild). Des instruments qui le révéleront très vite au public, lui et la cause qu’il chérit : la promotion de l’agriculture et de la vulgarisation des savoirs agricoles. L’ingénieur devenu entrepreneur dès l’obtention de son baccalauréat, misait déjà sur l’agriculture. Car appelé à choisir entre l’école de médecine, une école aéronautique et l’ENSA, son choix avait été fait, l’Ensa, l’agriculture. Dans son engagement à démontrer la richesse et le potentiel de l’agriculture au Cameroun, Bernard Njonga devient le principal militant de la cause paysanne au Cameroun.

Sous sa direction, l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs voit le jour. Un manifeste intitulé « 40 mesures pour faire décoller l’agriculture en 5 ans » éclaire sur son projet. Il veut intégrer toute la chaîne de valeur, réduire les importations dans le domaine alimentaire. Pour Bernard Njonga, l’agriculture peut faire entrer le Cameroun dans la cour des grands. Le combat qu’il mène contre l’importation des poulets congelés porte des fruits, avec notamment l’interdiction de la vente de ces produits prescrite par le gouvernement. Son combat le porte à la défense de la souveraineté alimentaire du Cameroun. Au comice agropastoral de 2011 à Ebolowa, il mène l’opération « zéro produit alimentaire importé au comice». La Coalition pour la Souveraineté Alimentaire au Cameroun qu’il dirige propose alors un village Cameroun. Chaque région du pays y expose son potentiel agricole. On y retrouve aussi du pain camerounais. Ce pain intègre une dose de farine de maïs et de patate douce. Au palais des Congrès de Yaoundé déjà en 2008, il avait organisé une journée de dégustation des produits camerounais.

Ce n’est certainement pas sur la scène politique qu’il a bâti sa notoriété. Candidat malheureux aux dernières élections législatives sous la casquette. Croire au Cameroun (Crac), il n’aura pas battu campagne. Mais ce que l’on retient de lui, c’est cette bataille acharnée pour la souveraineté alimentaire du pays. Un combat qu’il célébrait il n’y a pas longtemps, à travers une publication intitulée « 30 ans de combat, et ça continue ». Mais non, il sera stoppé net, fauché par la mort, un 21 février 2021.
Par Canicha Djakba

Crise à la Fécafoot : Albert Mbida désavoué par Paul Biya ?

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« Sauf décision de la plus haute autorité, je ne cèderai à aucune pression, ni à aucune intimidation». Albert Mbida n’aura pas mis beaucoup de temps à se faire entendre. Moins de 24 heures après avoir prononcé la suspension du Comité Exécutif intérimaire de la Fécafoot, le sénateur, président d’un «Comité Provisoire de Gestion» de la même instance faîtière du football camerounais, nommé par son assemblée générale de 2009 le 2 février dernier, a été reçu dans les services du Premier ministre. «L’audience a eu lieu le mercredi 17 février 2021, confirme une source à la Fécafoot. Elle était présidée par le secrétaire général des services du Premier ministre». La crise qui continue de paralyser le football local a été abordé au cours des échanges, mais pas forcément de la meilleure des manières pour le sénateur du Rdpc.

Des sources renseignées rapportent que l’hôte du professeur Albert Mbida serait apparu «agacé» par le rôle que ce dernier semble désormais jouer dans cette grande cacophonie. Le président de la République serait en effet opposé aux agissements du «Comité Provisoire de Gestion» de la Fécafoot version 2009. «Le Pr Mbida a été tancé tout au long de cette audience, glisse une source introduite à la Primature. On lui a dit qu’il s’est associé à une initiative qui vise à troubler l’ordre public et à s’opposer à la reprise des championnats de football alors même que la Fifa a déjà tranché l’affaire. Et que le gouvernement a pris position dans le même sens. Il lui a été rappelé que créer une Fécafoot bis, alors même que le Tribunal Arbitral du Sport n’a pas validé la réintégration de l’Exécutif de 2009 revient à défier cette instance juridictionnelle y compris la Fifa et l’Etat du Cameroun». Depuis qu’il est sorti de cette audience, «on note une sorte d’adoucissement de la part du sénateur Albert Mbida qui semble avoir compris qu’il est dans le déni, rapporte un cadre de la Fécafoot. L’homme à l’attitude virulente vis-à-vis du Comité Exécutif intérimaire est devenu apaisé, ouvert».

Lors d’un entretien au micro de Radio Balafon, le 19 février dernier en effet, l’enseignant d’université s’est dit prêt à dialoguer avec le président du Comité Exécutif intérimaire de la Fécafoot, qu’il a pourtant suspendu trois jours plus tôt. «Il n’y a pas de guerre entre les Exécutifs, a-t-il martelé […] Je ne suis pas là pour envenimer la situation». Et d’indiquer dans la foulée que son camp est disposé au dialogue : «On peut même nous inviter pour dire : “venez ici, on va s’asseoir et voir ce qu’il y a lieu de faire pour que le championnat redémarre“ […] Nous sommes prêts au dialogue et à la concertation pour que le football camerounais cesse de se jouer devant les juridictions et qu’il se joue sur le terrain». Un changement de ton qui fait dire à certains supporters du Comité Exécutif intérimaire de la Fécafoot que «le sénateur Mbida a été désavoué par le gouvernement». Toutes les tentatives entreprises par Défis Actuels pour joindre le professeur Albert Mbida sont restées vaines. Or, apprend-on, Seidou Mbombo Njoya a lui-aussi été reçu en audience dans les services du Premier ministre la semaine dernière. Le président par intérime de la Fécafoot lui, a reçu une nouvelle fois l’onction du gouvernement. «Le secrétaire général du Premier ministre lui a réaffirmé l’instruction qui lui a été donnée par la présidence de la République d’inviter le ministre des Sports à mettre à la disposition de la Fécafoot les ressources financières ainsi que les stades identifiés pour la reprise des championnats», révèle une autre source à la Fécafoot.

Entre temps, Albert Mbida a convoqué mercredi une Assemblée générale extraordinaire de la Fécafoot [version 2009 forcément] devant se tenir le 10 avril prochain. Deux points seront inscrits à l’ordre du jour : le vote sur la confirmation de la suspension du Comité Exécutif de la Fécafoot chapeauté par Seidou Mbombo Njoya ; et l’examen et l’adoption des modifications des Statuts et du Code électoral de la Fédération.
Par Arthur Wandji

Crise à la Fécafoot : La FIFA répond au TAS

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Veron-Mosengo, le directeur de la division Associations membres à la FIFA

Pour la Fédération internationale de football association (FIFA), le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) reste bel et bien Séidou Mbombo Njoya. Véron-Mosengo Omba le directeur de la division Associations membres, l’a réitéré dans un courrier adressé à l’instance faîtière du football mondial. « Le président Séidou Mbombo Njoya et son comité exécutif en place depuis 2018 restent les seuls dirigeants légitimes de la Fécafoot, conformément à la sentence arbitrale du 15 janvier 2021 du Tribunal arbitral du sport (TAS) et à notre courrier du 16 janvier 2021 y afférent», écrit-il.

La FIFA répondait ainsi à une requête du TAS embarrassé par deux équipes qui lui écrivent au nom de la Fécafoot. La FIFA a tranché, en maintenant la position qu’elle avait déjà adoptée au lendemain de la sentence du TAS du 15 janvier qui annulait les résolutions de l’assemblée générale de la Fécafoot ayant adopté ses textes en octobre 2018. Avec pour conséquence l’annulation du processus électoral encadré par ces textes. Mais le TAS avait orienté le choix de la FIFA en proposant le maintien de l’équipe dont l’élection était ainsi annulée. Après avoir débouté le requérir dans sa demande du retour de l’exécutif de 2009.

De quoi irriter une partie des membres de l’assemblée générale de 2009 qui se sont réunis le 2 février dernier pour nommer Albert Mbida à la tête d’un Comité exécutif provisoire devant diriger la Fécafoot pendant la transition. Depuis, les deux équipes se disputent le leadership dans la direction de la Fécafoot. Se basant sur la sentence du TAS du 15 janvier et son courrier du lendemain, Veron Mosengo estime qu’« une telle assemblée est dénuée de tout effet valable».

La réponse de Veron Mosengo au TAS

La FIFA vient de conforter Séidou Mbombo Njoya. Reste attendue la réaction des contestataires de l’Assemblée générale de 2009. Le match s’annonce encore long car l’assemblée générale contestée aujourd’hui par la FIFA est celle qui devra décider de la couleur des textes et des électeurs dans quelques semaines. En attendant, une réunion est prévue à la FIFa ce 24 février pour définir la feuille de route électorale à la Fécafoot.

CNDHL : Paul Biya confirme Mouangue Kohbila

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James-Mouangue-Kobila peut désormais parler avec plus d'autorité

A compter de ce vendredi 19 février 2021, James Mouangue Kobila est le président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL). Ainsi en a voulu le président de la République. Dans un décret rendu public au cours du journal parlé du 17-18h du poste national de la CRTV, le professeur de droit est confirmé à un poste qu’il occupait déjà depuis le décès le 18 mai 2020 de Chemuta Divine Banda, qui officiait en chef à l’instance nationale de défense des droits de l’homme et des libertés depuis sa création. Depuis lors, le professeur de droit public dirigeait la Commission. Paul Biya a mis un terme à l’intérim à un poste sensible par ces temps où le respect des droits de l’homme connait un recul au pays de Paul Biya. Du fait notamment des guerres que connaît le Cameroun sur trois fronts : l’Extrême nord avec Boko Haram, le Nord-ouest et le Sud-ouest avec les sécessionnistes et la frontière Est avec la République centrafricaine en instabilité depuis des années.

Le Pr James Mouangue Kohbila est remplacé à la vice-présidence par Raphaël Galega Gana, pendant que Jean Pierre Abouem Esseba occupera les fonctions de secrétaire permanent de l’institution. Treize nouveaux membres sont nommés en même temps, dont le journaliste Denis Nkwebo, président du Syndicat national des journalistes camerounais (SNJC), Souley Mane, auteur d’un livre qui fustige la secte Boko Haram. Ils ont tous un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

CHAN 2020 : Les visages de la défaite du Cameroun

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Paul Biya : l’observateur résigné
Paul Biya a sa part de responsabilité dans l’échec du Cameroun au CHAN 2020. Premier sportif national et donc premier footballeur de son pays, l’homme qui est responsable de la marche de la nation s’est contenté dans son discours à la jeunesse d’inviter « les instances faîtières du football camerounais » à une prise de conscience de leurs responsabilités.

De quoi susciter des inquiétudes tant le premier sportif national semble ignorer qu’il existe une seule instance faitière du football au pays : la Fécafoot. Du moins pour ce qui est du football association promu par la FIFA à travers le monde. Paul Biya y ajoutait certainement la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) qui dans le conflit qui a plombé le démarrage des championnats professionnels, se comporte certes comme une fédération bis. La Lfpc de Pierre Semengue a été victorieuse de la finale du match judiciaire qu’elle joue contre la Fécafoot au sujet de ces championnats professionnels. Mais la Fécafoot refuse de s’exécuter.

Dans un environnement où seule l’évocation du nom du président de la République fait souvent bouger les lignes. Y compris dans un domaine du football que le premier sportif national utilise comme argument de campagne électorale. Et pourtant, Paul Biya dont la parole est rare et qui se fait de plus en plus discret sur l’espace public, est resté bouche cousue face à la récréation qui perdure depuis 2013. Le football se joue depuis dans les salons et les tribunaux. Parfois la présidence de la République en est un acteur. Le président de la République ne saurait donc être étranger à la crise qui secoue le football.

Martin Ndtoungou Mpile : looser for ever (?)
Martin Ndtoungou Mpile reste pour le moment le meilleur entraîneur camerounais du Championnat du CHAN. Parce qu’étant celui qui a le premier atteint les demi-finales du tournoi. Jusqu’ici, le Cameroun s’était fait éliminer en quarts. Et le record battu par l’actuel entraîneur des Lions indomptables A’ est d’autant plus important en termes de symbole qu’il arrive dans un contexte où les joueurs sont supposés ne pas être en jambes. Les championnats nationaux étant en arrêt depuis mars 2020.

Malgré son parcours au CHAN 2020, l’ex entraîneur national adjoint des Lions indomptables, laisse un goût d’inachevé. La sélection que nul n’attendait à un tel niveau de compétition du fait de l’absence de championnat, mais surtout en raison d’une préparation des plus calamiteuses, avec une attaque sans âme, avait pourtant surpris les observateurs en rassurant au fil de l’évolution du tournoi. Au point de faire rêver leurs fans qui en redemandaient. La preuve, le match des quarts de finale fut très prisé et les 12 500 billets mis en vente ont été arrachés comme des bouts de pain, sous fond de polémique. Les autorités soupçonnées de les avoir gardés pour eux et leurs proches. Et de fait, a priori, l’entraîneur en chef est l’un des techniciens les plus capés sur le territoire national.

Et pourtant, très vite les supporters naïfs ont déchanté. Le technicien a vite été trahi par son impréparation. Lui qui n’était pas préparé à l’avance pour une mission aussi importante que « garder le trophée à la maison», tel que le voulait sa hiérarchie. Ndtoungou Mpile qui, après avoir accepté une mission de « superviseur » de l’entraineur Yves Clément Arroga, a fini par reprendre le poste de celui qui faisait l’objet de rapports du staff des superviseurs. Pour déconstruire, à quelques semaines de la compétition, le groupe constitué depuis plus d’un an par son prédécesseur ; renvoyant pas moins de huit cadres sans justification. Pour convoquer chez les A’ des joueurs de l’équipe nationale fanion, dans un contexte de bruits de marchandage de places. Pour ne pas leur donner l’occasion de mettre leur talent au service du drapeau national.

Dans un contexte où des bruits d’interférences extérieures sur les choix du staff fusaient de la tanière. Et tout au long du tournoi, le sélectionneur a brillé par une instabilité dans l’ossature de l’équipe qu’il continuait de chercher jusqu’à son élimination. Avec le Cameroun, Ndtoungou Mpile n’a jamais ramené de lauriers en tant que responsable en chef.

Abel Mbengue : la communication en déphasage

Les générations passées le présentent comme un demi-dieu du journalisme. Les reliques de ses reportages laissent découvrir un reporter qui avait l’art de captiver l’attention des auditeurs, de susciter l’intérêt pour le match qu’il couvrait. Un talent qui justifie le choix de beaucoup de jeunes journalistes actuels d’emprunter la voie du plus beau métier du monde, par admiration pour ce passionné du « journalisme sportif ».

Mais cette image de démiurge a perdu de son éclat depuis que l’ex employé de la radio nationale a été nommé président de la commission communication du Comité local d’organisation du CHAN 2020 et de la CAN 2021. L’homme à la retraite, mû par le patriotisme qu’il prône à tout vent, a travaillé depuis deux ans à tuer toute contradiction dans les milieux de la presse sportive. La critique n’a plus de place à son sens devant l’intérêt de la nation. Muselant ses propres collaborateurs de la commission communication, celui qui était « porte-parole » du COCAN, a concentré sur sa seule personne la communication autour du CHAN. Sans cependant être toujours disponible. Pire, l’homme avait banni nombre d’organes de presse qui ne chantent pas les louanges du régime de Yaoundé, de l’accès à l’information, à cause de leurs lignes éditoriales.

Et comme si cela ne suffisait pas, Abel Mbengue a poussé le bouchon plus loin en organisant le bashing de ses propres compatriotes. Selon des sources dignes de foi, après avoir obtenu de la CAF le pouvoir de « gérer les accréditations » média du CHAN 2020, il aurait pris soin de ne retenir que les organes alignés à sa cause. Du coup, plusieurs confrères dont des habitués des compétitions internationales, ont dû saisir la CAF pour obtenir le pass donnant accès aux sites de travail durant le CHAN. Amenant la CAF qui d’habitude accrédite les journalistes des semaines avant, à continuer de le faire des jours après le coup d’envoi. Du coup, beaucoup de journalistes n’ont pas pu assister au match d’ouverture.

Narcisse Mouelle Kombi : Ponce Pilate

« Au regard des performances des autres équipes, les Lions indomptables A’ ont réussi à figurer dans le dernier carré, des quatre meilleurs sélections ». Au moment où l’élimination en demi-finale des Lions A’ expose aux yeux de l’Afrique et du monde le niveau réel du football local au Cameroun, le Pr Narcisse Mouelle Kombi peut se satisfaire de la prestation de la bande à Solomon Banga au dernier CHAN organisé à domicile. Ce n’est pas que le ministre des Sports occulte réellement la mauvaise santé du football au Cameroun, et même les raisons et les acteurs de cette mauvaise passe. D’ailleurs « cette équipe a été formée ex nihilo, dans un contexte où les compétitions avaient cessé d’exister depuis plusieurs trimestres», dit-il pour justifier son autosatisfaction. « Les conflits, les querelles, les divergences d’intérêts, les batailles de procédures entre notamment la Fécafoot et la Ligue de football professionnelle…[et] la crise de gouvernance du football. Tout cela n’a pas permis de créer un climat serein, permettant la détection sur une plateforme beaucoup plus large des meilleurs talents, et d’autre part une bonne et longue préparation de notre équipe nationale », voit-il derrière cette situation.

En clair, la tutelle n’y est pour rien. Lui qui se contente de regretter cet état des choses, de sa posture de mandataire du président de la République pour la mission d’organisation et d’encadrement du mouvement sportif national. Et pourtant, il a toujours été interpellé et même sollicité pour jouer les arbitres. Entre esquives et prises d’intérêts dans le strapontin du sport roi, le diplomate n’a jamais clairement pris position en faveur de ce football qui nourrit de plus en plus de passions. Lui qui a directement et personnellement organisé une valse d’entraîneurs sur le banc de touche de l’équipe nationale A’, parfois à l’approche de la compétition. Avec d’abord la nomination d’un personnage vivant à l’étranger et coupé de la réalité d’une équipe dont les joueurs sont issus des championnats nationaux, puis placé en embuscade une équipe de « superviseurs » dont certains membres n’ont jamais caché leurs souhaits d’être à ce poste, et enfin en limogeant un « étranger » qui avait pourtant compris sa faiblesse et s’était appuyé sur ses confrères locaux pour constituer une sélection qui regorgeait tout de même les meilleurs du dernier championnat. Pour que son remplaçant, issu du groupe des superviseurs, débarque à quelques semaines du coup d’envoi du tournoi, et mette à la porte des cadres de la sélection, sans justification, alors que son prédécesseur n’était qu’à la recherche d’un « tueur» en attaque. Résultat des courses, Martin Ndtoungou Mpile est coincé et oblige le pays à jouer une pirouette pour sélectionner les joueurs de l’équipe nationale fanion en transit au pays, faute d’avoir pu trouver des clubs à temps ; mais des Lions en qui le remplaçant d’Yves Clément Arroga n’a pas accordé sa confiance lors du tournoi. Malgré tous ces tacles contre la nation, le ministre de tutelle tente de se ranger parmi les victimes résignées. Lui qui, dénudé de sa casquette de président du Comité local d’organisation, était le responsable politique de l’équipe nationale du Cameroun à ce CHAN.

Dossier réalisé par la rédaction

Fécafoot : Une entité, deux exécutifs pour deux réunions

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Une entité, deux présidents. La Fifa au milieu

Moins d’une semaine après le discours du président de la République appelant les belligérants du football camerounais à taire leurs batailles, la guerre vient d’être relancée. Avec ce 16 février 2021, deux réunions de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), organisées par les deux comités exécutifs qui se réclament de la direction de l’instance faîtière du football camerounais.

D’un côté, la Fécafoot version Albert Mbida. Malgré l’interdiction de la réunion du Comité provisoire de gestion par les autorités administratives, adressée à la faction dirige par le sénateur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, des résolutions ont été rendues publiques, issues des travaux tenues au siège de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Avec comme grandes résolutions, le rétablissement de la LFPC dans ses droits, et la suspension des dirigeants de l’exécutif version Tsinga. En première ligne, le président Séidou Mbombo Njoya. Et naturellement les principaux collaborateurs du président élu en décembre 2018, ne pouvaient y échapper, notamment le premier vice-président Aboubakar Alim Konaté, Céline Konaté, Joshua Osih Nanbangui, etc. Il est reproché à ceux-ci d’avoir usurpé de fonctions de membres du Comité exécutif de la Fécafoot, en occupant le siège de l’instance, après l’annulation de leur élection, et l’exercice de fonctions y afférentes.

De l’autre côté, les hommes élus le 12 décembre 2018, se sont réunis avec les présidents de clubs, dans l’optique de préparer la relance des championnats professionnels. On apprend que 25 des 35 clubs admis à prendre part aux championnats d’élite, ont répondu à l’appel de Séidou Mbombo Njoya. Au sortir des assises qui se sont tenues au siège de la Fécafoot, il a été décidé que la saison s’ouvre le 27 février par la Ligue 2, pour se poursuivre le 6 mars. La Ligue 1, elle, prend le relais le 28 février 2021, pour se poursuivre le 7 mars 2021. Avec la formule d’un championnat en deux poules. Ici, on est convaincu d’être la branche habilitée à organiser les championnats. D’autant plus qu’une lettre du secrétaire général de la présidence de la République à son homologue des Services du Premier ministre ordonnait le Premier ministre d’accompagner le relance des activités à la Fécafoot par l’équipe reconnue par la FIFA.

Université d’État: les irrégularités du recrutement de 549 docteurs/PHD

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La publication des résultats de la deuxième phase de recrutement de 2000 docteurs/PHD dans les universités d’Etat  était prévue le 13 novembre 2020. Et la date de prise de service fixée, selon le calendrier publié par  Séraphin Magloire Fouda au 04 janvier 2021. Plusieurs semaines après les listes des candidats retenus tardent toujours à être publiées. Curiosité ! Alors que les 1818 candidats ayant concouru  attendent toujours les résultats, la Commission centrale de supervision des recrutements change les règles du jeu. Dans une note adressée au ministre d’Etat ministre de l’Enseignement supérieur, signée le 03 février dernier,  Séraphin Magloire Fouda instruit à Jacques Fame Ndongo, d’exclure, dans le cadre du recrutement en cours les candidats fonctionnaires, sauf ceux du domaine médical, biomédical et pharmaceutique.  Le Premier ministre chef du gouvernement me charge de vous réitérer ses hautes instructions que je vous ai répercutées lors de la réunion restreinte du 28 janvier 2021, vous prescrivant de retenir exclusivement les travailleurs appartenant aux domaines médical, biomédical ou pharmaceutique », écrit Séraphin Magloire Fouda dans sa correspondance. Même si nous ignorons les raisons qui ont motivé cette correspondance, il est clair qu’elle constitue un revirement subit et un motif de colère pour les candidats frappé par cette mesure.

Pourtant,  lors d’un point de presse donné par le ministre d’Etat ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, au sujet  du recrutement spécial des docteurs dans les universités d’Etat, le chancelier des Ordres académiques avait précisé que ce recrutement est ouvert « aux fonctionnaires titulaires du Doctorat ou du Ph.D provenant d’autres corps, mais désireux d’enseigner dans les Universités d’Etat ». Jacques Fame Ndongo précisait alors, pour justifier le recrutement des candidats fonctionnaires,  qu’  « il s’agit de mesures tout à fait bienveillantes et dérogatoires qui permettent de ratisser large et d’accorder le maximum de chances à nos enfants ». Bien plus sur le communiqué numéro I, portant ouverture de 549 postes dans les universités d’Etat du Cameroun, il était demandé aux candidats travailleurs de fournir : « une attestation de présence effective dument signée par l’autorité compétente (pour les candidats sollicitant un changement de corps) ;  et une autorisation préalable du ministre utilisateur ou du chef de l’administration d’attache ». Qu’est ce qui a donc pu se passer et qui a poussé le Premier ministre à changer les règles en cours de jeu, au point de bafouer ainsi les normes de droits ? Surtout que lors de la première phase de ce recrutement, les candidats fonctionnaires avaient été retenus sur les 1237 enseignants recrutés.

Discriminations

Pour plusieurs observateurs, cette décision d’exclure certains candidats fonctionnaires de cette deuxième phase de recrutement de 549 enseignants dans les universités d’Etat crée une double discrimination. « Discrimination par rapport à la première phase de recrutement où les candidats fonctionnaires avaient été recrutés. Discrimination encore par rapport à la deuxième phase de recrutement où certains candidats fonctionnaires seront retenus et d’autres éliminés par le seul fait qu’ils sont fonctionnaires ». Une logique deux poids deux mesures que dénoncent plusieurs candidats.   

Joseph Essama

Anniversaire :Paul Biya souffle sur sa 88e bougie

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Costume noir, cravate de même couleur, bouquet de fleur en main, descendant d’une Mercedes en compagnie de son épouse et d’une petite fille. C’est l’une des images qui aura le plus marqué la célébration du 88e anniversaire du chef de l’État Paul Biya. Il avait l’habitude de célébrer ses un an de plus au palais d’Etoudi, mais cette fois,  le lieu du partage du gâteau a été tenu secret jusqu’ à la dernière minute. «Seuls quelques invités ont été tenu au courant », a confié un membre du protocole d’État. Selon nos informations, les festivités marquant la célébration de la 88e  année du président Paul Biya ont eu lieu dans sa résidence secondaire du quartier Golfe à  Yaoundé. Ambiance sobre, mais festive, les images de l’anniversaire qui circulent sur les réseaux sociaux montrent Paul Biya dans sa luxueuse résidence accompagné d’environ 7 personnes, dont son épouse Chantal Biya, son fils Franc Biya et les deux fils de son épouse. Quelques «visages étrangers », notamment  Gilbert Tsimi Evouna, ancien délégué du gouvernement et actuel président du Conseil régional du Centre ; ou encore Yannick Noah.

Dans la ville de Yaoundé toujours. Des centaines de jeunes se sont rassemblés  au Palais des Sports de la même ville à l’initiative des pontes du régime pour «souffler la bougie de vie, du président de la République »  a déclaré un cadre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Représenté  par Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé de missions à la présidence, cette partie de l’anniversaire du président de la République a été une occasion pour les jeunes venus d’horizons divers «de renouveler au-delà des festivités, leur soutien au chef de l’État» a affirmé confiant, Serge Bertrand Mbolo, militant du Rdpc.

Sangmélima la ville natale du président de la République a été le point culminant de la journée du samedi 13 février dernier. Un double évènement a été célébré à l’esplanade de la mairie de  cette ville : la célébration de l’anniversaire du président de la République et la pose de la première pierre de la « Place Paul Biya ». Les promoteurs du projet ont pour ambition d’ériger un monument dédié au président de la République au carrefour Avebe Yekombo qui relie l’arrondissement de Sangmélima aux trois autres arrondissements de ce département. Pour la célébration de l’anniversaire précisément, une messe d’action de grâce a été célébrée par monseigneur Christophe Zoa, évêque de Sangmélima. Puis des cadeaux d’anniversaire ont été  remis au représentant de la famille. Les militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais présents ont émis des souhaits de longévité, de sagesse à l’endroit du président de la République. Le ministre des Finances Louis Paul Motaze, initiateur de la cérémonie s’est dit satisfait de l’évènement qui a célébré à juste titre le patriarche son excellence Paul Biya.

Parcours

88 ans révolus dont 39 au pouvoir, Paul Biya est né le 13 février 1933 à Mvomeka  dans la région du Sud. Après ses études au pré-séminaire Saint Tharcissius  d’Edéa et au petit séminaire Saint Joseph d’Akono, il s’inscrit au lycée général Leclerc à Yaoundé où il obtient son baccalauréat en 1956.  Il s’envole pour la France et revient au Cameroun en 1962 nanti d’une licence en droit public ; d’un diplôme de l’Institut d’Études Politiques de Paris ; d’un Diplôme de l’Institut des Hautes Études d’Outre-mer et d’un Diplôme Supérieur en Droit Public.

En octobre 1962, il est nommé chargé de missions à la présidence de la République, puis directeur du cabinet du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Culture et secrétaire général du ministère de l’Éducation en 1965. Deux ans plus tard, il est promu  directeur du Cabinet civil du président de la République et cumulativement secrétaire général de la présidence de la République. 1975, il devient Premier ministre jusqu’en 1982.  A la démission de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, il devient le deuxième président de l’histoire du Cameroun.  Il est l’auteur de l’essai politique à succès intitulé Pour le Libéralisme Communautaire. Pendant tous son règne, Paul Biya n’a cessé de réaffirmer sa nécessité de moderniser l’État et d’entretenir de relations fructueuses avec les autres pays du monde.

Joseph Essama

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